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[00:00:16]

Bonsoir à toutes et à tous. On en a peu parlé cet été, Kovy oblige, mais cet été 2020 a été marqué par des épisodes météo extrêmes avec 80 départements en France qui sont toujours en alerte sécheresse, avec des épisodes caniculaires jusqu'en haut de France et une nature qui change de visage. En Bourgogne, les vendanges ont commencé cette année le 12 août et partout sur le territoire. De nouvelles espèces inconnues s'installent, comme le moustique tigre ou le frelon asiatique, tandis qu'au Groenland, la fonte des glaces atteint désormais un point de non-retour, nous disent les scientifiques.

[00:00:53]

Alors, à quoi faut il se préparer? Comment vivrons nous dans les années à venir? Et à quoi ressemblera la France des années 2050? C'est le sujet de cette émission de C dans l'air intitulée ce soir Canicule, glaciers, incendies. Le point de non-retour avec un point d'interrogation. Pour répondre à vos questions, nous avons le plaisir d'accueillir Jean-Louis Etienne. Vous êtes explorateur, médecin, spécialiste des pôles et auteur d'Eaux Arbres citoyens aux Editions Paulsen. Fredrick dans Et vous êtes journaliste en charge des questions d'environnement et je cite votre livre Le sol.

[00:01:24]

Enquête sur un bien en péril chez Flammarion. Françoise Vimeu, vous êtes climatologue, directrice de recherche à l'Institut de recherche pour le développement, et Françoise Gaï, vous êtes océanographe, vice présidente de la plateforme Océan et Climat et directrice de recherche au CNRS. Frédéric Dans On va peut être commencer par cette réalité hallucinante.

[00:01:46]

En Bourgogne, les vendanges ont commencé cette année, le 12 août. Mais au rythme où vont les choses, on va commencer les Bourgogne, les vendanges en juillet, alors que traditionnellement, quand on était petit, le raisin, c'était fin septembre ou même en octobre.

[00:01:59]

Oui, c'est fini. Traditionnellement, le vin était à 11 degrés. Il y en a Pinsky en dessous de 13 degrés. Puis, dans le sud de la France, on a 14, °5 °5 maintenant dans le sud de l'Italie.

[00:02:07]

Donc, c'est quoi le rapport entre le fait que les vendanges soient tôt et le fait que le raisin, le vin, le vin soit plus concentré fait augmenter le degré d'alcool dans les jus?

[00:02:17]

Mais il y a moins d'eau. Il n'y a plus d'alcool, évidemment. En gros, c'est ça, en fait. L'alcool? Non, pas l'alcool. Le vin est un des meilleurs indicateurs du changement climatique. C'est par les dates de vendanges. Emmanuel Le Roy Ladurie, grand historien qui a fondé L'histoire du climat, qui a écrit ces sommes de plusieurs milliers de pages sur l'histoire du climat. C'est grâce à ça qu'il a pu remarquer à la fois qu'il y avait des oscillations climatiques naturelles et que depuis 40 à 50 ans, franchement, ça s'aggravait.

[00:02:42]

Et ce que l'on observe depuis 1970, c'est qu'on récolte le raisin entre quinze jours et un mois plus tôt aujourd'hui, par rapport à 1970. C'est qu'aujourd'hui, quand on récolte, il vaut mieux récolter la nuit que le jour parce que les jus sont trop chaud et que derrière tout ça, on a des degrés d'alcool qui augmentent. Boire du vin, c'est d'une certaine façon faire de la science climatique. En fait, le vignoble. Les vignobles sont un indicateur biologique des changements climatiques, de la même façon que les arbres qui bourgeonnent beaucoup plus tôt, que les oiseaux migrateurs qui ne migrent plus qui se posent en France.

[00:03:14]

Si vous voulez, les hivers étant plus doux, les plantes entrent en dormance beaucoup plus tard et en sortent beaucoup plus tôt. Tout est modifié et derrière, il y a des effets en cascade. Quand vous avez les bourgeons du bouleau qui sortent beaucoup plus tôt qu'avant et le petit du chevreuil, la maman chevreuil qui vient d'accoucher et qui ne mange que des bourgeons du bouleau, elle peut plus. Du coup, son lait. Il est moins riche en lipides et du coup, il y a plus de mortalité sur les chevreuils.

[00:03:41]

Simple question très business.

[00:03:43]

Mais cette perturbation des vignobles, est ce que cela remet en cause le fait que la France est le premier producteur mondial en valeur de vin et que ça, ça génère des 10 milliards à l'exportation? Est ce que nos grands vins de Bordeaux et nos champagnes sont menacés par ces dérèglements climatiques? Champagne, non. Bordeaux, ça pourrait l'être.

[00:04:02]

Parce que plus le changement climatique avance, plus dans le sud du Bordelais, on est sur aller sur des notes de cassis, ce qui veut dire qu'on a des raisins qui ont été un peu trop chauffés. Donc, ça oblige à conduire les vignes, à conduire les chais différemment, voire à changer de cépages. Mais globalement, le monde de la viticulture, comme le monde agricole, a déjà commencé à s'adapter. Je ne suis pas le plus inquiet. Et puis, dans le pire des cas, on ira chercher des cépages du Maghreb, des cépages d'Espagne, des cépages de Californie.

[00:04:28]

Ce n'est pas un problème, on peut s'adapter.

[00:04:30]

Françoise Vimeu Si j'ai bien compris, les viticulteurs souffrent surtout de la sécheresse, du manque d'eau, ce qui fait que le vin est à une teneur en alcool plus forte. Est ce qu'il y a un lien entre réchauffement climatique et sécheresse? Après tout, dans une cocotte minute, c'est très chaud. Il y a beaucoup d'eau. Donc, quel est le lien direct?

[00:04:49]

Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que à partir du moment où on commence à perturber l'atmosphère en la réchauffant, on perturbe toutes les composantes du système climatique. Et une des conséquences, en fait, c'est de perturber les pluies alors perturbées. Et puis, ça veut dire qu'on peut les déplacer géographiquement et à un même endroit, on va en avoir plus ou moins. Ou bien parce que les pluies se sont déplacées, ou bien parce que les conditions météorologiques dans cette région font que.

[00:05:14]

Eh bien, on peut produire moins ou plus depuis la première chose, après qu'il ne pleut pas moins, il pleut différemment.

[00:05:22]

Moi, je dirais qu'il faut pas le moins à un endroit comme la France. Je vais en reparler après. Oui, peuple, voire plus à d'autres sont d'accord.

[00:05:29]

La deuxième chose qui est importante a peut être à bien faire comprendre aux gens qui nous écoutent, c'est qu'à chaque degré de réchauffement de l'atmosphère, on peut mettre 7% en plus de vapeur d'eau dans l'atmosphère, la vapeur d'eau qui s'évapore des océans dans les nuages à tomber dans l'atmosphère et après dans les nuages.

[00:05:47]

Et puis, finalement, l'atmosphère peut en garder plus qu'auparavant avant qu'elle retombe. À un moment donné, on a atteint la saturation et elle retombe. Et puis, la dernière chose, c'est que des sécheresses que l'on voit sur le territoire français ont été depuis fort là depuis les années 80. On voit quand même qu'on a plus de sécheresses. Elles sont plus fréquentes et que, surtout, la part du territoire français qui est affectée est de plus en plus grande.

[00:06:10]

Eh bien, c'est exactement conforme aux projections climatiques qui avaient été réalisées et qui sont réalisées ou on voit sur tout le territoire français. Moins de pluies, en particulier sur le pourtour méditerranéen, et ça peut atteindre pour la fin du siècle, quasiment moins 50% de pluie par rapport à la fin du 20ème siècle.

[00:06:26]

Si je vous ai bien compris, il pleut différemment. Il pleut plus à certains endroits et moins à d'autres. Mais nous, on est dans la case. La France, notre pays, notre territoire est dans la case.

[00:06:35]

Il va pleuvoir en France pendant l'été parce qu'on voit les choses un peu différentes. Pendant l'hiver, on voit un tout petit peu plus de pluie sur la France, sur le nord de la France, sur tout ce qui est Europe du Nord. Mais si après, je fais une moyenne annuelle, le petit surplus de pluie pendant l'hiver ne compense pas la sécheresse pendant l'été. Alors, le fait qu'il pleuve un tout petit peu plus pendant les projections climatiques, pendant l'hiver et au printemps, c'est plutôt une bonne nouvelle pour nous parce que c'est la période pendant laquelle nos nappes phréatiques se rechargent.

[00:07:02]

Et puis alors, ça va aller dans le sens des agriculteurs qui disent il faudrait stocker un petit peu la pluie qui tombe l'hiver pour pouvoir l'utiliser l'été.

[00:07:10]

Alors ça, c'est y a d'autres questions derrière sur le stockage des pluies et la sécheresse à laquelle nous, on va devoir vraiment s'adapter. C'est la sécheresse de surface. Voilà ce que j'appelle la surface. C'est la surface des sols pendant l'été et en particulier dans les régions sud de la France.

[00:07:26]

On parle d'ailleurs maintenant, on parle, on utilise l'expression dérèglement climatique. En ce moment même, c'est la saison des ouragans qui commence aux Etats-Unis. L'ouragan Laura qui finalement, a été rétrogradé. Mais est ce que c'est? On est bien sûr que ces ouragans sont vraiment plus forts aujourd'hui qu'ils n'étaient autrefois aux Etats-Unis. Ou est ce que c'est simplement qu'aujourd'hui, tout le monde a un téléphone portable et ça fait des images très spectaculaires et qu'évidemment, c'est parfait pour les 20heures et pour les journaux télévisés?

[00:07:51]

Et donc, on a l'impression que les Etats-Unis sont désormais ravagés par les ouragans.

[00:07:55]

Oui, mais c'est pas faux ce que vous dites. Mais néanmoins, la question est un peu différente parce que on peut dire que les derniers rapports du GIEC, par exemple.

[00:08:06]

Aussi, on a montré qu'il y avait aujourd'hui une probabilité non nulle pour qu'on ait un accroissement des phénomènes extrêmes dont les ouragans font partie. Et là, cet épisode qu'on a eu là n'est simplement que la manifestation de quelque chose qui est inéluctable au départ. Si on avait un ouragan toutes les décennies et demain, on aura un orgue, un ouragan, toutes les eaux. Donc, en fait, c'est cette modification qui est à l'oeuvre et qui est liée à l'évolution du changement climatique lui même, au réchauffement de l'atmosphère.

[00:08:43]

Il y a d'autres phénomènes du changement climatique et l'autre en Europe.

[00:08:48]

Est ce parce que la France est assez peu concernée?

[00:08:50]

Pourrait l'être beau être concerné par ces outre mer, par exemple? On a vu que on a eu dans les Antilles un phénomène qui pouvait rappeler qu'alors, elle le fait que la France pouvait être touchée dans ses parties les plus dans tous les océans, la métropole pourrait l'être aussi.

[00:09:09]

Est ce que le réchauffement de l'eau peut provoquer des phénomènes de cyclones?

[00:09:14]

Oui, ça peut aussi se dire que, par exemple, si on prend signe, qui est la tempête de 99?

[00:09:21]

D'accord, ça relève de ces événements qui vont se reproduire beaucoup plus fréquemment que jusqu'à présent. On les a vus en France, alors vous vouliez dire une deuxième chose dont je vous englobe?

[00:09:34]

Jean-Louis On peut donner l'exemple de deux cycles de cyclones Lorenzo l'annéedernière en septembre 2019, qui a été le premier cyclone de catégorie 5 qu'on voyait aussi au nord. Et on a vu des images satellites où on voyait l'Europe avec ce cyclone un tout petit peu au sud et puis à l'ouest, et c'était quand même assez impressionnant. Moi, c'est vraiment cette image qui m'a marqué sur l'année 2009. D'ici 2019, de voir ce cyclone finalement aussi proche de l'Europe. C'est la première fois qu'on a enregistré un cyclone aussi haut au nord de catégorie 5.

[00:10:06]

Jean-Louis Etienne On voit en tous les cas qu'on se réchauffe. Ce dérèglement climatique frappe le globe différemment et. Une région de la planète qui est particulièrement touchée, une région que vous connaissez très bien pour l'avoir explorée. C'est le Grand Nord, c'est le Groenland dont on nous dit qu'il a atteint un point de non-retour. Et surtout, c'est quand même la nouvelle, mais inconcevable du mois de juin. Il a fait 38 degrés Celsius en juin en Sibérie. Qu'est ce qui se passe dans ce Grand Nord que vous connaissez si bien?

[00:10:36]

La chaleur ne naît pas en Sibérie. C'est l'air chaud qui arrive des zones chaudes. C'est exactement ce que vous avez dit. On est en train de perturber le cycle de l'eau. La circulation de l'eau. La circulation de la vapeur d'eau et aussi la circulation atmosphérique. Avec ce réchauffement de l'océan 93% de l'excès de chaleur est absorbée par les océans. Vous avez les alizés qui poussent les masses d'air chaud, la surface vers la Caraïbe. Et puis, il y a le Gulf Stream, qui en prend une partie, qui amène une branche ascendante qui monte vers le nord et qui va faire fondre la banquise est un des éléments.

[00:11:09]

Vous dire que le pôle Nord que vous avez conquis à pied, on ne pourra plus faire un jour ou l'autre. On finira par aller à la fin de l'hiver, à la fin de l'été. Oui, il y a un phénomène d'emballement que l'on trouve effectivement dans l'Arctique, l'océan Arctique, le pôle nord est au milieu de l'océan, l'océan gelé qui était blanc une majeure partie de l'année. Parce que la glace, le blanc a un albédo, c'est à dire ça réfléchit la lumière.

[00:11:33]

Aujourd'hui, toutes les voitures blanches qui sont moins chaudes que les voitures noires, voitures noires, la neige.

[00:11:37]

Il y a de plus en plus de zones d'eaux libres qui captent le rayonnement et qui, par proximité, font fondre la banquise. Puis le courant dont je vous parle des branches ascendantes du Gulf Stream qui partent vers le nord et qui amènent de l'eau chaude. Et cet air chaud que vous dites, qui a fait 38? Il est venu de quelque part, il ne l'est pas. Vous voyez ce que je veux dire. Faut comprendre qu'on est en train de perturber la circulation.

[00:11:59]

Et alors ça, ça, des. Ce phénomène d'emballement dont on parle. Changement de couleur. L'article change de couleur. Il était blanc. Une grande majorité de l'année, à la fois sur l'océan et au milieu de l'océan Arctique. Tout ça, c'est la Sibérie, le Canada. C'est du permafrost. C'est un sol gelé en permanence qui était recouvert de neige une majorité de l'année. Aujourd'hui, la neige arrive. Plus tard, elle porte plutôt. Il y a du sol qui est libre, qui capte le rayonnement solaire qui est sombre.

[00:12:25]

Donc l'examen avec une fonte accélérée du permafrost qui, malheureusement aussi, libère du gaz carbonique et du méthane. Pour terminer, l'Arctique s'est réchauffé en moyenne de à certains endroits de 4 degrés. Réchauffement moyen 70 ans, alors que la température à l'échelle du globe s'est réchauffée d'un degré dans l'Arctique est très touché. Oui, mais alors c'est moins vrai et c'est faux. Pour le pôle Sud, l'Antarctique. Pourquoi lui se réchauffe t il moins vite? Que ça fait partie des mystères non élucidés?

[00:12:57]

L'on en change de l'hémisphère rapport.

[00:13:00]

On est au sud, en Antarctique. Là aussi, il y a ces Blancs. C'est un continent recouvert de neige. Vous avez un continent qui est 28 fois la surface de la France. 28 France. Un puzzle comme ça, bien serré. Et vous recouvrez le tout de 2500 mètres de glace d'épaisseur moyenne. C'est un glaçon. J'anticipe. Voyez ce qui se passe à l'heure actuelle, c'est bon. Cette glace, tout comme tous les glaciers par gravité, elle descend.

[00:13:21]

Puis quand ça arrive sur la mer, sa flotte dans l'herbe. Si vous voulez, ça fait des plates formes de glace. Et quand ça se casse au bout, ça fait un iceberg. C'est pour ça qu'il s'effaçant. Le pôle Sud?

[00:13:31]

Non, ce qui se passe à l'heure actuelle, c'est que la mer monte. C'est toujours ça. Toujours un plaisir. Pourquoi croyez vous?

[00:13:39]

Vous avez très bien expliqué. Il est grand, il grandit en surface et si j'ai bien compris, la couleur blanche renvoie les gens par gravité, la glace, comme les glaciers qui descendent du mont Blanc. Si vous voulez descendre comme ça doucement, j'ouvre les phénomènes naturels. Ils arrivent sur dans une baie. Sa flotte, c'est la glace flottante. Ça se casse au bout. Ça fait des Alberte ce qui se passe aujourd'hui. Vous avez une montée du niveau de l'eau et de la température qui vient éroder sous ses plates formes de glace.

[00:14:09]

Donc, vous avez des libérations d'icebergs géants? On parle toujours de la moitié de la Corse. Pourquoi? Comme si la Corse était un indice d'icebergs? Mais ce sont des icebergs, la moitié de la Corse? Oui, quand même. Ramer comme ça existe. Et ce qui se passe derrière, c'est qu'il y a une accédés, comme il y a moins de retenue. Il y a une descente plus rapide des glaciers, donc l'Antarctique est aussi. On a dit à un moment donné que comme ça se réchauffer, il y a davantage de neige qui compenser la perte de glace.

[00:14:33]

Ça reste encore à prouver.

[00:14:35]

François-Xavier Gables La péninsule Antarctique est une des régions qui s'est le plus réchauffée avec le Groenland. Quand vous dites voilà l'Antarctique, on ne voit pas d'amplification polaire parce que c'est ce processus qu'on appelle amplification polaire. C'est faux. La péninsule Antarctique s'est vraiment réchauffée de 5 à 6 degrés dans le Nord comme pôle Sud.

[00:14:55]

Oui, sur ce qu'il faut voir aussi, c'est que des fois, en Antarctique, on a moins d'observations, de température et c'est plus difficile d'avoir des évolutions de température depuis le début des années 1900.

[00:15:06]

Voilà donc un exemple, un exemple. J'ai traversé l'Antarctique il y a longtemps 789 90. On est parti sur la péninsule Antarctique sur une plate forme s'appelle Lactuelle, le larsen actuel, c'est à dire une plate forme de glace allant de 600 premiers kilomètres, ont disparu en 2000. Il y a une partie du Larsen qui s'est détaché et en 2002, une autre partie aurait pu refaire, entre guillemets, l'intégralité de ce qu'on avait fait. Oui, juste un bruit.

[00:15:34]

Il faut quand même avoir en tête le fait que l'Arctique est un océan et que l'Antarctique est un contre Tambwe. Et donc, je pense que ça, ça explique aussi un certain nombre de différences.

[00:15:44]

C'est une terre, l'Antarctique. Voilà donc. Qu'est ce que ça change alors? Une terre, c'est à dire qu'il y a une inertie? Elong Exactement. Des ouragans aux Etats-Unis, des incendies en Amazonie ou en Sibérie et une sécheresse dramatique qui menace les cultures un peu partout dans le monde. Une fois encore cet été, la planète a donc subi de plein fouet le dérèglement climatique. Tour du monde, ces catastrophes en série signée Antoine Magnan et Johanne Boulenger.

[00:16:15]

Des vents jusqu'à 240 km heure. L'ouragan, baptisé Laura, a touché il y a deux jours en pleine nuit le sud des Etats-Unis, avec la violence redoutée le lendemain.

[00:16:27]

Les dégâts sont considérables en Louisiane. Des quartiers entiers sont inondés, 5 000 personnes se retrouvent privés d'électricité et à Lake Charles, les vitres de cet immeuble ont explosé, tout simplement.

[00:16:40]

L'ouragan le plus puissant à avoir touché l'Etat depuis un siècle et demi. C'était un fou vers une heure. Le vent s'est levé et j'ai pu entendre le toit du voisin qui s'est effondré sur le côté de la maison et ça s'est répercuté sur la mienne.

[00:16:55]

Le 22 mars, la tempête a fait 14 morts sur le sol américain, mais elle a été bien plus meurtrière.

[00:17:01]

Quelques jours avant, en Haïti, trente et une personnes sont décédées après le passage de Laura et les importantes inondations qui ont suivi. J'ai 70 ans. C'est la première fois que je vois une chose pareille ici. Un ouragan qui ponctue un mois d'août où le continent nord américain a particulièrement été touché par des phénomènes climatiques dévastateurs sur la côte ouest des Etats-Unis.

[00:17:33]

l'Etat de Californie fait face au plus grand incendie de son histoire. Près de 500.000 hectares ont déjà brûlé partout sur le globe. Des feux gigantesques apparaissent en Russie, et plus particulièrement en Sibérie. Ce sont 21 millions d'hectares qui ont été brûlés depuis le début de l'année, soit plus que la superficie d'un pays comme la Grèce. En Amérique du Sud, l'Argentine ou encore l'Amazonie brûlent.

[00:17:58]

Un an après une mobilisation mondiale pour sauver la forêt, la situation ne s'est pas améliorée et fait craindre le pire.

[00:18:06]

Nous savons déjà que la destruction accélérée de l'Amazonie la pousse vers un point de basculement où elle pourrait ne plus pouvoir se rétablir. Elle cessera de fonctionner comme les puits de carbone essentiels que nous connaissons.

[00:18:17]

Les conséquences en termes d'émissions de CO2 sont dramatiques.

[00:18:21]

En juillet, les feux en Arctique ont entraîné le rejet de 145 mégatonnes de CO2 dans l'atmosphère, ce qui représente le total des émissions annuelles d'un pays de 40 millions d'habitants.

[00:18:32]

Le réchauffement climatique s'accélère au Groenland et les glaciers continuent de fondre. Et les scientifiques estiment que les chutes de neige ne pourront plus compenser les pertes de glace, une fonte qui devient un problème jusqu'au cœur de l'Europe.

[00:18:46]

Ces images, ce sont celles du changement d'aspect du glacier de Plein pistent, lieu à la frontière franco italienne au début du mois.

[00:18:53]

Un important bloc menaçait de s'effondrer et la commune a évacué près de 70 personnes.

[00:18:59]

J'ai demandé l'eau, j'ai parlé dessus et on est un peu inquiet pour nous et les collégiens. Chaque année, on a des problèmes à cause de cette menace du glacier vers les montagnes. On ferme le restaurant, ça tombe période.

[00:19:14]

C'est vraiment une période difficile et c'est une grande perte pour le volcan de Perdita, pour les habitants de la commune italienne. La situation ne devrait pas s'améliorer dans les années qui viennent, car en Europe, les épisodes de canicule se multiplient. Il y a quelques semaines, un peu partout en France, des températures supérieures à 40 degrés ont été mesurées dans les champs.

[00:19:35]

Les agriculteurs ne peuvent que constater les dégâts. Cette année, les récoltes de ce céréalier sont catastrophiques. Par manque d'eau. Il n'a pas plu depuis les plus significatifs depuis mi mai sur la ferme c'est moi sur la ferme. La pire année depuis. Depuis, je suis installé et même si je regarde 15 ans en arrière, l'historique de mes parents n'est jamais tombé aussi bas dans la célèbre vallée de la mort, aux Etats-Unis.

[00:20:09]

Un pic à 54,4 degrés a été enregistré il y a quelques jours. Si les d'homologuer, il s'agirait d'un record mondial de chaleur.

[00:20:19]

Alors, question télespectateurs, avec le réchauffement climatique, les incendies dans le sud de la France seront ils de plus en plus fréquents dans et surtout, la nouveauté de cet été, c'est qu'on a eu des incendies sur la côte basque. Oui, d'habitude et quand même réputée pour être pluvieuse.

[00:20:33]

En fait, non seulement les incendies vont être plus fréquents là où ils existent déjà. Donc, la saison d'incendies, la saison incendiaire s'allonge. Mais en plus, comme la France descend vers le sud, poussé par le réchauffement climatique, est de plus en plus d'endroits en France qui vont être soumis à cette saison d'incendies modélisés.

[00:20:50]

Modéliser la France descend vers le Sud. Certes, à chaque fois que la température augmente, on en a la température ibérique, voire un défaut d'Afrique du Nord. On dit classiquement que, par degré supplémentaire, la France descend de 100 kilomètres vers le sud, à peu près à Paris et vers Lyon et Marseille. Marseille qui? Barcelone, Barcelone, Barcelone est à Tanger. Symboliquement, donc, forcément. Les zones où la France connaît des incendies de forêt.

[00:21:12]

Cette zone augmente vers le nord de la même façon que les oiseaux du sud augmentent leur aire de répartition vers le nord. Tout cela est lié. Ce qui était rare avant, comme événement par région, devient de moins en moins rare. Le système est de plus en plus turbulent parce qu'il y a plus d'énergie à évacuer. Le système est de plus en plus instable, de plus en plus imprévisible. Et ce qui fait qu'encore une fois, ce qui était auparavant l'est beaucoup moins.

[00:21:32]

Les canicules étaient rares avant le sont moins les ouragans qui étaient rares, avant le sont moins. Et les incendies? Il faut s'habituer à voir une saison un fondirent jusqu'au centre de la France.

[00:21:40]

Jean-Louis Etienne ou j'ai eu une discussion il y a deux jours avec un responsable de l'Unef, l'Office national des forêts, qui sont très inquiets sur l'avenir du hêtre. Le hêtre est un arbre qui a besoin d'eau. Poussé vers le nord et qui pousse vers le nord et qui va disparaître des régions du Sud, il s'interroger sur quelle espèce on va mettre à la place, comment ils réfléchissent vraiment à un avenir par rapport à la sécheresse?

[00:22:09]

C'est l'avenir parce qu'il n'y a pas que le changement climatique. Quand vous avez une forêt monospécifiques qui est mal entretenue avec une seule espèce d'arbre, qui est mal entretenue, qui n'est pas débroussaillé, forcément ça favorise les incendies. Donc, cela remet en cause, dans des zones qui n'ont pas connu d'incendies, le mode de gestion des forêts. Il va falloir peut être débroussailler en Ile de France, comme on débroussaillé aujourd'hui dans le sud de la France, dans le Jura.

[00:22:30]

On sait que, faute d'eau, les arbres produisent moins de résineux, sont attaqués, attaqués par les insectes. Nos forêts sont en danger et une forêt qui disparaît, c'est un facteur aggravant pour la perte de biodiversité, pour le dérèglement climatique.

[00:22:47]

Évidemment, la réponse dans la question.

[00:22:50]

Un chêne de 50 ans, un Beauchêne de 50 ans, transpire 250 litres par jour pour faire monter la sève jusqu'à 250 lits trois jours. Il faut de la flotte. J'ai compris que cette humidité régule l'hygrométrie. Vous l'avez évoqué tout à l'heure, ils ont besoin d'eau. Ces arbres ont pu voir les gens qui ont circulé dans la France à l'heure actuelle. Vous avez des arbres qui sont à l'automne brutal. Sans ça, ce n'est pas un changement progressif de couleur.

[00:23:19]

Le scénario est brutal. Françoise Vimeu. On a vu malheureusement pas qu'un problème en France. C'est un problème dans le monde entier 54,4 degrés dans la vallée de la mort, des incendies en Californie qui font que l'une des régions les plus riches du monde est régulièrement maintenant l'objet de coupures d'électricité et que les habitants commencent à fuir la Californie. Est ce que c'est ce qui nous attend? Des territoires qui deviennent hostiles à la vie humaine? Hostile à la vie humaine, je pense qu'il ne faut pas non plus il ne faut pas être anxiogène, il faut pas exagérer, mais je pense qu'il va falloir s'adapter.

[00:23:53]

On sait que les canicules, elles, vont être plus fréquentes, plus intenses, peut être plus précoces, peut être plus tardives et peut être plus longues. Là, on a vu des canicules qui ont duré quelques jours. En 2003, la canicule avait duré 15 jours. On pense que ça peut s'étaler dans le temps. On m'a demandé récemment Est ce qu'on va atteindre les 50 degrés sur ce plateau?

[00:24:13]

C'était la vérité dans Le Parisien par la suite. Mais j'aimerais préciser quelque chose, c'est à dire quand il y a un bulletin météorologique. On nous dit voilà, demain dans l'après midi, on peut atteindre telle température à tel endroit. Et l'année dernière, en juillet 2019, on a battu un record absolu en France. Sur le territoire métropolitain, on a atteint plus de 40 degrés dans l'Hérault. Ça ne veut pas dire que pendant tout l'été 2019, il a fait 46 degrés tous les jours, le matin et l'après midi.

[00:24:45]

Alors la question est ce qu'on pourra atteindre 50 degrés en 2050? Sur le territoire français, je réponds peut être probablement. Peut être que dans une région du sud de la France, dans l'Hérault, on va attendre pendant quelques heures, pendant un après midi, pendant une canicule 50 degrés.

[00:25:00]

Ce n'est pas impossible et on le voit justement à la carte Météo France, qui est une prévision. C'est une carte établie par des prévisionnistes de Météo France qui a été reprise par Le Parisien, qui a imaginé qu'elle pourrait être une météo un peu extrême. On va voir cette carte du 13 août 2050 et on voit qu'on dépasse les 40 degrés dans plusieurs régions notamment. On la voit là bas, notamment dans tout ce qui est.

[00:25:23]

Alors j'ai noté quarante trois degrés à Châteauroux, 43 degrés à Orléans, 44 à Paris, 43 à Lille. Curieusement, d'ailleurs, le pourtour méditerranéen est davantage préservé avec des températures que de 33 degrés à Nice et à Perpignan. Comment interpréter cette carte? Qu'est ce que je veux dire? Déjà une information. On sait que c'est la température prise sous abri que cet été. Si vous mettez votre thermomètre en plein soleil ont dépassé les 50. Et c'est pas ça.

[00:25:49]

Il faut que les gens comprennent que ce n'est pas ça la température du thermomètre au soleil. C'est une température qui est prise à l'ombre, à un mètre sous abri.

[00:25:56]

Qu'est ce qu'elle nous dit, cette carte que les étés risque quand même d'être compliqué dans les autres Français? Déjà, ils ont été surpris.

[00:26:02]

L'année dernière, on a battu des records à Lille 40 degrés. Ça n'avait jamais été atteint dans cette partie de la France et il faut encore une fois différencier la carte météo qu'on pourra nous montrer tous les soirs et qui pourra ressembler à cette carte au mois d'août 2050, avec une carte météo qui correspondra encore une fois à une journée pendant un épisode de canicule. Les températures sont là, elles me surprennent. Pas parce que déjà cette année, il me semble qu'à Paris, à un moment donné, on n'était pas loin de 40 degrés.

[00:26:32]

Donc ça, c'est dans 30 ans. Alors, je crois que la simulation a été réalisée dans un cas où il n'y a pas de restriction d'émissions de gaz à effet de serre, parce qu'en fait, il faut faire aussi attention lorsque l'on regarde les projections climatiques, à savoir selon quel scénario d'émissions de gaz à effet de serre elles ont été avec lesquelles elles ont été réalisées. Sachant que pour 2050, il y a beaucoup de choses qui sont déjà déterminées par ce que l'on a déjà mis dans l'atmosphère restricted sans restriction de gaz à effet de serre.

[00:26:58]

On sait que la clé pour essayer de contenir le réchauffement climatique, c'est que feront les Américains? Que feront les Chinois? Que feront les Américains? Je parlais de deconne de la Californie. Où est ce que la population ne va pas américain ne va pas finir par être sensibilisés aux conséquences du réchauffement climatique. Je reviens là dessus quand même des centaines de milliers de Californiens qui sont privés d'électricité et qui se disent que vaudra ma maison quand elle aura brûlé ou quand plus personne ne voudra l'acheter?

[00:27:21]

Non, mais ils sont sensibilisés, ils le sont déjà. Mais après, on change pas une société. Un mode de vie fondé sur la voiture, fondée sur l'utilisation du pétrole. En 5 ans, on change ça en une ou deux générations.

[00:27:31]

C'est pour ça que cette prise de conscience accélérée, vous croyez bien? Si la prise de conscience allait sans doute là, c'est quand les gens sont touchés directement devant chez eux qu'ils réagissent. Mais aux Etats-Unis, vous habitez à 50 km de votre travail, vous êtes forcément dépendants de la voiture. L'essence est pas chère. Pour changer ça, ça va pas du jour au lendemain. C'est pareil chez nous. On dit les émissions de transport, les gens utilisent leur voiture, mais les gens utilisent leur voiture parce que le foncier est cher, donc ils sont obligés d'habiter loin.

[00:27:55]

Une société change pas comme ça. Va donc limiter le réchauffement à °100. Je vois pas comment on pourrait y arriver d'ici 2050. Je ne vois pas comment un changement de société pourrait commencer à avoir une répercussion.

[00:28:05]

Jean-Louis Etienne, vous avez l'impression que cet été, on a surtout parlé du vide, cette histoire de Kovy. C'est sûr. Ça fait surtout que maintenant, la priorité, c'est de relancer l'économie et de contenir l'épidémie. A l'inverse, on peut se dire tiens, nos sociétés sont fragiles. On le voit avec une épidémie. Et la nature, elle, elle est forte et elle est capable de nous imposer des choses qu'on n'imaginait pas. Ben oui, parce qu'il y a deux façons de voir les conséquences du Covidien.

[00:28:29]

Oui, le Kovy de nous a mis en évidence. Regardez. L'activité s'est arrêtée. Le gouffre économique que ça représente quoi? Donc là, il est évident que nous tous, maintenant, on doit porter des masques. On n'a pas envie de se mettre en confinement parce que l'économie va complètement s'arrêter et on n'a pas envie d'écouter les décroissants. 2 Non, ce n'est pas une solution. En fait, je veux dire, on a du mal à se partager les produits de la croissance.

[00:28:52]

Comment est ce qu'on va se faire pour partager les produits de la décroissance? C'est ça qui est l'équation, c'est joliment dit. Un peu trop compliqué, donc. Ce qu'il faut effectivement, c'est limiter les émissions au maximum. Et ça, chacun a un pouvoir quand même sur son existence, dans ses choix de vie, dans ses choix de consommation, ses choix de transport. Il faut que chacun soit efficace sur sa zone d'influence. Et voyez ce qui m'a inspiré des résultats économiques, ne serait ce qu'en France 55 milliards ont été économisés par les Français et mis sur le Livret A ou en assurance vie.

[00:29:28]

Ça vaut plus rien, ça rapporte. Donc je leur dis ce qu'ils nous écoutent, ce que des toits mettait des panneaux solaires sur le toit. Acheter une voiture électrique française pour faire marcher l'économie et vous allez vous faire le plein avec le soleil, c'est 10 ans, 10 ans d'investissements alors que le Livret A de la Caisse d'épargne, ça rapporte rien du tout. C'est les gens dynamiques, investisseurs. Il y a du fun à être auto consommateur et c'est encouragé.

[00:29:56]

Et donc, ce sont des initiatives qui permettent tout d'un coup à utiliser l'épargne du confinement pour faire des panneaux solaires et acheter une voiture électrique, changer son comportement, être beaucoup plus conscient de notre impact.

[00:30:10]

Alors, comment limiter les conséquences du réchauffement climatique? Une équipe de C dans l'air s'est rendue aux Pays-Bas et aux Pays-Bas. C'est la montée des eaux qui menace. Un quart du pays est situé sous le niveau de la mer. Des scientifiques néerlandais travaillent sans relâche pour imaginer des solutions. Reportage aux Pays-Bas de Paul Rémi Barjavel et Stéphane L'obèse.

[00:30:33]

Shearman, écologue, une île située au nord des Pays-Bas avec ses grandes plages si prisées par les touristes chaque été, son petit village d'un peu plus de 900 habitants, son église et ses petits commerces.

[00:30:47]

Une perle de la mer du Nord menacée aujourd'hui de disparition et rêve de devenir vieux, devront penser à l'avenir. Tant qu'il n'y a pas communié, je ne parle pas de l'immédiat, mais plutôt 2040 2050.

[00:31:02]

Tout a été fait d'un Dumbéa.

[00:31:04]

Robichaud devront être sûrs de pouvoir continuer à vivre ici. D'ici là, il nous faudra donc rapporter du sable dur pour pouvoir rehausser les dunes au sud.

[00:31:16]

Il y a une digue.

[00:31:17]

Nous devons aussi la rehausser de Daech, agir pour ne pas disparaître. La plus petite île habitée des Pays-Bas a toujours été façonnée par le vent, le sable et les marées. Le réchauffement climatique accélère le processus. Le niveau de l'eau pourrait augmenter de plus d'un mètre à la fin du 21ème siècle. Déjà au port?

[00:31:40]

A demandé ce pays. Toute la partie va disparaître.

[00:31:44]

Il n'y a personne qui vit ici, donc pour le moment, ce n'est pas si grave. Mais quand l'eau va vraiment monter, alors le village sera touché.

[00:31:53]

Ferber En fait, il est possible que l'île disparaisse lors d'une seule grosse tempête.

[00:31:58]

La DSP moins d'extorsions, évidemment.

[00:32:01]

Nous espérons que ça n'arrivera pas à Bagdad, mais l'île se transforme déjà un petit peu, soit cela oblige la montée des eaux, un enjeu qui concerne l'ensemble des Pays-Bas. Un quart du territoire se trouve sous le niveau de la mer. Face au risque de submersion.

[00:32:22]

Plus de 22.000 kilomètres de digues et protègent les côtes. Certaines sont en train d'être surélevées comme ici, ou renforcées, comme ce symbole des Pays-Bas.

[00:32:31]

La digue de fermeture bâtie dans les années 30, ce barrage de 32 km qui relie deux provinces du pays.

[00:32:42]

C'est à l'Institut Delta Presse de Delft, près de Rotterdam, que l'élite scientifique qui cherche des solutions pour contrer la montée des eaux. Ce centre de recherche est la référence mondiale. Ici, les bassins simule la houle et les tempêtes.

[00:33:00]

Nous nous rendons dans notre grand hall d'expérimentation, là où l'intestin sauve taxa, rabache. La mission ici inventer les protections de demain.

[00:33:11]

We want to be restart.

[00:33:14]

Nous voulons être le delta le plus sûr du monde, donc nous devons tester les infrastructures qui nous protègent.

[00:33:21]

Imaginons tous les scénarios. Nous réalisons des projections de ce qu'il appelle arriver dans le futur attestant leur impact et nous soumettons des propositions pour se préparer au mieux aux changements climatiques.

[00:33:35]

L'une des solutions trouvées aux Pays-Bas gagner du terrain sur l'eau. Nous sommes APTN.

[00:33:41]

Ici, l'ancienne digue en béton a été recouverte de sable. Un chantier impressionnant qui a coûté plus de 200 millions d'euros. Cette digue, ici, protégeait la terre de la montée de l'eau.

[00:33:53]

Tout ce que vous voyez là est nouveau, quasi nul. Les dunes, les pistes cyclables, la plage, tout est nouveau.

[00:34:00]

Créée en 2015, Hernot Incluera était une tâche de Fifteen 235 millions de mètres cubes de sable aspiré de la mer du Nord et déposé ici. La nature, ensuite, a fait le reste.

[00:34:13]

Si la mer rapporte toujours du sable sur la plage. Puis le sèche blush de Saintes et de deux Hirsh, le vent le pousse dans les dunes. Ces petits paquets d'herbe maintiennent le sable dans les dunes, ce qui les solidifie de guerre. La nature fait le travail pour nous et nous protège. Microbienne aidé de Mike d'Ewing.

[00:34:34]

En état d'alerte permanent, les Pays-Bas ont prévu d'investir au moins 20 milliards d'euros à l'horizon 2050 pour lutter contre la montée des eaux. Alors, question téléspectateurs, quid du devenir de villes comme Amsterdam ou Venise? Françoise Gaï. C'est un vrai problème parce que dans l'avenir, avec l'élévation du niveau de la mer, il est certain qu'une grande partie de ces villes vont avoir non pas seulement les pieds dans l'eau, mais presque la tête dans l'eau. Donc, quoi faire alors?

[00:35:06]

Il y a plusieurs façons de voir que l'on a une date pour Venise à partir de quand? Celle de 2050, ça va 2058 2050 dans une génération. C'est vrai que Jenaro les Vénitiens utilisent mes enfants à la maison sera inhabitable.

[00:35:22]

Oui, et ils le savent depuis un certain temps déjà d'ailleurs. Et ils ont essayé de faire des travaux pour enrayer cette élévation du niveau de la mer. Un peu comme les Hollandais l'ont fait, ils le font encore avec cette idée de comment lutter contre l'élévation du niveau de la mer.

[00:35:41]

En fait, c'est quoi la digue? Pas seulement il y a 10 ans pour essayer de simplifier les choses. Soit vous résistez par rapport à cette élévation du niveau de la mer, c'est l'exemple hollandais, soit vous faites avec vous adapter. C'est à mon avis l'exemple du Nouvelle-Aquitaine, par exemple en France, ou de la France en général.

[00:36:05]

Soir Alors, ça veut dire quoi? Vous adapter? Ben justement, c'est tout le problème. Comment s'adapter? Il n'y a pas une seule solution. Ça va dépendre de l'échelle à laquelle vous considérez la question. Et toute la difficulté, c'est de choisir cette échelle, que soit vous prenez l'échelle des phénomènes physiques et à ce moment là, vous allez regarder le trait de côte. Comment ce trait de côte avance ou recule en fonction de l'élévation du niveau de la mer.

[00:36:33]

Mais vous pouvez aussi regarder quelles sont les populations qui vivent à proximité de cette mer et comment gérer. Il y en a de plus en plus exactement.

[00:36:43]

Donc, en fonction de ça, c'est pour ça que je pense que l'adaptation la France a une façon de considérer avec le ministère actuellement, de considérer que les régions doivent aussi avoir leur mot à dire les acteurs locaux pour faire avec. Et ça veut dire quoi?

[00:37:02]

Et ça veut dire quand même à abandonner les maisons en front de mer et rebâtir un peu plus à l'intérieur des terres à Miami. Les maisons, carrément sur l'eau, ne valent plus rien. Et les quartiers chics, tant à l'intérieur des terres, un peu hiên. Voyez, comme on dit, surélever en hauteur et sec.

[00:37:19]

Non, mais c'est ça. On redécouvre les évidences. Suite à ce qui s'est passé à La Faute sur Mer, on redécouvre que des couloirs de tempête. Et puis 2 que si les anciens, jusque dans les années 70 et poussaient des moutons plutôt que des pavillons, il avait bien une raison. Et là, ça nous a donné une grande claque qui poussa un peu secouer tout le monde. Toute la chaîne de commandement, toute la chaîne du risque fait qu'il y a une culture du risque qui commença à se bâtir à nouveau en France.

[00:37:42]

Donc, ça veut dire quoi, effectivement? Ça veut dire déjà limiter l'ampleur des risques. On ne construisant pas tout au minimum là où l'eau a le plus de susceptibilité de venir recouvrir les terres Nouvelle-Aquitaine. C'est un bon exemple. En gros, il n'y a pas que ça. Il y a l'Aude et l'Hérault, qui est en débat aux conseils départementaux ont décidé que à tel endroit, le gymnase qu'on voulait prévoir va mettre 200 mètres derrière la départementale qu'on doit refaire.

[00:38:07]

On verra. On va faire un coup et on va mettre 200, 300 mètres derrière. Donc cela veut dire se déplacer. Et puis, ça veut dire par endroits, là où il y a une érosion. Maintenir les dunes, les dunes par des plantes, par des petites palissades, en gros, c'est utiliser ou utiliser la nature dont les racines vont maintenir ces infrastructures naturelles qui font ce qu'elles peuvent et qui font souvent mieux et pour moins cher que les digues.

[00:38:31]

Jean-Louis Etienne On parle de villes menacées par cette montée des eaux. Calais, Dunkerque, La Rochelle, l'île de Ré. D'abord, physiquement, le principe, c'est que l'eau se réchauffe.

[00:38:40]

Et donc, comme tout matériau dilaté, il y Glowria à la fois la dilatation due à l'excès de chaleur et puis la fonte des calottes polaires. Voilà qui amène. Et ça part. Ça part de dos quand la banquise, c'est à dire l'eau, l'eau de mer du pôle Nord. L'eau de mer gelée du pôle. Leur fond, ça n'a même pas de l'eau. Par contre, le Groenland et l'Antarctique amènent beaucoup d'eau. On parle beaucoup du réchauffement de l'atmosphère.

[00:39:04]

Un demi °1 degré et demi de degré. Et quid de réchauffement de la mer, de l'eau, des océans?

[00:39:09]

Les océans 93% de l'excès de chaleur est absorbée par les océans. 93%. L'air ne stocke pas leurs véhicules. Si vous voulez ACOR, la mer, l'eau, la flotte, STOC. Est ce que c'est ça le danger? C'est le réchauffement de l'océan. C'est quand même colossal puisqu'on ne pourra plus absorber toute la chaleur.

[00:39:27]

Et puis, c'est une bombe à retardement. Oui, parce que l'océan a un temps de réponse, ce qui est très long par rapport à l'atmosphère.

[00:39:35]

Plusieurs centaines, la partie, la vie avec ce qu'on a déjà fait, oui, sur l'élévation du niveau des mers.

[00:39:40]

Ce que je voulais rajouter, c'est qu'on voit que cette élévation s'est accélérée depuis les années 70. Elle était de 1,5 mm par an au cours du 20ème siècle, a dépassé. Dernière estimation à 3,6 mm par an. Et cette accélération est due à l'accélération de la perte de masse des calottes polaires et aussi des glaciers continentaux. Des glaciers qu'on trouve sur les montagnes, les plages de Méditerranée.

[00:40:03]

Puisque l'eau monte, etc. Vous avez alors Yuliya, l'eau qui monte, il y a aussi l'érosion. C'est facile, oui.

[00:40:10]

Lorsque l'eau, quand l'eau monte quelque part, elle peut baisser ailleurs. En fait, il y a une inégalité là, dans la nature, entre elle se baisser ailleurs.

[00:40:18]

Je ne comprends pas. Le phénomène de l'élévation du niveau de la mer dépend, comme ça a été dit, de la température. L'expansion thermique, la dilatation de l'eau. Mais il y a aussi d'autres aspects qui peuvent jouer. Par exemple, quand les glaciers fondent pour l'Antarctique, il peut y avoir aussi une variation de l'élévation de la terre elle même du continent. Donc, vous pouvez avoir là aussi des variations qui peuvent par qui montent quelque part et donc avec de nouvelles idées.

[00:40:46]

Il y a une autre chose qui joue, c'est la circulation océanique, par exemple dans le Pacifique ouest tropical. Il peut y avoir une déviation de la mer qui est bien supérieure à celle que vous avez dite, alors que ça va être le contraire. Du côté de la côte ouest des États-Unis et du coup, on voit apparaître.

[00:41:04]

Ça va être l'objet du troisième reportage, mais on peut déjà entamée dans la mer. Le poisson lion est un poisson qui vient et c'est assez grave. Voilà qu'il vient des Antilles, où l'océan Indien est un poisson extrêmement toxique, extrêmement venimeux et qui n'a pas commencé au très bon Chypre, au large de la Grèce.

[00:41:22]

On va la voir, on va avoir cessé. Voilà, voilà, il est plus toxique qu'il nébo. Lallure? Non, mais c'est inquiétant.

[00:41:32]

De la vie des poissons, de la faune marine. Déloger les poissons? Les poissons du Sud, mon hurleur, le realiste, qui est un poisson classique des côtes du Sénégal, se pêche depuis des années en Bretagne roubles, maquereau, le maquereau, Mac, le maquereau, maquereau, les fous sur la mer, sur une mer qui est sur une île au large de Montréal.

[00:41:57]

En fait, les oiseaux, les fous attendent la montée du maquereau gros. Maintenant, ils trouvent que l'eau est trop chaude au nord. Oui, mais pour monter au nord, il plonge, va dans des eaux froides.

[00:42:08]

Les fous de Bassan n'ont plus accès au maquereau. Vous voyez, ça a des conséquences insoupçonnées.

[00:42:14]

Pieuvres, la pieuvre. Elle est entre deux eaux. Méduses? Oui, il faut, il faut. Il faut les craindre de plus en plus en Méditerranée. Méduses, plutôt méduses.

[00:42:23]

Alors oui, je vous en prie.

[00:42:25]

Vous avez dit un truc comme un d'Oleye? C'est parti porteur pour l'océan. Et ça, ça, ça me rappelle. J'avais fait une conférence avec Claude Lorius en 90. Je rentrais de l'Antarctique, je vous parlais de mes chiens, de l'Antarctique, etc. Et Claude parlait des carottes qui ont donné l'histoire du climat. Et 90, je me souviens, c'était au mois d'août. Et Claude Lorius qui dit le processus est enclenché. Je me souviens de cette phrase.

[00:42:50]

C'était en 190. Trente ans plus tard. Alors, vous l'avez peut être remarqué, des avertissements aux abords des forêts ou des parcs qui indiquent. Attention aux TIC! Ces petites bêtes prolifèrent en France depuis quelques années. Conséquence, là encore, de la hausse des températures d'éthiques, dont la morsure peuvent être à l'origine d'une grave infection appelée maladie de Lyme ou de Lyme. Reportage de Juliette Valons et Stéphane l'obèse avec Juliette Perrot.

[00:43:19]

C'est une petite bête difficile à repérer à l'œil nu. La tique dans cette forêt des Yvelines, Nicolas Girardeau la traque avec la plus grande attention.

[00:43:31]

On la voit pas. Elle est cachée dans les herbes. Elle est toute petite. Et quand on ne va pas passer à côté des herbes, si elle est là, va venir s'accrocher sur mon vêtement et venir chercher un endroit pour aller jusqu'à la peau.

[00:43:43]

Trouver un endroit où la pluie fine vient irriguer pour pouvoir piquer un acariens qui prolifère de plus en plus tôt dans la saison à cause du réchauffement climatique. Alors, pour éviter les mauvaises rencontres, le garde forestier alerte régulièrement les promeneurs seulement pour une petite balade en forêt.

[00:44:03]

Si vous pique, c'est pas grave, mais l'important, c'est qu'elles ne restent pas piquées trop longtemps. Le soir, on se inspecte, on retire la tique avec le petit tiques. Vous avez ça à la maison? Un petit article Facel. Gros modèle, le petit modèle. On tourne la tête, on tourne. Et puis voilà les infections et on surveille après.

[00:44:24]

Car l'article ne fait pas que s'accrocher à la peau de sa victime et aspirer son sang. Elle est aussi un transporteur de maladies.

[00:44:31]

Quand elle va nous piquer, si elle reste assez longtemps, elle va ensuite recracher un petit peu de salive dans cette salive. Il y a des bactéries, des virus qu'elle a pris sur les autres animaux et c'est là que pour nous, c'est dangereux parce qu'elle ne peut nous transmettre des maladies. Attention, toutes les tiques ne sont pas infectées, mais la maladie est lourde de conséquences.

[00:44:52]

Cette maladie, qui peut se déclencher dans 15 des cas, c'est la maladie de Lyme. Elizabeth Lusseau en est atteinte depuis 17 ans. Piquée dans sa maison familiale. En Bretagne, elle s'est d'abord rendu compte de rien, jusqu'à ce que son quotidien se transforme en véritable calvaire.

[00:45:10]

Je me sentais une l'orque. J'avais une espèce de faiblesse musculaire tout le temps, des choses très simples. Par exemple, mon canapé ici, mettre le plaid, je n'y arrivais pas dans la cuisine. Là bas, nettoyer une gazinière, ça me demandait un effort insurmontable. Fin des choses très simples du quotidien devenait extrêmement compliqué.

[00:45:31]

Depuis, chaque jour, c'est le même rituel. Il y a d'abord des plantes antibactériennes, antivirales, antiparasitaire. Je prends également des probiotiques. Là, c'est plus pour l'énergie. Au total, on arrive quand même à une dizaine de pilules matin et soir.

[00:45:48]

Mais au delà de la souffrance physique, c'est aussi le manque de reconnaissance de la maladie qui lui, est très difficile à vivre.

[00:45:56]

La principale revendication pour nous, les malades et pour les associations de malades, c'est que la maladie de Lyme soit reconnue en affection longue durée, ce qu'on appelle la fameuse L.D. Pour que nos médicament soient payés, pour qu'on ait un suivi médical, pour qu'on puisse s'arrêter de travailler, pour être soigné.

[00:46:17]

Une meilleure prise en charge et surtout, de nouveaux moyens pour détecter plus rapidement la maladie. Certains patients peuvent mettre des années avant d'être diagnostiqués.

[00:46:28]

Les thèses développées pour la maladie dont vous avez fait des anticorps ont été calibrés un petit peu en dépit du bon sens, parce qu'on ne savait pas qui était malade. Donc c'était calibré un peu au pifomètre et c'est des standards qui ont été imposés au monde entier, qui sont très mauvais. C'est démontré dans des publications scientifiques, mais malheureusement, c'est toujours les tests qui ont pignon sur rue qu'on impose à tous les médecins. Donc, on est face à des malades qui ont des problèmes articulaires, neurologiques, psychiatriques, cardiaques et on ne sait pas dans quelle case les mettre.

[00:46:55]

Vous avez de la fatigue chronique, la sclérose en plaques, la polyarthrite rhumatoïde, mais alors que ça peut être des maladies infectieuses dues à des germes transmis par les tiques? Aujourd'hui, la maladie de Lyme touche de plus en plus de personnes en France. En 2018, 67.000 nouveaux cas ont officiellement été déclarés.

[00:47:14]

Alors, question télespectateurs, le Kovy peut il être lié en partie au réchauffement climatique, tout comme l'augmentation des cas de la maladie de Lyme? Frédéric?

[00:47:23]

Non, non, non. C'est de façon très secondaire la maladie de Lyme. C'est le cas typique d'une désorganisation de ce qu'on appelait avant la chaîne alimentaire. Le tiques aime beaucoup les serres. Je vous fais très, très schématique. J'aime beaucoup les serres, mais les serres, il leur faut des forêts d'un seul tenant, d'une grande surface. Comme il y a de moins en moins de grandes surfaces parce qu'elles sont fragmentées, ces forêts le servent souvent. Et du coup, la tique se met ou ne sait jamais se mettre sur des rongeurs dont les populations montent parce qu'il y a de moins en moins de prédateurs.

[00:47:50]

Il y a moins de loups et moins de l'info. Il y a de plus en plus de loups. Pas chez nous, il y a moins de lynx, il y a moins de renards, etc. Et en plus, ceux qui contrôlent les tiques, certains oiseaux insectivores. Ces populations d'oiseaux ont chuté avec tout ça. La maladie de Lyme, c'est le symbole même. C'est le reflet même de la désorganisation de la biodiversité par nos pratiques agricoles, par nos pratiques forestières.

[00:48:11]

Et si, en plus de ça, vous avez effectivement un changement climatique qui peut augmenter la capacité reproductive du parasite du tigre, eh bien, vous avez ce que l'on observe aujourd'hui. Mais le changement climatique, par contre, lui va augmenter la prévalence ou la probabilité de se voir frappé par une maladie du Sud, par exemple le chikungunya, la fièvre Zika, la fièvre du Nil dont les vecteurs sont arrivés en France, dans le sud de la France.

[00:48:36]

Le moustique tigre. Mais après, ce n'est pas parce que le moustique tigre est en France qu'on va voir les mêmes types de maladies. Parce que tout ça, c'est des interactions très difficiles à modéliser, très spécifiques entre un moustique et un agent pathogène. Et puis ensuite, un autre nom. Mais tout ça dépend aussi de la température, du degré d'hygrométrie des plantes qui est à côté. Ne faut pas s'affoler. On sait que c'est chez nous après.

[00:48:56]

Advienne que pourra.

[00:48:57]

Mais avec la déforestation, on vit à proximité des animaux. Et vous allez voir venir à proximité des pangolins, des chauves souris. Et on dit que ça favorise peut être les transmissions de virus. Forcément, quand vous avez 7 jours, c'est ce que je vous disais. Quand vous avez le rongeur qui est là, mais contre le rongeur, nous, il n'y a plus les prédateurs. La probabilité que le titre passe de l'un à l'autre augmente donc en fait, tout ça.

[00:49:19]

C'est bien la preuve qu'il y a une désorganisation, une simplification des chaînes alimentaires qui fait qu'on est de plus en plus proche des animaux qui portent des agents pathogènes. On parlait du poisson lion qui se développe en Méditerranée, qui constitue une menace pour les hommes. C'est secondaire. Il y a heureusement pour les plongeurs. Mais ça fait mal à Equation.

[00:49:41]

Je parlais. Je voulais parler des frelons asiatiques qui sont quand même là, qui sont arrivés en 2004. On les a vus cet été un peu partout. Est ce que c'est inquiétant quand même? C'est cette espèce invasive qui déboule, qui mange, qui se nourrissent d'abeilles et qui peuvent menacer l'écosystème. Mais on n'est pas prêts, on n'est pas prêts à vivre. Cette invasion, ce qu'ils viennent de décrire, c'est tuer si on résume tout ce que tu viens.

[00:50:08]

C'est une perturbation de l'écosystème. En fait, on est entraîné par nos activités, par la déforestation, le climat joue sa part, etc. De perturber des écosystèmes. Mais il y a ce qu'on appelle des maladies infectieuses émergentes parce qu'il y a des porteurs sains d'un coût qui, eux, sont, ne sont pas affectés par des virus. Bon, là, c'est une bactérie, la maladie de Lyme qui ne sont pas affectées et qui tout d'un coup par une perturbation de l'écosystème.

[00:50:33]

Il y a des prédateurs qui changent, etc. Et on se trouve, nous, non immunisés, en contact avec des porteurs sains et donc avec une multitude de transmetteurs aujourd'hui que sont les abeilles, les moustiques, etc. Donc on l'infiniment petit est une menace effectivement qui est grandissante. Les frelons asiatiques aujourd'hui, il n'y a pas de prédateurs et les méchants, les moins méchant de notre frelon à nous, mais il se reproduit beaucoup plus vite. Oui, et il fait des nids beaucoup plus gros qui sont beaucoup plus difficiles à localiser.

[00:51:06]

C'est ça le problème.

[00:51:08]

Il est moins méchant que le frelon européen et c'est le mot asiatique qui contribue à entretenir la psychose.

[00:51:12]

Alors Epide est un peu gros. Les nouveaux, on le connait pas. Mais bon, on s'adaptera à la nature s'adaptera. Je ne suis pas plus inquiet que ça. Mais encore une fois, le frelon, si il est tant il a autant d'impact sur les abeilles. C'est parce que si les abeilles, les abeilles, pardon sont déjà affaiblis par le manque de nourriture, parce qu'elles ont moins de fleurs pour les nourrir, par les néonicotinoïdes, etc. Etc.

[00:51:35]

Ça n'est qu'un symptôme d'une nature qui est désorganisée, alors.

[00:51:40]

Autre question qui apparaissait tout à l'heure, mais qui va bientôt revenir? C'était un restaurateur qui se plaignait d'être d'avoir été enlevé tout l'été et d'avoir été embêté par les guêpes. Et c'est vrai que j'ai un restaurant à Paris, à Beaugrenelle et je suis envahi de guêpes. Est ce normal? C'est vrai qu'on a eu un été à guêpes.

[00:51:56]

On ne pouvait plus déjeuner dehors alors qu'on fait ici une explication.

[00:52:01]

Ou au contraire, c'est une bonne nouvelle que d'avoir nos petites bébêtes qui reviennent parmi nous à table, au déjeuner.

[00:52:07]

On dira que c'est une bonne nouage parce que quand il fait chaud et qu'on y déguste, on a des guêpes. De toute façon, il y a quand même peut être une corrélation entre la chaleur et la présence de guêpes, c'est à dire les chaleurs inhabituelles aussi. Il joue un rôle dans cette apparition de guêpes.

[00:52:21]

On ne peut pas se plaindre qu'à moins d'insectes et on aime tant se plaindre. Il y a trop de guêpes dans ces milieux, sont des pollinisateurs et on n'a pas besoin de la même façon.

[00:52:29]

Le retour des rats à Paris? Certains disent bah oui, mais c'est parce qu'on utilise plus des ratissant épouvantables qu'on utilise autre que ça du tout.

[00:52:36]

Ça, c'est autre chose.

[00:52:39]

Mais si il y a quand même des gens qui disent les nouvelles normes interdisent certains Rantissi de certains produits qui sont aujourd'hui interdits. Et donc, du coup, on a le retour des rats. Mais finalement, les rats ont toujours été dans les villes.

[00:52:50]

Non, bien sûr, il y aura commensale de l'humanité. Il a accepté de partager notre espace naturel avec les animaux jusqu'à un certain point.

[00:52:59]

Certains pouvoir aller tout de suite, on en vient à vos questions. Alors, va t il y avoir de plus en plus de moustiques à cause notamment du réchauffement climatique? Oui. En fait, n'est pas le réchauffement climatique, c'est l'eau stagnante, c'est l'eau stagnante. Quand il fait 40 degrés chez moi, j'ai vidé toutes les couches. On appelle ça ce qu'on mes souliers sous les pots de fleurs qui étaient pleins de flotte. Le peu de fois où il a plu, j'ai vu ça tout de suite.

[00:53:26]

J'ai mon expérience à la réunion conjointe sur le chikungunya, mais de là, le chikungunya, c'était de l'eau stagnante qui était restée plus de trois jours sous la chaleur. Une eau stagnante contient un risque de ce type là et avec une chaleur persistante, on peut rester plus de 48 heures.

[00:53:39]

Voilà comment les récifs coralliens se portent t il aujourd'hui?

[00:53:44]

Françoise Gaï Assez mal, en fait. Assez mal le mois. Et justement, là, c'est ce que l'on a appelé les vagues de chaleur dans l'océan. C'est un concept qui a émergé dans les années 80. Avant, on n'avait pas ça et on s'est aperçu qu'il y avait des vagues de chaleur dans l'océan. Un peu comme sur la Terre, tout simplement parce que y avait des morts en masse. Et c'était lié à l'expression de cette température. Par exemple, on a eu des élévations.

[00:54:20]

La Méditerranée est allée jusqu'à 30 degrés. C'est quand même assez énorme. Et puis, depuis les années 80, c'est quelque chose qui sacre, ce qui s'accentue. Et de ce fait, c'est dans les zones en Australie qu'on a pu suivre au cours au cours de quatre épisodes. Comme ceux ci, une des pertes en masse de coraux qu'on a appelé le blanchissement des coraux et qui est vraiment directement liée à l'élévation de la température.

[00:54:50]

Et c'est vrai, ils n'aiment pas la chaleur. Et cette disparition, cette menace sur la Grande barrière de corail, elle a des implications sur la biodiversité, les courants.

[00:54:58]

Évidemment, puisque c'est quand même un patrimoine commun de l'Unesco et donc c'est quelque chose auquel on tient en général et la biodiversité des océans.

[00:55:07]

Est ce qu'un jour ou l'autre, être pêcheur, ce sera un métier en péril? Parce que oui, malheureusement, il y aura de moins en moins de déchets.

[00:55:12]

Tout à fait, puisque de toute façon, comme ça a été dit tout à l'heure, à partir du moment où il y a une élévation de température, les espèces qui peuvent migrer vont migrer vers le nord, vers le nord. Elles sont dans l'hémisphère nord et vers le sud. S'ils sont là, on peut penser qu'on empêchera d'autres poissons, des poissons tropicaux.

[00:55:28]

Oui, mais enfin, il y a. Il peut y avoir des tipping, ce qu'on appelle des points de rupture, comme par exemple, ça s'est passé à Saint-Pierre-et-Miquelon ou si jamais revenue la morue.

[00:55:38]

N'est on pas déjà entré dans une phase du réchauffement climatique qui ne peut plus être maîtrisée?

[00:55:45]

En fait, je le disais un tout petit peu tout à l'heure. Les activités humaines passées et ce qu'elles ont mis dans l'atmosphère, comme un gaz à effet de serre, déterminent les années et les décennies qui viennent jusqu'à à peu près 2050. Par contre, on a un choix énorme de société à faire pour après 2050 et on a encore un choix à faire sur quel type de réchauffement nous aurons à la fin du siècle? Les projections climatiques qui sont faites par le GIEC montrent que nous avons encore le choix entre 1 degrés 2 degrés.

[00:56:18]

Ça va être très dur parce qu'il faut diminuer nos émissions de gaz à effet de serre globales de 45 d'ici 2030 2030. C'est dans 10 ans, donc ça fait plusieurs pourcents par an. En France, on ne diminue pas de plusieurs pour cent par nos émissions de gaz à effet de serre. Au niveau global non plus. Mais on a encore le choix entre des évolutions qui restent peut être contrôlables ou peut être des émissions, des projections. On pourra encore s'adapter sans un coût trop élevé, donc avec une température de plus de +3 degrés en 2100 par rapport au début du 20ème siècle et.

[00:56:54]

Des émissions de gaz à effet de serre sans restriction, sans contrôle, qui pourraient nous emmener à des températures de +5 plus 6 degrés. On a des modèles qui commencent à montrer que ça pourrait être plus des niveaux, des élévation du niveau des mers qui pourraient aller jusqu'à un mètre un mètre d'ici là, un mètre de l'élévation du niveau des mers. Ça demande une adaptation énorme.

[00:57:13]

Certaines villes comme d'un quavait Devialet, des deltas. Le désir de base, oui. Et puis, vous êtes obligés de vous adapter. On pense en plus que les populations qui sont vulnérables et qui vont être vraiment touchées par l'élévation du niveau des mers, ces populations vont augmenter. Aujourd'hui, il y a 680 millions de personnes qui sont dans des zones qu'on appelle basses à des altitudes inférieures à 10 mètres. On pense qu'en 2050, elles seront 1, 1 milliard à peu près par flux migratoires et reproduction.

[00:57:40]

Et ça va s'accentuer. Et c'est les populations les plus vulnérables qui vont être le plus touchées. Il y a un coup derrière d'adaptation qui va être aussi en fonction de la marge de l'amplitude du réchauffement. Et là, on a encore un choix à faire et c'est pas un choix scientifique. C'est un choix de société et un choix politique.

[00:57:59]

Mais vous disiez oui, ça fait 150 ans qu'on injecte du CO2 dans l'atmosphère et donc la teneur en CO2 dans l'atmosphère ne cesse d'augmenter. Est ce qu'on peut imaginer une prouesse technologique qui ferait qu'on pourrait, à large échelle, aller Rustock et aller récupérer ce CO2 et en faire des barres de carbone qu'on pourrait remettre dans la Terre? Mais ce serait une façon plutôt que d'arrêter de réparer les dégâts.

[00:58:23]

Quand on parle d'un monde à 1,5 degré, on envisage que d'ici 2050, on arrive à ce qu'on appelle la neutralité carbone, c'est à dire qu'on met autant de dioxyde de carbone dans l'atmosphère, qu'on est capable d'en récupérer. Et on parle même après entre 2050 et 2100 d'émissions négatives. Donc ça, c'est un concept qui peut paraître difficile à comprendre. Mais ça veut juste dire qu'on récupère plus de dioxyde de carbone qu'on met dans l'atmosphère. Et donc ça, ça demande effectivement des développements technologiques.

[00:58:51]

Et peut être qu'il j'espère peut être qu'ils vont arriver dans les années et des décennies, des décennies à venir. Et effectivement, ça viendra. Je dirais atténuer l'amplitude du réchauffement et donc la tautologie peut nous sauver.

[00:59:06]

Alors peu de gaz carbonique. C'est un peu seul présent, non pas d'aspirateur à gaz carbonique. Ce serait trop mou que le gaz carbonique.

[00:59:14]

Aujourd'hui, on peut espérer que des progrès soient peu, qu'on peut capter le gaz carbonique en sortie de production. Une centrale à charbon, à quel coût énergétique et à quel coût énergétique?

[00:59:26]

Laissez moi, je pense qu'il faut se méfier aussi de ces solutions là qui sont de la géo ingénierie et qui peut quelquefois nous nous échapper alors que l'on peut avoir dispersé le prétexte à ne rien faire dans l'immédiat ou faire croire que le tout technologique va être la solution.

[00:59:41]

D'accord, je pense que les solutions basées sur la nature sont connues pour le solaire. D'ailleurs, sur la nature.

[00:59:47]

Planter un arbre qui absorbe du carbone est un exemple pur, mais c'est grave dans des zones où il va y avoir des élévation du niveau de la mer.

[00:59:57]

Pourtant, vous le disiez, Jean-Louis Etienne, la photosynthèse, ça n'est rien d'autre qu'une plante qui grandit et qui va prendre le de la baisse vers la photosynthèse.

[01:00:04]

Qui peut reCAPTCHA. C'est d'ailleurs la nature qui peut extraire le CO2 Columbia par la photosynthèse, capter Garcia gaz a les pieds dans l'eau et prendre des sels minéraux et la flotte sous le soleil, l'escape, le gaz carbonique dans l'air. Elle fait surtout lui cause. Elle nous donne de l'oxygène, pas le retrait complet.

[01:00:20]

En profiter pour préciser. Et dire qu'une forêt, elle, capte du dioxyde de carbone quand elle grandit, quand elle est arrivée à l'équilibre. En fait, elle est neutre. Elle est neutre. Et donc la déforestation. Eh bien, c'est vous. Ce n'est pas vraiment vous enlevez un puits de carbone, car vous enlevez un stockage de carbone, en fait, surtout si c'est Forester.

[01:00:37]

Parce que si vous coupez un arbre, mais que vous le transformer en meubles et que vous le mettez chez vous, ça ne dégage pas du dioxyde de carbone. Par contre, si vous coupez un arbre, vous Forester et que vous le brûlez, tout ce qui a été stocké dans le tronc de l'arbre repart dans l'atmosphère. Et ça, c'est important peut être de le repréciser.

[01:00:51]

Des fois, je vois qu'il y a des confusions sur la prairie et la forêt. Ça n'est rien d'autre qu'un gigantesque centre de stockage de CO2. Mais quand elle grandit, quand elle a du dioxyde de carbone plus qu'elle n'aurait aimé pour rien, il relâche.

[01:01:07]

Le CO2 qu'il a capté dans sa jeunesse, préfère les sols vivants. C'est le plus gros puits de carbone.

[01:01:11]

Mais peut être peut on dire aussi que le temps de planter un arbre et qu'il pousse, ça prend du temps. Donc, c'est des solutions planter des arbres qui vont envisager maintenant pour le long terme.

[01:01:20]

La Chine et la Russie font elles des efforts pour diminuer la pollution? Shinouï. La Chine construit des centrales thermiques, des centrales à charbon à tour de bras. Ils vont passer au nucléaire. Au RPR, il y a une législation dans les villes qui Estrie qui développe les voitures électriques. Ils ont compris plus vite que nous y mettre en place des choses plus vite que nous. Mais les effets se verront plus tard par rapport à l'Inde, par rapport à la Russie qui est sans doute le pire, ou à l'Europe de l'Est, ou là, ils ont 30 ans de retard sur nous.

[01:01:48]

Finalement, la Chine est pas si mal.

[01:01:50]

Quels sont les pays les plus actifs dans la lutte contre le réchauffement climatique? S'il y a des modèles des pays qui si on faisait tous comme un pays exemplaire. Mais il est quand même bien doté de la Norvège puisqu'il y a des la Norvège, si vous voulez, ils ont des hordes ibar. Les fior du pétrole, donc font de leur électricité qui n'émet rien et ils ont du pétrole qui les rend riches. Donc je veux dire et trouvent des solutions de plus en plus sophistiquées.

[01:02:16]

C'est un pays qui l'Islande aussi intéressant l'Islande, la géo thermique. Ils sont sur un volcan. Ils utilisent beaucoup la géo thermique pour faire de l'hydrogène. Ils ont beaucoup de voitures à hydrogène en Islande parce qu'effectivement, ils ont cette ressource importante qui est la géo thermique à partir de laquelle ils font. Ils font de l'énergie.

[01:02:35]

Que penser des cas de dengue de plus en plus courant en France métropolitaine?

[01:02:39]

La dengue véhiculée par un moustique tigre pour le chikungunya, la fièvre Zika, la fièvre du Nil. C'est typiquement lié au réchauffement de l'atmosphère qui favorise la vie de l'île. Le moustique tigre. Il est donc forcément il y a des cas de dengue qui n'avait pas avant.

[01:02:55]

Les centrales nucléaires en bordure de mer comme Gravelines, sont elles menacées? Oui, elles contribuent au réchauffement de l'eau. À une centrale nucléaire a besoin.

[01:03:04]

Oui, il y a une dilution. De toute façon, ce n'est pas le plus grave. C'est menacé par le haut niveau de la mer.

[01:03:08]

Mais Bouraoui, c'est comme Fukushima, comme Fukushima. Mais les conditions sont peut être pas les mêmes. C'est pas l'exploitant privé, l'exploitant public.

[01:03:17]

Et puis, le nucléaire, quoi qu'on en pense, il est trop tard pour l'arrêter. Le coup est parti trop tard. Sur la transition énergétique qu'on n'a toujours pas en France, on a toujours pas de quoi remplacer les centrales nucléaires. On n'a toujours pas d'éoliennes en nombre suffisant, on n'a toujours pas d'éoliennes offshore, on n'a toujours pas de panneaux photovoltaïques, pas de solution de stockage. On n'a pas développé grand chose et on va arrêter le nucléaire. Il est trop tard pour l'arrêter.

[01:03:39]

Il faut continuer tout en développant les énergies renouvelables. Sinon, on va se retrouver comme en Californie, avec des éoliennes qui produiront ou pas. Et quand elles produiront pas, on ira chercher les meilleurs excited au cours des coupures.

[01:03:53]

Qu'attend on pour replanter dans nos forêts des espèces plus résistantes à la chaleur?

[01:03:59]

Jean-Louis Etienne. C'est ce que j'évoquais tout à l'heure. Le souci pour le gendarme, par exemple, c'est le travail que fait l'Office national des forêts. Réfléchir? Par quoi va t on remplacer nos arbres séculaires? Le hêtre, je l'ai évoqué que ça, il y a les chênes, etc. Le chêne? Si vous voulez, tous ces arbres ont besoin de flotte et c'est une préoccupation sur laquelle se penche vraiment l'ONEP. Ce réchauffement climatique, quelles sont les espèces?

[01:04:25]

Il y a des têtes. Des essais qui se font aujourd'hui. Il y a du travail, mais c'est une préoccupation. Quels sont les effets sur l'homme?

[01:04:31]

Surtout, ne pas refaire des plantations, l'évoquer tout à l'heure Molo molo, tout comme on l'a fait. Monoculture. Dans les Landes, il faut multiplier les espèces de manière à ce que si vous voulez de l'arbre, c'est le gîte et le couvert de la biodiversité. C'est extraordinaire. Un arbre, ça fixe le sol, fixe l'hygrométrie.

[01:04:50]

Mais est ce qu'en France, la forêt recule? Non, elle ne recule pas. Non? Non. Contrairement à l'Amazonie, chez nous, la forêt a tendance à s'étendre, ce qui n'est pas forcément bien par rapport à Prairies.

[01:05:01]

Mieux vaut une prairie Infront. En termes d'hygrométrie, de biodiversité, de captage du carbone, etc. Quels sont les effets sur l'homme de la maladie de Lyme?

[01:05:09]

Jean-Louis Etienne, vous êtes le seul médecin. Je crois que la question a été évoquée par la personne qui était là. Mais cette personne a une maladie, l'homme qui sait qui s'est développé sur la durée. En fait, il faut être très vigilant quand on va se promener en forêt. Ça, c'est la base. Il faut y aller. Me suis fait des grosses chaussures, puis j'ai regardé un petit peu. S'il n'y a pas des tiques qui se sont mis sur ça, dans ses poils, dans sa culotte, partout.

[01:05:34]

Si vous voulez, de manière à se débarrasser de ça, peut être prendre une douche. Voyez ce que je veux dire. Ensuite, c'est terrible. On ne peut plus se balader tranquille forêt.

[01:05:43]

Il faut être stressé en slip de bain, mais hommes à bas prix. Vous avez une éruption circulaire qui est typique, si vous voulez. Donc, avant d'avoir l'évolution que la dame a. Parce qu'effectivement, il y a eu certainement un mauvais traitement ou pas du tout. Parce que c'est sensible aux antibiotiques. Donc, si c'est pris à temps, on peut le soigner tout de suite.

[01:06:03]

Qui est devenu une berghe qu'elle a repris?

[01:06:06]

Elle reprend l'école, elle va mieux, mais elle a décidé de mettre entre parenthèses son militantisme pour retourner sur les bancs de la fac, pour reprendre à fond.

[01:06:16]

Elle a passé le flambeau à d'autres et je pense que voilà, elle a quand même eu un impact sur les consciences.

[01:06:22]

Elle a été reçue par Angela Merkel. Qui? C'est la jeunesse qui va vivre en 2050 avec cette carte et pour les programmes scolaires au lycée Bardos, on enseigne le changement climatique au lycée Sorel.

[01:06:32]

Moi, je trouve que les jeunes n'ont pas forcément uniquement cette personne, mais les jeunes ont réussi à faire changer des choses dans les programmes scolaires que nous, scientifiques, nous n'avons pas réussi à obtenir pendant des années.

[01:06:44]

Donc là, je trouve que vous écoutez Bruno Le Maire. Quelqu'un racontait l'autre jour à cette table que Bruno Le Maire disait alors Vous avez vu les jeunes?

[01:06:52]

Je vous ai fait une fantastique réforme des retraites, plus de retraite sans garantie et c'était ses neveux qui lui ont dit mais dans plus tard, on vivrait dans une planète hostile et donc la retraite sera le cadet de nos soucis. Et du coup, il a pris conscience de la prégnance de ce sujet auprès de la population. Et ici, c'est dans l'air.

[01:07:11]

C'est passionnant. Alors, que pouvons nous faire à notre niveau individuel?

[01:07:16]

Chacun doit être efficace sur sa zone d'influence. Je le répète sans arrêt à dire vous allez rentrer chez vous en voiture, je rentre en voiture un taxi, mais chacun peut faire selon son mode de vie, des gens qui peuvent aller travailler en vélo et peuvent aller travailler en vélo.

[01:07:30]

Ceux qui habitent au milieu de nulle part, je caricature et qui n'ont pas de transports en commun. Malheureusement, ils doivent utiliser leur voiture. Après, on peut aussi faire des efforts sur la manière dont on se nourrit. On peut aussi aller en vacances à proximité. Cette année, c'était facile et ne pas prendre l'avion pour aller au bout du monde, c'est moins cher. Chacun fait ce qu'il peut.

[01:07:48]

Des panneaux solaires sur le toit de ma maison qui nous ont coûté mettre des panneaux solaires. Vous avez dit comment utiliser l'épargne pour faire les panneaux solaires et la voiture électrique? C'est pour conseil de Jean-Louis Etienne se termine cette émission. Merci d'y avoir participé. Vous restez sur France 5? Bonne soirée lundi pour un nouveau C dans l'air.