Happy Scribe
[00:00:12]

Bonsoir à toutes et à tous. Lille, Lyon, Grenoble, Saint-Etienne passent en alerte maximale à Berlin. Le couvre feu est décrété le soir à partir de 23 heures pour contenir l'épidémie. Partout, le Kovy s'étend, ainsi que la contestation. Contestation d'abord de certains élus locaux qui ne comprennent pas toujours les mesures qui leur sont imposées. Contestation d'une partie de la population qui se refuse à vivre en semi confinement et contestation de certains scientifiques qui relativisent l'ampleur de l'épidémie.

[00:00:43]

On les appelle, les rassure. C'est le sujet de cette émission C'est dans l'air que nous avons décidé intituler ce soir Covidien la grande cacophonie. Pour répondre à vos questions, nous avons le plaisir d'accueillir le professeur Xavier Lescure. Vous êtes médecin spécialiste des maladies infectieuses à l'hôpital Bichat, à Paris. Docteur Agnès Tricart Hibon, vous êtes présidente de la Société française de médecine d'urgence. Rogé, chef du service Société à Europe1, et enfin, Brice Teinturier, directeur général délégué de l'institut de sondage Ipsos.

[00:01:13]

Merci à tous les quatre de participer à cette émission en direct. Professeur Xavier Lescure, on commence avec vous. Est ce que vous pouvez nous décrypter cette phrase du premier ministre qui a déclaré Les chiffres dont nous disposons montrent que la situation pourrait rapidement atteindre un niveau critique.

[00:01:30]

On a plusieurs effectivement éléments qui montrent qu'on se rapproche du niveau seuil à partir duquel on ne pourra plus rien contrôler et on sera obligé de subir une épidémie qui imposera des restrictions extrêmement importantes pour la société et pour l'économie. Et on est en train d'arriver à un seuil qui fait evoqué pour l'hôpital qui a déjà subi la première phase de la première vague de plein fouet, avec une résilience qui est compliquée. On est en train de vivre à l'hôpital, une situation où on voit qu'on a de plus en plus de mal à faire de la place pour les patients qui arrivent pour le COVED et pour en laisser pour ceux qui n'ont pas le vide.

[00:02:11]

Et un exemple? Je peux vous donner un exemple très pratique. Le week end dernier, on a dû ouvrir en catastrophe parce qu'on anticipe en permanence les choses, mais on a ouvert 12 lits dans le week end le dimanche matin. Aujourd'hui, on ouvre encore des lits supplémentaires et donc on a la moitié du service de visites.

[00:02:28]

Ouvrir un lits, ça veut dire que vous avez des pièces vides et vous portez un lit. Vous avez raison?

[00:02:32]

Non, il n'y a jamais de pièce vide à l'hôpital. On a transformé des unités non Kovy dans l'unité Coved, on a transféré des malades. On a pour ce que je connais du quotidien, soit 59 lits en infectiologie. On en a 26 qui tournent à plein régime pour des patients Coved. On a une réanimation qui est pleine aux deux tiers de patients Coved.

[00:02:56]

Vous êtes bien au delà le maximum. C'était quoi? C'était 30%. On a un indicateur du gouvernement.

[00:03:00]

On a aujourd'hui. Oui, il y a plusieurs seuils, mais le seuil critique, c'est à partir du moment où vous ne pouvez. Vous ne pouvez plus vous contenter d'anticiper et que vous avez un risque de débordement. Aujourd'hui, on a 40 pour cent des patients APHP en réanimation qui sont hospitalisés pour une seule maladie locaux vides. Mais il faut prendre en charge les autres patients que les autres maladies. D'où un plan blanc qui fait qu'on est obligé de se réadapter complètement en urgence.

[00:03:31]

C'est pour ça, par exemple, qu'on avait essayé d'alerter avant pour, puisqu'on est vraiment dans l'anticipation. Depuis janvier dernier, pour justement ne pas passer au dessus du seuil qui fait que on est obligé d'utiliser les grands moyens. Et à l'hôpital qui est fragilisé, c'est quoi les grands moyens? C'est la déprogrammation. C'est empêcher les gens de partir en congé, c'est faire de la grande régulation, des soins critiques, etc. C'est parfois des patients sévères qu'on ne peut pas.

[00:03:58]

On va y revenir, probablement être obligé de faire des choses qu'on ne fait pas d'habitude en hospitalisation conventionnelle. Des procédés, l'oxygénothérapie qui se font habituellement en réanimation, qu'on est obligé de faire en salle parce qu'il y a plus de places en règle, parce qu'il n'y a plus de places en animation. On n'en est pas là. On ne veut pas en arriver là et on sent qu'on se rapproche de ce seuil critique avec un hôpital fragilisé. Dans le Ségur a été.

[00:04:22]

Une procédure de. Maintien, mais je pense que je ne suis pas certain que ce soit suffisant pour redynamiser l'hôpital qui était un grand corps médical malade. Déjà, je vous rappelle les conflits sociaux de l'année 2019. On a démarré, on était un peu dans une situation critique sur le plan de l'hospice, de l'hôpital de l'hospitalier et donc là, on a pris une claque et on ne pourra plus en prendre une deuxième, même si elle est moins violente, même si elle est moins brutale parce que la résilience de l'hôpital, et donc il faut entendre ça pour que les gens.

[00:05:01]

Il ne faut pas que les gens aient l'impression, quand on alerte, que on crie au loup. Il faut comprendre que leur hôpital. Moi, je suis. Pardon.

[00:05:14]

Je suis au service du public. Je suis à l'hôpital public. Ce n'est pas mon hôpital, c'est le gens, c'est l'hôpital des usagers. Donc il faut qu'ils se rendent compte que l'hôpital est fragile. Il faut aujourd'hui le préserver. Il faudra le défendre dans les semaines et les mois qui viennent, en urgence. Si on ne veut pas que l'hôpital, les gens recale.

[00:05:34]

Vous voulez dire que vous vous êtes convaincu que si on était ouvert, qu'on venait le visiter, on changerait tous de discours?

[00:05:40]

Je crois. Je crois que ce serait peut être une bonne mesure de communication de voir comment les soignants essayent de travailler dans de bonnes conditions avec les moyens qu'on a dans la situation actuelle.

[00:05:52]

On va revenir largement sur la situation à l'hôpital public. Docteur Agnès Recalibrage, allez vous demander ce que c'était que le plan blanc qui vient d'être déclenché à Paris? Je crois avoir compris que c'est l'idée, notamment de déprogrammer des opérations non vides. Est ce que vous êtes Saturations? Qui est à l'hôpital? Vous au SAMU? Qui est en amour, donc?

[00:06:10]

Est ce que vous sentez ce que vous voyez bien que j'allais dire de façon très triviale. Il y a de moins en moins de place pour les patients.

[00:06:18]

C'est un constat. Effectivement, à l'heure actuelle, on a des difficultés d'accès à la réanimation pour des patients qui le justifient. On a des services d'urgence qui sont saturés et qui ont du mal à hospitaliser les patients. Et la grande angoisse à l'heure actuelle des soignants, c'est de ne pas pouvoir prendre en charge un patient dans les conditions de qualité et de sécurité que l'on doit à la population. Et pour ça, on alerte. Je partage pleinement ce qui a été dit par Xavier Lescure.

[00:06:49]

On a besoin de l'aide de la population pour les soigner. l'Hôpital, effectivement, aujourd'hui, il est plein. On a besoin de soigner les patients Covidien, mais également toutes les pathologies non Scoville. Il y avait beaucoup de choses en première vague qui ont été déprogrammés, qui étaient du semi urgent, qui sont devenues de leur champ. Et donc, on ne peut pas se permettre aujourd'hui de refaire ce qui a été fait en mars dernier.

[00:07:13]

Programmé en mars avril qui était semi urgent. Maintenant, c'est 6 mois que ça fait, six mois que ça n'a pas été fait. Je n'ai pas remplacer une prothèse, etc. Il faut vraiment le faire.

[00:07:21]

Il y a eu des retards de diagnostic de la pathologie cancérologie, par exemple. Il y a eu des cancers non détectés qui arrivaient un peu plus avala, et puis des insuffisances cardiaques, des pathologies chroniques. Il faut, il faut redonner confiance à la population pour dire l'hôpital est bien organisé avec des filières kovy, non Kovy. On de temps en temps des patients au SAMU qui nous disent non, non, je ne veux pas aller à l'hôpital alors qu'ils en ont besoin.

[00:07:47]

Donc, on a organisé l'hôpital pour prendre en charge ces patients corvidés, donc ovines, et le plan blanc. Il est déclenché parce qu'on est ce qu'on appelle un peu en dépassement de capacité et qu'il faut réorganiser complètement l'hôpital avec des rappels de personnel, avec des changements d'affectation des lits pour être en capacité de prendre en charge, s'adapter à ce besoin de soins que l'on constate et qui est en augmentation. Dans mon département, c'est 60 des lits de réanimation qui sont à l'heure actuelle pour le Covidien.

[00:08:23]

Et il y a toute la pathologie classique et nous soignant notre notre ADN de tout patient qui a des chances de survie doit pouvoir avoir accès à la réanimation. C'est ce qui s'est passé en Italie. C'est ce qui s'est passé en Espagne. Aux premières vagues, on est passé juste au dessus, au dessous de la barre en Ile de France au moment de la première vague, parce qu'on pouvait faire des transferts de malades.

[00:08:51]

Exactement ce qu'on a fait des transferts parce qu'on a eu des renforts extraordinaires. Une solidarité interrégionale qui a été fantastique.

[00:08:59]

Les Toulousains, les infirmières, tout Magdelaine qui sont à Paris pour sauver les Parisiens.

[00:09:03]

Sauf que là, toutes les métropoles sont touchées. On discutait même hier au ministère sur les transferts transfrontaliers frontaliers parce qu'on a affaire en Allemagne, en Belgique. Là aussi, ces pays sont touchés et donc nos capacités de cette entraide inter transfrontalier et interrégionale sont limitées.

[00:09:24]

Je ne dis pas qu'il y en aura pas parce que toutes les régions ne sont pas touchées de la même manière, mais le plan de renforcement ne sera pas de la même hauteur. Et puis, on a été admiratif de la mobilisation de nos équipes. J'avoue que l'équipe a été extraordinaire et cette motivation, elle est toujours là. Sauf qu'ils sont fatigués.

[00:09:45]

Et de plus grandes vacances en plus, puisque dans le cadre du plan blanc, il y a il va falloir faire une croix sur vos vacances de la Toussaint.

[00:09:52]

C'est le risque, c'est le risque. Alors quand on alerte, ce n'est pas parce qu'on fait du catastrophisme. Plutôt optimiste sur tous les plateaux TV. Mais c'est vrai que là, on sent la situation monter et qu'il est encore temps de la stabiliser pour éviter de se retrouver dans cette situation est obligé de prendre des décisions qui ont des conséquences médico sociales et économiques extrêmement importantes.

[00:10:21]

Quand on alerte, ce n'est pas parce qu'on fait du catastrophisme. J'avais prévu vous, journalistes, vous savez, société, j'avais prévu vous demander est ce qu'on ne peut pas soupçonner les autorités de faire un peu de catastrophisme, justement pour que le message l'alerte passe bien? Qu'on fasse attention. Mais après avoir écouté deux professionnels de santé sexuelle, on est saisi, on est saisi par la situation. En même temps que votre métier de journaliste n'est pas très compliqué parce qu'il faut apprécier avec du recul, tout ce qui se passe et la tentation.

[00:10:47]

C'est le dernier cas parlé qui a raison des Anglais espérant qu'on fait autrement. Dernier cas pas en. En attendant, Séverac Neotion a été formé. Ça fait six mois qu'on se forme. Ça fait six mois qu'on commence à comprendre les chiffres, les indicateurs, etc. Etc. Et aujourd'hui, il y a un indicateur qui nous parle. Et puis, il y a 1500 personnes à réanimations, au plus haut, au plus haut. Il y a eu 7 000 et on était à 600 à la fin de l'été, donc on voit bien que ça augmente.

[00:11:10]

Donc nous aussi on essaie de comprendre. Moi, je pense, moi, j'ai déboussole.

[00:11:16]

Je suis journaliste, je suis pas scientifique, mais j'ai depuis 6 mois. Il y a des gens en qui je crois et en particulier les membres du conseil scientifique.

[00:11:23]

Pour moi, c'est déboussole qui sont importantes, c'est à dire que je crois qu'il est un danger dont je crois les parents parce qu on en parlait tout à l'heure. Mais il y a des gens qui disent des choses, qui sont parfois intellectuellement séduisante, mais après, on se dit comment on peut savoir si c'est vrai ou ce n'est pas vrai. Tous les rapports du conseil scientifique, je les ai lu de A à Z. Les chiffres qui sont sur la santé publique, France, je vais les regarder et chacun se forge ses propres à sa connaissance, sans son socle.

[00:11:54]

Si vous voulez donc nous ière quand toutes les conférences de presse du ministre, je les regarde avec toujours. Vous dites est ce que ce budget dramatisée, je pense que c'est juste. Ils ont du mal à faire passer le message et on a entendu que la situation était grave. Mais c'est vrai qu'il faut comprendre que pour eux, le message qui doit être donné au grand public, c'est faites attention à respecter les mesures barrières. Et dès qu'on parle comme ça, c'est vrai que non.

[00:12:16]

On a l'impression que ça fait six mois qu'on entend ça. Quand ça va se laver, les mains mettent un masque et tout ça. Mais c'est un fait, il faut bien comprendre et c'est ça. Nous aussi, on essaie d'expliquer, dire que si nous, on fait attention aujourd'hui, si tout le monde par des masques et respectez les gestes barrières, il n'y aura pas d'entrée en hospitalisation et on n'arrivera pas à la situation que décrivent les médecins.

[00:12:34]

Brice Teinturier Comment est ce que la population, elle, reçoit tous ces messages à la fois alarmistes? Mais en même temps, vous le disiez, ça fait six mois qu'on entend ça. Il y a peut être un phénomène de ras le bol, un phénomène de pas vouloir passer à autre chose. Comment?

[00:12:46]

Il y a un phénomène de lassitude, mais l'indicateur qui est un des plus importants à suivre, c'est le niveau de peur et le niveau de peur. Malgré tout, il remonte parce que la population entend ce qui est dit et se rend bien compte que l'épidémie progresse. Donc, premier élément, la peur remonte. Elle n'est pas au niveau de ce qu'on avait connu en mars avril, mais elle remonte. Deuxième élément en matière de Decauville les Français ne sont pas des Gaulois réfractaires.

[00:13:08]

On est moins. J'entends parler de cette idée qui est une idée fausse qu'on serait un pays qui serait au nom de la liberté et rétif à un certain nombre de mesures en matière de protection et Decauville. Ce n'est pas vrai, ça, c'est aux Etats-Unis. En France, vous avez plutôt des individus qui sont en demande de protection et qui sont en demande d'autorité. Donc, l'alignement entre guillemets se fait globalement plutôt bien. Une fois qu'on a posé ça, il y a malgré tout un doute qui existe sur la pertinence de certaines mesures.

[00:13:36]

Et ça aussi, on ne mesure ce doute. Il est accru encore dans certaines tranches d'âge, et notamment les 20 35 ans. Typiquement, une mesure ou une majorité de Français qui y est favorable, mais une grosse minorité qui s'interroge le dire comme ça, c'est la fermeture des bars après 22 heures. Là, vous êtes à 60 65 des Français qui y sont favorables. Donc vous avez entre 30 et 40 pourcent qui disent non. Je suis opposé à ce type de mesure parce qu'il y a débat sur le fait que la circulation du virus serait plus importante dans la sphère privée.

[00:14:06]

Que donc ce serait une mesure contreproductive. Et là, pour le coup, ce n'est pas un problème de documenter les faits. C'est un problème d'interprétation. Et dès qu'il y a un doute ou une controverse sur la pertinence de la mesure, eh bien vous avez une partie de la population qui va s'y engouffrer.

[00:14:22]

Donc, globalement, on suit les règles. Les Français suivent les règles. Ils ont de plus en plus peur. Mais il y a sur certaines mesures qui ont été prises récemment. Une minorité non négligeable de Français qui s'interroge sur son bien fondé.

[00:14:35]

Après Marseille et Paris se sont donc quatre métropoles supplémentaires qui sont passées en alerte maximale, qui passeront en alerte maximale dès demain. Les bars et les salles de sport de Lille, Grenoble, Lyon et Saint-Etienne vont donc devoir fermer leurs portes pour au moins quinze jours. Une situation que déplorent certains élus locaux, alors que les mauvais chiffres annoncés hier par Olivier Véran indiquent que la situation sanitaire dans le pays continue de se dégrader. Barbara Steck et Aurélie samère. Dernier jour d'ouverture pour ce bar lillois.

[00:15:09]

Demain, il devra fermer pour 14 jours. Un nouveau coup dur pour le patron.

[00:15:15]

On a déjà eu des difficultés déjà avec le complément essaye de survie comme on peut. Les fermetures de 15 jours encore d'ailleurs. C'est vrai que ça me chagrine, mais c'est triste aussi pour nos employés.

[00:15:25]

Bars fermés, protocole sanitaire renforcée dans les restaurants, incitation au télétravail.

[00:15:32]

Après Paris et sa petite couronne, la Guadeloupe, la métropole Aix-Marseille, Lille, Lyon, Saint-Etienne et Grenoble passent en zone d'alerte maximale pour l'ensemble de ces métropoles.

[00:15:47]

Les élus locaux ont été consultés. Beaucoup d'entre eux la plupart d'entre eux, ont été reçus par le premier ministre au cours des derniers jours. L'ensemble de ces élus ont été contactés par le préfet de manière à les alerter sur la dégradation des indicateurs épidémique et leur annoncer que la bascule avait hélas de grands risques d'être opéré.

[00:16:08]

Enfin, des élus comme le maire de Lyon, il va voir pour de vrai contre de nouvelles restrictions. La veille, l'écologiste Grégory 12C, en visite dans un centre de dépistage du Covidien, a clairement affiché son opposition à la méthode du gouvernement.

[00:16:26]

Je considère qu'aujourd'hui, on a les moyens ici, sur la ville, sur la métropole, pour répondre à l'évolution de l'épidémie. Pas la peine de fermer les bars tout le temps. Non. C'est ce que veut dire à mon propos. Effectivement, pas la peine d'aller plus loin. Au contraire, responsabilisant davantage si on veut prendre des mesures complémentaires alors que le débat continue.

[00:16:49]

La situation se dégrade. Le virus circule vite avec plus de 18.000 nouveaux cas en 24 heures en Ile de France.

[00:16:58]

Quarante pour cent des lits en réanimation sont occupés par des patients contaminés. Le plan blanc a été déclenché. Concrètement, des programmes?

[00:17:08]

Un certain nombre d'interventions pour libérer davantage de personnel pour les patients lourds apprendras. Étant entendu vides, cela veut dire que les personnels travaillent, sont obligés de travailler plus. On est malheureusement à demander aux équipes celles qui peuvent renoncer à nos jours de vacances de la Toussaint dans des situations qui sont très difficiles.

[00:17:33]

Mais tout le monde sous tension, crise sanitaire et crise économique. Hier, aux côtés du ministre de la Santé, Bruno Le Maire a annoncé des nouvelles mesures de soutien aux entreprises en difficulté.

[00:17:47]

Nous avons donc décidé d'élargir et de renforcer le Fonds de solidarité. Ce fonds de solidarité, comme vous le savez, il est réservé depuis le mois de juillet aux secteurs du tourisme, de l'événementiel, de la culture, du sport. Mais certaines activités ont été exclues alors qu'elles sont directement impactées par les conséquences de la crise sanitaire.

[00:18:14]

Nous allons donc inclure ces nouvelles activités. Les fleuristes vont par exemple pouvoir bénéficier de cette aide. Un soulagement pour ce commerçant qui a perdu 60 de son chiffre d'affaires avec la crise.

[00:18:29]

On pensait que cette fin d'année allait nous permettre de renouer des contrats pour l'année prochaine et dès le premier semestre 2021. Et aujourd'hui, nous n'avons toujours rien.

[00:18:41]

Graphistes, blanchisseurs, bouquinistes, 75.000 nouvelles entreprises vont pouvoir bénéficier de ce fonds de solidarité.

[00:18:51]

Alors, question télespectateurs, pourquoi cette recrudescence de l'épidémie alors que la stratégie du masque est en vigueur depuis plusieurs semaines?

[00:18:58]

Professeur Xavier Descubes nous a tous dit si vous portez bien le masque correctement, tout ira bien. On porte le masque. Brice Teinturier me disait que la majorité, l'écrasante majorité des Français respecte les mesures barrières. Nous sommes, nous ne sommes pas des Gaulois réfractaires.

[00:19:13]

On pas trop réfractaires. On est vraiment dans une situation hyper complexe. Quand, tout à l'heure vous m'interroger sur le point critique, le point critique. Il est comme comme dans le reportage. Il est au niveau sanitaire et au niveau sociétal par rapport à. Je ne voudrais pas qu'on ait un discours complètement hospitalo centrée ou focalisée sur les soignants parce qu'on vit la situation tous les jours. Mais on se met aussi à la place des gens qui subissent qu'ils ne peuvent pas travailler, qui restent en télétravail, etc.

[00:19:46]

Et c'est vrai qu'il faut, je pense, qu'il faut absolument pas autoriser les soignants qui galèrent et qui travaillent comme des fous et les autres qui ne peuvent pas travailler et qui sont dans le sanitaire correct, c'est ça.

[00:19:59]

Mais oui, je pense qu'il faut vraiment faire très attention et il faut se rappeler qu'on est tous ensemble sur le bateau et qu'il faut. On est sur la crête entre le débordement de l'hôpital et l'effondrement entre guillemets de l'économie et le ras le bol de la société. l'Impact culturel, l'impact au niveau du développement des enfants, de l'isolement des anciens et des personnes âgées, tout ça, je pense que même nos soignants ont conscience de ça. Mais il faut vraiment qu'on soit tous sur le même bateau.

[00:20:29]

Il faut éviter de scindées.

[00:20:31]

Du coup, j'ai oublié la question, mais je ne voulais pas en parler.

[00:20:35]

Pourtant, je voulais juste replacer la phrase de Jean-François Delfraissy, président du conseil scientifique. Il faudra vivre avec le virus jusqu'à l'été.

[00:20:45]

Du coup, on se dit Bah, voilà ce que ça vaut, le coup de vivre confiné jusqu'à l'été.

[00:20:50]

Ce qui est sûr, c'est qu'il faut absolument. L'objectif, c'est de pas retourner au confinement, c'est de faire du stop and go entre du restrictif et redonner de l'oxygène. C'est le cas de le dire à l'hôpital. C'est vrai que les gensse français adhèrent au port du masque dans la rue. Et peut être qu'on ne dit pas assez et que les gens oublient que les nœuds de circulation aujourd'hui, c'est par exemple au travail quand les gens font la pause et qu'ils déjeunent ensemble.

[00:21:21]

C'est dans les bars, c'est à la maison, dans les foyers, c'est quand les auxiliaires de vie qui font qu'ils peuvent par exemple contaminer des personnes âgées parce que ces situations là, on n'a peut être pas s'est appuyé sur le fait qu'il faut respecter quand on ne peut pas porter le masque. Les distances entre nous et c'est ça qui est hyper compliqué, c'est que ce virus rend intrusif sur l'intimité et donc on porte le masque toute la journée et on ne peut même pas aller se détendre parce que 10 heures, 22 heures, 23 heures, minuit.

[00:21:57]

L'alcool aidant, on se relâche, on n'a plus le masque, on rigole, on chante et on se contamine.

[00:22:01]

Brice Teinturier. Sommes nous prêts? Non, parce qu'il ne faut pas que l'épidémie s'étende.

[00:22:05]

Parce que justement parce que c'est cette intrusion dans notre vie privée, comme au Québec comme en Écosse, on a interdiction par la loi d'aller chez les amis boire un verre et où on a même un Olivier Véran qui dit quand même a dit même si vous recevez votre famille, vos enfants, vos petits enfants. Oui, on est dans la cellule familiale ou petit enfant. Vous devez porter le masque, comme on nous dit qu'on est jusqu'à l'été. Ça veut dire qu'à Noël, je n'ai rencontré de ma fille qu'il y a d'un côté les principes généraux des comportements.

[00:22:36]

Quand vous mesurez les principes, ce que nous disent les Français, c'est qu'ils sont prêts à renoncer, donc massivement, dans une proportion de 80%. Un de mes confrères l'attester récemment à une liberté individuelle, au moins passagèrement, pour lutter efficacement contre la contamination par le vide et qu'ils sont prêts également, dans une proportion un peu moindre, mais très forte, à renoncer à certaines formes de la vie sociale. Donc, typiquement, celle que vous décrivez, c'est beaucoup plus nuancé sur la vie économique.

[00:23:02]

Ce que vous avez souligné est important quand on se projette dans la durée. On se projette maintenant dans la durée avec ce virus. L'arbitrage entre les dégâts économiques et les dégâts sanitaires fait que les Français peuvent considérer qu'une partie importante considèrent qu'il faut éventuellement moduler les choses pour répondre à votre question. Donc, oui, ils sont prêts, si la menace augmente, à renoncer à certaines formes de vie sociale. Ça, c'est les principes. Ensuite, dans les comportements, c'est globalement fait.

[00:23:31]

Mais ce que vous avez décrit, je crois, correspond très bien aridité. Dire que vous avez des Français qui portent le masque à l'entreprise dans leur entreprise, dans la rue et qui rentrent chez eux, qu'ils l'enlèvent. Donc il y a et qui peuvent se retrouver aussi à plusieurs lors d'événements familiaux. Donc, vous avez des moments où ça lâche et ce sont ces moments qui sont propices, au delà des principes généraux, à la propagation du virus.

[00:23:52]

Quand des maires, les maires de Grenoble, par exemple, Eric Piolle, qui se dit un peu dérouté par le fait que sa ville soit maintenant classée en zone d'alerte maximale, comme Samia Ghali à Marseille, qui dénonce des décisions prises par des nantis qui se réunissent à Paris. Qu'est ce que ça témoigne? Ça témoigne d'abord que ces gens là, ils sont connectés avec la réalité des brasseurs, de gens qui sont en auto entrepreneurs, qui ont perdu leur boulot.

[00:24:17]

Oui, je pense qu'il y a une situation marseillaise qui est tout à fait particulière. Vous pensez à Mégalis, qui veut un conseil scientifique à Marseille? Je pense que c'est une situation particulière d'un rapport de force, d'un sentiment, d'un sentiment, d'une autorité parisienne qui veut imposer des choses à Marseille.

[00:24:31]

On en a beaucoup parlé après le maire de Lyon. Je crois que c'est quelque chose qui peut être illustré. Ce que nous ressentons quand je vous mets au défi de me dire la différence entre la zone de circulation active et la zone d'alerte renforcée, la zone d'alerte maximale et l'état d'urgence sanitaire. Quelles mesures sont associées à telle région? Et les trois indicateurs qui font qu'on passe d'une région à l'autre? C'est quand même si c'est ça la pédagogie gouvernementale. C'est extrêmement complexe, donc je pense que les gens ici sont complètement perdus en disant Mais qu'est ce que ça veut dire?

[00:24:59]

Mais je n'ai pas 30 ans de réanimation dans mon hôpital, etc. En fait, il faudra peut être simplifier la communication gouvernementale à la fois pour les élus, mais aussi pour les citoyens, pour que les citoyens comprennent que l'objet n'est pas de les punir, ni de ne sait pas quand on n'est pas à l'école, quand il n'y a pas un prof qui dit attention telle telle ou telle note. L'idée, c'est quand même de tous ensemble ce que disait que tous ensemble, on arrive à limiter, limiter la progression de l'épidémie, non pas de l'interrompre, mais de la limiter pour éviter toutes les conséquences dont vous parlez.

[00:25:29]

Les conséquences économiques. Et puis, quand vous dites enfant à la maison, on a le droit d'enlever le masque. Axel Quand on rentre à la maison le soir, on a le droit d'enlever le masque parce que c'est notre bulle familiale. Effectivement, quand il s'agira à Noël d'aller voir les grands parents, alors là, effectivement, il faudra faire attention. Mais aujourd'hui, quand je déjeune au restaurant, c'est quand même un sacré sacrifice.

[00:25:46]

Je garde mon masque entre l'air, entre les plats.

[00:25:50]

C'est une forme, c'est un apprentissage comportemental.

[00:25:53]

Face à cela, docteur Agnès Ricard Hibon, est ce que vous comprenez une jeunesse qui ne se sent pas dans sa chair? Menacée par ce virus et qui dit comme Nicolas Bedos Vivons, vivez à fond, embrassons nous crevant.

[00:26:05]

Ayons la fièvre ayant de la fièvre. Ça peut paraître la provocation, mais c'est justement le privilège de la jeunesse que d'être provocante et rebelle. Mais on les comprend et peut être qu'on n'a pas très bien communiquer vers la jeunesse. Au départ, tout est une question. En médecine, on fonctionne beaucoup en avantages et inconvénients, bénéfices, risques. Personne ne détient la vérité suprême en dix ans. Il faut faire comme ci où il faut faire comme ça et on tâtonne.

[00:26:32]

On cherche la bonne mesure. Et pour les jeunes, c'est vrai qu'ils se sont sentis moins concernés puisque depuis le départ, on a passé notre temps à le dire, qu'ils ne faisaient pas de forme grave et que 80 de la population avaient des formes mineures qu'ils voyaient à peine passer. Sauf qu'ils sont impactés à un triple titre. Je dirais, d'une part parce qu'ils peuvent contaminer leurs proches et entraîner des drames familiaux. D'autre part, ils sont les premiers impactés, vivent très mal la fermeture des bars et de tous les endroits festifs.

[00:27:03]

Et, troisième point, ce sont les premiers impactés par la crise économique qui suit la crise sanitaire. En termes de marché de l'emploi, et donc peut être qu'en utilisant certains canaux de communication et notamment les démarres NBP ou je ne sais quel YouTubeur pour sensibiliser à ces impacts indirects, ce n'est pas eux spécifiquement qui sont concernés, mais l'ensemble de leur entourage et leur avenir. Parce que c'est vrai qu'on parlait de d'économie. On a vu des conséquences médico sociales au Samu centre 15.

[00:27:39]

On a des femmes battues, les enfants battus. Les conséquences de l'isolement. Les tentatives de suicide, tout ça sont dans cette veine.

[00:27:49]

À l'occasion du confinement. On n'en voit plus. On n'a pas de chiffres précis, mais on n'en voit plus dans cette balance avantages, inconvénients, bénéfices, risques. Il faut qu'on trouve le bon curseur. Les divergences entre scientifiques sont normaux.

[00:28:06]

Normal. C'est comme ça que la médecine se construit.

[00:28:09]

Justement, va revenir sur ces divergences. Brice Teinturier sur les jeunes, puisque c'est effectivement cette tranche d'âge, le disait tout à l'heure les 20 35 ans, qui est le plus tendance à s'opposer à un certain nombre de mesures restrictives. Il y a deux messages qui peuvent être tenus. Il y a un message que vous avez souligné est un message de responsabilité vis à vis des autres. On doit se protéger soi même pour protéger les autres. Et puis, il peut y avoir un message rationnel bénéfice risque qui est de petits sacrifices.

[00:28:35]

Aujourd'hui, éviterons des gros sacrifices pour demain. Il vaut mieux que les bars soient fermés pendant quinze jours plutôt qu'ils soient fermés pendant trois mois. Si on veut raisonner de manière purement rationnelle balance, risque bénéfice. Il faut aussi adresser ce message et tirer l'ensemble de la population vers un niveau de responsabilité calculé ou éthique. Il peut y avoir un levier, encore une fois, de la responsabilité morale vis à vis d'autrui. Si ça ne marche pas, il y a des gens qui ne sont rétifs à ce type d'argument.

[00:29:03]

Au moins, actionner le levier de la rationalité et de l'intérêt individuel. Est ce que la situation ne dégénère pas? Ça vaut beaucoup pour les Français. Sur la situation économique aussi. L'arbitrage compliqué, c'est ce que je fais pour ne pas mettre en danger le pays. Parce que les deux sujets sont liés. Le sujet sanitaire et économique est totalement lié. Il ne faut pas les opposer. Plus les mesures sont efficaces sur le plan sanitaire et permettent de faire régresser la circulation du virus, plus l'économie est préservée.

[00:29:30]

Donc, ce n'est pas l'un ou l'autre, c'est l'un pour l'autre. Et ça, je crois que c'est quelque chose qui peut être entendu aussi.

[00:29:36]

Mais il faudrait le dire et abroger, ce qui n'est pas énorme parce qu'on parle de la France de la jeunesse. C'est ce que je suis persuadé qu'il y a un sentiment de culpabilité qui doit faire énormément souffrir nos aînés en se disant Bah finalement, mon petit fils qui n'a pas de boulot pour me protéger, pour me sauver. Moi, ça doit nourrir un sentiment de culpabilité qui doit également être source de souffrance chez les plus âgés sans doute.

[00:29:57]

Qui s'est partagé entre cette culpabilité là et cette tristesse là aussi, de ne pas voir leurs petits enfants. Parce que c'est aussi les vacances de la Toussaint? Peut être, vous comme moi, on va plutôt amener les enfants chez les grands parents pour que nous puissions continuer à travailler. Donc, il y a cette impuissance, cette culpabilité là et aussi un sentiment d'isolement. Voyez ça, ça s'accumule, ces sentiments auprès des personnes âgées. Et c'est pour cela qu'il ne faut pas dire il faut pas aller voir.

[00:30:23]

C'est ce qu'a dit Olivier Véran hier. Il a dit Il faut pas qu'il ne faut pas y aller. Il faut se protéger et c'est pour ça que c'est quand même pas si difficile que ça de mettre un masque et de respecter les distances.

[00:30:33]

Venons en à ces fameuses divergences des scientifiques. Donc, même si les chiffres de contamination annoncés chaque soir continuent de grimper, les Français ont parfois du mal à savoir s'ils doivent s'alarmer ou au contraire relativiser. Car l'interprétation de ces chiffres par la communauté scientifique est loin d'être uniforme. De quoi semer le doute, surtout quand des blouses blanches s'écharpe sur le bien fondé ou non des mesures imposées par le gouvernement. Voyez ce sujet de Magali La Crows et Christophe Roquets. Chacune des semaines, ça, ce serait une deuxième vague que vous nous avez annoncée à chaque fois.

[00:31:09]

Décidément, c'est la même. Bienvenue dans la génération Covidien sur les plateaux de télévision. Ce ne sont pas les politiques qui s'écharpent sur les décisions.

[00:31:18]

Non, parce qu'une vague, c'est quand ça monte aussi haut. Ben oui, ce sont bien des scientifiques et c'est la cacophonie médiatique.

[00:31:26]

Le problème de ce virus, c'est le problème hospitalier. Aujourd'hui, un tiers des places en réanimation en Ile de France et pourquoi sont occupés par les déplacements ont diminué.

[00:31:35]

Est ce que c'est normal que pendant on est tout le temps se trouve un espace de magma? Il y a un moment, il faut juste se retrouver dans le calme et de sérénité. Là, on l'a pas.

[00:31:45]

Pourtant, tout avait bien commencé au début de la crise sanitaire. Les scientifiques rassemblés en conseil guident le choix du président pour combattre le virus. C'est grâce à la science et à la médecine que nous vaincrons le virus, mais une première voix contestataire s'est fait entendre en pleine première vague. Didier Raoult rassure les Français. Il aurait trouvé le remède miracle l'hydroxyde chloroquine.

[00:32:12]

Les choses sont très rassurantes sur ce traitement auquel on n'a pas eu d'ennuis. Cardiologiques.

[00:32:20]

Des patients qu'on va traiter les mesures sanitaires de ses confrères, il n'en veut pas et il dit tout le mal qu'il en pense.

[00:32:28]

En audition à l'Assemblée nationale quelques mois plus tard, vous me demandez pourquoi je ne suis pas resté dans ce conseil scientifique. C'est parce que je considère que ce n'était pas un conseil scientifique et que je ne sais pas. Je ne fais pas de présence, pas de temps et donc les gens qui étaient là n'étaient pas. Je sais ce que c'est un conseil scientifique. Moi, j'ai un conseil scientifique qui fait rêver le monde entier de qualité. C'est que stars.

[00:32:49]

C'est pas ça.

[00:32:50]

Son discours divise la communauté scientifique et voilà que les clans se créent, alarmistes contre Rassures Rist, pas toujours étanche, où chacun revendique son analyse et critique, celle des autres par médias interposés. Dans le JDD, six médecins alarment les Français sur le risque accru de contagion dans les rassemblements privés. Le conseil scientifique n'exclut pas l'idée d'un reconfirme local, insistant sur la gravité de la situation. On les appelle les alarmistes.

[00:33:17]

Notre rôle, c'est d'être aussi un signal d'alerte, d'être libres, de dire des choses, y compris aux politiques ou à la société nous mêmes. Des choses qui ne plaisent pas forcément. Le 17, le mois de septembre était au mois de septembre magnifique. Les gens avaient envie de vivre le politique et avaient envie de dire que la France reparte. Et nous étions là. Et j'étais là pour le porter de dire attention. Nos prévisions montrent que ça va être très difficile à partir d'octobre.

[00:33:43]

Je vois que nous avions raison.

[00:33:45]

D'autres infectiologue sont un peu plus mesurés, sans pour autant minimiser la crise sanitaire.

[00:33:51]

Quand je parle de deuxième vague, ça n'a rien à voir avec la première vague que l'on a vu que l'on a eu en mars avril. Aucun rapport, mais on a évidemment une augmentation du nombre de cas. On le voit bien du nombre de cas particuliers chez les personnes asymptomatiques, mais qui sont positives pour le virus. Et puis des personnes qui continuent d'être hospitalisées et on voit qu'on a une lente remontée, en particulier du nombre de personnes testés positifs.

[00:34:17]

D'autres médecins, au contraire, dénoncent un climat anxiogène, à rebours de toutes les décisions politiques sanitaires. Ils ont jugé rassurant.

[00:34:27]

Cette communication anxiogène génère finalement une forme de panique. Si vous voulez, et nous disons que ça suffit. La menace, à l'heure actuelle, n'existe pas et on la fabrique plus ou moins avec des chiffres.

[00:34:45]

Alors quelle voie? Écoutez, comment trouver une réponse aux questions scientifiques et politiques? La Ville de Marseille a décidé de créer son propre conseil scientifique, sans logique de guerre avec Paris 1er.

[00:34:57]

La mairie projet. Quand on fait son travail de journaliste, on a casé les épidémiologistes. On apprend des nouveaux mots à y aller, rassure Rist, docteur Agnès Kargbo. On parlait aussi des kobudo sceptiques et les alarmistes alarmants sourit.

[00:35:12]

Mais c'est vrai que les épidémiologistes infatué à peu près tous les scientifiques puisque tout le monde parle dans cette crise. Vous avez remarqué? Les médecins physiologistes, tout ce qui a trait de près ou de loin à la médecine.

[00:35:22]

Tout monde avait une idée que la science était carrée et il n'y avait pas de débat. On a tous découvert que la science était sujet à débat.

[00:35:28]

Oui, mais d'habitude, le débat se fait hors média. C'est ça la différence. Jusque là, ça dure six mois. Il y a des études qui sont, qui sont écrites, qui sont publiées. Mais ça, on le sait pas parce que ça se fait en dehors de nous. Et pour la première fois depuis six mois, ça se passe sur la place publique. D'où cette confusion, alors, sur les rassurer, les alarmistes. On va commencer par les alarmistes, les alarmistes.

[00:35:46]

En gros, c'est le gouvernement et le conseil scientifique qui dit comme hier Faites attention, les chiffres sont en train de monter. Attention, selon nos modélisations, ça pourrait être beaucoup plus grave que ça. Donc maintenant, il faut faire attention. C'est ça qu'on appelle les arnaques, les alarmistes. En premier lieu, disait Olivier Véran et le président du conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, il a rassuré, mais arrêté. Soyons rassurants. Arrêtons de vivre sous la peur.

[00:36:09]

Finalement, il y a deux arguments rassurer. Le premier, c'est qu'il n'y aura pas de deuxième vague allant dans le sens. Il n'y aura pas de continuer à le dire aujourd'hui puisqu'il dit regarder la courbe. Il n'y a pas de pic. La courbe aller comme ça, c'est qu'il n'y a pas de deuxième vague. Et le deuxième argument, c'est de dire qu'il n'y a pas de deuxième vague. L'épidémie est entrée, est en train de mourir de sa belle mort de façon spontanée et naturelle.

[00:36:30]

Voilà les arguments des rassurer. Maintenant, je préfère que ce soient les médecins qui démontrent les armes.

[00:36:35]

Qui veut donc dire qu'on peut interpréter un peu? Chacun à sa sauce, des données scientifiques? La divergence en médecine est normale. C'est comme ça que progresse la médecine. S'il n'y avait pas eu de divergences, on en serait encore aux saignées et aux ventouses. Donc, c'est par les divergences qu'on construit des hypothèses et ensuite, on va faire les études pour confirmer ou. Hypothèse et on progresse comme ça en médecine, les divergences entre scientifiques et médecins, c'est normal.

[00:37:03]

Mais il y a le temps pour le scientifique et le temps pour la communication médiatique.

[00:37:08]

La population, elle, a besoin d'avoir des messages clairs pour adhérer aux mesures barrières et aux mesures de sécurité sanitaire.

[00:37:16]

Ce n'est pas parce qu on demande à faire attention qu'on est alarmiste.

[00:37:23]

On est dans un objectif de protéger la population, protéger la population. Donc, on ne peut pas reprocher à des gens qui préconisent ces mesures qui certes sont restrictives, mais qui sont pesées quand même parce que c'est pour protéger la population. Et on n'a pas envie de revivre effectivement ce qu'on a vécu en première vague ou des situations assez dramatiques comme en Italie. Donc, c'est faux. Faut laisser le débat scientifique aux scientifiques et ne parler dans les médias que lorsque l'on a des conclusions à peu près consensuelles.

[00:37:58]

Brice Teinturier Est ce que quand même, ces déballages qui s'étale dans les médias? Cette bagarre entre le professeur Raoult et le professeur Delfraissy par médias interposés, est ce que ça nourrit la suspicion auprès du grand public, ce qui fait que l'on a moins confiance auprès des scientifiques? De même qu'on a moins confiance auprès des politiques et des journalistes?

[00:38:14]

Oui, ça crée de la dissonance et ça peut nourrir la suspicion avec la réserve. Que ceux qui se rallient aux thèses, par exemple, du professeur Raoult, sont déjà des convaincus. On n'est pas dans le domaine de la connaissance pure et parfaite. On va être convaincu par des arguments rationnels. On vient plutôt puiser chez certains. De quoi conforter ses propres a priori et du coup, le professeur Raoult. C'est assez intéressant parce que ce n'est pas un pur scientifique.

[00:38:38]

Il y a aussi des questions d'interprétation et puis des questions politiques. Et il draine un public qui est un public anti institutionnels, qui s'oppose aux élites, qui considèrent qu'il y a des complots, etc. Etc. En fait, il y a une double difficulté, je crois, qui explique la situation actuelle. Ce que vous avez rappelé, qui est que la science progresse non pas dans le consensus, mais plutôt dans le dissensus. Et puis, quand vous avez documenté les faits et des hypothèses, après, il y a des interprétations.

[00:39:04]

Il faut interpréter ces éléments là pour savoir si les mesures à prendre, par exemple, peuvent être prises à tel ou tel niveau. Et ça, c'est le débat, justement. Des scientifiques ont documente certains dans l'interprétation de ce qu'ils constatent et sur lequel il peut y avoir unanimité parce que là, les faits sont têtus. Vous pouvez avoir de la dissonance sur ce qu'il faut faire et vous avez la même chose au niveau politique. Le risque, c'est la tentation.

[00:39:27]

Epices démocratique, c'est à dire? Vous confondez savoirs et politique. Or, une fois que vous avez de la connaissance, vous avez un espace de délibération, d'interprétation et de décision. Et c'est une autre sphère typiquement des arbitrages à faire entre la protection sanitaire et les enjeux économiques. Parce que l'on a longtemps reproché à Emmanuel Macron d'avoir donné les clés du camion de la France aux scientifiques, il a dit Je vais reprendre là, mais je crois que ça n'a jamais été le cas.

[00:39:53]

Tewfik est là pour éclairer à partir de ce nombre d'éléments sur lesquels il faut qu'il y ait des faits documentés. Ensuite, il y a un espace d'interprétation et de délibération. J'ai envie de dire c'est là où les ennuis commencent parce que quand on est dans l'interprétation, on est dans une autre sphère. Quand on est dans la prise de décision politique, on est dans une autre sphère. Donc, le rêve d'un consensus absolu entre médecins, politiques français, médias, etc.

[00:40:17]

C'est un rêve total qui ne sera jamais résolu. Il faut en revanche arriver à accepter qu'il y a des éléments documentés et ensuite, on peut se concerter et décider sur les décisions à prendre. Mais comme ces différentes sphères, je crois, ne sont pas très clairement posées dans leur distinction, il y a des dissonances et les Français, à ce moment là, peuvent être inquiets, avoir le sentiment que. On ne dit pas la même chose, y compris à l'intérieur de la sphère scientifique.

[00:40:42]

Xavier Lescure, est ce que derrière ces divergences, il n'y a pas tout simplement l'homme étant l'homme? Je ne sais pas, moi, désinhibé, comme dans toutes les professions, des inimitiés, des règlements de comptes, un côté match PSG-OM, c'est pas les Parisiens qui vont décider pour nous. Enfin bref, non, pas tant que ça. Mais il ne faudrait pas résumer.

[00:41:02]

Tout ce qui vient d'être dit, je trouve, montrent bien la complexité. C'est quand même. C'est une situation inédite qu'on est en train de vivre. C'est unique pour tous de notre vivant. On n'a jamais vécu une menace à l'échelle mondiale aussi longtemps. On gère une crise depuis neuf mois et justifie que des scientifiques se battent sur un plateau, se battent, s'invective.

[00:41:22]

Ça ne mérite pas le combat, mais il y aura toujours un débat. Et on est dans Aristote entre la science théorique et la science pratique. Et donc, quand vous rendez public la science théorique des congrès où on a toujours débattu. Vous rendez le discours confus, mais ce n'est pas le médecin qui est confus, c'est la science qui approche. Qui approche. Qui? Qui? Qui qui implémentent pas.

[00:41:47]

Pas étonnant que certains spectateurs. La cacophonie ne vient pas de la méconnaissance du virus et du désaccord des médecins entre eux.

[00:41:54]

Mais ce n'est pas un désaccord, c'est un débat. Et là où il y a faute entre guillemets, c'est quand c'est un combat ou un match. PLG ou Hemsky est complètement ridicule. Mais après, évidemment, il y aura toujours des gens complotistes qui vont profiter de l'occasion pour donner plus de confusion et pour profiter de cette confusion pour tirer la couverture vers eux ou vers leur cause. Il y a toujours des gens qui ont des problèmes à régler. Il y a toujours des gens qui ont des frustrations accumulées ou des démangeaisons de nombril.

[00:42:22]

On n'empêchera jamais ça. Il ne faut pas être utopiste, mais il faut prendre conscience qu'on est dans une situation inédite, que les scientifiques sont des scientifiques, que quand on est pas communicant, il faut peut être parler au micro. Il y a possiblement aussi une responsabilité des journalistes. Vous, vous avez une émission où on a le temps de parler et d'échanger. Il y a plein de il y a quand même des médias qui sont dans le buzz.

[00:42:47]

Plus on est dans la controverse, voire dans le combat, plus on va faire de chiffre dans l'évènement. Il y a les réseaux sociaux qui en ont assez. Des médias aussi, qu'on contrôle beaucoup moins. Et puis, tout ça empêche probablement que ce qu'on voudrait aujourd'hui provoquer réglera une partie du problème. C'est que les gens changent de comportement avec une incitation de la com collective sous sanction et que les journalistes ont dû se mettre à la matière scientifique est une matière ardue.

[00:43:16]

Vous voulez dire? De la même façon, les scientifiques ont dû se mettre à apprendre le fonctionnement des médias et c'est Martin Hirsch qui dit Je suis très surpris de voir que on propose de m'inviter. Si je dis non, on invite quelqu'un qui est totalement farfelu et qui va dire le contraire de ce que moi, j'aurais dit. Finalement, il y a des journalistes Marv par client bankable qui passe bien.

[00:43:35]

Oui, oui, je pense qu'on a tous une responsabilité les politiques, les scientifiques, les médecins, les journalistes et les citoyens. Mais le problème, c'est qu'à mon avis, le gros bras de levier, c'est les citoyens. Il faut qu'il se responsabilise et on ne peut pas avoir un discours infantilisant en demandant aux gens de sa responsabilité. On ne peut pas vouloir siffler la fin de la récréation en demandant aux gens de se responsabiliser. Donc ça, c'est compliqué aussi.

[00:44:00]

Mais on découvre tous responsabiliser. Ça voudrait dire quoi? Ça fait ce que vous voulez. Vous êtes grands et adultes.

[00:44:06]

N'en ne faites pas ce que vous voulez. Les politiques, les conseillers, chacun à sa place, il y en a qui éclairent et d'autres qui arbitre. Moi, je suis médecin, je n'ai pas la science infuse. Il y a des choses qui sont connues. Je les explique. Il y en a qui ne sont pas connus. J'essaye de l'expliquer différemment parce que je sais que c'est anxiogène. Donc pour un patient, je suis un guide. J'essaye de faire en sorte sur une maladie chronique.

[00:44:29]

On est en train de vivre un Kovy chronique puisqu'on va changer.

[00:44:32]

Qu'est ce que ça veut dire que de comprendre se disait que c'est ce qu'on disait tout à l'heure? C'est que les gens doivent faire attention et doivent s'adapter. Par exemple, je peux porter un masque, je peux me rapprocher. Je ne peux pas porter de masque, par exemple. Évidemment qu'il ne faut pas mettre de masque dans un foyer familial, c'est l'enfer. Et donc, dans ce cas, je cives. J'ai en face de moi une personne fragile.

[00:44:57]

Je maintiens. La distance n'est pas simple.

[00:44:58]

Quand vous avez un Olivier Véran dit vous devez porter le masque avec vos petits enfants que vous venez de me dire le contraire. Non, non, non, non, non, je vous dis pas le contraire. Je vous dis pas le contraire. Je vous dis que au quotidien, c'est ça qui est compliqué. C'est qu'au quotidien, si je vis tous les jours avec une personne fragile, je vais adapter mon comportement et prendre des mesures de distanciation. Si j'emmène mes petits enfants à Noël voir leurs grands parents, je vais faire très attention.

[00:45:25]

Ils ne mangent pas sur la même table. Et les personnes âgées, les personnes fragiles mettront un masque dans les situations où ils sera en contact avec des personnes potentiellement transmettrai. Et tout ça, je pense que si on a un discours clair, factuel, une information factuelle régulière, à mon avis, on gagne en responsabilisent en responsabilité.

[00:45:49]

Brice Teinturier pourrait très vite se voir imposer ses coups et se responsabiliser. C'est prendre conscience et accepter l'idée que nos comportements des conséquences sur les autres. Et, du coup, adapter nos comportements aux conséquences qu'ils peuvent avoir sur les autres. Et ça, c'est quelque chose que des Français, en réalité, font dans leur vie quotidienne. Donc, il n'y a pas de raison qu'ils ne le fassent pas non plus sur cette épidémie. Simplement. L'enjeu, c'est quel comportement doivent adapter à autrui.

[00:46:13]

Et pour cela, il faut quand même accepter qu'on doit adapter ses comportements à autrui. Il y a une situation, le principe d'incertitude qui est majeur dans cette épidémie. Il va au moins se réduire sur un point, c'est qu'on en a pour des mois. Et ça, ça change beaucoup de choses parce qu'il y a encore quelques mois, on se disait peut être que ça aura disparu un peu en censeur. Là, ce que les Français comprennent, c'est qu'on en a pour des mois.

[00:46:36]

C'est une. Ça va modifier la nature des comportements. Alors, juste pour revenir, la situation est grave, mais pas qu'en France. Pour éviter à nouveau un nouveau confinement, de plus en plus de pays européens sont touchés par la recrudescence des cas de Coved. Du coup, il y a des renforcements de mesures sanitaires port du masque en extérieur, fermeture de bars ou même limitation des déplacements à Madrid. Tous ne sont pas forcément frappés au même niveau, mais signes inquiétants.

[00:47:02]

l'Allemagne, qui fait figure de modèle pour sa gestion de la crise depuis le printemps, l'Allemagne tire aujourd'hui la sonnette d'alarme. Vous voyez ce sujet de Paul Rémi Barjavel et Michel Bouillie?

[00:47:16]

Samedi dernier, l'Allemagne célébrait les 30 ans de sa réunification. Une cérémonie à minima, très loin des grands rassemblements des années précédentes. La crise sanitaire a gâché la fête. L'occasion tout de même pour Angela Merkel d'adresser un message aux Allemands.

[00:47:35]

Nous savons qu'aujourd'hui, nous devons être à nouveau courageux et courageux, d'emprunter de nouvelles voix face à une pandémie non plus courageux, de surmonter réellement les différences qui subsistent entre l'Est et l'Ouest, mais aussi courageux d'exiger et d'œuvrer pour la cohésion de notre société.

[00:47:53]

Encore et toujours. Arbed, la cohésion, justement, c'est ce qui fait défaut à l'Allemagne dans sa lutte contre le Kovy 19. Lundi dernier, le gouvernement n'annonce pas de nouvelles restrictions, mais le lendemain, Berlin décide de fermer bars, restaurants et magasins de 23 heures à 6 heures du matin à partir de demain.

[00:48:13]

La fille, elle, est très triste. Elle a à peine la trentaine. Elle dit que c'est vraiment dommage.

[00:48:17]

Établir un couvre feu, ça permettra peut être aux gens de réfléchir un peu plus.

[00:48:22]

Dans le même temps, plusieurs Länder interdisent les séjours à l'hôtel et dans les résidences touristiques aux voyageurs venant de zones à risque cacophonies dans un pays considéré jusqu'ici comme le bon élève de l'Europe. Depuis le début de l'épidémie, 9500 personnes sont mortes en Allemagne, soit seulement 115 pour 1 million d'habitants, contre environ 500 en France et 870 en Belgique. Mais hier, l'Allemagne enregistrait plus de quatre mille nouveaux cas en 24 heures. Une première depuis le 9 avril. Les autorités sanitaires craignent d'être bientôt dépassées.

[00:48:57]

La situation actuelle m'inquiète beaucoup. Je ne sais pas comment les choses se développeront au cours des prochaines semaines, mais il est possible que nous voyions plus de 10 000 nouveaux cas par jour. Il est possible que le virus se propage de manière incontrôlable.

[00:49:11]

Cet après midi, Angela Merkel a prévenu en conférence de presse l'Allemagne prendra de nouvelles mesures restrictives si le nombre de contaminations ne se stabilise pas dans les dix jours. Le manque de coordination manque de cohésion aussi en Espagne. l'Etat et la région s'affrontent sur la gestion de la crise sanitaire à Madrid. Depuis six jours, interdiction pour les habitants de quitter la ville ou de se déplacer, sauf pour aller chez le médecin ou au travail. Et ce matin, coup de théâtre le Tribunal supérieur de justice de Madrid invalide ces restrictions qui ne respecteraient pas les libertés fondamentales.

[00:49:46]

Confusion chez les Madrilènes.

[00:49:51]

On ne comprend plus ce qu'ils veulent que nous fassions de notre mieux pour appliquer les règles et être responsable, mais ils rendent cela très difficile, car ça change tout le temps.

[00:50:07]

Cette décision de justice inquiète les autorités sanitaires. Madrid est l'une des capitales européennes les plus touchées par la maladie. Ca ne marche pas, il existe une région autonome qui représente 31 pour cent du nombre total de cas des 14 derniers jours. Il s'agit de la région de Madrid. Je lance un appel à la responsabilité individuelle à tous les citoyens pour qu'ils comprennent le risque que peut représenter à la fois à Madrid et ailleurs, une mobilité excessive et la mobilité excessive.

[00:50:36]

Cet après midi, nouveau rebondissement le gouvernement décrète l'état d'alerte pour imposer à la région de Madrid les restrictions de déplacement. Finalement, en Europe, c'est l'Italie qui semble faire figure d'exemple à suivre. La hausse des nouvelles contaminations ces trois dernières semaines semble plutôt maîtrisée. Durement touchée au printemps, les Italiens ont adapté leur comportement, comme dans ce restaurant en Italie en hiver, à chaque table.

[00:51:01]

Chaque personne doit remplir une fiche avec nom, prénom, numéro de téléphone de façon à ce que nous puissions les identifier en cas de Sambisa.

[00:51:10]

Malgré cela, le pays a enregistré un rebond des nouveaux cas mercredi 3 1678 en 24 heures. l'Italie n'avait pas connu une telle progression depuis la mi avril lors du confinement. Le chef du gouvernement appelle à la vigilance.

[00:51:26]

Nous devons être plus rigoureux, car nous voulons éviter à tout prix de nouvelles mesures restrictives pour les entreprises et la vie de tous les jours.

[00:51:34]

La TVA sociale?

[00:51:36]

Mercredi, l'Italie a prolongé jusqu'au 31 janvier prochain l'état d'urgence pour mieux lutter contre le rebond de l'épidémie. Le professeur Xavier Lescure, pourquoi il n'y a pas de reprise de l'épidémie en Italie? Qu'est ce qu'ils font mieux que nous? Alors je vais commencer par vous dire que je ne sais pas tout et qu'on ne peut pas tout expliquer tout le temps, mais les possibles explications. La première je pense qu'il y a une vraie mémoire collective en Italie qu'on n'a peut être pas eu en France.

[00:52:06]

Ils ont été vraiment traumatisés. C'est eux qui ont pris la première vague européenne. Ils se sont fait totalement surprendre. Je pense qu'il y a eu un traumatisme collectif qui fait qu'ils font plus attention collectivement. La deuxième raison, c'est qu'ils ne sont pas encore saturés sur les fameux isolez testés. Isoler les tracé et ça nous, c'est une leçon qu'on doit tirer pour les années à venir. C'est en santé publique.

[00:52:36]

On n'est pas bien armé en France. On a mal géré les tests alors qu'on ne gère mieux. C'est ça que vous voulez dire?

[00:52:40]

Non, je pense qu'on n'a pas le bras armé pour les CPM et même les caisse primaire d'assurance maladie, les CRS qui font ce traçage pour aller détecter et pour éviter les transmissions. Nous, on n'est pas armés. On s'est fait très vite déborder. l'Italie n'a pas encore, n'est pas encore débordée par rapport à ses mesures de prévention. En France, on est pas très bon en prévention. Deuxième élément, troisième élément je pense que la famille italienne est très forte.

[00:53:11]

La mamma, c'est à dire que je pense qu'il y a une solidarité intergénérationnelle. On voit quand on se promène en Italie. Les jeunes sont beaucoup plus souvent avec les anciens et je pense qu'il y a une solidarité intergénérationnelle dans le respect des gestes barrières. Si on est solidaire avec nos enfants, on est respectueux et on pense à autrui. On pense aux personnes fragiles. On n'a pas besoin de se trouver en face de son grand père pour penser à son grand père et pour adapter son comportement vis à vis de cette solidarité intergénérationnelle.

[00:53:42]

Je ne suis pas culpabilisant. Je pense que c'est un des éléments qui nous différencie de l'Italie. C'est cette espèce de famille, de ce cocon familial qui prend un peu moins fragmenté que ce qu'on peut avoir en France.

[00:53:56]

Roger l'Allemagne, je cite le ministre président de Bavière. La situation à Berlin m'inquiète particulièrement. J'ai peur qu'elle ne soit plus contrôlable. On pensait, on a pu penser. En cette rentrée, il y avait une exception française qui était le mauvais élève. Et ce n'est pas tout simplement en avance sur l'épidémie et malheureusement, le fait que l'Allemagne bascule. C'est inquiétant pour cet hiver.

[00:54:15]

Vous avez raison puisque j'ai appelé en prévision de cette émission notre correspondante d'Europe1 à Berlin et je lui suis dit Mais qu'est ce qui se passe? Et elle m'a répondu qu'en fait, la situation aujourd'hui en Allemagne, c'est 4.000 contaminations par jour aujourd'hui. Chez nous, on est à 18001 et d'Acadie. En fait, il regarde ce qui se passe en France. Ils se disent si on continue, on va arriver comme en France. Attention, warning extrade, a t elle dit.

[00:54:35]

C'est une dramatisation pour le coup, pour alerter et pour éviter que la situation ne dégénère comme chez nous.

[00:54:42]

Rickard Hibon. Est ce que l'Allemagne n'a pas, malheureusement, un système de santé pour nous? Malheureusement, je vais dire un système de santé. Ils sont mieux équipés, mieux outillés.

[00:54:51]

Oui, c'est un système un peu différent, fédéral, mais aussi, surtout, ils ont mis plus de moyens. Je crois que le budget global est identique. Ils ont mis plus de moyens sur les soignants et moins sur l'administratif. Et donc, forcément, comme le gros problème de cette épidémie, c'est la saturation du système hospitalier. Forcément, lorsqu'on met plus de soignants et on investit plus sur la personne humaine qui est capable de soigner. Et forcément, on a un taux de saturation qui est de plus en plus adapté.

[00:55:25]

Mais c'est là à l'heure actuelle, il y a quand même en nombre de patients et en nombre de mortalité. l'Allemagne est beaucoup moins touchée que nous, alors il y a eu des facteurs aussi. Un hasard. Au départ, on a eu un cluster de Mulhouse qui a été un facteur de propagation initial que n'a pas eue l'Allemagne. Donc, c'est vrai que la propagation du virus a été plus facilement contrôlable quand on n'a pas eu ces gros facteurs de contamination.

[00:55:54]

Et on est frappé de voir dans le reportage que les Allemands ne portent pas tous le masque, loin de là, à Berlin. Rajouter quelque chose, alors ça fait depuis le mois de mai qu'ils remplissent le cahier dans les bars et les restaurants avec leurs cordes. Ils ont 18 millions d'Allemands ont téléchargé l'application l'équivalent Stop provides.

[00:56:11]

Il y a quand même une espèce de votre geste mareyeur, c'est servien mieux respecté. Allez tout de suite, on en vient à vos questions. Alors, n'est il pas facile de critiquer le gouvernement alors que la situation sanitaire varie en permanence? Mais ça, c'est une évidence. C'est à dire que le gouvernement, on peut lui reprocher toute sa confusion. Mais c'est aussi parce qu'on est sur une matière extrêmement malléable et que ça bouge tout le temps. C'est des sables mouvants.

[00:56:39]

On en apprend tous les jours sur le virus. Donc, il y a cette réalité incertaine sur le virus, la transmission. Il a fallu quand même cet été pour qu'on se rende compte de la transmission par aérosol que c'était finalement peut être moins par les mains que par l'oeil. C'est ça qui a été une grande découverte de l'été. Les lieux clos. On n'en parle que depuis la rentrée. Le fait que ça soit spécialement dans les lieux clos, que les contaminations, enfin, nous voilà.

[00:57:02]

Et après cette confusion, maintenant qu'il faut ouvrir les fenêtres, c'est nouveau geste, la diversion.

[00:57:07]

Mais il y a l'incertitude de la réalité. Et puis après, il y a la confusion du gouvernement sur en arrière. On l'a souvent dit sur les masques au début, et puis sur les tests sociaux, on leur dit ça. On a un million tests. Et puis finalement, ça ne marche pas.

[00:57:19]

On ne savait pas à avoir les résultats. Il y a un point quand même important là dessus, c'est qu'on a beaucoup travaillé avec le Cevipof sur le suivi du jugement des Français à l'égard d'exécutifs en France et dans les autres pays en France. Donc, les Français étaient beaucoup plus sévères à l'égard du pouvoir en place. Mais le complément à cette question là et qui est important, c'est quand vous leur demandez est ce que s'ils étaient au pouvoir les Leyre, la France insoumise, le PS, le rassemblement national ferait mieux, moins bien, ni mieux, ni moins bien.

[00:57:48]

Vous aviez d'abord plutôt ni mieux, ni moins. Bien, plutôt, du moins bien pour certaines de ces formations, notamment France insoumise et Rassemblement national. Donc, on peut avoir un jugement et les Français l'ont sévère à l'égard de l'exécutif.

[00:58:01]

Ce n'est pas pour autant qu'ils s'imaginent qu'une autre formation politique agirait très différemment ou tiendrait davantage de succès.

[00:58:09]

Docteur Agnès Ricart Hibon. Et si le personnel soignant exténué finissait par jeter l'éponge? Je l'espère pas et vous l'entendez des gens qui en ont ras le bol. Oui, on l'entend, mais néanmoins reste extrêmement mobilisé. C.C. C'est dans notre culture, notre ADN, la résilience. On est parfois même trop résilient.

[00:58:33]

Mais c'est un métier qu'on a choisi et on l'a choisi pour de bonnes raisons. Alors effectivement, notre inquiétude, c'est qu'il démissionne. A l'heure actuelle, on a effectivement des démissions parce qu ils n'en peuvent plus. Mais moi, j'ai été quand même frappé par cette mobilisation. Cette première vague n'a vraiment pas été facile pour les soignants. Elle n'a pas été facile pour le public. Elle a été facile pour personne, mais il y a une mobilisation générale. Je n'ai pas entendu une personne, mon Strahler.

[00:59:04]

Et pourtant, Dieu sait si des heures, on en a fait. On a fait beaucoup.

[00:59:09]

Ce qui décourage les soignants, c'est de voir qu'effectivement, l'intensité du travail est reconnue et ce que j'appelle le retour à la normalité d'avant pendant la première vague. Tout était devenu possible. Les relations avec nos administrations étaient extraordinaires. Des décisions étaient centrées sur l'intérêt patient et non pas sur des intérêts financiers. On a pu travailler dans Applaudissez le soir à 20 heures.

[00:59:34]

Cette reconnaissance faisait chaud au cœur, vraiment, et il y a des revendications salariales. Mais il y a surtout des revendications d'être en capacité de faire correctement notre métier dans des conditions de qualité et sécurité des soins. C'est ça qui est le plus poignant dans le personnel soignant à l'heure actuelle. Et ne pas revenir à la normalité d'avant qui est qu'on ait de telles contraintes financières, qu'on en oublie l'intérêt patient.

[01:00:02]

Justement, Xavier Descubes, le gouvernement avait six mois pour préparer la deuxième vague, a t il failli? Encore une fois parce qu'il y a six mois, on avait été pris de court. On le savait que l'épidémie allait revenir. Plus facile de critiquer, c'est dire qu'il y a plein de gens qui disaient qu'il n'y aurait pas de deuxième vague. On était pas certain qu'il y ait une deuxième vague maintenant que vient le début de la deuxième vague. Effectivement, on peut dire que le gouvernement n'a pas assez anticipé, mais c'est vraiment très compliqué.

[01:00:32]

Et si on se met? Je pense qu'aujourd'hui, on manque d'ocytocine.

[01:00:39]

C'est aussi une énorme zone du lattachement qui sécrète quand on touche, quand on a des contacts et cette distanciation physique et sociale. Je blague un peu, mais pas complètement. Je pense qu'on manque d'ocytocine, on manque d'empathie, de bienveillance, de lien social. Et moi même, je ressent ce manque de contact physique. Je suis assez tactile, on est des Latins. Et donc, si avoir ça en tête, c'est faire un effort sur sa propre empathie vis à vis de l'autre et l'autre, c'est aussi le gouvernement.

[01:01:11]

Je ne suis pas un pro gouvernement, ce n'est pas une question. Je ne vais pas vous donner mes opinions politiques, mais là, on est dans une situation de crise. On n'a pas le choix. Il faut avancer avec eux. Ils ne sont pas magiques, ils ne sont pas parfaits, mais soyons empathiques aussi avec eux, c'est vraiment pas simple ce qu'ils vivent.

[01:01:29]

Est ce une bonne idée d'avoir décentralisé la gestion de la crise sanitaire en France? Brice Teinturier On entend que des élus locaux qui contestent la décision parisienne, que soit Grenoble, Lyon, Bordeaux, Marseille.

[01:01:43]

Partout, la question que l'on peut se poser, c'est jusqu'où les élus locaux sont ils prêts à prendre des décisions qu'il faut ensuite assumer devant leur population? C'est tout le problème de la décentralisation, donc il faut décentraliser. Il faut à l'évidence au plus près des réalités locales. Mais on voit bien la difficulté aussi. C'est qu'ensuite, quand vous avez des situations et ça ne vaut pas que pour le Covidien, c'est un vieux problème de décentralisation où il faut prendre des mesures au plan local impopulaires.

[01:02:10]

Le maire petit hésité parce qu'il se prend de plein fouet la réprobation de ses habitants, de ses habitants qui sont ses électeurs. Et à ce moment là, on se tourne plutôt vers l'Etat. Donc tantôt on dit il faut délocaliser, il faut déconcentrer. Il faut faire en sorte que les élus locaux puissent prendre des décisions. Et puis, quand c'est le cas, eh bien, on se rend compte du mérite d'avoir aussi une organisation verticale qui va assumer l'impopularité.

[01:02:33]

Toute la difficulté, je crois, elle est là et c'est toute l'ambiguïté du rôle préfet élu local qui est le représentant de l'Etat et le représentant local. Il faut arriver à s'accorder, à prendre les bonnes décisions. Et puis, il faut arriver aussi à assumer quand il y a des décisions difficiles à prendre au plan local et les assumer. Pas simplement dire c'est Paris et ceci, c'est cela.

[01:02:53]

Comment convaincre les plus insouciants de mettre leurs masques en lieu clos, notamment au travail?

[01:02:59]

Je pense que déjà, un travail, c'est suffisant. C'est assez bien respecté parce qu'il y a des patrons qui passent chef de service. Tant que ce n'est pas forcément un travail, c'est plus compliqué. Vous l'avez dit vous même, le plus difficile, c'est dans la sphère privée. Les soirs, quand on sort en classe, c'est vraiment ce qu'on disait tout à l'heure, c'est la responsabilisation. Ce n'est pas le père de famille qui va vous obliger à Lamaze.

[01:03:19]

C'est vraiment quelque chose de personnel. Valescure. Vous voulez acheter quelque chose juste en donnant les faits, c'est à dire qu'on sait quelle est la proportion des principales lieux de transmission et les principales transmissions. C'est le travail, notamment les pauses, quand on ne veut pas porter le masque. Les foyers et les bars et les restaurants.

[01:03:43]

Voilà, c'est la fin de cette émission. Merci beaucoup d'y avoir participé. Rediffusion ce soir à 23 heures 25. Bien sûr, vous restez sur France 5 à suivre. C'est à vous.