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[00:00:13]

Bonsoir à toutes et à tous, nous attendons vos questions SMS interne n'intéressaient sociaux pour alimenter notre discussion. C'est une mise à l'épreuve sans précédent pour sa première rentrée. Jean Castex encaisse une crise sanitaire historique, une crise économique sans équivalent. Le premier ministre enchaîne les prises de parole depuis ce matin avec un cap. Un objectif trouver les mots justes pour redonner la confiance. Confiance aux Français qui doivent apprendre à vivre avec le virus. Confiance dans les entreprises qui attendent de pied ferme les mesures du plan de relance.

[00:00:44]

Pas de quoi s'affoler, dit ce matin le chef du gouvernement sur la reprise de l'épidémie, alors que la ville de Marseille passe au masque obligatoire partout et que 44 départements sont passés en état de vulnérabilité. Un autre sujet s'invite dans cette rentrée la sécurité, avec des images de violences qui mettent l'exécutif sous pression. Là aussi, les Français réclament des actes et des résultats. Alors, quels sont les choix, les priorités et la stratégie de Jean Castex? A quoi va ressembler le plan de relance?

[00:01:14]

Quelles sont les urgences? Qu'attendent les Français? De relance, violence? Castex à l'épreuve, c'est le titre de cette émission avec nous pour en parler ce soir. Yves Thréard, vous êtes directeur adjoint de la rédaction du Figaro à la une du Quotidien aujourd'hui, satisferaient presque. Les entreprises appellent à l'optimisme. Françoise Fressoz, vous êtes éditorialiste au journal Le Monde. Le titre de votre édito paru dans l'édition de cet après midi, le titre de cet après midi, c'est une rentrée sous la menace du coronavirus et vous titrait un édito face au vide.

[00:01:44]

Gérer l'incertitude, ce sera bien l'une des missions du premier ministre en chef. Vous êtes directrice déléguée de la rédaction de L'Express à la Une cette semaine. École, entreprise, labos, hôpitaux, Kovy 19. Une rentrée sous surveillance. Enfin, Brice Teinturier, vous êtes politologue, directeur général délégué de l'institut de sondage Ipsos.

[00:02:02]

Bonsoir à tous les quatre. Merci de participer à ce c'est dans l'air. On dirait que nous allons rentrer dans le détail de ce qui a été dit aujourd'hui par Jean Castex. Mais un mot sur sa rentrée, c'est la pire rentrée qu'il pouvait imaginer en tant que premier ministre. Nouveau premier ministre, Yves Thréard, quand on met bout à bout une crise sanitaire et une crise économique.

[00:02:19]

Sauf qu'il a été nommé pour ça puisque justement, l'idée, c'était qu'il y ait quelqu'un qui soit pragmatique ou cette réputation là. En tous les cas, qu'il soit proche des Français, c'est un élu local, maire de Mrad et qui a un vocabulaire simple. Et je l'écoutais la phrase ce matin. Cet après midi, devant les entrepreneurs du Medef, il a été très pédagogue. Il essaye en tout cas d'être très pédagogue et rassurant. Le problème, si vous voulez, c'est que tout est dans la proportionnalité.

[00:02:53]

Edouard Philippe avait volontiers un caractère très grave, une mine sombre quand il parlait aux Français alors que lui, il dit Y'a pas de quoi s'affoler dans une formule qui serait axée sur l'épidémie.

[00:03:07]

Tout est dans la proportionnalité, comme depuis le début d'ailleurs, à la fois rassurer et appeler à la vigilance.

[00:03:14]

Les deux choses qu'il va mieux réussir que le gouvernement ne fait quand même parce qu'au début de l'épidémie, c'était assez flottant.

[00:03:22]

Ce qu'on sait, c'est qu'on ne sait toujours pas grand chose de cette épidémie. Mais je dirais qu'il y a deux volets et c'est assez inquiétant. Enfin, pas inquiétant. Mais c'était assez surprenant que j'ai dissocié la rentrée, justement, du plan de relance économique.

[00:03:37]

Dix jours, c'est pas énorme, mais à mon avis, il faut donner un sentiment d'improvisation ou pas. Ça donner le sentiment qu'ils n'étaient pas prêts. Ce qui, à mon avis, d'ailleurs, pas vrai.

[00:03:46]

Mais il y avait une méthode qui, à mon avis, était contestable faut mener les deux de front.

[00:03:53]

Le problème, c'est que si vous voulez sur le plan sanitaire, effectivement, on est dans l'incertitude la plus totale. Il y a une épée de Damoclès qui est pointée sur nos têtes, mais sur le plan économique, on sait que ça va être rude. Et là, il y a quand même des recettes. Si vous voulez qui sont possibles. Et c'est ce qui va nous présenter la semaine prochaine, ce qui est un peu dévoilé cet après midi.

[00:04:14]

On va revenir sur ces annonces passionnelles quand même quelques unes devant le Medef cet après midi. Juste en termes d'opinion, on appelle ça l'entrée dans l'atmosphère. Il n'y aura pas d'état de grâce. Il est attendu au tournant. Jean Castex Il a perdu sept points en un mois. Il est à 48 d'opinions favorables dans le dernier sondage Ifop JDD.

[00:04:30]

C'est normal, c'est normal, mais ça reste des niveaux qui sont quand même de bon niveau pour un nouveau premier ministre et a fortiori dans une période d'incertitude aussi importante. Ce qui est intéressant aussi quand vous regardez sa structure de popularité, c'est qu'elle est finalement assez complémentaire de celle d'Emmanuel Macron. Le premier ministre, il est plutôt populaire dans toutes les couches de la société en termes de proximité géographique, que soit dans le rural ou dans les grandes agglomérations. Là où Emmanuel Macron est beaucoup plus apprécié dans les grandes agglomérations, Jean Castex, il est aussi assez apprécié des diplômés.

[00:05:00]

Là où, au contraire, Emmanuel Macron a une structure de popularité très corrélée au niveau de diplôme, on voit bien que le pari que l'objectif était d'avoir quelqu'un d'un peu plus proche des Français, il semble. Ici, aujourd'hui, maintenant la rentrée dans l'atmosphère. Vous avez évoqué une double crise. On pourrait presque dire une triple crise tellement la question de la délinquance a remonté.

[00:05:19]

On en parlera cette. On va sûrement en parler, bien évidemment.

[00:05:23]

Et puis, il y a aussi quelque chose qui est important pour lui. C'est que au moment où la crise du Kovy 19 a déboulé le choix du gouvernement, il a été clair tout sur la protection sanitaire et l'économie qu'on protège les Français. Mais on voit après. Là, on sent bien que c'est différent, que l'inquiétude sanitaire est en train de remonter chez les Français et qu'en même temps, le gouvernement essaye aussi de remettre en route la machine économique. Donc, c'est une situation plus compliquée à gérer en termes d'opinion auprès des Français.

[00:05:48]

L'objectif, c'est de retrouver la confiance retrouvée, la confiance vis à vis des Français. Je le disais sur la gestion de la crise avec des messages, le président disait On va revenir sans doute. Il faut des messages clairs sur la question des masses. Retrouver la confiance aussi des entreprises en leur disant Allez, il faut Exelmans et c'est pour ça que au début, était vraiment prévu.

[00:06:05]

Cette annonce du plan de relance, ça devait faire la rentrée, c'est à dire 100 milliards d'euros. On passe à autre chose, on va doper l'économie, on va sortir de la crise et tout. Et là, on voit bien qu'au fond, le gouvernement, depuis la fin de la semaine dernière, est rattrapé par la crise sanitaire, par l'inquiétude qu'elle suscite auprès des Français, c'est à dire que ils se sont rendus compte au gouvernement. Que fait on?

[00:06:27]

Les attendait moins sur les annonces de la répartition des milliards. Comment va se passer concrètement ma rentrée scolaire? Comment je vais protéger mes enfants? Comment je vais me protéger, moi? Et comment je vais reprendre le travail. Et donc, les deux thèmes se sont mêlés. Et je pense que la difficulté pour Jean Castex est que dans son discours de déclaration de politique générale, il s'est présenté comme l'homme du savoir faire, l'homme qui va délivrer. Vous savez, c'est toujours cette fameuse théorie du dernier kilomètre.

[00:06:51]

On fait, on décide Juho et il se passe jamais. Rien en bas. Et lui, il était l'homme qui était en lien avec les territoires et l'homme qui allait délivrer d'ici la fin du quinquennat. Mais délivré quoi? C'est quoi le message de fond? Est ce que c'est? On va reprendre? Est ce que c'est la reprise économique ou la gestion au jour le jour d'une crise sanitaire? Il a tranché ça ne voulait rien, mais parce qu'il ne peut pas trancher.

[00:07:12]

C'est à dire que au fond, ce qu'on leur reprocherait en premier, c'est que tout d'un coup, l'épidémie se remette à redémarrer. Ce qu'on leur reproche aussi, c'est d'aller vers un reconfirmé total parce qu'ils n'auraient pas pris les bonnes mesures au bon endroit. Donc, il est obligé pratiquement de s'ajuster au jour le jour et il va avoir une difficulté. C'est de présenter aux Français, au fond, quelle est ma priorité? Est ce que c'est d'assurer votre sécurité sanitaire?

[00:07:37]

Ou est ce que de commencer à montrer que l'économie se redresse et qu'on peut l'expliquer, c'est qu'on ne peut pas dessiner un cap, un objectif en chemin, une cohérence quand chaque jour, il faut ajuster sa stratégie?

[00:07:47]

Exactement, c'est exactement ça. Et je pense que l'autre difficulté pour lui, c'est d'expliquer aux Français qu'au fond, on est tous cogestionnaire de cette crise du Kovy 19, qu'on ne sait pas, au fond géré parce que on n'a pas toutes les données en main, on ne sait pas où. Là, on vient d'apprendre qu'on peut peut être serait infecté. Donc, en fait, on ne sait rien sur ce virus. Sauf qu'on a quelques éléments qui sont les gestes barrières, les masques.

[00:08:11]

Et l'une des problématiques pour le premier ministre, c'est d'expliquer à tous les Français qu'au fond, se protéger, c'est protéger les autres aussi, gérer l'incertitude.

[00:08:20]

Voilà la difficulté identifiée par Françoise Fressoz en cette rentrée l'incertitude sanitaire.

[00:08:25]

Vous n'avez pas écrit sanitaire? L'incertitude économique, parce qu'on ne sait pas pour l'instant quelle va être l'ampleur et les conséquences réelles de la seule chose qu'on sait, c'est que ça va être très, très difficile. Mais on a pas encore le l'entrée dans l'atmosphère pour le coup de la crise économique et malheureusement, ça va venir. On le sait, donc, c'est la double incertitude crise économique et crise sanitaire. J'ajouterais moi une troisième crise et celle là, on sait qu'elle est là, qu'elle est d'ampleur et qu'elle supplante tous la crise politique, la crise de système dans laquelle on s'est installé et qui, pour moi, est la plus angoissante de tous.

[00:08:58]

Ce qu'on appelle la crise. Alors, j'appelle le taux d'abstention aux municipales, qui était en partie peut être due en effet, aux craintes sanitaires, mais dont on sait que c'était largement que ça participe d'une tectonique. Le taux de confiance du gouvernement à la sortie de la crise? Nulle part ailleurs, il n'a été aussi bas. Dans aucune société démocratique, il n'a été aussi bas. Il y a une désaffiliation, un désamour, une. Comme une espèce de largage d'une grande partie de la population.

[00:09:25]

D'où, pour le coup, on peine à anticiper les effets. Et elles sont d'autant plus, je dirais. C'est d'autant plus angoissant. Et c'est pour ça que je parle d'une crise de système que l'alternative démocratique, on ne la voit pas.

[00:09:39]

Et si veut aller en colère contre le gouvernement sur la gestion des masses de la crise, etc. Mais quand on regarde le paysage politique, il y a l'image de perspective. Ça s'agite. Il n'y a pas de. C'est à dire que, par exemple, je ne suis pas une fan de Boris Johnson. Je le sais, je connais pas particulièrement. Mais il y a une chose que j'envie aux Anglais, par exemple, c'est que leur système politique a su produire quelqu'un qui prenait en compte le diagnostic populaire.

[00:10:01]

Nous, nous n'arrivons pas à ça, c'est à dire que c'est soit le système qui est rejeté absolument par les classes populaires, soit Marine Le Pen, c'est à dire quelque chose. Aventureux, probablement incompétent, entouré de gens franchement ça à cette espèce de blues de la rentrée, mais c'est un blues, c'est une dépression et une dépression collective nommée Jürgens Serban. Cette crise politique dont on parle depuis très longtemps ici même, sur ce plateau et élection après élection, et à ses urgences de rentrée liée à l'urgence sanitaire et l'urgence économique.

[00:10:35]

Vous vous dites? Ça ajoute à cette incertitude que ça supplante. Ça surprend même avec ça.

[00:10:41]

C'est très compliqué de débattre, en fait, dans cette situation maintenant, Hauchard a raison de rappeler que le fond de la société, c'est cette crise du politique. Cette crise est l'abstention. Cette défiance qu'elle est toujours présente. Elle est très forte. La seule chose que je rajouterai, c'est que malgré tout, quand vous regardez la popularité de l'exécutif, Emmanuel Macron, aujourd'hui plus populaire qu'il ne l'était avant la crise du vide. Il est à 39 de jugements favorable dans notre baromètre Ipsos.

[00:11:05]

Le Point, c'est 19 points. J'ai regardé de plus que ce qu'a fait François Hollande trois ans après son entrée en fonction à la même date, et c'est 5 points de plus que Nicolas Sarkozy. Donc, on voit aussi que la crise, même si ça n'obère en rien tout ce que vous venez d'indiquer, mais que la crise, malgré tout, fait que les Français se tournent vers ceux qui prennent des décisions, c'est plutôt de les protéger. Donc, ça nous met peut être un tout petit peu provisoirement à l'abri des tecktonik extrêmement violents de la crise démocratique.

[00:11:31]

Je partage le sentiment de dân sur la crise, mais je tempérait quand même parce qu'il faut se comparer quand on se compare. Je ne dis pas qu'on se rassure, mais je vais vous dire une chose, c'est exactement la même chose en Espagne. C'est exactement la même chose. En dépit de ce qu'on peut lire en France, en Allemagne, c'est exactement la même chose en Angleterre et c'est exactement la même chose aux Etats-Unis, où c'est pire encore d'ailleurs aux Etats-Unis, donc dans tous les pays d'Europe occidentaux.

[00:11:58]

Eh bien, vous avez le même phénomène s'est mis à bousculer le système en place, à bousculer les systèmes.

[00:12:04]

Alors il y en a qu'un qui s'en tire assez bien, c'est en Italie.

[00:12:07]

Comptez entre et oui, l'Autriche, c'est un peu différent, mais compter s'en tire plutôt assez bien dans les autres pays.

[00:12:16]

Ils font confiance à leur autorité sans les porter aux nues.

[00:12:21]

Et il n'y a personne d'autre que le jugement des Français est toujours aussi sévère sur la gestion de la crise. Ou est ce que ils ont considéré que le confinement s'était mieux passé que dans la deuxième phase de l'épidémie? La gestion de l'après? Le gouvernement s'en sort mieux.

[00:12:38]

Le jugement est resté sévère, mais c'est un petit peu amélioré sur la fin de la période, avant l'été, avec le confinement. Mais malgré tout, il n'a pas effacé. Des reproches qui avaient été faits sur le masque, notamment sur la gestion globale de la crise.

[00:12:52]

Une rentrée sous pression, c'est parfois juste une formule de journalistes. Mais cette fois ci, c'est une réalité pour le premier ministre. Jean Castex s'est adressé aux Français ce matin, alors que l'épidémie reprend de la vigueur. Son message se veut rassurant. Pas de quoi s'affoler. Pas de recours massif en vue, mais pas de masque gratuits pour tous. Aubry, Mélanie, Gunness et David démarchant.

[00:13:17]

Parfois surpris et souvent affirmatif, une cascade d'expressions pour faire passer ses messages de rentrée. Ce matin, Jean Castex s'est d'abord voulu rassurant en présentant ses analyses, ses choix pour lutter contre le virus.

[00:13:37]

Il n'y a pas de quoi s'affoler. On n'est pas revenu à la situation du mois d'avril, même si, là encore, le critère le plus décisif, le plus lourd, le plus difficile, qui sont les admissions en réanimation, progresse, mais extrêmement légèrement.

[00:13:57]

Un message optimiste alors que le nombre de cas continue d'augmenter en France plus de 3.000 ces dernières 24 heures. La vie doit reprendre, selon le premier ministre, avec des ajustements au cas par cas, et notamment à Marseille, où l'Etat serre la vis. A partir de ce soir, le port du masque sera obligatoire dans toute la ville. Les bars, les restaurants et les supérettes devront baisser leur rideau des 23 heures. Un coup dur pour ce restaurateur.

[00:14:26]

Je ne pense pas que le virus va partir à 23 heures si à 23 heures, on est obligé d'être fermé, c'est à dire qu'il n'y a plus personne sur la terrasse après 23h, c'est quand on est obligé d'arrêter avant.

[00:14:35]

Donc on va refuser du monde et on ne va pas avoir une recette comme d'habitude des restrictions locales, car l'épidémie connaît un rebond particulièrement important ici depuis fin juillet dans les Bouches du Rhône. Le nombre de personnes testées positives a été multiplié par quatre. Bien au delà de la moyenne nationale. Priorité à la santé l'exécutif impose toujours plus le port du masque et confirme qu'il ne sera pas gratuit pour les élèves du secondaire. Il n'y a pas de défaillance de l'Etat.

[00:15:06]

Qu'est ce que ça veut dire? Ça veut dire qu'on va payer des masques à des familles qui n'en n'ont absolument pas besoin quand même. Il faut se dire c'est bien que la France est un îlot de bonheur et de prospérité.

[00:15:15]

Il n'y a aucun, aucun pays au monde qui a généralisé la gratuité.

[00:15:22]

Démarche incompréhensible pour beaucoup, y compris dans les rangs de la majorité.

[00:15:27]

Ce n'est pas Jeanty, diverses et variées. Ce n'est pas une fourniture, ce n'est pas un bâtiment s'il y a quelque chose qui protège contre la propagation du virus. A partir de ce moment là ou il s'agit de protection pour la santé de notre jeunesse, il s'agit bien d'une compétence nationale qui doit être garantie pour tout le monde et, de façon identique, apprendre à se protéger et à vivre avec le virus.

[00:15:54]

Désormais, les départements les plus touchés ne pourront plus y déroger. Les rassemblements de plus de 5000 personnes sont interdites. Des restrictions sanitaires en cascade, indissociable de la relance économique du pays. On va continuer à se protéger.

[00:16:08]

On va faire de la prévention. Mais le pire de tout, le pire de tout, vous m'entendez bien, c'est qu'on s'enfonce parce qu'on ne reprend pas l'activité dans une crise économique et sociale. Qui seraient, les Français le sentent bien, beaucoup plus dangereuse que la crise sanitaire.

[00:16:26]

Le spectre de la crise sanitaire en attendant la présentation officielle du plan de relance, jeudi prochain. Le premier ministre a d'ores et déjà annoncé cet après midi une série d'aides aux entreprises, dont une baisse annuelle de 10 milliards d'euros d'impôts.

[00:16:42]

Nous reviendrons sur ces annonces aux entreprises, mais je voudrais revenir sur cette phrase qu'on vient d'entendre de Jean Castex qui, dit on, pourrait s'enfoncer dans une crise sociale qui serait beaucoup plus dangereuse. Je l'ai fait sans accent que la crise sanitaire. Ça, c'est nouveau.

[00:16:53]

C'est quand même une inflexion du discours par rapport à la période d'avant l'été du Coville, où on sentait bien que le président avait très vite été sur la question économique et que son premier ministre de l'époque était beaucoup plus sur la question la protection sanitaire et que là, Castex et Makro sont extrêmement préoccupés par la situation économique. Et c'est pour ça que la situation est compliquée pour eux parce qu'ils sont rattrapés par cette remontée du virus, par cette inquiétude des Français. Et du coup, le premier ministre dit lui même Il ne faut pas s'affoler parce que il est tendu sur l'objectif de la relance économique.

[00:17:23]

Cette question, les preuves, n'a t elle pas trop lourde pour Castex?

[00:17:26]

Non, non, pas. D'ailleurs, on le voit quand même relativement, si vous me permettez l'expression, à l'aise. Il était bon parce qu'il répond franchement, par exemple, sur l'histoire des masques qui doivent être gratuits ou pas.

[00:17:36]

La France est en ébullition avec cette histoire et le débat est alimenté par les partis d'opposition à la droite, la gauche droite et gauche.

[00:17:43]

Et il n'a pas hésité deux secondes. Il a dit non à Ordos. Question? Après, on peut être d'accord ou pas. Moi, je suis plutôt assez d'accord avec lui.

[00:17:49]

Je ne vois pas quels sont ses arguments.

[00:17:51]

Ses arguments, c'est que l'on ne va pas quand vous achetez des crayons à votre enfant ou quand vous achetez un cahier. Il n'est pas payé par l'Etat, donc il y a des aides, il y a des aides pour les foyers les plus modestes. Ils l'ont dit, ils l'ont répété. Pour les foyers les plus modestes, eh bien, il y aura une aide. Ils ont notamment augmenté les allocations de rentrée scolaire, l'allocation de rentrée scolaire de 100 euros et.

[00:18:17]

Les masques peuvent rentrer là dedans et c'est ce qu'ils disent. Il n'y a aucun pays au monde. J'ai regardé juste avant de dire qu'ils assure la gratuité des masques.

[00:18:26]

Il y a eu des débats dans les autres pays où il y a en France des débats.

[00:18:29]

Il y a un débat chez nous. Ce qui est assez surprenant, c'est de voir Mme Pécresse tenir le même discours que M. Mélenchon et que Mme Le Pen le tue. Il est très clair et comme sur d'autres sujets, je suis d'accord avec ce que vous disiez tout à l'heure.

[00:18:44]

On sent qu'il insiste quand même énormément sur le volet économique et sur la nécessité que les Français reprennent le travail avec évidemment peut être des nuances ici ou là, sur le territoire français, on boit déjà à Marseille jusqu'à la hauteur de la prévention.

[00:19:03]

Si vous voulez, avec un message qui toujours, on a l'impression qu'ils sont empêtrés dans cette histoire de masques, quelles que soient les sujets. Là, c'est la gratuité des masques. On a appris cet après midi que finalement, tous les adultes à l'école porteront un masque. Il n'y aura pas d'exception. Il va y avoir un débat au sein des entreprises sur les dérogations sur le port du masque. C'est le sujet interminable de cette gestion de crise.

[00:19:24]

Oui, je l'ai trouvé, en tout cas sur la question de la gratuité assez clair. C'est à dire qu'à partir du moment où vous garantissez des masques gratuits pour petits temps, les personnes qui souffrent de pathologies qui les exposent particulièrement aux virus et ceux qui sont les plus précaires, eh bien vous avez couvert. Si vous voulez les gens qui ont besoin qu'on leur fournissent des masques gratuits. Parce que sinon, de toute façon, les masques y sont aussi gratuits.

[00:19:48]

Dans les transports, ils sont aussi gratuits à l'intérieur des magasins. Et donc, cela veut dire pourquoi, tout d'un coup, ça pose question à l'école et pas ailleurs. De toute façon, la question des masques obligatoire, elle se pose dans d'autres endroits. Il faut pouvoir aider ceux qui en ont besoin, mais qui ne peuvent pas faire autrement. C'est à dire les plus précaires et peut être ceux qui ont un visage vital. On va dire essentiel, mais pour les autres.

[00:20:12]

Et bien écoutez, ça fait partie des choses qu'on demande pour ceux pour se protéger. Donc, je l'ai trouvé assez. De manière générale, je vais vous dire on verra bien son bilan. Pour l'instant, on est encore dans le proclame actif, mais il y a une chose qui m'a marqué, c'est en une heure, presque pendant une grosse demi heure d'interview. Il y a eu zéro novlangue volapük et ça, je pense que c'est très important dans la période.

[00:20:36]

Ça ne suffira pas, bien entendu. Dire A0 novlangue sakyapa de langage techno est enfermé dans une espèce de bulle langagière qui est vraiment hermétique les oreilles quand on parle des acteurs inclusifs des territoires, mâchant sans parler des territoires sans mots clé, les territoires. Vous avez raison, il faudrait dire provinces et territoires. C'est quand même un peu du volapük, mais globalement, il en fait mille fois moins. Et je pense que c'est déjà une amorce de réconciliation avec une espèce de communauté nationale qui n'en peut plus.

[00:21:12]

Du Jardez, on le dit, mais c'est leur doudou, parfois ici, qui replonge dans les sondages que le président et le premier ministre entendent faire passer aux Français. Il n'y aura pas de reconfirmer en général. Là aussi, c'est un message qui, visiblement, que l'exécutif veut porter avec force. Juste précise que le porte parole du gouvernement, Gabriel Attale, a expliqué à l'issue du conseil des ministres qu'il n'excluait pas que ce qui se passe à Marseille se passe dans quelques jours à Paris avec des ajustements.

[00:21:46]

Ça résume exactement la difficulté, c'est à dire que depuis la sortie du confinement, tout le gouvernement est persuadé. Emmanuel Macron est persuadé que le pire des scénarios, c'est un peu de confinement général. Pourquoi? Parce que vous avez vu la croissance moins 11 pour cent cette année là. On a vu un Etat qui a fait son travail pour soutenir les entreprises, mais on va rentrer là dans la fin, sans doute des soutiens les plus importants. Donc le chômage va exploser.

[00:22:10]

Et c'est vrai que si vous rere résonner sur l'hypothèse d'un confinement général, vous mettez en l'air non seulement l'économie, mais la cohésion sociale, c'est à dire que le pays ne pourra pas supporter un chômage, un chômage aussi. Mais c'est en fait la grande crainte de la rentrée, c'est que les jeunes qui se sont contaminés entre eux sont, en étant très souvent asymptomatiques. Vous rentrer en contact avec les personnes plus âgées, que ce soit à l'école, avec les enseignants, que ce soit dans l'entreprise, que ce soit chez eux.

[00:22:38]

Et la grande crainte, c'est que tout d'un coup, il y ait une reprise épidémique. Donc, dans tous les foyers où on voit des signaux de reprise, effectivement, il va y avoir du monde. Donc peut être à Paris, il y aura peut être plus de télétravail qu'ailleurs, mais vraiment, le scénario de base, c'est d'éviter le confinement général. Là, il y avait un message qui était assez peu relevé. Je voudrais avoir votre avis là dessus.

[00:22:57]

Lorsqu'il dit je lance un appel aux personnes vulnérables aux personnes de plus de 75 ans. Protégez vous. C'est un discours qu'on avait assez peu entendu. Jusque là, on était en mode. On va tous se confiner pour protéger les anciens les plus fragiles. Là, c'est protégez vous. Nous, il faut qu'on relance la machine. Est ce que vous lisez comme ça? Oui, parce que c'est en phase avec ce qu'on disait sur la préoccupation maintenant majeure du gouvernement de parvenir à relancer la machine économique.

[00:23:23]

Mais l'aporie dans laquelle il est quand même enfermé, c'est dire aujourd'hui qu'on ne reconfirme pas. C'est quand même un pari très audacieux. D'abord, pourquoi l'avoir fait dans le passé? Et si jamais l'épidémie reux flambés?

[00:23:36]

Pourquoi l'avoir fillières? Et aujourd'hui, dire qu'on ne le referai pas? On comprend bien. C'est à cause des conséquences économiques et de l'enjeu.

[00:23:43]

On était mieux, on est mieux armés aujourd'hui qu'on ne l'était à l'époque. Oui, mais ça, on ne sait pas. Bien sûr, non.

[00:23:48]

Mais sur le plan sanitaire, on ne sait pas ce qui peut se passer. Donc, on voit bien que le gouvernement est un peu coincé parce que d'un côté, il faut qu'ils mettent le paquet sur la relance économique. Pour cela, ça l'amène à dire typiquement ce que Emmanuel Macron a déclaré qu'on ne reconfigurés pas, qu'on ne reviendrait pas là dessus. Mais encore une fois, pour les Français, je pense que c'est quelque chose qui peut sonner bizarrement ce 10 mai.

[00:24:10]

Si demain, l'épidémie était à nouveau. Mais lorsqu'on a fermé, il ne faut pas le refaire demain. Pourquoi avons nous fermé?

[00:24:17]

Vous trouvez qu'il y a de la cohérence malgré tout? Un peu plus de cohérence par rapport à ce qu'on a connu par le passé dans la façon de s'adresser aux Français sur l'épidémie ou pas, dans la gestion même des conseils scientifiques de la parole scientifique.

[00:24:31]

Il y a beaucoup plus de cohérence, alors je parlais. Je ne parlerais pas de la parole scientifique parce que la parole scientifique, on voit qu'elle est encore bon.

[00:24:39]

Il y a un débat entre les scientifiques aujourd'hui, ce qui est d'ailleurs normal parce qu'ils ne connaissent pas la matière. Ils ont une approche qui est tous différente, mais je trouve que ce débat est sain. Simplement, il ne faut pas que ce discours là soit le discours officiel. Je trouve plutôt mieux aujourd'hui qu'hier le fait que le discours Dubout du gouvernement, de l'exécutif en général, est beaucoup plus clair.

[00:25:03]

Il est beaucoup moins bon. On a pris conseil auprès des scientifiques et tout ça, non. C'est quoi aujourd'hui? Le premier ministre, devant les entrepreneurs cet après midi, a dit égalité, liberté, égalité, fraternité, responsabilité. C'est à dire que ils ne veulent pas non plus que l'Etat apparaisse comme le seul garant de ces. Prenez le lendemain.

[00:25:26]

Rendez vous demain, ce qui est assez simple, ce qui est assez normal. La deuxième chose, c'est que le confinement qui a eu lieu, le premier confinement qui a eu lieu, il a eu lieu parce que le monde entier se confinait.

[00:25:38]

Si demain, vous avez un confinement en Allemagne ou en Italie et en Italie, en Espagne, la France va pas rester comme ça à l'air libre.

[00:25:48]

Je ne pense pas. On ne va pas imiter le modèle suédois, qui était un modèle où, justement, on ne s'est pas confiné. On ne porte pas de masque, donc on fait un peu comme tout le monde. Et si on se compare, c'est important de se comparer.

[00:26:00]

Tous les pays qui sont dans des tâtonnements comparables au nôtre, avec aussi aujourd'hui la volonté que l'activité économique reparte parce qu'ils sont vraiment très, très peu. Vous insistez sur ce point?

[00:26:12]

Vous avez raison. Et d'ailleurs, le ministre l'a fait à deux reprises ce matin chez nos confrères de France Inter et cet après midi devant le Medef, en expliquant que l'épidémie repart partout de la même manière n'est pas une spécificité française. Un mot sur un des messages de la rentrée qui est porté par le premier ministre, naturellement, qui est de dire on va vivre longtemps avec le virus et donc de dire aux Français Prenez vos responsabilités.

[00:26:36]

Maintenant, il va falloir vous habituer, d'autant qu'on sait. En fait, on sait un peu plus quand même sur ce qui se passe, c'est à dire qu'on voit que les personnes âgées sont vraiment les plus vulnérables, que les personnes malades le sont aussi. Et qu'en revanche, les jeunes le sont moins. Je pense qu'il y a un problème de génération, c'est à dire? On a beaucoup demandé aux jeunes si on les avait, on les a obligés à se confiner alors qu'ils risquaient pas grand chose.

[00:26:58]

Maintenant, on leur demande de porter le masque. Donc, je pense que le message adressé aux personnes âgées, c'est aussi. Ne laissez pas tout le poids aux jeunes. Prenez vos responsabilités et il y a une des mesures qu'envisage Castex. C'est de, par exemple, faire en sorte que les personnes âgées n'aillent pas chercher leurs petits enfants à l'école pour se protéger. Donc, il va y avoir un appel à la responsabilité par catégories sociales pour éviter ce qui ne s'est pas produit pendant le confinement général parce que tout le monde était logé à la même enseigne.

[00:27:24]

Ce qui n'est pas tout d'un coup une guéguerre entre les groupes en fonction de l'âge, mais en fonction de la géographie, parce qu'il y aurait un traitement différencié.

[00:27:32]

La ligne de crête, elle, est quand même difficile parce que je rappelle que quand il avait été envisagé de confiner uniquement les personnes fragiles ou les personnes âgées, les personnes âgées elles mêmes étaient viscéralement opposées à ce type de mesure. Donc, quand on commence à dire c'est à vous, à vous protéger et à faire attention à faire attention. Exactement. C'est un message qui, à mon avis, devrait être ou sera mal reçu par ces personnes qui vont avoir le sentiment qu'on cherche à les isoler où elle est confinée.

[00:27:58]

Que penser des anti masque? Brice Teinturier le professeur Delfraissy disait Patin, c'est anecdotique. Parlons plutôt de l'adhésion de l'ensemble des Français au port du masque. Ce qui est en train de s'installer dans une partie de la société. L'idée qu'on est responsable et donc libre de le porter ou pas le masque sans prendre. 135 euros si on n'est pas là où le professeur Deficits a raison, c'est que la question des masques des opposants au masque, c'est quelque chose d'un phénomène relativement minoritaire.

[00:28:26]

L'immense majorité des Français seulement est favorable au port du masque, mais demande de la protection et une protection accrue. Donc, on a une mouvance qui s'oppose au masque, qui est la même mouvance que celle qu'on connaît bien, qui est dans la défiance et dans le complotisme, qui dans le refus de ce qui viendrait du gouvernement ou au pouvoir des scientifiques ou des médias.

[00:28:47]

Mais il ne faudrait pas s'imaginer ou se dire qu'en France, vous avez un courant de contestation du port du masque qui serait en train de flamber dans d'autres pays, notamment en Allemagne ou aux Etats-Unis, de manière beaucoup plus massive.

[00:28:59]

La proportion, il faut revenir aux proportions parce que vous avez des manifestations ou des discours anti masque qui ont de la visibilité. Mais quand vous regardez ce qu'il représente sur l'ensemble de la population, il faut revenir aux véritables proportions et des proportions. Elle reste malgré tout très faible.

[00:29:15]

C'est une histoire intellectuelle aussi. Le débat dans les médias est beaucoup alimenté par quelques intellectuels qui trouvent une certaine esthétique à dire qu'il ne faut pas porter de masque. C'est vrai que si on pouvait ne pas porter de masque, ce serait tellement mieux et on s'en satisferait tous.

[00:29:28]

Mais je dirais que c'est vraiment minoritaire parce que tous les sondages que j'ai vu moi montrent une très forte majorité. C'est quelque 65% qui sont favorables au port du masque parce que les gens ont peur.

[00:29:41]

La question, c'est vraiment de faire en sorte que ceux qui portent le masque le portent correctement et pas sous le nez en changeant.

[00:29:45]

Est ce que ça plus sans susciter de l'adhésion lorsque l'on impose, pour des raisons sanitaires, le port du masque obligatoire? Attention, à partir du 1er septembre, ce sera obligatoire dans les entreprises et d'ailleurs venir avec l'idée que, encore une fois, on nous explique que ça va durer jusqu'à 2022. C'est ce que dit le MS dans le meilleur des cas.

[00:30:04]

Oui, mais tout ce qu'on a pu mesurer dans bien des domaines sur ce type de mesures à prendre, c'est que la sanction est un levier moins efficace que la peur et la vertu que l'appel à la vertu.

[00:30:16]

Vous avez l'expérience célèbre qui a été menée à chef d'établissement, qui en avait assez que les parents amènent leurs enfants en retard à l'école. Il a décidé d'imposer une amende à tous ceux qui amènerait leurs enfants en retard. Le résultat, c'est que le taux de parents qui amenait les enfants en retard a augmenté parce que les gens se disaient prêts à payer 5 euros. Mais moralement, ils se sentaient déculpabiliser. Alors si vous faites appel, c'est très intéressant sur les mécanismes d'adhésion à une norme ou pas.

[00:30:42]

Si vous faites appel, au contraire, alors au civisme, responsabilité collective. En réalité, ça marche mieux. Même les expériences. Mêmes choses qui ont été confirmées sur la question de la fraude fiscale. Tout, donc, pour le masque. Il faut de la sanction. Ça fait partie de la panoplie, mais il faut avant tout de la responsabilisation et bien faire comprendre aux Français que le masque permet de protéger les autres que soi même.

[00:31:03]

L'abattement, les Français l'ont fait élire, son vote d'adhésion nécessaire.

[00:31:09]

Je pense que la chose qu'il va falloir vraiment regarder, c'est la cohérence. C'est à dire que je pense que finalement, maintenant, on sait à peu près même si il y a quelques incertitudes et débats. Mais on ne refera pas des erreurs comme au départ. Ah non, les masques, c'est contreproductif parce qu'on n'en a pas fait ça. C'est ça, c'est derrière nous. Le seul folklore français qui nous menace peut être par rapport à d'autres pays. Votre problème, c'est Courteline.

[00:31:35]

Et pour ceux qui ont vu la carte de Paris avec les rues ou le masque est obligatoire et les rues où le masque n'est pas obligatoire. Pour ceux qui ont lu les recommandations de la Fédération française de tennis ou je ne sais plus quelle association expliquant il faut, il faut. Il va falloir faire du civisme. Et pour faire l'appel à la vertu, il faut faire simple, il faut faire cohérent. Voilà que les gens comprennent et qu'on nous dise pas dont elle aurait.

[00:32:01]

Vous devez mettre à mal dans telle rue, vous pouvez l'enlever. Je pense que c'est maintenant. C'est ça l'écueil.

[00:32:07]

On fait la place de certaines professions ou avoir un masque pendant qu'on travaille. C'est très contraignant. Ça peut être même physiquement insupportable.

[00:32:19]

C'est sûr que ça va y revenir parce que là dessus, il y a eu des annonces, en tout cas un état d'esprit lancé par le premier. Cet après midi, en expliquant qu'il y aurait sans doute des dérogations, le car total du plan de relance de 100 milliards, en tout cas, ira aux TPE PME.

[00:32:34]

C'est l'une des annonces de cet après midi. Le premier ministre, qui s'exprimait devant l'université d'été du Medef alors que le gouvernement, on le sait naturellement, craint de nombreuses faillites pour terme pour certains. Vous allez le voir, c'est déjà fait pour les faillites, quand d'autres s'accrochent encore malgré un avenir économique très incertain. Reportage Barbara Steck, Stéphane l'apaise et Laura Rado. Difficile d'imaginer qu'il y a encore quelques mois, ce local était un salon de thé florissant qui portait tous les espoirs de Camille Gouyasse.

[00:33:09]

Trois ans après l'ouverture, son commerce est aujourd'hui en liquidation judiciaire.

[00:33:14]

Là, on pouvait accueillir jusqu'à 10 personnes et ensuite dans la salle, une trentaine facilement. Puis, derrière la verrière, c'est là où on préparait tout ce qui était chocolat, boissons et pâtisseries.

[00:33:25]

Et également des pâtisseries qu'elle a tenté de vendre en livraison dans un premier temps, mais vite asphyxié par les charges. Elle finit par renoncer. Aujourd'hui. On aurait été ouverts, aurait accueilli personne. On aurait pu avoir une terrasse en extérieur sur les places de parking qui sont ici, mais ça veut dire qu'il aurait fallu réinvestir dans du mobilier de terrasse parce que sortir les sofas à Brest avec une pluie qui peut arriver à tout moment, les rentrer en catastrophe, ça aurait été trop compliqué.

[00:33:55]

Il aurait fallu réinvestir alors qu'on est déjà pris à la gorge.

[00:34:00]

Ces deux employés au chômage partiel Cami auraient pu solliciter un prêt garanti par l'Etat, mais avec les travaux déjà réalisés juste avant la crise. La peur de s'endetter encore plus l'a découragé.

[00:34:13]

J'ai perdu 20.000 euros. C'est une somme fut jeune où j'avais mis toutes mes économies. C'est un rêve de gosse que j'avais. Et voilà, c'est fini.

[00:34:26]

Maintenant, avec une économie quasiment à l'arrêt pendant deux mois et durement affaiblie depuis, le nombre de faillites pourrait exploser dans les prochains mois. +1 80% selon les prévisions de l'OEB, avec 95.000 entreprises concernées, 250.000 emplois directs seraient menacés. J'ai l'ensemble de ma collection qui est ici dans mes placards, ici sous boitait, et d'autres qui ne le sont pas encore.

[00:34:57]

Également, Isabelle Piérard a lancé son concept de chaussures véganes l'année dernière, une production éthique fabriquée en région parisienne.

[00:35:06]

L'idée, c'était effectivement de proposer une marque qui propose des souliers plutôt féminins, avec des alternatives, des matières alternatives, comme par exemple cette matière qui est issue du recyclage de la pomme ou cette matière qui est issue du recyclage de feuilles d'ananas.

[00:35:21]

Une collection qu'elle n'a pas pu écouler au printemps, avec 150 paires de chaussures sur les bras et 14.000 euros de factures impayées. Cette chef d'entreprise cherche partout des solutions. Elle a rendez vous ce jour là avec des experts de la Chambre de commerce.

[00:35:37]

Merci de me recevoir. On est donc ici sur les escarpins à talons de 7 cm dont je vous parlais.

[00:35:43]

Face à elle, un comptable, une avocate spécialisée et un juge commercial. Leur objectif concilier Isabelle pour surmonter les difficultés qu'elles rencontrent, des amis de cœur, etc.

[00:35:55]

J'ai demandé 20.000 euros. Je pensais qu'effectivement, l'engagement de la banque étant à hauteur de 10%, je pense qu'effectivement, il allait où? Il allait me suivre.

[00:36:02]

Si vous voulez que les autres aient confiance en vous prouvez que vous avez confiance dans votre entreprise et si vous avez un petit bas de laine, n'hésitez pas, il faut y aller. Vous savez, moi, je connais un chef d'entreprise qui a vendu sa maison au cours de cet entretien.

[00:36:18]

Isabelle apprendra également qu'elle peut bénéficier d'une nouvelle aide publique à hauteur de 2.000 euros par nature administrative.

[00:36:24]

Exactement. Ça, c'est bien ça. C'est une bonne nouvelle à 2.000 euros 2.000 euros. Super contente.

[00:36:30]

En tant que chef d'entreprise, surtout des petites structures comme la mienne, on est très seul. Même si on a autour de soi, on est dans des réseaux, etc. On est très seuls et avoir l'opportunité de parler avec des spécialistes, c'est extrêmement intéressant et important pour moi.

[00:36:47]

Son entreprise a depuis décroché un autre coup de pouce, une avance de 10.000 euros, cette fois de la région Ile de France. De quoi payer son fournisseur principal et lui donner une bouffée d'oxygène. Une chance supplémentaire de traverser la crise. Et cet après midi, Jean Castex en a parlé de ces profils, comme cette entrepreneuse à qui l'expert comptable dit Vendez votre maison, prenez des risques. C'est quand même bon.

[00:37:13]

C'est une des informations, c'est à dire que sur le plan de 100 milliards d'euros, dont il faut dire que y en a près de la moitié qui viendra de l'Europe, selon un mécanisme qui est tout à fait nouveau en Europe et qu'il faut saluer d'ailleurs 40 milliards, 40 milliards.

[00:37:27]

Bien, on sait qu'il y a 30% de cette aide sur 100 milliards qui vont aller aux petites et moyennes entreprises. Ce sont évidemment elles qui vont faire les frais des pots cassés de cette crise qui va être redoutable. Il ne faut absolument pas s'en tenir aux chiffres du chômage qui sont sortis aujourd'hui, qui ne veulent absolument rien dire parce qu'il va y avoir du chômage. Il va y avoir beaucoup de dépôt de bilan ou de faillites. Et évidemment, ce ne sont pas les grands groupes qui vont payer les pots cassés puisque les grands groupes et je dirais, la confiance des banques.

[00:37:59]

Les banques vont avoir un rôle à jouer qui va être énorme dans cette crise.

[00:38:05]

Et puis, il va y avoir aussi l'agilité du gouvernement parce que évidemment qu'on peut prêter de l'argent à certains secteurs. Mais il va falloir aussi ça. Je trouve qu'il n'en parle pas assez. Le gouvernement, c'est peut être ce que M. Castex va devenir la semaine prochaine. Il va falloir probablement réorienter une partie de l'épargne en France. La France est un des pays, avec la Chine d'ailleurs, qui épargne le plus au monde parce que les Français ont peur.

[00:38:30]

Ils n'ont pas confiance et cette épargne est énorme. L'encours de l'épargne en France atteint des milliards et des milliards.

[00:38:38]

Il faudrait, je pense, que castés, excipient y réfléchit parce qu'il y en avait déjà. Il avait évoqué l'idée ré orienter cette épargne là pour qu'elle soutienne l'activité.

[00:38:48]

Réorientées, ça veut dire orienter pour qu'elle soit injectée dans l'activité économique sur les TPE et les PME.

[00:38:56]

On l'a vu, c'est exactement ce que disait Istréens, cette femme qui vient essayer de négocier un prêt. Est ce qu'elle va être concernée? Cette personne qu'on vient voir par les mesures du plan de relance parce qu'il y a des sommes qui sont énoncées 100 milliards, etc. Et puis, il y a des choses très concrètes au quotidien qui ont déjà fait.

[00:39:12]

C'est toute l'ambiguïté parce que là, pendant toute la crise, l'économie a été comme confinée. C'est à dire que le gouvernement a tout fait par des procédures de chômage, de chômage partiel, par des procédures de prêts garantis, de maintenir l'outil de travail. Mais maintenant, la loi du marché, elle, va quand même faire le tri, c'est à dire que vous avez des secteurs qui sont des secteurs d'avenir. Alors en plus, quand vous regardez les sommes affectées en Europe et quand vous regardez le disque, vous vous entendez le discours du gouvernement.

[00:39:41]

C'est quand même le plan de relance qui doit aussi fortifier l'économie française, c'est à dire que à un moment, le gouvernement va être devant le choix. Est ce que je soutiens coûte que coûte des entreprises qui ont peu de chance de survivre? Ou est ce que je fortifient mon économie dans une compétition internationale? Et à ce moment là, vous aurez le fret. Ou alors est que je fais plus d'écologie. Et donc, c'est pour ça que la situation est aussi compliquée aujourd'hui.

[00:40:05]

Donc, on voit que Jean Castex, dans ses annonces de cet après midi, il sent bien que la situation est compliquée. Il a un peu prolongé les mesures de chômage partiel, même prolongé jusqu'en novembre au moins, ditil. Pour les secteurs les plus touchés, au minimum pendant 2 ans exactement.

[00:40:20]

Dans les secteurs, on sent vraiment la magouille. Ils vont essayer de maintenir l'économie sous perfusion le plus longtemps possible pour éviter des drames sociaux, c'est à dire que certains secteurs s'en sortent bien. Secteurs considérés comme d'avenir et d'autre part, je pense par exemple aux groupes d'habillement qui sont aujourd'hui en difficulté. Est ce qu'il faut à tout prix les sauver? Est ce qu'ils doivent eux mêmes se restructurer? Mais à ce moment là, qu'est ce qu'on fait des salariés alors?

[00:40:44]

Dans le plan de relance, il y a quand même un volet formation très, très importante où ils vont essayer de justement faire en sorte que les entreprises qui risquent de mettre la clé sous la porte, les salariés, soient formés pour être embauchés. Mais il y a quand même un risque de crise sociale et, malgré tout, la volonté du gouvernement de soutenir l'économie. Il y aura quand même des dégâts sociaux.

[00:41:04]

Faciliter l'embauche des apprentis? Jamais cela n'aura été aussi simple. C'est ce que c'est. L'ambition de Jean Castex aussi. Je pense que c'est un message adressé, un message très fort de Jean Castex aux entreprises pour les jeunes. Parce qu'au fond, vous avez à la fois les jeunes diplômés qui vont arriver sur un marché du travail catastrophique plus que les autres. Alors là, ils mettent le paquet pour faire en sorte que les jeunes soient les plus intégrés. Il y a vraiment un appel à la mobilisation des entreprises en disant ce n'est pas seulement de l'activité économique, c'est de la cohésion sociale, c'est du civisme.

[00:41:34]

Faites votre boulot. On parlait du chômage partiel. Cette question, cette remarque, ça fait cinq mois que je suis en activité partielle. Ma situation financière est dramatique et on va prolonger ça encore deux ans. C'est Arthurs, dans l'Orne, qui se pose cette question.

[00:41:47]

Sauf que quand on voit les chiffres qui étaient dans le reportage et puis le reportage lui même, on comprend aussi pourquoi le gouvernement met le paquet sur la question économique par rapport à ces enjeux et cette tenaille entre le sanitaire et l'économique. Là, ce qui se dessine est absolument catastrophique pour de nombreux Français. Outre la question, ce n'est pas simplement de tenir, c'est progressivement de ne pas être de plus en plus asphyxié et tirer vers le bas tous les mécanismes qui sont mis en place et visent à la fois à protéger.

[00:42:13]

On est sur cette demande de protection et en même temps à relancer, à relancer impérativement l'activité et pas simplement à maintenir l'économie sous perfusion.

[00:42:21]

Le plan est prêt, il viendra au bon moment, a dit Jean Castex, dont les critiques sur le report du plan de relance 10 milliards d'euros par an de baisses d'impôts de production. Là aussi, c'était une attente. Il parle de fiscalité objectivement punitive pour notre industrie.

[00:42:39]

Il a été très applaudi au Medef parce qu'il a dit ça, mais en fait, c'est la question de l'attractivité pour les entreprises françaises. Les impôts de production y sont très élevés en France par rapport aux autres pays.

[00:42:52]

Donc, ça va. Si vous voulez dans un bon sens, surtout si on veut redéployer notamment l'industrie en France. François a raison quand elle dit qu'il y a deux échelons à l'échelon de l'urgence sociale, qui est déjà en partie prise en compte depuis les mesures de chômage partiel. Il me semble que c'est un tiers de tout le chômage partiel d'Europe qui a été supporté en France. Vraiment, on a été le pays qui a le plus essayé de faire le mal.

[00:43:18]

C'est encore le cas social? Exactement. Et c'est ce qui fait d'ailleurs que dans le plan de relance, il y a quand même assez peu d'aide au pouvoir d'achat par rapport à d'autres pays qui ont baissé la TVA, etc. C'est parce que on considère nous. Je ne sais pas si c'est à tort ou à raison, mais que pour l'instant, on a maintenu un niveau acceptable. On va dire de pouvoir d'achat des Français par le mécanisme, par les mécanismes de chômage partiel, etc.

[00:43:41]

Et donc ça, c'est évident. On rentre dans une zone tellement effrayante. Sur ce point de vue là, on sent bien que les efforts vont être contenus là dessus. Et je vais vous dire les 10 millions d'impôts de production. Bien sûr, sur les taxis, sur le niveau stratégique. Si c'est ça, c'est très, très peu. C'est à dire? Emmanuel Macron avait dit Rien ne sera plus jamais comme avant. Il faut reprendre le contrôle.

[00:44:08]

Là, c'est quand même le vocabulaire des Anglais et du Brexit. Il faut reprendre le contrôle sur certains secteurs. On va relocaliser dans l'industrie pharmaceutique, dans l'agriculture, etc. Jean Castex Première sortie après avoir été nommé premier ministre, il y va dans une industrie pour dire on va relocaliser, etc. Et pour l'instant, ce qui est annoncé, c'est très peu. C'est un milliard d'euros, a dit, a dit Bruno Le Maire pendant l'été. Et c'est du saupoudrage.

[00:44:34]

Moi, c'est ce qui m'inquiète un petit peu. On ne peut pas leur jeter la pierre parce que je sais que la période est très difficile, mais que le volet stratégique de renforcement de notre économie et de penser la France après l'industrie, ce n'est pas qu'une question de croissance ou de hausse, c'est celle des emplois sur dix ans, d'ambitions sur le long terme.

[00:44:56]

C'est une question de se projeter dans une vision stratégique de l'économie et du monde parce que l'industrie, c'est ce qui maille les emplois dans la France périphérique. Alors ce qui s'est passé, Sellström avait perdu. Est ce qu'il faudrait remettre? Vous avez raison de rappeler ce qui a été dit plus haut au moment de la crise et du confinement par le président de la République. Et puis, il y a eu des mois qui se sont passés. Il y a un mot qui est revenu dans le discours politique et gestion des finances publiques et il y a eu là dessus cet après midi de Jean Castex.

[00:45:22]

C'est rassurant devant encore une fois, le Medef, qui dit l'effet du plan de relance sur la dette sera quasiment effacé en 2025.

[00:45:29]

Oui, ça, c'est comment ça engage que lui, il a de la chance. Les taux d'intérêt sont très bas et la confiance est totale, en tous les cas pour les prêteurs. Vis à vis de la France. Mais ça, vous savez, ça fait depuis 1974 qu'on ne doit pas voter un budget à l'équilibre et on est endetté jusqu'au cou. Un des plus endettés d'Europe occidentale, je crois. C'est que effectivement, le pari.

[00:45:55]

D'ailleurs, Bruno Le Maire l'avait dit au tout début de la crise en disant on aidera pas ceux qui sont déjà des canards boiteux et ceux qui sont dans des secteurs d'activité qui, de toute manière, vont faire les frais de la révolution technologique dans laquelle nous sommes aujourd'hui.

[00:46:12]

Il y a deux mots qui reviennent effectivement, c'est souveraineté pour que les entreprises et qu'il y ait une production locale en France.

[00:46:20]

Alors peut être qu'à la faveur d'une crise, parce qu'il a parlé de vertus de la crise, le premier ministre, effectivement, il a parlé de vertus de la crise.

[00:46:27]

Cette fois, c'est une opportunité de l'étude d'opportunité sur trois seront peut être la souveraineté, sans doute la transition écologique.

[00:46:34]

J'attends de voir personnellement comment ils vont s'y prendre parce que ça me parait très compliqué.

[00:46:38]

Et la troisième chose peut être enfin, que la France va en finir d'être la championne du monde de la fiscalité pour baisser les impôts parce qu'on ne pourra sortir de cette crise que si on relance l'offre, mais pas la demande. Effectivement, parce que la série qui a défendu serait une relance par l'offre sans le prévenir.

[00:46:57]

Les effets les plus rapides. Très vite, un chiffre parce que c'est un. Sinistrée par cette crise du Kovy, la culture 2 milliards pour la culture, le secteur de la culture explique d'ailleurs dans votre journal Le Monde que je l'ai lu cet après midi, que ce n'est pas suffisant, mais c'est l'une des annonces de la matinée de Jean Castex. Après la santé et l'économie, c'est devenu une priorité des Français et donc de l'exécutif. La sécurité. Il faut dire que l'opposition a ciblé le laxisme du gouvernement après les images de violences à Paris, notamment au soir de la défaite du Paris Saint-Germain en première ligne.

[00:47:31]

Le ministre de l'Intérieur, naturellement, Gérald Darmanin, Magali L'accroc et Christophe Roquets. Une victoire footballistique et voilà une foule immense rassemblée à Paris. Une trentaine d'interpellations a lieu le temps d'un soir. Les supporteurs du PSG oublient la crise sanitaire. Leurs équipes entrées en finale et la perd quelques jours plus tard dans les rues. La colère s'est allumée et avec elle, un nouveau déchaînement de violence. Plus de 150 personnes seront interpellées.

[00:48:05]

Ce sont des voyous qui n'ont rien à voir avec des supporteurs. Ces voyous, il faut les traiter comme tels. Je constate qu'il y a des gardes à vue. Je constate que le parquet de Paris poursuit ces personnes. Je m'en réjouis et nous souhaitons continuer ce travail pour pouvoir mettre fin à débarassé. Les manifestations en général, qui n'ont rien à voir avec manifestations sportives. Les manifestations en général de personnes qui sont venues pour casser sciemment pour s'en prendre également aux forces de l'ordre.

[00:48:30]

Épilogue d'un été mouvementé un peu partout en France. Des rythmes, l'actualité, des vacances, un après midi soudain, une base de loisirs paisible en Ile de France, sombre dans la violence.

[00:48:44]

On ne sait pas à quoi s'attendre. Forcément, ça va dégénérer, etc. Après, on a de la chance, on n'a pas eu de victime, sauf mi juin à Dijon.

[00:48:54]

Quatre nuits de tension dans la communauté chrétienne, des scènes de films hollywoodiens et plusieurs blessés. Quelques semaines plus tard, le ministre de l'Intérieur durcit le ton.

[00:49:06]

Aucune communauté sur le sol de la République ne fait sa loi et c'est la police de la République. La gendarmerie, c'est bien sûr les forces légitime d'intervention des forces de l'ordre qui font la loi dans notre pays à la façon d'un ex ministre de l'Intérieur, ancien président.

[00:49:22]

Amateurs comme lui, d'apparitions médiatiques, Gérald Darmanin multiplie tout l'été les phrases chocs, comme ce jour là dans les colonnes du Figaro.

[00:49:32]

Il faut stopper, lance sauvagement d'une partie de la société un discours qui ne plaît pas à tout le monde.

[00:49:40]

Alors que les épisodes de violence se succèdent cet été, les critiques les plus virulentes viennent de son ancienne famille politique. Il est trop facile de condamner les violences a posteriori. Condamnons ceux qui n'agissent pas. Débordements permanents, violences, saccages, pillages. Les Français se sont indignés de ces exactions et de l'impuissance à les contenir.

[00:50:05]

Gérald Darmanin a t il trop fait cet été? Omniprésent sur tous les fronts, distribuant ici et là ses discours au ton martial? Qu'attend t'on d'un ministre de l'Intérieur? Des meilleurs résultats, disait le premier ministre ce matin, constate dont on a eu trois mois, de juillet à août.

[00:50:24]

Pas satisfaisant. Je peux vous dire qu'il ne me plaisent pas du tout. Il faut quand même, pardonnez moi, quelles que soient les mots employés, condamner très fermement tout ça. Il est inexact. Grâce à moi, il est inexact de dire qu'il ne se passe rien derrière, a jugé que c'était insuffisant et que c'est trop long. Mais il y a des poursuites qui sont engagées et des sanctions. Les sanctions qui sont prononcées. Ceci dit, je veux vous dire, il faut que nous progressions.

[00:50:58]

Petite pression de Matignon pour la rentrée de Gérald Darmanin et des mesures judiciaires déclenchées en urgence après les débordements de dimanche 15 comparutions immédiates et des peines lourdes allant jusqu'à 10 mois de prison ferme. Cette question pourquoi laisse t on faire cette délinquante qui se moque des lois? Les punitions sont elles assez sévères? Visiblement, le ministre avait un avis sur la question.

[00:51:20]

Oui, parce qu'on parle tout le temps de la police et de la gendarmerie. Mais il faut savoir qu'il y a 200 ans, 250 000 policiers et gendarmes en France et que les moyens sont là. Après la chaîne de commandement, elle demande à être sérieusement corrigée. On l'a vu avec les gilets jaunes. On le voit encore là puisque monsieur Darmanin avait dit Vous verrez, les choses seront préservés. Il y aura mille policiers en plus. Garde à vue, ça ne change rien du tout.

[00:51:44]

Le sujet est sur la justice. Ce n'est pas tellement dans les mains de Darmanin, c'est fait dans les mains de Kader Dupont-Moretti. Il a raison.

[00:51:52]

La France et le service public de la justice en France est le plus mal aimé de tous les services publics et le plus déficient. Le budget de la France pour la justice, c'est 8 milliards d'euros, dont la moitié vont à la pénitentiaire. Comme vous rentrez dans un palais de justice, ce qui m'arrive assez fréquemment, c'est un délabrement non pas comme Dieu, comme justiciable quand même.

[00:52:17]

Mais pour travailler, c'est un délabrement. La plupart du temps, qui, mais indécent pour un pays comme le nôtre.

[00:52:25]

En France, on dépense à peu près 60 euros par habitant pour la justice. En Allemagne, on dépense 130 euros par habitant pour la justice, donc on a un retard considérable par rapport à la plupart de nos voisins, avec une justice qui n'est absolument pas armée, avec une exécution des peines qui est défaillante au possible.

[00:52:48]

Vous avez 100 000 par an qui ne sont pas que vous dites c'est pas un manque d'autorité, c'est un manque de moyens, c'est un manque de moyens, de sanctions qui sont à la mesure de la délinquance qui est constatée. Et les sanctions sont très insuffisantes, me semble t il, par rapport à ce qu'on voit. Comme vous avez un gamin qui frappe une jeune femme dans la rue parce qu'elle lui dit dans les transports en commun, parce qu'elle lui dit qu'il n'y a pas de masque et quand se retrouve avec un rappel à la loi?

[00:53:17]

Je suis désolé, ce n'est pas normal et donc il y a ça. Et puis, il y a l'exécution des peines qui n'est absolument pas défaillante. Aussi, 100 000 peines ne sont pas exécutées par an en France.

[00:53:29]

Et c'est exactement ce qu'a dit le premier ministre ce matin, qui a annoncé la création de 550 emplois. Alors, ça ne paraît pas énorme. Ce n'est pas annoncé par le ministre, s'est il dit. Il faut faire de la prévention, limiter les exactions. Et il a cette phrase la justice fonctionne insuffisamment bien, fonctionne mal. C'est plus simple. Brice Teinturier Sur cet aspect là, est ce que c'est une préoccupation qui est en train de revenir en tête des préoccupations des Français?

[00:53:54]

La question sur la sécurité et l'insécurité?

[00:53:57]

Oui, et c'est nouveau. C'est nouveau, c'est récent, c'est brutal et c'est fort comme mouvement puisqu'on a un double remaniement des préoccupations des Français, le chômage qui était, qui avait beaucoup décru et est revenu en tête des préoccupations, la délinquance qui, depuis 2016, était à un niveau très bas, très faible dans les préoccupations, de même qu'on avait une stabilité absolue chez les Français, de l'idée qu'ils vivaient ensemble en insécurité ou qu'ils s'étaient confrontés de l'insécurité.

[00:54:21]

Bien tout cela, depuis deux mois, a brutalement remonté la délinquance. Maintenant est la quatrième des préoccupations des Français. Donc il y a un vrai sujet. Et ce qui est intéressant dans la réponse de Castex, c'est que il n'y a pas simplement le volet Matador qu'il a annoncé justement sur les postures, mal les formules, etc. Il y a la question de l'exécution et donc elle passe par la justice et par les recrutements. Il a été très prudent là dessus.

[00:54:43]

Il l'a dit lui même que le temps que ces recrutements se fassent et qu'il y ait des résultats tangibles, ça nécessiterait plusieurs années. Il a essayé de dire qu'il y aurait deux mille recrutements sous le quinquennat du coup de feu d'Emmanuel Macron. En tous les cas, il était dans l'idée que le cœur de la bataille, c'est pas simplement dans la sanction et les paroles, très mal.

[00:55:03]

C'est aussi la capacité, disait le ministre de l'Intérieur, clairement, lorsqu'il devait faire votre annonce.

[00:55:08]

Je crois qu'il était sur un volet complémentaire en disant il faut rappeler, parce que ça, c'est assez cohérent. Dans tout le gouvernement, il faut rappeler les questions d'autorité et Castex, qui est très sensible. Il l'a fait plusieurs fois, mais il est aussi sur. Une fois qu'on a dit ça, il faut regarder concrètement comment la machine fonctionne et apporter des solutions là où elle dysfonctionne. Et elle dysfonctionne dans la justice.

[00:55:29]

C'est quand même clairement le talon d'Achille. Je trouve, parce que d'abord, c'est la droite qui peine à trouver des angles d'attaque. Là, on a un vrai. Nicolas Sarkozy ne cesse d'intervenir en disant il faut de la verticalité, il faut de la sécurité. Donc ça, c'est un vrai. Et l'autre difficulté, c'est qu'au fond, on avait l'impression qu'avec le remaniement, Emmanuel Macron n'était pas tellement sur les sujets régaliens, avait pris la mesure du problème.

[00:55:54]

Or, l'effet Darmanin, il n'est pas bon. Pendant l'été, c'est à dire que sans arrêt, il a été très présent sur le terrain. Mais on l'a beaucoup comparé à un Sarkozy en disant bref, finalement, il essaye de faire comme Sarkozy. Mais effectivement, il fait un peu le matamore. Et ce que dit Jean Castex sur la justice, c'est ce que Nicole BlueBay disait en. C'était sa feuille de route, c'était de dire Je dois faire en sorte que les peines soient franchement exécutées parce que c'était des moyens.

[00:56:21]

Et on voit bien qu'au bout de trois ans, le compte n'y est pas et que s'ils sont sur cette problématique là, ils risquent d'être à découvert parce que ils n'arrivent pas à prouver une efficacité. Et ce ne sont pas des thèmes forcément incarnés et portés par le président de la République.

[00:56:35]

C'est intéressant. C'est qu'en fait, il a été théorisé que comme c'était son talon d'Achille, le premier ministre, qui lui aime pas assez les questions régaliennes, le supplée là dessus. Et dès le départ, je me souviens sa première intervention sur France 2. Il parle d'autorité, de laïcité sur ces trois valeurs. Je ne sais plus lesquelles, mais en effet, c'est un pari, si vous voulez. C'est assez inédit que le régalien qui vient de roi soit délégué au premier ministre pendant que le président.

[00:57:11]

Alors certes, quand même, il a fait de l'international, mais aussi, on se souvient, ses dernières grandes interventions au 14 juillet, etc. C'était super ministre de l'Economie. Je suis très bon. Je vais vous expliquer les plans de relance, etc. C'est un peu particulier comme comme partage. Parce que si vous voulez de Gaulle à Matignon et Giscard à l'Elysée, ça fait bizarre. Mais bon, pourquoi pas? La situation est inédite. Sérieusement, je pense quand même que les Français, et surtout si ça redevient une préoccupation majeure, vont avoir envie et besoin que ce soit le président qui prenne partie des sujets traités à bras le corps.

[00:57:49]

Revenons maintenant à vos questions. Cette rentrée est elle un casse tête pour Castex? L'expression a fait florès, elle a fait florès. On utilisera sans doute encore sa cassette. C'est un casse tête, mais je crois qu'il aime bien ça. Vous savez, c'est ce que disait en début d'émission. Il est là pour ça. Il est là pour ça. Il a été désigné pour ça parce qu'il a le profil. C'est lui qui était chargé des Français d'en tête, oublié du confinement.

[00:58:14]

Il avait ce dossier là dans les mains. Ça a toujours été un homme de cabinet. C'est toujours. Les Français ne sont pas aussi du temps de Xavier Bertrand au ministère de la Santé. Il avait eu à gérer un précédent coronavirus. Il aime ce genre de situation, mais moi, je mettrais quand même un bémol.

[00:58:30]

C'est clair, il l'exposait en première ligne. Il est resté très différent. Il l'a léclairage et donc ça change tout.

[00:58:36]

Par rapport à juin dernier, qu'il n'a pas fait de fautes depuis le début de son installation à Matignon, il y a eu une petite interrogation sur sa stratégie.

[00:58:44]

Pendant l'été, il a été extrêmement présent et il a fait énormément de déplacements. Mais il n'a pas effacé Edouard Philippe. Et que certains disent peut être qu'il aurait dû se concentrer sur un thème seulement pour apparaître comme portant un thème. Parce qu'au fond, il y a cette interrogation là.

[00:59:01]

Selon Jean Castex, il n'y aura pas de hausse d'impôts. Mais peut on vraiment croire le gouvernement qu'il l'a martelé cet après midi encore?

[00:59:07]

Moi, j'ai l'expérience de la crise de la dernière crise où, au fond, on disait on ne va pas augmenter, on ne va pas augmenter les impôts et tout. Et puis qu'au fond, c'est à la fin du quinquennat que François Fillon était obligé de dire Je nettoie les niches fiscales et ils ont été obligés massivement d'augmenter les impôts parce qu'il y avait une tension européenne et que le fait que la monnaie française était un peu sous pression.

[00:59:30]

Là, on a peut être moins cette hypothèse parce que l'Europe change tout. Enfin, ça change tout. Pour le moment, on et dire qu'elle a accepté de mutualiser un certain nombre de dettes et d'aides. Mais voilà, la sortie de crise va quand même pas être très simple à court terme.

[00:59:47]

En revanche, c'est un discours qui est martelé par le premier ministre et par le président de la République, qui n'a cessé de dire aussi qu'il n'y aurait pas de hausse d'impôts. On était déjà à des niveaux beaucoup trop élevés, etc. Etc. À court terme, c'est à dire jusqu'aux élections présidentielles, je pense qu'on peut raisonnablement faire le pari qu'il n'y aura pas de hausse d'impôts en tous les cas de hausse massive, comme cela avait été le cas sous François Fillon.

[01:00:05]

Ce premier ministre de lancer l'université d'été du Medef. Alors, il n'y a pas de règle. Si vous voulez le premier ministre, il n'est pas le premier à être allé à l'université du Medef. Je me souviens de Manuel Vals, je me souviens d'Edouard Philippe Chirac.

[01:00:20]

Camillien Raffarin, surtout, n'y va pas. Je suis pas Jean-Pierre Raffarin d'hilarité, mais quand même, j'ai pas souvenir. Je peux me tromper que le président de la République se soit déjà rendu à l'université d'été du même Sarkozy président. Je ne crois pas qu'il y soit allé. Je ne crois pas. Après, il y a une règle et c'est comme le dîner du CRIF, le CRIF jusqu'à Sarkozy. Ce n'était pas la place du président de la République.

[01:00:43]

En tout cas, il était attendu. Sans doute a parlé de budget cette année. Il a dit J'ai besoin de vous. Il leur a dit ça aussi.

[01:00:53]

l'Etat ne peut pas tout et l'État a besoin des entreprises sans les entreprises, naturellement commerçants. Je suis en train de réaliser que j'attends une reprise qui ne viendra peut être pas pour moi ou trop tard.

[01:01:05]

Françoise parlait tout à l'heure des secteurs qui risquaient d'être comme d'être sinistré. Ça dépend des commerces, parce que les commerces de bouche. On l'a vu, on était plutôt dire on n'a pas profité parce que ce serait indécent de dire ça. Mais ils ont marché pendant la crise. En revanche, tout ce qui est café, restauration, habillement, vouvoyer, habillement, bien sûr. Quand vous voyez qu'on revient à des horaires encadrés, mais vous dites comment ils vont s'en sortir.

[01:01:31]

Ça montre surtout que pour les Français, on s'installe durablement dans la crise. Mentalement, c'est ça qui a changé.

[01:01:36]

Mais ça a pris le temps parce que pardon, beaucoup, ça se fait. Ça fait longtemps qu'on parle de cette crise économique qui est là, a t on dit. Elle arrive. Elle est d'ores et déjà présente qu'on parle de ce virus en disant de toute façon, ça va être long et on a l'impression en cette rentrée que ça commence seulement à infuser et que c'est difficile à avaler.

[01:01:54]

Absolument, parce que durant le mois de mars, avril, mai, juin, on était dans la menace et dans l'urgence sanitaire. Il y avait une conscience chez les Français de l'enjeu économique. Mais il était un peu mis à distance pour plus tard. Et maintenant, les Français s'installent avec cette idée qu'on est face à une crise qui va être violente et qui va être durable. D'où le témoignage que vous avez là de deux gens qui se projettent dans l'avenir et qui se rendent compte que non, ça ne va pas être l'affaire de quelques mois et qu'il y aura effectivement, hélas, des morts sur les rives de cette crise et que ça va être dur de tenir un téléspectateur qui s'appelle Jean.

[01:02:26]

Il habite à Paris. 7 milliards d'euros pour Air France et deux petits milliards pour la culture. Vous pouvez me rappeler ce qui rapporte le plus dans le Val d'Oise. Il se trouve que ce n'est pas un vrai.

[01:02:36]

Il faudrait faire attention parce que sur la culture, vous avez plusieurs volets. Vous avez l'aide qui va être accordée aux spectacles vivants. C'est une chose. Est ce que ce sera 2 milliards plus ou moins? Il ne faut pas oublier. Une chose aussi, c'est que les intermittents du spectacle sont complètement prise en charge. C'est à peu près l'équivalent. Par an, ils vont être soutenus au moins jusqu'au 2000. Fin 2021, on peut considérer que cela va aller au delà.

[01:03:01]

Il faut faire attention à ça. Alors évidemment, on peut faire des rapports comme ça entre le secteur d'activité et le secteur de la culture.

[01:03:08]

C'est autant que l'industrie automobile produit intérieur brut, je crois.

[01:03:12]

In fine, est ce que ce seront les collectivités locales qui fourniront les masques aux élèves? Vous parlez tout à l'heure de Valérie Pécresse, qui avait expliqué qu'elle fournirait des masques gratuitement, en tout cas dans un premier temps. C'est ça.

[01:03:23]

Je pense que ce qui va se passer, c'est que comme cette espèce de décentralisation improvisée, on ne sait pas qu'il y aura des endroits, probablement où les directeurs d'école eux mêmes ont fait des stocks. J'ai vu ça dans certains établissements, d'autres endroits où ces quelques collectivités qui vont avoir des initiatives. Je pense que c'est une note pour plus tard, vu qu'on parle beaucoup de décentralisation. La décentralisation, c'est bien, mais il faut mettre un peu d'ordre parce que sinon, c'est une espèce d'improvisation.

[01:03:51]

Les régionales approchent. Je pense que tous les présidents de région ont une spécialité en masse. C'est une des raisons pour lesquelles l'Etat les laisse faire. Voilà.

[01:04:01]

Vous allez voir qu'après avoir chanté les vertus du local, de la décentralisation, des décisions qui doivent être prises aux échelons les plus proches des gens, on va avoir aussi un retour de bâton sur les questions d'égalité. Le fait que c'est bien aussi d'avoir une norme commune à l'ensemble du pays. Etc. Etc.

[01:04:17]

Ce qu'il officie lorsqu'il organise auprès des Français cette catastrophe sanitaire et économique va t elle virer à la catastrophe sociale?

[01:04:24]

C'est ce que le gouvernement redoute et ce que tout le monde redoute d'ailleurs, parce qu'on sort quand même des gilets jaunes. Je ne veux pas sur des sorties, d'ailleurs. Vraiment, ce que chacun redoute, c'est qu'effectivement, il y a une mauvaise humeur qui se transforme en colère. Parce que bien, il y a beaucoup de Français qui vont sans doute très, très mal vivre cette crise qu'ils vont estimer que le gouvernement et le pouvoir exécutif n'en fait pas assez ou pas bien.

[01:04:49]

Et donc, c'est ça. C'est ce qu'ils redoutent. Évidemment, l'état social du pays avant de 19 n'était pas bon.

[01:04:56]

Donc, le gouvernement n'a t il pas oublié la sécurité des Français?

[01:05:01]

Elle vient de se rappeler brutalement à lui et je crois qu'il a compris et qu'il essaye justement de prendre en main cette question de la délinquance, de la sécurité et de la façon de l'améliorer avec très peu de temps pour obtenir des sujets comme celui ci.

[01:05:13]

Le port du masque, alors? Non. Pourquoi Jean Castex a t il été choisi pour être premier ministre?

[01:05:18]

Pour son côté sympa ou plutôt pour son côté autoritaire de leader autoritaire? C'est possible, donc c'est quand même l'homme du savoir faire et l'homme qui remettait du liant dans un pays qui était quand même assez tendu. Le port du masque va t il devenir obligatoire dans toutes les rues françaises? D'ailleurs, on a appris cet après midi qu'il sera obligatoire dans le centre de Bordeaux. Est ce que ça, ça, chez nous, à Tanger, en Catalogne, par exemple?

[01:05:42]

Il est dans toutes les rues et les gens sont sympas. Quelle est la cote de popularité de Jean Castex dans notre baromètre de juillet?

[01:05:49]

Elle était bonne. On était à 30 proportion de jugements favorables, 27% seulement de défavorables. Mais durant l'été, il a plutôt baissé chez certains de nos confrères.

[01:05:56]

Est il plus convaincant que l'était Edouard Philippe? Des régisse très différents et des niveaux de popularité qui sont assez similaires?

[01:06:02]

Merci à vous tous. C'est la fin de cette émission qui sera diffusée ce soir à 23 heures, se retrouve demain à 17h50 pour un nouveau C dans l'air sur France 5.