Happy Scribe
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Bonjour à tous! Aujourd'hui, nous allons voir pourquoi il faut absolument se méfier du parapluie bulgare. Alors si je vous dis qu'il faut vous en méfier, c'est que le parapluie bulgare est un instrument particulièrement dangereux. Et pour cause, il s'agit d'une méthode utilisée par les services secrets bulgares pour faire pénétrer du poison dans le corps d'une victime. Vous l'avez compris grâce à un parapluie. Soulignons tout de suite que cette technique est passé à la postérité, car elle fut utilisée à Londres lors de l'empoisonnement, le 7 septembre 1978, d'un écrivain eadie, sinon bulgare, du nom de Guéorgui Markov, qui décéda trois jours plus tard.

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Une technique d'ailleurs également mise en œuvre pour la tentative d'assassinat quelques jours avant du journaliste bulgare réfugié en France Vladimir Kostov, et, dans les deux cas, les mêmes bourreaux. Les services secrets de la République populaire de Bulgarie. Alors? Quelques mots sur le premier cas qui fut mortel et qui le plus célèbre. Markov est ainsi décédé quelques jours après avoir été piqué au mollet par un parapluie alors qu'il attendait le bus. Lors de l'examen du corps, les médecins légistes découvrirent dans sa jambe une minuscule capsule de la taille d'une tête d'épingle contenant un poison puissant, la ricine.

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Ainsi, l'arme en question est un véritable parapluie dissimulant deux éléments. Au niveau de la poignée se trouve une gâchette qui permet de déclencher une soupape, laquelle actionne à la pointe opposée du parapluie un mécanisme à air comprimé qui propulse vers l'extérieur à travers le canon, donc un plomb contenant de la ricine. Il faut savoir que ce poison. La ricine est extrêmement toxique, six mille fois plus que le cyanure et douze mille fois plus que le venin d'un crotale.

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A noter par ailleurs que des agents de la police secrète bulgare, assistés du KGB avaient déjà tenté deux fois de se débarrasser de Markov. Et donc, la troisième fut la bonne. On sait qu'après avoir heurté sa jambe, l'homme portant le parapluie s'excusa, est parti et Markov, lui, avant de mourir, indiquait qu'il parlait avec un accent étranger. Il se rappela également avoir senti une piqûre douloureuse lorsque la pointe du parapluie l'avait touché. L'autopsie montrera que la capsule présentait deux orifices de 0,35 mm de diamètre qui avaient été bouchés avec une substance mielleuses afin de maintenir la ricine dans la cavité.

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Cet enrobage était conçu pour fondre à 37 degrés la température du corps humain. Enfin, de façon peu étonnante, les dossiers attachés à la direction numéro 6 des services secrets bulgares ont totalement disparu ou ont été détruits intégralement au début de l'année 1990. Afin, bien sûr, de supprimer toutes traces relatives à l'assassinat de Markov.