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9 heures 9 heures 30. Le meilleur de Franck Ferrand raconte sur Radio Classique. On peut dire sans exagérer que les reines d'Angleterre ont occupé une place vraiment à part dans l'histoire.

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La plupart, enfin beaucoup d'entre elles, ont eu de fortes personnalités, une approche du pouvoir souvent intéressante. Elles ont en tout cas toujours marqué leur temps. Elles ont contribué plus que bien des rois à façonner leur pays et la culture britannique. On pense évidemment à la célèbre Elizabeth, première à la Reine Vierge. On pense aussi. C'était à la fin du 16e ou au tout début du 17ème siècle. On pense à Victoria au 19ème siècle. Nous aurons bien sûr une pensée pour l'actuelle souveraine régnante, pour Elizabeth.

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Mais ces trois figures très saillantes ne doivent pas faire oublier d'autres reines, un peu moins célèbres peut être, mais qui ont tenu néanmoins un rôle majeur et qu'on aurait peut être tendance à minimiser. C'est donc le cas de cette fameuse reine Anne. Nous allons nous pencher sur l'histoire mouvementée de cette souveraine de la dynastie des Stuart. Cette année, Stuart, donc, nous rencontrons au début de 16 188 en France, au beau milieu du règne de Louis 14.

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A l'époque, elle n'était encore qu'une princesse de 23 ans, imaginée là avec les cheveux sombres, le teint clair, pour ne pas dire carrément blanc, avec des traits un petit peu pataud. Il y a à ce moment là entre au sein même de la famille royale et entre la famille royale et la population anglaise. Il y a de fortes tensions, il faut bien le dire, comme beaucoup d'Anglais. Anne est inquiète. Elle a été élevée, strictement anglicane, et elle se désespère de voir son propre père, Jacques 2 agir politiquement dans la logique d'une conversion au catholicisme.

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Et cette question de la religion du souverain en Angleterre a empoisonné les relations de la Couronne avec le pays depuis plus d'un siècle déjà. Et pire, le roi Jacques le roi Jacques 2 a épousé en secondes noces une Italienne qui s'appelle Marie de Modène. Et cette Marie de Modène vient d'annoncer qu'elle est enceinte. Et ça, pour Anne, c'est un véritable désastre. Parce que si sa belle mère a un garçon, que ce garçon survit, alors cela veut dire que le trône non seulement lui échappera, mais qu'il va être acquis à une lignée catholique.

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Et ça, la princesse ne ne l'accepte pas. Et même, elle refuse de croire que sa belle mère attende vraiment ce bébé pour elle. Tout ça n'est qu'une vaste machination concoctée par les mots dits papistes qui entourent son père, comme le relève le bon Bernard Cautrès. Anne écrit à Marie, sa sœur aînée, qui vit aux Provinces-Unies avec son mari Guillaume d'Orange. Cite Je ne doute pas que Mansell est le surnom de leur père Jacques 2. C'est comme cela qu'elle le nomme dans leur correspondance.

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Je ne doute pas que Mansel est un fils, puisqu'il y a toutes les raisons de croire qu'il s'agit d'une grossesse simulée. Cette accusation la lance même au visage de sa belle mère. La reine, déconcertée, l'invite à toucher son ventre arrondi, à juger par elle même d'une certaine manière. Et Anne, qui veut absolument nier la réalité et nier l'évidence, décline la proposition. Elle ne touchera pas le ventre de la reine. Bon, peu importe, ne lui en déplaise.

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En juin 788, c'est bel et bien fils qui voit le jour.

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Franck Ferrand, un raté christique.

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Le volcan couvait depuis longtemps en Angleterre, mais avec la naissance de ce prince héritier, Cahn veut toujours croire illégitimes. L'explosion est précipitée. La princesse impose avec sa sœur Marie Son et son beau frère hollandais Guillaume d'Orange, comme un véritable recours de tous les opposants à Jacques. Et je peux vous dire qu'ils sont nombreux, tous les anti-catholique, qui sont donc hostiles par essence même à cette autorité royale qui veut leur imposer la nouvelle religion ou plus exactement l'ancienne. Guillaume va traverser la mer du Nord et il va prendre le pouvoir.

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Et bientôt, le roi est trahi par un grand nombre de ceux qui sont censés théoriquement le défendre, dont Anne. D'ailleurs, le roi d'Angleterre se trouve dans une position intenable et il va perdre la partie.

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De la glorieuse révolution qui triomphe, le trône est offert à Mary, donc la fille aînée de Jacques 2, et donc à son mari Guillaume d'Orange. On est là au début de 16 189. Jacques 2 et son fils vont aller se réfugier en France sous la protection de Louis 14, qui va mettre à leur disposition le château de Saint-Germain-en-Laye. Alors qu'ils sont toujours vivants, mais de leur titre de roi et de prince héritier, ils n'ont désormais plus que la prétention.

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On va appeler leurs fidèles désormais les jacobites, ceux qui sont favorables à ceux qui sont fidèles à Jacques. Alors on pourrait penser Anne, assez satisfaite de la chute de son père. Alors oui, d'une certaine manière seulement. Disons le, le règne de sa sœur et de son beau frère, le règne de Guillaume et de Marie. Mairie, comme on dit de l'autre côté de la Manche, ce règne ne le satisfait pas. Elle s'estime maintenant trop peu considérée et c'est ce Hollandais rigide hollandais, la.

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Il faut bien le dire, elle le méprise. Anne s'insurge même quand un homme qu'elle soutient, qui est là, droit comte de Marlboro, est disgracié. Et même pendant une brève période, certes, mais emprisonné tout de même. Il faut dire qu'il est le mari de son amie Lady Sarah, avec qui elle partage depuis de longues années toutes sortes de divertissements et de confidences codées. Pour Rahn, la chute de Marlboro est vécue comme une, comme une atteinte personnelle.

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C'est insupportable et c'est à ce moment là qu'elle choisit de s'éloigner de la cour. En même temps que Sarah, quitte à tourner le dos à la reine Marie Anne est pourtant l'héritière potentielle du royaume puisque sa sœur ne parvient pas à avoir d'enfant. Mais vous considérez que c'est une héritière bien indocile?

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Le Hador comme sorte interprétait cette Allemande et cette gaillardes de John d'Öland, de la musique du tout début du 17ème siècle.

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Le meilleur de Franck Ferrand raconte sur Radio Classique. Après la mort de sa soeur, après la mort de Marie, qui intervient à la fin de 794, Anne constate sans doute d'un air goguenard les difficultés de son beau frère, de son beau frère, l'ancien stathouder de Hollande, qui maintenant est devenu le roi Guillaume. Le roi Guillaume d'Angleterre.

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Il n'est pas un Stuarts et sa légitimité laisse pour le moins à désirer. On lui reproche d'être un Hollandais entouré de Landais. Il manque vraiment d'appuis à Londres. Et dès lors, il va entreprendre de renouer avec sa belle sœur, avec Anne. Il lui fait de somptueux présents. Il traite beaucoup mieux Marlboro et les rapports entre Anne et Guillaume vont avoir tendance à s'apaiser sans que la sincérité sans doute, ils prennent vraiment de part. Le roi doit aussi penser à la succession qui se profile pour les Stuart.

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L'avenir est sombre sur ce plan. Pour Guillaume, pas question de rétablir après sa mort Jacques 2 ou son fils. Seulement, les alternatives, disons le, ne sont pas très nombreuses et n'a pas tellement le choix. Anne enchainent de son côté les grossesses, mais ce sont des drames. Depuis son union en 783 avec le prince Georges de Danemark, elle a souffert de beaucoup d'affection et elle a fait fausse couche sur fausse couche. Et elle a perdu en bas âge les rares enfants qui avaient été nés qui étaient nés vivants.

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Un fils unique franchi quand même tant bien que mal. Le stade de la petite enfance. Mais il n'est pas vaillant. Il est atteint de troubles assez inquiétants. Et finalement, alors qu'il a 11 ans, on est en juillet 1700, à 11 ans. Une maladie l'emporte et c'est le mince espoir d'une succession simple qui s'envole avec lui. Guillaume va trouver à ce moment là un compromis, un compromis à la légitimité douteuse. C'est ce qu'on appelle la loi de succession en Angleterre.

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En résumé, la branche catholique des Stuart, bien que branche aînée, est écartée du pouvoir.

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Anne deviendra reine à la mort de Guillaume et après elle, la famille de Hanovre, apparentée aux START et protestantes, se verra offrir le trône anglais. C'est comme ça que nous avons aujourd'hui ces Allemands d'origine sur le trône d'Angleterre. C'est à Hanovre qu'ils sont devenus, en 1915, les Windsor. Quelques mois après cet arrangement, donc après cette loi de succession, Guillaume va finalement mourir d'un accident de cheval. On est en mars 1702 et Hans sait qu'elle est sans doute désormais la dernière Stuart à régner sur le trône d'Angleterre.

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Elle a 37 ans. On pourrait s'attendre à ce qu'elle soit un petit peu dépassée. Elle aurait des raisons de l'être. D'abord, elle n'est pas en grande forme physique. Elle est devenue très corpulente puisque toutes ses grossesses à répétition l'ont rendue même un peu difforme, il faut bien le dire. Sa santé laisse beaucoup à désirer. Elle a des douleurs articulaires terribles et elle ne peut quasiment pas marcher. Pour tout vous dire, par ailleurs, son époux est une espèce de sa Cavin.

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Si vous me passez l'expression, son époux n'est pas là pour aider. Je cite Michel Duchemin Georges de Danemark, avec qui elle semble d'ailleurs s'être plutôt, bien entendu, était d'une incommensurable stupidité, totalement incapable de jouer un rôle politique à ses côtés. Elle se retrouvait donc sur le trône, entourée d'intrigues et accablé de responsabilités, sans famille proche. Et puis, ça irait encore si, si, tout allait bien. Mais le contexte est particulièrement difficile. Il y a deux partis à l'intérieur du pays, les Torinese et les WIG, les conservateurs et les libéraux.

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Si vous voulez, qui sont littéralement à couteaux tirés. Et puis, à l'extérieur, il y a cette guerre de Succession d'Espagne qui vient de commencer puisque Louis 14 a accepté le testament de Charles d'Espagne pour son petit fils, pour son deuxième petit fils. Le duc d'Anjou qui est monté sur le trône madrilène. Et ça, évidemment, l'Angleterre est la première de tous les pays d'Europe qui ne sont pas du tout prêts à l'accepter. Cette Angleterre va donc se lancer dans un conflit très dur contre la France.

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Conflit éprouvant, complexe et qui pourrait bien changer les rapports de force en Europe. Pour vous dire qu'à l'époque, Louis 14 a la réputation de gagner quoi qu'il arrive, toutes les guerres qu'il entreprend. Ce ne sera pas tout à fait le cas de cette ultime guerre de Succession d'Espagne. Messa, les Anglais ne peuvent pas le savoir. Alors face à tout cela, anak en moins, quand même des atouts. Elle a ce caractère bien trempé, à défaut d'être toujours constant.

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Et puis, il y a ce nom de Stuart et cet attachement viscéral à son identité anglaise. Tout cela va contribuer à sa popularité. A l'époque, il n'y a pas la télévision, il n'y a pas Internet. Et les difficultés qu'elle peut avoir à se mouvoir. Son physique ingrat, etc.

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Sont relativement méconnus du public, si vous voulez.

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Elle est la reine d'Angleterre qui vient après un souverain étranger. Parce que pour les Anglais, Guillaume a toujours été un étranger auprès d'elle.

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Elle a les mal. Comble d'honneurs et les mois et les années passent et l'exercice du pouvoir va susciter un certain nombre de divergences entre Han et la fière Lady Sarah, sa confidente tellement proche. Le temps de leur petit jeu aimable, de leur complicité touchante sous le règne précédent, ce temps paraît de plus en plus révolu. Son amour de l'Église établie, nous dit Bernard Cautrès, son sens de l'autorité monarchique, son attachement à la prérogative royale font dân incontestablement une Tauri pour Sarah.

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À l'inverse, les principes de la Glorieuse Révolution de 16 188 ne seront jamais aussi bien assurés que sous un ministère whig. Autant dire que les deux amis sont de plus en plus opposés pour des raisons politiques. Cependant, Anet, quels que soient ses penchants, se voudrait au dessus de cette espèce de mêlée. Pour elle, c'est le devoir d'une souveraine de ne pas entrer dans le débat politique et dès lors, les désaccords avec Sarah, qui est de plus en plus favorable aux libéraux.

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Ces désaccords vont avoir tendance à s'aggraver. Le fossé entre elle s'accroît. Il y a des étincelles de plus en plus fréquentes et trop nombreuses maintenant pour ne pas finir par déclencher un incendie.

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Le cœur de l'acte 2 du Judas Maccabée de Eynden. l'Orchestre et les chœurs du Festival de Göttingen étaient sous la direction de Laurens Skimming.

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Le meilleur de Franck fuiront, raconte Radio-Classique. Au fil de cette décennie, entre 10 700 et 17 110, l'Angleterre affiche une incroyable solidité dans la guerre. Marlboro fait des merveilles. Ça va lui valoir beaucoup de récompenses, d'ailleurs, la bataille de Werchter, celle de Ramillies.

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Bref, l'Angleterre remporte sur la France des victoires incontestables et sur un tout autre front. En 1707, Hahn va favoriser la négociation de L'acte d'Union entre les royaumes d'Angleterre et d'Écosse, qui vont désormais former la Grande-Bretagne. L'accord fait des mécontents, c'est le moins qu'on puisse dire, mais ça n'en reste pas moins un accord historique. C'est la fin de ce très long processus de guerre permanente entre l'Angleterre et l'Écosse. Et tout cela a lieu dans un climat délétère, toujours entre Whig et Tories, bien sûr, avec beaucoup de remous.

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Par exemple, quand les puissants Whig poussent un gendre des Marlboro pour un poste clé, Anne est agacé par le rôle de Lady Sarah dans cette affaire. Vous voyez que s'accumulent maintenant entre les deux anciennes amies de véritables ressentiments. Pour ne rien arranger, Anne va s'enticher d'une nouvelle amie qui est aux petits soins pour elle. Elle s'appelle Abigail Hill. Or, cette Abigail, elle n'est pas n'importe qui pour Sarah, puisque c'est une parente. Sans fortune, elle même a fait venir à la cour.

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Autant dire qu'elle a nourri un serpent dans son sein. Ce rapprochement avec la reine est donc cruel pour celle qui se sent supplantée. En 1708, la fière duchesse de Marlborough, puisque Anne en avait fait une duchesse, doit prendre ses distances. Elle ne le fait pas sans fracas et l'on peut dire qu'elle nourrit contre Anne et Abigail un certain nombre d'accusations. Elle les accuse d'avoir une liaison, d'avoir des amours saphiques. Cela fait beaucoup de bruit, bien entendu, cela nous dit Bernard Cautrès.

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Cela? La reine ne saurait elle l'admettre? Le 19 août, elle se rend en carrosse à la cathédrale Saint-Paul en compagnie de Sarah. Les deux femmes ont eu une altercation pendant le trajet. Anne doit se modérer, surtout devant témoins. Le rôle de général de Marlboro protège d'une certaine manière le couple, mais on se dit que la guerre ne durera pas toujours et que la protection non plus.

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Franck Ferrand Christiques. Les mois passent et plusieurs événements vont finir par fragiliser la position des Marlboro à Londres, en 1710. Les Tories reprennent la main face aux WIG. Des voix opposées à la poursuite de cette guerre qui est de plus en plus coûteuse, ont tendance à s'affirmer.

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Et Anne écoute ses voix. Elle les comprend.

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Elle a même l'intention de leur donner, de leur donner de plus en plus la parole. Et tout ça au désespoir de Lady Sarah. La reine est changeante. Elle était tue, c'est vrai. Elle voit aussi sa santé chancelante. De plus en plus, elle est, nous écrit Guy-Môquet, voué désormais à la chaise à porteurs et au fauteuil roulant. Mais elle demeure capable de décisions spectaculaires. Et la voilà qui accepte des discussions avec la France, qui vont aboutir en 1712, à l'abandon par l'Angleterre de ses alliés et à la fin de la guerre avec Louis 14.

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Ce n'est pas tout à fait la fin de la guerre pour la France, mais c'est la fin de la guerre pour l'Angleterre. Inutile de vous dire que Marlboro était très opposé à cette politique. Il a perdu dès le 31 décembre 1711 toutes ses fonctions éminentes. Ça y est, c'est maintenant pour lui. La disgrâce et la reine Anne s'estiment bien débarrassées de ceux qui ont été si longtemps ses amis. Et puis, surtout, elle a garanti au moment de la paix d'Utrecht qu'il a fini par être signé en 1713.

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Elle a garanti des termes très favorables pour l'Angleterre et sa mort approche.

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Anne, elle, le sait, elle le sent.

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Elle veut que son pays triomphe et elle va l'obtenir. Voir la Couronne tomber entre des mains allemandes, puisque ce sont maintenant les Hanovre qui vont régner après elle. Ça lui pèse, c'est incontestable. Et dans ce contexte, elle ne semble pas avoir découragé un certain nombre d'approches secrètes qui ont été faites à son demi frère aux jacobites. Si vous préférez, des diplomates ont fait comprendre au prétendant Stuart que s'il devenait anglican, eh bien ma foi, on pourrait peut être arranger les choses.

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Mais le prince exilé a rétorqué Vous me trouverez plutôt mort que hors de l'Église. Et comme l'écrit Bernard Cautrès, visiblement, si Paris valait bien une messe, Londres ne valait pas un culte. Même pour un service anglican. Ainsi, quand une crise brutale paralyse puis emporte Anne, elle n'a que 49 ans. Finalement, elle meurt le 1er août 1714. C'est bel et bien d'un Hanovre qui va lui succéder. Les malheureux Stewart ont fait leur temps. C'en est fini de cette dynastie sur le trône d'Angleterre.

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On peut penser que la reine Anne, malgré tous les défauts que je n'ai cessé de dénoncer pendant le cours de ce récit, que la reine Anne n'a pas été de tout l'histoire la plus malhabile Franck Ferrand.

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Tu christiques? L'épilogue de cette affaire, c'est Michel du chien qui nous l'offre. Il nous raconte. Il nous dit que dès la veille de la mort de la reine Anne, les membres du Conseil privé présents au palais de Kensington avait dépêché un courrier à Hanovre pour inviter les lecteurs à venir prendre possession de son nouveau royaume. Oui, c'est ce qu'avait décidé la loi de succession. Je le cite encore. Contrairement à ce qu'avait pu espérer les jacobites, aucun trouble ne se produisit à Londres.

[00:24:16]

Six heures après la mort de la souveraine, le roi George 1er fut proclamé au carrefour de Londres par les héros, selon le cérémonial traditionnel. Seul l'évêque de Rochester, Francis Hatert, beurrerie membre du Conseil privé, avait, selon une anecdote, tenté de faire proclamer Jack 3 mai. Bolingbroke avait objecté que cette proclamation leur ferait couper la gorge à tous. Sur quoi l'évêque, en grande colère, avait quitté le conseil en déclarant que je cite ce froussard ruiner le pays.

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Ce qui n'empêcha d'ailleurs pas ce même acteur beurrerie d'assister trois mois plus tard au couronnement de George, avant d'émigrer et de faire figure parmi les jacobites du continent. Bon exemple de ses fidélités successives et hésitantes qui caractérisent l'histoire du jacobinisme de Bar le Duc. Dès qu'il a appris la mort de sa soeur, Jacques-Edouard se précipita à Paris en chaise de poste, préciseton. Mais Louis 14, informé de l'avènement pacifique de George 1er et soucieux de ne donner aucune prise à une accusation de violer le traité d'Utrecht, fit prier le jeune Stuart de regagner sans délai sa résidence varoise Jakku, à peine le temps d'aller saluer sa mère au couvent de Chaillot et reprit, en berline cette fois, la route de la Lorraine.