Happy Scribe
[00:00:07]

9 heures 9 heures 30. Franck Ferrand raconte sur Radio Classique. TOKYO Dans un Japon meurtri, le dimanche 25 juin 1950. Je dis bien 1950 le général américain Douglas MacArthur a 70 ans à cette époque. Il est à la tête des armées d'occupation du Japon après avoir gagné la guerre dans le Pacifique et obtenu cinq ans plus tôt la reddition nippone. Il est quatre heures et demie du matin, ce dimanche 25 juin. Le téléphone sonne. MacArthur se réveille en sursaut et décroche.

[00:00:50]

Et au bout du fil, l'officier de permanence du Grand Quartier qui lui dit Mon général, nous venons de recevoir une dépêche de Séoul. Des troupes nord coréennes ont attaqué en force et franchi le 38e parallèle. Ce matin, à 4 heures, le 38e parallèle. Vous savez, ces sept lignes qui coupent en deux la Corée, la Corée, péninsule montagneuse au nord du 38e parallèle. Vous avez le régime communiste qui est dirigé par Kim Il sung et qui est soutenu par l'Union soviétique de Staline et par la toute jeune République populaire de Chine, la République populaire de Chine de Mao.

[00:01:27]

Et puis, au sud de ce 38e parallèle, un régime dirigé par le nationaliste Zinnemann Rée, qui est soutenu, bien sûr par ce qu'on appelle à l'époque le monde libre, c'est à dire par les Etats-Unis, de thrombine essentiellement.

[00:01:41]

C'est Kim Il sung qui a décidé cette attaque à travers le parallèle, avec l'approbation, bien sûr, de Staline et celle de Mao. Au téléphone, MacArthur comprend tout de suite les rouges, comme il dit.

[00:01:55]

C'est comme ça qu'il appelle les communistes. Puis les rouges sont en train d'envahir la Corée du Sud. Le grand chef militaire a l'impression de revivre Pearl Harbour tant est soudaine la nouvelle inattendue. Quoi que dans ses mémoires publiées cette année chez Nouveau Monde Éditions, il présente les choses sans aucune nuance. MacArthur. Cette attaque est un premier défi de l'impérialisme communiste au monde libre, dit il. Pour tout vous dire. Côté occidental, personne n'a rien vu venir, pas même la CIA.

[00:02:29]

Cependant, le président Truman est bien décidé à bloquer l'expansion communiste. Il va rester fidèle à sa doctrine du et demande au Conseil de sécurité de l'ONU. Thrombine obtient immédiatement le vote d'une résolution qui va condamner l'agression nord coréenne et qu'il va autoriser ce Conseil de sécurité des Nations unies autoriser une contre offensive.

[00:02:53]

Pour que vous compreniez ce qui s'est passé, il faut quand même vous dire qu'à l'époque, l'Union soviétique est en train de boycotter l'ONU. C'est ce qu'on appelle la politique du siège vide.

[00:03:01]

Donc, évidemment, personne ne s'est opposé directement à la résolution.

[00:03:10]

Tout naturellement, c'est aux Etats-Unis que l'ONU confie la constitution d'une force d'intervention, cette force qui va la commander? Évidemment. MacArthur pour la première fois, les Etats-Unis, sous l'égide de l'ONU, vous l'aurez compris, entre en guerre contre une armée communiste soutenue par l'Union soviétique.

[00:03:32]

Franck Ferrand, christique.

[00:03:34]

Quatre jours après cette attaque, après le franchissement du 38e parallèle, MacArthur est déjà à pied d'oeuvre en Corée.

[00:03:41]

Il faut l'imaginer sur une colline qui domine Séoul. Voilà ce qu'il nous dit. C'est très intéressant d'avoir son propre, son propre avis sur la question. Grâce à la publication de ses mémoires, MacArthur nous dit. Séoul était aux mains de l'ennemi une fois de plus, après 50 ans de service, dont la moitié à l'étranger.

[00:04:00]

Je me trouvais en face d'une situation militaire désespérée. Une fois de plus, on avait attendu que tout soit perdu pour me lancer dans la fournaise. Le spectacle était tragique. Séoul flambait et un feu roulant de mortiers Nord-Coréens harcelaient les approches des ponts au dessous de moi et Flaux, des colonnes sudistes fuyant en désordre, coupées par les ambulances mêlés aux foules des réfugiés.

[00:04:28]

Sur cette colline déjà arrosée de sang, j'ai élaboré un plan. Alors ce plan, c'est d'abord de se jeter dans la bagarre et de tirer dans le tas. Ce n'est pas moi qui dit, c'est MacArthur lui même. Il veut agir vite. Il veut faire croire à une réponse massive. Il veut stopper l'avancée des troupes du Nord.

[00:04:49]

Sauf que l'intervention américaine va ralentir l'invasion, mais ne va pas l'arrêter à la fin du mois d'août. Les Nord-Coréens qui sont armés par les Soviétiques, ça, ils auraient quand même. Il faut que je vous le disais, c'est évident. Les Nord-Coréens armés par les Soviétiques occupent une très grande partie du pays. On estime à 90 la zone de cette péninsule coréenne occupée par les Nord-Coréens. À la fin du mois d'août 1950. Alors, les Sud coréens, eux, avec les.

[00:05:20]

Ont pu organiser une retraite sans trop de casse et maintenant, ils sont circonscrits dans un assez petit périmètre, le Sud-Est de la péninsule. Ils sont là, qui se battent dans une zone de plus en plus réduite et qui est dos à la mer. Ils se battent dos à la mer. Ma capture envoie son aviation bombarder la zone occupée par Kim Il sung. Il lâche des bombes conventionnelles, mais aussi des bombes au napalm. Lhistorien, brusquement dans Le Monde diplomatique de décembre 2004, racontait, je le cite le 16 août, cinq formations de B-29 frappèrent une zone rectangulaire près du front, qui comptait un grand nombre de villes et de villages et créèrent un océan de feu en larguant des centaines de tonnes de napalm.

[00:06:05]

Un ordre semblable fut émis le 20 août et le 26 août. On trouve dans les archives la simple mention 11 villages incendiés. À Washington, on pense que la guerre est perdue. On pense ça partout. Les chancelleries européennes sont convaincues de leur côté.

[00:06:22]

Seulement MacArthur est là. Qui prépare sa contre offensive. Il veut lancer un débarquement au beau milieu du pays, donc vers le 38e parallèle. Il veut prendre en tenaille l'armée communiste dans le sud de la péninsule.

[00:06:36]

Le 23 août, à Tokyo, où il est de retour, il réunit une conférence militaire. Les commandants des Marines et de l'armée de terre font le voyage depuis Washington, donc tout le monde est là, sous le commandement de MacArthur à Tokyo. Et il est là, MacArthur, qui présente son plan débarquer à l'ouest de Séoul et puis ensuite aller prendre Séoul, ce qui permettrait de couper l'armée nord coréenne de ses bases arrière. On la couperait en deux, si vous voulez, par le milieu.

[00:07:07]

Pour le commandant des démarer, ce plan est complètement irréalisable. C'est une folie, dit il. Cela impliquerait de passer par un chenal dangereux qu'on appelle le chenal du poisson volant, dont les courants sont très puissants. Ensuite, les navires risquent d'aller se envasé à cause des marées qui sont trop fortes. Et puis, ils vont faire ces navires des cibles parfaites pour les Nord-Coréens. Le chef de l'armée de terre, d'ailleurs, est d'accord avec son collègue. Démarrées, il dit non, non, c'est trop périlleux.

[00:07:36]

MacArthur les écoute. Il reste un moment silencieux. Puis il tranche. Le commandement ennemi ne pensera jamais que nous aurons que nous oserons prendre de pareils risques. Or, c'est la surprise qui est l'élément vital de la victoire, dit il. Si nous tenons Séoul, le système de ravitaillement de l'ennemi sera paralysé. Les autres sont considérés. Ils se disent on ne va pas faire ça. Eh bien, non seulement il va le faire, mais il obtient pour le faire l'aval de Washington.

[00:08:05]

C'est décidé. MacArthur va débarquer au cœur de la Corée, envahie par Kim Il sung.

[00:09:28]

L'ouverture de striker de bain de guerre Schwinn, l'Orchestre philharmonique de Buffalo, sous la direction de Michael Tilson Thomas.

[00:09:37]

Franck Ferrand sur Radio Classique. À 3 heures du matin, ce 15 septembre 1950 15 septembre, MacArthur est sur le pont de SS mont McKinley. Il navigue. Il fait route vers la Corée. Dans l'obscurité, le général remarque une lueur à quelques milles. C'est un phare. Les Nord-Coréens n'ont même pas éteint leurs feux nocturnes. La flotte américaine est poussée par la marée montante.

[00:10:08]

On emprunte comme prévu le fameux chenal du poisson volant et les Américains lâchent une pluie de bombes sur les défenses nord coréennes, qui sont assez vite anéanties. 40 000 Marines vont réussir à débarquer. Bref, l'opération imaginée par MacArthur et qui paraissait tellement irréalisable à ses confrères. L'opération est un succès et dans la foulée, MacArthur donne l'ordre de foncer sur Séoul en quelques jours. La capitale est reprise au sud du 38e parallèle. l'Armée de Kim Il sung est coupée de son commandement.

[00:10:46]

Elle est coupée de son ravitaillement. C'était ça, ce que voulait le stratège américain. Comme prévu, cette armée va se déliter et assez vite. Elle n'a pas le choix. Elle va devoir se retirer au nord. MacArthur la poursuit. Il ne s'en tient pas là. Il ne s'arrête pas au 38e parallèle. Il franchit à son tour le parallèle. Il la poursuit au nord, toujours plus au nord, en direction de la Chine. De sorte qu'un mois après le débarquement, le président Thrombine va pouvoir s'offrir une tournée triomphale dans le Pacifique.

[00:11:17]

Il est victorieux, Trautmann. Il demande à voir MacArthur. Bien entendu, la rencontre va se tenir sur l'île de Wake.

[00:11:25]

Alors, il faut imaginer ces deux hommes que tout oppose. C'est assez étonnant, d'ailleurs, de voir le petit monsieur très qui a l'air d'un petit civil à lunettes. Le président? Trop mal. Et puis, cette espèce de colosse Mac Arthurs, toujours habillé, toujours étoilé. Et si je puis dire. Les deux hommes se jaugent.

[00:11:42]

MacArthur allume sa célèbre pipe de maïs et derrière, des pipes qui sont taillées dans un épi de maïs très américain. Et derrière les volutes de fumée, il observe le président Truman. Il écrira dans ses mémoires En ce qui concernait l'Extrême-Orient, Truman connaissait seulement peu de choses. Pierre, enclin à préparer l'émission de ce matin et nous nous le dit.

[00:12:07]

La rencontre se poursuit par une réunion avec d'autres stratèges sur les questions militaires en Asie. A la fin, un officier demande La Chine ne risque t elle pas d'intervenir en Corée? Et tout le monde est sûr que non. MacArthur lui même n'y croit pas. Les officiers. Dans ces conditions, se séparent. Satisfaits. Le président peut repartir. Il reprend son avion. Quant à MacArthur, eh bien, il repart à la tête de son offensive contre la Corée du Nord.

[00:12:34]

20 octobre Pyongyang. Cette fois, on parle de la capitale de la Corée du Nord.

[00:12:39]

Pyongyang tombe. 20 octobre 1950. Seulement voilà, dès le lendemain, 21 octobre, les forces de l'ONU vont rencontrer une résistance nouvelle puisqu'elle se trouve nez à nez avec trois divisions de l'Armée populaire de Chine. Là, c'est un changement de dimension dans ce conflit coréen. C'est un peu la stupéfaction, il faut bien le dire.

[00:13:02]

La Chine, que l'on croyait un peu sur la réserve dans cette affaire, la Chine populaire vient d'entrer dans le conflit. Le 27 novembre, ce ne sont plus trois divisions, mais cette armée chinoise qui se lance dans la bataille. Là, MacArthur n'a pas le choix. Il est bien obligé de sonner la retraite. C'est la deuxième fois. Les forces de l'ONU reculent sous le 38e parallèle, puis encore un peu plus bas. Et puis, encore un peu plus bas, elle passe sous le 30ème parallèle et elle abandonne Séoul.

[00:13:32]

Et en se retirant. Mac Arthurs va pratiquer une politique assez terrible. C'est ce qu'on appelle la politique de la terre brûlée. Systématiquement, il fait bombarder tout le Nord. Les équipements militaires, les usines, mais pas seulement. En décembre, en janvier. Il va jusqu'à incendier Pyongyang au napalm. Et d'ailleurs, il va faire subir le même sort à la plupart des villes du Nord. Ce sont. Au total, ce sont des centaines de milliers de civils qui vont être ainsi ainsi massacrés, des centaines de milliers de victimes civiles.

[00:14:08]

Un attaché militaire britannique décrira le nord ouest de la Corée comme une étendue déserte de terre brûlée. Et il n'y a pas que le Nord qui soit touché. Le Sud aussi. George Barrett et leurs porteurs du New York Times à l'époque, nous racontent, le 8 février 1951, une scène dans un village à Anyang. On est donc là, en Corée du Sud. Les habitants de tout le village et des champs environnants furent tués, racontent leurs porteurs américains.

[00:14:34]

Ils conservèrent exactement l'attitude qu'ils avaient lorsqu'ils furent frappés par le napalm. Un homme s'apprêtait à monter sur. Une cinquantaine d'enfants jouaient dans un orphelinat. Une mère de famille étrangement intacte tenait dans la main la page d'un catalogue. Ça fait penser à ce qui s'était passé à Pompeii. Vous savez, sauf que là, ça n'est pas un volcan. Là, ce sont des attaques humaines. Alors, est ce que tout ça va quand même restreindre McArthur? Est ce que ça va freiner MacArthur?

[00:15:03]

Pensez vous? Lui est persuadé qu'il peut encore gagner la guerre à condition de bombarder la Chine.

[00:15:09]

Ah oui, il ne recule devant rien. Inutile de vous dire qu'à Washington, on n'est pas du même avis. Thrombine refuse d'attaquer la Chine sur son sol. Il demande à MacArthur de tenir une résistance prolongée. Le général s'exécute. Ses troupes parviennent à remonter jusqu'au 38e parallèle et à la fin du mois de mars. Voilà ce qu'écrit MacArthur. Tout va bien au front. Les lignes d'approvisionnement de l'ennemi subissent une terrible punition sous l'implacable bombardement aérien et naval de nos forces.

[00:15:39]

La Corée du Sud est maintenant pratiquement débarrassée des forces ennemies. La vérité, c'est que si MacArthur obéit au président des Etats-Unis n'a quand même pas le choix. Au fond, il n'en pense pas moins. Il adresse encore plusieurs propositions à Truman et des propositions qui ont plutôt tendance à inquiéter les salons feutrés de la Maison-Blanche, par exemple. Voilà ce que propose MacArthur. Couper définitivement la Corée de la Chine en établissant un champ de déchets atomiques à travers en travers de toutes les lignes de communication.

[00:16:10]

Vous voyez un, on en est. Dans un autre courrier, il préconise carrément l'emploi de 26 bombes atomiques.

[00:16:16]

Il réclame en plus d'avoir le libre usage de ses bombes sans restrictions.

[00:16:22]

Imaginez bien que Thrombine ne peut pas confier la bombe à MacArthur.

[00:16:27]

Or, MacArthur va encore plus loin. Il écrit à un représentant du Congrès qui lui demandait son opinion. Il semble que certaines personnes voyaient qu'il vise que certaines personnes aient beaucoup de peine à comprendre que c'est ici, en Asie, que les conspirateurs communistes ont choisi de lancer leur épreuve de force pour la conquête du monde. La lettre est publiée à un moment où Truman essayait justement d'ouvrir des pourparlers avec Moscou et Pékin. Ça sonne donc pas très bien. Bref, l'impétueux Mac Arthurs devient gênant et même très gênant pour la diplomatie américaine.

[00:17:00]

Et le 11 avril 1951, à une heure du matin, heure américaine, Straumann convoque une conférence de presse. Il annonce que le général MacArthur est relevé de son commandement en Extrême-Orient et en Corée. Il le remercie évidemment pour, je cite, les services exceptionnellement distingués qu'il a rendus à son pays dans des postes de grande responsabilité. Bref, bla bla, bla bla. La réalité, c'est que MacArthur est débarqué. La guerre, elle continue.

[00:18:21]

Dans le contexte de ce matin, il y a quelque chose d'ironique qui, évidemment, est grinçant dans ce final du Concerto pour piano en fa de George Gershwin. C'est Jean-Yves Thibaudet qui était au piano, accompagné par l'Orchestre symphonique de Baltimore, sous la direction de Marine Alsop Franck Ferrand.

[00:18:39]

Si tu christiques, le problème avec ce limogeage de MacArthur, c'est que le principal intéressé, pour l'instant, n'est pas au courant.

[00:18:47]

Ce matin là, à Tokyo, il est en train de finir son déjeuner à l'ambassade des Etats-Unis. Sa femme reçoit un coup de téléphone. C'est un aide de camp qui a entendu la nouvelle à la radio écouter de la musique flash. Il entend ça. Il prévient. MacArthur qui s'en va retrouver son mari. C'est elle qui va donc annoncer au grand patron des armées de l'Extrême-Orient des armées américaines lui annoncer son éviction. Le vieux général ne perd pas son sang froid.

[00:19:15]

Janine, ditil. Nous rentrons enfin chez nous. En réalité, le grand chef est vexé, comme il écrit. Il n'y a pas de femme de ménage ou de servante qui ait jamais été renvoyée avec plus de mépris des formes élémentaires de politesse que je l'ai été. La raison invoquée par Straumann, c'est un doute sur les capacités de MacArthur à soutenir le gouvernement.

[00:19:38]

Vous avez bien compris quelles sont les raisons réelles hors de retour aux Etats-Unis. MacArthur va être accueilli en héros. J'eus l'impression, dira t il, que le pays tout entier voulut me serrer sur son cœur. Je fus acclamé par des gens de toutes origines. Sans doute parce que la façon assez ignoble dont je venais d'être traité m'avait rendu plus populaire que mes 52 ans de service de campagne. Il est remplacé à la tête des forces de l'ONU par le général Rejouait, qui est nettement moins va t en guerre et thrombine.

[00:20:08]

Bien sûr, à décider qu'on emploierait plus l'arme atomique. Les jouets mènent de violentes offensives. Il parvient à reprendre Séoul, à repousser les troupes sino coréennes au nord du 38e parallèle. La situation va se figer dans ce qu'il faut bien appeler une guerre de position, avec des batailles qui, entre parenthèses, demeurent très sanglantes. Et en juillet 51, on commence des pourparlers, pourparlers qui n'aboutiront qu'après la mort de Staline. l'Armistice n'est signé que le 27 juillet 1953, la ligne de démarcation qui, étant entérinée, est extrêmement proche de celle qui existait avant le conflit.

[00:20:48]

Franck Ferrand christiques. Au total, sept cent mille tonnes de bombes. Je dis bien 700 000 tonnes et trente mille tonnes de napalm ont été déversées sur cette pauvre Corée, le général Curtiss. Le mec qui commandait le stratégique et commande le reconnaîtra plus tard. En trois ans, dira t il, nous avons incendié toutes les villes en Corée du Nord, de même qu'en Corée du Sud. Il faut ajouter à tout cela, évidemment, toutes les misères de la guerre, les épidémies, les disettes avec des gens qui meurent de faim.

[00:21:23]

Bref, le nombre de victimes civiles de la guerre de Corée est estimé à 4 millions. Vous imaginez 4 millions de morts, selon l'historien français Jérôme Lépi, soit l'historien sud coréen et Oman. Oh, je dis bien sud coréen parle lui de 5 millions de morts. De quoi troubler Macquart turque. Même pas jusqu'à sa mort en 1964. Le général MacArthur regrettera que les Etats-Unis n'aient pas envoyé l'arme atomique contre la Chine communiste.

[00:21:53]

Quant aux deux Corées, c'est vrai qu'elles ont signé un armistice. Je vous l'ai dit le 27 juillet 1953, mais normalement, les armistice sont suivis de traités de paix et le traité de paix, en l'occurrence, n'a jamais été signé. Ce qui signifie, vous le savez sans doute, qu'aujourd'hui encore, en principe, les deux Corées sont toujours en guerre.

[00:22:25]

Pour une fois que je suis d'une ponctualité helvétique, je tiens à le souligner, c'est ma façon de souhaiter la bienvenue en ce lundi matin à notre Christian Beaurain national ne me regardait pas comme ça parce que je n'y suis pour rien et je ne vous en ai jamais fait aucun.

[00:22:41]

Non, pas du tout. Je sais bien où sont les autres. Vous savez qui brise les couples d'amitié, alors je voudrais vous dire deux choses. D'abord, regretter d'avoir été limogé comme une femme de ménage. Je pense que si j'avais besoin d'une femme de ménage à la maison, j'avais une façon particulière de faire le ménage sur ma carte du ménage. Oui, c'est ça. Et alors? À propos de ménage? Eh bien, quand vous aurez fini de ranger chez vous cet après midi à 17 heures, je ne sais pas si vous avez parlé.

[00:23:08]

Il y a deux concerts ce soir à la salle Gaveau, à 20 heures. Bien sûr, pour rattraper le problème du mois de mars et un autre à 17 heures qui commence avec les risques sanitaires, bien sûr, s'entend. Et la salle est divisée en deux pour pouvoir permettre à tout le monde d'y assister. Ce soir, je ne sais pas si vous parlerai de MacArthur, mais vous parlera de musique. Ce soir, je parlerai de Chopin, je parlerais de Schumann et de Clara Schumann et bien sûr, de Brahms.

[00:23:35]

Qui est ce qui va avec? Et surtout, nous écouterons le maître Nicolas Angelich qui va nous régaler. Voilà deux belles soirées de deux bons moments de musique et d'histoire. 17 heures à la salle Gaveau et 20 heures. Et bien sûr, le retour demain matin de Franck Ferrand, dès 9 heures. Merci beaucoup, Christian.