Happy Scribe
[00:00:05]

16H18 Henrotin Stéphane Bern et Matthieu Noël historiquement vôtre. Bonjour a tous, je suis Matthieu Noël positivement ravi de vous retrouver pour deux heures d'histoire. Décomplexée, rieuse, à l'image de mon facétieux camarade de jeu qui lui aussi est très content d'être là. C'est pas hyper content. On va passer deux heures ensemble à la rencontre de trois personnages de l'histoire que tout sépare a priori, mais qui ont un point commun c'est génial. Vous êtes forcément enthousiaste? Non pour bouder?

[00:00:33]

Non, Matthieu, j'essaye juste de vous expliquer le point commun de nos trois héros du jour. C'est ceux qui ont dit non, ils ont dit non et ils ont eu raison de dire non. C'est le thème du jour. Je vous parlerai de Victor Hugo et de Rosa-Parks. Quant à vous, Mathieu vous brosse le portrait de votre troisième personnage du jour. Un peu plus contemporain, plus vivant et surtout très vivant. Alors, vous nous parlez de la génération?

[00:00:55]

Non, j'évoquerai. Pour ma part, la génération, non. A travers le destin surprenant de Diane.

[00:01:03]

Vous l'avez compris, chaque après midi, dans Hystériquement, votre nom retrace le destin des grands noms de l'histoire. Toute l'histoire. A la question Avez vous toujours des choses surprenantes à nous apprendre? Nos chroniqueurs ont tous en choeur répondu un grand oui. Quitte à aller à l'encontre de notre émission du jour s'intéresse à celles et ceux qui disent souvent oui quand il s'agit de finir dans un, mais pas uniquement. Clémentine Portee Kaltenbach nous dévoile les petits secrets des grands noms de l'histoire.

[00:01:29]

Bourgeault, Clémentine. Bonjour messieurs! Et bien aujourd'hui, je suis resté dans la thématique. Et oui, dans certains contextes, on peut dire non, c'est même parfois recommandé. Cela n'interdit pas de rester poli. Or, c'est précisément son insolence et son impolitesse qui valurent Tassi mon Bober de devenir en 1880, le premier citoyen français à subir une condamnation pour injure au chef de l'Etat.

[00:01:55]

Mathieu, s'il vous prenait l'envie de traiter notre président de la République de cornichons ou des cornichons, alors où cela vous mènerait il, à votre avis, en prison ou sur un plateau télé? Réponse totale. David Kessler.

[00:02:13]

Oui ou non, pour vous, ce n'est pas la question. Vous cherchez à tout savoir sur les origines souvent étonnantes d'un objet de notre quotidien, d'une invention, d'une pratique aujourd'hui, David. Alors aujourd'hui qu'en anglais, on appelle le CPR et en français, le RCR. Est ce que ce que vous avez un parti politique, normalement, ça veut dire cardio pulmonaire ressuscitées shoin en anglais, réanimation cardio respiratoire. Depuis quand qu'on fait le bootables ou le bouche à bouche et qu'on fait le reste via le massage cardiaque suivi du bouche à bouche?

[00:02:43]

C'est l'un avant l'autre. C'est encore lui ne dit jamais non quand il reste durable à la cantine. Olivier Poulx, autre spécialiste de la bonne bouffe. Qu'y a t il au menu aujourd'hui? Olivier, bien un incontournable de l'apéro. Et là, je sais que vous ne pas dire non non plus. Vous savez, ces petits rondelettes, ces petites rondelles de pommes de terre qui crousti et qui sont aromatisées, parfois les chips. D'où viennent elles? Leurs recettes?

[00:03:10]

Gibecière avec un peu de truffe pour Stéphane, si vous préférez. Enfin, cette semaine, vos compétences historiques ne saurait évidemment être remise en question. Votre capacité à répondre à la volée à chaque question que je vous pose. Même les plus complexes, les bluffantes en recettes en plus, c'est le père de Henry. 8.

[00:03:26]

Mais pour vérifier vos connaissances et en même temps tester les nôtres, je vous mettrez à l'épreuve de DLF de Queen sans pitié qui érodent jour après jour l'image d'un bernes incollables. C'est pas vrai, en théorie, ça s'améliore. Les plantations sont faites, les dés sont jetés. Historiquement, votre séparatisses.

[00:03:41]

16H18 Henrotin Stéphane Bern et Matthieu Noël historiquement vôtre. Deux heures pour faire le plein de bonne humeur et de bonnes infos pour épater vos proches, Stéphany.

[00:03:52]

Quoi de mieux pour vous raconter l'histoire de France qu'un tandem luxembourgeois helvètes complété par un Portugais, José Maria?

[00:03:58]

On ne veut pas d'un chewing gum, madame Brissette. Bien réelle de mieux d'Asif Gasté. Lolo, vous nous faites découvrir, outre vos origines, les origines d'un objet ou d'une pratique.

[00:04:11]

Aujourd'hui, le bouche à bouche, si vous voulez vraiment prononcer mon nom correctement, c'est vite. Que cache hop hop! Puisque les Portugais aiment ramasser est tellement long. Voilà, il faut bien m'annonçait au Brésil. Au Brésil, on prononce toutes les États brésiliens, mais en anglais, c'est la SNCF. C'est moins cool comme nationalité. Alors, je ne sais pas comment vous avez vécu votre enfance. C'était mal, Mathieu, mais moi, j'ai passé toute la mienne à me dire J'aimerais vraiment énormément embrasser une fille.

[00:04:46]

Depuis le temps, vous avez réussi quand on a l'impression de rentrer encore aujourd'hui. Oui, en voilà. J'ai passé mon enfance à me dire J'aimerais vraiment énormément, c'est une vie. Parce que parce que le problème, c'est qu'à cette époque, je m'étais pas encore incarnée dans cette forme définitive. Oui, vous avez sous les yeux cet incroyable équilibre des proportions qui m'a valu. Le sobriquet de petit Apollon du Tage? Non. Quand j'étais enfant, je me rappelle qu'on m'appelait de David Castello, l'obèse donc Piso pour moi.

[00:05:11]

Évidemment, quand les jours sans Bizos se transforment en mois, puis en années, on laisse aller sa pensée aux circonstances exceptionnelles qui pourraient nous donner la possibilité d'en faire. Et puis, un jour, à l'école, on nous a expliqué ce que c'était que le bouche à bouche. Et là, je me suis rendu compte que je n'étais pas seul dans mes pensées coupables parce que l'ensemble de la classe a glousser filles comme garçons. C'était un peu Bouchaoui à ce moment là.

[00:05:33]

Mais quand je préparais cette chronique, je me suis dit que ce gloussement, c'était quand même complètement insensé. Il faut voir quand même. Quand on doit faire du bouche à bouche à quelqu'un, c'est que cette personne est en train de mourir. Dire à moins d'être un psycho pâte de l'enfer. C'est vraiment pas une situation. On se dit Ah super, ça va être un peu comme faire des biso. Sans compter qu'il y a quand même un gros problème de consentement.

[00:05:53]

Et pourtant, les enfants, en tout cas, moi, ce que je fréquentais alors et moi? Et ben, on trouvait l'idée super. Depuis, j'ai embrassé quelqu'un pour la première fois jeudi depuis, mais c'était pendant le confinement. Voyez donc, je ne vais pas non plus faire le malin.

[00:06:05]

Mais je n'ai jamais fait de bouche à bouche qui ne m'a pas empêché de m'intéresser à ses origines. Pendant longtemps, il y avait quand même une petite tendance des gens à ne pas vouloir ressusciter les morts. Pourquoi? Entre autres? Parce que vouloir ressusciter les gens, c'était un peu faire genre. On était Dieu, vous voyez? Et Dieu, vous le connaissez. Ils n'aiment pas trop qu'on empiète sur sa fiche de poste. Mais bien sûr, tout ça a changé avec les lumières un peu partout en Europe au milieu du 18ème siècle, à des sociétés savantes qui se constituent et qui commencent à réfléchir entre mille autres choses, à comment faire pour que les gens qui ont l'air mort redeviennent vivants.

[00:06:37]

Et parmi les choses qu'elle recommande ces sociétés pour la première fois, il y a le fait de souffler dans la bouche des gens. La première mention de cette technique date de 1740 à Paris. C'est une très bonne intuition de souffler dans la bouche des gens pour les ressusciter. Mais malheureusement, comme souvent à l'époque dans la médecine, les bonnes intuitions cohabitent avec de très, très mauvaises intuitions. Et l'une d'entre elles, c'était qu'en plus de recommander de faire le bouche à bouche aux gens, certains recommandaient aussi de mettre de la fumée de tabac dans leur anus, qui consiste à élire des billets pour faire concomitamment.

[00:07:08]

Et il y a des récits du 18ème siècle que j'ai lus pour faire cette chronique qui disent en gros. Vite, vite, vite, il a l'air mort. Il faut lui mettre de la fumée dans le cul. Le truc, c'est pas coquettement n'importe quoi. On savait que le tabac était un excitant et on se disait il faut exciter le corps de cette personne inerte pour les réanimer. Mais autant vous dire que ça ne marchera pas, que ça ne marchait pas.

[00:07:28]

Alors, petit à petit, on a testé d'autres choses, comme le massage cardiaque à coeur ouvert. Ça sent, voilà, ça se faisait à désamorcer. Une fois, ça marchait un peu. Oui, on ouvrait et ça se faisait à deux. On ouvrait la poitrine des gens et à ce moment là, il y avait quelqu'un qui écartait les côtes de la personne et l'autre qui faisait cuisait comme ça avec sa main, avec le coeur, comme quand on prend.

[00:07:46]

Si on voyait comme ça, ça ne marchait pas si mal. Mais on a quand même pas mal de temps à comprendre que ça marchait aussi bien sans ouvrir la poitrine au scalpel, même si, bien sûr, c'est beaucoup moins fun, tout ça. Jusqu'à ce qu'arrive, dans les années 50, deux médecins américains, Peter Safar et James Hellal, encore deux Américains. Des Américains qui débarquent dans Resservi, voir savoir. C'est un Autrichien, c'est encore un Autrichien qui a migré aux États-Unis.

[00:08:07]

Je vous ai parlé de son histoire. J'imagine Schwarzenegger, voilà.

[00:08:10]

Mais tous les deux, ils ont démontré que la méthode de récitations la plus efficace, c'était bien celle qu'on connaît tous aujourd'hui, c'est à dire d'alterner le bouche à bouche avec des pressions sur la poitrine. Il n'y a pas beaucoup de chiffres sur cette méthode, mais d'après les statistiques américaines. En gros, ça marche une fois sur deux, ce qui est quand même vachement à 0 fois sur deux. Dernière petite chose si vous demandez à quelle vitesse il faut appuyer sur la poitrine des gens, c'est minimum 100 fois par minute pour se rappeler.

[00:08:35]

Il suffit de chanter dans sa tête la chanson Staying Alive et d'appuyer sur chaque temps. Vous voyez, je connaissais des gens avec Ténès, l'association Yo Yo Yo, on peut être français, c'est le même refrain? Tout à fait. C'est entre 100 et 120 battements par minute. Ça, c'est 104. Ça, c'est pas. Si vous n'avez pas la musique après, comment vous faites? Vous l'avez dans les yeux des élèves. Vous connaissez? Yo yo, yo yo yo yo.

[00:08:58]

Appuyé sur le dos quand même. Merci beaucoup. David Cafom.

[00:09:03]

Opérable Cher 16 18 au matin, Stéphane Bern et Matthieu Noël. Deux heures pour découvrir trois personnages historiques qui n'auraient jamais dû se croiser.

[00:09:15]

Et pourtant, Stéphane, cet après midi, Victor Hugo, Rosa-Parks et Diams se retrouvent réunis, car ils ont tous les trois eu le courage de dire non, non, non, non, eu raison commence non pas par Camélia-Jordana, mais par Victor Hugo, qui a dit non à la peine de mort.

[00:09:35]

Récit. Le 17 septembre 1981, à l'Assemblée nationale, Robert Badinter, alors ministre de la Justice, garde des Sceaux, fait un discours qui fera date dans l'histoire de France. Il plaide et obtient l'abolition de la peine de mort en se plaçant sous l'égide d'un autre fervent défenseur de cette cause bien des années plus tôt. L'écrivain Victor Hugo.

[00:09:59]

Cette justice d'élimination, cette justice d'angoisse et de mort décidée avec sa marge de Hava. Nous la refusons. Nous refusons est Hernot, là où elle est la passion et la passion de la raison et de l'humanité.

[00:10:28]

Robert Badinter se décrit depuis toujours comme un Hugo. Il aime et admire Hugo pour son oeuvre, mais aussi, je le cite, pour son coeur sensible et généreux. Oui, Victor Hugo. Ce monument de la littérature française, qui a notamment écrit Notre-Dame de Paris, Les Misérables, Les Orientales, Les Contemplations. Des romans qui ne s'adressent pas seulement aux intellectuels. Aussi, Hugo, un homme qui, comme Bas d'Inter, avait la peine de mort en horreur.

[00:10:56]

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, je partirai. Vois tu, je sais que tu vas en outre les chefs d'œuvre de la littérature qu'il a laissé derrière lui.

[00:11:06]

Victor Hugo est également resté dans les mémoires pour ses combats politiques et notamment donc pour son combat anti peine de mort. Cette barbarie inhumaine, ce meurtre légal, comme il l'appelait. Et dans cette lutte, tous les moyens étaient bons. Lettres, articles, discours, préfaces, dessins, interventions publiques. Tout au long de sa vie, Hugo a aussi multiplié les interventions auprès de chefs d'Etat pour demander la grâce de condamnés à mort en 1839, par exemple. Il parvient à faire gracier Armand Barbès, condamné à mort pour tentative de coup d'Etat.

[00:11:41]

Dans ses romans, Victor Hugo défend les exclus, ceux qui sont en marge de la société, les pauvres, les hors la loi et même les monstres au sens propre comme Quasimodo. Et ce profond dégoût pour la peine de mort, on le retrouve dans plusieurs de ses ouvrages, notamment dans Le dernier jour d'un condamné. Un livre qu'il publie très jeune en 1829, alors qu'il n'a que 27 ans. Dans cet ouvrage, Victor Hugo place le lecteur dans la peau d'un condamné.

[00:12:07]

On ne connaît ni son crime, ni son nom, ni son passé. Il est donc facile pour le lecteur de s'identifier à cet homme et de comprendre toute la révolte que cette mort inéluctable et programmée inspire à Victor Hugo. Comment ne pas parler aussi de Notre-Dame de Paris, dans lequel deux des personnages principaux subissent un supplice? Quasimodo y est condamné au pilori en place de grève et Esméralda finit pendu au gibet de Montfaucon, qui a vu défiler les pires bourreaux de l'histoire de Paris.

[00:12:36]

Claude Gueux, paru en 1834, et l'histoire, en partie vrai, d'un homme guillotiné, poussé au crime par la misère. On peut aussi remonter très tôt dans son œuvre. Dans Ence d'Island, roman qu'il a écrit à 18 ans, il parle déjà de meurtre judiciaire. Car cet engagement en faveur de ce qu'il nomme l'inviolabilité de la vie humaine remonte à loin. Il fait écho à des traumatismes qu'il a vécu dans sa jeunesse, à 16 ans, sur la place du Palais de justice à Paris.

[00:13:07]

Victor Hugo est un bourreau marqué au fer rouge. L'épaule d'une jeune femme. À ce sujet, il écrit J'ai encore dans l'oreille après plus de 40 ans et j'aurais toujours dans l'âme l'épouvantable cri de la supplicié. C'était une voleuse. Pour moi, ce fut une martyre. J'ai sorti de là, déterminés à combattre à jamais les mauvaises actions de la loi. Et ce ne sont là que quelques douloureux exemples de ces expériences qui le marquent à jamais. Dans la première moitié du 19ème siècle, en France, sous la Première République, l'Empire, puis la Restauration.

[00:13:41]

Les exécutions sont monnaie courante au moment de la publication du dernier jour d'un condamné, dans les années 1830. Il y avait en France environ 75 exécutions par an. À cette époque, la peine capitale pour raisons politiques fait déjà débat dans le pays. Un débat houleux. Mais la peine de mort pour raison criminelle, elle est encore considérée comme essentielle pour réduire la criminalité et notamment pour protéger la monarchie. Victor Hugo est clairement en avance sur son temps. C'est bien pour ça, d'ailleurs, que Victor Hugo était un fervent défenseur de la République.

[00:14:14]

Stéphane, c'est drôle que vous disiez cela, Matthieu, en êtes vous vraiment certain? A côté de vous, je ne suis désormais plus certain de rien. Historiquement vôtre, Stéphane Bern et Mathieu reçu, il a gravé son nom à jamais dans l'histoire de la littérature.

[00:14:31]

Mais il a aussi associé son nom à un nom, Aino Haine, dans son combat contre la peine de mort. On parle cet après midi de Victor Hugo et Stéphane. Vous n'allez quand même pas me dire que ce farouche républicain était royaliste. Merci Mathieu, je vous le dis. Victor Hugo fut longtemps royaliste, et ce, jusqu'à la Deuxième République, en 1848. Mais comment pouvait il être royaliste et abolitionniste? Ce qui anime Victor Hugo, selon Robert Badinter, c'est la passion de la justice.

[00:14:59]

C'est cette passion qui donne une cohérence à sa destinée politique. Au cours de sa vie, il faut bien rappeler, Hugo est passé de royalistes à républicains et entre temps, il a aussi été bonapartiste et puis orléaniste. Que n'a t il pas été? On l'a vu, cette passion de la justice irrigue ses écrémer. Victor Hugo. Il a aussi incarné en politique en 1848, fraîchement député à l'Assemblée constituante de la Deuxième République. Hugo, il défend.

[00:15:25]

Près de vingt ans après la parution de son roman réquisitoire, Le dernier jour d'un condamné. Des amendements en faveur de l'abolition totale de la peine de mort. La même année, le gouvernement provisoire de la Seconde République abolit par décret la peine de mort, mais pour motif politique uniquement après le coup d'État du 2 décembre 1851, l'acte par lequel Napoléon 3 conserve le pouvoir par la force. Victor Hugo, qui s'est violemment opposé à celui qu'il nomme Napoléon le petit, du titre d'un pamphlet qu'il publie une fois parti en exil, envoyé en exil.

[00:15:59]

Hugo reste éloigné du territoire français pendant près de dix neuf ans, jusqu'à la chute du Second Empire et la proclamation de la République le 4 septembre 1870. De retour en France, le voilà sénateur de cette Troisième République. Victor Hugo n'abandonne pas et continue même le combat. Il défend notamment une proposition de loi pour l'abolition pure, simple et définitive de la peine de mort. Mais encore une fois, ce sera un échec si Victor Hugo échoue dans ce combat.

[00:16:28]

Il en remportera un autre, celui pour l'amnistie des communards. Ses efforts pour défendre les insurgés de la Commune de Paris, des ouvriers pour la plupart, entrent dans la même logique humaine et sociale que son combat contre la peine de mort. Une logique de défense des pauvres et des opprimés, eux qui représentent la majorité des condamnés à mort. Passion pour la justice, donc, mais aussi passion pour la justice sociale. Pour lui, d'ailleurs, tout cela était lié.

[00:16:57]

Hugo avait véritablement à cœur. C'était, je me permets de le citer, d'introduire dans ce qu'on appelle la politique la question morale et la question humaine.

[00:17:08]

Historiquement, votre desquestions, nous en avons à poser à la suite de ce récit parfaitement clair sur Victor Hugo, l'homme, l'écrivain, le député, le sénateur qui a dit non à la peine de mort. Nous sommes avec Jean-Marc Hova, le grand spécialiste français de Victor Hugo. On n'a pas hésité. On a pris le meilleur. Stéphane, vous avez eu raison? Bonjour Jean-Marc Vast. Vous êtes professeur de littérature française à la Sorbonne et vous avez notamment publié une biographie monumentale de Victor Hugo en deux tomes, avant l'exil de 1802 1851 et pendant l'exil des 151 264, paru chez Fayard.

[00:17:39]

Que ce soit avant ou pendant l'exil de Victor Hugo. Une chose ne change pas, c'est son combat contre la peine de mort. Il est toujours là. D'ailleurs, on peut le dire, l'un des grands combats de sa vie. De ce point de vue là, on peut dire que Victor Hugo était en avance sur son temps. Oui, il était en avance sur son temps. Certainement, mais pas complètement non plus, puisqu'il y avait un mouvement abolitionniste qui existait depuis le 18e siècle fin 18ème.

[00:18:05]

La grosse différence, c'est que, comme souvent dans sa vie, il se saisit de ce combat et il le magnifie par son génie littéraire. Je crois.

[00:18:12]

Mais ce qui est drôle, c'est que Victor Hugo reste dans l'esprit des Français. Évidemment, un écrivain, un poète. Mais on parle peu du Victor Hugo politique, de celui qui était sénateur, par exemple. Pourtant, il a fait toutes les assemblées. Il a été d'abord pair de France. Il a été ensuite député de deux chambres, ancrant député au Deuxième République, puis encore député après l'exil. Et puis enfin, sénateur. On peut dire qu'il a une longue carrière politique et une importante carrière politique.

[00:18:40]

On le cite très souvent. On cite des extraits de ses discours analytiques qui sont assez remarquables sur tous les sujets. On peut très bien en extraire des passages entiers qui semblent s'adapter parfaitement aujourd'hui. C'est assez vous donner des idées à nos parlementaires qui sont en manque d'inspiration dans Hugo. Pour un biographe, c'est un travail infini que de s'intéresser à Victor Hugo. Vous dites vous même qu'il faudrait une vingtaine d'années pour réussir à lire toute l'œuvre de Hugo avec sa critique, tant son œuvre est prolifique.

[00:19:04]

Vous en êtes à combien d'années vous prendre? Un bon quart de siècle avant de passer le cap des vingt ans? Un auteur qui a traversé le siècle, qui a vécu longtemps et qui a énormément écrit. Donc, on ne s'ennuie jamais avec lui. Sans compter qu'il était très bon dessinateur décorateur. Il suffit de voir ses dessins qui ont explosé en VCD et. Amende aussi visible, mais aussi la bagatelle. Il avait du temps aussi pour ça, il avait j'emporte.

[00:19:27]

Mais est ce qu'on peut dire, Jean-Marc, ce que c'est une vie de combat et qu'au cœur de son combat, il y a à la fois la passion pour la justice? Et puis cette question morale et humaine qui est au cœur de son oeuvre. Non seulement on peut le dire, mais il l'a dit lui même dans un très beau poème de sentiments qui commence ainsi. Et ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent. Assez assez célèbres, assez connus.

[00:19:47]

Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent. Ce sont ceux contre un grand dessein, remplit l'âme et le front, etc. C'est magnifique. Qui dit bien ce qu'il a maintenu en vie parce qu'il a eu une vie tragique? Vous parlez de la bagatelle, mais il y a quand même aussi une dimension extrêmement tragique dans son oeuvre. Si la mer était sombre et tragique, en somme, une vie tragique. Qu'est ce qu'il a maintenu en vie?

[00:20:08]

C'est entre autres, la lutte et le combat. La dimension de lutter pour l'humanité. Ça, c'est certainement son premier, son premier moteur. On a dit Stéphane l'a dit dans le récit, il a été royaliste, bonapartiste, républicain. C'est un peu l'art de retourner sa veste ou pas du tout. Il y a une cohérence dans Victor Hugo, vous le connaissez? Il y a une incohérence parce que c'est une évolution lente et régulière. Il a été royaliste parce qu'il a été éduqué, le raconte souvent.

[00:20:33]

Sa mère l'a éduqué dans un royalisme ultra. Au début, on commence très, très royaliste. Ensuite, royalisme plus libéral. Ensuite, il a été séduit par le bonapartisme libéral. Et puis, dans le même, sans même s'en rendre. Qui? Oui? La prise de pouvoir par Napoléon 3 ne n'a pas supporté Bodein, Gay, Napoléon le petit. Il a été très violent contre très violent. Donc il est devenu vraiment républicain en ce moment.

[00:21:00]

En 49, vous voyez, au moment du coup d'État, c'était lui. Aplombs Bonaparte a franchi le Rubicon, il s'est opposé définitivement à lui et il a fini par incarner la République. En tout cas, c'est ce que vous dites est une invitation à relire Victor Hugo. Et surtout, je vous recommande de belle lecture de votre ouvrage en deux tomes, Avant l'exil et pendant l'exil, paru chez Fayard. Votre biographie de Victor Hugo? Merci Jean-Marc. Merci d'avoir été avec nous.

[00:21:26]

C'est un privilège que nous apprécions merveilleusement. Merci à vous.

[00:21:33]

16H18 Sur Europe 1 Stéphane Bern et Matthieu Noël historiques.

[00:21:39]

Ils ont dit non et ils ont eu raison de dire non. C'est le thème de ce numéro d'historique dans votre. En revanche, Stéphane, c'est une femme qui a mon avis. Il ne faut pas s'amuser à dire non. Surtout quand elle a enfilé sa nuisette et qu'elle le lance. Alors, ça vous émoustille? Clémentine porte ce qu'elle fait chaque jour. Vous nous faites pénétrer dans l'intimité de l'histoire. Aujourd'hui, vous nous raconter qu'à une époque, il ne faisait pas bon s'en prendre au président.

[00:22:03]

Exactement. Je ne vous emmène pas dans un lupanar potentiellement en prison. En prison avec Simon Bober?

[00:22:10]

Oui, en 1880 dans le journal, Le Clairon est l'auteur d'une série intitulée Lettre de mon chien au président de la République. Alors, ces lettres adressées au président Jules Grévy affirment que celui ci mériterait largement d'être pondu et fessé en place publique. Et il poursuit à propos du président C'est un voyou profanateurs, un bougea iconoclaste que l'Elysée a volé à la police correctionnelle. Bober va payer ce chapelet d'injures de trois mois de prison ferme, trois mois de prison ferme et 1500 francs d'amende.

[00:22:43]

À l'époque, ça fait à peu près dans les 100 000 euros aujourd'hui. C'est quand même pas rien. Pour avoir donc. Enfin, il y a quand même traité le président de la République de goujat, voyou, profanateurs, etc. Une quinzaine d'années après Simon Boubeye 1894, un autre journaliste, Albert Goulée, lui, va faire deux mois de prison pour avoir suggéré dans un article que le président de la République, à l'époque, s'était Casimir-Perier était constipé.

[00:23:06]

Deux mois de prison pour une constipation.

[00:23:09]

Alors, messieurs, aujourd'hui, qu'est ce qui se passe? René L'envie de traiter de noms d'oiseaux notre président de la République, ce qu'à Dieu ne plaise. Est ce que certains font quand même? Certains font quand même. Et sachez que le délit d'offense au chef de l'Etat trahit en 1880, qui avait valu à Boubers et Goulée. Je viens de vous citer d'aller en prison a été abrogé il y a sept ans, en 2013 par le Parlement. Jusqu'en 2013, ceux qui enfreignent cette loi pouvaient se faire infliger une peine d'amende allant jusqu'à 40 000 euros.

[00:23:37]

Quand même, 45.000 de prison sous Vichy est vraiment période noire de notre histoire. N'allez pas dire l'image du maréchal. Alors je dis pas du mal du maréchal. Parce que si je n'avais pas pensé à être déformé en prison, Stéphane et dans les tout débuts de la 5ème République, après l'indépendance de l'Algérie, quelque délit d'offense contre le général de Gaulle, mais qui n'ont pas été assortis de peines de prison lors de la dernière condamnation pour offense au chef de l'Etat relevant de cette loi de 1881, on la connait tous.

[00:24:09]

Elle est assez récente. C'était en 2008, contre un certain Hervé et ou lors de sa visite au Salon de l'agriculture. Nicolas Sarkozy, vous en souvenez, a eu un accrochage avec ce monsieur qui lui aurait dit quelque chose du genre Me touche pas tu. A quoi Napoléon a répliqué Napoléon me touche pas n'importe comment, mais bien sûr, Hervé, vous le là. Il avait dit Napoléon III la surnommait Nicolas. Elle va aller en prison. J'ai dit Napoléon va réunir les rôles.

[00:24:37]

Vous avez dit Napoléon à la place de Nicolas Sarkozy? A mon avis, il y a un lapsus extraordinaire. Vous connaissez l'histoire, aborderait Mozart en sortant de la messe hier à Exifs sans fils du colonel alliera qui est président, Chirac et Bernadette qui sortent de la messe, Divry connard et Jacques Chirac.

[00:24:57]

Elle est très bonne écoute. Très bien Ripley, parce qu'à mon avis, il faut que j'aille m'allonger chez un bon petit côté de Napoléon à la place de Nicolas Sarkozy, en tout cas, notre Hervé. Et on a été condamné à 30 euros d'amende avec sursis. C'est quand même ça. Oui, cette condamnation a été jugée attentatoire à la liberté d'expression par la Cour européenne des droits de l'homme. Et c'est pour ça que la loi de 2013, sur le fond, le chef de l'Etat, a été abolie.

[00:25:22]

Si vous voulez. Alors attention, la loi prévoit toujours la possibilité pour le président de saisir le parquet pour injure ou diffamation. Mais quel président? Et personne ne le feraient. C'est ces 40 000 euros, si vous le faites depuis 2013. Evidemment, aucun président ne l'a fait. Mais voyez, c'est subtil tout ça. C'est une affaire entre notre président et nous et qui relève de l'équilibre subtil que l'on cherche constamment à établir en démocratie entre la liberté d'expression des citoyens et leur respect pour les institutions.

[00:25:53]

Chose que le philosophe Alain résume magnifiquement en ces termes résistance et obéissance, voilà les deux vertus du citoyen par l'obéissance et la sur l'ordre, par la résistance et la assure la liberté. Donc, vous pouvez traiter le président de la République de cornichons. Il vous en coûtera peut être 45 000 euros et ça ne sera que justice. C'était votre petite leçon de droit constitutionnel. Merci. Merci Clémentine. Vous restez avec nous parce que Mathieu a besoin de vous pour le coup.

[00:26:22]

Effectivement, c'est le moment où Clémentine devient l'instrument très consentant de mon sadisme. Pour tester Stéphane Baus, véritable connaissance maturity, notre Cruise a réalisé un score de 18 heures sur Europe1.

[00:26:34]

Historiquement, deux heures de détente, de bonne humeur, mais aussi de tension dramatique chaque après midi, vers 5 heures moins dix. C'est la confrontation de deux cerveaux que tout oppose. Celui de notre historienne Clémentine Portets Kaltenbach, qui turbine à toute vapeur, et celui, disons, plus ramalho, de Stéphane Bern, un cerveau qui a déjà montré maintes fois ses limites dans notre émission.

[00:26:54]

Quel évènement a pu donner lieu à une minute de silence dans un collège parisien en janvier 96, le 11 novembre?

[00:26:59]

En fait, leur délabrement neuronal de Stéphane Wesli, superbe élève, note que le célèbre courrier Stéphen, la première question est toujours pour vous si vous voulez faire une rime avec lui 14, c'est impossible. Vrai ou faux? Louis, 14 ans, ça sera en tout cas devient difficile. Oui, oui, j'irai impossible. C'est faux. Effectivement, on pouvait faire rimer avec 94 ou 74. Mais même Christophe Maé n'a pas osé. On ne fait pas rimer non.

[00:27:26]

Louis 14. Question numéro 2 pour vous? Clémentine Portis Kaltenbach. Le 31 janvier 1977, c'était l'inauguration du Centre Pompidou. La couleur des fameux tubes ont une signification tout à fait est lancée selon la couleur, le bleu véhicule l'air. Je crois que ça correspond à l'aération. Le verre, du reste, doit correspondre à l'eau, le rouge, sans doute au chauffage. Y'a vraiment une utilité liée aux couleurs. Non seulement c'est vrai, j'ai envie de vous octroyer un bonus parce que là, on a eu quand il y en a eu.

[00:27:59]

Excusez moi, mais elle ne s'est pas contenté de répondre oui, mais le prince de Galles? C'est la clé. Le verre, c'est l'eau, les jaunes, l'électricité, les blancs, le refroidissement et en rouge, les escaliers et les ascenseurs. Ce n'est pas une bonne réponse est une très bonne réponse de Clémentine Maîtrisais Kaltenbach. Stéphane essaie d'être un peu au niveau. Question numéro 3 c'est pour vous.

[00:28:19]

Si elle avait vécu en France, elle avait aimé le rock. Est ce que Marilyn Monroe aurait pu écouter le premier disque de Johnny Hallyday?

[00:28:27]

Ça va se jouer à ça. Ça va se jouer à six mois, à quelques mois, mais je pense que oui. Vous pensez que oui. Je pense que oui et c'est une bonne réponse.

[00:28:36]

Quel festival aujourd'hui? Oui. Le premier disque de Johnny est sorti en 1960. Magalie Monnereau est morte en 1962, la même année que Marianne James. Je ne sais pas si vous croire en la réincarnation, mais c'est troublant. Question numéro quatre pour vous, Clémentine. Attention, si, à Paris, Lara Fabian avait pris le métro avec sa maman en poussette. Est ce qu'elle aurait pu voir un poinçonneur? Je me demande si elle être question. Je pense que Lara Fabian, elle, est quand même jeune.

[00:29:02]

Elle a une quarantaine d'années. Je pense qu'elle l'aurait. Moi, j'ai connu les princes. Moi, j'ai connu aussi une étoile. Je pense qu'elle est trop jeune pour cette pauvre. Je pense que c'est faux. Eh bien, figurez vous qu'elle aurait pu.

[00:29:12]

Et oui, elle est née en 1970. Le dernier poinçonneur poinçonneur des Lilas. Il a disparu en octobre 73. Elle aurait pu me dire qu'elle l'aimait aussi. Est ce qu'on est à égalité ou non plus? Vous avez gagné Stéphane Secession, des bonus pour un Tour de France? Ne le pas. Baudu Ça a été validé. Il a été validé parce qu'ils ont lancé Ça a été un beau, démontrèrent pour les tuyaux, oui, mais il s'est trompé dans la couleur des tuyaux.

[00:29:43]

On en a eu au moins trois tuyaux sur. C'est très bien, non?

[00:29:46]

Je me suis trompé. Votre chauffage est un ascenseur, mais il est meilleur. Mais je découvre avec stupéfaction. On envoie la dernière question. Question pour tous les deux, c'est une question de rapidité. Trois propositions. Le premier, qui choisit la réponse, empêche l'autre de la prendre. Mais encore faut il que ce soit la bonne chez les Mayas comme chez les Incas. Le quetzal, un petit oiseau au plumage vert et bleu ciel, est le symbole de la liberté.

[00:30:09]

Pourquoi trois propositions? Parce que c'est un oiseau qui n'a jamais été observé en couple. Parce que c'est un toit. C'est un oiseau qu'on ne peut pas mettre en cage ou parce que c'est un oiseau au chant particulier qui a inspiré le poème. Pas Cepeda, le chant de la liberté à Steck, le mettre en cage. Moi, je mettrais bien parce on l'observe en couple. Eh bien, mesdames et messieurs, à la surprise générale de la France, c'est Stéphane Bern qui remporte le quiz.

[00:30:36]

On ne peut admettre cet oiseau en cage.

[00:30:38]

Pourquoi elle répond au pif. Allez, on n'arrive pas à l'attraper, c'est tout. Bon, ce n'est pas du tout la bonne réponse par hasard. On ne peut pas le mettre en cage, sinon il meurt. Mais voilà, sachez que le pont, la pompe à vélo en indonésien, ça ne veut rien à voir avec la mayonnaise. Bravo quand même à Stéphane Bern qui l'emporte à l'insu de son plein gré. Il. 16 heures 18 heures. Henrotin Stéphane Bern et Matthieu Noël historiquement vôtre.

[00:31:17]

L'automne est là. Fini l'été indien. Heureusement, chaque après midi, historiquement vôtre vous offre un shoot de bonne humeur. Supplément Culture grâce à l'émission tonique Stéphane Bern, qui attaque le mois d'octobre avec une de ses patates Badré Stéphane Bern.

[00:31:33]

Comment on sait qu'on a le coronavirus?

[00:31:36]

On est ravi de vous retrouver pour une deuxième heure d'histoire, en pleine force, en pleine forme. Mais absolument. Bien sûr, je trouve scandaleux. Chaque fois qu'on dit des choses hors micro voulait garder hors micro. C'est juste hors antenne. Mais vous êtes devant votre micro, donc je me permets de récupérer un petit peu et vous récupérez toutes les vérités.

[00:31:54]

Oui, je fais des dossiers pour plus tard, beaucoup plus tard. Ça peut servir. Aujourd'hui, notre tête du jour, ils ont dit non et ils ont eu raison. Côté grandes figures décédées de l'histoire, on a évoqué le combat de Victor Hugo contre la peine de mort. Mais Stéphane, le matin, nous parlait de Rosa-Parks.

[00:32:07]

Oui, Mathieu, on se souvient tous de son fameux geste dans un bus, refusé de céder sa place à un blanc parce qu'il était super. En revanche, ne jamais refusé de céder sa place à une personne âgée dans un bus. Moi, j'ai eu la flemme de bouger. Je peux vous dire que la personne âgée était très mécontente. Elle m'a traité de tous les noms homosexuels, pervers, aliénés, alcooliques.

[00:32:26]

Je suis désolé. J'étais fasciné par Coluche. La prochaine fois, je me laisserai Devizes, une personne âgée. Au programme de cette deuxième heure également, mon cher Mathieu. Des mots, rien que des mots. Avec mon mot de la fin aujourd'hui, je jouerai. Je vous dirai pourquoi on dit à voix. On va parler bateau, probablement. On va parler cheap, surtout avec Xavier Boltz, notre spécialiste de la bonne bouffe et de la junk food.

[00:32:51]

Ça dépend des jours. Le caviar, on n'en avait jamais vu la couleur, mais aujourd'hui, on va mettre un paquet de chips. 16H18 Au gratin. Stéphane Bern et Matthieu Noël. Historiquement, votre sang, M. Sans son geste fort et courageux. Il y a 65 ans, dans un autobus de l'Alabama, Martin Luther King n'aurait peut être pas fait un rêve. Nadine Morano note Stéphane Rosa-Parks. Trop vous conter l'histoire. Cette famille dit. Le récit Nous sommes le 1er décembre 1955 à Montgomery, en Alabama, dans le Sud-Est des Etats-Unis.

[00:33:28]

Rosa Parks, couturière de 42 ans, chignon impeccable, lunettes de vue ovales, rentre chez elle en bus après une dure journée de travail. Elle est assise dans la partie centrale du bus parce qu'elle est une femme noire. Rosa Parks a le droit de s'asseoir dans cette section du bus, mais à une seule condition. Aucun Blanc ne veuille s'y installer. Quelques arrêts plus loin, un homme blanc monte dans le bus et réclame une place alors comme cela se faisait souvent.

[00:33:55]

Le chauffeur du bus demande au passager noir assis dans cette section de se lever. Rosa Parks refuse. Elle sait qu'elle risque gros. La prison, peut être même une bavure policière, mais elle dit non. Cet acte de bravoure, elle ne le sait évidemment pas encore va participer au basculement de l'histoire du pays et sonner le glas de la ségrégation raciale aux Etats-Unis. Il va faire d'elle une icône. La mère, comme on la surnomme du mouvement afro américain pour les droits civiques.

[00:34:27]

Pour bien comprendre la portée de cet acte, il faut le replacer dans son contexte. En 1955, presque un siècle après l'abolition de l'esclavage par Abraham Lincoln en 1865, le système ségrégationniste instauré au lendemain de la guerre de Sécession est bel et bien encore vivant dans les ex États confédérés du sud des Etats-Unis. Les lois Jim Crow, votées au tournant du vingtième siècle, accordent à la violence raciale un cadre légal. Elle organise la séparation sociale entre les Noirs et les Blancs dans les transports, mais aussi dans les lieux publics, les écoles, les lieux de résidence, les hôpitaux, les orphelinats.

[00:35:06]

Mais depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le mécontentement des populations noires se fait de plus en plus visible au sein de la société américaine. Une rupture est en train de s'opérer. Les politiques racistes des régimes totalitaires contre lesquels les forces alliées se sont battus durant la guerre ont mis en exergue l'inhumanité du système ségrégationniste américain. Près d'un million d'afro américains ont été appelés sous les drapeaux. Tous se sont battus pour défendre le respect des droits humains. Comment, dès lors, continuer à accepter de la situation chez eux?

[00:35:41]

C'est dans ce contexte de bouillonnement du militantisme afro américain que Rosa Parks se trouve en 1955. Le courage de dire non. Mais qui est cette Rosa Parks, une citoyenne lambda? Pas vraiment. Contrairement à ce que l'on a pu dire sur elle, elle n'est pas simplement une femme fatiguée par sa journée de travail. Non, non, Rosa Parks est une militante politique engagée depuis 1943. Elle est impliquée dans une association qui réclame l'émancipation des Noirs américains. Line a accepté.

[00:36:14]

Elle en est la secrétaire, une secrétaire qui répertorie les injustices commises à l'encontre des Noirs à Montgomery. Dans ses mémoires, elle écrit. Les gens ont toujours cru que je n'avais pas cédé ma place parce que j'étais fatiguée. Ce n'était pas vrai. Je n'étais pas fatiguée physiquement. J'étais surtout fatiguée de devoir capituler. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois qu'elle commet ce genre d'acte de rébellion. Douze ans auparavant, elle s'est déjà fait expulser d'un bus et par le même chauffeur qu'en 1955.

[00:36:46]

Ayant payé son ticket à l'avant du bus, elle avait refusé de sortir pour remonter par l'arrière, comme cela était exigé des Noirs. Ce n'est pas la seule ni la première à violer intentionnellement ses règles. Alors pourquoi son refus de 1955 a t il fait autant de bruit? Eh bien, c'est parce qu'un mouvement de soutien va s'organiser autour de Rosa-Parks, un mouvement qui n'est pas conduit par n'importe qui.

[00:37:19]

Mathieu Noël est bien reçu, elle a dit non et on peut dire qu'elle a eu raison, mais Rosa-Parks, nous disait Stéphane, a reçu un soutien important qui a donné à son acte un puissant écho dans la société américaine où il va tuer. Ce soutien, c'est celui d'un homme, un pasteur, Martin Luther King, mondialement connu aujourd'hui. Mais à cette époque, en 1955, personne ne le connaît. C'était un simple pasteur de 26 ans. C'est cette affaire, ce mouvement de soutien à Rosa Parks et l'impact médiatique qu'il va avoir qui va le lancer sur la trajectoire qu'on lui connaît aujourd'hui.

[00:37:55]

Et c'est même à ce moment là que va naître symboliquement le Mouvement pour les droits civiques. En effet, grâce au mouvement de soutien qui s'organise autour de Rosa Parks, sa condamnation par la justice du comté de Montgomery va être largement médiatisée. Martin Luther King et les membres de La Haine CP organisent une campagne de boycott des bus du comté qui est largement suivie. Sous pression, la Cour suprême se voit obligée, un an plus tard, en 1956, d'annuler les lois de ségrégation qui s'appliquent aux transports dans le comté de Montgomery.

[00:38:30]

La machine est lancée et elle ne va pas s'arrêter là. Avec ce boycott des bus, Martin Luther King inaugure ses fameuses actions non violentes, celles qui mèneront un peu moins de dix ans plus tard, à l'abrogation des lois Jim Crow et donc à la fin de la ségrégation aux Etats-Unis. Rosa Parks a joué un rôle crucial dans cette révolution et elle continuera de s'investir dans le mouvement d'émancipation des Noirs dans les décennies qui vont suivre, jusqu'à sa mort en 2005.

[00:38:59]

Et cela, malgré les nombreuses menaces dont elle sera l'objet. Des menaces qui l'ont obligé, elle et sa famille, à déménager plus au nord à détruite en 1957, détruite par les Américains. Je sais, je sais, on peut dire des trois premiers, mais j'ai toujours rêvé de quand on est, comme vous le soulignez si finement. Son engagement a depuis valu à Rosa-Parks de nombreuses reconnaissances aux Etats-Unis. Elle a reçu notamment des mains du président Bill Clinton, en 1996, la plus haute distinction décernée par l'exécutif américain, la médaille présidentielle de la liberté.

[00:39:38]

Plus récemment encore, en 2013, sa statue a été inaugurée par Barack Obama au Capitole, dans la galerie qui célèbre les personnages majeurs de l'histoire des Etats-Unis, retint historiquement votre pour continuer de parler de Rosa Parks, qui a dit non.

[00:39:56]

Nous avons contacté une invitée qui nous a tout de suite dit oui. Quand on lui a proposé de venir parler de celle qui a changé à jamais l'histoire des Etats-Unis. Bonjour Nicole Bacharan.

[00:40:03]

Bonjour, oui, je vous ai dit oui avec plaisir. Une séance pour remercier Nicole Bacharan. Vous êtes historienne, politologue, spécialiste des Etats-Unis et auteure des Noirs américains des champs de coton à la Maison Blanche. Réédité. Il faut le rappeler en format de poche et chez Thème Puces chez Perrin. Depuis le lendemain de la guerre de Sécession, le statut du sud des Etats-Unis vivent sous le régime où la ségrégation. C'est une histoire qui vous touche naturellement, particulièrement Nicole Bacharan, parce que vous avez vécu dans les Etats du Sud pendant longtemps.

[00:40:35]

Vous l'avez senti, cette ce reliquat de ségrégation?

[00:40:39]

Oui, c'est vrai. Vous avez totalement raison. Moi, j'étais une fille de la côte Ouest, comme on dit. Et puis, nous nous sommes installés à Houston, au Texas, dans les années 80 et 90. Et c'est vrai que c'était très troublant de voir que les travaux les plus durs, finalement les plus dangereux, étaient toujours pratiqués par les Noirs et que, au fond, les quartiers restaient encore très séparés. Il y avait des quartiers blancs, il y avait des quartiers noirs et dans les quartiers blancs, quand on voyait des Noirs, c'étaient des c'étaient des ouvriers.

[00:41:14]

C'étaient des. C'étaient les nounous. Mais ce n'était pas. Ce n'étaient pas les habitants. Dans les écoles, c'était aussi pas mal ségrégation. C'était ce qui était frappant aussi dans ces années là. C'était la fameuse classe moyenne noire était minuscule à l'époque du Rosa-Parks. Elle existait vraiment dans les années 90, mais la séparation, elle, était encore très profonde.

[00:41:38]

Nicole Si Rosa Parks décident en pleine conscience de ne pas céder sa place dans le bus, c'est qu'en réalité, elle est déjà militante politique. À ce moment là, Stéphane m'a rappelé pourquoi elle a décidé de devenir militante. C'était quoi son rôle en tant que militant? C'est quoi, son parcours avant l'épisode du bus à Rosa-Parks?

[00:41:53]

Je crois qu'elle est née militante. Ou alors ça a été déjà une petite fille militante et elle a assisté à beaucoup de choses. Déjà, elle allait à l'école à pied. Les enfants noirs n'avaient pas le droit de prendre le bus scolaire, l'école où elle allait. Elle a été incendiée deux fois par le Ku Klux Klan. Elle a vu son grand père qui montait la garde avec son fusil de chasse les soirs où le Ku. Menacer de faire la tournée des quartiers noirs, donc.

[00:42:24]

Elle a vu son grand père résister, elle a vu sa mère résister et au fond, c'est une petite fille qui résistait déjà.

[00:42:31]

Elle résistait, mais elle a rencontré son son époux aussi. Le monde paulx, qui était lui même militant de la haine et qui était au fond, c'est. Ce couple aussi s'est formé dans la résistance nance. Dans cette habitude de dire non.

[00:42:47]

Complètement, complètement. C'est vrai que Rosa et Raymond Parks étaient un couple militant. Ils ont milité toute leur vie commune. Il est mort avant elle. Elle a continué à militer par la suite et ils n'ont pas. Ils n'ont pas eu d'enfants. Mais c'est ce militantisme pour l'égalité des droits. C'est ça été le centre de leur vie. Certes, ils travaillaient, mais au bout d'un certain temps, elle n'a plus travaillé que pour les organisations noires à l'époque du boycott des autobus de Montgomery.

[00:43:22]

Elle était militante à temps partiel, si j'ose dire, puisqu'elle elle travaillait dans un magasin de couture. Et puis, elle est devenue militante à plein temps. C'était un couple qui avait décidé de ne plus accepter cette situation d'infériorité et d'humiliation des Noirs. Nicole Bacharan.

[00:43:41]

Pourquoi est ce qu'on retient essentiellement le nom de Rosa Parks? Il y a eu d'autres avant, d'autres militantes, d'autres personnes qui ont violé intentionnellement les règles imposées aux Noirs. On pense à John Robinson. Pourquoi est ce qu'on retient Rosa Parks avec celle internationalement connue comme ça?

[00:43:55]

Alors, vous avez raison, ça n'est pas le fruit du hasard. Vous citez Citez très justement John Robinson. Je pense aussi à Claudette Colvin, qui a fait plus ou moins la même chose que Rosa Parks dansant dans un autobus. Mais elle avait Paris, elle avait 15 ans. C'était une petite jeune fille, ce qui n'est pas répréhensible. Mais Rosa Parks était une femme d'âge mur, très propre sur soi. Tout à fait respectable et respecté. Quelque chose vraiment un petit peu une matrone, si j'ose dire.

[00:44:32]

Et les organisations noires de Montgomery. Elle cherchait le cas parfait pour qu'il y ait un procès, puis un appel, puis que ça aille devant la Cour suprême. Et pour la demander, non, pas c'est. Rosa-Parks était gentille, méchante et innocente ou coupable, mais demander l'interdiction de la ségrégation dans les autobus de Montgomery, et donc elle voulait avoir une plaignante impeccable, inattaquable. Vous savez comment sont les avocats américains quand il s'agit de démolir un plaignant ou une plaignante?

[00:45:07]

Là, il fallait qu'elle soit absolument nickel.

[00:45:10]

Oui, absolument. Il faut dire qu'il y a eu aussi Martin-Luther-King qui est rentré dans la bataille alors que ça a aidé aussi. Un dernier mot, quand même. Nicole Bacharan On ne voit que de ceux qui veulent la société blanche et noire aux Etats-Unis, qui vivaient côte à côte. Ils sont nouveaux. On a l'impression que les deux sociétés sont face à face, avec notamment des bavures policières, avec des débordements et des statues déboulonnées, etc. Est ce qu'ils ont vécu ensemble ou c'était illusoire?

[00:45:36]

C'est qu'ils ont vécu ensemble. Ça s'est beaucoup amélioré. Je parlais de la classe moyenne noire. Aujourd'hui, c'est à peu près deux tiers de la communauté noire qui fait partie réellement de la classe moyenne. Mais un tel reliquat quaujourdhui, vraiment, ça fait froid dans le dos. On voit que les violences policières, ce sont d'abord les Noirs qui en sont victimes, même si la violence est très forte aux Etats-Unis et pas seulement dans la police. On voit que les écoles.

[00:46:05]

Finalement, elles restent pas mal ségrégation. Et on voit que l'élection de Donald Trump et les militants de Donald Trump, pas juste l'électeur lambda. Bien sûr, il y a un fond d'opposition raciste qui reste très profond. Donc, c'est vrai que malheureusement, le temps n'avance pas très vite quand il s'agit de se débarrasser d'une histoire aussi tragique que la ségrégation et l'esclavage.

[00:46:30]

Merci beaucoup, Nicole Bacharan, d'avoir été en lien avec nous. Je rappelle le titre de votre livre Les Noirs américains des champs de coton à la Maison Blanche, ainsi que votre dernier livre qui vient d'être réédité, First Lady. Les femmes à la conquête de la Maison Blanche, coécrit avec Dominique Simonnet, paru chez TV+. Merci beaucoup, Nicolas, merci à vous.

[00:46:48]

16H18 Un certain matin, Stéphane Bern et. Historiquement faux. Ils ont eu le courage de dire non à votre texte cet après midi.

[00:46:58]

On vous dit dans l'historique de votre iPhone je vais vous dire non, vous aussi. Victor Hugo a dit non à la peine de mort. Rosa-Parks a dit non à la ségrégation raciale. Et maintenant, vous, Mathieu, vous allez nous brosser le portrait d'une star qui, un jour, a dit non à quelque chose de beaucoup plus surprenant. Oui, surtout pour vous. Elle a dit non à la notoriété maintenant baassistes et. Notoriétés Graal ultime de beaucoup d'entre nous qui permet d'entrer en boîte plus facilement, j'adore d'être surclassé en avion.

[00:47:26]

J'adore d'être invité dans les soirées les plus folles. J'adore voir même de côtoyer Bernard Montiel dans sa vie. Vous en foutez. Bref, elle a renoncé volontairement à tout ça. Je vous parle de celle qui, un jour, a dit non, non à la notoriété. Voilà déjà dix plus dix ans que Diane a raccroché le micro. Mais ceux qui étaient jeunes dans les années 2000 savent à quel point elle leur a marqué le rap français, Stéphane.

[00:47:50]

Sachant qu'en 2003, votre recherche la plus fréquente sur Google était déjà prostate. Premier signe quand se faire examiner, il est normal que ça ne vous évoque pas grand chose. Mais moi qui avais 20 ans des revues à la tête du BIAC, elle perd la face. Je peux vous dire que c'était quelque chose en soi.

[00:48:05]

Dès son deuxième album, Brut de femme, en 2003, Diams impose le respect par son flow, ses textes. Un baromètre assez simple quand, dans une boîte de nuit non gay, tu vois 30 Blacks chanter en choeur lesmots qui fait la lavette avec mon mec? Tu comprends que t'as à faire un tube qui va emporter tout sur son passage, y compris les vieux stéréotypes genrés? Diane, de son vrai nom Mélanie Georgiades, est un pur produit des années 80, fan de Michael Jackson.

[00:48:28]

C'est en assistant à un de ses concerts qu'elle décide qu'un jour, elle aussi montera sur scène. Elle découvre ensuite le rap NTM et Docteur. Et alors qu'elle est en troisième au collège, elle commence à monter ses premiers groupes. Puis voilà qu'un jour, selon sa bio, alors qu'elle était en train de feuilleter le Larousse, on n'en parle pas assez. On dit toujours les jeunes zones dans le quartier où elle a pesté Shannon. Souvent, dans leur temps libre, les jeunes feuillette le Larousse.

[00:48:48]

C'est donc en feuilletant le dico que Mélanie tombe sur la définition du mot diamant. J'apprends qu'un diamant ne peut être brisé que par un autre diamant. Je kiffe, déclarera t elle plus tard. Son nom de scène est trouvée en 99. Elle démarre pour de bon sa carrière, dont le nom, elle, dit d'abord non aux études. Sa passion, c'est le rappel. Combien s'y consacrer pleinement? Son premier album, Premier mandat, est un peu comme celui de Macron.

[00:49:08]

Il divise le second brut de femme, mais en revanche, tout le monde. D'accord, je vous l'ai dit, sauf peut être Marine Le Pen que je ne porte pas dans son cœur et n'hésite pas à le chanter avec le fameux titre Stéphane. Tous ensemble, j'emmerde j'emmerde Guy et Charles. 5. Le Front national, Stéphane, c'est ça la chanson de Diane Diêm. C'est aussi ce douloureux coup de semonce pour tous les kotar de France qui se trouvent soudain pointés du doigt avec la terrible chanson Confessions nocturnes où, avec sa copine cocue Vita, elle confond un mari volage.

[00:49:35]

Casse toi, tu perds, mais tu viens briser ça, je peux vous dire qu'il y a eu un avant et un après pendant cinq ans derrière ça. Plus un mec Maké n'a bougé un testicule. JF est alors au sommet. Expression toute faite qui signifie en France, à l'aube des années 2000. Vendre autant d'albums que Johnny Hallyday et avoir sa statue de cire flippante au musée Grévin. Vous l'avez, vous, Stéfane, votre statut? Oui, bon, je n'ai pas de disque.

[00:49:57]

Est ce qu'elle est réussie? Ou plutôt, elle est réussie pour l'époque. Ça peut changer un peu. Changer la rectifient pas? Non, c'est bien trop de travail.

[00:50:09]

En 2008, Mélanie fait une grosse dépression et décide d'arrêter la musique. Une première fois avant de revenir en 2009 pour un ultime album intitulé SOS. Après quoi Diam's devient Mélanie se convertit à l'islam. Une confession très commentée à l'époque dans La Presse, et pourtant beaucoup moins choquante que son autre conversion. Car si l'islamisation d'une rappeuse peut surprendre, voire inquiéter, que dire de celle Valérie Damidot isation? Valérie Damidot isation? Je cite le Dictionnaire théologique des courants religieux et secte minoritaire, phénomène qui consiste à plaquer une carrière de chanteuse engagée prônant l'égalité homme femme et le droit de celle ci à disposer de son corps pour fonder une entreprise de décoration d'intérieur.

[00:50:44]

Et oui, Stéphane, aujourd'hui Dhiab 200 mètres plus nombreux, le Front national. Elle est architecte d'intérieur. Elle ne peut plus rien contre la montée de la haine et des communautarismes. En revanche, elle peut vous faire une ravissante mezzanine en merisier du Liban qui déboîte. J'adore. Je savais qu'à un point de sacré, j'allais faire quelque chose qui vous intéresse, Stéphane. On y est aujourd'hui. Mélanie dit être une femme épanouie. Elle regrette les polémiques autour de son voile.

[00:51:04]

Et à ceux qui voudraient y voir une amputation de sa liberté de Janice, elle déclare Au contraire, je suis libérée de cette religion de l'avoir. Je veux juste être et me nourrir spirituellement. Je suis si désolée qu'on me voit prisonnière alors qu'au contraire, mes chaînes se sont brisées. Alors évidemment, pour nous, tous ces fans, c'est dur. Diane, qui devient décoratrice d'intérieur, c'est comme si Stéphane Bern devenait mécano chez Speedy. Un tel changement d'univers n'était peut être pas prêt.

[00:51:27]

D'ailleurs, Stéphane, je crois que vous avez un message pour Mélanie, ou plutôt pour Diane, car vous aussi, vous avez envie qu'elle remonte sur scène.

[00:51:36]

Oui, je crois. Stéphane Bern J'ai posé rap parce qu'il est temps qu'il revienne le rap sans toi, c'est comme ma mère sent la houle les tympans, saigne à force d'écouter Jules qui nous écoute peut être. Mais là, le rap français vient à l'instant de toucher le fond. Seul toi peut nous sortir de là. Merci de revenir vite. En plus, Stéphane a encore 1300 mètres carrés à rénover dans l'aile sud de son manoir normand. Il y a du taf en déco aussi.

[00:51:57]

Bref, reviens.

[00:51:58]

Bref, merci beaucoup, Mathieu, mais elle est vraiment architecte d'intérieur et architecte d'intérieur.

[00:52:03]

Vous pouvez faire appel à elle. Un bon moyen. Himmel, ça s'appelle un très bien parfait.

[00:52:11]

16H18 Un certain Stéphane Bern et Matthieu Noël.

[00:52:17]

Vous écoutez historiquement votre hélas!

[00:52:19]

Les nouvelles sont mauvaises. Selon les audiences Médiamétrie qui viennent de tomber, nous aurions perdu à cause de lui sans 24% sur les auditeurs âgés de 50 à 70 ans et suivant une cure détox thalassothérapie à Cabourg avec menus imposés au de Vichy, légumes vapeur, quenelle de tofu. Bonjour Olivier Paul, c'est pas du tout. Non, au contraire. Aujourd'hui, et il rêve, ils face?

[00:52:37]

J'ai fait rêver. Vous voulez faire saliver chaque jour? L'histoire, l'origine d'une recette.

[00:52:42]

Aujourd'hui, on va parler d'un produit que vous connaissez tous. On en mange, je pense à peu près tous. À l'apéro, en pique nique, je ne sais pas vous. Devant la télé, peut être. Par exemple, tranquillement. C'est vraiment vraiment terrible de manger des Chūzan à la télé.

[00:52:54]

Ce sont les chips. On en mange en moyenne un kilo chacun ici en France, par an et par personne. C'est pas dioxide, alors, les chips? Petite question, d'ailleurs. Question de gens est ce qu'on dit un chips ou un jamais su?

[00:53:08]

Il y a deux écrivains en lice, mais jamais au singulier. Jamais on mange, jamais on mange des chips, évidemment.

[00:53:17]

C'est un nom audépart masculin, pluriel, mais qui ensuite, suivant les dictionnaires, été accepté comme masculin ou féminin. On pourrait dire on peut dire ce qu'on veut. Passe moi une chips sous passement, un chips marginal aux dépassements. Les chips, presque. Alors des chips qui sont nés aux Etats-Unis? Figure étonnante, il y a une date très précise. C'est en 1853, cette petite histoire. Un client qui est habitué d'un restaurant de Saratoga, Sassier, commande une assiette de frites.

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Le chef, qui s'appelle George Kroum, s'exécute et lui apporte les chips, les frites. Le client n'est pas content. Il trouve qu'elles sont trop gros. Aussi les renvoie. Deuxième tentative les trouve encore trop grosses. Le chef commence à s'énerver un peu. Il prend sa mandoline et il taille les rondelles de pommes de terre les plus fines possibles. Mais cette fois, il ne pourra pas me dire qu'elles sont trop grosses. Et voilà qu'arrive donc les chips.

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Les chips, ça veut dire corpos, tout simplement en anglais. Le gars trouve sa superbe. Même le chef goûte et dit Tiens, ça, c'est vraiment bon. Il en fait une spécialité de son restaurant. Il se met à les mettre dans des petits paniers comme ça pour aiguiser l'appétit de ses clients. Et ça rencontre un véritable succès.

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Alors, le problème, c'est que lui, il est d'origine afro américaine. Il ne peut donc pas déposer de brevet. C'est interdit à cet effet aux Afro américains. Donc, bien sûr, l'idée de la recette se répand. Ça devient quelque chose d'assez populaire et il y a une date très importante qui va faire exploser le truc. C'est en 1926, lorsque la race Scutenaire invente quoi? Tout simplement le packaging, le paquet qui va permettre aux chips de voyager, d'être conservés, de garder leur croquant.

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Et puis, l'histoire, évidemment, va se développer. Les aromatiser ont l'industrialisation, les machines pour aller fabriquer, etc. Mais plutôt que d'aller acheter un bête paquet de chips, on repart chez vous. Mon cher m'as, tu veux les faire soi même? Eh ben oui, on peut les faire soi même, mais il n'y a rien de plus simple. Alors il faut un peu de temps quand même, non? Il y en a pour deux minutes.

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Vous allez me chercher des pommes de terre à chair ferme, alors? Des Charlotte Amandine, des Pompadour que vous pouvez trouver vous les éplucher. Vous avez une mandoline chez vous. Ou alors vous êtes très habile du couteau. Mais le mieux, c'est d'avoir une mandoline. Vous savez, cet appareil qui permet de trancher très, très, très finement. Il faut vraiment que les chips soient très fines 3 4 mm d'épaisseur, pas plus. 2 L'huile de friteuse à 200 degrés.

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Mais ce qui est très important, c'est qu'avant de plonger, il faut d'abord bien les laver à l'eau plusieurs fois pour aller à l'amidon. Tout à fait. C'est le cri du cœur de deux personnes qui sont nuls en cuisine. Il y a des trucs comme ça qui rentrent manger.

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On sait qu'il faut enlever l'amidon en rincent les pommes de terre sous l'eau claire et en les essuyant bien dans du papier absorbant dans un torchon. Ensuite, on les plonge juste deux ou trois minutes dans cette huile qui est très chaude, à 200 degrés. On les sort, on les écoute, on les éponge légèrement pour enlever cette gras. Et puis on a des chips. Mais il y a une autre manière de les faire. C'est au four AWI. Au four, c'est moins croustillant.

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C'est un peu moins gras, donc forcément un peu moins bon.

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C'est quand même intéressant. L'idée, c'est de procéder à peu près la même manière part que vous allez badigeonner vos rondelles de pommes de terre avec un peu d'huile dans dans un four pas trop chaud à 140 150 degrés, mais très longtemps. Faire évaporer l'eau pour avoir le plus de croustillant possible, on va les laisser 35 40 minutes. Posés sur une feuille de papier sulfurisé, on les sort. Il y a plus qu'à trouver un bon programme télé ou écouter la radio.

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Et puis déguster les chips ou manger des chips. Vous, Stéphane, pas tête à chips. Mais pour vous, c'est quoi une tête à chips? Je vous vois mal. Tout à coup, entrer dans votre salon sous les ors du salon, vous dire tiens, je vois un paquet de Vicot. Je ne sais pas pourquoi je vous imagine l'effet lui même? Non, pas du tout. J'adore ça. La prochaine fois, vous offrir des prés salés.

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Malheureusement, les industriels sont tombés les oreilles grasses et surtout, elles sont pleines de produits en général pas très recommandables. Faites vous vous même?

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Absolument. Vous avez raison. Merci beaucoup, Olivier Boulch. On vous retrouve demain ici même et tous les samedis de 11 heures à 12h30, autour de la table des bons vivants de Laurent Margate sur Europe. Stéphane, de manière assez peu démocratique, mais c'est étonnant de votre part? Non, vous vous êtes octroyé le dernier mot de notre émission, tout ce que vous voulez demander. C'est vrai. Après plus d'un mois, depuis sa dictature véritable fait du prince, je m'insurge aujourd'hui et vous propose ceci C'est très simple, c'est aux plus populaires sur Instagram de nous deux d'avoir le dernier mot.

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Hors moi, j'ai 7 000 441 abonnés. Stéphanie, vous, je regarde, je regarde à l'instant 92, je voudrais pas vous humilier, mais les chiffres sont là.

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Stéphane, 92 cas de quand? J'ai 92.000 abonnés, 92 000. CA, c'est 92. Alors dans un instant, le mot de la fin de Stéphane Bern?

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Stéphane Bern et Matthieu Noël. Historiquement vôtre, il fait partie de ces journalistes qui tournent autour depuis quelques années autour du prix Albert Londres, qui sont à ça de le décrocher. Et pour cause, Stéphane Bern et ses journalistes, pour qui l'investigation n'est pas un vain mot et qui, chaque après midi, osent poser les vraies questions, quitte à déranger, quitte à choquer. Vous êtes sûr que la cire, ça fait plus mal que épilateur électrique?

[00:58:25]

Mais Stéphane, chaque après midi, votre questionnement le plus audacieux de tous? C'est d'où vient? Cette expression est aujourd'hui particulièrement audacieuse, cette question d'où vient l'expression à voile et à vapeur? Oui, venez avec moi, Mathieu, cherche une lectrice. Je vous invite pour La Nouvelle-Orléans. Sur le Mississippi, là, ça va. C'est là, un 1er octobre 1811, que pour la première fois, on assiste au lancement et la navigation du premier bateau à vapeur.

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Ça m'a donné une idée pour l'expression du jour à voile et à vapeur, moi qui suis un être prude et innocent. Vous le savez, je sais ce que c'est. C'est quand un bateau peut à la fois naviguer grâce à ses voiles, mais aussi grâce à son moteur. C'est ça, tout simplement. Pas seulement mon petit Matthieu, hein? C'est aussi une façon de désigner les personnes qui sont attirées tantôt par ceux du sexe opposé, tantôt par ceux de leur propre sexe.

[00:59:14]

Le fait d'emprunter à la marine cette expression n'est pas totalement anodine puisque les marins partaient pour de longs mois en mer, entourés exclusivement d'hommes. Ils changeaient d'inclinaison à bord, puis revenaient à leurs premières amours. Une fois revenu au port, le choix des mots peut aussi s'expliquer par le mât de la voile, symbole éminemment masculin, et les vapeurs féminines qui, de façon caricaturale, évoquent parfois l'hystérie. Vous savez, notre époque, en plus, n'existe plus ces choses là.

[00:59:46]

En Espagne, on préfère l'expression functional, agace, électrisent. Comprenez gaz et électricité en argot américain. On parle de ACDC, comprenez on aime à la fois le courant alternatif courant continu. L'important, comme vous le savez, c'est d'éviter la panne. Quoiqu'il en soit, que l'on soit à voile ou à vapeur, n'oublions pas le temps des galères romaines. A cette époque, on sortait les rames.

[01:00:14]

Historiquement, votre touche à sa fin. Encore un merveilleux périple à bord de la baie mobile. Ce véhicule hybride au design élancé, au levier de vitesse, fièrement. Bref, on a passé une bonne après midi autour de ces figures de l'histoire qui ont eu le culot de dire un nom, Stéphane. Qu'est ce qui vous a le plus surpris aujourd'hui? Ecoutez, j'ai tout aimé. J'ai beaucoup aimé, surtout de nos invités. Ce qui nous parle de Victor Hugo et de Nicole Bacharan, qui nous parlent de ce qui se passe dans la société américaine de la télévision, qui vous a donné envie d'acheter des livres pour aller combattre?

[01:00:43]

J'adore acheter des livres d'histoire. J'ai très envie de lire l'histoire des dollars américains vers 18 heures.

[01:00:50]

C'est historiquement faux.

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Vous écoutez toujours historiquement votre Stéphane sur Mais Stéphane, fatigué? Un peu. C'est l'heure de rendre l'antenne, mais par chance, on se retrouve demain matin. Une fois de plus. Trois personnages au programme, trois personnages que les siècles séparent, mais qu'une passion relie demain Danse avec les stars, Danse avec l'histoire. Louis 14. Auguste Rodin et John Travolta. Ils avaient tous le rythme dans la peau. Oui, mais entre nous, chers auditeurs, pas autant que Stéphane.

[01:01:23]

Comment vous décrire Stéphanie sur le dancefloor en tant que sur le téléphone? Pleure vivement demain. Oui, demain, Mathieu, j'arriverais hormono déjà d'arriver entier.

[01:01:35]

Retrouvez historiquement votre tous les jours de 16 heures à 18 heures sur Europe 1 et en podcast. Europe1.fr.