Transcribe your podcast
[00:00:02]

Raconte Christophe Hondelatte. Voici une salade niçoise absolument exceptionnelle. L'enquête sur la mort en 1996 du patron d'un laboratoire d'analyses médicales de Nice qui s'appelait Pascal Vito. Il a fallu 15 ans pour connaître la vérité dans ce dossier. Quinze années d'hésitations, histoire écrite avec Thomas Audouard. Réalisation Céline Debroise.

[00:00:31]

Christophe Hondelatte. Cette drôle d'histoire débute en février 1996 dans un drôle de décor, un laboratoire d'analyses médicales de Nice, labo dans lequel le patron, un certain Pascal Vito, possède commandé un appartement privé, une garçonnière. Si vous voulez, au bout du couloir, entre les microscopes et les tubes à effet, ce n'est pas banal comme décor. Et la suite ne l'est pas non plus. Un matin de février 1996, vers 10 heures du matin, une femme qui se trouve être l'ex femme de Pascal Vito, qui travaille au labo Evelyne, pénètre dans la garçonnière et.

[00:01:16]

Et elle le trouve mort tout habillé, étendu sur son lit, avec près de lui un bout de papier sur lequel est écrit ceci. Valium Terral, une Barbie rapide, trois médicaments dont le mélange est très efficace pour se donner la mort.

[00:01:35]

C'est un suicide.

[00:01:43]

Les policiers arrivent et comme c'est d'usage pour un suicide, le procureur ordonne non pas une autopsie avec démontage complet du corps, mais un examen externe par un médecin légiste et l'ex femme de Pascal Vito, qui a découvert le corps et convoqué au commissariat.

[00:02:02]

Il était très dépressif ces derniers temps. Il n'allait pas bien du tout. Il y a trois 3 jours, il m'a dit qu'il voulait mettre fin à ses jours. Ce n'était pas la première fois. Il avait déjà parlé plusieurs fois d'en finir. Je me suis dit il n'ira pas au bout. Cette fois, il l'a fait.

[00:02:37]

Et maintenant, venez avec moi dans la salle d'autopsie, le docteur Séba, médecin légiste, est à la manœuvre.

[00:02:46]

Nous procédons au déshabillage du corps virgule et nous constatons les points suivants deux points. Pas de traces de coups, pas d'hématomes, pas de lésions traumatiques. La mort est survenue dans la nuit qui précède la découverte de corps, aux alentours de 23 heures. Selon nos constatations Virgule la mort semble résulter d'une autorises par injection massive de médicaments de la classe des tranquillisants.

[00:03:19]

Autoliv en langage médical, ça veut dire suicide, c'est un suicide, avec une bizarrerie tout de même. On a retrouvé aucune boîte de médicaments près du corps, et pas non plus dans le reste de la garçonnière. Bizarre. D'où cette demande des policiers qui assistent à l'examen par le légiste.

[00:03:39]

Dites au docteur, vous pourriez faire des prélèvements en vue d'une analyse toxicologique. Il s'agit juste de vérifier que Pascal Vitaux est bien mort d'un coquetel de Valium, de Terral et de barbituriques. Et après, on pourra boucler le dossier. Et d'ailleurs, le corps est immédiatement rendu à la famille sans même attendre les résultats. C'est un suicide, ça saute aux yeux. D'autant qu'on vient de l'apprendre. Pascal Vitaux était bipolaire. Une maladie psychique qui conduit plus de la moitié des malades au suicide.

[00:04:15]

Alors, certes, il n'y a pas de plaquette de médicaments dans la garçonnière et Vito n'a pas laissé de lettre pour ses enfants. Mais c'est un suicide et un suicide. C'est très intime. Ça ne se raconte pas. Je suis désolé. Bye-Bye. Les obsèques de Pascal Vitaux ont lieu trois jours après la découverte du corps à la cathédrale Saint Répara, dans le Vieux-Nice. Toute la famille de Pascal Videau est là son ex-femme, ses enfants et aussi ses amis et bien sûr, ses collègues du laboratoire, dont l'associé de Pascal Vitaux, le docteur Dominique Com.

[00:04:59]

Et après les funérailles, tout le monde se retrouve comme c'est l'usage, dans un café près de la cathédrale. Et là, le docteur, comme on va voir les enfants. Vous devez savoir que j'ai vu votre père quelques heures avant sa mort et il était très déprimé, très, très angoissé. Au point d'ailleurs que j'ai dû lui administrer une injection de l'éco Hanine. Vous savez, il n'était vraiment pas bien, a fait nouveau saint avant d'avaler le coquetel Valium, Terral, n barbituriques.

[00:05:33]

Pascal Vitaux aurait donc reçu une injection, décoiffent Niles, un anxiolytique de la part de son associé. Et le soir même, au dîner qui rassemble la famille et les amis proches, les enfants en parlent naturellement aux copains médecins qui sont là.

[00:05:50]

Vous savez quoi? Comme lui a fait une injection des coanime. J'ai appris ça tout à l'heure. Une injection des d'Écaussinnes. Mais autant que je me souvienne, Numico, une médecine où les Coigny, Braham, comprimés, ou alors cela s'administre un intramusculaire. Mais ça, c'est éjectent. Pas en intraveineuse, non? Dans mon souvenir, c'est même écrit sur les ampoules voy intramusculaire.

[00:06:17]

C'est bizarre, ça, non? Quelques jours plus tard, les résultats des analyses de sang ordonnées par le procureur. Et là, surprise.

[00:06:30]

Bon, alors on a bien retrouvé des traces de balles au gaz l'Epine, ce qui pourrait correspondre à une prise de Valium. En revanche, aucune trace de Terral Anin, ni de barbituriques, strictement aucune. Et donc, on a un problème parce que je vous le dis tout de suite, on ne meurt pas d'une prise de Valium, surtout dans les doses qu'on a retrouvées. C'est une révélation considérable. Les enfants se disent que leur père ne s'est pas suicidé, alors il décide de porter plainte.

[00:07:01]

Une plainte qui ne vise pas directement le docteur EOM, mais ils l'ont clairement dans le viseur. Et d'ailleurs, quand il porte plainte, il évoque cette injection. Décoiffent il en intra veineuse. Et il signale au passage que depuis la mort de leur père, le docteur Com a pris pleinement la tête du laboratoire. Sur cette base, le procureur ouvre donc une information judiciaire. Un juge d'instruction est nommé et à partir de là, rien.

[00:07:35]

Une année s'écoule sans que le juge ne procède à aucune analyse complémentaire à la recherche de l'économie. Il faut attendre une année entière avant que le juge, enfin, demande à l'expert toxicologue d'effectuer de nouvelles analyses sur les échantillons de sang qui ont tort. Ossements étaient conservés par l'institut médico légal et la question posée à l'expert est bien sûr la suivante y a t il dans le sang de Pascal Videau des traces de mes proba mattes, qui est le principe actif de l'équation?

[00:08:08]

Ils vont chercher les analyses que le procureur m'a demandé. Il y a bien du mépris banal dans son sang et des quantités très élevées, très élevées.

[00:08:20]

Audite, c'est à dire à chaque fois supérieur à la prise en comprimés déconnait. Cela me parait énorme. On comprend d'ailleurs que je me demande si je n'ai pas fait une erreur. Si vous le permettez, je vais recommencer toutes mes analyses à cher, car je vous tiens au courant. Et il recommence. Il n'a pas fait d'erreur la dose des Coigny l'administré à Pascal Vitaux est une dose de cheval administré par intraveineuse qui plus est, et qui est donc allé directement au cœur.

[00:08:55]

Le docteur. Com ne pouvait pas ignorer qu'avec une dose pareille, il allait plonger son collègue dans le coma qu'il allait le tuer. Il ne pouvait pas l'ignorer et pourtant, il l'a fait. La suite est donc logique. Le docteur Dominique Com est convoqué par le juge d'instruction. Je vous informe que j'ai décidé de vous mettre en examen pour homicide involontaire contre la personne de Pascal Vitaux et quand ils l'interrogent quelques jours plus tard, voilà comment le docteur s'explique mal ce jour là.

[00:09:32]

Le 27 février, j'étais au labo et vers midi, Pascal Vidot trouverait. Il m'a demandé de l'aide avec lui dans l'appartement qu'il occupait au laboratoire. Et là, il m'a indiqué qu'il souffrait.

[00:09:52]

Et qu'il était très mal. Et puis s'est mis à se griffer le corps ostensiblement. Vous devez savoir que chez nous, c'est un signe qui veut dire au secours chéneau. Vous voulez dire par là bas, les francs maçons, quoi? On était tous les deux francs maçons dans la même loge. Et là, il m'a tendu une ampoule de guanine et m'a demandé de lui injecter l'ampoule, quoi! Je lui ai dit que je n'avais pas la bonne seringue pour une intramusculaire parce que bon Préconil, ça en injectant en intra musculaire en général.

[00:10:33]

J'ai voulu aller chercher une autre seringue.

[00:10:35]

Il m'a dit C'est pas grave. Finalement en intraveineuse. Et donc, j'ai sorti Nasrin, quoi, je lui ai fait un garrot, j'ai fait ce qu'il me demandait.

[00:10:49]

Mais vous saviez quand même travailleuse, ça pouvait le tuer, n'est ce pas?

[00:10:55]

Bah non, mais je me souviens que pendant mes études à l'hôpital Cochin à Paris, ça nous est arrivé de faire des injections d'inconnue en intraveineuse et des petites doses, bien sûr.

[00:11:07]

Oui, mais. Sauf que là, docteur, il ne s'agit pas de petites doses.

[00:11:12]

Assis chez moi, j'ai le, je lui ai injecté une dose infinitésimale. Même pas un cinquième de l'ampoule.

[00:11:22]

Tellement petite, d'ailleurs, que Cocon n'était pas loin de l'effet placebo.

[00:11:26]

Vous noterez que ça ne colle pas du tout avec le rapport de l'expert toxicologue du tout.

[00:11:42]

Et là apparaît un problème d'horaire le légiste dit dans son rapport que Vito est mort à 23 heures. Or, le docteur, comme on dit qu'il a pratiqué son injection vers midi. Alors soit le légiste s'est trompé. Soit le docteur. Com ment. Et d'après le témoignage de l'ex femme de Vito, Evelyne, il manque. Moi, je suis allé voir Pascal dans son appartement aux alentours de 19h30. Il était vivant et j'y suis resté jusqu'à 9 heures du soir et quand je suis parti, je l'ai laissé avec le docteur.

[00:12:18]

Il est resté seul avec lui, j'en suis certaine. Vous n'êtes pas juge d'instruction et moi non plus, n'est ce pas? Mais enfin, il n'y a pas besoin d'avoir fait cinq ou six années d'études de droit pour conclure de tout cela. Qu'il y a un gros problème, que l'hypothèse que le docteur. Com est tué son associé en lui injectant une dose létale des Coigny et sérieuse Banon. Le juge d'instruction retient l'hypothèse d'un suicide et il prend une ordonnance de refus de plus ample informé, c'est à dire que le dossier est classé.

[00:12:50]

Imaginez la tête des enfants de Pascal Vitaux immédiatement. Il conteste la décision du juge et ils rencontrent une oreille attentive, celle du procureur qui lui aussi a de gros doutes sur le docteur comme résultat début 1998. L'enquête redémarre. Ouf! Et elle va s'intéresser à une question négligée jusqu'ici le mobile. Quel serait l'intérêt du docteur, comme de faire disparaître son associé Pascal Vito?

[00:13:28]

Et là, il faut que je vous dise quelque chose que je ne vous ai pas encore dit, Pascal Vitaux était à la tête de ce gros laboratoire d'analyses médicales, le laboratoire du Pont-Neuf. C'est lui qui l'a créée. Une belle affaire. Mais officiellement, ça n'était pas lui le patron. Pour une raison très simple, il n'était pas du tout docteur. Il n'était pas médecin. C'était un homme d'affaires. Or, la loi française est très claire. Un laboratoire biologique ne peut être dirigé que par un médecin.

[00:13:59]

Et c'est là qu'apparaît le docteur comme biologiste de bonne réputation. Mais effacez pas assez d'ambition pour créer son propre labo. C'est Évelyne, la femme de Vito à l'époque, qui lui a présenté le docteur comme elle aussi d'ailleurs, qui, pour obtenir les crédits des banques pour racheter le labo, a mis en gage sa maison. En contrepartie, elle détient un quart des parts du laboratoire et le reste bien le reste. La loi française, là aussi, est très claire.

[00:14:29]

Le reste doit obligatoirement appartenir au médecin qui le dirige et donc au docteur. Comme dans la tête de Pascal, Vitaux n'est qu'un prête nom. Que les choses soient bien claires. Le patron, c'est lui. Et d'ailleurs, ils ont un accord secret à un pacte à un tiers des parts chacun. Mais cela, fiscalement, ça ne peut pas apparaître. Ce qui fait qu'à la fin de l'année, quand vient le temps de la distribution des bénéfices, le docteur.

[00:14:57]

Com prend trois quarts du gâteau et Évelyne Hannecart et Pascal Vitaux. Alors, comment est ce qu'il lui doit sortir son argent? Et il en a. Et bien, il tape dans la caisse tous les soirs, il ramasse le liquide tranquillou dans sa tête. C'est normal, c'est lui le boss. Et d'ailleurs, les policiers qui mènent l'enquête sur son possible meurtre s'aperçoivent que ce n'est pas la première fois que Vito tape dans la caisse. Et là, je vais réveiller de vieux souvenirs que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître.

[00:15:34]

Jacques Médecin, ça vous dit quelque chose? Député maire de Nice de 1966 à 10 990. Trois fois ministre, Les Tontons flingueurs de la Côte d'Azur. Ami avec les puissants de Paris et avec les marlou de la région niçoise. Sulfureux, très sulfureux. Et un jour, médecin, dit Vito Bordighera Pascal.

[00:16:00]

Je voudrais que tu te mette au service du maire de Draguignan, il a besoin d'un coup de main.

[00:16:03]

Je te fais confiance et Vito crée une association paramunicipale et déjà il tape dans la caisse. Il détourne une patate 1000000, mais il se fait pas assez et il file en prison pour 54 jours. Et c'est quand il sort, en 1986, qu'il rachète le laboratoire. Voilà toute la tambouille qui entoure cette affaire.

[00:16:33]

Alors, au début ou au laboratoire, tout va bien. Et puis, en 1994, le vent tourne. Evelyne demande le divorce et c'est à ce moment là que Vito s'installe dans sa garçonnière au labo. Et là, d'un coup, il perd de sa superbe.

[00:16:49]

Il plonge dans la dépression et répétait tout le temps cette phrase.

[00:16:55]

Il disait Il faut que j'aille rejoindre mon père. Il voulait mourir. Et puis arrive le jour où il annonce à ses associés Je vendre mes pas. D'autres projets séparent, mais quelle part? Officiellement, il n'y a pas d'OPA, mais dans sa tête. Oui, il a un tiers des parts.

[00:17:17]

Ils ont noué un pacte, non? Le docteur, comme sinsurge. Mais ils ont écouté. Gonflé Pascal. Avec tout ce que tu attablées, tapé dans la caisse avec le train de vie a eu depuis des années sur notre dos à Airlinair, moi, toi, rien de rien. Ce n'est pas si simple. Pascal Vitaux est tout sauf un naïf au titre de leur pacte à un tiers, un tiers, un tiers. Il leur a fait signer à tous les deux Évelyne et le docteur que des reconnaissances de dettes.

[00:17:49]

Je te préviens, Dominique, si tu me fais chier, si tu ne paie pas mes parts du labo, je sors les plats qu'on a signé. Le voilà le mobile possible. Le pognon, le flouze, la maille est toujours ça.

[00:18:07]

Quand c'est pas le cul, c'est là une. A ce moment là, l'enquête bénéficie d'un coup de pouce. La dernière maîtresse de Pascal Videau, Christine, a vu le docteur. Com quelques semaines après la mort de Vito et elle l'a enregistré leur conversation.

[00:18:39]

Confirmation que le sujet qui opposait les deux hommes est bien le rachat des parts fantômes de Vito.

[00:18:50]

Autre chose? Plusieurs témoins rapportent que Évelyne, l'ex femme de Vito, a découvert le corps aux alentours de 10 heures, mais elle n'a appelé les flics qu'à midi. Qu'a t elle fait pendant tout ce temps? Elle a fouillé la garçonnière. Et que chercher telle reconnaissance de dette? Et si oui, pour son compte ou pour celui du docteur? Comme quel est le rôle exact d'Évelyne dans cette affaire? Voilà quoi. L'enquête est terminée et l'hypothèse est assez lourde que le docteur.

[00:19:31]

Com a tué Pascal Videau. Non merci. Vous êtes d'accord avec moi. Et pourtant, le juge d'instruction conclut à une erreur médicale, une simple erreur de dosage. Et il décide de renvoyer le docteur comme non pas devant la cour d'assises, mais devant le tribunal correctionnel pour homicide involontaire. Décidément, on a l'impression dans cette affaire que la justice ne veut pas aller au bout. Et pourquoi là, on en est réduit aux hypothèses. Mais il y en a une qui fait son chemin dans la tête de beaucoup la franc maçonnerie, les réseaux maçonniques.

[00:20:11]

Car le docteur comme les francs maçons comme Pascal Vitaux, l'était d'ailleurs. Et il se dit qu'au tribunal de Nice, à cette époque, les francs maçons sont comme chez eux. Et donc, en octobre 2002, Dominique Com comparaît devant le tribunal correctionnel de Nice pour homicide involontaire. Il encourt trois ans de prison maximum. Sauf qu'à la fin, le tribunal lui même conclut que les faits sont criminels et que dès lors, il est incompétent à les juger.

[00:20:51]

Le bon sens est de retour et sept ans après la mort de Pascal Videau, un nouveau juge d'instruction est désigné et l'enquête est confiée aux gendarmes qui placent immédiatement le docteur, comme Évelyne sur écoutes. Mais rien ne bouge.

[00:21:09]

Alors un jour, les gendarmes débarquent au labo sous le prétexte de faire des photos de La Garçonnière. Et quand ils arrivent, ils tombent sur Évelyne, charmante. Ce jour là, les gendarmes ont une idée derrière la tête trouver les fameuses reconnaissance de dette. On leur a dit que peut être, c'était dans le faux plafond. Alors, il retourne le faux plafond et il ne trouve rien. Mais Évelyne a vu qu'il cherchait. Et c'était ça aussi le but des gendarmes la faire réagir, la faire bouger.

[00:21:37]

Parce que n'oubliez pas qu'elle est sur écoute. Et ça marche. Quelques jours plus tard, elle appelle un ami.

[00:21:51]

C'est du lourd, ça.

[00:21:53]

Et dans la foulée, les gendarmes passent à l'action. Ils interpellent Évelyne et avec elle, 17 personnes de son entourage. Et c'est très payant parce qu'on leur donne les fameux pas plats. La preuve de l'accord secret entre comme Vito et Évelyne. Ils sont en garde à vue. Évelyne l'assume totalement, mais ça n'est pas le sujet. Le sujet, c'est la mort de Pascal Vito. Je pense que Pascal a demandé au docteur Dominique de se suicider et je pense que Dominique a accédé à sa demande.

[00:22:28]

C'est tout.

[00:22:29]

Elle n'avait encore jamais dit ça. C'est la première fois qu'elle met en cause le docteur, comme pour l'instruction. Ça change tout. Le docteur n'a donc pas fait une erreur de dosage. Il l'a tuée à la demande de Vito. Peut être, mais il l'a tuée. Et là, là, il est bon pour la cour d'assises.

[00:22:58]

Dans la foulée, le juge d'instruction ordonne l'exhumation du corps de Pascal Videau ça, je vous le dis tout de suite, c'est assez crados parce que le corps est là depuis neuf ans. Il est très, très abîmé et d'ailleurs, c'est tellement grado que beaucoup d'experts se défilent. Mais un expert parisien accepte de chercher dans ce qu'il reste des traces décoiffée, c'est à dire dans le foie et surtout dans les cheveux. Car les cheveux, vous devez le savoir, gardent la mémoire de toutes les substances que le mort a consommé.

[00:23:30]

Et il conclut que Pascal Vitaux a reçu en injection non pas une, mais deux ampoules, des il et comme les cheveux ont la mémoire de tout. Il établit que l'injection a eu lieu à 18 heures 30. Et ça, ça confirme que le docteur. Com est bon pour la cour d'assises. Quoi qu'en pensent ses copains franc maçon. Le procès devant les assises s'ouvre le 29 juin 2009. Le docteur est jugé seul. Le juge a décidé finalement d'épargner Yvelines et ce procès a l'honneur d'avoir pour avocat général le procureur de la République de Nice en personne, Eric de Montgolfier, qui n'est pas là par hasard.

[00:24:26]

Dans ce dossier, il a un compte personnel à régler, car il a engagé un combat contre les réseaux francs maçons dans la justice niçoise. Et ça n'est pas un fantasme de sa part. Je vous raconterai un jour l'affaire Agnès Le Roux à Nice, justement, ou comment le suspect, Jean-Maurice S'annuler, a été protégé par les réseaux maçonniques. Bref, Eric de Montgolfier a trouvé dans ce dossier une belle occasion de ronger son os favori.

[00:25:02]

Et c'est parti dès le début. Dominique, comme est à la peine et le coup de grâce, est porté par l'expert toxicologue qui a identifié les guanine dans le corps de Pascal Vitaux. Vous savez, il est extrêmement difficile d'injecter de Coigny. Avec les seringues que le docteur, comme dit avoir utilisé. Il faut beaucoup de force, beaucoup d'insistance, beaucoup de persévérance. Je dirais que ça prend au moins dix minutes. Autrement dit, à mon sens, ça marque la volonté de tuer ou c'est pas bon, ça, c'est pas bon du tout.

[00:25:39]

Mais vous le savez, c'est à la fin de la foire qu'on compte les points.

[00:25:49]

L'expert parisien, qui a bien voulu examiner le cadavre pétrifié de Pascal Vitaux, vient alors à la barre. Je vous rappelle que c'est lui qui a affirmé qu'on avait injecté à Vito deux ampoules déconnait. Et bien finalement, il n'en est plus tout à fait certain. Il a un doute. Les experts. Et là, basculements. On commence à se dire que peut être le docteur comme lui a injecté, comme il le dit, une faible dose d'inconnu pour le calmer.

[00:26:21]

Et qu'après son départ, Pascal Vito, qui était au fond du trou, s'est peut être envoyé une plaquette entière des Coigny en comprimés, ce qui expliquerait le dosage retrouvé dans le corps. Ça n'est pas certain, mais ça n'est pas impossible. Et là, vous allez me dire mais non, puisqu'on n'a pas retrouvé de plaquettes vides près du corps. Sauf qu'un témoin, un ami d'Évelyne, son confidents, vient dire à la barre Capeline elle même a jeté les plaquettes à la poubelle pour faire croire à un suicide.

[00:26:56]

La suite logique et même l'avocat général Montgolfier, qui était venu là pour régler des comptes, est obligé de le reconnaître.

[00:27:05]

Vous le savez. Dans la justice. C'est que le doute doit toujours profiter à l'accusé. Et dans ce dossier, reconnaissons que nous avons un doute. J'adore les avocats généraux qui ont les couilles de dire ça, ils sont très rares et pourtant Montgolfier n'a fait que son devoir. Et du coup bas, l'issue est logique elle aussi. Dominique, comme à qui t'es? Des centaines d'histoires disponibles sur vos plateformes d'écoute et sur Europe1.fr.