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Vous êtes sur RTL. Le corps et mutilé, c'est à dire que elle a été frappée à la tête, elle a été étranglée. Des traces de défense. Il y a des signes caractéristiques qui permettent de penser que la victime s'est défendue ou a tenté de se débat. Bonsoir et bienvenue dans ce nouveau numéro de L'heure du crime sur RTL, où je vais vous raconter un long périple judiciaire long à cause des kilomètres parcourus entre Marseille et Pann, un village du Loiret, en passant par la Drôme et un chemin de terre sur les berges de l'Isère l'ont également en raison de la durée des investigations.

[00:00:43]

Pas moins de 19 ans pour retrouver le violeur et le meurtrier présumé de Chantal de Shilo, de Saint-Albert, une mère de famille de 55 ans. Au début du mois de juin, les gendarmes sont enfin parvenus à identifier l'auteur possible de ce crime barbare et à le retrouver. Un homme discret qui avait 36 ans au moment des faits, en 2001. Un personnage qui s'était depuis fondu dans la nature et dont le nom n'était jamais apparu dans le dossier Chantal de Shilo.

[00:01:15]

Si les gendarmes ont réussi à remonter cette piste, c'est essentiellement grâce à leur entêtement, mais surtout grâce aux nouvelles technologies. L'exploitation poussée de deux traces ADN qui ont fini par matché, comme on dit dans le jargon des enquêteurs, avec un signalement et un fichier, l'ADN qui a permis une nouvelle fois de résoudre une enquête. Impossible. Un cold case qui paraissait être sans issue. Même les proches de la victime ne croyaient plus que le meurtrier puisse être un jour confondu.

[00:01:46]

La procédure étant d'ailleurs sur le point d'être prescrite. Nous allons donc remonter le fil de cette affaire longtemps non élucidé, voire comment, à partir d'un indice fragile qu'on avait oublié, est apparu en ondes un visage, comme si, d'un seul coup, toutes les pièces d'un puzzle criminel jusqu'ici dans le désordre, trouver enfin leur place. Enquête exceptionnelle, même si l'instruction judiciaire n'est pas terminée, l'homme a fait des aveux partiels au juge d'instruction. Il a été placé en détention provisoire.

[00:02:14]

Son profil intrigue. Des vérifications sont en cours pour savoir s'il n'aurait pas commis d'autres crimes identiques. Cet homme remonté est toujours pour l'heure présumé innocent. Nous allons évoquer son parcours et celui de la victime avec les invités de l'heure du crime. 19 ans d'attente. Le crime sauvage et impuni de Chantal de Shilo dans L'heure du crime sur RTL a tout de suite décrit.

[00:02:42]

Jean Richard jusqu'à 21 heures sur RTL. Viterbe 21heures joue Richard Cirest. L'heure du crime avec ce soir le meurtre Glacials en 2001, d'une mère de famille. Une énigme. Il va falloir attendre 19 ans pour qu'un suspect soit interpellé.

[00:03:09]

Le jeudi 2 août 2001, au détour d'un étroit chemin forestier qui longe l'Isère sur le territoire de la commune de Chapus Ange le Goubet, des promeneurs aperçoivent une forme étrange, maladroitement cachée dans la végétation des arbres des roseaux, végétation abondante à cet endroit. Les promeneurs ont un mouvement de recul. Sous leurs yeux, un corps à moitié déshabillé et en partie calciné. Impossible, ça, de savoir s'il s'agit d'un homme ou d'une femme. Les gendarmes de la brigade de Bourg de Péage sont les premiers sur les lieux.

[00:03:45]

Ils balisent la scène de crime. Le secteur est verrouillé. Dans l'heure qui suit, la brigade de recherches de Romans sur Isère vient épauler leurs collègues. Commence alors les premiers actes de l'enquête. Des photos, des relevés d'empreintes, des prélèvements de terre, tout ce qui relève d'un travail de police scientifique, d'identification criminelle. D'ailleurs, dans le cas présent, identifier la victime n'est pas une mince affaire. Cette femme, qui doit avoir une cinquantaine d'années, n'a aucun papier sur elle.

[00:04:17]

Son ou ses agresseurs ont pris soin de ne pas laisser le moindre indice conduisant à l'identification. Notre première grosse difficulté a été de l'identifier, se souvient un gendarme chargé des investigations, interrogé par le journal Le Dauphiné Libéré. Le fait qu'on a tenté de brûler le corps confirme cette volonté d'effacer toute trace. L'autopsie va conforter le premier sentiment des enquêteurs. La victime a été violée, puis frappée avec une grande brutalité, au point d'être quasiment défigurée.

[00:04:55]

Bonsoir maître Fabien Bousquet, bonsoir! Vous êtes l'avocat de la famille de la victime et vous êtes en direct sur RTL depuis le bureau de Barça et depuis le bureau RTL de Marseille. Nous sommes donc au tout début de cette affaire. On vient de l'entendre bien loin d'une résolution qui va mettre une vingtaine d'années à se dessiner. On va bien évidemment parler longuement de la victime dans ce dossier, mais pour l'instant, est ce que vous pouvez nous décrire cette scène de crime?

[00:05:23]

Écoutez, comme l'ont indiqué les journaux et le procureur de la République, lorsque les gendarmes, alertés par un promeneur qui passait par là, découvrent le cadavre de Chantal, le filou de Saint-Albert. Celle ci, dévêtus partiellement, portent des traces de strangulation, des coups sur la tête du sang. Elle est défigurée. Elle est là, le corps à moitié calciné sur la partie basse et un tee shirt qui la recouvre assez brièvement. Elle est face contre terre, elle est face contre terre.

[00:05:59]

L'autopsie va confirmer la sauvagerie de l'acte. Le viol. Les coups donnés. Rien ne permet d'indiquer qu'il y a viol. En revanche, la strangulation semble être hentai mortem et la mort provoquée vraisemblablement par des coups reçus sur la tête ou concomitamment, la strangulation. Est ce que c'est un endroit, selon vous, qu'il faut bien connaître, qu'il faut avoir reconnu avant d'être d'être venu? C'est un chemin un peu perdu, alors c'est un chemin perdu. Je ne sais pas s'il faut le connaître.

[00:06:34]

En tout cas, ce qui est sûr, c'est que on y va nécessairement pour se cacher du regard des autres. C'est un endroit qui est prêt de l'Isère. Il faut prendre un chemin de terre pour s'y rendre. Et bien évidemment, c'est à l'abri des regards que la scène de crime se découvre. On peut parler de sauvagerie à ce moment là. Je crois qu'il n'y a pas d'autre mot. Les coups donnés ont été vraiment donnés pour tuer, mais aussi pour massacrer.

[00:07:04]

On a l'impression d'écouter ça. Il faudra peut être attendre que l'instruction révèle un peu plus là dessus, voir ce qui pourrait se dire s'il y a procès un jour. Mais il y a quand même un enchaînement de violences et de faits, marqueur d'une violence non retenue, non limitée. Le corps calciné, un étranglement, des coups portés à la tête, probablement quelques traces d'autodéfense sur le corps de la victime. Donc, oui, la scène a été très violente, alors on n'a pas trouvé grand chose sur les lieux du crime.

[00:07:40]

Si ce n'est évidemment, et on va en parler dans un petit moment. Mais si ce n'est effectivement cette petite annonce découpée dans un journal de la région de Marseille, c'est bien ça? Oui, tout à fait. Chantal de Chiveloutch Saint-Albert était demandeuse d'emploi et l'opportunité peut être même le jour, le jour des faits ou la veille des faits. Elle est informée de la possibilité d'un emploi dans une station des Hautes-Alpes et elle prend le train à Marseille. On va venir évidemment sur cet épisode.

[00:08:13]

Simplement, c'est un petit peu miraculeux qu'on trouve effectivement cette petite annonce qui a résisté au feu et au saccage de la scène de crime et qui va permettre effectivement aux enquêteurs d'avancer. Les enquêteurs font un travail précieux à ce moment là, c'est à dire avec cette annonce, ils font le travail d'enquête qu'ils savent faire et remontent assez assez facilement à l'origine de l'annonce, puis qui a répondu, etc. Etc.

[00:08:47]

Rien sur la victime. Effectivement, on vient de le dire, sauf un petit bout de papier retrouvé dans une poche. Une petite annonce découpée dans un journal de la région de Marseille portant sur la vente d'une machine à écrire. Les gendarmes vont se pencher sur cette fameuse annonce retrouver le vendeur, faire le tour de toutes les personnes ayant pu le contacter, examiner toutes les annonces similaires.

[00:09:16]

Il va falloir un bon mois aux enquêteurs de la BR. La brigade de recherche pour remonter jusqu'à une adresse à Allos, dans la grande banlieue marseillaise. Une modeste maison dans une rue étroite. Ici vivait la femme tuée dans la Drôme. Elle a 55 ans et s'appelle Chantal de Shilo, de Albert. Qui a tué Chantal de Shilo? Et pour quelles raisons? Dix neuf ans de mystère. L'enquête continue sur RTL dans L'heure du crime a tout de suite.

[00:09:54]

21 Une du crime sur RTL. Jean Alphonse Richard, sur RTL, décrit. À l'heure du crime, où nous évoquons ce soir le meurtre de Chantal Shilo, un cold case qui va mettre dix neuf ans à livrer son mystère. Après avoir remonté la piste de la petite annonce retrouvée presque miraculeusement dans les affaires de la victime, le corps de Chantal de Shilo de Saint-Albert ayant été martyrisé et brûlé par son agresseur, les gendarmes se rendent donc près de Marseille, à Allos, une banlieue tranquille de la ville.

[00:10:40]

Les enquêteurs découvrent que cette femme vit seule ici avec sa mère. Elle a 55 ans et a une vie rangée. Un fils qui est grand et qui n'est plus avec elle. Une famille réduite, mais unie. Chantal avait un frère qu'il aimait beaucoup et qui aura la tâche douloureuse d'aller identifier le corps de la victime à la morgue afin d'attester son identité. Le frère aura du mal à la reconnaître. Plus grand chose à voir avec ce visage qui lui était familier, celui d'une jeune femme très jolie, au sourire et au regard doux, des cheveux bruns longs et légèrement ondulés.

[00:11:24]

Avec Chantal de Shilo, les gendarmes n'ont pas le sentiment de se trouver dans un milieu qu'on pourrait qualifier de toxique. Si, dans une enquête criminelle classique, les proches, lentourage sont immédiatement suspectés et passés au crible, ici, rien de tel. Les premières constatations ne livre rien de suspect. Chantal, de Shilo, vivait modestement et n'avait aucun ennemi déclaré, femme très discrète, menant une vie laborieuse et n'ayant pas beaucoup de fréquentation a priori. La piste d'un différend familial ou même d'un différend local à Allos, dans cette banlieue marseillaise.

[00:12:05]

Cette piste ne tient pas. Il va falloir toutefois continuer à creuser la personnalité de la victime, ses habitudes, ses fréquentations peut être secrètes pour en savoir plus, pour connaître ce qui s'est réellement passé sur ce chemin de terre des bords de l'Isère.

[00:12:28]

Maître Bousquet, vous êtes toujours en ligne depuis le bureau RTL de Marseille. Vous êtes, je le rappelle, l'avocat de la famille de Chantal de Shilo, de Saint-Albert. Cette victime qui porte un patronyme aristocratique, est ce que vous pouvez nous en dire un peu plus sur cette femme de 55 ans? Qui était elle? Oui, alors, Chantal de Chelou de Saint-Albert? Effectivement, un patronyme aristocratique, mais à une vie absolument pas aristocratique. Elle travaillait, faisait des petits boulots, assez simple.

[00:13:00]

Elle était ménagère, je crois. Lors du dernier emploi qu'elle avait occupé et ce qui lui a valu de devoir prendre ce train pour souscrire à une offre d'emploi, c'était justement qu'elle était à la recherche d'un emploi, donc d'un milieu modeste, mais une famille unie et. Vous avez évoqué tout à l'heure le fait que son frère Patrice de Shilo Saint-Albert, aujourd'hui décédé d'ailleurs, avait été choqué lorsqu'il avait dû identifier le corps de sa sœur. C'est un moindre mal parce que pendant des années et des années, à chaque fois qu'il venait à mon cabinet pour parler de l'affaire de sa sœur qui ne trouvait pas de solution, il évoquait ce passage là et se mettait à pleurer.

[00:13:51]

Le souvenir de sa sœur à la morgue a été quelque chose d'absolument épouvantable pour Patrice de Shilo, le père Patrice de de St. Tolbert, qui va suivre toute cette enquête. Il faut lui, il faut le rappeler, il est décédé aujourd'hui. Il va vraiment pas lâcher cette enquête qui était tombée dans l'oubli, d'ailleurs. Et non seulement il ne va pas lâcher l'affaire, mais je pense qu'il va peut être même harceler les services de gendarmerie pendant un temps.

[00:14:19]

Dès qu'il avait une idée, je pense qu'il n'hésitait pas à nous en faire part aux enquêteurs. Bon, ou ses idées, évidemment, ne pouvaient pas, ne pouvait pas le conduire à ce que on peut penser aujourd'hui. Mais il était là. Et puis l'enquête. Si vous voulez, avait fait l'objet d'un non-lieu en 2012, le 6 décembre 2010.

[00:14:43]

Ça sera effectivement un peu plus tard dans le cheminement des investigations. Donc, vous parlez d'une femme discrète, Chantal de Shilo, de Saint-Albert. Qu'est ce qu'on sait d'elle? En plus? C'est bon ou mauvais, dit elle. Elle fait des petits boulots, etc. À droite, à gauche. Elle a beaucoup d'amis. Est ce qu'elle sort? Est ce que les gendarmes s'interrogent à l'époque? Elle n'a pas une vie de ce que je sais, de ce que je sais.

[00:15:06]

Elle n'a pas une vie très mondaine. Elle a un fils. Elle vit avec sa maman dans une maison, l'eau, qui est une commune limitrophe de Marseille. Très simplement, très simplement. Et elle a son frère. Habitué à voyager, à aller chercher du travail à droite, à gauche, dans les régions avoisinantes pas à ma connaissance, non pas ma connaissance, et les hasards sont ainsi, mais le fait d'avoir de vouloir peut être partir un peu pour prendre un emploi à la montagne dans une station de sports d'hiver, avec peut être un besoin personnel de changer d'atmosphère.

[00:15:47]

Mais voilà, les enquêteurs ont un visage, un nom, une adresse. Ils ont rapidement bouclé la première partie de ses investigations et il va falloir maintenant poursuivre et savoir ce que faisait la victime à 245 kilomètres de chez elle, quand on l'a retrouvée morte, tuée, assassinée. Cold Case dans la Drôme, l'affaire de la morte des bords de l'Isère, 19 ans d'enquête. On se retrouve tout de suite dans l'heure du crime. Jean Richard sur RTL Du crime, Max sur RTL.

[00:16:30]

Dans L'heure du crime. 20 heures, 21 heures. L'heure du crime sur RTL, J'enfonce Richard. Automne 2001 les gendarmes enquêtent sur le massacre d'une femme discrète, loin de chez elle. La piste de la mauvaise rencontre du maniaque du prédateur va peu à peu se dessiner.

[00:16:54]

Les enquêteurs ont séjourné un bon moment à Marseille, là où Chantal de Chelou vivait seule avec sa mère. Une vie tellement tranquille et rangée qu'elle n'a pas apporté d'éléments réellement décisifs. Les gendarmes ont toutefois mieux cerner la personnalité de la victime. Elle vivait tout à fait correctement d'emplois temporaires et saisonniers, de secrétariat ou de ménage. Le jeudi 2 août 2001, le jour de la découverte de son corps, elle avait rendez vous dans une station de ski des Hautes-Alpes, dans la région de Gap.

[00:17:29]

Un entretien d'embauche pour cette fois, un emploi fixe. La veille, mercredi 1er août, Chantal prend donc le train à la gare Saint-Charles, à Marseille, direction Valence. Là, il est prévu qu'elle emprunte une correspondance pour Gap, mais elle ne va jamais arriver dans les Hautes-Alpes, à Valence. Chantal rate sa correspondance. Elle s'est perdue, semble t il, dans cette toute nouvelle gare de Valence TGV sorti de terre le 10 juin précédent et qui est encore en travaux.

[00:18:04]

Des ouvriers sont à pied d'œuvre. La signalétique est encore provisoire.

[00:18:12]

Nous sommes dans l'après midi et il n'y a plus de trains pour les Hautes-Alpes jusqu'au lendemain. La voyageuse va donc devoir passer la nuit sur place ou trouver un autre moyen pour se rendre à son rendez vous. Aucun indice ne permet de dire que la victime, ce jour là, passer la nuit dans un hôtel ou même dans l'enceinte de la gare. Le personnel SNCF, le gardiennage ne se souvient pas de l'avoir aperçu. La vidéo surveillance, pas encore totalement installée, ne délivre aucun détail instructif.

[00:18:47]

En revanche, les gendarmes ont appris auprès de la famille que Chantal pouvait pratiquer l'auto stop, une habitude qu'elle avait gardée depuis l'adolescence. Maître Fabien Bousquet, je reviens vers vous.

[00:19:03]

Vous êtes l'avocat de la famille de Chantal de Shilo, cette femme qui s'est évaporée à la sortie de cette gare toute neuve de Valence TGV. On sait donc qu'elle a toujours pratiqué de temps en temps l'auto stop. C'était apparemment une habitude. Est ce que c'est à ce moment là que la piste de la mauvaise rencontre apparaît? Oui, c'est à dire que cette question là, en fait, elle est elle est essentielle dans le parcours de mes clients, dans le parcours de la famille de Chantal, parce que pendant 19 ans, on s'est demandé ce qui s'était passé lorsqu'elle était sortie de la gare.

[00:19:43]

Est ce qu'elle avait rencontré quelqu'un? Est ce qu'elle avait pris un car? Qu'est ce qu'elle avait pu faire? Et c'est bien évidemment cette question là, à laquelle nous n'avions aucune réponse, qui a été la source de toutes les hypothèses inimaginables. Quelqu'un de passage, quelqu'un qui qui l'a prise, qui a reconnu qu'il ne savait pas. Et il était su qu'il était arrivé. Chantal de chez vous, Talbert, d'avoir fait du stop. On pensait raisonnablement qu'elle avait pu faire du stop sans être téméraire.

[00:20:21]

Ce n'était pas une femme peureuse. Elle pouvait comme ça faire du stop pour aller à droite, à gauche. Ecoutez, je n'ai pas d'élément qui permette de dire qu'elle faisait du stop. De manière très régulière. D'ailleurs, ce jour là, elle avait pris le train. Elle n'était pas montée en stop, mais c'était peut être une femme confiante dans la vie. En tout cas. En tout cas, c'est la piste effectivement qui se dessine à ce moment là.

[00:20:45]

Elle aurait pu embarquer à bord d'un véhicule. Est ce qu'elle a un téléphone portable à ce moment là? Chantal À ma connaissance, il est complètement perdu dans la nature. Personne ne sait véritablement où elle se trouve. Nous sommes en 2001. Nous sommes en 2011 avec tout de même les téléphones portables qui fonctionnent à l'époque, mais elle n'en est pas munie. C'est ce que c'est, ce que je sais, ce que vous nous dites. Est ce qu'on a une idée mettre de l'endroit sur la façon dont elle aurait pu embarquer à bord d'un véhicule?

[00:21:17]

C'est à ce moment là, non pas à ma connaissance, il y a des explications qui sont données bien évidemment par la personne qui est actuellement mise en examen, sur lequel je n'ai absolument pas la possibilité de m'exprimer pour deux raisons. Premièrement, le secret de l'instruction s'attache parce que vous avez dit au début de votre propos que l'instruction était toujours en cours. Bien sûr. Et on attend encore peut être des choses de cette instruction. Donc, à ce niveau là, nous ne savions rien avant et pour le moment, il n'y a rien, aucune information que je puisse donner dans tous les cas de figure, même si Chantal le Chili peut avoir un côté aventurier.

[00:22:02]

Mais en tout cas, elle n'hésite pas à faire du stop. Ça ne lui ressemble pas de disparaître ainsi. C'est pas allé. Pas habituée, elle est pas accoutumé à ce genre de situation. Oui, absolument tout à fait. Donc là, les proches vont se mettre en quête de savoir ce qui s'est passé. Ils ne vont plus avoir de nouvelles. Comment sont ils prévenus de cette disparition? De mémoire, de mémoire, la gendarmerie contacte le frère de Chantal pour cette fameuse reconnaissance.

[00:22:33]

La famille n'était pas prévenue auparavant d'une quelconque disparition. Non, elle l'a découvert. Cela dès lors qu'on a découvert également le crime et la scène de crime. Il me semble. Oui, c'est bien ça le fait que le corps de Chantal de Shilo va être retrouvé effectivement le lendemain. Pas très loin de la gare de Valence, à 25 km à peine un trajet au terme duquel la mort l'attendait au bout d'un petit chemin de campagne. La morte des bords de l'Isère?

[00:23:10]

Une enquête longue de 19 ans lors du crime. On est ensemble jusqu'à 21 heures sur RTL. L'heure du crime? Jean Richard, jusqu'à 21 heures sur RTL. L'heure du crime présentée par Jean Richard sur RTL. Ce soir, le dossier Chantal de Shilo dans L'heure du crime, une enquête au long cours, le meurtre d'une femme de 55 ans qui s'est évaporé le 1er août 2001 en sortant de la gare de Valence. Dans les semaines qui suivent la découverte du corps de Chantal de Gillou, les gendarmes de la section de recherches de Romans sur Isère ne ménagent pas leur peine pour trouver un indice pouvant conduire au meurtrier.

[00:24:01]

La trace de cette femme de 55 ans, qui, jusque là n'avait jamais fait parler d'elle, se perd aux abords de la gare ultramoderne de Valence TGV. Le complexe ferroviaire est à l'époque encore en chantier. Des centaines d'ouvriers, tout corps de métier confondus, viennent de plusieurs départements voisins et y travaillent jour et nuit. Les enquêteurs vont passer des semaines à les entendre un par un afin d'avoir la certitude de ne pas passer à côté d'un suspect. Les auditions des ouvriers ne donnent rien.

[00:24:36]

Il ne se rappelle pas avoir vu cette femme. Aucun de ses employés ne présente un profil inquiétant.

[00:24:46]

Les gendarmes savent que Chantal de Shilo a pu faire de l'auto stop pour se rapprocher peut être de sa destination finale, les Hautes-Alpes, ou bien tout simplement se faire déposer à un hôtel proche. Là encore, l'enquête bascule dans un travail de fourmi ou de titan, comme on voudra. Les véhicules qui ont pu circuler ce jour là dans le secteur sont passés au crible. Les trajets des propriétaires, déjà fiché pour violences ou agressions sexuelles, sont particulièrement étudiés. Au total, pas moins de 10.000 véhicules vont faire l'objet de vérifications.

[00:25:27]

Mais au terme de semaines d'enquête intensive, c'est le néant. Rien qui ne mène aux meurtriers de Chantal. Après 18 mois d'investigations, c'est la section de recherches de Grenoble qui est chargée de l'affaire. Mais comme leurs collègues, ces gendarmes là vont se heurter à une totale opacité.

[00:25:51]

Maître Bousquet, vous êtes avec nous depuis le bureau Hertel de Marseille, avocat de la famille de Chantal de Shilo. Cette enquête ralentit à ce moment là, puis fait du surplace. Comment est ce que c'est vécu par la famille et les proches de Chantal, notamment son frère? Vous ne l'avez dit, qui suit de très près les investigations? Oui, tout à fait. C'est très, très douloureux pour la famille, mais il n'y a aucune rancoeur vis à vis des gendarmes qui, initialement, ont quand même mis le paquet.

[00:26:23]

Il y a toute l'exploitation de ce qu'on a pu trouver sur la scène du crime. Il y a des prélèvements, des tests ADN de la population locale. Il y a des recoupements tentés avec d'éventuels faits similaires ou des modes opératoires similaires. Tout ça ne donne rien. Et donc, après une phase de l'enquête initiale où les recherches sont sont faites. Effectivement, il y a une sorte de pause et en tout cas, mes clients en prennent acte, en prennent acte.

[00:26:56]

Et tout ça, c'est assez difficile à vivre parce que sans cesse revient la question de savoir ce qui s'est passé lorsque Chantal est sortie de la gare. Ça, c'est le vrai mystère. Et c'est une espèce de terreur qui s'empare comme celle de la famille. Est ce que cette famille et ses proches est ce qu'ils ont peur de voir s'éteindre finalement les investigations d'avoir bouclé ce dossier qui n'aurait pas prospéré complètement?

[00:27:22]

Non seulement ils en ont peur, mais ils en ont eu après la certitude. Patrice de Shilo Saint-Albert, est décédé en pensant qu'on ne retrouverait jamais l'assassin de sa soeur. C'est à dire que il ne parlait plus que de ça. On peut dire et il est mort sans en connaître l'issue. Il y a ce combat de la famille. Vous nous avez dit qu'il y avait beaucoup de personnes qui avaient déjà été testé pour l'ADN puisqu'il y a deux traces. Il faut quand même le dire, qui vont être décisives par la suite.

[00:27:57]

On en parlera, mais il y a deux traces ADN qui ont été retrouvées, l'une sur le T-shirt de Chantal de Shilo, et puis une autre trace sur un mégot. Ces traces ADN sont déjà exploitées à ce moment là. Mais à l'époque, les gendarmes et le laboratoire scientifique, bien évidemment, font les investigations sur les traces ADN en leur possession et placées sous scellés. Mais en 2001, les moyens techniques ne sont pas les mêmes qu'en 2020. Et donc, à l'époque, rien ne marche.

[00:28:26]

C'est à dire que ces échantillons ADN ne révèlent rien. On ne trouve rien sur les fichiers les fameux fichiers, par exemple, le FNAEG, etc. Le fichier des délinquants sexuels, on ne trouve rien. A l'évidence, non. On ne trouve rien. Donc, on compte. Les gendarmes vont continuer leurs investigations. Vous parliez tout à l'heure d'un travail gigantesque. Il y a eu des centaines de personnes entendues. C'est une enquête déjà hors norme, même si on n'en a pas beaucoup parlé à l'époque.

[00:28:55]

C'est vraiment une énorme enquête de gendarmerie?

[00:28:58]

Oui, complètement. C'est vrai que ce n'est pas une affaire qui a qui a fait les grands titres de La Presse. Et puis, la famille ne tenait pas spécialement à médiatiser tout cela et il faisait confiance en la justice. Et puis voilà, je crois qu'ils ont eu raison, même si il y a eu beaucoup de temps qui s'était écoulé. On est quand même extrêmement soulagé d'avoir peut être pu avoir peut être un début de réponse. Vous vous êtes battues beaucoup à l'époque pour que cette affaire puisse continuer à prospérer.

[00:29:32]

Etc. Qu'il n'y ait pas eu un non lieu comme ça qui soit acquis. Qui termine tout cela? Non, mais disons que pendant des années, on était plutôt à l'écoute des réponses que pouvaient nous amener la justice, les enquêteurs. D'un côté, la juge d'instruction de l'autre. Lorsque mon client avait une idée parfois saugrenue, je dois, je dois le reconnaître, il nous est arrivé de faire des demandes d'actes, mais qui ont été refusés parce qu'ils n'avaient rien à voir avec le sens des investigations.

[00:30:07]

Je sais que monsieur de Shilo, Patrice, avait de temps en temps le directeur d'enquête. Et puis les relancer. Mais voilà, ça faisait partie des cas insolubles, cette affaire. On a comme ça d'aider des cas qui n'ont jamais été résolus. Et le cas Chantal Shilo commençait à être emblématique au sein de la gendarmerie. Oui, c'est fortement possible et il faudra qu'il qu'il s'exprime peut être sur la manière dont ils ont ressenti tout cela. Mais il est certain que c'est quand même horrible d'avoir une telle scène de crime qui ne trouve pas de réponse.

[00:30:46]

Soit.

[00:30:48]

Neuf ans après la mort de Chantal de Shilo, faute d'avancées significatives, de preuves d'indices, le magistrat instructeur prononce un non-lieu dans cette affaire.

[00:31:00]

Il va falloir attendre encore dix ans pour que le dossier soit relancé et qu'enfin le nom d'un homme surgisse, celui du meurtrier présumé.

[00:31:12]

L'affaire Chantal de Shilo, 19 ans après, sur la piste du tueur, a tout de suite dans L'heure du crime sur RTL mardi. France Un vétérinaire, Cyril. Décrit Jean Richard jusqu'à 21 heures sur RTL. L'heure du crime, où nous examinons l'affaire Chantal de où une femme tranquille tuée le 2 août 2001 dans la Drôme. Enquête. Impossible. Aucune piste. Dix neuf ans après, enfin, l'heure du coup de théâtre.

[00:31:49]

En cette année 2019, l'enquête Chantal de Gillou est sur le point d'être prescrite une fois que ce couperet judiciaire sera tombé. Il sera très difficile de rouvrir le dossier. Le pôle judiciaire de la gendarmerie nationale décide donc de confronter ce dossier oublié avec son nouveau logiciel, le PJCCI, autrement dit le plateau d'investigation Cold Case.

[00:32:18]

Un système nouveau qui permet notamment d'établir des similitudes entre des dossiers non résolus et d'examiner des profils de suspects potentiels. Les gendarmes se sont interrogés sur la possible présence de Nordin le Lenders, l'assassin de la petite Maelys, et du capitaine Noyez derrière la mort de Chantal de Shilo. Car ce meurtrier habite la région, mais c'est finalement un autre homme qu'ils vont trouver.

[00:32:51]

Les enquêteurs réexaminent les deux traces ADN retrouvées sur la scène de crime. Celle qui n'avait encore pas parlé jusque là. L'une d'elles est un mégot de cigarette. L'autre repose sur le tee shirt de la victime. Ces deux traces finissent par matché avec une personne retrouvée par le fameux logiciel Pays cessés, comme l'explique le général Jean-Philippe Lecoufle, sous directeur de la police judiciaire de la gendarmerie, sur France 3.

[00:33:22]

Ce sont des scellés qui vont être analysés avec des méthodes modernes qui vont nous permettre de ressortir cet ADN qui va nous conduire à une personne dont l'ADN a été rentré dans le fichier national des empreintes génétiques. Cette personne, le nom qui correspond à l'ADN, est celui de Raymond T. 55 ans, un homme connu pour une ancienne affaire de viol, mais aussi de violences. Il vit dans le Loiret, près de Montargis, dans le petit village de Panne où il n'a pas une très bonne réputation.

[00:33:57]

Il est connu pour son penchant pour la boisson, ses colères et ses accès de violence, notamment contre son épouse. Un profil de quasi marginal, comme le dit Dominique Laurent, le maire de Pannes, qui n'a pas toujours pu rentrer chez lui à cause de violences envers son épouse.

[00:34:17]

En entrant dans une voiture le 2 juin dernier, Remonté est interpellé, rapidement présenté à une juge d'instruction et mises en examen pour meurtre. Placé en détention provisoire.

[00:34:36]

Mansour, Maître Bertrand, Beau Monfort, vous êtes l'avocat du principal suspect, Raymond Oui, Raymond T. Est ce que vous pouvez nous dire un petit peu plus qui est cet homme dont on ne connaît finalement que le prénom et l'initiale du nom?

[00:34:53]

Alors, c'est un homme. Vous avez écrit rapidement, de manière un peu plus rapide. Effectivement, il est ouvrier dans la charpente métallique. C'était un homme pas marginal, mais qui a toujours travaillé, toujours avec un trailer. Contrairement à ce qu'on vous avait dit, je dois mentionner le fait qu'il n'a jamais été condamné pour faits de viol. Effectivement, des relations sentimentales, parfois agitées, qui vont conduire à des condamnations, parfois pour violences intrafamiliales. Mais on reste sur un profil de personnes de 50/50 qui, finalement, a peu de mentions à son casier judiciaire, qui ne s'est jamais fait connaître des services de police pour des faits d'une telle gravité que ce qui vous concerne ne concerne aujourd'hui qu'un ami.

[00:35:38]

Oui, un homme qui consomme beaucoup dans ces années là, excessivement d'alcool, qui avait un mode de vie, qui pouvait le contraindre ou l'amener à des violences à l'occasion de bars, à l'occasion de violences dans des soirées, comme il le disait assez facilement. Le sang chaud et ça partait vite. Mais pour autant, quelqu'un impulsif, c'est comme ça que l'on pourrait le décrire. Et on comptera pas du tout quelqu'un qui peut avoir des plans, qui construit des choses dans le temps et qui est capable d'anticiper les situations.

[00:36:09]

Plutôt, finalement, crapaud opportuniste. Si on voit des créanciers, c'est ça.

[00:36:12]

A l'époque, maître Raymond T. Il se trouve dans la Drôme. Il vit la Bari.

[00:36:20]

En fait, il a été interpellé, comme vous l'avez décrit en fait en Saône et Loire. Mais en fait, toute sa vie, quasiment d'adulte, il l'a fait dans cette région, près de Romans sur Isère Bourg de Péage, dont le nom au reste de la Drôme, où il a toujours vécu et travaillé et vit simplement tout petit à l'époque. Cet homme, alors, comme vous l'avez fait aux ouvriers compris métalliques qui ont créer des emplois pas toujours chez des employeurs, mais une vie professionnelle à peu près régulière qu'il a menée sur des chantiers dire dans le courant Auvergne-Rhône-Alpes.

[00:36:57]

Alors il est interpellé. Donc, on l'a dit le 2 juin. Il ne nostre pas d'ailleurs de résistance. Il se laisse interpeller par les gendarmes qui sont venus le chercher. Qu'est ce qu'il va raconter ensuite devant les enquêteurs? Il ne nie pas avoir croisé la route de Chantal de Cilou.

[00:37:16]

Car sous réserve du secret, l'instruction d'audience dira Mais globalement, tout ce que je peux vous indiquer aujourd'hui. Oui, monsieur le maire, on ne le conteste pas d'avoir rencontré crawlé. Il a admis une forme d'implication dans les faits. Mais on n'est pas encore ni sur des abolitions en France, mais il demeure. Il subsiste des zones d'ombre au doute. Vous l'avez indiqué, Mme de Shilo, elle se retrouve à Valence, à la gare TGV qu'elle ne connaît pas et qui vient juste de sortir de terre.

[00:37:49]

Et mon client? Dans le cas de ces déclarations, on peut dire qu'il n'avait jamais rencontré à cet endroit. On ne sait pas quand on les 23 kilomètres qui séparent le lieu du crime de la dernière présence avérée de Madnodje, sinon ont été parcourus si c'est mon client qui effectivement rencontré dans le cadre d'un auto stop. Si elle s'est déplacée, par ailleurs, il demeure et ne subit pas encore de délit. Des zones grises ou d'ombre qui permettraient de découvrir la vérité.

[00:38:19]

Il coopère sans difficulté avec les enquêteurs. Ou bien il s'est enfermé aujourd'hui dans le silence.

[00:38:26]

Il ne s'est pas enfermé, coopère dans la mesure de ce qui est bon. Rien, puisque vous l'avez indiqué ci dessus, sont extrêmement anciens. Ils sont plus importants. Vous pourriez considérer qu'on n'oublie pas. On va tuer quelqu'un? Bien sûr. J'imagine votre réflexion, mais pour sa part, et de son côté, comme je vous, c'est qui, dans cette époque là, consommait excessivement de l'alcool de manière quotidienne habituelle. Mais je crois aussi, sauf erreur de ma part, entraîné en retrait par les conduites d'alcoolisation abusives habituelles et qui, aujourd'hui, en tout cas, déclarent ne pas pouvoir se souvenir de tout.

[00:39:01]

Alors, encore une fois, les observateurs, les magistrats, les enquêteurs pourrait considérer que c'est une forme d'amnésie sélective et bien efficace, hâtive. Mais à ce stade, en tout cas, aujourd'hui, mon client n'est pas en mesure de pouvoir reconstituer toute cette phase de quelques années autour des années 2000 2001. Donc, l'évidence n'est plus de sa mémoire, lui fait défaut.

[00:39:25]

Il a une mémoire parcellaire, comme on dit. Il a une mémoire parcellaire et pas que sur les éléments qui lui sont à charge. Il est aussi capable, quand il est interrogé, de. Dans le cadre de ses relations conjugales pervertis, sa compagne de sa compagne depuis l'année dernière parce qu'il y a des histoires de véhicules, est incapable de se souvenir alors qu'il roulait en Renault 25 en Renault Mégane. Renault, qui forme de types d'éléments, qui permet de considérer que quand il leur dit qu'il a des troubles de la mémoire, il y a une partie vraisemblable de vraisemblance qui est assez évidente.

[00:40:04]

Je vous pose très directement la question maîtresse qui a été interrogée sur d'autres affaires quasiment similaires disparition de personnes ou bien des meurtres non élucidés depuis qu'il a été interpellé.

[00:40:18]

Pour l'instant, on fait partie des réflexions enquêteurs amateurs ont pu se faire que ce fameux Raymon serait le nouveau plan de Michel Fourniret, la galaxie des créatures à la française. Ce jour, mon client n'a jamais été interrogé sur d'autres faits de même nature, car on sait que effectivement, c'est une piste qui intéresse aussi les enquêteurs.

[00:40:49]

Maître Bousquet, vous êtes l'avocat de la famille de filou de la victime. Vous êtes au bureau RTL de Marseille. Est ce que c'est grâce véritablement à ce nouvel équipement informatique que les gendarmes ont pu éclaircir cette affaire? Il semblerait que c'est la ré exploitation des scellés de l'époque qui a permis une avancée dans le dossier. Tout à fait. Je suppose que pour vous, ça a été pour la famille un total soulagement. Une surprise d'abord parce que, à titre personnel, je ne m'attendais pas à cela.

[00:41:31]

Le dossier était archivé et pour tout vous dire. Puis Richard Shino, le fils du frère de la défunte, ainsi que le fils de la défunte. Apprenant cela, Vincent sont restés quand même surpris et choqué. Et donc, maintenant, ils attendent. Ils savent que les choses vont peut être se précipiter, mais en tout cas, les choses vont avancer. Et là, on est quand même assez curieux de la suite des révélations ou pas, des propos ou pas qui seront tenus par le mis en examen et des explications que l'on attend encore.

[00:42:09]

Dix neuf ans après Le mystère du meurtre de Chantal Gillou, ce mystère semble donc levé. La famille peut faire son deuil et commencer à tourner la page de cette tragédie, même si l'enquête n'est pas bouclée. On l'a dit, la juge d'instruction et les gendarmes veulent en effet creuser le profil du mis en examen, savoir s'il ne serait pas impliqué dans d'autres crimes inexpliqués. D'autres cold qays, là encore. L'ADN pourra peut être apporter la lumière sur ces dossiers oubliés.

[00:42:38]

Merci maître Bousquet, maître bau d'avoir été les invités de L'heure du crime, émission préparée par Justine Vignau Marie Bosshard et réalisée par Marc Bissey. Merci à Hugo Hamlin, du bureau RTL Marseille, d'avoir assurer la liaison technique avec le studio de l'heure du crime.