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[00:00:10]

Bonjour à tous, bienvenue sur le Comptoir de la psychologie.

[00:00:15]

On va commencer à aborder un petit peu certaines pathologies, certains troubles dans leur vision historique.

[00:00:24]

Ou oui, partent pour le penser aussi actuellement. Donc, aujourd'hui, je commence avec l'hystérie. Avant ça, je lis un petit avis. C'est un moment que j'adore. Alors Lagide, Lisa? Mudie Très belle découverte. Ce format est top. Entre pédagogie et accompagnement avec bienveillance, on y découvre les enjeux associés à la psychologie avec plaisir. Merci beaucoup d'Isin, ça me fait très plaisir. J'espère que les prochains épisodes vont te plaire aussi. Ils seront toujours le plus accessible possible.

[00:01:02]

Alors, l'hystérie, l'hystérie. Sacré pathologiste, on l'aperçoit comme tel, qui fait beaucoup parler et est assez passionnel d'ailleurs, en même temps, la pathologie mentale, quoi qu'on en dise, c'est aussi une question de tendances sociétales. C'est dire qu'il y a le siècle des névroses et les années des pervers narcissiques. Les années, les hypersensibles. En ce moment, les années des États, l'IMI. Il y a eu aussi les années des hystériques. Donc, je vous propose aujourd'hui de vous parler de l'hystérie.

[00:01:34]

Comment c'était pensé au moment où la notion a été amenée, puisque l'hystérie, c'est aussi une pathologie culturelle de l'époque? Vous allez voir qu'aujourd'hui, on pense les choses aussi différemment et c'est bien normal. Néanmoins, je trouve que l'histoire est importante puisqu'on agit aujourd'hui avec le poids de ce qui a été pensé avant, faut donc le connaître pour pouvoir s'en saisir, mais aussi dépasser ce qui a été dit il y a quelques années. Je suis assez critique moi même des pathologies mentales.

[00:02:04]

Si on peut dire ça, puisque je vois bien que quand une pathologie un peu dans la lignée actuelle, il y a énormément de diagnostics qui sont posés. J'ai régulièrement parlé du diagnostic, ça me semble important d'avoir un regard quand même critique aussi autour de saint. D'autant que si vous réfléchissez aux pathologies avec un regard historique, culturel et sociétal, vous allez pouvoir en sortir des choses très intéressantes. Bref, l'hystérie, en tout cas à l'époque, elle apparaît dans un monde quand même de répression et de contrôle du corps des femmes, ce qui est encore le cas d'ailleurs aujourd'hui.

[00:02:39]

C'est aussi perçu dans quelque chose qui vient s'énoncer, qui vient pousser à parler et à crier, à se faire entendre du côté des femmes. Quand vous parlez de l'hystérie, j'entends souvent. Personne l'Arab assassine, hystérique. Ou alors parce que vous allez voir que c'est souvent un terme qui a accolé aux femmes gens qui disaient mais non, mais ça n'existe pas. L'hystérie, ça ne suffit plus. En fait, pour moi, il n'est pas question de dire que ça existe ou que ça n'existe pas, ou c'était une pathologie avant.

[00:03:09]

Et aujourd'hui, on a plus de pathologie. Il n'y a pas dans nos gènes des hausses de naissances, d'hystérie. Si on n'utilise en tout cas ce terme, comme il n'y a pas eu dans les années 70 ou 80, une hausse des naissances. Les pervers narcissiques et dans les années 90 2000, un boom des hypersensibles, c'est que la société change. Les conceptions aussi et les maux d'une époque sont directement liés à cette époque aussi provoque. Comment a été amené l'hystérie à l'époque?

[00:03:37]

D'où ça vient? Comment peut penser ce terme aujourd'hui? Surtout, quelles critiques on peut en faire? C'est là que ça va nous permettre d'avancer. Je vais souvent utiliser le féminin, non pas par conviction que cela aille habiter chez les femmes, mais uniquement en référence avec comment l'hystérie était pensée à l'époque, donc féminine. Je vais sûrement aussi beaucoup utiliser le terme d'hystérique, mais c'est critiquable puisqu'on n'est pas dans un but de donner une identité à un trouble, d'être hystérique, comme si une barbe avait été identifiée uniquement par ces difficultés là.

[00:04:11]

Mais je risque des fois d'utiliser ce terme là, mais ce n'est pas par conviction d'identité. Ou de féminité. Il s'agit pas ici de faire du diagnostic via le podcast ou d'expliquer comment repérer telle pathologie ou comment se reconnaître le billet. Quand on partage ce genre de contenus. Mais je pars justement d'un point assez historique sur ce que le discours des professionnels a porté sur un désordre psychique. Puis, j'ai apporté une réflexion sur l'actuel. C'est avec mon regard de psychologue, mais je ne fais pas de la psychologie, je ne suis pas psychologue à ce moment là.

[00:04:50]

On évite de mélanger un cadre donné à un professionnel et l'écoute d'un podcast. Je fais ce petit rappel parce que dans les prochains épisodes, j'ai souvent envie d'aborder un peu les pathologies. Je préfère le dire maintenant puisque dans ce temps là, je suis une penseuse de la psychanalyse et de la psychologie, mais pas en exercice professionnel. Comme quand vous lisez un livre d'un thérapeute. Ça vient pas entraver les parcours singuliers d'accompagnement. On est du côté des réflexions d'un partage de connaissances, d'activités de pensée et non d'activités, d'agir ou de jouer un peu ma réticence à parler d'entités, nos geographique, c'est à dire que ce ne soit pas le bal des identifications, s'agit pas de donner des clés pour s'évaluer ou évaluer les autres.

[00:05:31]

Bon, je ferme cette grosse parenthèse pour aller hop, j'avance parce que sinon, on va y être encore demain. Donc, pour l'hystérie, l'hystérique, c'est une façon de mettre en péril les lois de la science aussi. À l'époque, c'est à dire qu'il y a toute une représentation autour des corps, du regard sur le symptôme, avec un aspect assez impressionnant des symptômes de l'hystérie assez spectaculaire. Parce qu'en fait, ce qui va se passer, c'est que ça va être des patients.

[00:06:01]

Des patients à l'époque, ça va être plus pensé dans ce sens là, qui sont des manifestations très spectaculaires, souvent de l'épilepsie, des pertes de vue, des paralysies, des États seconds. Les amnésies. Et l'hystérie va souvent être présentée comme une forme de simulation. Un côté un peu drama. Alors qu'en fait, l'hystérie ne fait pas semblant. Vous allez voir qu'il y a toute une histoire derrière ce terme. L'hystérie, d'abord accolée au féminin à l'époque à la sexualité, ça vient d'Hippocrate qui parle justement de.

[00:06:40]

De l'hystérie comme un déplacement de l'utérus. On a souvent tendance à critiquer les psychanalystes, mais bon, faut voir les médecins de l'époque aussi, surtout Hippocrate. C'est lui qui parle de l'utérus, se serait déplacé un peu comme une bête, un monstre. Se loger dans le corps des femmes aujourd'hui, ça nous paraît fou. Mais vous imaginez comment cela a pu être perçu à l'époque. On n'est pas si éloigné, malheureusement plus aujourd'hui, de la représentation des femmes en médecine, de leurs discours et de leurs symptômes.

[00:07:09]

Mais à ce moment là, c'était pris dans un désordre sexuel chez les femmes. Pour l'hystérie, soit dans le manque, soit dans l'excès, j'étais pris dans la rencontre avec la sexualité, justement génitale. En fait, c'est dire que ces femmes là avaient des dysfonctionnements que la médecine n'expliquait pas, par exemple des paralysies, des pertes de vue qu'elles. L'examen médical ne montrait rien qui pouvait l'expliquer. Et donc, les médecins, à l'époque, parlaient de fonctionnement hystérique.

[00:07:40]

Alors, ya Sharko qui va arriver, puis qui va proposer l'hypnose? Il montre en plus la différence avec l'épilepsie. Il va aussi expliquer qu'il y a une hystérie masculine. C'est assez important. Encore une fois, on a l'impression que c'est la psychanalyse qui a instauré. L'hystérie rapprochée à l'utérus et donc l'idée de l'hystérie comme manifestation féminine. Mais en fait, c'est la psychanalyse qui va réinterrogé ce tableau là aussi, même si les cas décrits. Ou être majoritairement, voire uniquement pratiquement féminin.

[00:08:13]

Mais Sarko va donner, il va mettre en scène. Les patientes avec l'hypnose qui vont témoigner d'un jeu autour des mouvements de la séduction surjouée, leurs émotions s'avèrent très spectaculaires. Les représentations de Charcot, ça vous intéresse? C'est passionnant. Je vous conseille dans les plus. Très étonnant. Et forcément, il va être assez critiqué parce que c'est comme si, en réalité, les passions qu'elle s'offrait en spectacle à lui. Il y a tout l'idée de la séduction dans l'hystérie avec le thérapeute, qui est très présente.

[00:08:50]

Sarko ne voulait pas du tout le reconnaître. Sur ce point là. Alors que Freud y va par la suite apporter la notion aussi de transfert du symptôme qui se montre à voir dans un lien aussi avec le thérapeute. Il va beaucoup réfléchir au dualisme corps sicher et Valles critiqué. Il y a plusieurs études chez Freud sur l'hystérie, notamment, par exemple le cas d'Elizabeth, où il va dire qu'à un moment, ses jambes douloureuses ont commencé à faire partie de la conversation.

[00:09:25]

Il amener la notion du corps comme représentation de ce qui se passe à l'intérieur. A pris la pose toute une hypothèse Freud. Psycho sexuel dans un premier temps, y aura un traumatisme sexuel qui aura entraîné chez l'hystérique une passivité. Par l'indifférence ou par l'effroi serait un langage qui passe par le corps. Les symptômes, comme des messages de ce qui se passe, mais. Là où l'expression a été. Empêcher que la communication, les mots ont été barrés d'y penser.

[00:10:02]

La question de la conversion, c'est à dire le fait de changer une manifestation, une représentation, une autre. Conversion comme un petit peu un tremplin entre le psychique et somatique qui existe encore aujourd'hui. Quelque chose qui se passe mentalement et qui va s'inscrire dans le corps. Je trouve ça intéressant. L'hypothèse psycho sexuelle, pas tant que ça. Elle est intéressante d'un point de vue historique, mais en réalité elle est très controversée et aujourd'hui, elle est réelle.

[00:10:33]

Et d'ailleurs, Fredi reviendra dessus après un. Je l'avais déjà abordé dans la névrose, mais je pense que ce qu'il faut retenir, c'est cette question de la conversion. Donc, le langage du corps qui parlait à la place des mots. Il y a quatre daurades d'ailleurs pour évoquer aussi d'hystérique qui est très intéressant. Je vous conseille de lire ce qui est singulier, ce qui apporte beaucoup. Je trouve dans l'hystérie, c'est cette conversion, c'est à dire que le symptôme, il va raconter quelque chose d'inconscient et qui apparaît dans le corps.

[00:11:02]

Les fantasmes refoulés. Il pourrait potentiellement apparaître de nouveau dans le corps. C'est une façon de traiter l'angoisse au lieu de penser c'est mon corps qui vit souvent sa compagnie de ce que Sharko a appelé la belle indifférence chez les hystériques, c'est à dire quelque chose d'assez détaché par rapport aux symptômes. Qui peut parfois être particulièrement invalidant. C'est difficile de saisir les affects qui y sont associés. Et donc, chez les hystériques, comment s'était pensé à l'époque comment on peut aussi se représenter aujourd'hui certains symptômes?

[00:11:34]

Il y avait beaucoup de troubles de la pensée, de la mémoire, sûrement due au fait qu'il y a une énergie qui est trop grande pour alimenter le refoulement qui est mobilisé. Et qui empêche donc de se mobiliser pour des tâches plus cognitives. Beaucoup d'amnésie. Il y a aussi un côté assez labile dans l'humeur, très changeant, avec une quête affective très importante et souvent déçue d'ailleurs, puisque la question de la quête pour l'hystérique, elle est importante, la quête impossible, l'importance du regard de l'autre.

[00:12:08]

Il y a vraiment des signes chez chez ces patients qui peuvent être très forts, comme une perte de la possibilité de parler sans aucune raison de bien démontrer. Expliquer en tout cas ce symptôme des personnes qui, d'un coup, font des signes pour montrer qu'ils sont mués ou qu'ils n'arrivent pas à prononcer certains mots. C'est assez particulier, voire compliqué pour les patients. Ça, c'est des choses qui continuent à exister aujourd'hui, on n'est pas dans la qu'est ce qui a existé ou qu'est ce qui n'existerait plus et comment étaient pensées les choses avant et comment on peut les penser aujourd'hui en sachant qu'il y a des symptômes.

[00:12:45]

Qui sont là encore aujourd'hui. Il y a de un aspect assez fascinant autour de l'hystérie. Toujours avec ce prisme autour de la théâtralisation, du bruit, de la vision. Ça a fasciné beaucoup et encore aujourd'hui, je pense que c'est plus le cas, en tout cas ce côté très, très théâtral et beaucoup moins existant. Mais dans l'hystérie a ce rapport à l'autre qui est très singulier, c'est à dire que les frontières entre les désirs. Propres ses propres désirs et les désirs des autres.

[00:13:19]

Elles sont souvent confondues, hystériques, elles s'identifient beaucoup au désir de l'autre, être aimé de l'autre, mais en même temps ne pas supporter une trop grande proximité. Il y a vraiment des liens qui sont très érotisée. Et on se rend compte aujourd'hui qu'il y a vraiment cette importance du conflit qui passe par l'expression par nos pensées. De façon importante pour pas que ça prenne place dans le corps. Et justement, l'hystérie, elle en est un exemple parce que vu que ça n'a pas pu être pensé, c'est le corps qui vient le penser.

[00:13:49]

Et on peut aussi poser la question avec la différence avec ce qu'on appelle aujourd'hui les troubles psychosomatiques. C'est intéressant parce que justement, les troubles psychosomatiques, ça serait l'hystérie d'avant. Je pense que si on compare avec l'hystérique d'avant. La différence, c'est le sens que les symptômes sont assez différents dans l'hystérie et la pensée autour de ça. La façon de l'approcher également. Il y a vraiment une richesse fantasmatique particulièrement importante chez les hystériques. Mais alors, attention, tous les troubles dans le corps, qui peuvent parfois être des répercussions de ce qui se passe dans la tête, ne sont quand même pas de l'ordre de l'hystérie.

[00:14:27]

On peut en effet avoir justement, comme dans les troubles psychosomatiques, avoir des moments. Je ne sais pas où on a très mal au ventre parce qu'on est stressé. Mais si on peut avoir mal au ventre, parce qu'on a trop mangé, avoir mal au ventre, parce qu'on a un problème aux intestins. Va avoir mal au ventre de façon très chronique, que ce soit psychosomatique. Il y a énormément d'explications, une pluralité et aucune ne peut être en permanence la seule réponse à un pléthore de vécu.

[00:14:55]

D'ailleurs, même pour les enfants, ils ont un corps qui parle beaucoup. Pourtant, ce n'est pas des hystériques. Leur corps, ils parlent parce que ça fait partie aussi de leur mode de relations d'entrants en lien avec les adultes dès la naissance. Le corps du bébé l'exprime, ce qui se passe pour lui et l'enfant. Il voit aussi d'ailleurs, en grandissant, apprendre à l'utiliser. Il a mal à la tête pour aller à l'école ou où il saute de partout pour exprimer une joie intense.

[00:15:20]

Et c'est normal. Et Freud, il avait ce regard de médecin qui ne voulait pas généraliser l'hystérie à toutes les maladies somatiques, mais il souhaitait voir ce que provoque une maladie aussi sur le plan psychique. Pensez l'hystérie aujourd'hui. Pour moi, ce qu'il faut retenir, c'est qu'on akol pas. Une représentation symbolique a une maladie on interroge la personne, on dit on pense. Qu'est ce que ça fait? Ce n'est pas que l'hystérie ou l'hystérique n'existe plus, c'est que les symptômes doivent être penser différemment et non pas sous le regard de l'époque, c'est à dire qu'on peut se dire que ces Listrac de Charcot de Freud qui n'existent plus, peut être.

[00:16:03]

L'angle de vue, l'écoute, les termes, la pensée autour a changé. On peut et on doit se remettre en question sur la pensée de l'époque critique, puisque c'est une façon de désigner toujours les femmes. Je trouve dans l'excès le trop bruyant, donc avec l'image qu'il ne faut pas que ça fasse trop de bruit. Une famille, ça se voit que ça me gêne. C'est quelque chose qui est toujours compliqué de penser les théories de l'époque et de s'en servir avec aussi un regard féministe aujourd'hui.

[00:16:33]

Parce que oui, à l'époque, les femmes, elles étaient perçues. Et d'ailleurs, encore aujourd'hui, malheureusement, mais d'autant plus appuyées comme un discours généralisé sur les femmes, perçues soit dans le manque, soit dans le trop plein. Peut être qu'aujourd'hui, on peut apercevoir ces femmes à l'époque qu'elles ont existé comme telles. Comme elles sont racontées ou non, on peut les percevoir comme des premières féministes qui témoignerait de quelque chose de vivant, du besoin de dire, de revendiquer et par le corps.

[00:17:04]

Peut être que l'hystérie, ça serait aussi perçu comme une manifestation d'un trop plein de répression, d'interdits chez les femmes, de quelque chose qui viendrait exploser suite au manque d'espace d'expression, de violence que la société a pu faire subir aux femmes. Est ce qu'on le perçoit encore de l'ordre du féminin, mais presque comme quelque chose qui peut être adapté le relais, quand on a empêché aussi de dire. L'hystérie, comme je l'ai dit, c'est une pathologie qui assez culturel en fonction des époques.

[00:17:32]

La symptomatologie, elle, semble varier, mais aussi en fonction du spectacle à offrir, critique de comment elle a été pensée à l'époque. Pour moi, il ne faut pas toujours jeter le bébé avec l'eau du bain, comme on dit. Ça veut pas dire que ce qui était dit avant n'est plus à penser aujourd'hui. Parce que oui. Dans la clinique aujourd'hui, il y a encore des manifestations qui sont similaires, qui peuvent être pensées, associés avec les défenses hystériques décrites dans le livre de l'époque de Freud, parce que ça serait bien beau de penser que l'hystérie semble avoir disparu.

[00:18:08]

En fait, elle vient de traverser les époques sous d'autres formes. D'autres termes, elle fait plus partie du DSM d'ailleurs, mais elle est remplacée par la dissociation et il me semble. Et aujourd'hui, il y a énormément de patients qui ont, par exemple, des crises d'épilepsie. Et pourtant, quand on fait un examen, adjuger, il n'y a rien. Il n'y a aucun mouvement. Et beaucoup de spasmophilie. Il y a toujours la présence d'un corps, aussi bien parler qui vient bousculer, excipient, déposer.

[00:18:38]

Ça, c'est peut être à penser. Comme quelque chose aussi, qui va réinterroger l'hystérie, la réinventées. Parce que dans l'hystérie avait beaucoup ce rapport à l'autre, quand celui ci est présent, il peut témoigner et regarder. Être inquiet. Curieux, désirant. Et c'est très présent encore aujourd'hui dans la rencontre avec des patients, dans des pathologies médicales ou dans des symptômes très bruyants qui rappellent beaucoup aussi le regard de celui qui l'étudie. Longtemps. Moi, je pense que c'est important que l'hystérie employe comme telle à l'époque, elle puisse disparaître parce que c'est avec toute la connotation féminine et le regard lourd de ce que cela représentait à l'époque.

[00:19:24]

Ça pèse beaucoup. Aujourd'hui, jamais je serais dans un discours tel patient hystérique ou ou tel autre ne l'est pas. Je pense que des fois, il y a aussi des mots qui sont chargés de valeur symbolique très importante qui faut pouvoir s'en détacher. Mais on peut retenir quand même que l'hystérie, elle, a donné des bases pour l'écoute du patient et que beaucoup vivent aussi des défenses similaires et que ses patients de l'époque, une fois que ISET étaient hystériques en tant que tel ou le regard du thérapeute, notamment de Freud, les qualifient comme tels.

[00:19:59]

Ils ont apporté aujourd'hui. D'ailleurs, ce sont des patientes qui ont dit à Freud Ne me touchez pas, mais écoutez moi. Freud a pu prendre en compte ceux là et aujourd'hui, c'est souvent ce qui se passe chez ces patients qui ont des fois des symptômes très bruyant et qui ont beau avoir beaucoup d'exploration, ne sont liés pas à rien. En tout cas, il n'y a pas d'explication. Ce sont des patients. On confond écoute. Il y a quelque chose qui peut changer, qui peut bouger.

[00:20:29]

Et vous, qu'est ce que vous en pensez justement de l'hystérie, que c'est quelque chose que si vous vous êtes peut être thérapeute, vous pouvez percevoir.

[00:20:40]

Vous trouvez ça absurde, ce ça vous a apporté maintenant en tant que curieux de la psychologie? Qu'est ce que vous en pensez? J'aimerais beaucoup avoir vos avis. J'espère en tout cas que ces petites réflexions vous ont plu ou vous ont apporté aussi matière à réflexion. Très vite, pour d'autres épisodes passionnants aussi, je l'espère, parce que je prends énormément de plaisir pour les prochains, je suis ravi des idées que j'ai envie de développer. Je me lance un peu des fleurs, mais.

[00:21:12]

J'aime beaucoup en faite prendre du temps pour réfléchir à quelle idée je pourrais mettre en lien avec vos retours, vos demandes. C'est vraiment super, donc j'ai déjà hâte à chaque fois les prochains épisodes. J'espère que vous aussi, allez, je m'arrête, je vous souhaite une bonne journée, une bonne soirée. Puis je vous dis à très bientôt. Salim.