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[00:00:11]

Bonjour à tous, bienvenue sur le Comptoir de la psychologie. Avant de commencer ce nouvel épisode, je voulais vraiment vous remercier pour votre accueil pour 2021. J'ai très envie de continuer à proposer ce contenu et j'ai eu beaucoup de messages de soutien et de reconnaissance de mon travail. D'autant plus que j'avais proposé pour la fin d'année un épisode par semaine. Je suis ravi d'avoir pu tenir cet engagement puisque je sentais que ça pouvait être compliqué, mais j'y suis arrivé. J'avais décidé de faire les épisodes en plus sur le modèle de saison, avec une longue pause entre les saisons pour préparer les prochains épisodes.

[00:00:53]

J'avoue que je n'ai pas très envie de. Vous laisser deux mois sans épisode ou un mois. J'aime tellement l'interaction et la régularité aussi avec ces épisodes que je préfère continuer en sachant que je vais partir sur l'idée de trois épisodes par mois. Je n'ai pas non plus envie de reprendre mon rythme d'un épisode tous les 15 jours. Je pense un petit peu toujours mon souhait d'en faire plus, mais je sais que un épisode par semaine aujourd'hui, ce n'est pas tenable sur le long terme.

[00:01:24]

Mon activité pour moment à temps plein à côté 3 3 épisodes par mois, ça me semble relativement jouable. Si jamais j'ai trop difficultées de station, je vous préviendrait. Et puis, s'il en manqué un jour, je vous le dirai, j'ai. Je vous remercie aussi pour votre compréhension quant à ma volonté de proposer du soutien financier. J'ai donc créé ma page patronne. C'est une page de financement participatif, donc c'est pour me donner un coup de pouce du soutien.

[00:01:55]

Je propose aussi en échange quelques avantages. Le contenu, dans tous les cas, restera gratuit et accessible pour tout le monde. C'est vraiment important pour moi. Mais pour ceux qui sont au pied avec l'idée de me soutenir financièrement, voilà deux euros par mois ou un peu plus, c'est encourager mon travail, me permettre de le développer. Ça me ferait très, très, très plaisir. J'ai créé en plus un discorde comme s'emploie à discuter tous ensemble des fiches de notes de mes épisodes.

[00:02:28]

Des possibilités de participer au choix des épisodes et ainsi de suite. Donc, comme ça, ça nous apportera à tous une nouvelle façon d'échanger et de construire des réflexions. Je vous laisse aller voir dans les notes du podcast, dans la barre d'information. Je ne sais pas si j'aurais mis le lien du patron. Sinon, vous pouvez aussi aller directement sur le site, me chercher en tapant le comptoir de la psychologie ou contribution m'aideront énormément. Donné que si vous pouvez l'essentiel, c'est que les épisodes continuent à vous apporter quelque chose et tous vos encouragements me touchent énormément.

[00:03:01]

J'en suis régulièrement ému et surtout très reconnaissante. Alors, on va commencer l'épisode sur la culpabilité aujourd'hui. Est ce que la culpabilité, ça semble être un sentiment assez courant pour tout le monde, assez universel? Des personnes semblent voir à peu près de quoi il s'agit pourtant. On va pouvoir voir que ce n'est pas si évident que ça paraît. Je ne pourrais pas traiter tous les versants de la culpabilité puisqu'on peut en parler pendant des heures et se dire qu'on aura encore rien commencé à détailler.

[00:03:36]

Mais je vais apporter quelques pistes de réflexion. A vous de construire la suite de la pensée. D'abord, l'origine de la culpabilité ou sonnez dans l'épisode sur le mois Le Sahel sur moi, j'ai parlé du surmoi. En fait, on peut penser directement le Schurmans comme très intriquées avec la culpabilité. C'est à dire que le surmoi y surveille, juge et donc il sanctionne, si ce n'est pas cohérent, en adéquation avec ses exigences. La culpabilité, elle, va se situer dans ce conflit entre le moi et le surmoi ou quand les idéaux du surmoi sont très élevés quand celui ci est particulièrement jugeant.

[00:04:19]

Le moi perçoit encore plus ce conflit. Cette tension. Cette exigence, quant à elle, n'est pas atteinte. Elle génère de la culpabilité. Le surmoi, générateur de culpabilité, est bien signalé en permanence l'écart entre ce qui se passe, les actes, les pensées et les idéaux. Vous avez vu dans cet épisode que le changement, il peut être relativement tyrannique. Et donc, venir rappeler chez certaines personnes très régulièrement que l'idéal que l'on se fixe inconsciemment ou pas, est souvent très loin de la réalité, ce qui est normal puisque les idéaux sont toujours hors du terrain de jeu du monde réel.

[00:05:00]

Une d'extérieurs? On peut même penser au départ à la culpabilité comme avant le surmoi. Je veux que le surmoi, c'est l'intériorisation des idéaux et des exigences parentales. On peut se demander qu'est ce qui a fait que l'on a internalisé, intérioriser les volontés, les désirs, les interdits, inconscients ou non, des parents ou des imagos parentaux? C'est possible qu'enfants est très dépendant du parent et demandeur de son amour. Son intérêt, son investissement. Et par peur de le perdre, la culpabilité peut commencer à apparaître quand il présente et ne pas parvenir à être dans ses idées ou dans ses exigences là.

[00:05:45]

L'enfant très tôt, il va percevoir quand il fait quelque chose qui plaît aux parents ou qui est réprimé, qui est mal perçu par lui, ce qui peut déjà entraîner des premiers sentiment de culpabilité. Il va y avoir cette balance entre les désirs, les besoins pulsionnel et leurs inhibitions. Et au milieu de cette balance, où va se créer la culpabilité qui surment après le trauma au centre de la portée du moi vis à vis des exigences du surmoi? La toute cette dynamique autour de la transgression dans la culpabilité.

[00:06:18]

C'est pour cela qu'on peut se dire que la culpabilité précède le Chaumois. Même penser qu'elle participe à sa constitution, la culpabilité de ne pas satisfaire les images parentales. Ou alors suite à leur sévérité peut être plus ou moins importante, on peut penser aussi la question de la transmission de la culpabilité. Je ne sais pas si vous y avez déjà réfléchi, mais ce sentiment de culpabilité, il a quand même un fort pouvoir de transmission dans les familles. Comme si le fardeau de se sentir coupable devait continuer à exister ou payer la dette pour se punir.

[00:06:56]

Des fois, la culpabilité, elle se trouve aussi dans d'autres émotions, dans la tristesse qu'on peut prendre sur notre dos afin de porter cette culpabilité. Permettre de continuer à exister. Si les aînés l'ont vécu. Aussi, dans la colère, par exemple, le besoin de la faire perdurer. Inconsciemment. Il y a des transmissions qui se passent de mots, mais pour autant qui sont présentes, on pourrait même se sentir coupables de ne pas les poursuivre. La personnal en prend pas toujours conscience, mais pour autant, elle agit.

[00:07:27]

Elle pense, elle vit comme telles des choses qui appartiennent aux générations d'avant. D'ailleurs, en thérapie, on peut souvent soulever ces questions quand ça revient souvent, quand ça se répète, c'est difficile d'y mettre du sens. Questionné, mais en fait, ce qui était triste dans la famille, qui était en colère, qui a vécu ça? Se rendre compte que parfois, ce n'est pas forcément sa charge, son sac à dos, c'est pas son histoire.

[00:07:52]

Et ça vient apaiser des sentiments de culpabilité, parfois très lointains. D'ailleurs, dans l'approche systémique, il y a aussi cette idée de culpabilité familiale quotient, un groupe qui va se sentir coupable à la place d'un individu. Le percevoir dans des situations d'inceste et de maltraitance, tout le monde se sent coupable, ça se transmet, mais pas la personne concernée, celle qui agit. Parfois, il y a des personnes, elle ne vit même pas ce qu'elles ont agi agir afin de réparer les pots cassés des autres.

[00:08:25]

Toujours dans cette approche systémique que j'apprécie énormément, en tout cas, je pense beaucoup en clinique, c'est à dire le système via le groupe. C'est ce qu'elle sensas d'être coupable ou de désigner un coupable. Que ce soit soi même, qu'on se désigne ou que le groupe désigne la culpabilité, elle peut être portée pour un autre. Pour des autres fois, il faut, il y a presque cette idée, un peu d'économie. Il vaut mieux être un grand coupable.

[00:08:57]

Une personne désignée que plusieurs petits coupables ou plusieurs personnes concernées d'une certaine façon, ce qui peut se construire au sein des familles. Et cela, dans le transfert. On va pouvoir voir les premiers jalons, un peu de ce qui peut se rejouer, mais ce n'est pas toujours évident de comprendre la culpabilité. En thérapie, mais parfois, par exemple, chez des personnes qui s'excusent beaucoup, qui se justifie énormément, qui n'osent pas évoquer des sentiments, des pensées qui, directement, leur sembleraient mauvaises répits.

[00:09:28]

Brais primale. Il y a énormément de contrôles. d'Envie de satisfaire le désir de l'autre et donc la culpabilité. On peut se questionner aussi comment ça s'active, comment ça se joue chez chacun. C'est un sentiment interne, c'est à dire qu'on ne nous culpabilise pas, c'est quelque chose qui est d'abord à l'intérieur du nous interne, même s'il y a des possibilités que quelqu'un appuie régulièrement sur ce bouton. Mais c'est nous mêmes qui allons avoir ce retour, de considérer nos actes, nos pensées ou même soi même comme répréhensibles, c'est à dire quand on dit que quelqu'un nous culpabilise.

[00:10:10]

En réalité, c'est que la culpabilité était déjà à l'intérieur de nous et qui vient potentiellement, en effet, l'activer en permanence. Mais si on ne se sent pas coupable, d'une certaine façon, ça va être difficile, mais quelqu'un nous culpabilise si on ne sont pas du tout concernés par l'acte ou la pensée. Ça ne veut pas dire qu'il faut pas s'éloigner des personnes qui cherchent à stabiliser énormément. Bien sûr, en tout cas, de se dire qu'elle part aussi.

[00:10:36]

On absorbe. Dans cet appui, il y a aussi souvent la culpabilité d'être là, d'exister chez certaines personnes. Je trouve que beaucoup peuvent avoir ce sentiment. Être coupable comme quelque chose de très original. Comme si la faute au départ, c'était d'être là, d'exister. On peut même y avoir cette intrication de la culpabilité avec cette pulsion de mort que la pulsion de mort, dans le sens où ça s'auto alimente quand on se sent coupable, on cherche à venir confirmer cette vision.

[00:11:09]

Je me perçois boureau et je suis régulièrement dans ces conduites d'échec, de punition. C'est un peu l'idée de vide. Il faudrait que je m'en prisoner, puis je paye mon crime, mes erreurs. Je suis coupable d'être ladette dans ce. Et d'ailleurs, Freud, puis d'autres auteurs par la suite, ont écrit sur ce sentiment de culpabilité chez certains criminels qui précède l'acte criminel. Et ça, c'est vraiment très intéressant. C'est à dire que d'une part, il y aurait des criminels assez pervers, donc assez exemptes du sentiment de culpabilité, d'empathie, etc.

[00:11:49]

Il y aurait aussi des criminels qui auraient sûrement depuis toujours un sentiment de culpabilité tellement important que le passage à l'acte viendrait presque soulager réalisé sur le moment. C'est à dire je me sens tellement habité par cette culpabilité inconsciente que faire un acte vient la confirmer consciemment ou quelque chose qui peut relier la réalité extérieure à la réalité intérieure. Je me suis toujours senti bourreau, dont je le devient d'une certaine façon. Sauf que c'est un homme très intéressant, même si, encore une fois, faut pas le percevoir comme une vérité absolue, mais une piste à creuser et à penser.

[00:12:30]

Elle est très liée aussi à l'angoisse l'une nourrit l'autre, notamment l'angoisse de se faire taper dessus par ce surmoi dont on n'a vu plus haut. Notre parti est tyrannique, sévère, soit on se sent coupable par rapport à nos idéaux à nous. C'est un sentiment encore une fois interne, subjectif. Des fois, donc, la culpabilité al plâtrées est destructrice. Notamment dans d'autres pathologies, comme par exemple la névrose obsessionnelle. D'ailleurs, l'épisode arrive très, très prochainement.

[00:13:01]

Fredi Lapensée ce sentiment de culpabilité pour les personnes qui souffrent d'obsession. Il a même relié la culpabilité à une autosatisfaction de la sanction, presque un plaisir dans la punition. Une poêle détaillaient aussi dans l'épisode sur le masochisme. Si ça vous intéresse, que j'en fasse un peu aussi à des situations ou peut être même coupable d'aller mieux. Non coupable d'alibis par rapport aux autres pour l'organisation. La culpabilité, elle, s'infiltre même à des moments où on ne s'y attend pas, c'est à dire des moments où on pourrait se réjouir.

[00:13:38]

La culpabilité, elle, vient toquer, par exemple. Certaines personnes, elles peuvent culpabiliser d'aller mieux, même mettre en échec. L'art thérapie ou ou leur bien être, si elles sentent qu'elles sont bien plus sereines. On appelle ça d'ailleurs la réaction thérapeutique négative. C'est inconscient, mais ce sont des patients qui sont venus nous voir pour trouver, par exemple des ressources, aller mieux et quand certaines choses sont mises en place, quand les choses bougent, ils peuvent se positionner versus mieux et quelque chose qui vient vite faire échec, qui mène à terme, qui déconstruit.

[00:14:13]

Oui, aller mieux, c'est aussi se dire à quoi ça sert, surtout à qui ça dessert et dans une organisation familiale, quand on pense les choses en termes de système, comme je l'ai dit un petit peu plus loin. Ce qui, pour moi, a énormément de sens, c'est à dire se dire si je suis mieux. Qui sera moins bien? Si je n'ai plus de symptômes, qui va le prendre? C'est pour cela qu'il est même au sein de certaines familles, quand la dépression d'un tel est stabilisée, ça s'écroule à côté.

[00:14:44]

Ou alors le délire de telles personnes va permettre que le symptôme de la famille soit identifié et porté par quelqu'un. Et en plus, il y a toute une organisation de la vie autour du symptôme chez une personne et son entourage. Qu'est ce que ça va venir désorganiser aussi si on va mieux? C'est presque l'idée des fonds en thérapie. Je viens pour guérir, mais surtout, ne me guérissait pas. C'est trop dangereux. Il y a toute une connotation aussi masochiste à la culpabilité.

[00:15:14]

C'est dire que la culpabilité a aussi sa part de jouissance, sa part des bénéfices, donc la question du plaisir inconscient à souffrait. Se sentir coupable, si je punir, c'est remplir ce genre de punition, que ce soit pour des événements ou de l'ordre du fantasme. On s'attaque à la culpabilité. D'une certaine façon, ça peut venir apaiser. D'ailleurs, dans la scarification, il y a aussi cette idée personnes qui se font du mal faire mal à son corps.

[00:15:44]

Souvent aussi, c'est pour s'auto punir. C'est pas uniquement dans la question de déplacer la douleur. Qu'on pourrait y revenir dessus, du coup, je ne vais pas me. Trop m'attarder sur le masochisme? C'est assez complexe. Et quelque chose aussi que je voulais aborder, que je trouve très intéressant, c'est les fantasmes de culpabilité, notamment la culpabilité dans des événements traumatiques. C'est intéressant pour penser ce mécanisme là, je m'explique quand on a vécu parfois quelque chose.

[00:16:20]

D'indicible qui ne fait traci nulle part, qui fracturent le corps la tête. On n'arrive pas à faire trace de ce qui s'est passé, n'arrive pas à l'inscrire ses à rien. Mon sens tant. Dans notre organisation, dans notre façon de percevoir les choses, c'est totalement délayer. On sait que pour que les choses soient traitées, il faut qu'il y ait un travail de subjectivation, donc d'appropriation d'un évènement, d'une histoire, d'une situation. Et dans certaines situations, quand c'est un traumatisme.

[00:16:54]

Souvent, ce qui est assez terrible, c'est qu'à ce moment là, on n'a pas été maître, n'a été obligé Fautré passive dans tout ça et parfois pour reprendre place en tant que sujet. Au départ, on peut se sentir coupable parce que, mine de rien. Se sentir coupable, c'est faire partie de la scène. C'est avoir été là, avoir été sujet. On parle même de fantasme et de culpabilité, ça ne veut pas dire que c'est la solution à long terme.

[00:17:20]

Mais parfois, c'est la première qui peut être trouvée pour se tenir debout. Souvent, quand quelqu'un a vécu quelque chose de terrible, par exemple, un parent perd un enfant. On a tendance à dire vous n'y êtes pour rien. En fait, parfois, c'est encore pire diète pour rien à ce moment là. Cela voudrait dire qu'à ce moment, on était rien ou on avait rien à faire, c'est intraitable psychiquement. Souvent, les personnages ont besoin de se construire un scénario fantasmatique où elle pourrait y être pour quelque chose.

[00:17:51]

Même, par exemple dans des fausses couches. Certaines femmes, elles, peuvent se dire Bah mince, j'ai énormément marché où j'étais très stressée. Ils peuvent dire Banning, ce n'est pas votre faute pour rien, c'est la nature, en fait, parfois, c'est encore pire de se dire qu'on y est pour rien. C'est insaisissable, qui n'y a aucune maîtrise, ça nous dépasse totalement. Glider, bien entendu, c'est pas du tout de participer à ce fantasme là en disant bah oui, peut être qu'en effet une femme qui a fait une fausse couche, vous aurez peut être trop mangé ceci ou cela.

[00:18:26]

L'important, c'est d'expliquer la cause, la potentielle cause, mais entendre aussi ce besoin d'exprimer à un moment donné cette faute imaginaire. Ce premier moment de culpabilité. Dans le traumatisme, la culpabilité va faire partie du premier travail psychique pour traiter l'événement. Pour comprendre, inscrire en soi le moment, il faut que ça passe par soi, par une inscription subjectifs, donc avoir fait partie de ce moment là coûte que coûte. Si, bien sûr, ça s'installe.

[00:18:57]

C'est là qu'il faudra y revenir dessus. Mais c'est une première voie et psychiquement, on choisit, inconsciemment, bien sûr. Il y a aussi beaucoup que. Parler, c'était aussi la culpabilité dans la société, notamment dans la civilisation Freud en a parlé dans Totem et Tabou. Peut être qu'il faut que je fasse une partie du thème de la culpabilité pour un peu plus développé Totem et tabou. Il parle de culpabilité comme un processus psychique normal, presque originaire, qui existe en chacun et chez fait, en fait, du développement de la maturation.

[00:19:34]

La culpabilité, elle, se construit aussi avec le poids de la civilisation du monde extérieur qui vient la renforcer et, dans certains cas, la figer et rendre une grande partie de souffrance. Sauf que c'est important de traiter la question de la culpabilité dans son aspect sociétal culturel. Puisqu'on est dans un environnement où on consomme de la culpabilité, on est coupable de ne pas avoir un tel physique mental, tel meeting. On est dans une société où l'idéal est partout.

[00:20:03]

Le monde qui interdit doit en permanence s'approcher des idéaux fixés. On est sur stimulés par des signaux et donc régulièrement de l'échec parce que les investissements sont souvent vains. Pas suffisant, ce qui est normal pour tendre à toutes ses représentations toutes ces normes, il faudrait en permanence être aligné. Quand on vend de l'idéal, on vend de la culpabilité et ça, on perçoit en permanence. Si en plus, on a une sensibilité pour ce sentiment là, alors là, c'est bingo ces boules de neige.

[00:20:38]

C'est donc toujours percevoir les choses comme quelque chose qui existe. Individuellement. Et qui vient rencontrer le collectif et inversement. Le groupe La Société vient percuter d'une certaine façon l'individuelle. La culpabilité de ne pas être dans cet idéal, la personne se sent coupable à l'intérieur de quelque chose qui se passe à l'extérieur, qui peut paraître absurde s'il n'y a pas de contrôle, pas de maîtrise. Énormément d'images qui sont renvoyées pour correspondre à telle chose, être comme ceux comme cela.

[00:21:10]

Qu'on peut dire que l'extérieur vient stimuler ce sentiment intérieur. Il faut être relativement à l'aise avec ce sentiment de culpabilité interne, de l'avoir relativement bien travaillé pour que, justement, il ne soit pas en permanence attrapé par les stimulations extérieures. D'idéaux auxquels on ne peut pas toujours tendre. Comme toujours, il y a cette culpabilité qui participe au développement et à la maturation qu'on peut retrouver chez chacun et qui, on pourrait dire, accolés au processus plus normal. Suis à côté le pôle extrême, dans ce continuum où il y a un versant plus destructeur qui peut attaquer.

[00:21:55]

Dans l'épisode de la semaine prochaine, je parlerai de la honte puisque j'ai décidé de pas la traiter directement intriqués avec la culpabilité, même si c'est souvent attendu puisqu'elle est souvent liée dans les livres sur la culpabilité. On va donc la pensée individuellement, puis voir aussi comment ça se fait, que la culpabilité, la honte peuvent être souvent main dans la main. La honte, elle peut faire vivre de vraies blessure narcissique et, comme la culpabilité, faire vivre aussi des moments dépressifs ou des troubles somatiques dans le corps.

[00:22:28]

Très présent qu'un trop plein de culpabilité va engendrer une dépression ou parfois encore plus symptomatique, encore puni. On va voir que la honte aussi, elle peut créer plusieurs réactions et qu'elle prend des origines aussi. Différentes, mais basses, intriqués dans notre organisation psychique. Voilà, je vous laisse pour cet épisode, je vous remercie encore pour vos écoutes, pour votre soutien et donc pour ceux qui accepteront de participer financièrement à quelques euros via ma page patronne, la page étant barrée d'un faux.

[00:23:09]

Je vous souhaite une bonne journée, une bonne soirée. Je vous dis à très vite. Salut!