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Bonjour. Merci beaucoup d'être là. Merci pour les écoute. Merci pour le soutien. Si vous souhaitez continuer à soutenir le podcast et le projet Patriarcats, je vous invite à vous abonner à 5 étoiles dès que c'est possible, à commenter dès que c'est possible, quels que soient les plateformes d'écoute. On peut aussi se retrouver sur Instagram et vous avez aussi maintenant la possibilité de faire un don pour le projet sur le lien que vous retrouver en description de podcasts sur les réseaux sociaux.

[00:00:25]

A bientôt. Bienvenue à Patriarcats, le podcast Réfléchir à la parentalité au 21ème siècle pour trancha du modèle patriarcal.

[00:00:49]

Bonjour, aujourd'hui, je reçois un invité un peu particulier, se présente lui même comme un enfant, un enfant de 49 ans. Cet invité, c'est André Stern, musicien, compositeur, luthier, conférencier, journaliste et auteur notamment de Je ne suis jamais allé à l'école jouer ou encore Tous enthousiaste. Il s'est aussi marié. Père de deux enfants, il a été nommé directeur de dinitiative des hommes de main par le professeur et docteur Luttèrent, chercheur en neurobiologie avancé et initiateur du mouvement écologie de l'enfance et directeur de l'Institut.

[00:01:28]

Arno Stern, c'est un laboratoire d'observation et de prévention de dispositions spontanées de l'enfant. Comme vous l'aurez compris, nous allons parler de l'enfant, parler de l'adulte, parler de l'humain. J'ai eu beaucoup de mal à définir cet épisode. J'ai beaucoup de mal à vous dire ce qu'il contient et finalement, je préfère vous le présenter comme un voyage, un voyage de l'autre côté du miroir vers des perceptions totalement ouvertes et nouvelles que nous pouvons avoir de l'enfant, de notre rapport à l'enfant, de notre rapport à l'adulte, de notre rapport à nous mêmes, de notre rapport à nos relations.

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Je vous invite à écouter cet épisode avec attention. Tranquillement, dans une atmosphère qui vous convient et où vous êtes à l'aise. Je vous souhaite un très bon voyage. Bonjour André. Bonjour Cédric, je suis ravi de vous recevoir dans le podcast Patriarcats. J'en suis même très honoré. Comme je vous le disais, votre travail est un travail que je trouve inspirant, que j'ai lu depuis depuis quelques années et je vous en remercie. Et je me rappelle très bien votre coup de téléphone, comme avait annoncé que vous avez accepté de faire cette interview.

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Et pour le coup, je voudrais juste revenir pour commencer sur la façon dont vous m'avez abordé en parlant de violences dites éducatives ordinaires et en me disant que c'est intéressant parce que nous n'avions pas du tout le même chemin voir opposé sur le sujet. Oui, oui, je me rappelle bien de ça. C'est la chose dont je parle. Hoflack qui ont tous les deux nous coupons. Donc on a eu effectivement et c'est frappant et c'est ce qui m'amuse. Ce qui m'enthousiasme dans la vie, c'est ces clins d'oeil là.

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C'est vrai que vous et moi, on va parler d'une chose dont je pense qu'on va être d'accord sur la plupart des sujets. Donc, on va dire qu'on est arrivé à un endroit similaire, mais alors on a fait une progression diamétralement opposée, diamétralement inverse. C'est à dire que moi, je viens de complètement d'ailleurs, comme vous aussi, mais vous vous êtes approché de la conscience des violences ordinaires et moi aussi. Mais vous, en partant d'un endroit où elle était, où il a fallu que vous compreniez qu'elle existe.

[00:03:46]

Et il a fallu que je comprenne qu'elle existe. Mais il a fallu que vous compreniez qu'elle existe parce qu'elle était naturelle pour vous. Il a fallu que moi, je ne comprenne pas ce que je venais. Tellement, d'ailleurs, qu'il a fallu que je admette, comprenne et explore le fait qu'elle existe donc ces deux cheminements complètement inverses qui arrivent exactement au même endroit. Comment est ce qu'on chemine sur ce sujet là, justement? On compte quand ce n'est pas naturel.

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Si vous voulez, moi, de mon côté, ça a été pourquoi? Pour moi, c'était la norme, c'était la norme. Il a fallu pour le coup aller casser. Ça commence ce chemin qu'on doit assimiler, quelque chose que l'on n'a pas connu comme ça. C'est un chemin assez long, très long, qui dure encore. Je dois le dire. Voilà, voilà, j'ai 49 ans, j'ai un enfant de 49 ans et j'ai pas fini.

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En ce qui concerne les ismes, j'ai pas fini de m'en approcher à pas de velours parce que parfois, ça fait peur, parfois c'est trop absurde et parfois c'est trop. C'est trop étrange, trop étranger. Alors moi, le fait que je vienne d'un autre endroit, d'une place différente, ce n'est pas un mérite personnel. Je tiens à le dire dès l'abord. Ce n'est pas un mérite personnel. J'y peux strictement rien et ça ne me rend ni admirable ni ni spécial.

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Ce n'est pas un mérite personnel, ce n'est pas une chose que j'ai inventée. C'est pas une chose que j'ai développé. Ce n'est pas un acte héroïque ou un acte de ma part. J'ai eu une extrême chance pour laquelle j'ai eu une extrême gratitude de naître dans une certaine famille, dans une certaine attitude envers l'enfance, puis envers la vie. J'ai eu l'extrême chance qu'on n'ait pas dénaturé mon être profond, mais mon être profond et celui de tous les enfants.

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Et donc, je tiens beaucoup à parler de tous les enfants. Et donc, ma chance, c'est qu'on n'ait pas dénaturé quelque chose qu'on ne met pas éloigné de ma nature profonde. Ce qui m'intéresse là dedans, c'est pas du tout moi, mais c'est la nature profonde de l'enfant.

[00:05:56]

Et donc l'enfant en lui, il part. Concernant les ismes, il part d'une feuille totalement blanche, d'une virginité complète. Le ismes est une notion qui n'existe pas pour l'enfant qu'elle. Elle existe, d'autant moins que l'enfant arrive d'un monde complètement homogène. Je vous invite à consulter les écrits de Jean-Marie Delassus, l'inventeur de la materno logique concernant la vie prénatale qui est homogène. C'est tout simple. Prenons l'exemple de la. Il n'y a pas de besoin puisqu'il n'y a pas de manque.

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On ne connaît pas la fin, on connait pas, on ne connait pas la température. La température n'est pas une notion qui existe, n'y a pas de choix, y'a pas de froid, il n'y a qu'une température. Et puis, on vient au monde avec cette idée d'homogénéité et cette nostalgie d'homogénéité qui va nous porter toute notre vie. On vient au monde et on tombe dans un monde de plain pied comme dans un bain froid, dans un monde binaire.

[00:06:47]

Mais c'est pour ça que l'enfant est une feuille blanche. Concernant les ismes, parce qu il n'y a pas de binarité à tous ces endroits là pour l'enfant, et si on ne le dénature pas, il n'y a aucune raison que cela change. Et c'est pour cela que mon cheminement m'intéresse. Non pas comme étant le mien, mais comme étant celui d'un enfant qu'on ne dévie pas. Alors je le vis chez d'autres enfants, je le vis notamment chez mes enfants, et donc ça confirme que c'est la nature de l'enfant et que ce n'est pas moi qui suis spécial.

[00:07:17]

Je tiens à préciser cela dès l'abord. On s'approche pour finalement répondre quand même à votre question comment on s'approche de ça et bien longtemps on s'en approche pas parce que les enfants vivent dans un monde de diversité. Ils ne sont entourés que par la diversité, donc ils ne se rendent pas vraiment compte. Pour eux, il n'y a que diversité. Il n'y a pas de normalité. Donc ce qu'elle est normal pour eux n'est pas très, n'existe pas. On s'approche, on s'accroche, on s'approche un peu, pas à pas.

[00:07:45]

Puis, tout d'un coup, c'est vrai qu'on est confronté à certaines choses. On est confronté dans un supermarché à une maman qui flanque une gifle, à sa fille en plein et en gueule, où toutes les petites réprimandes du quotidien, tous les petits, les petits gros yeux et toutes ces toutes ces choses qu'on constate. Mais on les pense d'abord individuelles ou là, c'est un papa qui est comme ça. On pense du coup qu'il est avec tout le monde comme ça, on ne pense pas qu'il est comme ça qu'avec ses enfants ou qu'avec sa femme.

[00:08:17]

Et puis plus tard, on devient plus grand, on commence à avoir une vie amoureuse, on commence à rencontrer beaucoup de ismes, on contre des isme auxquels on s'attendait pas quand on se parle juste pour parler. Mais on se parle de sexisme, racisme, de l'autisme. Oui, le isthme, tous les isme spécisme, tous, tous, tous, tous. Et bien le Mali déisme. Tout cela. C'etait l'enfant, l'enfant, tout cela. Il ne connait pas.

[00:08:46]

Il ne voit pas comme ça parce qu'il n'a pas cette vision binaire. Il a encore une fois, je tiens à le répéter, il a une vision très homogène, très fluide des choses. Et le jaïnisme, disons le aussi comme ça, on n'aura pas à faire un deuxième podcast ou, quoi qu'on en soit, en plein dedans en réalité. Et donc, on s'en approche si on est adolescents et jeunes adultes. Je ne crois pas en ces catégories, mais j'ai de faire une chronologie compréhensible alors que pour moi, tout ça, c'est aussi de la gym.

[00:09:15]

Parler de jeunes enfants, enfants, adolescents, jeunes, adultes. Personne ne sait pas quoi. Leur prénom devient teenager. On a 20 ans ou les trentenaires quarantenaires cinquantenaires. Attention! Et puis après, on est juste vieux. Et tout ça, c'est déisme. Et puis, l'enfant a une vision beaucoup plus beaucoupplus. Alors, toujours en progression, mais comme une courbe ascendante, il ne voit que comme ça. Mais il n'a pas tous ses joints, tous ces joints de dilatation, toutes ou tous ces moments charnières.

[00:09:47]

L'enfant, il les connaît pas, il ne les voit pas. Et si on lui orchestre pas sa vie à grands coups d'examens, d'âge, de raison de 15 ans, 20 ans, 18 ans, le permis de conduire, etc.

[00:10:01]

Si on lui compartimentés pas tout ça, il ne voit qu'une progression, une progression linéaire, mais très douce, très régulière. D'où le fait que moi, n'ayant pas eu à vivre les fameux charnières attendues, je suis toujours resté au stade. J'ai toujours eu un enfant. Voilà pourquoi je sais que 8 ans, c'est pour ça que je me présente comme ça. J'ai fini par répondre à votre question. Donc, on continue à profiter de ces choses là.

[00:10:27]

Et puis un jour.

[00:10:30]

On constate des désynchronisation entre ce que l'on recense, que l'on vit, sa manière d'aborder les autres et ce que les autres ont visiblement vécu jusqu'ici. Et puis on se contente d'en prendre note pour prendre note aussi d'une certaine, d'une certaine détente progressive de certaines personnes dans certaines situations. Face à vous. Et vous vous demandez pourquoi que vous continuez à penser que ce n'est pas une histoire de personnes, ce n'est pas moi individu qui provoquera chez la personne. Donc qu'est ce que c'est pourquoi?

[00:11:00]

Et donc indépendamment de soi même? Ce n'est pas du tout ce que je fais de spécial, mais pourquoi c'est comme ça? Et puis, je dois avouer que moi, le grand, le grand pas dans la compréhension de violence ordinaire, je l'ai fait quand j'ai commencé à parler d'éducation avec les autres ont commencé à me poser des questions. Et puis, je dois avouer qu'il y a aussi énormément de conversation avec ma femme qui? Celle qui allait devenir mon épouse, qui a fait un cheminement.

[00:11:29]

Peut être pas partant d'aussi loin que vous, mais a un cheminement quand même qui m'a aidé à comprendre parce que du coup, c'était presque la chair de ma chair. Mon épouse, c'est la moitié de moi. Du coup, je deviens. Il me devient nécessaire de vivre. Certaines choses que je n'avais pas jusque là eu à vivre devient nécessaire d'aller vivre pour les comprendre. Et du coup, les rétroéclairées, j'allais dire, pour comprendre les différences de cheminement pour arriver au même endroit.

[00:11:59]

Est ce que Cédric l'ALJ est plus ou moins répond? Alors je vais vous dire ce que moi je comprends, moi, ce que je comprends. Allez dire si on est raccord. Ce que je comprends, c'est que vous partez, c'est que l'enfant, vous aussi, puisqu'on va vous citer. Même si votre situation, comme vous le dites, serait finalement banale dans un monde où il n'y aurait pas de carcans partout pour l'enfant, c'est que l'enfant arrive sans qu'on sache, totalement blanc et vierge de tout jugement, de tout et de tout.

[00:12:34]

Et qu'en effet, il doit par rapport à votre chemin. Ce que je comprends, c'est que vous avez observé avec toute la curiosité d'un enfant, si je pense, des situations qui vous ont peut être semblé synchronisées par rapport à ce que vous ressentez. Puis, à un moment, il a bien fallu comprendre ça. Et puis, comme je ne doute pas que avec tout l'enthousiasme. Attention, on parle d'enthousiasme dans l'apprentissage et dans une tâche. S'enthousiasmer pour apprendre ce que c'est.

[00:13:05]

La violence éducative n'est pas, n'est pas quelque chose de malin. Il faut pour cela de ceux qui nous écoutent. Enthousiasme juste pour apprendre un sujet et et je trouve ça à moi, en tout cas très, très intéressant et très beau. Que cela passe aussi par la rencontre avec votre femme de justement pouvoir comprendre ce que peuvent être les violences, notamment dans l'éducation. Via une relation profonde et intéressante, c'est très intéressant aussi, que ce soit vos échanges sur l'éducation qui a amené cette compréhension.

[00:13:40]

En tout cas, cette approche de violence parce qu'on cherche une espèce de méta niveau de méta niveau à tout ça. On parle de deux petites situations du quotidien, on n'a pas appris comme quelqu'un d'autre ou on n'a pas été éduqué comme quelqu'un d'autre. Puis on passe à l'échelle supérieure alors que c'est parce qu'il y a un système éducatif. Et puis ensuite, on passe à un niveau supérieur. Donc, s'il y a un système éducatif, c'est qu'il y a un système.

[00:14:07]

Et puis, il y a un système qui est au dessus de ce qui est. Quel est le méta niveau de tout ça? C'est ça la recherche et la recherche. Comment je pense pour moi par la recherche d'un dénominateur commun à pas mal de mots. Une manière d'élaguer, d'élaguer, d'élaguer le personnel pour essayer de toujours aller vers le général, d'élaguer. Mais mes idées, mes concepts, etc. Pour aller vers l'enfant qui sort de lui parce qu'on essaye de faire entrer en lui.

[00:14:36]

J'aime beaucoup cette image violente et dégoûtante. On essaie tous de faire entrer des trucs. On est là et mettre les doigts pour faire entrer des trucs dans l'enfant. Et puis, on en oublie de regarder ce qui sort de lui. C'était peut être ça, la base. Et puis, je me suis interrogé aussi sur ce que mes parents avaient fait différemment. Pourquoi ils l'avaient fait différemment si ils avaient rien lu? De tout ce que j'ai pu lire, ils n'avaient aucun élément scientifique parce que ça n'existait pas à l'époque, alors que moi, j'ai tout ça.

[00:15:05]

Maintenant, j'ai tout mon travail avec les scientifiques. Pourquoi? Qu'est ce qui les a? Qu'est ce qui les a amenés à tout ça? Et puis, j'ai beaucoup réfléchi à tout ça également avec mon ami Arvine, le cinéaste autrichien qui a fait le film Malfamés, qui nous a amenés à nous rencontrer, mais qui avait fait avant We Feed the World et avant ni après logie de l'épuisement, comme il l'appelle. Ces trois films, tout ça amène à beaucoup, beaucoup de réflexions et à se rendre compte d'une chose en réalité, c'est qu'il y a un moment fatidique dans nos vies.

[00:15:35]

Mais dans le monde aussi, où nous quittons la confiance pour passer à une notion de. Défiances à une motion de censure générale envers l'enfant, envers nous mêmes, etc. Donc, en réalité, c'est parce qu'on a quitté la confiance. Donc du coup, on passe à une autre. Un autre méta niveau qui est celui de la confiance. Et pourquoi on quitterait cette confiance? Et c'est là qu'intervient un concept que j'ai mis beaucoup de temps à comprendre, donc à essayer d'expliquer qui est celui de l'enfant blessé.

[00:16:10]

Et du coup, je reconduit toutes les violences ordinaires qui font qu'il y a des enfants qui meurent chaque année sous les coups de leurs parents, jusqu'à des plus petits détails, comme les gros yeux dont on parlait tout à l'heure où le marchandage du quotidien ou le marchandage pédagogique qu'on connaît et qu'on voit tous ou qu'on ne voit pas et qu'on connaît, mais qu'on ne voit pas comme tel, en tout cas. Il y a donc quand même une source commune à tout ça.

[00:16:40]

Et la source commune à tout ça, c'est que cet enfant blessé, et c'est pour ça que pour moi, ça commence très, très, très, très, très tôt, puisque ça commence avant notre naissance. Mais il faut bien commencer quelque part. Alors je vais essayer de rendre clair l'idée. Même si on a tous un enfant blessé en nous, c'est parce que nous nous voyons aujourd'hui encore chacun d'entre nous, comme nous avons été vus quand nous étions enfants.

[00:17:02]

Alors, l'enfant très, très tôt, très, très, très tôt, reçoit le message qu'une telle clé n'est pas terrible et on s'en rend pas compte, mais c'est une des choses les pires qui soient puisqu'on a tous envie qu'on nous dise l'inverse. Mais donc, tel que tu es, c'est pas bien, c'est un message. C'est l'un des premiers messages que nous percevons déjà avant la naissance. On nous compare à des tableaux. Les parents supplient les courbes d'être au 50e percentile et ils sont soulagés.

[00:17:36]

C'est au dessus. On est déjà dans un certain dans un certain jeu où je ne dis pas que ce n'est pas utile, tout ça. Je ne dis pas. Je dis juste qu'il a une attitude derrière ces courts. Pas que les courbes sont mauvaises. Mais il y a des attitudes derrière ces courbes qui font que si l'enfant est en dessous de la courbe, on aimerait bien qu'il change et qu'il soit dessus. Des fois, c'est inquiétant. Simplement, c'est déjà un certain message qu'on est en train de préparer.

[00:18:04]

Même si on ne peut pas encore le lui communiquer, on ne sait jamais. Mais ensuite, il vient au monde et vie prend une métaphore. Vous allez tous reconnaître. Ensuite, il vient au monde. L'enfant et ses parents sont dans la tempête. Vous vous souvenez de lui quand les Allemands sont sacrément dans la tempête? En fait, pour notre peuple qu'on appelle la maltraitance, qui pas justement dans cette tempête, notamment chez les humains et chez le père, c'est une contraction du mot maternité.

[00:18:37]

À l'adolescence, ça ne se passe, rien n'est rien.

[00:18:44]

Et comme on l'attendait, tout est tout nouveau, tout est différent. On est si fatigué. Et et puis on s'attendait pas à tout cet amour tant d'amour, tant d'amour. Et tout ça, donc, ça nous bouleverse. On est fatigué, le corps est bouleversé. La constellation est bouleversée. Si on était en couple, voilà qu'on ait trois priorités. Voilà que tour à tour. Et puis, ce n'est pas parce qu'on y est forcé, c'est souvent parce qu'on le veut.

[00:19:15]

C'est un tel bouleversement et on est tellement angoissé. Et en plus, on est sous l'emprise de certains paradigmes qui fait qu'on a envie d'être de bons parents. Alors, on y reviendra. J'espère un concept du bon parent, parce que ça aussi, c'est une sacrée. Une sacrée sacrée pression qui nous est mise et j'y tiens beaucoup. Parce qu'en réalité, il commence déjà là. Ce je suis en train de décrire et donc dans cet état particulier, disons, et pas toujours facile, dans lequel on est en tant que parent d'un enfant qui vient de naître.

[00:19:40]

On percute plus ou moins violemment le monde et le monde vous percute de manière nettement plus violente qu'on ne l'avait imaginé puisque on ne s'en rend pas compte et les autres non plus. Tout ça, c'est de la bonne volonté, paraît il, puisque tout le monde va venir avec notre à notre rencontre avec une question gentille et apparemment innocente. La petite question qui tue la petite question gentil que vous allez reconnaître et qui est alors fait ses nuits blanches? Alors pourquoi un blanc?

[00:20:13]

Parce qu'un enfant qui fait ses nuits en tentant de se trouver des scientifiques vous diront tous la même chose. Un enfant qui fait ses nuits, ça n'existe pas. Un enfant fait ses nuits, c'est si il y en a un sur mille qui fait ses nuits et c'est en général pathologique, donc dans l'immense majorité des cas, ça n'existe pas. C'est très, très drôle parce que les personnes qui vous posent la question ont eux mêmes, en général eu des enfants qui n'ont pas fait leurs nuits.

[00:20:40]

Cependant, on pose la question qu'est ce qui fait signaleront? On pourrait penser qu'elle est gentil, mais le problème, c'est que tout le monde la pose. Les grands parents, les parents, les amis, le chauffeur de taxi qui vous ramène de la maternité, fait ses nuits, etc. Et puis, les gens au supermarché, il faudrait presque mettre la main dessus.

[00:21:00]

Alors alors oui, il fait ses nunux. Alors, du coup, comme on est déjà très fragilisé, qu'on ne sait plus trop ce qui est bien, si mal qu'il faut, ce qu'il faut pas, etc. Cette question est tellement récurrente vous amène à vous poser, à vous dire. Alors, si tout le monde la pose, c'est donc que c'est important que l'enfant fasse ses nuits. Or, le mien ne le fait pas. Donc, c'est que mon enfant a un problème ou que j'ai un problème, qu'il y a quelque chose.

[00:21:22]

Bref, il y a un problème du moment où on pense qu'on a un problème dans le paysage, on se met à aborder son enfant d'une certaine manière. Et là, c'est très subtil parce qu'on entre dans le non-verbale. C'est la langue, les enfants, les bébés, mais que tout le monde, en réalité, comprend et parle le mieux et le non verbal. On va lui donner à ressentir la chose suivante. Je t'aimerai plus si tu dormit plus.

[00:21:48]

Et ça, c'est un coup de poignard invisible, apparemment indolore, mais c'est douloureux parce que ça veut dire Battelle, que tu es là, mon grand, ma grande. Ce n'est pas aussi bien que ce serait si tu correspondait à mes attentes, à celles du monde et ça entraîne quelque chose. Cela veut dire que pour que je t'aime complètement, il faudrait que tu changes. Il faudrait que tu corresponde à mes attentes. Il faudrait que tu d'orme des et donc toi, en plus, tu ne peux pas.

[00:22:16]

Je suis en train déjà de te demander de ne pas être toi. C'est un message qui nous arrive donc très, très tôt, très, très tôt, et qui n'arrête plus toute une vie durant. On n'arrête plus de nous faire ressentir un tel que ce n'est pas aussi bien que si tu changé, comme si tu faisais des progrès à faire des progrès que si tu d'améliorer. Et donc, du coup, du coup. Voilà. L'émergence de l'enfant blessé, sachant que ça n'arrêtera plus et que nous continuerons à nous voir comme nous avons été vus et que, comble de fatalité, nous poserons ensuite sur nos propres enfants le regard qui a été posé sur nous parce qu'on n'en connaît pas d'autres et que cet enfant blessé, c'est terrible.

[00:22:53]

Parce qu'en réalité, lui, ce qu'il voulait entendre, c'était Je t'aime parce que tu. Comme tuer. Voilà la clé des choses. C'est aussi simple que ça et ça, c'est de la confiance inconditionnelle. C'est quoi cette notion? Parce que la confiance inconditionnelle pour moi, elle est. Elle vient avant l'amour inconditionnel. On pensait que l'amour inconditionnel, c'était de dire à un enfant je t'aime, mais ça suffit pas du tout parce que ce je t'aime.

[00:23:20]

Et c'est là la racine de la violence éducative et de la violence ordinaire. Tout simplement cette idée qu'il va falloir faire entrer dans autre chose que ta nature. C'est de cette violence ordinaire s'inscrit dans la petite virgule qui vient après ce Je t'aime, mais je t'aime virgule. Mais je t'aimerai davantage, si. Mais si, et ce poignard planté dans notre nature qui nous donne dès le début l'idée que bein on est pas terrible comme on est, qu'il vaut mieux qu'on soit autrement, mais l'amour inconditionnel ne suffit pas.

[00:23:53]

Le je t'aime ne suffit pas. Il nous faut la confiance inconditionnelle qui, seule, garantit l'amour inconditionnel et la confiance inconditionnelle. C'est je t'aime parce que tu es comme tu es, je t'aime parce que tu es comme. C'est la clé des choses et on va voir. Au cours de cet entretien, je suis sûr qu'on va avoir plusieurs occasions de revenir à 7 à 7. Pour moi, ce niveau se mettre à niveau de toute la problématique qui va nous occuper par la suite.

[00:24:19]

C'est extrêmement, c'est extrêmement intéressant parce qu'il faut que j'assimile en direct les informations, non, moi je trouve ça passionnant, extrêmement intéressant. J'ai noté, j'ai noté différentes choses déjà. Clairement, je ne peux que vous rejoindre sur ce niveau de confiance inconditionnel et j'ai envie de dire que c'est aussi un juste retour des choses parce que notre enfant a pour nous un amour inconditionnel, mais avec et c'est intéressant de donner en face une confiance inconditionnelle aussi.

[00:24:54]

Le côté de l'enfant blessé, c'est passionnant. Moi, ça me parle beaucoup. Je parle un peu de moi. Ça me parle beaucoup parce que là, on se parle comme quand vous dites que finalement, on agit avec. On agit avec notre enfant tel que celui qu'on a connu et vécu, forcément. Moi, ça me parle particulièrement. Je vois aussi la notion d'enfant intérieur derrière, mais il y a un point super intéressant et qui m'interpelle parce que c'est une difficulté que moi, je vis au quotidien.

[00:25:24]

C'est que quand on s'en rend compte qu'on s'est fait accompagner, personnellement, je veux une thérapie sur le sujet, qu'on s'est fait accompagner. On se rend compte aussi de quelque chose de terrible. C'est qu'on sait pas faire autrement. Et qui a froid réapprendre rue cablée tout un tas de choses, c'est terrible. C'est ça et au quotidien, c'est un vrai défi. Je suis en train de m'en rendre compte quand on disait comment on s'approche. Mais voilà, je viens de faire un pas de plus dans la bonne approche et c'est terrible parce que c'est un peu d'ailleurs sur le sujet des violences dites éducatives ordinaires.

[00:26:03]

Le message que je voudrais passer aux parents, c'est qu'aujourd'hui, en France, on a une loi et la loi est là et c'est super qu'elle soit là. Et donc, si jamais quelqu'un qui décide des campagnes de sensibilisation et d'accompagnement nous écoute, il est temps peut être d'arrêter de culpabiliser les parents sur ces sujets là et de commencer à se demander comment est ce qu'on fait pour les aider à faire d'une manière qu'ils n'ont jamais connue? Parce que le Grand défi est là.

[00:26:33]

Une fois que finalement, approcher son enfant intérieur, ça demande un accompagnement, ça demande. Mais ça fait tellement de bien que, très sincèrement, nous plonge assez facilement. Mais la vraie question, c'est derrière comment je fais quoi? Une fois que je sais ça, c'est comment je fais. Et là, on a un gros travail sur la violence éducative à fournir, justement, et c'est pour ça que je remercie de cette intervention parce que je trouve que c'est une vraie belle réponse.

[00:27:01]

Caracas puisse se dire voilà ce genre aussi, je pense comme ça avec mon enfant, même si moi, je ne l'ai pas connu. Mais si je fournis cette confiance inconditionnelle à mon enfant de cette manière, ce sera certainement pas parfait. Et j'utilise ce mot à dessein. Parce que quand on pense à la perfection, c'est parce qu'on se compare. Mais en tout cas, ça sera naturel, ça sera à nous. Ce sera la relation pure telle qu'elle est censée être.

[00:27:23]

Alors, c'est parce que je t'aime comme tu veux et change tout. Et c'est une des clés. Finalement, je me méfie toujours de ce qui nous coûte de l'effort. Vous allez comprendre pourquoi je n'ai rien contre l'effort fourni quotidiennement, mais vous allez voir pourquoi il faut que j'essaye de ne pas trop ramifiés. Cependant, nous sommes dans une société. Vous savez certainement qu'un de mes sujets, c'est l'enthousiasme, l'enthousiasme et cette force motrice qui donne des ailes, qui nous permet de déplacer des montagnes.

[00:27:56]

C'est l'état de l'enfance. J'ai beaucoup entouré l'enthousiasme de mes soins pour le comprendre et pour comprendre que toutes les histoires que nous aimons sont des histoires enthousiaste et qu'il n'y a rien d'impossible à celui qui est enthousiaste. Toutes les histoires que nous aimons, celui qui ne savait pas que c'était impossible, il l'a fait, sont des histoires enthousiaste. Et puis, parce qu'elle enthousiasme est une composante indispensable d'une chose dont nous devrons peut être parler aujourd'hui. Une chose qui n'existe pas, c'est drôle.

[00:28:25]

Une chose qui n'existe pas et existe, c'est à dire la notion d'apprentissage. Apprendre n'existe pas. J'adore toujours annoncer ça scientifiquement prouvé et apprendre n'existe pas. Je vous ai dit je vais essayer de ne pas trop ramifiés. Donc voilà lenthousiasme. Parlons d'enthousiasme. J'espère tout à l'heure l'enthousiasme. Nous, nous sommes dans une société qui, ayant tourné le dos aux enthousiasmes individuels, a dû ériger un culte de l'effort. Je ne sais pas si vous voyez pourquoi je veux dire ça.

[00:29:02]

Le culte de l'effort est venu en remplacement d'une pulsion intérieure puisque on nous dit que ce qui ne nous, ce qui nous enthousiasme, n'est pas digne d'intérêt a priori et que ceux qui devraient être l'objet de nos efforts et ce qui en général ne nous intéresse pas, nous enthousiasment pas. On y reviendra. Donc, il a fallu tourner le dos à la notion d'enthousiasme. Non, c'est parce qu'on avait tourné le dos à la notion de tourisme qu'il a fallu mettre sur un piédestal la notion d'effort.

[00:29:36]

Et cet effort, c'est toujours l'enfant blessé. Parce que si je dis bien tel que Thiers, c'est pas bien, il faut que tu changes pourrait être bien. Eh bien, c'est toujours la même chose. Si je te dis tu fais de la violence éducative jusqu'ici, c'est pas bien méchant. Il faut que tu change et si tu changes, entamera. On se retrouve toujours dans cette situation qui est une nouvelle injonction et qui est un rappel de ce que je t'aime complètement pourri que tu Fastnet.

[00:29:57]

C'est toujours la même chose. On en revient toujours à ça. Et donc, si le fait de venir à la confiance menace d'être un travail, un effort, etc. C'est que l'on n'est pas encore. Je prends toujours la notion de peine, d'effort, de travail. Je la prends toujours comme ONAS à laquelle, mesurée par la quantité d'efforts à fournir, mais l'angle sous lequel on attaque la chose, et tout simplement en ce qui concerne l'enfant, c'est quand même un peu plus simple, n'est pas de chercher à partir, c'est qu'il faut cesser.

[00:30:25]

C'est ce qu'ont fait mes parents de partir des idées, des concepts, des concepts que les adultes ont en tête au sujet de l'enfance. C'est ce qu'on fait quand on dit à l'enfant et je t'aimerai plus situe, dormez plus. C'est à dire qu'on remplace sa nature par notre concept de ce que serait l'enfance si elle est faite, de ce qu'est l'enfance et de ce que nous aimerions voir changer notre enfant pour qu'ils correspondent à ce concept. Donc, en renonçant à notre concept de ce que devrait être l'enfance, alors c'est un peu difficile.

[00:30:58]

Là aussi, c'est difficile. Comment renoncer à ces concepts puisqu'on n'en connaît pas d'autres? Mais arrêtons de partir de nous, tout simplement. Arrêtons de partir de nos expériences qui sont généralement mauvaises. Arrêtons de partir de ce qui existe. Et par contre, l'enfant, parce que l'enfant est un novateur comme tous les enfants, sans différence que l'enfant va est, c'est forcément inattendu et c'est forcément inconnu. Ça n'a encore jamais existé avant l'avènement de cet enfant et c'est profondément intéressant.

[00:31:21]

Ça devrait attirer une profonde curiosité, un profond intérêt, une profonde, un profond respect des droits de l'enfant, ce qui va sortir de cet enfant là, maintenant et inédit dans l'histoire de l'humanité. Et pourtant, il y en a eu des humains. Ineptie dans l'histoire du monde. Pardon, donc, de se dire ça déjà. Ça, c'est un changement d'éclairage, un changement de perspective et ça nous permet d'aborder peut être l'enfant d'une manière différente. Du coup, sans effort, mais avec une curiosité, avec un certain attrait pour nous, ce nouveau là.

[00:31:51]

Et du coup, automatiquement, on est dans une attitude déjà un peu différente et c'est pour ça que c'est une question d'attitude et de méthode. C'est pour ça que je me suis un peu toujours dans les brancards quand on essaie de me faire entrer dans la catégorie. Bon bah voilà, on va parler de Colling maintenant ou on colle à la maison ou on va parler d'éducation violente. On va parler de Montessori, on va parler de freiner. On va parler de Stannard, la sacro sainte trilogie.

[00:32:14]

Non, non, non, non, non, non. Parce que tout ça, c'est des méthodes. Encore une fois, un mème que même le Skilling Will l'IDEF l'instruction en famille, choses dont on pense que je suis prêt. Et je ne suis pas loin puisque je l'ai vécu et je le vis avec mes enfants. Mais tout ça, ça reste des méthodes. Moi, je parle d'une chose qui est bien avant, qui est l'attitude, l'attitude dans laquelle on rencontre un enfant.

[00:32:33]

Et donc, c'est intéressant parce que ce dont nous souffrons, c'est de cet enfant blessé et de cet enfant blessé auquel il a toujours été dit que je t'aimerai davantage si tu changé. Mais à partir du moment où nous disons à un enfant le nôtre, par exemple je t'aime parce que tu es comme lui et que nous le disons dans le non-verbal, ça fait appel à des choses très profondes en nous. Et du coup, nous traversons le miroir en tenant compte de l'autre côté et on est en train de le dire par notre attitude à tous les enfants, à tous les enfants du monde y compris.

[00:33:04]

Et c'est là qu'a lieu une chose qui arrive d'elle même et qui n'est donc pas un effort, y compris à l'enfant blessé. Comportons soit qui, probablement pour la toute première fois de sa vie, entend ce je t'aime parce que tu es comme tu es. Et ça. C'est juste. C'est juste une promesse de ma part, une invitation à traverser ce miroir, parce que ça, ça change tout. Du coup, on se met à tout éclairer de manière différente.

[00:33:28]

On parle parce qu'on part. D'ailleurs, on part de la confiance au lieu de partir toujours de la méfiance de la motion de censure envers soi même. Mais cette motion de censure envers soi même, c'est évident, puisqu'on n'a pas arrêté de me dire que nous sommes. Ce n'est pas suffisant et que, du coup, on n'a pas arrêté de se voir avec les yeux des autres. On n'a pas arrêté de se voir avec les yeux des autres qui fait que l'on est ceci ou cela.

[00:33:47]

On est plutôt paresseux, plutôt manuel. On est le sport, ce n'est pas pour moi et ça conduit comme ça à un jugement de soi même complètement hallucinant, dont le point culminant est l'une des phrases les plus absurdes qui soient et qui pourtant, l'une des plus, dites, vous, allez la reconnaître, c'est la fameuse phrase Je suis nul en math. Reprenant cette phrase, je suis hors jeu, mais c'est toujours la première victime, ça peut être autre chose.

[00:34:15]

Ça peut être tout, c'est tout. Finalement, si je suis nul en prenant le vol, tant pis pour lui. C'est de la métaphore du jour. Jeux Première personne, je suis du verbe être nul. C'est un jugement de valeur épouvantable sur sa propre personne.

[00:34:33]

Or, j'ai la chance de travailler que de nombreux scientifiques anri de cette phrase parce qu'elle est ridicule du point de vue scientifique, puisqu'il n'y a pas un seul mot correct dans cette phrase. C'est marrant qu'une des phrases les plus employées sur Terre ne contiennent aucun mot correct. La phrase correcte, scientifiquement correcte au moment de dire ce que l'on dit, quand ce que l'on ressent, quand on dit je suis nul en math. La phrase correcte, scientifiquement correcte, serait la suivante les mathématiques ne m'intéressent pas.

[00:35:04]

Ça, c'est complètement autre chose. C'est la seule vérité, c'est la seule vérité. Alors revenons en à ma joie d'annoncer que àprendre n'existe pas, àprendre n'existe pas parce que notre cerveau n'est pas fait pour ça. Donc, je travaille avec des neurobiologistes en Allemagne et en Pologne. Notre cerveau n'est pas fait pour apprendre. Il n'est pas du tout optimisé pour ça. C'est d'ailleurs pour ça qu'on adore pas apprendre. Bon, c'est aussi parce qu'on a fait un amalgame fâcheux et complètement incompréhensible quand on arrive d'ailleurs comme moi, entre apprendre et apprendre par coeur.

[00:35:35]

Apprendre et apprendre n'est pas une chose qu'on peut faire et non du point de vue scientifique non plus, apprendre ne peut pas se faire apprendre n'est pas une chose que nous faisons. Apprendre est une chose qui nous arrive et du point de vue scientifique, c'est ça. En effet, c'est aussi ça. Mais malheureusement, on a confondu, apprendre et apprendre par coeur. Et là, c'est un grand malheur. Parce qu'à apprendre par cœur, c'est une chose qui peut se faire sans efficacité, mais qui peut se faire, à l'inverse, d'apprendre qu'il ne peut pas se faire.

[00:35:59]

Notre cerveau n'est pas fait pour apprendre et ne même pas mémoriser des informations parce qu'il n'est pas fait pour ça. Il est optimisé pour autre chose. Il est optimisé pour résoudre des problèmes. Et à ce jeu là, il est excellent pour résoudre des problèmes. C'est notre notre optimisation. Et si, à l'intérieur d'une recherche de solution, une information est pertinente pour résoudre un problème, alors allez mémoriser très volontiers par notre cerveau. Et elle l'est pour toujours.

[00:36:25]

Pour le dire en des termes un peu plus techniques, notre une information pour être retenu doit activer les centres émotionnels dans notre cerveau. Si elle n'active pas les centres émotionnels, l'information entre par une oreille et sort par l'autre, ce qui conduit à des statistiques absolument hallucinantes. C'est que tous ceux qui nous écoutent alors qu'ils aient oublié 80 des choses qu'ils ont dû apprendre. Tout simplement parce que leurs centres émotionnels n'étaient pas activés au moment où ils lendu les engranger.

[00:36:55]

Cela a été de très courte durée, parfois même impossible à certains que certaines personnes avec lesquelles j'ai parlé ont eu beau se répéter en boucle des dates. Elle était passionnée d'histoire, mais pas par les dates de l'histoire. C'était à l'époque un Walkman avec les dates en boucle et le jour de l'examen, plus rien. Ça, c'est encore une autre raison de ça. On peut aussi en parler. Ça, c'est une autre forme de violence qui nous fait perdre quelque chose de très précieux.

[00:37:20]

Il faut bien faire un peu de teasing pour la suite. On est déjà à une demi heure et donc donc les 20 que tout ce que vous n'avez pas oublié, les 20 que nous tous n'ont pas oublié. Et c'est facile d'en faire l'analyse exactement. Les 20 qui vous ont intéressé au moment où vous les avez rencontré, qui vous concerner, qui vous touchez la personne? Vous touchez la thématique, vous touchez. La thématique était en lien avec une thématique qui vous enthousiasme, etc.

[00:37:47]

C'est pour ça que les centres émotionnels étaient activés et qu'aujourd'hui encore, vous n'avez rien oublié. C'est intéressant de constater donc qu'apprendre ne peut pas se faire puisqu'il n'y a aucune chance. Toute tentative, la répétition, les devoirs à la maison, les devoirs à la maison qu'ils ont. En passant, la reconnaissance du fait que la méthode n'a pas fonctionné là où elle a été pratiquée et qu'il faut encore augmenter à la maison alors que ça ne marche toujours pas puisque ça ne peut pas rester sans activation des centres émotionnels, ça ne peut pas fonctionner.

[00:38:18]

J'aime beaucoup, j'aime beaucoup. Reprenant, reprenons le fil, n'est ce pas? Je suis nul en math n'existe pas puisque juste, ce n'est pas la faute des mathématiques. Ce n'est pas la faute de moi. C'est juste la faute d'un point de rencontre qui n'était pas opportun. Et là, ça devient un grand soulagement parce que ce n'est pas ma personne qui est nulle. Mais on continue. On continue à se voir avec ces yeux là, à penser qu'on est nul et toute notre vie.

[00:38:53]

On va transporter ça effectivement jusqu'au moment où peut être une rencontre comme celle d'aujourd'hui suffit à faire. Mais il y a un autre éclairage des choses. Mais finalement, finalement, le fait que je n'ai pas appris les maths, c'est peut être un bon signe. Peut être que j'ai encore défendu quelque chose de ma nature en moi. Finalement, ce n'était peut être pas répréhensible. Finalement, on commence à éclairer les choses d'une manière un peu plus libre et peut être en enlevant.

[00:39:18]

Et puis ça aussi, j'en reparlerai probablement, j'espère. Fond.

[00:39:21]

C'est ce satané couvercle de toutes les injonctions, justement. Pour le coup, on voit plein de choses sur lesquelles on va revenir. Là, je parlais d'injonction. Donc ce qui m'intéresse pour le coup, comme lien intéressant pour moi, ce serait avec la notion de bons parents que vous avez évoquée? Oui, parce que mine de rien, on ne voudrait pas non plus que les parents pensent que les parents qui nous écoutent puissent penser qu'il y a un problème et c'est eux.

[00:39:59]

Subissent aussi, et nous subissons tout un tas d'injonctions exactement à être des bons parents. Et c'est quelque chose qu'on a qu'on a largement évoqué dans la saison 1, notamment avec pendant les focus. Je pense que je me permets aussi de citer nombre de Boisvert qui avait fait un excellent post sur Instagram où elle parlait de la tchékiste du parent parfait. J'ai adoré cette comparaison. Pour le coup, pour le coup, le bon parent, c'est quoi le concept général du bon parent cocotte minute, couvercle vissé qui, brulante, souffre depuis l'enfance, déjà depuis toujours.

[00:40:38]

Mais alors, le concept du bon parent, c'est sûr. Il faut faire GABS. Être un parent, c'est déjà Cédrik. C'est difficile. Prépare toi parce que ça va être difficile. Déjà, tu vas plus dormir dans la dosant. Ça, on s'adapte. Mais donc attention, tu vas déjà, tout va changer, etc. Tu vas plus. Dans le même temps, c'est déjà assez difficile. Rien que pour, ça n'existe plus, je fais déjà la liste.

[00:41:05]

Et puis attention, 2T décision d'aujourd'hui dépend l'avenir de tes enfants. Fais gaffe à prendre les bonnes décisions. J'étais déjà en train de te prendre deux, trois couches d'injonctions. Et puis, il ne faudra pas rater les moments importants. Il ne faut pas rater. C'est très important. Les moments charnières, les moments. Il ne faut pas rater le moment, par exemple pour ton enfant soit propre. Attention de ne pas rater le moment, Cédric. Parce que sinon, si tu rates le moment pour être propre de ton enfant, il est très, très défini.

[00:41:33]

Il y a même des témoins, des moyens très simples de savoir si c'est le cas ou pas pour ton enfant. Toi, fais gaffe parce que je suis au troisième degré. J'espère que tu donc fais gaffe de ne pas louper le moment où ton enfant doit devenir propre. Parce que si tu loupes ton le moment, ton enfant doit devenir propre. C'est ce qui va se passer. Ça sera loupé et pour toujours. Après ton cas, il aura 45 ans, il se baladera dans les rues avec des couches et il te fera une double honte.

[00:42:01]

La honte numéro un, c'est qu'il dira bien oui, voilà, je le porte encore des couches. Mais deuxièmement, c'est parce que mes parents ont loupé le bon moment. Du coup, c'était foutu. C'est comme ça. Il ne faut surtout pas louper le bon moment pour faire les bonnes corrections. Il y a des bonnes corrections au bon moment. N'oubliez pas non plus d'avoir la bonne dose d'autorité. N'oubliez pas qu'il n'y a qu'un chef. Il faut que ce soit toi parce que c'est pas toi.

[00:42:28]

J'adore. J'ai écouté récemment Pierre Desproges qui dit oui de temps en temps. Il faut bien s'aider un peu, sinon tu te fais marcher dessus en parlant de ses enfants. Et donc, il ne faut pas te faire marcher dessus. Il ne faut pas, il faut le corriger. Les bonnes choses de corriger les fautes que font les enfants, par exemple. Je vais donner un exemple concret à ces deux garçons qui a quatre ans et un autre qui a 10 ans bientôt 11 qui ont tout bouleversé dans ma vie.

[00:42:59]

Même mes convictions dans certains cas. Mais Benjamin, il y a un an, il disait Bibi pour cuillère, je ne sais pas pourquoi. Voilà, c'est l'histoire de Benjamin. Pourtant, il nous entend dire cuillère. Voilà où il dit Bibi. Et là, il y a là. Ça dit que ça a choqué tant il faut le corriger. Il faut dire que c'est pas faux. Il faut corriger des violences éducatives, mais corrigées, c'est à dire penser que l'enfant n'est pas dans le droit chemin et qu'il va nous être reconnaissant de lui avoir mis, n'est ce pas?

[00:43:30]

Il ne faut pas lui dire non. Alors, prendre la cuillère et dire ça, c'est une cuillère. Tu veux quoi, bibi? Ah non, je n'ai pas de bibittes, mais une cuillère, si tu veux aimer Bibi. En même temps, tu diras Bibi et je pourrais pas la donner. Voilà, c'est horrible ce que j'ai dû comprendre que c'était tout. Derrière ça, ce n'était pas juste des gens qui prenait un malin plaisir à torturer un enfant en faisant semblant de ne pas comprendre une chose qu'ils ont compris parce qu'il ne faut pas.

[00:43:55]

Il ne faut pas et il ne faut pas être dupe. J'allais dire un gros mot à l'intérieur de notre famille. On a bien compris que bibi, ça veut dire cuillère. La communication fonctionne. Il dit le mot bibi. Il obtient une cuillère. La communication a parfaitement fonctionné. Mais alors là, c'est pareil. Faut, il ne faut pas se louper. Il faut corriger à temps. Parce que si on corrige pas à temps déjà, ça prouve que l'enfant est tordu, mais le même droit, sinon il poussera à droite.

[00:44:23]

C'est comme mettre un tuteur. Et donc, si tu ne remets pas dans le droit chemin. Un jour, Benjamin ira dans un café.

[00:44:32]

Il dira Un garçon, s'il vous plaît, baby. Le garçon comprendra pas ce que ça veut dire, Bibi. Du coup, il sera bien embêté. Il en voudra que tu ne l'ait pas corrigé à temps. Donc voilà, c'est une pression. C'est cette nécessité d'être des bons parents et de bien faire ça, de bien faire ceci, de bien faire cela, de bien porter, de bien nourrir de bonnes choses et de faire les bons choix éducatifs et de faire les bons choix de la bonne école, la bonne crèche, les bonnes couches, etc.

[00:44:58]

Etc, etc. Et ça n'arrête plus, ça n'arrête plus, ça n'arrête plus. Et cette pression de ces injonctions multiples? La nécessité d'être un bon parent. Quelle pression, quelle qu'elle Cocotte-Minute! C'est une cocotte minute qu'on reconnaît d'autant plus qu'on est baigné dedans depuis notre plus tendre enfance, où on a commencé, dès notre plus tendre enfance, à faire brûler le feu des attentes sous la cocotte minute, couvercle vissé, en nous disant Tu sais, il faut que tu sois sage, sage et très intéressant.

[00:45:20]

Sage. C'est dire comme tu es sage, c'est dire je te vois parce que tu es invisible. Parce que dès que tu es visible là, tu tu as un contre un, tu as un comportement perturbant, tu dérange. Donc tu es sage, je te vois parce que tu es invisible dès que tu deviens visible, tu dérange, donc tu n'es plus sage. Excusez moi, ce n'était pas ça. C'était donc il faut que tu sois sage.

[00:45:39]

Il faut que tu écoutes. Il faut ensuite à l'école. Tu écoutes bien parce que si tu n'écoute pas bien, si tu n'apprend pas bien, tu auras de mauvaises notes. Et si tu n'as pas de bonnes notes, eh ben, tu pourras pas faire de bonnes études. Si tu ne fais pas de bonnes études, tu n'auras pas la possibilité d'avoir de bons diplômes et si tu n'as pas de bons diplômes, tu n'auras pas de bon travail. Et si tu n'as pas de bon travail, tu n'auras pas d'argent.

[00:46:00]

Et si tu n'as pas d'argent, tu n'auras rien, car qui n'a rien n'est rien et tu n'auras rien. Tu n'auras pas pas d'enfants, pas de mari, pas de maison, pas de voiture, pas de chien, rien. Tu n'auras rien et la pression monte et la pression monte et la pression monte. Elle devient écrasante et elle continue comme ça. Elle passe de l'enfant aux parents et cette pression monte, monte, monte toutes et tout, tout, tout, tout, tout là.

[00:46:22]

Tout le secret serait là. C'est dans le vide, dans le discours. Je t'aime parce que tuer. Comme tuer. De quoi ont besoin nos enfants? Aucune idée. Personne ne sait ça. Toute personne qui nous balance les enfants ont besoin de ceci. Les enfants ont besoin de règles. Les enfants ont besoin de besoin d'eux. Besoin, mais reportons lui a une autre forme de ismes. Je me mets du haut de son mètre 88 face à une femme assise et je lui dis, en venant bien bien proche, lui dire Et moi, je sais ce dont les femmes ont besoin.

[00:47:02]

On peut avoir un consensus avec. On peut avoir un consensus, c'est à dire qu'on a avancé sur certains isme, mais pas du tout sur d'autres. On peut avoir un consensus avec un consensus. On peut avoir toute une salle qui est d'accord quand on leur dit les enfants ont besoin de limites? Oui, parce que sinon, c'est le chaos. Toute une salle qui dodeline de la tête. Oui, il a raison quand même. Et puis après, tu viens, tu leur dit plein de choses.

[00:47:23]

Les femmes ont besoin de limites et là, ça passe plus du tout. J'ai juste changé un mot. J'ai rien changé à l'attitude. Et là, parce que j'ai changé un mot. Du coup, ça devient inacceptable. Or, cette injonction d'être de bons parents repose sur l'idée que certains de ceux dont les enfants ont besoin. On ne peut pas savoir ce dont les enfants ont besoin parce que tous les enfants sont différents. Par contre, ce que l'on peut voir quand on arrive, on arrête de partir de notre idée qu'ils ont besoin de quoi?

[00:47:48]

De nous, donc, de notre grand savoir et de notre expertise. Quand on arrête de partir de cette idée là et qu'on se demande ce qu'il cherche, ce que les enfants cherchent, donc ce que nous cherchons tous parce que nous continuons à chercher ce que nous cherchions quand nous étions enfants. Et là aussi, on est un méta niveau de la recherche. Qu'est ce qu'on cherche tous? On cherche un port d'attache. Nos enfants cherchent un port d'attache et je ne vais pas refaire des podcasts sur l'attachement que vous avez dû faire.

[00:48:14]

Mais ce sont ceux. Ce port d'attache, c'est à dire cet endroit de sécurisation, est un endroit non géographique. C'est un endroit non géographique où l'on dit dans le non-verbal je t'aime parce que tuer comme tuer et Kante, j'en ai presque fini. Cédric Kante En tant que parent, on a réussi à donner dans le non-verbal à l'enfant son port d'attache de ce je t'aime. Parce que tuer comme tuer. Mais voilà, là, on peut se caler dans son fauteuil comme je le fais et croiser les mains derrière la tête, mettre les doigts de pied en éventail et se servir un bon coquetel parce que le on ne peut prendre ses vacances.

[00:48:56]

On a déjà fait tout ce qu'il est nécessaire de faire pour être un bon parent. Nous avons fait tout ce que nos enfants, nos enfants attendent de nous quand nous leur avons donné ce port d'attache qui n'est autre qu'un lieu non géographique, je le répète, dans lequel on te donne à sentir de manière non verbale que l'on tienne parce que tuer comme tuer. Si on a fait ça, on a déjà été un bon parent. On n'a fait aucun effort, on peut complètement se détendre.

[00:49:21]

Le reste, c'est du bonus. Le reste, surtout, c'est une merveilleuse histoire que notre enfant écrira lui même parce qu'une fois qu'on a un port d'attache, on se livre à une autre de ces dispositions spontanées qui est d'aller dans le vaste monde à la rencontre de la diversité des autres, avec le désir de la diversité des autres. Sachant que la diversité, c'est l'enrichissement que toi et toi et moi différents. Bien, on va faire des choses qu'on ne pourrait pas faire si on était seul ou si on était tous pareils.

[00:49:48]

Et c'est ça, cette notion d'altérité, d'enrichissement, qui est la nature de l'enfant. Et c'est pour ça que l'enfant ne connaît pas les ismes. Et c'est pour ça qu'il percute les ismes et finalement, se disloque. Des milliers de petits lui qui essayent de l'UIR face à cette lumière perdu, la confiance qu'ils avaient à la base.

[00:50:15]

Et de pouvoir mettre un peu par transparence avec auditrices. Il faut que je mette un peu parce que j'avais lintensité dans ce qui se passe en moi, qui est très forte. Je suis extrêmement fin. Je ne peux que je sais pas si j'ai déjà été autant d'accord de tout mon être avec quelqu'un quand il parle déjà. Schachter, je tiens à vous le dire et je pense que c'est un message important et terriblement puissant parce qu'il est aussi terriblement simple, finalement, et qui va résonner en plein plein de gens.

[00:50:53]

Merci pour ces mots. Je trouve ça magnifique. Je vais échouer pour le coup, changer, changer de sujet parce qu'il y avait une autre notion qui était super intéressante. Alors on parlait de la case jeunesse Koning, de tout ça et d'ailleurs par transparence aussi. À la base, pour être pour parler divers, non dinstruction en famille. Et on a eu des échanges très intéressants. Et là, on se parle de méthode. On parle aussi de notion de performance.

[00:51:23]

Qu'est ce qu'on doit réussir à atteindre? À quel moment? Ce n'est pas bon et je vais vous poser une question. Qui est tiré d'une citation que vous avez vous même utilisée? Je pense que vous la reconnaîtrez. J'ai envie de dire que finalement, quand on s'intéresse comme ça, one's Koning, est ce qu'au lieu de chercher une instruction alternative, on ne cherche pas une alternative à l'instruction, mais parce qu'on cherche une alternative à une certaine attitude et l'instruction déboule d'une certaine attitude?

[00:51:53]

Alors oui, bien sûr. Oui, et c'est là que c'est là que c'est intéressant. Parce qu'au final, moi, ce que je comprends dans votre propos, c'est que arrêtons et c'est ce que vous avez dit au tout début. C'est génial parce qu'au fond, il faudra bien écouter le podcast pour bien faire tout le bien. Ce que vous allez dire, c'est qu'au final, dans cette notion d'instruction, il y a cette notion de faire rentrer quelque chose dans l'enfant.

[00:52:14]

Finalement, l'idée, c'est de laisser émerger, de laisser jaillir. L'idée, c'est finalement d'avoir confiance, encore une fois, l'idée d'être dans la confiance ou d'être dans la peur. Et donc. Mais si on se met objectivement à observer nos enfants, nous ne pouvons que plonger intensément dans la confiance et du coup, quitter le royaume de la peur parce que eux n'ont pas. Ces peurs qui nous pétrifie et eux vont nous montrer à quel point. Donc, on parle de quoi Cédric dApprentissage, on parle, on parle de web, d'apprentissage.

[00:52:49]

D'accord, alors je disais tout à l'heure et finalement, les ramifications se rejoignent.

[00:52:56]

Il y a un grand plan qui fait la voix off. On parle d'apprentissage, on passe sur la notion d'apprendre et on était s'adresser à tout le monde. Et là, je voudrais une notion d'apprentissage. Je s'intéresse à ceux qui font de Lebeuf et qui sont dans cette suppression de l'instruction en off ou pas, d'ailleurs. Moi aussi, j'ai beaucoup de choses qui me touchent énormément parce qu'il y a un effet miroir. Il y a le jeu auquel on joue.

[00:53:28]

Je ne suis pas sûr que. Je pense que ça s'entendra, mais quand je fais ça, ça a un poids émotionnel immense. Du coup, il y a une résonance. Du coup, je perçois cette résonance et du coup, elle me fait ressentir des choses par rapport aux choses que je ressent, par rapport aux choses que vous tois tout à l'heure. Vous émettez en retour qui amène? Je ne pas un discours préparé. C'est ce que que du ressenti, de l'émotion, tout ça.

[00:53:55]

Merci. Merci pour cette C-7. Ça se, ce renvoi. Deux choses qui sont tellement par delà le verbal. Et du coup, derrière, on vient de me donner l'occasion de trouver des mots pour ces choses là. Des mots pour des mots MMX. Donc on disait oui, alors. Je disais tout à l'heure que tout à l'heure, j'ai dit que je tiens à le répéter, nous apprendre à retenir une information, ce que l'on a notre idée d'apprendre à apprendre, retenir des informations.

[00:54:31]

C'est complètement faux, mais c'est ça notre idée de l'apprentissage. Donc retenir une information est une entreprise désespérée si elle est entreprise sans activation des centres émotionnels. Efficacité proche de zéro, garantie de prêt garanti impossible. Après, on peut chercher indéfiniment une méthode permettant d'activer ces centres émotionnels puisqu'on aurait une clé là, ce serait d'activer les centres émotionnels. Je tourne. J'appuie sur le bouton Centre émotionnel activé. Est ce que ça pourrait être une substance? Est ce qu'il y a une méthode qui pourrait activer ces centres émotionnels?

[00:55:09]

Etc. Donc, on peut chercher tant qu'on veut, on trouvera jamais rien. C'est pas possible, c'est pas possible, c'est pas possible, c'est pas possible. Il va falloir qu'on parle d'enthousiasmant. Il va falloir qu'on parle de peur, mais il va falloir que je finisse, que j'étais en train de dire. Ce qui était en train de dire, c'est que vous aurez beau chercher et faire appel à tous les spécialistes ou ceux qui se diront voilà, moi, j'ai développé une méthode super machin, super bidule, super truc qui va faire que, sans s'en rendre compte, s'en rendre compte.

[00:55:38]

Par contre, j'adore le lapsus sans s'en rendre compte, sans s'en rendre compte. Votre enfant va assimiler des choses et donc fournir la bonne quantité d'informations. Vous auriez donné la bonne quantité d'argent en contrepartie de quoi il y aura la bonne quantité d'informations. Reux vos amis au bon moment. C'est tout ce qui compte, c'est de la vomir une fois, on peut l'oublier. C'est ce qu'on a tous.

[00:56:01]

Et donc.

[00:56:05]

On pourra chercher désespérément une manière, quelle qu'elle soit, d'activer ces centres émotionnels. Artificiellement et aucune ne fonctionne. Il n'y a aucune activité. Qui mettent en branle les centres, s'il y en a une. Il y en a eu, il y en a eu. Il y en a une. Et une seule. Jouer. Jouer est la seule activité qui active nos centres émotionnels dès qu'on commence et qui ne les désactive que lorsque nous l'incessant, c'est à dire dans le cas des enfants, si nous n'étions pas toujours en train d'intervenir.

[00:56:40]

Jamais, puisque l'enfant n'arrêtera jamais de jouer. C'est quand même formidable de se rendre compte une invitation à la confiance, de se rendre compte que le seul outil d'apprentissage qui existe et qui soit efficace et la tendance naturelle et préféré de nos enfants et que si nous ne pas, ils ne ferait que ça. C'est à dire que non seulement la première chose que font tous les enfants, c'est de jouer, c'est à dire de se consacrer à l'unique activité qui permet d'apprendre les choses de manière durable.

[00:57:07]

Mais non seulement si ça ne tenait qu'à eux, il ne cessera jamais de s'y livrer. Et donc, voilà un appel à la confiance. Parce que finalement, vos enfants, ils n'ont qu'une envie, c'est de se livrer à cette activité. Alors pourquoi on interrompt les enfants alors? Je disais tout à l'heure mes parents, eux, quand ils ont décidé de ne pas envoyer leurs enfants à l'école, ce n'était pas contre l'école. C'est une notion importante.

[00:57:27]

Faut jamais que ce genre de projet soit contre quelque chose qu'on parle de soi. Et puis, parce qu'être contre les choses, ça ne mène nulle part. Mes parents n'étaient pas contre l'école. Ils avaient personnellement de bonnes expériences scolaires. Maintenant, ils n'étaient pas contre l'école. Ils étaient pour quelque chose. Ils étaient pour les rythme et les rituels de l'enfant et les rythmes, les rituels de l'enfant. C'est pour rien vous cacher le thème de mon prochain livre.

[00:57:54]

Parce que c'est on pense que la liberté, c'est le chaos. Mais la liberté, c'est les rythmes, les rituels, les rythmes, les rituels. C'est notre nature, c'est celle de l'enfant, mais c'est tout à fait une autre thématique pour mes parents. Il était par exemple inenvisageable de faire une chose que nous sommes. La seule espèce terrestre à faire, c'est de réveiller un enfant qui dort. Mais c'est de la violence ordinaire, même pas éducative.

[00:58:20]

Mes parents pensaient pas que l'enfant était un petit être paresseux qui ne se lève pas parce qu'il est juste trop trop paresseux pour le faire. Un enfant qui dort est un enfant qui a besoin de dormir et se réveillera quand on n'aura plus besoin. Déjà pour eux, il était impossible d'interrompre ce rythme là de l'enfant ou d'interrompre les rituels de l'enfant au nom d'un autre, c'est à dire quelque part de la même manière, il est pour mes parents complètement inenvisageable d'interrompre un enfant qui joue pour eux.

[00:58:50]

Il était tout à fait inenvisageable d'interrompre un enfant qui joue parce qu'encore une fois, l'enfant, il joue pour une bonne raison qu'il n'avait pas les explications scientifiques que j'ai désormais. Mais il avait cette conviction profonde. Elle souffrait finalement. Et du coup, ça me mettait dans une situation particulière où l'enfant n'interrompt pas dans son jeu et dans une situation de confiance tout à fait particulière. Parce que, par exemple, lors du rituel du dodo venant, on me parle souvent des questions de structure.

[00:59:14]

Il faut des structures qui sont indispensables. Y'a pas de liberté sans structure, mais c'est une structure organique. C'est à dire que, par exemple, qui est faite de rythme des rituels, ceux de la société, ceux de la famille, ceux de la communauté, ceux que l'on a personnellement. Et donc, quand venait le rituel du dodo et l'une des parties de ce rituel. Un des éléments inamovibles sans lesquels le rituel était incomplet, donc effrayant, c'était l'horreur.

[00:59:35]

C'était 8 heures et demie. Ce n'était pas une heure que mes parents avaient choisi parce qu'ils valait l'extinction des feux valait pour tout le monde en dessous d'un certain âge à telle heure. Non, c'était une heure qui s'était cristallisée dans la vie commune. C'était 8 heures et demie. Si ce n'était pas 8 heures et demie, j'étais aussi perturbé que si la nourrice ou mon grand chien en peluche manquaient, ou si papa ne le faisait pas faire des galipettes jusqu'au plafond.

[00:59:58]

Je pouvais pas m'endormir parce que ce n'était pas la même histoire. Il n'était pas 8 heures et demie, mais s'il n'avait pas de problème à interrompre mon jeu pour aller me coucher, c'est parce que j'avais la certitude absolue que le jeu interrompu maintenant, je pourrais le continuer sans transition demain matin au lever. Personne n'aurait rangé la ferme en Lego et personne ne m'en mènerait nulle part. Cette confiance, c'est juste une interruption au nom d'un autre rituel qui est tout aussi important.

[01:00:22]

Vous voyez, c'est ce soulagement. C'est un soulagement puisqu'il n'y a pas autre chose. Mais nous, rétrospectivement, on se rend compte du soulagement. Mais je ne pas à me faire du souci pour mon jeu. Je ne sais pas. Je n'ai pas à jouer encore le plus longtemps possible, à repousser le plus longtemps possible le fait d'aller me coucher pour pouvoir jouer une minute de plus parce que je ne sais même pas quand sera la prochaine fois que je pourrai jouer.

[01:00:42]

Voilà donc. Un enfant qui joue est un enfant qui apprend, alors c'est phénoménal parce que les enfants ont appris leur langue maternelle sans leçon, sans enseignement. Donc on me dit toujours adonc a pris les choses tout seul. Eh bien non, je n'ai pas appris les choses tout seul. On n'apprend pas une langue maternelle tout seul, on n'apprend strictement rien tout seul. On a appris une langue maternelle parce que les autres parlent et parlent avec nous, parlent autour de nous et au même titre.

[01:01:05]

C'est marrant parce qu'on pose toujours la question lire, écrire, compter. Mais ce sont précisément les trois choses humoristiques qu'on les a mises sur un piédestal. On m'a jamais demandé. On m'a toujours demandé. Moi qui ne suis pas allé à l'école, lâchons le morceau. On m'a toujours dit. Et moi qui n'ai jamais été enseignant, j'ai jamais vécu de l'école à la maison. J'ai eu zéro minute d'enseignement dans ma vie dinstruction. Je pratique lieus avec mes enfants, alors je me pratique officiellement alors que dans la vie, nous ne vivons ni instruction ni famille.

[01:01:33]

Mais bon, puisque la famille, c'est terrible. En effet, pour aller dans le vaste monde, on voudrait nous maintenir confinés dans une famille. À le dessin, je vais me perdre à force d'ouvrir des prof de maths. À force d'ouvrir des tiroirs, on nous dit toujours écrire, lire, compter. L'obsession de tout le monde et de toute ma vie. Moi, on m'a demandé si tu sais lire, écrire, compter, mais on ne m'a jamais demandé si je sais cuisiner, danser et chanter.

[01:02:05]

Jamais personne. Même les couleurs les plus radicaux ne m'ont demandé alors comment tu a appris à danser, à chanter, à cuisiner? On m'a toujours demandé comment écrire, à lire et à compter. Et c'est drôle qu'on ait mis ça sur un piédestal. Parce que précisément, lire, écrire et compter sont les trois matières qu'on ne peut pas ne pas apprendre quand on vit dans une société qui écrit et qui compte.

[01:02:22]

Et du coup, au même titre qu'un enfant a appris sa langue maternelle. Il apprendra à lire et à compter et à écrire simplement. Peut être pas au moment que nous attendons. Et c'est là qu'entre en jeu les rythmes et les rituels de chacun et que, du coup, nous attendons que les enfants sachent lire à ne sais pas quel âge. Et puis, si ça tombe, il y en a qui diront à un an et demi, comme Antonin, mon fils aîné, qui savait lire à un an et demi avant de parler, il savait lire.

[01:02:45]

Vous en aurez d'autres qui attendront d'avoir 8 12 ans. Moi, par exemple, 8 ans pour s'intéresser à la lecture. Mais du coup, il l'oublieront. Pas qu'il s'intéresse à la lecture. Pareil pour les langues. Pareil pour tout. Antonin s'est mis à parler anglais. Je suis incapable de vous dire comment il a appris l'anglais. Ce jeu recoupe légèrement. Je ne suis pas en train de dire regardez comme mon fils, c'est génial. J'entends dire regardez comme nos enfants sont des génies de l'apprentissage et on ne peut pas ne pas apprendre.

[01:03:13]

Alors c'est marrant qu'on se fasse du souci pour les choses qui sont justement celles que nos enfants ne peuvent pas ne pas apprendre. Concernant les mathématiques, une petite partie, les études les plus récentes nous montrent que le cerveau, la partie du cerveau en charge des mathématiques, de la compréhension des mathématiques n'est que très, très rarement développée chez l'enfant avant son âge à peu près de 10 ans. C'est à dire que toute tentative de nous faire rencontrer les mathématiques avant dix ans conduit forcément à une relation traumatique avec les mathématiques.

[01:03:42]

C'est dommage. Or, dans ce cas, ça commence bien avant. Donc, si vous essayez de faire entrer mathématiques d'un enfant dont le cerveau a moins de dix ans, vous allez ne faire qu'une chose, c'est créer un traumatisme. Je connais beaucoup de parents Yusef qui sont inquiets parce que les enfants sont loin des mathématiques à 10 ans. Et bien voilà peu, le petit nombre d'enfants, c'est magique. Un neurobiologiste polonais, quel bonheur de travailler qui, dit il, dit.

[01:04:11]

Les rares rares pourcentage d'enfants dont le cerveau mathématique est développé avant cet âge là sont ceux que plus tard, nous allons nommer. Tous les ans, les enfants doués en mathématiques, doués en mathématiques, ils ont juste un cerveau prêt plutôt que les autres, mais tout le monde est doué en mathématiques pour ça que les mathématiques. L'intéresse et alors là, on en revient donc à l'autre notion. Je vais essayer de faire vite quand même parce qu'elle est importante, mais on a toujours cru que l'intelligence, c'est un autre isme, l'intelligence.

[01:04:47]

On a toujours cru que l'intelligence était génétique, c'est à dire qu'elle avait des gens intelligents et des gens qui ne l'étaient pas. Et on pensait que c'était génétique parce que notre cerveau était programmé par la génétique. On a cru ça pendant des décennies. On a cru pendant des décennies où on croyait que la loi de la jungle de régenter notre monde et que la loi de la jungle, c'est la compétition, la survie du plus fort. Et donc attention soit le plus fort, sinon tu vas te faire bouffer la laine sur le dos.

[01:05:12]

Races? Oui, la vision plus logique qu'on a le travail des scientifiques dans tous les domaines. Maintenant, on sait que Balanant, les lois de la jungle, ce n'est pas la compétition, la concurrence et la survie du plus fort, c'est la solidarité et la synergie et la symbiose. Il y avait des choses passionnantes à dire sur les arbres, sur les micro-organismes et les arbres, etc. Des choses vraiment passionnantes. On n'aura pas le temps de dire ça, mais je commence en général mes conférences par ça pour dire que le monde a complètement changé dans sa vision de la nature, mais pas encore dans sa vision de l'enfance puisque parallèlement à l'idée que nous avions que la nature est une sorte de champ de bataille, on avait l'idée que l'enfant, c'est le point zéro du développement humain et qu'il allait partir du point zéro et se développer et aboutir au point culminant, bien sûr, de toute sa hauteur l'adulte.

[01:05:58]

Cela induisait ce positionnement de l'enfant, les yeux élevés vers l'adulte de l'adulte qui va élever l'enfant. Les mots sont pas là pour rien. Et puis on s'est rendu compte. Et là aussi, alors l'humain surtout mal s'il est mal 6 Blancs ou il s'en est pris dans la tronche ces derniers temps, et peut être pas encore assez, mais il a dû admettre des choses toujours de plus en plus difficile à admettre. L'idée que le soleil tourne autour de la Terre et donc que l'humain est pas au centre de tout ça a été dur à avaler.

[01:06:30]

Cette pilule là, il y en a eu plein comme ça et visiblement pas assez. Il a dû se prendre dans la tronche. Par exemple, il n'est pas le centre du monde que le soleil ne tourne pas autour de la Terre, mais l'inverse. Déjà, ça, c'est des trucs, ça l'a bien secoué. Ça n'a pas été comme ça. Par rapport aux femmes aussi. On l'a un peu embêté par vos.

[01:06:48]

On est encore comme beaucoup dedans. On commence, on commence à l'embêter. Bien sûr que par rapport à janvier, il faut continuer de l'embêter. Mais ce n'est rien comparé parce que pour ce qui est du sexisme, on est sur le trajet d'ici à la Lune.

[01:07:07]

On a fait un pas de fourmi, mais dès l'enfance, on ne l'a même pas encore fait exactement. Donc, à l'intérieur même de tous les ismes, il y a de l'âgisme. C'est formidable. Les gens victimes de ismes pratiquent eux même l'âgisme. C'est formidable, mais c'est comme ça. Mais il s'est pris dans la tronche toutes sortes de choses. Et la dernière chose que l'humain, d'une manière générale adulte adulte, se prend dans la tronche, c'est que l'enfant vient au monde en tant que bombent de potentiel.

[01:07:36]

L'enfant peut tout apprendre et tout devenir. Parce que les programmes génétiques qui nous construisent ne savent ni où ni quand nous viendrons au monde. Et si nous venons au monde sur la Lune calotte polaire en pleine période glaciaire, il y a vingt mille ans, on n'a pas besoin des mêmes potentiel pour survivre que si on vient au monde dans 200 ans dans un désert aride. Or, ce sont quand même les mêmes programmes génétiques et ils ne savent pas à quoi nous préparer.

[01:08:05]

Et comme ils savent pas de quoi nous préparer, ils ont eu l'idée géniale de nous équiper de tous les potentiels existants afin que, dans ce surplus phénoménal, il y ait forcément les quelques potentiels dont nous aurons besoin pour survivre dans notre environnement respectif qui est toujours changeant. Et donc, c'est toujours les mêmes potentiels. Tous qu'il n'y a pas de handicaps. Y'a part, y'a rien qui nous prive de l'entièreté des potentiels humains. Donc, un enfant peut devenir et tout apprendre, mais cela va dégénérer très vite puisque les capacités nécessaires à la survie dans notre environnement sont assez limitées.

[01:08:35]

Finalement, on a besoin d'une poignée de potentiel pour survivre et les autres, comme ils sont immunisés, inutilisés. Ils s'effacent, ils font la place à ceux dont nous avons besoin pour survivre. C'est la capacité de reconnaître des nuances de vert est indispensable dans la forêt vierge, pas du tout dans une ville européenne. Donc, les potentiels nécessaires à la reconnaissance des nuances de vert disparaissent. Je suis un enfant citadin au profit des potentiels permettant la survie dans un an dans un environnement citadin.

[01:09:02]

Mais ça n'arrive pas que l'un de nos potentiels. Ça arrive à l'ensemble où la plupart de nos potentiels pendant les premières années de notre vie. Nous assistons à une véritable hémorragie des potentiels. Nous semons dans le vent. La plupart des potentiels avec lesquels nous étions venus au monde au profit d'un certain petit nombre, ce qui fait que naît bombe de potentiel. Le développement qui a lieu ne va pas, comme on le croyait, du point zéro vers le point culminant est l'adulte, mais complètement à l'inverse.

[01:09:26]

À force d'élaguer, d'élaguer des laquées, bien, que reste t il quand on a perdu la plupart des potentiels de l'humain? Que reste t il? Un adulte et sa pendule difficile à avaler et du coup, l'adulte se rend compte qu'il est une version bonzaï, bien qu'il ait une espèce de version bonzaï alors d'un enfant par rapport à l'enfant. Il est face à un géant des potentiels qui peut encore tout devenir et tout apprendre à Frisson. Oui, mais ça change tout.

[01:09:58]

Voilà des choses qu'il est important de dire aujourd'hui, parce que ça change notre manière d'aborder l'enfance. On ne peut plus aborder l'enfant qui est un géant des potentiel, de la même manière que nous labbe, que nous abordions quand nous pensions qu'il était au point zéro du développement. Donc, voilà, ce que je voulais dire, c'était qu'il y a eu toutes ces périodes et que pendant cette période là, qui vient juste de finir la période où nous pensions que l'enfant était 1.0, le moment où nous découvrons qu'il est un géant des potentiel et ça ne s'en met plein la tronche au passage.

[01:10:27]

Parallèlement à cette époque, on nous a fait croire que l'intelligence et j'en reviens à tout à l'heure l'intelligence, étaient génétiquement programmés et que notre cerveau était programmé par nos gènes et qu'on n'échappe pas à sa génétique et qu'on vient au monde intelligent ou bête et qu'on lui reste toute une vie. Et donc, on a cru ça et on a constitué tout un ordre du monde dans notre ordre du monde repose non seulement sur la compétition, la concurrence et la survie du plus fort, mais sur l'idée qu'il y a des gens venus au monde, intelligents et d'autres qui sont venus au monde bête et qu'en général, on reste dans sa famille un parents d'un certain type d'intelligence.

[01:10:57]

Des enfants, idem. Et puis voilà. Et puis basta. On reste fidèle à sa catégorie. Puis c'est un concept qui a eu beaucoup de succès parce qu'il est facile à comprendre, même par les gens réputés bêtes. Et c'est pour ça qu'il s'est développé hors. Des découvertes récentes montrent qu'on s'est complètement complètement trompés parce qu'on a découvert. La piste a été ouverte par le fait qu'on a découvert que la zone du cerveau responsable des mouvements du pouce était plus développée chez les adolescents.

[01:11:21]

De nos jours où il y a une dizaine d'années que les adolescents d'autrefois. On s'est rendu compte que c'était parce que l'usage intensif du téléphone portable et des touches à l'époque on écrivait les SMS avec des touches avait développé cette zone du cerveau, ce qui a fait faire boum. Encore une fois, une grande bonne claque et un grand coup de pied dans la fourmilière de ce qu'on croyait croire, de ce qu'on croyait croire. C'est que le cerveau n'est pas génétiquement programmé d'une certaine manière, mais qu'il change tout le temps et qu'il se développe comme un muscle, selon l'usage qu'on en fait.

[01:11:53]

Alors, c'est donc comme un muscle et on va l'entraînent. Du coup, il y en a comme des chouettes, alors on va faire des programmes d'entraînement cérébraux. Ils en ont fait du training cérébral. Ça fonctionne pas du tout pour des raisons qu'entretemps. Vous vous êtes mis à comprendre, mais ça fonctionne. Et c'est là qu'on a trouvé la clé des choses. En réalité, ça, c'est très récent comme découverte. C'est parallèle à l'épigénétique et à toutes ces choses qu'à peine une dizaine d'années, on a découvert que oui, notre cerveau se développe selon l'usage que nous en faisons, mais seulement seulement lorsque nous en faisons usage avec enthousiasme.

[01:12:28]

Les voilà denthousiasme la clé des choses et j'y reviens. C'est ça, la boucle, la boucle. La boucle est bouclée et lenthousiasme. C'est intéressant parce que c'est ce dans quoi baigne le cerveau de nos enfants. Un enfant, un petit enfant de 2 3 ans, éprouve une tempête d'enthousiasme toutes les 2 à 3 minutes parce que tout lenthousiasme que il n'a aucun préjugé. Il va vers le monde à bras et à coeur ouvert, sans aucun isme, justement.

[01:12:50]

Racisme, sexisme, spécisme, Agim? Rien de tout cela. Il va vers les autres. Il veut les différences, les différences d'âge de peau, les différences de tout. Il ne voit que différences. Il est même pas le genre. Il n'est pas au courant du genre. On dirait un enfant qui a 7 milliards de gens retrouverais. Oui, c'est logique. Il n'a pas cette vision binaire que nous avons des choses. D'ailleurs, il a l'air ni l'un ni de l'autre ou de tout.

[01:13:15]

Justement, il va dans le monde comme ça. Et ça, lenthousiasme, ça le porte d'enthousiasmant n'enthousiasme. Ça veut dire que non. Voilà un autre appel à la confiance. Notre enfant vient au monde avec un penchant irrépressible pour le meilleur outil d'apprentissage le jeu. Mais de plus, il vient au monde avec un cerveau cubain qui baigne du matin au soir dans un bain d'Angré cérébral. C'est ainsi que l'on nomme la science. Un bain d'enthousiasme à préparer, ça fait mal quand on se rend compte que les statistiques, les statistiques le veulent nous indiquent qu'un adulte éprouve la même quantité d'enthousiasme qu'un enfant.

[01:13:45]

Un enfant l'éprouve toutes les à deux minutes, la même quantité d'un d'enthousiasmer éprouvé par un adulte. Une à deux fois par an. Voilà, encore une autre fois, un truc à se prendre au passage. Alors pour le coup, il a une question sur laquelle je voudrais revenir parce que patriarcats. Vous parlez plusieurs fois de semaine, notamment de genre Risma. C'est quelque chose qui m'intéresse particulièrement sur ce podcast. Question plutôt personnelle que j'ai envie de vous poser parce que dans différents échanges, notamment avec Mouloud Delattre, je pense que cela va parler à tous les parents.

[01:14:21]

On se dit tous et toutes que oui, on veut, on aime, on veut que notre petit garçon puisse même robes. On veut que notre petite fille puisse faire toutes les activités genrés attribués au genre. La société, mais souvent, on a tous de toute la même crainte, c'est je donne un exemple, j'envoie mon petit garçon à l'école en robe parce qu'il a choisi de mettre une robe. Alors déjà, on parle d'un garçon qui va à l'école percuter si j'envoie mon petit garçon dans le monde, par exemple avec une robe dans une société qui va le percevoir d'une certaine manière.

[01:15:00]

Comment est ce que ce que je le vis? Votre votre plus grand défi? Si je me trompe pas à de magnifiques cheveux blonds et longs, est ce que c'est ce que j'ai vécu? J'en risma, ça. Comment est ce qu'on peut l'appréhender dans le quotidien? De manière très concrète, alors?

[01:15:23]

J'ai effectivement et j'ai envie de dire si vous aussi, si vous devez envoyer votre enfant vers un milieu dans lequel le fait qu'il y arrive en robe sera la source de quolibets et autres violences ordinaires, il faudra réfléchir si c'est un endroit dans lequel vous avez envie de l'envoyer parce que ça en dit long sur l'endroit en question. Mais ça, c'est pour moi, ça concerne tous les lieux. Après, il y a la vie et toutes les rencontres qu'on fait.

[01:15:52]

Alors, effectivement, Antonins, mon grand garçon a de magnifiques cheveux blonds très longs, portant une tresse avec des cheveux plaqués et une très jolie tresse que je lui fais tous les jours. Et il a ce visage fin des enfants qui fait qu'il est ingérable en réalité. Mais la robe n'est pas nécessaire. No no no no idées concerne l'accoutrement et beaucoup de gens le prennent pour une fille. Alors c'est drôle parce que je vous disais, les enfants vous retournent parfois comme un gant.

[01:16:29]

Moi, j'ai vécu plusieurs décennies dans la conviction que quand la bagnole, c'est problématique sur plein de plans, plan plein de plans. Donc une conviction arrêtée sur la voiture. Et puis sur le sport aussi. Je dois vous avouer que j'ai des convictions très arrêtées sur le sport et elles ne sont pas amicales. Et donc, la vie est toujours très drôle puisqu'elle m'amène un petit garçon qui, depuis qu'il a 8 ans, se consacre corps et âme au sport automobile.

[01:16:59]

Du moment où la vie tapoter l'épaule en disant mon grand, tu dit plein de choses maintenant, va falloir les vivre. Moi, je suis toujours plein de gratitude pour ces moments là. Il pratique le karting, il est rapide. Et donc de voir une fille aussi rapide dans une voiture, il y a plein de gens que ça surprend. Alors, comment le vit alors Antonin, lui? Et c'est ça qui est drôle. Et il est beaucoup plus militant que moi dans ce domaine là.

[01:17:21]

Moi, pas du tout. Je n'ai jamais été lui pour l'instant. À son âge, il a envie d'être militant là dessus. Ça l'amuse beaucoup, mais ça l'amuse, ça l'amuse. Parce que justement, et c'est ça que je voulais dire. Justement, il y a tout ce qui se passe à la maison. Toutes les discussions qu'on a menées parfaitement éclairé sur la chose. Il a notre idéal ou notre je t'aime parce que tu es comme tu es qui lui fournit ce port d'attache indubitables.

[01:17:43]

Du coup, le port d'attache au moins une fois dans le vaste monde et ça lui est égal. Soit ça l'amuse, soit il entreprend une mission comme Antonin. Et puis nous derrière, on s'amuse. Par exemple, quand quelqu'un dit que la demoiselle prendra t elle une glace et qu'on qui lui dit très froidement toujours il adore, accentuerait qui suit un garçon et la bête de prendre un garçon pour lui.

[01:18:08]

Et donc, cela conduit à toutes sortes de choses qui me font beaucoup rire lui aussi, quand la dame du restaurant vient me chercher à m'accueillir à la sortie des toilettes. J'ai fait une énorme gaffe. Dites moi ce que je peux faire pour me rattraper et du coup, on est là parce que nous, on n'a pas vu ça comme ça. Lui, ça lui passe dessus. On lui dit Vous voyez rien. Puis il vous l'a dit, c'est tout.

[01:18:28]

Et puis, comment voulez vous? Alors du coup, on en a développé tout un discours. Mais comment voulez vous savoir avec son aspect? C'est difficile. On ne peut pas savoir que c'est un garçon ou une fille, d'ailleurs, mais ça, on ne dit pas dans cet instant là. Mais c'est Antonin Saint-Antonin et vous pouvez pas savoir. Vous auriez été. Alors on a développé ça aussi. Vous auriez été la première à ne pas vous tromper, ce qui est vrai.

[01:18:49]

Et du coup, du coup, ça passe donc du coup. Bon, mais elle est quand même venue avec une classe pour se faire pardonner. Mais des fois, ça prend des formes un peu plus, un peu plus compliquées. On voit beaucoup ça, que c'est du sport quand même. Même si Antonin, lui, m'a retourné comme un gant, je disais le jour où il m'a dit Ah mais moi, je ne cours pas contre les autres.

[01:19:05]

Les autres sont juste des étalons qui me permettent de remarquer mes limites et je cours contre mes limites et défendre là où ça devient de là.

[01:19:16]

Vous retrouvez moi sur l'abordent sur le bord d'un circuit de compétition automobile à compter les tours et les secondes, à regarder mon fils évoluer. La danse, c'est tellement inattendu toute manière que, mais qui roule très vite avec sa tresse, qui dépasse du casque et roule très vite. Et des fois, il. Et c'est plein d'histoires à raconter ce passé, c'est de l'or pour des histoires. Mais par exemple, une dame qui le voit rouler, elle regardait toute sa famille rouler, Antonín rouler mieux et Antonin, il est entraîné.

[01:19:47]

Ça fait deux ans qu'il prend un entraînement intensif. Il sait rouler, c'est sûr. En tout cas, plus que des débutants qui viennent pour la première fois à titre de loisir, pour le plaisir. Puis fais attention à eux, mais il ne peut pas s'empêcher de rouler vite, les rattrape, il les redouble, etc. Et là, vous avez une maman qui vient et qui dit oui, elle roule vite. Elle est bonne. C'est étonnant pour une fille.

[01:20:10]

C'est le moment où je deviens. C'est le moment où je deviens un peu plus militante. Mais je continue à rien dire parce que se lancer dans une grande discussion à cet endroit là, ce n'est pas mener nulle part. Toute manière, on va rester sur nos positions, donc je dis rien. Je continue à dire je n'ai pas entendu. Elle fait de la compétition. Alors je réponds oui, il fait des courses. Et donc, elle qui n'entend pas, il continue à dire oui.

[01:20:31]

Et puis, on est prévu. On a prévu de dire si elle s'en rend compte, mais pas. Rencontre. Mais elle se rend pas compte de cette dame là. Et donc, tout le monde commence à rentrer dans les stands. Cette session est finie. Tout le monde va sortir des cartes. Faut que j'aille lui dire combien je suis fière d'elle qu'une fille soit aussi rapide. Et là, j'ai vu le crash. Je sépulcral, je lui dis non.

[01:20:56]

Il faut que je vous précise et vous pouviez pas le voir parce que ça ne peut pas se voir. Et vous ne pouvez pas vous en rendre compte. Vous auriez été la première à mener. Gonin, Antonin Le nom. Il y a des tableaux d'affichage avec les temps de chacun. Antonin est un garçon décomposé sur place, cette dame, en me regardant du haut en bas. Alors je lui dis comme toujours Ben non! Vous voyez, lui, ça lui était égal.

[01:21:20]

Ça lui pose pas de problème. Ça l'amuse. Nous, on ne fait pas de souci, mais on ne s'est pas servi de lui. J'ai un problème, alors c'est vraiment pas vis à vis de lui que j'ai un problème. Si vis à vis de vous. Ah bon? Pourquoi pas, mais je ne voudrais vraiment pas. Vous croyez que j'imagine qu'il va être homosexuel?

[01:21:35]

Alors bon. Et quand vous disiez qu'on a des moments après, on Semmar en famille, ce qui fait que Antonins, ça lui donne une certaine manière d'aborder les choses qui font que j'ai plus de soucis. Après, il y a d'autres choses comme ça au karting. Un petit garçon qui vient pour la première fois, qui joue avec Antonin. Ils étaient tous les deux. Antonin roule encore une fois beaucoup plus vite que lui, donc il ratera plusieurs fois.

[01:21:54]

Il le double plusieurs fois et il adore. Les enfants adorent jouer à se doubler, à résister. Antonin aussi. C'est pas souvent parce qu'il est souvent en entraînement, mais là, il y a un enfant avec lui. Ils peuvent jouer, donc ils ne dépassent pas s'ils font des trucs à chaque fois qu'on le rattrape. Il compte pas le fait qu'il l'a rattrapé, qu'il est en train de lui prendre un tour. Une autre occasion de jouer à se dépasser est venue ou à résister à un dépassement qui s'éclate pendant le temps de la session.

[01:22:17]

Et c'est la grand mère qui payé cette session pour son anniversaire à son petit fils. Elle était donc très perturbée. Et puis, elle ne disait rien. Serrer les dents. Et puis, ils arrivent tous les deux. Ils garlan leur voiture, ils enlèvent leur casque. Et là, les cheveux blonds d'Antonin ruissellent à la sortie du casque qu'elle avait déjà vus. Et tous les deux enfants se font un check point contrepoints tellement ils sont contents d'avoir joué et d'avoir fait.

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Ils sont plein d'enthousiasme, pleins de rouge et heureux, et ils viennent vers nous, les adultes. Et là, le petit se prend un truc dans la tronche. Sa grand mère, qui lui fonce dessus comme un rapace sur sa proie en lui disant T'as pas honte, elle fait pas un truc comme ça. Surtout, tu n'as pas honte de tête fait battre par une fille. Et là, je me suis dit quand on me disait qu'on a fait le premier pas de ce voyage vers la Lune, je crois que c'est un premier pas de fourmi.

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Mais on en a encore beaucoup. Parce que cette dame, cette grand mère, je suis sûr. Je suis sûr qu'à une époque, elle s'est engagée pour le droit de vote des femmes, des trucs comme ça, qu'elle se rend pas compte, qu'elle ne se rend pas compte, que ce qu'elle porte en elle est finalement une question d'attitude et qu'elle a une attitude en elle qui, encore une fois, une manière de se voir avec les yeux de ceux qui nous ont vus autrefois.

[01:23:29]

C'est là qu'on boucle la boucle, mais moi, je crois que si on a parlé des choses de manière très transparente avec des enfants très jeunes qui les comprennent très vite, après, il y a plus de souci à se faire. Après, franchement, ça, ça devient leur jeu, ça devient. Moi, je suis comme ça et moi, je suis fluide. Moi, je suis, je ne vois pas le monde de manière aussi aussi. Quadrillées que vous.

[01:23:52]

Mais ce n'est pas grave. Je vous aime parce que vous avez vous même fait ça. Il envoie derrière moi dans ce que vous avez dit, il y a quelque chose que j'aime. J'aime particulièrement, c'est que cette anecdote est quand même dingue. Là aussi, on fait le lien entre la perception sociale et sociétale, entre le sexe, le genre et la sexualité. C'était très intéressant cette intervention, madame, mais ça, c'est des choses que vous devez, les trois choses que vous venez de citer.

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Il m'a fallu aller. J'ai 49 ans. Il m'a fallu 30 ans pour mener, toujours pas les avoir comprises, mais c'est génial. Mais c'est génial parce que j'ai une phrase qui m'a vraiment interpellé dans tout ce récit. Ce qui m'a interpellé, c'est que vous avez simplement dit à la personne Il me semble que c'était la personne avec les toilettes. Ce n'est pas une question d'être un garçon ou une fille homosexuelle s'en fout. C'est Antonins. Voilà, c'est tout.

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C'est Antonins et on l'aime comme il. Et finalement, ça se voit autour de lui. On le comprend, mais c'est parce que c'est ce qu'il ressent, c'est ce qu'il est devenu et c'est devenu un état de confiance, tout simplement, c'est à dire eux mêmes, comme je suis, comme je suis. Ça ne veut pas dire que je dois pas changer, évoluer, progresser. Quand on voit ma progression et j'en suis encore aux prémices, on se rend compte que ça ne veut pas dire qu'on est parfait.

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Ça veut dire qu'on nous aime quand on est. Ce n'est pas la même chose et que, du coup, on est dans la confiance et du coup, on aime les autres qui sont comme ils sont. On les aime sincèrement et ça permet pour le coup de faire des enfants forts et ça me rappelle une phrase très intéressante. On ne va pas tarder à boucler d'ailleurs là dessus. Ça me rappelle une phrase très intéressante. C'est qu'il est beaucoup plus facile.

[01:25:52]

Finalement, quand on se laisse aller de faire des enfants forts que de réparer des adultes brisés, les riches Brite Cédric, il ne faut pas faire des enfants en enfer parce qu'on a déjà encore à nouveau des adultes qui font des choses aux enfants. Non, il faut être ce qu'ils sont, c'est à dire des êtres lumineux, puissants, enthousiaste et capables de tout devenir et de tout apprendre. Parce que encore, les gardiens de l'océan de nos potentiels n'a rien à faire.

[01:26:22]

Il n'y a rien à faire. Arrêtons d'en faire à nous faire et c'est encore un niveau de déconstruction supplémentaire. Et pour le coup, généralement, je pose souvent la question en fin de podcast à mes invités de dire quel conseil donneriez vous aux parents ou aux parents en devenir? Je crois que je crois que je crois que l'heure est encore d'en donner un bon paquet quand un bon entretien. Si vous deviez, alors pourquoi? Je posais la question un peu différemment si vous deviez André?

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Un exercice qui, j'espère, va vous provoquer de lenthousiasme. Si vous deviez synthétiser un conseil, une, une ou un concept pour des parents qui nous écoutent ou des parents en devenir? Le synthétiser pour les aider dans ce qui les attend. Ni conseils ni méthodes, je ne crois ni l'un ni l'autre. Je ne peux pas fournir ça ni un unique ni de réponse unique, puisque je pense qu'il n'y a qu'une qu'impossible qui passe par une infinité de réponses.

[01:27:35]

Non, c'est tout ce qu'on aura fait. Finalement, tout mon travail depuis ces dernières années n'est qu'une tentative d'invitations. De vous inviter par toutes sortes de petites histoires et de petites choses un peu irritantes, à traverser le miroir et à venir du côté de la confiance. Je pense que le temps de cette de ce podcast, vous êtes venu de ce côté et une fois qu'on a traversé le miroir et qu'on est venu de ce côté de la confiance, on ne peut plus, il n'y a pas de véritable retour en arrière possible.

[01:27:58]

Après certaines choses dont on a parlé aujourd'hui, on ne peut pas faire comme si on ne les avait pas entendues. Elles sont là. On ne peut plus les ignorer. Surtout que dans certains cas, ça aurait été dans un état d'activation des centres émotionnels. Et donc, traverser le miroir, c'est déjà avoir fait le plus gros du travail vers la confiance à s'éloigner de la motion de censure et donc mon travail. C'est juste cette invitation à venir de ce côté du miroir.

[01:28:22]

Et si, par toutes ces petites histoires, ces petites choses, j'ai réussi à inviter certains d'entre vous à traverser ce miroir déjà déjà vue dans la reconnaissance, dans la gratitude? Mais en plus, si certains d'entre vous, je suis certain que c'est le cas ont envie de demeurer une petite minute de plus. De ce côté du miroir, finalement, si c'est encore plus en enthousiasment parce que. Parce que finalement, pas de conseils, pas de synthétiser.

[01:28:50]

Parce que sinon, cette thèse antithèse synthèse et on a de nouveau des oppositions. C'est ce méta niveau du je t'aime parce que tuer comme tuer. Autrement dit. Il n'y aura pas de paix sur terre. Tant que nous ne serons pas en paix avec l'enfance. J'adore et je ne peux que vous rejoindre totalement et pour le coup, je vais vous remercier pour ce voyage de l'autre côté du miroir. En effet, je n'ai pas envie d'en sortir. Je vous remercie aussi parce que ce podcast touche à sa fin.

[01:29:21]

A vous comme vous l'avez dit tout à l'heure, comme on le dit. Moi, je passais un moment exceptionnel, riche en émotions, sans un enthousiasme. Merci beaucoup, André pour et j'espère. Et je souhaite en effet qu'il permettra à d'autres personnes de voyager de l'autre côté du miroir, sinon d'y rester tous ensemble. Ça serait chouette. Je vous remercie de m'avoir écouté. Je vous invite à vous abonner et nous pouvons aussi nous retrouver sur Facebook, Instagram et sur le blog Patriarcats pour faire très bientôt.

[01:30:04]

À Takao, oui, oui, oui, Dieu, even most 4Mo we want to Pariston hospital well as well as we Tascan.