Happy Scribe Logo

Transcript

Proofread by 0 readers
[00:00:00]

Cet hiver, on a beau être des super woman, on n'a pas toujours l'énergie d'aller faire les courses, ni même de réfléchir à réenchanter ses repas. Heureusement pour ça, il y a les box à cuisiner l eau fraîche qui soutiennent quoi de neuf? On peut choisir et personnaliser ses menus de la semaine. Familial, végétarien, rapide, avec plusieurs options. Puis elle offrait Je vous livre tous les ingrédients chez vous, où que vous soyez. Cette semaine, par exemple.

[00:00:21]

J'ai testé une pizza au chèvre et en boîte de nuit. Côté recettes, sympa et facile à réaliser en moins de 30 minutes, je les garde en tête pour le prochain dîner. En plus, elle offrait Je travaille en circuit court et compense les émissions de CO2 de ses livraisons par des initiatives écologiques. Faites vous plaisir! Vous avez 25 euros de réduction sur vos deux premières box avec le code. Quoi de neuf? Tout attaché sur l'eau fraîche?

[00:00:43]

Ne me remercier pas. Vous écoutez quoi de neuf? Le podcast féministe et intersexués Honnelles qui parle peu de culture. C'est une discussion à deux chaque semaine, accompagné de l'une de mes acolytes. On parle aussi bien de société que de politique, de patriarcats, de chats, de tofu et de Rihanna. Je suis Clémentine Gallot avec quelqu'un. Harchies fait partie. Aujourd'hui, la responsable de tous les maux serait la pensée intersexe Yonnel. Alors, c'est un terme qu'on entend beaucoup.

[00:01:14]

Que recoupe t il? A quoi sert cet outil? Quelle grille de lecture peut il fournir et à qui l'applique tombe dans un pays, la France, où les questions de race soit disant n'existent pas? Comment cette catégorie opère t elle? On va en parler avec quelqu'un qui est concerné directement par cette question et qui la connaît bien, c'est Caldas.

[00:01:32]

Harchies Salut Clémentine, comment tu vas superette si j'ai pas la bonne réponse, toi comme ça. Alors en effet, comme tu dis justement, l'intersectionnalité un peu plus ou moins réguliers au rythme on pourrait presque dire de la réaction se retrouve au centre des controverses qui sont menés tambour battant par ceux et par celles qui cherchent par tous les moyens à délégitimer et à disqualifier, voire même à criminaliser les mouvements, les démarches et réflexions qui pensent le pouvoir pour penser les outils de sa subversion.

[00:02:02]

Dans ce nouvel épisode, je suis donc très heureuse qu'on revienne sur la question qu'exceptionnelle avec toi, Clémentine, et notamment sur ce que ça coûte du point de vue de la culture.

[00:02:11]

Oui, alors avant ça, on va quand même faire le tour des news féministes. En ce moment, il se passe beaucoup de choses. On arrête des élèves, on piétine des migrants, bâillonne les journalistes. Voilà ce que tu peux nous en dire un peu plus.

[00:02:25]

Effectivement, il y a une sorte de réaction extrêmement forte qui se fait sentir à partir de différentes nébuleuses. Il y a le gouvernement, tout d'abord, avec son projet de loi sur la sécurité globale, qui comporte notamment deux articles qui ont largement été mis en avant comme étant plus que problématique par des associations, des militants, des avocats. Je pense notamment à l'article 24, qui a effectivement pour objectif de limiter les droits de la presse. Et on peut penser évidemment aussi en liaison.

[00:02:58]

L'article 25, qui porte sur ce qu'il appelle le phénomène du séparatisme et sur les tentatives, finalement, d'entraver les possibilités politiques d'expression des populations minoritaires, ici en particulier des populations musulmanes.

[00:03:13]

La République, parce qu'elle est indivisible même, mais aucune aventure séparatiste. Alors, cette stratégie de lutte contre le séparatisme islamiste, elle doit se construire à mes yeux autour de quatre lignes de force. La première, c'est de reprendre le contrôle et de lutter contre les influences étrangères. En particulier à l'école et dans les lieux de culte, c'est ce sur quoi je veux, surtout aujourd'hui m'exprimer. La deuxième, c'est de favoriser une meilleure organisation du culte musulman en France.

[00:03:47]

Justement, dans le respect de la laïcité et pour s'assurer du respect de toutes les lois de la. Troisième ligne de force est de lutter avec détermination contre toutes les manifestations du séparatisme islamiste et du repli communautariste qu'il génère et qui contreviennent aux lois et règlements, c'est à dire rentrer dans le détail de ce que je viens d'évoquer et point par point, là où la loi est ambiguë, là où des pratiques se sont développées, de pouvoir y répondre avec beaucoup de calme.

[00:04:15]

Et la quatrième ligne de force, c'est de pouvoir ramener la République là où elle a un peu démissionné, où elle n'a pas toujours été au rendez vous. Où des difficultés sont apparues, que nous n'avons pas su résoudre comme il se devait. La dissolution, l'auto dissolution du CCF et de BarakaCity, voilà témoigne tous ces efforts politiques pour tenter de mettre la main sur le droit de libre association qui est pourtant garantie par la République et le régime démocratique dans lequel nous sommes sans totalement encore y être, puisque de nombreuses voix commencent à s'élever pour dénoncer le choix autoritaire pris par Emmanuel Macron, mais qui est aussi largement emprunté Gérald Darmanin, Jean Castex et à l'ensemble d'autres représentants politiques.

[00:05:09]

Oui, effectivement, il y a eu un certain nombre de manifestations, notamment après le passage à tabac d'un producteur de musique noir, Michel, eclaire par des policiers.

[00:05:18]

Je marchais, je rentrais dans mes studios, j'avais vu les artistes qui étaient en train de m'attendre et une personne m'a surpris. D'ailleurs, tout sur vidéo. Ce personnage était censé me protéger. Donc moi, j'ai rien fait pour mériter ça. Je veux juste que ces trois personnes là soient punis par la loi.

[00:05:38]

Voilà, on verra comment cette affaire se développe dans les prochaines semaines et ça nous permet justement de parler du sujet qui nous intéresse cette semaine. L'intersectionnalité, est ce que ça pique? Docteur, est ce que ça fait mal? Non. On va vous expliquer pourquoi? De quoi il s'agit? En fait, c'est un terme qui est devenu viral ces dernières années qu'on entend de plus en plus. D'ailleurs, il a intégré l'Oxford English Dictionary en 2015 en anglais.

[00:06:03]

Et même pour donner une idée, la sénatrice démocrate Kirsten Gillibrand a même tweeté depuis YouTube et ses filles made in USA que Chenot, l'avenir est féminin et perfectionné. Pourtant, le gouvernement français, ainsi que un certain nombre de nébuleuses variées, attaque ce concept. On va expliquer pourquoi, mais d'abord, il faut qu'on revienne sur son origine puisque d'abord, l'intersectionnalité, c'est d'abord un concept juridique qui est plutôt obscur, en tout cas cantonné au domaine de la justice.

[00:06:35]

Donc, il faut revenir aux années 80, où la juriste afro américaine Kimberly Crenshaw, qui était professeur de droit à Columbia, Younsi Heller, a étudié la question des droits civiques et elle s'est demandé pourquoi les femmes noires avaient du mal à faire reconnaître par la justice américaine la spécificité de leur marginalisation. C'est à dire qu'en fait, dans le droit américain, les victimes devaient à l'époque baser leur plainte sur une seule discrimination de race, de sexe ou de classe, par exemple.

[00:07:04]

Et à la fin des années 80, Kimberley Crenshaw va publier un article dans le Legal Forum de l'Université de Chicago à propos de trois affaires qui sont passées devant la justice de Graffenried versus General Motors Mort versus Fews, hélicoptère, Hinx et Paying versus Traviole. En fait, dans chacun des cas, dans chacune de ces affaires, il s'avère que la définition des discriminations qui a été retenue par la justice était trop réductrice pour prendre une de ces affaires qui était déjà résolue au moment où Kimberly Crenshaw écrit.

[00:07:38]

Mais en fait, elle en a eu connaissance et donc elle a écrit cet article pour revenir dessus. En fait, ça se passe dans une usine automobile de General Motors. Une femme noire qui s'appelle EMAS de Graffenried postule pour un emploi. Elle n'est pas retenue et elle attaque l'entreprise. Cette entreprise se défend en disant qu'il embauche des femmes, qu'il embauche des personnes noires, mais il s'avère qu'il a embauché en réalité des femmes blanches et des hommes noirs, pas des femmes noires.

[00:08:07]

C'est d'ailleurs ce qui explique Kimberly Crenshaw.

[00:08:11]

Oui, on me fait un S. Filliozat, toutes patates africaines, américaines. Même Saint-Bris m'écrase d'expérience. Moins l'exarque, les bas saines. Oui, Wamen, africaine, américaine.

[00:08:25]

Même Vert-Bois ferait tout synchros.

[00:08:30]

Africaine, américaine, moi même. À quoi ça sert? Qu'est ce qu'on pourrait croire?

[00:08:37]

Mais as tu lu avec intérêt de Scholem Life has a fait Amana n inter-ivoirien.

[00:08:44]

Cest à Jacques Bye d aider, certes, mais avec une vaste secouèrent.

[00:08:52]

Et donc, elle explique également que voilà, devant la Cour de justice, on ne peut pas défendre conjointement la discrimination sexiste et la discrimination raciste. Et que donc la justice a rendu un verdict contre Emma de Graffenried, qui a perdu son procès et qui me berlier. Crenshaw explique La classe des femmes noires n'est pas reconnue comme étant à part, selon la justice. Or, Kimber les Crenshaw veulent justement s'attaquer à expliquer que si, en fait, c'est une classe à part, puisqu'elles subissent plusieurs discriminations à la fois, on peut se rapporter à plusieurs de ces textes, notamment d'images du Rising tu que je ne voyais Scène sexe, paru en 1989 puis en 1991, Mapping de Made in Italy, Sexuality, Identity Politics, Verdens Gang, Women of Cornus, dans lequel elle explique donc les personnes qui sont à la fois des femmes et des personnes racisées, sont marginalisées par un discours qui prend la forme ou qui répond à une seule de leurs identités au lieu d'adresser conjointement ces deux identités.

[00:09:58]

Voilà, j'espère que c'est clair. Oui, effectivement, ce que tu dis.

[00:10:01]

Clémentine fait notamment référence à cette formule qui a été par la suite reprise et décortiquée et largement étudiée, selon laquelle toutes les femmes sont blanches et tous les Noirs sont des hommes. Et on voit bien ici que c'est la question de la représentation de qui domine la représentation au sein du groupe dominé qui l'emporte. Et effectivement, si on considère que toutes les femmes sont blanches et que tout les Noirs sont des hommes, celles qui n'apparaissent pas, celles dont l'espace n'est pas préexistant et donc celles dont l'expérience ne doit pas être prise en charge par, par exemple, les politiques publiques en matière à la fois de lutte contre le racisme et à la fois en matière de lutte contre le sexisme et la domination patriarcale.

[00:10:48]

Ce sont effectivement les femmes noires. Et c'est là une sorte de poids aveugle social qui a été institué, sur lequel Kimberly Crenn Schaub a beaucoup travaillé. Le concept qu'elle va donc porter concept. Comme elle l'a nommée, l'intersectionnalité a pour objectif de faire connaître, voire de faire reconnaître cette idée forte, à savoir que des individus vivent une expérience d'oppression qui M.U, qui est produite par la multitude de dominations qui se produit au sein d'un même espace. Ce qui est important, à mon sens, de rappeler aussi par rapport à cette question de l'intersectionnalité, c'est que c'est un concept extrêmement large, extrêmement vaste.

[00:11:32]

C'est un concept très souple au sein duquel on peut faire entrer beaucoup d'éléments qu'on peut associer à de nombreuses autres théories, ce qui explique la raison aussi de ce succès. Le succès de ce concept, c'est aussi le succès de sa souplesse. Le succès du fait que de nombreux théoriciens et théoricienne ont pu l'intégrer à leurs recherches antérieures. Mais cette idée là de la coproduction de la COTS articulation des rapports de pouvoir est antérieure au travail de Kimberly Crenshaw, puisque, avant elle, c'est quelque chose qu'elle a elle même reconnu vis à vis duquel elle a été reconnaissante.

[00:12:10]

De nombreux travaux de féministes africaines, américaines, de féministes SHE ont travaillé pour essayer de montrer que le féminisme au sein de l'expérience américaine nord américaine était structuré par un biais blanc et de classe, ce qui la directement. Le propos des sociologues Sarah Mazouz et Eléonore L'épinard visant directement Ouvrez les guillemets, interroger la représentation politique de celles pour lesquelles la domination subie se trouve au croisement de plusieurs rapports de pouvoir, selon donc cette manière d'appréhender la réalité empirique autant à considérer qu'aucun rapport social de pouvoir la CLASSE en particulier, ne peut être considéré comme sur déterminante, mais bizarre, à chaque fois coalisée articulé.

[00:13:02]

Co-construire avec d'autres rapports sociaux de pouvoir, parmi lesquels le genre et la race. Et donc, il me semble que c'est là où quelque chose vient complexifier ou approfondir la notion de domination sociale puisqu'il s'agit ici d'un l'intersectionnalité.

[00:13:19]

Cette question soit stimulée, donc, par exemple, on peut subir du racisme et du sexisme ou de la lesbophobie en même temps, tout en étant protégé. Par exemple, si on est blanc ou blanche et qu'on se situe, chacun se situe à l'intersection d'un certain nombre d'oppression et de privilèges. Effectivement, tu l'as dit dans les écrits de Kimberley Crenshaw, on trouve ce qui a été à l'origine du Black Féminismes, c'est à dire une démarche qui consiste à concilier à la fois l'anti racisme et l'anti sexisme, a montré que cette conscience est multiple.

[00:13:54]

D'ailleurs, à ce sujet, je vous renvoie vers l'anthologie de textes sur le Black féminisme, dirigé par Dorlin aux éditions L'Harmattan. Et pour citer quelques figures de ce mouvement, évidemment, on connaît Angéla dévissent. Qui va parler de l'expérience noire puisque à son époque, de nombreuses femmes se sont engagées aux côtés des hommes dans les luttes pour la libération noire, c'est à dire dans les mouvements de nationalisme noirs dans le parti des Black Panthers, notamment, avant de comprendre qu'en fait, elles ne sont pas inclus dans les discours du Black Power et de se rendre compte que le leader et militant Karma ICL Stöckli était sérieux quand il disait que la position des femmes dans le mouvement était couché.

[00:14:36]

On l'écoute, on parlait en français pendant toute l'histoire des États-Unis. Le racisme a été l'arme la plus la plus importante dans l'arsenal du. La classe dominante.

[00:14:52]

Il faut dire qu'il y a aussi beaucoup de femmes noires qui ne se reconnaissent pas touladis dans les mouvements féministes, qui se considèrent comme majoritairement blancs et qui le sont d'ailleurs. À la fin de son article célèbre qui s'appelle Femmes blanches, écoute et Izel Garbi va interpeller les féministes blanches en leur demandant Que voulez vous dire au juste? Lorsque vous dites nous donc, voilà nous invite à une position réflexive là dessus. Et il y a aussi Audrey lors des belles hooks qui, elles, ont défendu l'idée qu'il était important pour ce mouvement là de construire des ponts entre le féminisme noir et le féminisme blanc.

[00:15:31]

On prônons l'expérience de la sororité, donc, si vous en anglais, c'est à dire de la solidarité politique entre les femmes blanches et les femmes racisées afin de savoir si elle correspond à la fois qu'une fois au moins le facteur principal oui, oui, qu'une fois au Welzer Haine et de Saint-Melaine, la moindre vessel devait tournerai. Haine? What they are the way to break? C'est une Escom oven organisée par Homos, lesbiennes, gays. Quoi exactement? Mb s and Always Wisla Backend, c'est Athoises close.

[00:16:15]

Donc, pour plus de détails, vous pouvez vous référer à la recension de Nathalie Antiope dans Question de communication. C'était écrit en 2009. Il faut savoir que les personnes autochtones et indigènes également écrit sur ces questions là, évidemment, notamment sur le fait que le féminisme était limité s'il n'envisageait pas son passé colonial. C'est le cas de la chercheuse amérindienne Marianne James Guerreros. Et selon elle, le féminisme qui ne pose pas la question du droit du sol, de la souveraineté et de l'effacement systémique par l'État des pratiques culturelles des personnes autochtones, est un féminisme qui est limité dans sa vision et qui est excluant dans ses pratiques.

[00:16:55]

Mais effectivement, toujours dans cette perspective, pour tenter de localiser les différents lieux à partir desquels cette intuition, l'intersectionnalité a pu surgir et être cultivée. Effectivement, on a cette propension tout à fait légitime d'aller voir ce qu'il se passe de l'autre côté de l'Atlantique. Mais disons que pour la situation qui nous concerne plus immédiatement, à savoir la situation française, on peut aussi considérer que, au sein même de la pensée française des sciences sociales, des choses ont effectivement existé de ce point de vue là et que l'avantage, l'ambition, c'est de faire rencontrer ces différentes traditions.

[00:17:34]

En disant cela, je pense notamment au travail qui a été conduit par la sociologue française Danièle Goitre qui, pour sa part, a évoqué l'expression de consubstantiels vitae des rapports sociaux. À travers cette notion de consubstantiels lité, c'est à dire l'idée que les rapports sociaux sont consubstantiel se produisent les uns les autres. On retrouve à nouveau cette idée selon laquelle la domination met en jeu plusieurs frontières, plusieurs formes d'exploitation qui s'influencent les unes les autres et donc ne sont pas seulement additional pas seulement juxtaposées, mais bien à prendre en charge dans un mouvement d'articulation conjointe.

[00:18:13]

Ce qu'on peut dire aussi par rapport à la question à l'intersectionnalité, c'est qu'elle va avoir une histoire longue à la fois de manière antérieure. Mais même après les travaux qui ont été produits par Kimberly Cheung Chau, celle ci et jusqu'à nos jours, et sûrement, on parie que ce sera encore le cas dans les temps à venir. Elle continue. Pensez à être travaillé, à être critiqué. De nombreux chercheurs se sont aussi engagés dans un effort de mise en évidence à la fois des limites de la question, l'intersectionnalité, ceux ci, quelque chose qui peut être pensé de manière assez riche et intéressante.

[00:18:53]

Et un autre mouvement s'est aussi penché sur cette question là. Je pense notamment au travail de la chercheuse Irma BIJ, qui travaille sur des questions de blanchiments de la théorie institutionnelle, c'est à dire comment la théorie interstitielle devient aussi, à un moment donné, une sorte de capital distinctif dont des féministes ou des traditions féministes vont s'emparer tout en essayant d'effacer, de gommer, de marginaliser à nouveau le rapport social fort qui est porté par la dimension institutionnelle, à savoir le rapport social de race.

[00:19:31]

Là, c'est quelque chose d'assez intéressant puisque ces tentatives de blanchiments de la théorie Honnelles rejouent à nouveau l'idée qu'il faudrait dépolitiser cette théorie là et l'investir par d'autres enjeux. Mais quand on sait que ce sont des militantes africana américaines qui ont porté cet enjeu là, on voit bien que l'effacement du rapport social de race produit une conflictualité et même engage un questionnement qui est plus que problématique. Donc, je vous engage vraiment si la question vous intéresse, à découvrir le travail de cette chercheuse Syr Mabile?

[00:20:08]

Oui, et je crois que c'est d'ailleurs écrit une tribune dans Libération au sujet de l'intersectionnalité. Est ce que tu peux nous en parler? Peut être.

[00:20:15]

Oui, c'était une tribune qu'il me tenait à cœur d'écrire. Le contexte était comme d'ordinaire, extrêmement tendu. Il y a un contexte qui était notamment dominé par les interventions à répétition de nombreuses personnalités publiques, parmi lesquelles l'ineffable Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education nationale, qui était effectivement très soucieux de pouvoir donner son avis quant à ce qui se passait au sein des universités, en reprenant notamment cette idée qui traîne. C'est le moins que l'on puisse dire depuis un certain temps, quand certains espaces réactionnaires et franchement droitiers, voire penchant du côté de l'extrême droite, voire ou étant complètement installé, n'avaient que.

[00:21:06]

Finalement, l'université serait le ventre mou de l'islamisme, serait le ventre mou de la pensée coloniale, de la pensée postcoloniale, et que les chercheurs d'universités participerait à fracturer la société française en y injectant des théories dangereuses et mettant en péril la cohésion du pays.

[00:21:28]

Ça donne beaucoup de pouvoir à l'université.

[00:21:31]

Effectivement, ça m'intéressait, car j'étais soucieuse de pouvoir donner un autre point de vue pour faire exister publiquement un autre point de vue par rapport à cette critique là qui, par ailleurs, était fondée. Mon objectif, ce n'était pas tant de convaincre de la nécessité de penser à partir de l'intersectionnalité plutôt que de considérer déjà que c'est quelque chose d'intéressant et de déployer à partir de là trois points qui me semblaient être particulièrement importants, c'est à dire la liaison entre ce qui relève de l'intime et ce qui relève du politique, ce qui fait vraiment partie, en plus du patrimoine féministe ancien et plus contemporain.

[00:22:13]

La capacité aussi à se situer et à se percevoir dans un espace multidimensionnel. C'est là toute la question du regard, ce que les regards dominants font au corps et aux consciences des groupes dominés. Et un dernier point qui était plus relatif à la mise en perspective. Je pourrais dire des formes de double conscience ou de sur conscience qu'il est possible d'acquérir et qui permettrait, dans une certaine mesure, si je reprends un peu le vocabulaire d'autres, l'ordre de passer de la question du silence à la question de la mise en mots ou encore de la question de la souffrance, de la colère à des actions de puissance.

[00:22:51]

Ce qui me semblait être important puisque ces éléments là sont présents à la fois dans les espaces militants, mais aussi dans les espaces qui tentent de penser les choses d'un point de vue plus plus théorique et plus abstrait.

[00:23:03]

Oui, et on espère que cette tribune en est justement un exemple qu'on vous mettrait le lien dans le descriptif de l'épisode, dit effectivement le. L'intersectionnalité, en ce moment, fait l'objet d'un certain nombre de critiques et on peut même dire d'un retour de bâton. C'est à dire qu'au lieu d'être une réponse à la complexité des situations individuelles et sociales, on présenterait finalement l'intersectionnalité comme étant un problème. Il y a plusieurs exemples qu'on peut donner dans cette critique de ce qu'on appelle en France les politiques identitaires.

[00:23:34]

Quand on parle. C'est en quelque sorte on serait à court terme ces islamo gauchistes, ça veut dire, et souvent ça veut dire en fait prendre position sur des questions très basiques de droits humains et notamment sur les questions d'islamophobie. D'ailleurs, tout simplement refuser la discrimination que subissent les musulmans et les musulmanes et qu'on positionne face à un universalisme bienveillant.

[00:24:00]

On peut citer par exemple le cas de Caroline Fourest, qui explique qu'à cause de l'université, on ne peut plus parler de féminisme sans le seconder à la question coloniale. Que le nouveau féminisme, c'est défendre le voile face aux autres féministes et que c'est un problème. Elle parle dans son dernier ouvrage de débat sans nuances et motifs de radicalité de la jeunesse. Ce qui est vraiment une manière de réduire l'intersectionnalité a vraiment peu de choses.

[00:24:29]

Il y a toujours eu au sein de la gauche, la tentation plus essentialiste ou la tentation plus universaliste. Les deux chemins. Il se trouve que maintenant, le chemin essentialiste s'est doublée d'une tentation victimaire et identitaire.

[00:24:40]

Il y a aussi Elisabeth Badinter, qui explique que cette idéologie serait arrivée dans les universités en même temps que l'essor de l'islamisme. Pas très bien dans le rapport. Mais voilà, c'est ce qu'elle dit. En tout cas qu'il s'agit d'une forme de bien pensance que d'ailleurs les féministes américaines, étasuniennes plus précisément, ne comprennent rien à la laïcité, etc.

[00:25:02]

Effectivement, je trouve que c'est assez intéressant de porter une attention, même si je pense qu'il ne doit pas être plus importante que l'attention portée au fait de construire, de bâtir et d'enrichir encore plus ces questions là. Légitimement porter une attention aux critiques qui sont portées à la question lintersection schnelle à la fois en relocalisant de manière très précise les espaces politiques à partir desquelles ces critiques sont forgées. Cela peut constituer un angle d'observation qui permettrait de saisir ce qui ne doit pas être pensé.

[00:25:33]

Ce qui ne doit pas être énoncé, ce qui ne doit pas être dénoncé, ce qui ne doit pas être vu, ce qui ne doit pas être entendu, ce qui ne doit pas en soi faire l'objet d'un débat public. Et même si la chose n'est pas totalement concomitante, on voit bien ici que plutôt que de penser le phénomène social plutôt que de penser la réalité vécue par les individus, on s'acharne à condamner les mots qui viennent exprimer ce vécu là.

[00:26:02]

Une manière assez flagrante d'illustrer cette criminalisation des mots pour se passer de la possibilité de penser politiquement le phénomène en question. C'est notamment cette période, on peut s'en souvenir assez fraîchement puisque ça ne fait pas très longtemps que c'est survenu où le mot race a été supprimé de la Constitution, puisque certains ont considéré que c'était là une manière de résoudre quelque chose que de supprimer le Monna.

[00:26:31]

Là, dans ces textes importants, des déclarations qui sont des déclarations antiracistes, on supprime la condamnation que la Constitution fait de comportements fondés sur des distinctions illégitimes entre citoyens et entre personnes en général. Bref, la notion de race n'est pas une notion biologique dans la Constitution. C'est simplement la référence à une catégorie imaginaire dont il faut bien avouer que elle existe encore dans la société contemporaine, en dépit du fait qu'elle soit parfaitement invalidée d'un point de vue scientifique.

[00:27:08]

Je trouve ça très intéressant comme une forme de raisonnement complètement fascinant, mais complètement aussi réactionnaire et dépolitisé de politisant dans le sens négatif du terme et sans grande surprise en fait, au fondement de ces différentes pratiques et prises de position qui relèvent clairement de la dénégation. On retrouve une forme de culture nationale républicaine collombat ns. On ne dira pas les couleurs des différents individus. Ce qui participe à invisibilité. Les expériences sociales d'assignation raciale, comme de nombreux sociologues ont pu le définir, et notamment le travail de Sarah Mazouz à travers son ouvrage La République et ses autres.

[00:27:56]

Ça me paraît assez important d'être capable de signifier ces éléments là puisqu'ils participent à chaque fois à la construction d'un problème public qui dénient à toute une partie de la population française l'entièreté et la légitimité de son, de son vécu et de son histoire.

[00:28:15]

Oui, d'ailleurs, je pense que ce n'est pas un hasard si la manière dont on résout la question des migrants en les renvoyant aux portes de Paris, c'est à dire les invisibles. Il y a vraiment quelque chose presque infantile là dedans, c'est à dire que si on ne voit pas, ça n'existe pas. C'est vraiment. Ce n'est pas de la politique, ça, c'est vraiment une forme de dénégation très forte qui va à mon sens répondre au fait que les groupes minoritaires, ces derniers temps, ont réussi quelque chose qui relève vraiment de la construction d'un rapport de force politique extrêmement précis, c'est à dire passer de l'image, de l'image à la voix.

[00:28:59]

Je renvoie notamment, par rapport à cette question, à un dossier qui a été coordonné il y a quelque temps de ça, a réagi Fassa sur la question de la représentation et de la représentation. Ou d'expliquer à quel point les groupes minoritaires, en passant simplement du fait d'être des images représentées par les autres à des voix qui s'expriment et qui s'énonce d'elles mêmes, avaient créé des formes de paniques morales. Et c'est intéressant de voir comment, ici, un rapport de force se construit encore une fois de manière complètement inégalitaire et complètement asymétrique, avec des possibilités bien bien diversifiées puisque, je le rappelle, quand Caroline Fourest ou Elisabeth Badinter s'exprime généralement dans des grandes émissions télévisées ou dans des journaux nationaux à très grand tirage pour ne pas parler de l'aura politique qu'elles ont réussi à bâtir depuis toutes ces années.

[00:29:55]

Il y a une vraie inégalité. Il y a une vraie asymétrie ici, des possibilités politiques, mais néanmoins du côté des associations, du côté des groupes militants, du côté des chercheurs universitaires de toutes ces sphères qui participent à porter un contre discours public, j'estime qu'on peut vraiment les saluer puisque le travail ne cesse d'être offsets ou de rendre hommage aux luttes historiques qui ont favorisé. On pourrait dire l'énonciation de ces DQ là.

[00:30:27]

Justement, ce passage d'objet à sujet pour les personnes minorisés aux Etats-Unis crée aussi une forme de backlash. On peut citer la réaction des conservateurs américains, pour qui carrément cela renverserait l'oppression. On a pu voir des vidéos du site Daily Wire qui s'interroge Est ce que l'intersectionnalité est le plus grand problème en Amérique?

[00:30:50]

Handicap Falguière with you Gallard. Sur le fond, c'est toujours pareil. C'est vraiment bon pour eux.

[00:31:03]

Être issu d'une minorité, c'est automatiquement recevoir un traitement de faveur. Ça mettrait aussi tout le monde dans des cases. C'est une manière de promouvoir l'individualisme et la division sociale. C'est un féminisme qui veut vous mettre un label dessus, qui vous dit uniquement à quel point vous êtes opprimé. Ce serait presque même une théorie du complot victimaire. Voilà pour rappeler un peu tous les arguments qui sont mélangés outre-Atlantique. Et justement, ça a vraiment des conséquences qui sont terribles.

[00:31:34]

Cette hostilité, on pense en France. Aucun de Imène Boune, qui est une étudiante voilée, n'a été vraiment chassé des réseaux sociaux en septembre dernier et qui a subi du cyber harcèlement et même des menaces de mort. Pourquoi? Parce qu'elle avait posté des recettes pas chères.

[00:31:49]

Je m'appelle Imen, j'ai 21 ans. J'ai fait des études de communication et de marketing.

[00:31:53]

Là, je suis en m2 et j'aime la cuisine, notamment ce qui fait que j'écris cette chanson et que sa vidéo a été reprise sur Twitter par une journaliste du Figaro qui a accompagné son tweet des mots 11 septembre. Voilà qu'on se demande vraiment quel était le rapport avec chroot. Pourquoi cette personne méritait d'être associée? C'est donc bien des chercheurs et des chercheuses, effectivement, qui ont écrit sur ce backlash, notamment Patricia, une colline qui rappelle que ce retour de bâton contre les politiques identitaires a eu lieu alors que précisément, ces politiques identitaires permettent de créer des solidarités communes entre les personnes opprimées.

[00:32:34]

On l'écoute et end des faits et gestes actionnaires. Cela dit, si on fait du bon temps, alors l'intersectionnalité, elle, donne lieu aussi à d'autres concepts qui permettent d'enrichir cette pensée.

[00:32:57]

Moi, il y en a un que j'aime bien, qui est utile pour mesurer quelle parole est écoutée, a le droit ou mérite d'être écoutée ou non. C'est le concept de l'injustice, estime, moniale, la philosophe britannique Miranda friqué, qui l'a conceptualisé en fait. Elle parle d'une économie de la crédibilité, c'est à dire d'une répartition de la crédibilité qui est plus ou moins forte selon la position sociale des individus. Elle parle aussi d'une marginalisation herméneutique, c'est à dire tout simplement le fait, selon sa place sociale, d'avoir peut être peu d'informations sur sa propre condition et.

[00:33:36]

La théorie interpersonnel, elle, a permis aussi de penser une situation qui était propre aux femmes noires et qui a notamment donné lieu à ce que la chercheuse noire et queer Baba aidait en 2010 a pu nommer un misogyne noir à partir de l'expérience qui était vécue par les femmes dans le hip hop et qu'on a beaucoup évoqué lorsqu'on a tenté de décrire, par exemple, la situation vécue par qu'amoureux.

[00:34:04]

Mais moi aussi, je l'ai appris en moi. Dans la vie de tous les jours, tout va bien. Trois jours avant que je devienne chanteuse, j'étais très, très bien. J'avais reçu aucune critique 0 ou K.O. C'était tout le contraire, carrément. Et dès que je suis arrivé dans un stade de notoriété, j'ai dû vite découvert que c'était un peu chaud d'être une femme noire. Mais je peux comprendre parce qu'on n'a pas mis dans la tête de certains qu'elle était une femme tout court.

[00:34:35]

Et nous, on en a pas mis en avant beaucoup. En France, on c'est beaucoup en Europe. En plus que moi, je ne regarde en Afrique outre pas ces débats là et surtout que le racisme vient même de la communauté noire te concernant.

[00:34:47]

Ouais, mais j'ai surtout de la communauté noire, beaucoup dans les mondes industriel de la musique, à savoir une sorte de coalition, de télescopages, de la misogynie et du racisme anti-noir qui, encore une fois, dans le cas des femmes, fait l'objet d'une situation spécifique que ni des femmes blanches ni des hommes noirs ne connaissent. Il y a donc une sorte à chaque fois d'idée d'originalité et une originalité de la domination qui est vécue et typiquement, la misogynie noire.

[00:35:17]

Elle vient signifier à bien énoncer cette originalité là. Cette théorie de l'intersectionnalité, comme on le disait au départ, elle a très rapidement été appropriée par de très nombreux chercheurs et nombreuses chercheurs qui ont eux aussi travaillé sur des objets spécifiques dans des territoires en particulier qui n'étaient pas forcément les territoires du nord du Nord global. Je pense notamment ici à tous les travaux qui ont été menés pour penser, par exemple, la situation intersexe Yonnel vécue par les femmes indiennes.

[00:35:50]

Mais je pense aussi à la manière dont la question l'intersectionnalité a pu venir éclairer le vécu des femmes au sein des pays nord africains.

[00:35:59]

Oui, puisqu'on a parlé du féminisme noir. À l'inverse, il ne faut pas considérer que le féminisme tout court est neutre puisque, il faut le nommer, il y a justement un féminisme blanc et il est là depuis les débuts. Depuis la première vague, puisque déjà, en 1851, Sojourner retroussent qui était une ancienne esclave, disait Hantaï Woman. Donc, elle parlait vraiment de la spécificité de sa condition. Et plus récemment, on a vu la manière dans laquelle les femmes peuvent aussi être les alliés de la conservation de la suprématie blanche puisque dans les dernières élections américaines, 55 pour cent des femmes blanches ont voté pour Donald Trump.

[00:36:40]

C'est un chiffre qui est en augmentation par rapport à 2016.

[00:36:45]

Moi même qui m'a windu, car le mythe de la voiture obsède depuis beaucoup.

[00:36:56]

Rob traîna, tu vois le boss pareil vole une Ford Sam Hamad Ben Briffard Suckling décide de prendre en main Patsy d'Alaouites. Boivent moins de choses graves. Une femme voilée s'exprime, elle n'a rien d'un pipeau. Le 22 août 2000. S'appelle Witches Story étatsunienne. Flamboyant, voire même bling, comme pour faire reconnaître justement la blanchissait ou en tout cas l'appartenance à la catégorie race des personnes blanches, il faut aussi penser la question de la fragilité blanche. Et pour comprendre cette notion, je vous invite à faire le test qui est proposé par le compte Instagram.

[00:38:00]

Semblant de rien, alors. À l'origine, c'est un test qui a été conçu par Ali E&Y, qui pose un certain nombre de questions. Par exemple, est ce que je me sens sur la défensive quand une personne racisées dit les Blancs? Est ce que je me sens en colère quand on me dit que je bénéficie du privilège blanc? Est ce que je ressent le besoin de parler de mes propres difficultés? Quand une personne racisées raconte qu'elle est opprimée entre guillemets par tous les blancs, etc.

[00:38:24]

Etc. Donc, si vous êtes une personne concernée, je vous invite à faire ce test. Alors du côté des conseils, on peut aussi conseiller de lire l'ouvrage de Reinier d'Öland. Le racisme est un problème de Blancs, justement, ça tombe bien, non?

[00:38:44]

On peut craindre cette. On voit que ces hommes ne sont pas du tout.

[00:38:53]

On peut aussi se référer à l'ouvrage qui vient d'être traduit en français. Comment devenir antiraciste de Ibrahim Ex-candidats? Je vous invite aussi à lire tous les écrits de Roxane Gay, qui est à la fois noire, bi, grosse et qui en parle beaucoup dans ses écrits sur les réseaux sociaux. Vous pouvez également suivre Zea wi fi du mot, qui est une humoriste afro américaine qui fait un certain nombre de live sur Instagram avec des personnes blanches qui ont été council de passer des problématiques, elle les coince sur le fait qu elle se disent féministe et antiraciste, alors qu'en fait, c'est vraiment une façade.

[00:39:28]

Elle pose souvent des questions qui dérangent. Par exemple, combien d'amis noirs avez vous? Ha! Ha!

[00:39:34]

Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha ha! Ha! Ha, ha, ha ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha!

[00:39:54]

Elle a notamment reçu Leeson, Romane, Rose McGowan, Alyssa Milano, etc. C'est instructif. Vous pouvez suivre d'autres comptes Instagram qui font beaucoup de travail sur la question perfectionner, décoloniser, quotidien de racisées. J'abuse personnes racisées versus winder. Et donc, vous pouvez aussi suivre. Le Collectif de jeunes femmes nord africaines. Agel s'écrit n apostrophe t a r. J.

[00:40:23]

Cette semaine, on a reçu le témoignage d'une jeune femme qu'on appellera Hem, qui parle de la fatigue vécue par les personnes, qui cumule ces oppressions dans son cas, celui d'être une femme et d'être une personne.

[00:40:35]

Alors, concernant le témoignage et notamment la question de l'intersectionnalité. Donc, effectivement, c'est le fait de cumuler plusieurs oppression. C'est vrai que je ne suis pas rendu compte pendant très longtemps au début, parce que du coup de base, j'ai la peau claire. Donc forcément, quand je lis que le sexisme, notamment quand je porte le voile et à partir du moment où j'ai porté le voile, c'est d'autres d'autres oppressions et notamment le fait que l'on commence à la malterie dans la rue, sans effet grand chose.

[00:41:10]

Un juste balad et une personne se retourner et te regarde avec un air un peu Jospeh et surtout un air un peu malveillant, je dirais. Et puis passe son chemin. Puis après, il y a des personnes qui se rapprochent du toi et qui te disent par exemple rentre dans ton pays où t'as rien à faire, là où tout ce qui se passe en ce moment, c'est de votre faute. De toute façon, ça m'est déjà arrivé plusieurs fois.

[00:41:39]

Sous entendu, c'était monder, notamment des attentats et il y avait la question du terrorisme qui était très, très présente dans l'actualité en France. Et ça, c'était du coup. Ouais, surtout, je dirais de l'après 2015. On fait de plus en plus souvent ce type de remarque, mais c'est vrai que au début, j'ai pris des pas attention et je ne faisais pas le lien avec moi. Bizarrement, je me disais c'est juste des personnes un peu relou qui ont à peu près rien à faire de leur vie et qui ont que ça à faire, justement, de prêter attention aux autres et des personnes autour d'elles, dont la tenue vestimentaire ou la couleur de peau ou le genre ne leur conviennent pas à plus.

[00:42:24]

Au fur et à mesure, j'ai compris que quand je prenais la parole dans des assemblées ou même dans des réunions, c'était toujours plus dur de se faire entendre, de se faire écouter. Fallait pas forcement parler plus fort, mais il fallait plus s'imposer que d'autres qu'un mec souvent. Donc ça, c'est aussi revenu et pareil. Au début, je n'avais pas trop l'occasion de justement parler devant des gens ou en tout cas en réunion, etc. Et au fur et à mesure, juste parce qu'ils ont grandi et ont fait de ces expériences et on en compte d'autres personnes, c'est arrivé de plus en plus souvent.

[00:43:05]

C'est aussi. Ça fait aussi partie de mon sens, de ces questions avec dextérité, notamment des oppressions qui peuvent en découler. Et je pense aussi que les personnes seront peut être pas compte de la violence, que c'est la question de microrégions. Une fois dans la journée, tu vas laisser passer. Et puis, on va au bout de la dixième fois. Ça commence réellement à casser les pieds. Et ta juste envie de dire à personne laisse moi tranquille.

[00:43:33]

Et ça, c'est la version polie. Donc moi, je sais que j'ai un tempérament. De manière générale, quel SÉCAM! Donc, si je réponds, c'est jamais de manière violente pour Angela. Pour m'énerver, faut vraiment vraiment pousser le bouchon. Donc, souvent, je n'ai pas cette réaction. Je vais mettre forcément et perds surtout mon énergie à répondre. Donc, je vais parfois laisser couler et en fait, je me dis aussi que je préfère garder mon énergie pour autre chose, pour des choses qui me tiennent à coeur, pour les différents choses que j'ai envie de faire dans ma journée et pas forcément de prendre le temps, à chaque fois et à chaque remarque, d'expliquer le pourquoi du comment la personne.

[00:44:15]

Parfois, ça m'arrive tout simplement de répondre à personne. Pourquoi vous dites ça et là de rentrer en débat et d'échanger? Parfois, ça se passe bien, ça se passe mal. Les deux arrivent, mais parfois, je prends le temps. Quand je me sens la capacité de le faire. Mais parfois, je ne le fais pas forcément, tout simplement parce qu'en fait, c'est épuisant à long terme. Et je pense que c'est aussi quelque chose de très prignon.

[00:44:39]

Je n'ai pas senti plusieurs oppressions, discrimination qui s'ajoutent. C'est de cette perte d'énergie aussi a toujours expliquer et déconstruire les préjugés auprès de certaines personnes. Parfois, on le fait, parfois on le fait pas. Il y a certaines personnes ici qui qui m'ont dit qu'ils vivaient une différence de pression et qui me disaient Moi, parfois, je me sens obligé de choisir une oppression que je vis pour mener le combat là dessus parce que je ne sont plus la force de le faire sur une que sur les deux, parce que c'est épuisant.

[00:45:13]

Et ça, je le comprends tout à fait, parce que c'est aussi parfois quelque chose sur lequel je jette un peu. Et avant, c'est vrai que je me rendais pas compte au fur et à mesure du temps, plus des comportements, empressons nous arrivent en pleine face. Plus on se posait la question de ce qu'on l'on est vraiment, cette énergie à mettre autant sur la question du sexisme, sur la question du racisme, par exemple, ou de berzins d'oppression.

[00:45:40]

Et parfois, la réponse, c'est non, parce que on a juste par la force de le faire. Et je pense qu'il faut aussi pas culpabiliser. Et c'est dur, au début de vacuité, de dire qu'on n'a pas répondu à telle ou telle remarque et qu'on ne s'est pas défendu. Mais je pense que c'est juste aussi humain où on a beaucoup sur la santé mentale.

[00:46:01]

Voilà, merci pour ce témoignage. C'est des témoignages qu'on entend pas assez souvent de la part des personnes concernées. Donc, on espère qu'il permette de prendre la position depuis laquelle ces personnes s'expriment pour parler un peu de notre expérience comme expérience de l'intersectionnalité.

[00:46:20]

Ce qui est du vécu, c'est une expérience qui a au moins deux dimensions. Tout d'abord, une dimension théorique, puisque ça fait partie des théories auxquelles je peux recourir dans mes travaux universitaires. Par exemple, dans certains articles, j'ai pu essayer d'éclairer le champ des lettres françaises et tout ce qu'on réfère aux littérature francophone à partir de cette théorie là, en montrant par exemple, comment les femmes perçues comme une écrivaine francophone, c'est à dire pas écrivaine tout court, était perçue, étaient identifiées et pouvaient se retrouver face à des situations complexes et complexes parce qu'elles mettent en jeu à la fois des rapports genrés, mais aussi des rapports genrés qui sont traversés par une sorte de subalterne unité de race, mais aussi potentiellement par une subalterne unité de classe.

[00:47:20]

Ce qui fait advenir une expérience littéraire qui est bien distincte, qui a des conséquences bien distinctes de la situation que peut vivre une écrivaine blanche originaire des classes supérieures et vivant, par exemple en plein Paris, dans le 15ème arrondissement, par exemple, pour être complètement schématique. C'est quelque chose que je trouve être intéressant parce qu'il me semble qu'à cette théorie, on peut ensuite l'articuler avec une approche plus sensible aux relations plus sensibles à la trajectoire socio biographique. Ça éclaire la réalité d'une lumière différente.

[00:48:00]

On pourrait dire que c'est aussi une expérience peut être plus intime, plus incorporait puisque, comme j'ai essayé de l'exprimer dans la tribune en question et dans d'autres textes afférents à cette problématique, c'est aussi un rapport aux autres. C'est aussi un rapport ou territoire sur lequel on habite. C'est aussi une question liée aux frontières. Qu'est ce qu'on fait par rapport aux différentes frontières de sexe, de race, de classe, par rapport aux questions des identités sexuelles? Tout ça crée autour de soi une forme de situation, de sentiment parfois périphérique.

[00:48:43]

Pour moi, ceci d'intéressant qui l'accompagne en fait à peu près toutes les périodes de la vie. La question de la conscience commence cependant à percevoir que le regard de l'autre, c'est quelque chose, a son propre corps, etc. Etc. Sur des questions qui ont été très développées par de nombreuses féministes, de nombreuses théoricienne, chercheuses, actrices de milieux, militants et artistes aussi, je dirais que mon rapport se structure selon cette pluralité là, selon cette forme de diversité.

[00:49:16]

Toi, Clémentine, comment est ce que tu perçois cette question intersexués?

[00:49:20]

Du coup, je m'aperçois avec un regard plus extérieur, évidemment, puisque je suis pas directement concerné. Donc je pense qu'il faut l'écouter. Il faut être proactif aussi par rapport à cette question là pour la décrypter et aussi pour penser à l'inclure dans ses travaux, dans sa réflexion. J'y suis aussi confronté tous les jours dans le sens où je vois bien, par exemple, que dans les transports, je suis sujette au sexisme. Aux contrôles d'identité que je suis aussi dans une position dominante dans certaines situations sociales.

[00:49:50]

Par contre, je me pose souvent la question de ce qu'on peut se dire l'intersectionnalité, si on n'est pas directement concerné. Ce qu'il faut plutôt dire féministe, antiraciste, puisqu'ayant perfectionné. C'est vrai que c'est un adjectif que tout le monde colle dans sa biographie, sur Twitter et souvent sans l'appliquer dans la vraie vie. Faites le ménage chez vous. Moi, je trouve que le concept sans le blanchir est intéressant parce qu'il concerne aussi d'autres catégories minorisés, par exemple les personnes LGBT qui peuvent parler d'identité, de genre, d'expression, de genre, d'orientation sexuelle et cumulez les oppressions à ce niveau là.

[00:50:28]

Et pour les personnes en situation de handicap, aussi bien subissent le réalisme qui peuvent être femmes et personnes à mobilité réduite, par exemple. Après, je pense aussi que les podcasts sont un bon endroit pour que les minorités puissent créer justement leurs propres canaux d'expression. Vous êtes au bon endroit, j'espère, pour parler de ces questions.

[00:50:51]

Le moment culture, donc, effectivement, dans le domaine culturel.

[00:50:59]

On peut notamment penser à la série Mrs America, qui revient sur le féminisme des années 60 70. Et on observe notamment cet éveil des consciences, cette sorte de sensibilité à la multiplicité des rapports de domination qui s'exerce sur l'individu et ici en particulier, sur le personnage noir, celui de Margaret l'Oil Margaret Silwan, qui va quitter le groupe féministe blanc formé autour de Gloria Stein à cause précisément de ces billets d'invisibilité qu'elle va fortement ressentir. On voit effectivement que la question l'intersectionnalité devient aussi une cible potentielle d'intrigues, une modalité de narration pour des séries contemporaines.

[00:51:46]

Il y avait aussi un certain nombre de personnages qui figurent cette question là dans les séries, notamment le personnage de Wu, qui est joué par Zheng d'Aya dans la série Euphoria, racontée par la femme Elena.

[00:52:12]

Qui est une ado afro américaine et queer? Alors, on ne sait pas très bien comment elle se définit, mais elle décide de sortir avec sa meilleure amie, Transes Golse, qui elle même fréquentait plutôt des hommes 6. Jusque là, tout cela est présenté de manière assez fluide et n'est pas forcément verbalisée. Je vous renvoie aussi vers la série de Bay Sex Show de Déziré Akhavan, qui suit le parcours d'une jeune femme qui est à la fois bi et d'origine iranienne à Londres.

[00:52:43]

Cette jeune femme est évidemment le personnage de Robb, joué par Zoé Kravitz dans la série High Fidelity, qui raconte le quotidien d'une propriétaire d'un magasin de disques qui est noir et bi. Et le fait d'être bi, pour une fois, n'est pas présenté comme étant un problème.

[00:53:01]

Elle n'est pas caractérisée comme étant confuse ou comme étant perpétuellement à la recherche de partenaires sexuels Kassab, Savills, Steinfeld, Matthew Mengue, velos facultaire.

[00:53:25]

Du côté des hommes, via le personnage de Kwamé dans la série animée IE10 You, dont on a parlé à la rentrée il y a quelques semaines, qui est un personnage d'homme noir, queer anglais qui fréquente les applications de rencontres comme Winder. Il y a eu tout un débat autour de la série puisque ce personnage ne révèle pas son orientation ou que ça a été comparé à une agression sexuelle. Or, le fait de faire cette comparaison serait en fait un cliché à la fois homophobe et BIVB.

[00:53:56]

Ça, c'est un problème de la série, mais en tout cas, elle a permis de parler notamment de la question du viol masculin, dont on parle assez peu. Est ce qu'il y a des douze et donc des choses à ne pas faire dans les représentations? L'intersectionnalité?

[00:54:10]

Oui, effectivement.

[00:54:11]

Parfois, on s'interroge un peu sur le travail des scénaristes et sur la manière dont certaines idées leur viennent à l'esprit en se disant que, peut être, il aurait mieux valu qu'elles ne leur viennent pas jusque là et qu'ils poursuivent à ce point puisque, par exemple, on peut citer l'exemple très récent de la série Queen's Gambit, traduit par le jeu de la dame diffusé récemment sur Netflix uniquement à l'âge de 15 ans.

[00:54:57]

Tu te fais ça puisque dans cette série où une jeune femme du nom de Besse, qui est une talentueuse joe's déchec dans ses premiers moments de vie, elle va découvrir une amie, une amie. Le personnage de Jolie, qui est une petite fille noire avec elle. Alors, Selina, le personnage de Baisse, va se déployer à travers le monde et à travers des expériences particulièrement riches. Là, le personnage de Johnny, ce petit enfant noir de l'orphelinat, n'existe pas du tout, mais absolument pas.

[00:55:32]

Il n'y a pas un mot qui est dit d'elle, un seul souvenir, pas une seule forme de réminiscence. Absolument rien. Et tout d'un coup, on frappe à la porte de baisse, ouvre la porte. Et derrière la porte, il y a Jocelyne. Jocelyne, qui a grandi, et Jocelyne, qui est drôle, jolie, qui a plein d'énergie à donner et qui va venir renforcer le personnage central de baisse. Donc, on voit bien ici que l'amitié qui a été représentée entre Besse et Djoliba avait pour fonction finale et définitive de venir nourrir Pesce au moment où elle a une sorte de fragilité qu'elle doit absolument surmonter.

[00:56:15]

Cette espèce de fonctionnarisation de la nuit noire et assez problématique, on aurait complètement pu imaginer une trajectoire pour Djénine, voire pour le couple baisse doline plus riche et plus intéressante d'un point de vue de la représentation.

[00:56:32]

Je vous renvoie aussi à un article de Slate qui parle de la fonction de meilleur ami racisées face au héros blanc ou à l'héroïne blanche, comme c'est le cas notamment dans la série Emilie Lewis récemment sur Netflix. Et alors? Il y a aussi d'autres séries qui vont un peu vite en besogne. C'est le cas de succès du Gleichen qui finalement invisibilité. Le fait qu'une personne soit à l'intersection de plusieurs oppressions, comme le personnage de Eric, qui est à la fois noire et gay.

[00:57:03]

Marina Feuillues. Par ailleurs, il a aussi une relation très problématique avec un autre personnage qui s'appelle Haddam, et des personnes ont bien fait de relever que non. Tous les homophobes ne sont pas des gays en puissance. N'écrivez pas ce genre de scènes de cette manière là. Ce qu'on peut dire aussi de manière plus générale, c'est que dans la pop culture, des minorités se sont souvent saisies de leur propre histoire pour faire leur propre contenu. C'est le cas notamment de Insécure.

[00:57:40]

Mais Netflix a joué un rôle. Même si la qualité des fictions est assez inégale, moi, je conseillerais de regarder la série Grande amie et de vous pencher aussi sur la polémique qui a eu lieu entre la Shoah preneuse et les scénaristes qu'elle avait embauchés pour écrire des personnages racisées, des personnages, l'intersectionnalité, la manière dont cette collaboration, c'est fini.

[00:58:11]

Et puis voilà, je vous en dit pas plus.

[00:58:19]

Il y a d'autres productions comme d'Achêne, Mili to All the Boys Love de Trinquette Block, qui mettent en avant ces questions là. Une diversité de l'écriture et des personnages.

[00:58:33]

Qu'est ce que tu écoutes les recommandés dans ta recommandation culturelle? Qu'est ce que tu lis? Mon action culturelle, quoi.

[00:58:43]

Alors, qu'est ce qu'on a comme recommandation culturelle cette semaine? Alors cette semaine, je voulais parler de deux ouvrages en particulier, que j'ai beaucoup apprécié. Le premier ouvrage, c'est celui de l'historienne Audrey Célestine, qui s'intitule Des vies de combat et qui revient sur des femmes noires qu'elle a estimé avoir eu une vie admirable. Pas simplement sur la fonction de d'Uderzo isation, mais surtout sur le fait de montrer comment, à un moment donné, elles ont su faire émerger autour d'elles des problématiques qui semblaient être vouées au silence et comment elles ont fédéré des collectifs, des associations et comment, finalement, quelque chose d'historique se met en place à l'échelle individuelle.

[00:59:24]

Mais de manière assez forte et surtout, ça permet de mettre en lumière des trajectoires, des obstacles, des difficultés ont été surmontées de manière assez admirable. Le deuxième ouvrage que je souhaitais mettre en avant, c'est celui de l'entrepôt Log Marianne Chef, qui a publié il y a peu de temps un ouvrage qui s'intitule Un défi qui sort, qui est une sorte de ethnographie très précise, très poussée, très délicate. Aussi, j'ai trouvé dans l'analyse qu'elle propose de l'expérience de jeunes femmes qui se prostituent au Maroc.

[01:00:00]

On est donc loin ici des clichés, des tentatives et des tentations d'exotique isation, de sexualisation de cette question là, mais d'anthropologue ici a suivi. Là, elle a discuté avec elle. Elle a vécu pendant une certaine période avec elle et donc on voit émerger, comme on le disait un peu à travers cet épisode, qu'on vous a préparé des rapports de domination, mais aussi des formes de résistance, des formes de territoire qui s'aménager autour de la possibilité de faire quelque chose de ce que on est en train de faire d'elle.

[01:00:34]

Je trouvais intéressant, dans cet ouvrage là, de voir comment la question de la domination, elle, s'articule à la question de la résistance et de ce qu'on appelle la continuité.

[01:00:44]

C'est un super contrepoint au livre de Pauline Verdit Vilaine fille. Voilà exactement à lire ensemble. Moi, de mon côté, je vais recommander une série qui s'appelle Industrie, qui est diffusée sur CBS. C'est une série de contre attaquer et Mickey Darne avec la nouvelle venue, miellat et rôlede. Donc, si, comme moi, vous êtes à peine sorti de succession, vous pouvez vous plonger cette fois ci dans le monde de la finance en suivant Harpeur, qui est une jeune femme afro américaine qui débute dans le monde de la finance à Londres.

[01:01:14]

Un environnement social où tout lui rappelle constamment qu'elle n'est pas à sa place vu sa vie à New York.

[01:01:26]

Et on va voir la manière dont elle va négocier avec ces contraintes qui s'accumulent donc avec les difficultés de ce premier emploi. Il faut dire que le premier épisode a été réalisé par Lena Dunham. On espère que la réalisatrice a appris quelque chose et évolué depuis Girls. Et en tout cas, c'est une mise en scène. Si elle est moins virtuose que dans le film Ocean Network, par exemple, qui est sans doute un modèle pour cette série, c'est une mise en scène qui est très vive et qui épouse vraiment cet environnement très virevoltant et très, très stressant.

[01:02:00]

Quoi vous écouter?

[01:02:03]

J'aimerais beaucoup acheter un livre anti sexiste à ma petite soeur de 10 ans qui s'intéresse à ces questions là. Alors, qu'est ce qu'on peut lui concéder comme Achache? D'autant plus que les librairies ont rouvert et qu'effectivement, c'est le temps d'y aller.

[01:02:17]

Si vous fêtez les fêtes de fin d'année ou si vous ne le faites pas. Voilà quelques idées. Il y a d'abord les règles. Quelle aventure de Marion Male et Lise Thibault dans la collection Les mini confettis. Il y a plusieurs parcours de femmes, notamment celui de la cinéaste Agnès Varda. Peut être que c'est pour les plus petits, mais moi, je trouve cette collection très chouette. On a déjà parlé ici à l'école des loisirs, qui raconte le parcours d'un enfant en transe.

[01:02:44]

Il y a aussi Le chemin de Giada, qui est le nouveau livre de Lauren Sapho. On m'a aussi conseillé un livre qui s'appelle Cruel Joël, qui serait, paraît il, beaucoup mieux que Mortel Adelheid, et qui raconte l'histoire d'une femme qui travaille pour la mort et qui vient annoncer aux gens leur mort imminente. Ça a l'air d'être un personnage fort qui ne s'en laisse pas conter. Donc voilà, voilà pour mes recommandations à cette auditrices lecture, je pense qu'on a un peu fait le tour de la question de l'intersectionnalité.

[01:03:14]

On espère que c'était clair que vous allez avancer sur cette question. D'ailleurs, vous pouvez retrouver toutes les références dans le descriptif de l'épisode. Vous pouvez aussi nous écrire sur les réseaux sociaux. Quoi de neuf? Et nous laisser des étoiles sur Apple? Podcast Merci, salut! Salut Martine! Quoi de neuf est une émission de nouvelles écoutes. Cet épisode est conçu par Clémentine Gallot Représentèrent et Captain Harsh Mixages L'origami Gani générique réalisé par Aurore Meilleur, meilleur montage et coordination Ashley.