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[00:00:00]

Cet hiver, on a beau être des super woman, on n'a pas toujours l'énergie d'aller faire les courses, ni même de réfléchir à réenchanter ses repas. Heureusement pour ça, il y a les box à cuisiner l eau fraîche qui soutiennent quoi de neuf? On peut choisir et personnaliser ses menus de la semaine. Familial, végétarien, rapide, avec plusieurs options. Puis elle offrait Je vous livre tous les ingrédients chez vous, où que vous soyez. Cette semaine, par exemple.

[00:00:21]

J'ai testé une pizza au chèvre et un wok de nouilles sautées de recettes sympa et faciles à réaliser en moins de 30 minutes. Et je les garde en tête pour le prochain dîner. En plus, elle offrait Je travaille en circuit court et compense les émissions de CO2 de ses livraisons par des initiatives écologiques. Faites vous plaisir! Vous avez 25 euros de réduction sur vos deux premières box avec le code. Quoi de neuf? Tout attaché sur l'eau fraîche? Ne me remercier pas très Herning.

[00:00:45]

Cet épisode parle de l'année 2020.

[00:00:48]

Vous écoutez quoi de neuf? Le podcast féministe et l'intersectionnalité qui parle peu de culture. C'est une discussion à deux chaque semaine, accompagné de l'une de mes acolytes. On parle aussi bien de société que de politique, de patriarcats, de chats, de tofu et de Rihanna. Je suis Clémentine Gallot et moi, Pauline verbalisées, moi Emeline l'Améthyste, je suis chez moi, alors c'était parti. Souvenez vous, c'était en janvier 2020.

[00:01:18]

C'était le temps de l'innocence. On n'avait jamais entendu parler de gestes barrière ou de distanciation sociale. On connaissait le cocooning, mais pas le confinement. Cette semaine, c'est l'heure du bilan de l'année 2020 avec un épisode collectif qui réunit toute l'équipe. Salut! D'abord, on va réécouter nos prédictions de l'an dernier pour voir si on avait eu raison, si on s'était trompé.

[00:01:39]

On écoute alors pour parler un peu des années 2020 qui se rapprochent, qui se profile. Est ce que vous avez des prévisions ou des bonnes?

[00:01:48]

Des mauvaises résolutions? Toi, qu'est ce que tu souhaites ardemment? Mais j'aimerais bien. On a presque cru avec le film de Tiamat. Mais bon, c'est encore raté. C'est bon de Jango qu'il a eu. Mais j'aimerais bien que cette année, une Palme d'or soit remise à une femme au Festival de Cannes, dira Polanski.

[00:02:07]

J'aimerais que les grèves actuelles fassent plier le gouvernement. J'aimerais que la grève continue et la grève des fin, sauf pour les transports. Bon, on va quand même les soutenir, bien sûr. Et que la grève des femmes qui se prépare pour le 8 mars soit ouf! Et j'ai hâte d'y être.

[00:02:23]

Que la lutte continue. Qu'on soit toujours plus nombreux à prendre la parole. Qu'on soit de plus en plus nombreuses à parler, à parler de soi, à parler. De nous rendre compte de nous mêmes, de nos expériences. Qu'on continue à multiplier aussi. Peut être les foyers d'expression, qu'on invente des espaces mixtes non mixtes pour gagner des instants de réflexion et que toutes les personnes précaires peut être, envahissent l'Académie française.

[00:02:50]

J'espère qu'on va enfin parler de plus en plus de violence masculine quand on parle des violences faites aux femmes et qu'on va s'intéresser aux agresseurs et aux manières de les empêcher d'agresser.

[00:03:02]

Et du côté des résolutions personnelles, je vais m'occuper de mes émotions, car selves guerre car elles vont être mis à mal le de scission du projet. Moi, je voudrais déjà être heureuse de la non-réélection de Trump. C'est bien parti pour le doigt dans l'oeil.

[00:03:26]

J'aimerais qu'on continue à gagner du terrain comme on a tous dit. C'est important. Par exemple, j'aimerais que la Loi sur la PMA passe au Sénat et surtout, soit mise, soit mise en pratique.

[00:03:36]

C'est pas trop tôt. Depuis le temps qu'on en parle, voilà. J'aimerais aussi que les personnes trans soient réintégrées dans cette loi. Je pense là aussi que je me font le doigt dans l'oeil. 2020 sera l'année du rat de métal.

[00:03:49]

C'est à dire le rat, animal, malin et relationnel, qui se focalise donc sur l'honnêteté et le pragmatisme. Mais n'oublions pas qu'on va être en année électorale. Donc voilà, parait il, ce sera une bonne année pour épargner des sous. À vos bas de laine! Si vous avez des sous.

[00:04:07]

Asia Flesch, une référence en matière d'astrologie. Ce site nous mettent en garde, je cite sur le plan politique et social, il faudra s'attendre à des rebondissements stupéfiants. La politique politicienne battra son plein. Ouh là là! Bon nombre de personnalités que vous croyez honnêtes se démarqueront et vous sauveront brutalement. On s'attend au pire.

[00:04:28]

Donc, voilà Anor. Pinotti avait vu juste au bingo de l'année 2009. Kaoutari aussi, avec l'âge aussi. Désolé, Pauline, il n'y a pas eu de Palme d'or, ni même de fumée.

[00:04:40]

Et effectivement, selon les prédictions de l'astrologie chinoise, Sarkosy, Darmanin et Marlène Schiappa ont en effet montré leur vrai visage.

[00:04:46]

En même temps, on a vu pas beaucoup d'espoir non plus après le niveau épargne financière. Je ne sais pas où on en est, mais on va commencer par faire un petit tour de table sur vos impressions générales de l'année 2020 à titre individuel. Athanor, tu veux commenter, mais moi, je me souviens surtout du réveillon dernier. On était en train de faire la fête des amis sans masque ni quoi que ce soit. Et la guirlande de 2020, c'était complètement casser la gueule.

[00:05:09]

Le jean, le 2 était tombé, ça faisait 2080 ou un truc comme ça. On avait ri, on se faisait dire ça présage de pires. Qu'est ce que ça va être, cette merde? Je pense que ce sera le genre d'année qu'on racontera à qui voudra l'entendre. Sauf ça aura une place, en tout cas dans notre histoire. Ce grand confinement, est ce que ce sera un virage? Moi, j'ai l'impression que oui, à tous les niveaux, peut être collectif et surtout individuel.

[00:05:31]

Niveau carrière, comme beaucoup de précaires en CDD. Je me suis mis une bonne grosse pile et il fallait assurer ses arrières. Et c'était un peu le cas depuis longtemps. Parce qu'avec la réforme de la loi chômage, ils ont commencé à flipper. Et le confinement, c'est devenu un objectif assez urgent. Les journaux, ils ont d'abord eu besoin des pigistes, un peu pour remplacer le journaliste en poste. Puis ils ont réduit leurs piges, fermer carrément leurs portes.

[00:05:52]

Parfois, la crise rappelle combien beaucoup de journaux dépendent encore beaucoup des annonceurs, mais aussi beaucoup d'électeurs. Et ça, c'est la bonne nouvelle. Il y a eu beaucoup de remontées d'abonnements pour un média, par exemple, Le Monde et même Libération, qui offraient des abonnements à Noël. Mais oui, exactement. Renfloués? Nous, tout à fait. Personnellement, ça a été assez dur et ça reste très dur de voir tant de tristesse et toujours plus de précarité.

[00:06:14]

Vraiment, dans mon quartier, je vis dans le quartier populaire. C'est assez triste de voir le ballet des ambulances. C'est très dur de ne plus avoir de contact physique avec mes amis. Moi, je suis un peu le genre à être une gunman. J'adore les bidaud. C'est dur de pardonner ni de se voir, particulièrement pour les funérailles de ma cousine. Jamais tant d'ailleurs, elle aurait aimé dire que ce fut tout de même une belle année avec des belles choses, malgré tout.

[00:06:35]

Et toi, Kaoutari, ça a été une année qui, d'un point de vue politique, a été particulièrement forte et ambivalente. Disons que je voudrais dire qu'on a malgré tout réussi à construire quelque chose. Alors je sais bien qu'en employant le mot construit, c'est délicat d'en avoir conscience. Mais j'essaye quand même de me dire qu'il y a quelque chose d'un ou d'un ou assez vaste qui pourrait regrouper, on pourrait dire, l'ensemble des personnes qui sont encore largement insatisfaites de leurs conditions de vie en France en 2020.

[00:07:07]

Et je disais qu'effectivement, je crois que quelque chose a malgré tout et avec énormément de difficultés, était construit. Quelque chose a malgré tout réussi à se faire entendre puisque j'ai l'impression que des ronds points, des gilets jaunes jusqu'à la place de la République, autour du comité à Damas, jusqu'aux manifestations féministes, jusqu'aux marches des sans papiers jusqu'aux marches contre les violences policières. 2020 a aussi été l'année d'une forme de retour collectif sur la scène publique. Dans le débat public, ça me semble être assez important, donc je sais bien que c'est quelque chose qui est très fortement rééquilibrée par le coup, parce que nous avons dû payer par rapport à ces avancées politiques.

[00:07:48]

Mais j'essaye de me dire que c'est malgré tout des avancées qui sont notables et qu'on doit essayer de garder à l'esprit et à partir desquelles on doit essayer de retravailler pour l'année qui arrive. Donc voilà, j'essaie d'être optimiste, j'essaie d'être ouverte et timelines, écoute. C'était une année assez surréaliste pour moi. J'avais déjà un rapport à l'espace temps qui était pas simple, mais ça s'est encore complexifié. Avec 2020, c'était à la fois long et vraiment court et j'ai l'impression.

[00:08:17]

C'est à cause d'un grand vide laissé par les confinement, alors qu'il s'est passé tellement de choses politiquement et même en dehors de la crise sanitaire, et que sur le plan personnel, j'ai eu le temps de déménager de Montréal pour revenir à Paris, d'intégrer quoi de et de faire le truc? De janvier à décembre. Bref, emotionnellement, c'était vraiment les montagnes russes. Il y a eu quelques moments de pur bonheur, les retrouvailles avec les proches, me rendre compte que je peux développer de nouvelles passions à 28 ans.

[00:08:44]

Mais globalement, je ne compte plus les moments où mon cœur a débordé de Colas et je sais que je suis loin d'être la seule pour qui l'année a été éprouvante est déjà bien venue.

[00:08:54]

Émeline, ce qu'on va faire, ça quand même?

[00:08:58]

Ouais. Bah oui, c'est vrai que c'était les montagnes russes pour moi aussi. Je trouve que c'était particulièrement difficile, justement, de continuer, ne serait ce qu'à faire son travail et aussi à s'investir dans les luttes sociales. On est allé à la manif du 8 mars, en tout cas, moi, j'y étais avant le confinement. Je crois que vous aussi Kleisterlee féministes.

[00:09:17]

Et c'est vrai que jusqu'à récemment, on n'avait pas forcément pu ressortir pour exprimer notre colère. J'ai trouvé que le confinement des corps, la distanciation sociale, le repli sur la sphère domestique pour seule vie en collectivité ou pas, d'ailleurs, parce qu'il y a beaucoup de gens qui étaient très seuls. Tout ça, en fait, ça a tellement renforcé l'isolement et même j'ai envie de dire l'infantilisation de la population et ça m'a vraiment donné un sentiment aussi d'intimidation supplémentaire qui touche en fait les personnes qui se sentent encore moins légitimes à s'approprier l'espace public.

[00:09:47]

Et ça, ça m'a vraiment reprendre très en colère. Et pourtant, je suis très privilégiée et je pense que ça frappe en premier lieu les personnes les plus précaires, les personnes racisées, etc. Donc ça, moi, ça a été vraiment la chose qui m'a vraiment mis en rogne. Et ça, c'était pour l'aspect plus politique, mais plus personnellement. Entre deux crises d'angoisse, j'ai quand même réussi à écrire un livre. Ça, j'étais contente de cet accomplissement qui s'appelle Vilaine fille sur les travailleuses du sexe.

[00:10:11]

Et sinon, beaucoup plus légèrement. Personnellement, j'ai trouvé le salut dans l'écoute de l'audio porn, notamment avec Vox de Hollande G. Qui a un peu sauvé mon confinement. Clémentine Bah, écoute, moi aussi, je devais sortir un livre au mois d'avril. Rien ne s'est passé comme prévu. Finalement, il est sorti en jean d'amour, un peu comme vous. C'est une année qui est passée un peu dans un semi coma. On va faire dans la torpeur qui a jamais vraiment commencé.

[00:10:38]

Finalement, je ne pense pas qu'elle soit perdue pour autant. D'ailleurs, on va en parler dans la suite de l'épisode, même si on a eu l'impression d'un temps qui s'est vraiment étiré. Moi, j'avais ressenti, comme beaucoup d'autres gens, de l'anxiété, l'impression d'étouffer, de ne pas en voir le bout. Après, je fais partie des personnes introvertis, donc je n'ai pas souffert autant que d'autres. Et en plus, je pense que c'est des moments qui ont été aussi propices à prendre du recul à l'introspection, à prendre du repos quand c'était possible.

[00:11:07]

En tout cas, moi, ce qui m'a marquée, c'est que je trouve que c'est une année où on s'est beaucoup surveillés les uns les autres et aussi auto surveillés, et que c'était d'une certaine manière vraiment le triomphe de ce que Foucault a annoncé avec la biopolitique. C'est à dire voilà une forme de surveillance d'État, mais aussi des individus entre eux. Évidemment, faire la fête me manque. Je crois que j'ai fait trois fois la fête cette année. C'était chez moi et manifester aussi me manque.

[00:11:32]

Mais on ne va pas manquer d'occasions de retourner dans la rue. Donc, beaucoup de colère qui couve. Mais ça, c'est vraiment récurrent tous les ans.

[00:11:41]

En tout cas, bravo à toutes d'avoir survécu à cette année.

[00:11:49]

On va faire un petit tour des mots de l'année 2020 qui nous ont marqués. J'aime bien dire que l'intersectionnalité, c'est lutter contre les discriminations à l'intérieur des discriminations violences policières.

[00:12:01]

Ces mots sont inacceptables dans un Etat de droit. Chacun peut comprendre que on vient à l'école habillé d'une façon, disons, républicaine, ou celles qui ne veulent pas du masque.

[00:12:15]

La Camorra serait la Wiliam Batanga ou encore lousses N-2 Yakusa. Elles ont toutes déjà été victimes de misogynie.

[00:12:24]

Sans oublier les termes deuil périnatal, maternité séro fierté, sexualité présentielle à Delphes.

[00:12:33]

Et mon préféré?

[00:12:34]

Je rajouterai masque nez, l'acné de masque qui est le combat de ma vie en ce moment pour donner un bref aperçu de la situation l'an dernier.

[00:12:44]

Donc, en 2019, on avait beaucoup parlé des gilets jaunes des femmes grévistes, notamment les femmes de l'hôtel Ibis de la comédienne Adèle Haenel, de Greta Ginsberg. Cette année, en 2020, les quatre Lady's sont devenues des plantes Lady's. Et il n'y a pas eu que la bougie senteur vagin de Gwyneth Paltrow et les élucubrations de Didier Raoult. On a aussi appris que Donald Trump, payer moins d'impôts que nous à la dette où on enregistre 88 féminicides, ont eu lieu en France, selon la page Facebook Féminicides.

[00:13:16]

On n'oublie pas. On va faire un peu le tour. D'abord des flops de l'année 2020, année pandémiques marquée par la crise sanitaire, le rôle des soignants et des soignantes de la santé avec les problématiques du réalisme, de la grosse phobie et un Grenelle de la santé qui était un peu de la poudre aux yeux. On n'oublie pas non plus les nominations de Darmanin et consorts, les controverses entre perf et féministes, fonctionnelle, la cancel culture en question, la réforme de l'Université Leavey.

[00:13:47]

J'ai attaqué par tous les fronts, notamment en Pologne et bien sûr, la mort de Georges Fluid. Emine, est ce que tu veux nous parler un peu de tes flops de l'année? Bah, écoute, ce qui m'a marqué. Et comme pour beaucoup, j'imagine, en 2020, c'était les violences policières. Je pense à Cédric Sauviat, mort quelques heures après que des policiers et usé d'un plaquage ventral sur lui. Je pensé que Ziane Lhuissier, ce jeune Martiniquais de 22 ans passé à tabac par un fonctionnaire de police et des militaires pendant une manifestation anti-CPE, leur déconnent, puis poursuivi par la justice pour de supposées violences.

[00:14:22]

Je pense aussi à Gabriel Djordjevic, qui a cru qu'il allait mourir en garde à vue. A 14 ans, on sait et on ne peut plus fermer les yeux sur ce fait. Les violences policières gangrènent déjà la société française depuis longtemps, mais le confinement a ouvert la voie à tous les abus. En banlieue parisienne, la population dénonçait dès le premier confinement des contrôles ciblés et violents. Je me souviens notamment des images de l'interpellation de Ramatoulaye Taser et frappé de son petit frère à Aubervilliers.

[00:14:50]

D'ailleurs, j'en profite pour remercier Tiamat Sebag pour son travail de veille essentiel durant cette période.

[00:14:56]

Alors, effectivement, les violences policières en France sont une réalité, une réalité brutale qui s'exprime de plusieurs manières. Alors, il y a les contrôles d'identité abusifs, le profilage racial. Le CNRS, en 2009, a donné des chiffres. Un jeune d'apparence jeune d'apparence, qui porte des vêtements d'apparence urbaine, a onze fois plus de chances de se faire contrôler que le reste de la population. Un Arabe a huit fois plus de chances de se faire contrôler qu'un Blanc et un Noir a six fois plus de chances de se faire contrôler qu'un Blanc.

[00:15:26]

Est ce qu'il y a des choses qui ont marqué? Oui, effectivement. On fait bien de souligner que heureusement que les images de ces faits existent pour rappeler ce qui se passe effectivement cette année. Je pense qu'on a aussi vraiment pris conscience de l'ampleur de la catastrophe dont sont victimes les Ouïghours, qui représentent 11 millions de personnes de confession musulmane qui vivent à la limite de l'Asie centrale, qui non seulement vivent dans un régime totalitaire, mais sont plus internés dans des camps où les femmes subissent bien souvent stérilisations et avortements forcés.

[00:15:58]

Tout cela de la part du gouvernement chinois. Il faut savoir que certaines entreprises de fast fashion comme Zara, font appel à leurs services sans le mentionner ou qu'il ne faut pas hésiter à boycotter ces marques.

[00:16:09]

Si je vous disais que votre Puls like, que votre Polo Lacoste ou même que votre téléphone Apple ou Samsung pouvaient avoir été produits par des Ouïghours soumis au travail forcé dans des usines chinoises, d'un coup, j'avoue mon envie d'être à la mode.

[00:16:22]

C'est ce qu'affirme l'Institut australien de stratégie politique dans un rapport publié au mois de mars 2003. Dans cette étude d'une quarantaine de pages, l'Institut est paru. 83 marques issues de l'industrie du textile, de la technologie et de l'automobile, des marques connues dans le monde entier comme Zara, Hashem, Apple, Microsoft, Adidas, Uniqlo, Volkswagen ou encore Mercedes.

[00:16:42]

Sachez également que le nouveau Disney en prise de vue réelle Mulan. Dans cette région que le gouvernement chinois est plus remercié au générique et donc ça ne donne pas très envie de voir le film justement sur la répression des Ouïghours et plus particulièrement sur les avortements et stérilisations forcées. Je me souviens avoir lu la tribune très juste de d'immoral qui disait attendre la solidarité des féministes du monde entier envers les femmes ouïgours. Et ça m'avait alerté à l'époque, notamment parce que ça m'a rappelé au livre Le ventre des femmes de Françoise Vergès, dans lequel elle racontait comment les avortements et stérilisations forcées à la Réunion dans les années 70, n'avaient pas été mentionnés par les féministes en France hexagonale, malgré leur couverture médiatique.

[00:17:27]

Bref, je me joins totalement au boycott de Zara, Wei et consorts comme Antoine Griezmann et tous les grands esprits se rencontrent.

[00:17:37]

Moi, j'ai aussi été marqué par un autre fait. C'est une forme de retour. Tu l'a évoqué tout à l'heure, Pauline. Peut être au 19ème siècle ou en tout cas à un temps révolu qui a eu lieu pendant la parenthèse enchantée du premier confinement, c'est à dire la charge mentale, le travail domestique. Alors qu'on a cessé de nous répéter que le mouvement MIT tout avait mis à sac les fondements de notre société. En réalité, ce sont quand même les femmes en majorité, qui ont été obligées de moins travailler et de s'occuper des enfants lorsqu'il y a des enfants.

[00:18:07]

Et d'ailleurs, c'était aussi le cas autour de moi et au cas par cas, j'ai trouvé ça effarant. Du coup, j'ai une copine qui a dit non, avait dit non. Je ne ferai pas l'école toute seule à la maison. Tant pis si mon conjoint ne le fait pas. Laissons tomber, donc. Voilà, je pense qu'il est temps que les hommes étaient, grossisse, se réveillent. Encore une fois, je pense qu'ils ont raté l'occasion de montrer qu'ils avaient compris de quoi parlez le mouvement Vitoux.

[00:18:32]

Il aurait pu se saisir de cette occasion, peut être pour changer. Occasion ratée. Mais il y en aura d'autres. J'en suis sûr qu'on ouvre l'œil. Et toi, Quintard?

[00:18:41]

Alors je me joins évidemment à ce que vous avez pu évoquer. Je vais avoir du mal à identifier un seul élément. Il y a beaucoup de choses négatives qui me viennent bien sûr à l'esprit, mais disons que la chose sur laquelle je pourrais malgré tout revenir, c'est, et on en avait fait d'ailleurs un épisode long. C'est bien sur la manière dont le gouvernement s'est jeté à corps perdu dans la destruction de l'université, d'une part, et la manière dont, par ailleurs, un certain nombre de concepts on peut penser culturel se dit post-colonial studies aux concepts.

[00:19:14]

L'intersectionnalité en particulier, qui s'est attiré les foudres de personnes qui étaient animés par un namouh. Formuler ainsi un amour assez puissant, des restrictions de liberté, en particulier la restriction des libertés académiques. C'est quelque chose qui m'a énormément frappé lorsque l'on a pu mesurer à quel point, un moment donné, les études de genre avaient été vraiment décisives et la manière dont elles avaient envahi l'espace public de manière extrêmement favorable et progressiste, dans une optique d'émancipation. À quel point ces études avaient changé quelque chose à la face de la France?

[00:19:52]

Et comment, en vérité, cette destruction de l'université a été aussi une manière de revenir en arrière et de déconstruire, de mettre à sac tout ce que les groupes minoritaires avaient pu construire. Donc voilà, c'est quelque chose qui me semble extrêmement dangereux de voir à quel point les universités françaises sont mal en point, à quel point les étudiants ont souffert durant cette période et à quel point tout cela est totalement normal et appelle des réformes encore plus violentes pour les temps à venir.

[00:20:22]

Oui, d'ailleurs, on voit bien se dessiner et ça, c'en est un des aspects. Cette stratégie du gouvernement en vue des prochaines élections, qui consiste à la fois à ratisser à droite avec des idées conservatrices et à siphonner la gauche, accusée d'être donc islamo gauchiste. Voilà, on va garder un oeil sur tous ces développements au cours des prochains mois. On y reviendra, j'espère. Et toi, Pauline? Je suis évidemment d'accord avec tout ce qui a été dit.

[00:20:48]

Je rajouterai quelque chose en lien avec aussi l'objet de mes études cette année, mais en lien avec la pandémie. Je pense aussi au combat des travailleuses du sexe, ces travailleurs du sexe qui, pendant toute cette période, n'ont cessé de demander une aide d'urgence car à de très nombreuses personnes n'avaient aucun filet de sécurité du fait de l'absence de statut et d'une très forte inégalités d'accès au droit commun.

[00:21:09]

Tout simplement, si on oublie une population, quelle qu'elle soit, que ce soit celle des travailleurs du sexe ou celle des migrants, celle des personnes dans la rue, virus qui continue à se propager. Et il ne fait pas de distinction entre les personnes qui exercent une activité entre guillemets honorables et les personnes qui seraient un poids pour la société.

[00:21:29]

Donc, la situation en a plongé beaucoup dans la précarité, encore plus qu'auparavant. Et d'ailleurs, les associations communautaires fonctionnaient pendant le premier confinement, du moins essentiellement sur les dons glanés dans les collectes en ligne, alimentée par les citoyens et les citoyennes pour redistribuer aux personnes. Donc, si les associations qui vont pallier le manque d'action de l'État, comme bien souvent alors qu'elles mêmes ne pas beaucoup de moyens, et il a fallu attendre le mois dernier pour qu'il y ait enfin un chèque d'aide à ces associations.

[00:21:59]

Bon, j'ai trouvé vraiment que l'attitude du gouvernement face à ces demandes répétées, pourtant, avait été extrêmement méprisante. Et je pense que c'est assez symptomatique aussi de tout ce qu'on vient de dire. En fait, sur une forme de mépris des autorités pour des situations qui ne sont pas tant particulières que représentative de plein d'autres formes d'oppression, de violence, d'inégalité qui sont de plus en plus criantes en étoile. Déjà, moi, je dirais que j'ai adoré écouter un épisode des Pieds sur terre qui portait justement sur cette question là.

[00:22:28]

Je trouvais que ça faisait du bien d'entendre. J'ai vécu là pendant cette période là pour changer de sujet, mais pas tellement, en fait. Moi, ce qui m'a écœuré, en plus de tout ce que vous avez cité, c'est les diverses récupérations qui ont suivi l'assassinat, le terrible assassinat de SAML patis. Moi, ça m'a fendu le coeur que cet homme soit recouvert d'une telle quantité de merde. Un homme qui a été érigé en héros même s'il ne faisait que son boulot.

[00:22:51]

Et avec difficulté parce que, il faut le rappeler, les professeurs font un travail vraiment dur. Je trouve en ce moment, et particulièrement cette année. Je trouve qu'ils ont été oubliés par l'exécutif dans la gestion de la crise. Ils ont été envoyés avec un vieux masque d'IMS en classe, avec des tas de gosses qui sont pour beaucoup aussi oublié par ce même pouvoir. Ils ont dû gérer des cours en distanciés avec leur petit ordi portable ADSL de merde pour certains et certaines.

[00:23:15]

Il y a plusieurs de mes amis profs dans des zones où on peut parler d'abandon étatique, qui ont fait des gros burn out, qui ont surtout énormément flippé pour la santé mentale des gosses. Certains gosses qui doivent gérer ce qui se passe dans leurs familles, qui doivent prendre sur leur petit des épaules beaucoup de choses parce que leurs parents doivent partir au turbin, qui doivent gérer leur petite vie, télécharger les documents sur le téléphone de leurs parents en 3G.

[00:23:38]

Moi, ça m'a fendu le coeur de voir des instituts qui préparent de petites boîtes à chaussures avec de la pâte à modeler parce que on leur en donne même pas les fonds pour faire des photocopies et les envoyer par la poste pour celles et ceux qui n'ont pas Internet. Bref, j'ai trouvé que c'était vraiment lamentable. Ça me donne une météorite chialé. Au moment où je parle, il faut que je calme mes émotions. Comme dit Clémentine, il fallait travailler sur ces deux mondes.

[00:23:59]

Ça m'a vraiment choqué. Il y a des indicateurs très concrets qui documentent ces situations. C'est le fait qu'il y a eu une très forte augmentation de la demande de l'aide alimentaire. Moi, j'ai été hyper frappé d'entendre un pas étonné en même temps que les associations de terrain disent qu'il y a jamais eu autant de demandes émanant de gens de classes sociales différentes, y compris, bien sûr, des gens qui travaillent. Donc, voilà le contexte en fait vraiment consacré.

[00:24:21]

C'est ce qu'on disait tout à l'heure. Le corps confinait, blanc est riche et la famille nucléaire hétérosexuelle comme unique forme de légitimité à exister dans l'espace public et dans la ville. Simplement à vivre. Légitimité à juste exister. Et donc, ça peut, je pense, lire les textes de Paul B. Preciado qui, justement, parle beaucoup ici des thèses de Foucault en les réactualisant, notamment tout ce qu'il a écrit sur Médiapart et après, peut être plus légèrement.

[00:24:46]

Mais je pense qu'on en parlera quand on reviendra à la culture. Mais il y a eu le thème de la mise Andri, qui est arrivé dans le débat public avec les livres de Pauline Armange et Alice Coffin. Donc ça, c'était cool. Mais elles ont aussi été accusées de propager, soit disant un discours de haine. Et en plus, on s'est demandé si le crop top des lycéennes était une tenue républicaine. Donc voilà, c'est des sujets un peu plus légers.

[00:25:08]

Mais en fait, tout ça conforte l'idée que vraiment, cette année, c'était terrible, la rentrée aussi, et c'était un continuum de choses pas cool. Oui, pour résumer un peu cette chaude ambiance, un texte écrit par Virginie Despentes qu'elle a récité au Centre Pompidou, qui résume bien la situation.

[00:25:26]

Ecoute, j'ai l'impression de vivre avec 10.000 à l'intérieur de ma tête. Les vrais keufs, les keufs des autres, les cases des adversaires, les caves de mes amis. Je suis devenu un camp pénitentiaire à moi toute seule, avec des frontières de partout, entre ce qui est bien et ce qui est mal, entre ce qui me plaît et ce qui me déplaît, entre ce qui me sert et ce qui me dessert, entre ce qui est bénéfique et ce qui est morbide, ce qui est permis, ce qui est interdit.

[00:25:54]

Toute propagande retraverse et parle à travers moi. Je ne suis imperméable à rien et j'en ai marre de surveiller ce que je dis sans même avoir le temps de m'en rendre compte. Je n'ai pas besoin que la police menace. Je menace toute seule. Je n'ai pas besoin d'un couvre feu pour m'enfermer en moi. Je n'ai pas besoin de l'armée sous mes fenêtres pour surveiller ce que je pense parce que j'ai intériorisé tellement de merde qui ne sert à rien. Je rampent sous des barbelés parfaitement inutile dès que j'ai avalé et j'en ai marre de prétendre que j'ai la force de les repérer et de les pulvériser alors qu'ils me lacère à chaque pas.

[00:26:36]

Rien ne me sépare de la merde qui m'entoure, alors c'est la minute.

[00:26:44]

Tristesse R.I.P. Elles nous ont quittés cette année. Oui, alors, au panthéon des grandes femmes, on a pleuré cette année Gisèle Halimi, l'avocate et écrivaine. D'ailleurs, j'ai enfin pu lire certains de ses livres, notamment le laid, l'oranger, où elle raconte ses combats et comment elle se faisait cracher dessus, littéralement et menacée en procès, que ce soit quand elle défendait des femmes violées ou des prisonniers algériens. Je pense qu'il faut encore lui rendre hommage.

[00:27:08]

J'ai fait toutes mes études universitaires non seulement de droit, mais de philosophie et de sciences politiques. J'ai fait ça à Paris et vécu à Paris depuis l'âge de 16 ans. J'ai finalement vécu depuis l'âge de 16 ans à Paris et je suis retourné en Tunisie pendant cinq ans. Mais j'ai toujours été décidée à vivre en France. C'est un peu un de mes problèmes, mais une de mes contradictions que les hommes et les femmes colonisés connaissent bien cette déchirure de la culture où je suis éminemment de culture française.

[00:27:42]

Alors que je suis née tunisienne parce que le système colonial m'a totalement aliéné ma propre culture. Je n'ai pas de rechange en ce moment. Et toi, Clémentine, sur 25 ans?

[00:27:54]

Oui, alors, les chanteuses Anne Sylvestre et Annie Cordy nous ont également quittés, ainsi que la juge de la Cour suprême russe Bayadère Lindbergh. Sans oublier la rappeuse américaine Lexis Halliday. Alors moi, je retiens la mort de Juliette Gréco. La grande dame s'en est allée. Voilà, il faut se souvenir qu'elle avait croqué avec beaucoup d'amour les pingouins de Saint-Germain, comme le rappelle le superbe livre Les dessous lesbiens de la chanson que vous pouvez offrir à Noël. Petit point.

[00:28:19]

Valérie Giscard d'Estaing, ça faisait des années qu'on attendait cette nouvelle. Elle est arrivée. Le monsieur nous a quittés et j'ai trouvé ça fou que les médias pleurent la mort d'un grand homme. Féministe.

[00:28:30]

Bon boulot pour appuyer.

[00:28:32]

Même après la mort, on a un grand féministe et un amant. De nombreuses femmes. J'ai vu un documentaire sur cet angle là. Bon, voilà, on pleure aussi, mais en fait pas tant. La mort de Maradona? J'ai trouvé ça fou. Les différentes affaires de violences conjugales qui l'ont touché n'aient pas été trop mentionnées. Surtout qu'il est mort le jour de la manifestation contre les violences faites aux femmes. Il y a des footballeurs en Espagne qui a mis à genoux et qui n'ont pas voulu lui rendre hommage.

[00:28:56]

J'ai trouvé ça tellement badass. Et sinon, la mort de Sean Connery, un autre James Bond de nos kyte. Bon, c'est pas grave, il va être remplacé par une femme noire et lesbienne.

[00:29:07]

Et sinon, on a également annoncé la naissance la plus ouette de funk de l'année, la progéniture du milliardaire Elon Musk et de la chanteuse Goyim, qui s'appelle Deus Ex Wax et H.

[00:29:27]

Et toi et toi, avec jeu aléatoire. A quoi correspond tout simplement?

[00:29:37]

Alors on va passer au meilleur de l'année à nos top puisque le Levant, le PQ et la masturbation sont élus. Grand gagnant de l'année sur les marchés. Il faut aussi savoir que contrairement au baby boom qu'on nous avait promis, en tout cas aux Etats-Unis, ça a été un boom de la congélation des ovocytes. C'est assez intéressant à noter. Peut être qu'un jour, ce sera le cas chez nous. Il y a également eu le passage de la PMA.

[00:30:00]

Enfin, on attend que ce soit la première étape pour valider vraiment ce qu'on a.

[00:30:04]

D'autres raisons de se réjouir? Eh bien oui, parce que moi, je me suis réjoui du déboulonnant des statuts. C'est quelque chose qui m'a beaucoup marqué, notamment parce que c'est encore une fois un mouvement qui a pris comme point de départ les Caraïbes. Et historiquement, ce n'est pas la première fois. Donc, j'ai été vraiment heureuse de voir que ça se reproduisait en 2020.

[00:30:23]

Et voilà. Mais on aimerait bien d'ailleurs qu'on aille au bout de ces opérations, par exemple dans le 12e arrondissement de Paris. Il y aurait des choses à faire ou dans l'ancien port négrier de France, à Nantes comme au Havre.

[00:30:37]

On attend que des personnes se saisissent de la question et. Kaoutari en parler quand elle imagina 2020. Pour moi, c'est quand même un des tops de cette année. C'est que la parole des femmes victimes de viol a été entendue comme rarement, à mon sens, un peu dans le sillage de la parole de Hadas-Lebel, le 8 mars et la marche de nuit de la veille. J'ai trouvé que c'était hyper puissant. C'était les dernières grandes manifs avant le confinement des marées de ma vie, disait Ford.

[00:30:59]

Les mots que les collectifs de Columns affichaient en même temps sur les murs. Pour nous toutes, des colosses qui se sont invités depuis lors des manifs contre la réforme de la sécurité globale ou contre les violences faites aux femmes. Des mots pleins de colère légitimes qu'on a retrouvé dans le superbe roman de Marcia Burnier, Orageuse, qui est sorti en septembre aux éditions Cambria. L'auteur raconte brillamment l'alliance que forment un petit groupe de survivantes de viol et leurs répliques hyper.

[00:31:23]

Très légitime, il y a une scène en particulier qui provoque une étincelle dans mon cœur dès que je lis les meufs qui entrent dans l'appartement d'un agresseur qui cassou devant lui. Le mec se taire et ça fait tellement bien l'Autriche. Badass a d'ailleurs témoigné dans la formidable série A lesdocuments Salazar violée. Une histoire de domination qui a été diffusée début décembre. Pour moi, c'est vraiment un must leeson. En même temps que les épisodes de l'univers du gentil.

[00:31:50]

Dans ces quatre épisodes, on entend la parole des concernés et elle montre combien c'est dur d'être cru. Dur d'être aussi libre qu'un homme en ville, raconte le backlash et raconte l'organisation aussi qu'elles ont entre elles et comment elles rattrapent tout le système qui leur a fait défaut. Bref, c'est des arguments qu'on retrouve aussi dans la série à Netflix Les meurtres d'Al Cazères, que je vous encourage à regarder. C'est l'histoire de trois ados qui font du stop pour aller en discothèque et qui sont enlevés et martyrisés par des mecs.

[00:32:16]

La série raconte le procès médiatique qui a suivi leur assassinat et montre comment elle et leur soeur ont été pointées du doigt vers des médias menacés.

[00:32:25]

Un massacre français en Iran qui a démarré avec des cassettes Mestalla derrière chaque année. Un conseil, donc. Je vais me fermer.

[00:32:40]

Les filles doivent elles se sentir en paix dans la ville? Non. N'ont elles pas compris comment marche le monde? Apparemment pas. Et j'ai trouvé que c'était dingue. Comment c'était raconté. Et ça fait un vrai écho avec la série de Clémence Elza. C'est intéressant que tu parles de cette écoute, de la parole des victimes et des victimes de viol puisque justement, sur Netflix, le documentaire sur Descat vient d'être diffusé et on entend enfin pleinement et longuement Nafissatou Diallo s'exprimer pendant 1029.

[00:33:08]

On mesure aussi le temps qui s'est écoulé depuis dix ans. Il y a aussi Tristane Banon qui s'exprime. Voilà des gens qui ont été complètement réduits au silence. Délégitimé, pas crue, vraiment traitée n'importe comment. Et maintenant qu'on les entend, c'est vraiment des couilles de raconter. Ça fait du bien de raconter leur histoire. Et en parlant des Etats-Unis, on peut se réjouir quand même cette année de l'élection américaine. C'était une faible lueur d'espoir en cette fin d'année.

[00:33:32]

Voilà la victoire à suspense de Joe Biden avec sa vice présidente, Kamala Rice. Évidemment, on attend de voir si le Congrès va les laisser travailler. Si Donald Trump va partir à reculons et surtout, dans quel état le pays va se retrouver après cette troisième vague du vide. Et bien entendu, on garde un oeil sur les affaires d'agressions sexuelles qui concernent Joe Biden. On garde le troisième œil ouvert et trois points. De quoi tu te réjouis? Ben moi, j'ai cherché dans ma tête des trucs cool relatifs à cette année 2020.

[00:34:01]

Ce n'était pas facile, mais les choses enthousiasmantes quand même. Il y a de nouvelles revues féministes qui sont en train de voir le jour. Ouais, ouais, donc. La revue La Déferlante, qui est une publication trimestrielle post itou, consacrée au féminisme et au genre Procol et la revue Games.

[00:34:18]

Oui, il y a alors dedans la revue Gallice, qui célèbre les regards féminins et qui mise dedans. Et comme disait Anne-Laure, effectivement, la meilleure représentation du sujet des violences, ça m'a paru quelque chose d'important. Et notamment en cette rentrée, notamment sur les questions d'inceste et de violences intrafamiliales. Et d'ailleurs, je me faisais la réflexion qu'on parle d'une meilleure écoute et il se trouve que ce sont des podcasts. Ce n'est peut être pas un hasard et il y a eu celui de Charlotte, puis le ski ou peut être une nuit et celui de Axel.

[00:34:48]

J'indiquais la fille sur le canapé. Ça, c'est une nouvelle écoute. Jean-Maxime politique. C'était fou et en bonnes nouvelles en Ecosse. Les députés ont voté pour l'accès gratuit aux protections périodiques pour lutter contre la précarité menstruelle. C'était une bonne nouvelle, il me semble, de cette fin d'année. Les écoles et universités devront mettre à disposition et probablement tous les organismes publics. Ça, on aime la fête. Comme les l'école arrivera en France en 2004. Vincent Clerc et Tock Houtart.

[00:35:15]

Ils ont que la chose positive que je retiens, c'est qu'il me semble qu'il y a vraiment quelque chose qui a réussi à se construire d'un point de vue collectif. J'ai l'impression que cette chose là, qui a énormément coûté en temps et en énergie, en blessures, en on menace, etc. Malgré tout, trouver une forme de récompense ultime dans le fait que Traoré, par exemple, se fasse la une du Time qu'elle soit considérée comme la gardienne de l'année 2020.

[00:35:42]

Tout ça vraiment intéressant parce que ça montre à quel point la question raciale ou la question à laquelle est liée notamment la question des crimes policiers a fait l'objet d'une accélération politique assez importante. Et même si on ne s'en rend pas forcément compte lorsqu'on découvre tout ça, puisque pour beaucoup de personnes, je ne citerai pas de nom ou affirmez dans certains journaux que les violences policières avaient commencé il y a deux ans. C'est quand même des choses assez étonnantes de ce point de vue là.

[00:36:10]

Il me semble que c'est une forme de concrétisation à extrêmement forte du travail qui est fait par les militants antiracistes, par les collectifs qui travaillent dans les espaces populaires. Fami tout ce travail là qui est un travail extrêmement visibilités, qui n'est pas reconnu, qui est souvent perçu comme étant un travail de sape des valeurs républicaines pour ne parler que d'elle, a surgi de manière assez assez puissante sur la scène publique, au point de contraindre les différents gouvernants à se positionner par rapport assez à ces questions.

[00:36:46]

Il me semble que quand un Emmanuel Macron se rend chez Brut et qu'il est obligé de se positionner sur ce terrain là, même si c'est pour nier les violences policières dans leur dimension systémique, il me semble que malgré tout, il y a quelques jours, un rapport de force qui a été construit. Je pense que cette question est vraiment centrale et j'espère que les différents aspects qui touchent aux problèmes rencontrés par les habitants des quartiers populaires seront de plus en plus constitués comme des enjeux démocratiques dignes d'être débattus et dignes d'être au centre des attentions.

[00:37:23]

J'espère que cette dimension révolutionnaire va surgir, même si en même temps, je ne suis pas naïve et je sais à quel point c'est difficile. Et alors, dans les neuf week ends de l'année, les personnalités, les femmes et les personnes non binaires de 2020, on peut citer la militante ASA Traoré, les comédiennes Adeline Lenelle, Aïssa Maïga, Louison Daniel Meyer, Martine, Emma Chlorine, Nadège Bossons Diagne, la réalisatrice Maïmouna Doucouré, l'actrice Fatima d'Asse et bien sûr, Nafissatou Diallo, dont on vient de parler.

[00:38:00]

On mentionne également les coming out de la chanteuse Angel, la capitaine de l'équipe de France de football. Pauline Pérot, mannequin, et de l'acteur Eliott Paysde.

[00:38:11]

Le mouvement pop culture va passer à la culture, à la pop culture. On sait que 2020 a été une année très rude pour le monde de la culture. D'ailleurs, Emmanuel Macron n'a pas eu un mot pour ce secteur pendant des mois. C'est une industrie qui est sinistrée avec la fermeture des salles de concerts, de théâtre, de cinéma, les sorties reportées, les tournages à l'arrêt, les intermittents et intermittente plus ou moins dans La galère. Malgré une année blanche et une enveloppe de 2 milliards d'euros qui a été promise cet été par le premier ministre Jean Castex, que peut on en retenir alors?

[00:38:46]

Pêle mêle, parmi le top des recherches MDB pour les stars en 2020, on trouve Ana de Armas, qui se trouve être la nouvelle compagne de Ben Affleck, mais qui, surtout, jouera dans le prochain James Bond. La comédienne Julia Garner, de la série Ozark et Ania, chapeautera la série The Witcher. Voilà donc belle femme à suivre. En 2021, tu l'as dit, Pauline? On a beaucoup parlé de misandrie avec le livre de Pauline Armange Moi, les hommes, je les déteste, qui a d'abord été menacée de censure avant d'être traduits à l'étranger.

[00:39:19]

On est ravis pour elle. N'oublions pas non plus que la phrase on se lève et on se casse. C'était en 2020, même si ça a l'air d'appartenir à une autre époque. D'ailleurs, depuis, Roman Polanski a été dégagée de l'Académie des Césars, donc on a hâte de suivre la cérémonie en 2021. Si elle a lieu, elle devrait avoir lieu normalement au mois de mars. La semaine dernière, on a parlé de musique avec Émeline et je vous invite à vous référer à cet épisode.

[00:39:44]

Je pense qu'on a toutes vu les mésaventures animalières, détaille Barking. Pendant le confinement Cloaca Oudart. Qu'est ce que je retiens de cette année culturelle?

[00:39:52]

Déjà, ce que tu disais par rapport au fait que le secteur culturel soit un secteur absolument sinistré. Ce qui m'a beaucoup frappé, c'est la quasi absence de Roselyne Bachelot dans les médias. Elle a fait quelques apparitions ici et là. Je rappelle que Roselyne Bachelot, ministre de la Culture. Et c'est étonnant de voir qu'une femme qui généralement aime les plateaux, aime s'exprimer, se montrer et montrer qu'elle agit là tout d'un coup lors des conférences de presse, etc.

[00:40:21]

Elle était souvent absente. Je trouvais que c'était intéressant de voir à quel point elle était mise en retrait, où elle se mettait elle même en retrait par rapport à cette question là. Malgré les très, très nombreuses interpellations dont elle a fait l'objet par un certain nombre de syndicats, d'artistes, d'intermittents. Et dire aussi que tous les intermittents et tous les artistes et tous les acteurs du monde culturel ne sont pas du tout placés à la même enseigne. Quand j'entends des acteurs multimillionnaires se plaindre du fait que leur activité ne peut pas se poursuivre normalement alors qu'on dit très peu de choses et costumières des caméramans, etc.

[00:40:56]

Je trouve ça trop souvent à l'indécence et souvent, c'est forcément des acteurs.

[00:41:01]

Auto n'a pas particulièrement envie de revoir les films. Je pense à certains en particulier, qu'on entend régulièrement de quelque part. Je me dis que bon absence de films pour cause pandémiques, ce n'est pas plus mal, après tout. Mais plus sérieusement, disons que ce qui a sauvé l'année, cette bouée à laquelle j'ai essayé de me raccrocher étonnamment, c'est moi Netflix, que la musique et en particulier les clips de musique sur YouTube, puisque c'est une chose que je peux faire durant des heures et des heures et des heures passées de clips, de clips anti-poux.

[00:41:32]

Je trouve que cette année, les Râpeuse et les rappeurs nous ont offert énormément de beauté et beaucoup de puissance, beaucoup, beaucoup d'amour. Je citerai en particulier l'album de Chaï, évidemment, l'album Lamoura Camorra, le travail de Merryl et tout ce qui a entouré aussi des rappeurs. Hum, et je pense ici particulièrement à Deano et en particulier à la Ilot.

[00:41:54]

Ma grande découverte logique de cette année, comme le suggère s'immergent comme beaucoup de musique et un peu moins de 10 mois, contrairement à toi.

[00:42:08]

Beaucoup trop de Netflix, je pense. Et j'ai trouvé que 2020 était une assez grande année pour les séries britanniques et donc à la fois anglaises, mais aussi irlandaises, puisqu'en numéro un, je placeraient Tréo Normal People, qui est une série adaptée de la romancière irlandaise Sally Rooney, qui raconte une histoire d'amour empêchée avec deux acteurs sublimes. Je vous recommande.

[00:42:36]

Yoma Maria Maturana avec talent et pensée, toujours en Irlande, on a dit Wake Up, qui est une comédie dépressive avec Libby et Sharon Horgan, qui sont deux comiques irlandaises absolument merveilleuses. Du côté de l'Angleterre, il y a émaille d'histoires hew qui, à mon sens, la meilleure représentation de la sexualité aujourd'hui et plus récemment, une série vertigineuse qui s'appelle In the Sky. Je pense que si vous avez déjà été dans un travail, vous avez commencé un job dont vous ne maîtrisez pas forcément les codes et vous vous sentiez à la merci de vos collègues et de vos patrons.

[00:43:15]

Je pense que tout le monde peut s'identifier à cette situation. Cette série vous parlera forcément? Regardez moi. J'ai aussi retenu l'apparition de la comédienne canadienne lesbienne Martine, qui parle de ses problèmes d'addiction à la fois sur scène et dans la série Feel Good sur Netflix, où elle serait née dans la taille.

[00:43:43]

Oui, ça, yes!

[00:43:46]

En littérature, j'ai adoré découvrir Déborah Levy, dont on a parlé dans un épisode avec toi, Pauline. J'ai été un peu déçue de la rentrée littéraire francophone. Je dois dire d'ailleurs. Depuis, je n'ai aucune envie de lire des livres sur le confinement. Me voilà donc en l'absence de cinéma, on s'est un peu rabattu sur du streaming de mauvaise qualité. Moi, personnellement, ça a été les téléréalités de décoration et d'immobilier comme celles Hickson.

[00:44:11]

Donc voilà, j'assume. C'est une niche timelines.

[00:44:16]

Écoute moi aussi. J'ai eu un énorme coup de coeur pour Eméyé Soyeux de Mike Blackwell. Oui, même si c'est une série qu'il faut regarder bien accroché. C'est pour moi la meilleure série de l'année. Je citerais aussi l'épisode spécial de Farias, sorti au début du mois de décembre, n'était pas un épisode de Noël très réjouissant. On va dire ça, mais il avait le mérite de taper juste et j'en ai tiré plein de belles choses. Donc vraiment, je vous le recommande juste.

[00:44:41]

Bantu story? Ha ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha!

[00:44:51]

Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha oui, croyez moi.

[00:44:56]

La très pertinente mini série Leffondrement aussi du collectif Les Parasites, qui raconte l'effondrement des sociétés occidentales pour une raison dont on ignore tout et même si c'est sorti en fin d'année 2019.

[00:45:08]

Je l'ai regardé au début du mois de mars. Super timing. Laissez moi vous dire que quand j'ai vu les rayons des supermarchés vider quelques semaines plus tard, ça m'a fait vraiment très bizarre. En bouquins, je vous recommande la tant attendue traduction de Tout le monde peut être féministe Bell Hooks et Balance ton corps aussi de Bertold Barbaque on déjà parmi et le jeu vidéo qui m'a le plus occupé pendant le confinement?

[00:45:33]

Le deuxième opus de The Last. Le scénario est juste fou, qui finit presque trop vite. Je ne sais pas si je pourrais attendre encore longtemps avant de recommencer du début.

[00:45:43]

Ça, c'est une bonne recommandation pour les vacances de Noël. Déjà, j'abonde sur ce que tu as dit en intro. C'est vrai que le monde de la culture, c'est hyper chaud. Ma meuf a du Kathrin pour les artistes en tournée, donc elle est CDDB dans ce milieu là, donc elle et tous ses collègues sont trouvés dans une merde noire et en dehors de tout les radars. Comme on l'a dit, ils sont passés dans le trou de la raquette.

[00:46:02]

Donc c'était archi violent. Mais bon, ça va un peu mieux. Mais c'est vrai que la culture nous a quand même vachement soutenu les plateformes de streaming en particulier. C'est vrai que j'ai pas mal regardé Netflix, j'avoue. Et j'ai aussi aimé revoir pour la millième fois La Soupe aux choux le dimanche après midi sur France Télévisions. 4 Quatre mariages et un enterrement. Mais Highlights, c'est la rentrée littéraire avec le livre du Goli Lemberg que j'aimais tellement tellement aimé.

[00:46:26]

Il a été d'ailleurs couronné du Prix du temps retrouvé. J'ai aussi Lupi de Camille Laurence, que j'ai trouvé vraiment très chouette. J'ai beaucoup aimé la série Netflix, le jeu de la dame.

[00:46:34]

Comme beaucoup de gens, ma mère est devenue sa de vie. Elle a toujours été assez bonne. Oui, d'ailleurs, c'est la série qui a eu le plus de succès sur Netflix. On sait que tu as acheté un jeu d'échecs depuis ameliore. Oui, je l'avais, je l'avais acheté, je les décommander parce que je me suis dit que j'allais trouver d'occasion parce que tout le monde faisait comme moi. C'est vrai que tout le monde en revendra dès janvier.

[00:46:56]

Je fais un peu l'incursion victorieuse d'une meuf atypique à Match Hollande, mais ça fait du bien. Sinon, j'ai beaucoup aimé regarder Koh-Lanta. J'assume. J'avoue que c'était performatifs. C'est ma badass, puisque cette saison a été, à mon sens, une saison assez féministe, avec plusieurs meufs, super forte, plus forte que les gars. Il y a d'ailleurs des épisodes où les piétine littéralement et ça faisait du bien. Une meuf qui a gagné une meuf qui, au départ, a été considérée par les journaux et aussi par les téléspectateurs et téléspectatrices comme une ratée.

[00:47:28]

Enfin, quelqu'un qui avait l'air d'être trop fatigué, trop faible pour réussir un super vocal.

[00:47:35]

Mais franchement, en plus, quand j'ai voulu participer à un concours, pas vraiment dans le but de montrer justement qu'avec la détermination, avec la bonté, on pouvait faire des choses extraordinaires et qu'il fallait pas baisser les bras et tout donner, rien lâché. Et même moi, au début, j'avoue, je me suis dit Mon Dieu, mais je vais faire un jour.

[00:47:56]

Mais oui, même moi même maman, en partant avec ça, ces valeurs, tu te dis tous ces principes. J'avoue que le but est difficile et j'avais du mal à y croire. Aujourd'hui, franchement, je suis la plus heureux.

[00:48:10]

Et sinon, l'année s'est super bien terminée au niveau culturel avec le retour de CEA-Leti. Donc, le duo sera un prochain album l'année prochaine chez Wario Recordings, une nouvelle boite féministe antiraciste qui est super et qu'on peut soutenir sur les réseaux. Le premier clip est sorti et c'est une merveille sans nom. Je vous conseille de regarder. Je suis très attaché à l'expérience collective de la salle de cinéma. Donc, dès qu'on a pu aller au cinéma, même si ce n'était que quelques mois, j'y suis allé.

[00:48:36]

Et vraiment, dans mon année culturelle, je retiens le film de Sébastien Lifshitz, Adolescence. Qui est donc ce documentaire qui suit sur cinq ans la vie de deux amis au collège, puis au lycée et au lycée. Elles sont séparées, mais ça suit leur itinéraire et elles sont issues de milieux sociaux très différents et ça tisse des liens entre elles. Et ce sont deux portraits très, très beaux.

[00:48:57]

Je crois que je vais commencer une liste de ce que je veux réaliser ses rêves fous, légers et du même réalisateur.

[00:49:05]

Plus récemment, il y a eu le documentaire Petite fille, qui est sorti sur Arte, qui documente la vie quotidienne d'une petite fille France. Et la transphobie qui la frappe concerne aussi sa famille, puisque c'est le seul rempart contre cette transphobie. Finalement, oui.

[00:49:19]

Et ça ferait l'objet d'un épisode webcast. C'est pour ça que je vais m'arrêter là. Et je retiens aussi le chef d'œuvre d'animation, Josep. Je ne sais pas si vous l'avez vu de Horel. C'est l'histoire de Josette Bartoli, peintre combattant anti franquiste, qui a fui la dictature en Espagne pour se réfugier en France. Mais à une époque où on parquée les réfugiés espagnols dans des camps. C'est vraiment un film magnifique. Pour moi, c'est un des plus beaux films de l'année.

[00:49:42]

Je pense qu'il va encore ressortir. Il un très, très grand succès en salle qui va ressortir. Je crois qu'il va ressortir au confinement. Je vous invite vraiment à le voir. Plus prosaïquement, la scène d'accouchement énorme de Sophie Letourneur avec Marina Foïs reste un de mes climax de l'année. Et côté séries animées du studio, c'était ma préférée. Mais je retiens aussi la sortie de Panorthodoxe, l'adaptation de la vie de Déborah Feldmann, qui a fui sa communauté juive ultraorthodoxe à New York pour Berlin.

[00:50:11]

On l'a d'ailleurs interviewée absolument.

[00:50:14]

Et en littérature? Pareil, Déborah Levy, Hugo Lindenberg. Pour un jour, ce sera vite. J'ai adoré et je retiens aussi Chavirée de Lola Lafon sur un réseau de criminels et Le milieu de la danse et en musique. Mon péché mignon le duo du l'IPA Angel avec Viva!

[00:50:36]

Et en télé réalité? Pour finir, parce que j'ai regardé de la téléréalité aussi Love is Blind et le couple Loring Camerone Hamilton que je suis sur Instagram assidument. Oui, et je me demande si on est trop creepy. l'Equity les Meurens.

[00:50:59]

On appelle ces recommandations de cadeaux pour les Fêtes. On rappelle que tout le monde ne fête pas Noël n'est pas non plus obligé de faire des cadeaux pour cette période. En tout cas, nous, on ne va pas offrir le nouveau livre de J.K. Rowling, iCab Bugs, vu les propos transphobes de l'actrice. Voilà Next. Tu n'auras pas notre argent. Khloponine, qu'est ce que tu recommanderiez offrir? Je voulais recommander deux bédés. Celle du dessinateur Luz, qui adapte Vernon Subutex, qui annonce une somme.

[00:51:27]

Ouais, mais vraiment, c'est très beau. Et puis une année exemplaire de Lisa Mandel, auto édité. Donc, la dessinatrice revient sur son rapport aux addictions et fait le récit de 365 jours de tentatives d'être raisonnable. Tout cela en se battant avec l'anxiété, l'épilepsie et les problèmes d'angoisse. Et c'est vraiment hyper intéressant. Et ça résonne très fort avec la nicotine. Justement, toi, Clémentine, à moi aussi, c'est une bédé qui s'appelle Désenchantées, qui est dessinée par Moderna Delpoux et Bloom.

[00:51:59]

C'est un pseudo. C'est aux éditions First. Donc, c'est une jeune dessinatrice espagnole qui raconte en version conte de fée infernale, la vie de son groupe de copines qui ont aujourd'hui la trentaine. Entre le slate shaming decertaines, les emménagement des autres avec des conjoints, la venue d'enfants et comment tout cela perturbe l'organisation de ces amitiés féminines. C'est vraiment chouette. Je vous recommande Maillart. Bien bien, puisque j'ai hâte que les concerts reprennent, je ferais bien une place pour un festival.

[00:52:29]

J'ai vu que la programmation de We Love Green commençait à tomber parmi les premiers noms. J'ai vu ceux de Locindus, de Yakusa, Massive Attack, Arcas, Hamza, SDH, Merryl. Bref, j'ai vraiment hâte.

[00:52:40]

Je crois que ça va être un des gros cadeaux de cette fin d'année s'il en reste encore. Il en reste s'il en reste, mais en attendant l'été. Si je devais offrir quelque chose, je pense que ce serait le livre que j'ai préféré lire cette année, Zamis, une nouvelle façon d'écrire mon nom de la poétesse lesbienne afro américaine Audrey Lord, qui avait une prose incroyable. Il y a aussi une histoire mondiale des femmes photographes de l'US Lebard et Marie Roberts.

[00:53:06]

C'est un livre assez dense puisqu'il a été co-construire par 160 autrice du monde entier et qu'il dresse le portrait de 300 femmes photographes. Moi, j'aime. Je partage ton avis sur ce livre, sur cette somme. Même. J'ai trouvé que c'était génial et c'est un parfait cadeau de fin d'année pour des femmes, mais aussi pour des hommes d'ailleurs, d'avoir accès à cette stories. C'est important. Sinon, je voulais aussi proposer une bédé de ouf! Ça s'appelle Les mondes du jeu.

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C'est sorti chez ça et là, un petit éditeur de bédé qu'il faut soutenir et qui a fait du très, très bon boulot. Perso, moi, je suis complètement inculte en jeux vidéo. Il faut le savoir. Je sais où j'ai joué Mario Bross et j'ai tout appris sur l'histoire des jeux vidéo. C'est vraiment ouf! Parce que l'auteur qui s'appelle Edouardo Weisse. Il raconte qu'au départ, les boîtes ne pensaient pas s'adresser tellement Komet que Blanc et 6.

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Il raconte comment les femmes et les personnes racisées ont fait les frais de la récupération patriarcale du jeu vidéo. Il raconte aussi que beaucoup de personnes trans ou binaires ont pu trouver un refuge dans les avatars. C'est hyper riche et ça donne vraiment envie de jouer. Par exemple, Animal Crossing je ne cite personne dans la team quoi de meuf?

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Mais apparemment, ça a été un refuge aussi pendant le confinement. C'était le jeu de l'année 2020, d'ailleurs. C'est vrai que beaucoup de mon entourage queer, il a trouvé du réconfort. Le problème, c'est que comme beaucoup de jeux vidéo, ça coûte très cher. Sinon, pour les enfants, j'ajoute le conte Princesse Pimprenelle se marie chez Kotka Éditions. C'est l'histoire d'une princesse pour qui la société avait un plan, mais qui tombe amoureuse d'une autre princesse. Elle se marièrent et eurent beaucoup d'enfants.

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Pensez y pour des cadeaux non genrées pour les enfants, toi, kaoutari, donc moi.

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Pour ma part, je offrirez un livre dont j'ai déjà beaucoup parlé ici et ailleurs.

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C'est la petite dernière de Fatima Dace, qui a beaucoup fait parler de lui dans le cadre de la rentrée littéraire et qui pose notamment la question des relations entre réalité et fiction ou vérité. C'est quelque chose qui a été très présent dans les débats littéraires de ces dernières semaines. Le livre me semble d'autant plus intéressant, qui pose aussi la question du rapport qu'une jeune femme de confession musulmane entretient à l'égard de Dieu, mais aussi à l'égard de la communauté des femmes qu'elle aime.

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Et donc, a cette question qui est posée, qui me semble assez fondamentale au regard de ceux dont parle traditionnellement le champ littéraire français. Il y a quelque chose là, d'une porte qui s'ouvre, qui me paraît extrêmement réjouissante. Le deuxième petit ouvrage qu'on aurait tendance à offrir, c'est un livre qui s'intitule La race de la chercheuse Sara Mazouz, qui revient sur ce qu'on a appelé la question raciale. Et elle aborde cette question là de manière à la fois pédagogique et politique.

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Encore une fois, on regard de ce que nous avons vécu en 2020 et tout ce que nous promet 2021. Je pense que la question raciale va être de plus en plus au centre des débats. Des conflits et peut être que faire un point sur cette question là avec ce livre là serait une manière de ne pas être trop perdue entre les pages des journaux, les débats, la télévision, les débats à la radio et de se faire un peu son idée sur cette question éminemment importante et d'avenir pour faire le petit point.

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Auto promo. Il y a eu dans les livres des nouvelles, des écoutes. La poudre est mortelle. Celui qui emmys à notre humanité révoltée qui ressortit. Vous pouvez aussi acheter des livres qu'on a écrit ou auxquels on a contribué, comme le recueil publié par Cozette Les infréquentables. Collaborer avec le livre de Pauline Vilaine fille et le mien. La charge sexuelle est l'ouvrage auquel cas l'auteur a participé, qui s'appelle Racisme de France. Voilà alors qu'on a des souhaits pour l'année 2021, des prédictions ou des annonces à faire à la communauté.

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Moi, de mon côté, je pense que je vais faire un deuxième livre. Voilà, c'est en cours. Nous en reparlerons au moment de mon burn out.

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La publication de cet ouvrage? J'aimerais bien retrouver mon odorat, également disparu depuis cet été. R.I.P Si vous avez vu quelque part béates, sinon en 2021, de découvrir la nouvelle James Bond, qui va donc être une femme noire et lesbienne jouée par la Isha et. On prêtera aussi attention à la ressortie du Scum Manifesto de Valérie Solanas. Ce sera au mois de février. Personnellement, j'attends avec impatience reboot des séries Gossip Girl et Hartley, cœurs à vif.

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Voilà être qu'on en parle, Rhys Timelines.

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Écoute moi, perso, j'ai encore du mal à faire confiance en 2031. Je pense qu'on comprend pourquoi c'est difficile de se projeter. D'autant plus que je suis d'un naturel pessimiste dont je vais vous épargner mes prédictions d'apocalypse. Encore une fois, mais je vais plutôt partager avec vous mes souhaits. Déjà que la loi sécurité globale et que la réforme sur le chômage soit simplement annulée dans leur ensemble et qu'on parvienne à arrêter définitivement l'enrichissement indécent de Jeff Bezos et compagnies. Et sur un plan plus personnel, j'espère aussi continuer à apprendre tout un tas de choses, à me faire confiance, à faire taire la petite voix qui questionnent sans arrêt ma légitimité et à prendre soin de mon enfant intérieur.

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Maintenant, je Apolline pour 2021 pareil. J'ai beaucoup de mal à me projeter. J'aimerais beaucoup retourner très simplement au cinéma, au restaurant, claquer toute ma Tùng en plat et en alcool. Mais non. J'aimerais également que ça soit moins intimidant. Encore une fois, de se déplacer, d'aller manifester, de reprendre l'espace et d'aller en manifestation, tout simplement. J'espère que la vigueur actuelle qu'on a vu ces derniers temps du côté de la société civile va se poursuivre.

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Et surtout, j'espère qu'on se sentira toujours autant légitime à investir cet espace et à investir les rues. J'espère que les attestations vont cesser parce que ça contribue grandement à cette intimidation.

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En plus de la surveillance étatique et policière à nous bâillonner, tout simplement. Ce sont vraiment mes souhaits pour l'année qui vient et évidemment aussi toujours se concentrer sur les droits des femmes qui ont été mis à mal. Que la Pologne abandonne aussi ce projet de loi qui vise à rendre LVG quasiment complètement interdit. Il y a beaucoup de manifestations justement en Pologne en ce moment, notamment le 13 décembre en soutien aux Polonaises. Et justement, la vigueur dont fait preuve ce peuple doit nous inspirer aussi, je pense, mais aussi face à de très graves dérives fascisante dans ce pays.

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Et j'espère qu'on n'en arrivera pas là. On va souhaiter que ce mouvement continue et qu'avatar pour 2021.

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Je nous souhaite des manifestations, des mobilisations, des marches, tout ce que vous avez pu déjà citer et en particulier que le tournant autoritaire, islamophobe, raciste, antidémocratique. Le gouvernement est en train de prendre ce vraiment freiné. Qu'on réussisse à construire notamment la question de l'interdiction et de l'abolition du contrôle de police comme un élément central des mobilisations. On a beaucoup parlé de l'abolition de la police, etc. Le débat est très large, mais je pense que si on pouvait peut être prendre en charge plus frontalement la question du contrôle de police, des avancées seraient observables.

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Et que l'on fasse quelque chose pour que les gouvernants et là je pense en particulier au couple politique formé par Marlène Schiappa et Gérald Darmanin, soient freinés dans cette lutte, pour ne pas dire stoppé dans le cadre des différentes lois qui sont mises en place. On a parlé évidemment de la loi sécurité globale. C'est celle qui a le plus attiré l'attention des personnes dans la rue. Mais la loi sur ce qu'on a appelé le séparatisme et qui a connu de multiples titres, est une loi qui est absolument catastrophique et qui remet pleinement en cause l'État de droit.

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Que ce soit à partir des lois de 1901, les lois de 1883, toutes les libertés fondamentales sont véritablement remises en cause chaque jour avec des.

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Qui sont accrues, notamment entre les mains des préfets de police. Voilà, ça me semble être un enjeu absolument fondamental pour les temps qui viennent. Donc j'en parle en ayant la voix épuisée tellement il a été question d'écrire là dessus, de parler de ces objets là, mais ça me semble absolument central. Ce qui se joue de plus en plus, c'est vraiment la mise en place d'un Etat, d'un État sécuritaire et l'Etat du Brésil, mais aussi les cas de la Turquie.

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Si on pense par exemple aux purges des universitaires turcs de ces dernières années doivent vraiment être des exemples dramatiques présents à nos esprits pour considérer et s'opposer de manière très directe à ce qui se passe actuellement.

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On a hâte de réécouter toutes ces prédictions l'année prochaine pour voir si c'est exact ou pas étonnant. Alors tu as des révélations fracassantes à nous faire. J'embrasse 2021 avec le même espoir qu'une personne qui achète la biographie de Barack Obama sorti chez Fayard et qui veut redonner confiance dans l'avenir politique. Moi, c'est vrai que le côté positif de 2020, c'est qu'il a fallu me recentrer. J'ai beaucoup travaillé, oui, mais j'ai aussi fait le tri. J'ai décidé de partir de Paris pour mettre ma vie en carton et vivre au bord de la mer et j'ai choisi de construire mon petit cocon.

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L'intime est politique, on le rappelle. Je me permets de faire une incursion intime en 2021. Ma compagne et moi va devenir maman.

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Oui, mais McQuade me fait super, mais je vais devoir vraiment adopter ma ou mon propre enfant, car en France, ça se passe comme ça. Donc, avant même que l'enfant n'ait 6 mois de grossesse, il faut préparer un dossier pour montrer qu'on va être des mamans, montrer que c'est un projet commun. Va falloir qu'on fasse des photos romantiques pour montrer aux juges qu'on peut être des parents. J'espère que David 21 sera douce pour la petite personne qui apparaîtra.

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On la mènera en poussette dans les manifs, qu'il y aura des manifs. Et si j'ai le temps, parce qu'on sait que le temps est là pour, le coup change complètement quand on est parent. Je pourrais peut être bosser sur mes projets de livres et autres romans, mais c'est peut être un rêve.

[01:03:03]

Bon, alors on va passer à la minute astrologie avant le point météo. Sachez qu'à partir de février, 2021 sera l'année du buffle de métal dans l'astrologie chinoise, donc, le buffle, un être bienveillant avec la nature peut être, qui va ralentir le réchauffement climatique, qui sait? Par contre, les prédictions sont un peu apocalyptiques, car selon le site Asia Fleche, spécialiste de la question cette année, le site ne sera décidément pas favorable au développement de la démocratie.

[01:03:30]

L'autoritarisme et le conservatisme prendront le pas sur la libéralisation. Qu'on se rappelle le coup d'Etat au Chili en 1973 et ses suites sanglantes, les Pinochet, des Somoza et des goulags se multiplieront dans plusieurs régions du monde, voire même les pays traditionnellement démocratiques, et connaîtront des crispations douloureuses.

[01:03:50]

Il faut se préparer au pire. Merci à l'astrologie chinoise pour ce panorama angoissant. Je pense qu'on a fait le tour de l'année 2020, qu'on est prête à tirer notre révérence. Quant à nous, on se retrouvera la semaine prochaine pour un épisode court où l'on parlera de films et de séries de Noël. Avec Pauline, vous pouvez retrouver toutes les références dans le descriptif de l'épisode. Vous pouvez aussi nous écrire sur les réseaux sociaux. Quoi de neuf? Et nous laisser des étoiles sur Apple?

[01:04:16]

Le podcast nous aide à être référencé. Merci. Salut les fidèles!

[01:04:19]

Salut! Salut! Quoi de neuf est une émission de nouvelles écoutes. Cet épisode est conçu par Clémentine Gallot et présenté avec Émeline Améthyste, Anne-Laure Pinon, Pauline Verdier et Capteur Harchies mixage réalisé par Laurie Galiléenne, générique réalisé par Aurore Meilleur, meilleure prise de sons par Adrien Beccaria à l'arrière boutique coordination et montage Ashley Thomas.