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Vous êtes sur RTL. Une gageure ils ont été suivis par des mercenaires et les gendarmes zaïrois ont exécuté. Bonsoir, bienvenue dans l'heure du crime avec au programme ce soir un mystère qui, depuis 35 ans hante nos imaginations, resurgit régulièrement dans les allées judiciaires, suscite spéculations, suppositions, révélations parfois totalement rocambolesques. Cette affaire, c'est la disparition, le 6 août 1985, de Philippe de Dieuleveult, avec six de ses coéquipiers dans les flots tourmentés du fleuve Zaïre, les rapides d'Inga.

[00:00:44]

Dieu le veut. 34 ans, était alors l'une des personnalités préférées des Français, ex présentateur télé de l'émission La chasse au trésor. Souriant, intrépide. Un modèle parfait de Tintin, baroudeur et d'aventurier. Cette sépulture africaine reste aujourd'hui encore entourée d'un épais mystère. Simple noyade, enlèvements, exécutions militaires. L'ombre du secret et même du secret d'Etat n'a jamais cessé de planer sur la disparition de Philippe de Dieu le veut. Si nous revenons ce soir sur le dossier de Dieu le veut.

[00:01:17]

C'est en raison d'un livre qui vient de sortir. Noyade d'Etat aux éditions Balland, ouvrage signé par le neveu de l'explorateur Alexis de Dieu le veut, qui fait resurgir la thèse de la bavure militaire, celle d'un enchaînement d'ordres et de contre ordres. Une terrifiante méprise qui aurait fait de ces sept Français, des Valland sur deux embarcations, le fleuve Zaïre, des cibles désignées des hommes à abattre. Alexis de Dieu le veut, notre invité fil rouge dans cette émission spéciale et il nous dira comment il a pu, à travers ses recherches, la documentation et de nouveaux témoignages, comment il a pu nourrir cette thèse qui n'est pas nouvelle, mais qui redevient soudainement explosive.

[00:01:58]

Il lance d'ailleurs un appel au président de la République, Emmanuel Macron, afin que des documents sur le naufrage, toujours frappée du sceau confidentiel défense afin que ces pièces soient déclassifiés. Seul moyen, sans doute, d'accéder après toutes ces années à la vérité sur la mort de Philippe, de Dieu le veut et de ses compagnons. Vérités qui, faute de preuves, n'a cessé jusqu'à ce jour de s'envoler. Philippe de Dieu le veut. L'ombre d'une affaire d'Etat.

[00:02:28]

L'heure du crime. On se retrouve tout de suite sur RTL mardi. Jean Richard jusqu'à 21 heures sur RTL. L'heure du crime, où nous évoquons ce soir la disparition en 1985 du présentateur vedette de la télé, Philippe de Dieu le veut, un nouveau livre relance la piste du secret d'Etat, celle d'une bavure militaire. Ce mardi 6 août 1985, le Françoises et le Godelieve, deux énormes radeaux pneumatiques conçus pour le rafting, sont posés sur les cailloux de l'île aux hippopotames, au cœur de la jungle zaïroise, prêts à s'élancer sur un fleuve rugissant et déchaîné.

[00:03:20]

42 000 mètres cubes seconde dans cette période de l'année. Personne n'a alors tenté ce pari insensé. Tellement dangereux que sur les neuf hommes de cette expédition qui vise à descendre tous les grands fleuves de la planète, deux préfèrent rester à terre. Le docteur François Laurenceau, ami d'enfance de Philippe de Dieu le veut, et Jean-Louis Amblard. Ils vont être les premiers témoins d'un terrifiant naufrage. Vers 8h45, Philippe de Dieu le veut, chef de l'expédition Africa Raft, et six coéquipiers s'apprêtent à partir à l'assaut de vagues hautes comme des immeubles 10 à 15 mètres de haut.

[00:04:01]

Des vagues portefeuille, comme on les appelle. Ce raid nautique hors norme a débuté à 2500 km de là, sur le lac Tanganyika. Mais c'est la première fois que ses participants affrontent un tel paysage. Les sept hommes embarquent sanglé dans leur gilet de sauvetage, mais sans être arrimés à leur embarcation. Aussitôt mis à l'eau, les bateaux filent à toute vitesse vers l'aval du fleuve Zaïre, dans un voile d'écume. On a du mal à les distinguer depuis la rive.

[00:04:31]

Au bout de 300 mètres, les radeaux sont happés dans un méandre. Là, les deux équipages disparaissent alors dans le fracas de l'eau qui percutent les récifs des rochers tranchants comme des rasoirs. Plus personne ne reverra vivant Philippe de Dieu le veut et ses compagnons. Les liaisons radio sont immédiatement coupées. Plus aucune trace des radeaux. Laurenceau et Amblard, bloqués sur l'île aux hippopotames, vont mettre un temps fou pour rejoindre la rive. Pas moins de six heures pour y parvenir avec l'aide de pêcheurs locaux.

[00:05:00]

Ils espèrent que les équipages qu'ils ont vu s'évanouir dans le paysage ont pu accoster plus loin.

[00:05:06]

Philippe de Dieu le veut et un baroudeur qui a la réputation de se sortir des situations les plus dangereuses. Pas une minute. Les deux hommes ne vont imaginer le pire. D'ailleurs, personne ne croit à une tragédie. Pas même Marc Garneau, caméraman et ami de Philippe de Dieu le veut.

[00:05:24]

Ils ont eu un incident mécanique avec les moteurs. Soit ils ont eu un incident avec les bateaux, ils ont pu déchirer un bateaux. Mais encore une fois, c'est un peu comme le Titanic. Sauf que là, il y a deux côtés, donc ça ne peut pas couler. Soit ils ont eu un problème qu'on a du mal à imaginer. Mais à mon avis, il ne faut pas s'alarmer trop tôt. C'est l'Afrique. C'est très difficile de communiquer la région où ils sont très accidentés.

[00:05:46]

Pour les liaisons radio, c'est pas facile. Si après le 15 août, on n'a pas de nouvelles vraiment sérieuses, là, il faudra s'inquiéter. Bonsoir Alexis de de Gaulle. Bonsoir à tous! Vous êtes le neveu de Philippe de Dieu le veut, le fils de son frère Jean. Vous publiez ce livre Noyade d'Etat aux éditions Balland et merci de nous avoir donné la primeur sur RTL ce soir. Pourquoi Alexis, le Dieu le veut en quelques mots?

[00:06:11]

Revenir? Pourquoi? Comment revenir aujourd'hui sur cette tragédie? Tout n'a pas été dit. Tout n'a pas été écrit. C'est ça. Venez de dire. Tout n'a pas été dit. J'ai écrit ce livre avant tout pour mon père Jean, le frère de Philippe, qui s'est longtemps battu pour avoir tué trente ans pour la vérité. Il s'est, il s'est battu 30 ans pour la vérité. Il n'a jamais cru à cette thèse officielle. Le premier jour où il est arrivé à Kinshasa à l'ambassade de France, il s'est battu un peu seul, avec l'aide de ses parents, avec ses frères, les frères de Philippe, mais seul face à un mur face à l'Etat.

[00:06:49]

Alors, vous dites, il n'a jamais cru à cette thèse. La thèse, effectivement, de la noyade de l'accident? On est d'accord. Pourtant, dans ce décor dantesque, pourquoi ne pas adhérer à cette thèse qui paraît évidente? Les rapides d'Inga sont d'une extrême dangerosité. Je ne les ai pas vus personnellement. J'ai eu l'occasion d'aller à Kinshasa, de me rapprocher de quelques rapides qui m'ont impressionné et je crois que c'était un dixième mois 100ème d'Inga. Donc le lieu est extrêmement dangereux et il y a de quoi se noyer.

[00:07:18]

Absolument. Mon père déquité. Arrivé sur place, il était très mal accueilli. Il arrive. Et les militaires? Officier commandant, il est accueilli par le vice consul de France à Kinshasa. On lui confisque son passeport alors que cet homme, il faut rappeler que votre père était un militaire, etc. Surtout qu'il est envoyé là bas en mission. Les parties travaillent à Riyad. Il a décidé dès qu'il a appris la disparition de Philippe et de son expédition.

[00:07:42]

Tout de suite, il s'est dit Il s'est passé quelque chose. Pourquoi? Parce qu'il se sent rejeté. C'est un accueil qui n'est pas bon pour lui. Il se dit On me cache quelque chose. Oui, il arrive à Kinshasa. Il est en mission. Je le répète parce qu'il quitte Roissy sur une permission. Il quitte son travail. Il prend des jours de congé pour enquêter et surtout pour retrouver son frère. Et là, on l'appelle pour dire vous pouvez pas partir en voyage privé comme ça.

[00:08:09]

On vous met en mission. Alors tout de même, j'insiste. Et je me fais un petit peu l'avocat du diable. Mais effectivement, on l'a dit aussi, par exemple, que les équipages autour de Philippe de Duluth n'étaient pas très bien préparés à une telle expédition qu'il n'y avait pas de spécialiste du rafting. Est ce que c'est vrai? Est ce que c'est vraiment percé, pas trop penché sur l'expédition elle même? Ils savaient que Philippe faisait beaucoup d'expéditions et beaucoup d'aventures.

[00:08:33]

Il suivait ça de loin. Après, il a eu un petit regard. C'est vrai que la composition est surprenante. C'est un groupe d'hommes qui se connaissent, hétéroclites. Oui, certains, il y en a un qui arrive juste avant le départ. Il y a un an de préparation. Il y en a qui arrive en cours de route. Il y en a qui partent en cours de route. Il n'y a pas une bonne ambiance. Il n'y a pas une bonne solidarité.

[00:08:53]

Il n'y a pas d'esprit d'équipe. Et ça, c'est Philippe qui témoigne. Tout cela à Jean Philippe ne sent pas cette expédition. Il n'est pas bien. Il n'est pas bien. Et parce que c'est trop risqué ou parce qu'il y a quelque chose en plus, on va en parler, évidemment. Il y a autre chose pour mon père. Laurenceau et Amblard, les deux hommes qui n'ont pas embarqué, vont donner l'alerte que deux jours après la disparition des bateaux, le temps d'avoir été entendus par la gendarmerie zaïroises qui garde à cet endroit un barrage stratégique, le barrage d'Inga, puis avoir regagné le port de maladie à 40 km de là.

[00:09:31]

C'est ici que les deux hommes prendront conscience que c'est un drame qui s'est joué sur le Zaïre. Le mystère Philippe de Dieu le veut. Accident ou noyade d'Etat, on se retrouve tout de suite dans l'heure du crime n'intervint 21 une heure du crime sur RTL. Jean Alphonse Richard sur RTL Chris. À l'heure du crime consacrée à la disparition de Philippe de Dieu le veut avec noyade d'État. Le livre Révélations d'Alexis de Dieu le veut. Après le naufrage, les militaires sont à pied d'oeuvre.

[00:10:11]

Une enquête tortueuse commence. Il faut attendre deux jours, le 8 août 1985, pour que l'ambassade de France à Kinshasa soit prévenue de la disparition de l'animateur aventurier Philippe de Dieu le veut et six de ses coéquipiers. Le temps que les membres de l'expédition, qui avaient refusé d'embarquer trop risqué, puissent quitter le fleuve Zaïre et rejoindre la civilisation.

[00:10:40]

La 31ème brigade parachutiste zaïroise, encadrée par des militaires français, puis le 2ème REP, mène les recherches. Le fleuve tumultueux est survolé depuis un hélicoptère le jour qui suit. Enfin un signe de vie. Du moins le croit on. Les deux bateaux sont retrouvés. Le Godelieve est à 300 mètres à peine de son point de départ retourné. Moteur détériorerait. Le Françoises, plus en aval est intact, mais aucune trace humaine. Dans les jours qui suivent des affaires, des équipages sont retrouvés dans un village.

[00:11:14]

Rien d'étonnant. Les pêcheurs du coin collectent tout ce que charrie le fleuve. Vingt trois jours après le drame, un premier corps est retrouvé, identifié grâce à sa dentition, celui du Belge Guy Colette. Cause de la mort. Selon le légiste noyade le 6 septembre, un deuxième corps, un buste atrocement mutilé à 90%, disent les militaires, est découvert à la morgue de Kinshasa. Le docteur Nzuzi intitula est affirmatif c'est bien le corps de Philippe de Dieu le veut.

[00:11:50]

Le 11 septembre, le consul de France envoie un télex à Jean de Dieu le veut, le frère de l'animateur. Le corps de Philippe a été retrouvé et a pu être identifié. On saura un mois plus tard, avec la contre autopsie de l'Institut médico légal à Paris, qu'il n'en est rien. Ce corps restera à jamais anonyme, sans doute le premier mystère dans une affaire qui va susciter davantage de questions que de réponses. Alexis de Dieu le veut.

[00:12:23]

On s'arrête un instant sur cette première phase. Si je puis dire des investigations, on va les prendre si vous voulez bien, dans l'ordre, a priori, un naufrage accidentel. C'est la thèse qui est développée d'entrée parmi les indices. Il y a ces deux bateaux. Qu'est ce qu'on peut en dire de ces deux bateaux? Est ce qu'ils parlent plus peuvent parler? Oui, parce qu'il y a un bateau qui est complètement désossé, les armatures métalliques qui restent très surprenant, les boudins ont disparu et un autre qui est intact, qui aurait eu quelques chocs.

[00:12:56]

Françoise Le Françoises du bateau de Philippe l'IRMf, avait des postes radio, militaire, insubmersible, avec des grandes antennes. L'antenne du Françoises est intacte. Le bateau ne s'est pas retourné. Le moteur va continuer à fonctionner, je crois l'attaque. On sait que ce bateau a accosté et surtout, il y a des témoins. Il y a des témoins et on n'en parle pas assez des témoins. Aujourd'hui, on parle d'un témoin qui est l'ingénieur Atanga Thanassis, un ingénieur zaïrois qui lui dit avoir vu trois Blancs accoster sur une plage en face d'Inga.

[00:13:29]

Et puis, le lendemain, il dit trois blancs, trois Noirs. Le 6 août, le 7, il ne sait plus où il enseigne et on ne sait pas très bien à quel moment il a vu ces personnes. Alors, la mémoire ou une pression? On ne parle pas des autres témoins. Ce n'est pas un témoin oculaire dans cette histoire, c'est cinq témoins et on n'en parle pas. Ce livre parle de ces témoins.

[00:13:48]

Il y a trois témoins qui sont des techniciens du barrage, qui étaient sur les bords du fleuve, qui savaient que les bateaux allaient passer, sont descendus les voir. Ces techniciens ont été interrogés par le lieutenant colonel Louis de Chazal, médecin militaire. Un des premiers officiers à s'être rendu sur place, il les a vus. Il a récolté leurs témoignages. Trois témoins, trois versions identiques, trois blancs sur une plage en face, extrêmement troublant. Et là, on donne des dates, on donne des heures.

[00:14:17]

On sait à peu près. Ils ont disparu le 6, le 7. C'était peut être ce look de Chazelles a dû intervenir le 8, je pense. Mais ce n'est pas tout. En tout cas, il y a un faisceau de témoignages, ce qui est important. Gordhan Ce qui est important, c'est que cet officier français qui a ses témoignages, rédige son rapport avec ses conclusions et l'ambassade de France lui demande de modifier son rapport. Vous êtes sûr de ce que le témoignage de son épouse qu'absolument que vous reprenez dans cet endroit?

[00:14:47]

Absolument. Et je termine sur le cinquième témoin. C'est un officier zaïrois qui était sur place et qui a vu trois Blancs également accoster sur cette plage. Et là, ce témoignage de Jean-Paul Orlando Jean-Paul Hollando est le pilote qui a permis aux filles de faire une reconnaissance aérienne au dessus d'Inga. Jean-Paul Hollando s'est posé quelques jours après sur cet aérodrome d'Inga où il a rencontré un officier zaïrois qui a témoigné ce qu'il avait vu. Cet officier zaïrois a disparu. Jean-Paul, pour Landeau, ne l'a plus jamais revu.

[00:15:17]

Ça, c'est extrêmement troublant, effectivement, de ce faisceau de témoignages concordants. Et que vous faites que vous révéler dans cet ouvrage? On va passer si vous voulez à la deuxième phase, c'est la découverte des corps, parce que là aussi, on peut effectivement, même si les corps peuvent parler. Qu'est ce qui se passe autour de ce micmac, notamment autour de ce corps dont on dit qu'il est celui de fils de Dieu? Le saint n'est pas celui là.

[00:15:41]

Qu'est ce qui s'est passé? Je voudrais juste revenir un instant sur le corps de Colette. Vous avez parlé de cette dentition? Il a été identifié par un bijou, sa chaîne en or et son épouse a accepté ce corps sans autopsie à l'acceptait, a reconnu la chaîne. Le corps est rentré en Belgique dans un cercueil plombé. La famille n'a pas vu la dépouille, n'a pas vu la dépouille. Colette classée alors l'autre corps. S'arrêtèrent Colette, 40.

[00:16:07]

Mon père est un gros doute sur ce corps. Il a eu les rapports dentaires et là, on revient dentition de Nicolette. Le rapport militaire qui décrit la dentition de Guile Colette le dit clairement la dentition présentait effectivement quelques rides dues à des chocs. Mais les dents, bien que déchaussé, paraissaient saines et présentaient aucune trace de soins dentaires. Or, le médecin dentiste Guy Colette a donné toute une liste de soins dentaires de son patient, dit Colette. Les rapports de dentition ne collait pas.

[00:16:37]

Il y a un doute ce que vous affirmez sur ce premier corps et le deuxième corps, qui est lui, extrêmement détérioré, est un cas à 90% exactement. Et le deuxième corps, cest important parce que c'est la pièce clé de ce dossier. Alors allez y. Je vous ai dit que mon père était très mal accueilli à Kinshasa. Il a rencontré un attaché militaire qu'il a quand même insulté mon père. Et qui a dit mon père m'enfin, qu'est ce que vous faites ici, vos amis?

[00:17:01]

Votre frère est mort noyé. Mon père le regarde dans les yeux et lui dit. Je ne croirai à la mort de mon frère que lorsque je verrai son cadavre à mes pieds. Cadavres. Ils ont trouvé ce fameux corps dont vous parlez. Mutilé à 90%. Un corps qui n'avait pas de tête, pas de main, pas de sexe, pas de viscères et pas d'extrémités de pieds. Et là, il y a une autopsie qui se fait à Kinshasa par des médecins zaïrois.

[00:17:31]

Et la conclusion est le corps. Se rapproche le plus des caractéristiques morphologiques de Philippe dodues le feu se rapproche le plus se rapproche le plus effectivement, mais en tout cas, il conclut finalement que ça peut être Philippe de Dieu le veut. Il est roi. Il se rapproche le plus. Mais par contre, ce rapport est interprété par le vice consul de France, Michel Dupin, qui dit c'est Philippe. On passe d'un corps qui se rapproche le plus à Philippe, à un corps, c'est tout.

[00:17:59]

Mais tout cela, si Dieu le veut, sera infirmé par la contre autopsie. Juste en Emmaus, en un mot. Qu'est ce que ça veut dire? Pourquoi on aurait finalement donné des corps qui ne seraient pas ceux de Colette? Il y a eu une réelle volonté d'étouffer cette affaire très dérangeante. La famille du neveu s'est battue. J'entends par là que Dieu le veut, mon père Jean. Ses parents et ses frères se sont battus, qui n'ont pas cru un instant à cette mascarade de noyade.

[00:18:29]

Le corps était accepté. Le corps supposé de Philippe aurait pu être accepté. C'est la famille qui s'est battue. Quand on dit qu'il y a une contre autopsie à Paris, mon père s'est battu pour être contre autopsie. Ça a été long à se dessiner. Ça a été long, on perdu, prendre un avocat et je raconte tout ça dans le livre.

[00:18:45]

Et il s'est avéré que ce corps n'était pas fini. Il a fallu le prouver pour ça. Les questions légitimes de la famille de Dieu le veut, notamment celle que pose son frère Jean, se heurte pour l'instant le plus souvent à des silences. Si l'expédition s'était tout simplement retrouvée en zone interdite, naviguant dans des eaux sensibles et sous le regard de soldats ayant autorisation de tirer à vue? Le mystère Philippe de Dieu le veut. Accident ou noyade d'Etat? C'est l'heure du crime sur RTL, tout de suite.

[00:19:20]

Jean Alphonse Richard sur RTL mardi, Chris UGT sur RTL dans L'heure du crime inter vétérinaire et L'heure du crime.

[00:19:34]

La disparition de Philippe de Dieu le veut noyade d'Etat. Le titre du livre évènement de son neveu Alexis de Dieu le veut.

[00:19:41]

Un mystère qu'on évoque ce soir dans L'heure du crime, presque deux mois après le naufrage. Malgré deux bateaux retrouvés et deux restes de corps repêchés, aucune trace des aventuriers qui voulaient affronter le fleuve Zaïre. Ils sont introuvables et en premier lieu, bien sûr, Philippe de Dieuleveult. Dans ce secteur, l'expédition Africa Raft naviguer dans une zone sensible, non loin d'un barrage zaïrois stratégique qui alimente la riche région minière du Shabbat. Un ouvrage protégé par l'armée qui, à ce moment là, craint des incursions de mercenaires dans cette région instable.

[00:20:20]

La veille de la descente des rapides, le chef des gendarmes du barrage a été prévenu de la présence d'hommes dans le secteur par un pêcheur. Il a alors redouté une attaque, peut être une équipe de gros bras à la solde de l'Angola toute proche et avec qui les relations sont tendues. Le fait que l'état d'alerte est déclenché dans le secteur. Les gendarmes zaïrois diront n'avoir été prévenu que le jour même de la descente des rapides par une équipe de sportifs.

[00:20:48]

Une expédition qui n'aurait pas toutes les autorisations pour naviguer dans les rapides d'Inga. L'un des membres de l'expédition restée à terre, le rescapé Jean Louis Amblard, va confirmer ce contexte sécuritaire très particulier.

[00:21:03]

Mon idée est d'être simple. C'est l'idée qu'on a eue deux ou trois heures après, quand on est arrivé sur la rive. On a été arrêté par l'armée. Il était dans un état d'agitation intense. Ils ont quand on leur a montré qu'on avait toutes les autorisations nécessaires pour faire cette expédition. Ils nous ont dit on n'était pas au courant. On espère qu'ils n'aient rien à envier aux autres parce qu'on a ordre de ne laisser passer personne. Ça lui a dit de laisser passer personne.

[00:21:26]

C'est impossible de savoir si les occupants du raft françoises et du raft Godelieve ont été pris pour des mercenaires. Aucun impact de balle n'aurait été relevé sur les embarcations ou sur les affaires récupérées par les pêcheurs du coin. Aucune preuve apportée d'une fusillade. Reste que la thèse d'une bavure militaire de l'armée zaïroise ne va cesser de revenir dans le dossier Dieuleveult, démenti par les plus hautes autorités, mais régulièrement alimenté par des témoignages qui, il faut bien le dire, ne sont pas toujours vérifiables.

[00:22:00]

Alexis de Dieu le veut, l'invité de L'heure du crime. Votre livre s'appelle Noyade d'Etat. Tout est dit dans votre titre. Vous ne croyez pas à l'accident? Vous défendez la thèse de la bavure militaire. Mais quels éléments avez vous réunis pour étayer cette version? Une succession de faits, une succession de faits et de témoignages. Vous, pourl'instant, des boudins, l'absence de trous dans les boudins, je crois dans les balles, l'absence d'impacts de balles sans impacts de balles.

[00:22:29]

Le rapt de Godelieve n'a plus de boudin. Pourquoi? De peur d'y trouver des trous. Ils ont été arrachés ou peut être récupérés tout simplement par les villageois. Les villageois ont retrouvé une partie du butin chez les villageois. On n'a jamais pu reconstituer complètement le raft. Les parties ont disparu. On a parlé des deux témoins, des deux rescapés. Jean-Louis Amblard, qu'on a entendu l'instant et qui, d'ailleurs, m'a gentiment laissé un petit message suite à la lecture de mon livre.

[00:22:55]

J'étais très touché par son message légitimant cette bavure zaïroise. Revenons sur les témoins. Je pense que les auditeurs veulent entendre des faits concrets. Bien sûr qu'ils ne connaissent pas. Bien sûr, on parle rarement des deux ingénieurs américains qui étaient présents sur le barrage d'Inga. Ils témoignent de l'extinction des feux la veille du drame. Ils témoignent également de la présence de militaires qui arrivent en convoi au bord du fleuve. Ils témoignent également des menaces de tirs mettre en joue en direction des raft.

[00:23:26]

Et il se trouve que les deux rescapés, le docteur François Laurenceau et Jean-Louis Amblard, suite à leur interrogatoire. On leur a demandé de signer un papier comme quoi il n'avait entendu aucun coup de feu. Aucun coup de feu. On parle de noyade. Pourquoi parler de coups de feu? Alors là, vous parlez du témoin et de l'extension. Effectivement, des feux la veille. Tout simplement parce que je l'ai dit dans ce récit. L'alerte a été donnée.

[00:23:51]

On craint une incursion de mercenaires ou de militaires étrangers dans cette région du Zaïre. Est ce qu'il y a un mot d'ordre, effectivement, pour tirer à vue? A partir de ce jour là? Il y a un avertissement, un avertissement que reçoivent les ayants droit d'une menace d'attaque sur le barrage d'Inga par un commando cubain. Ce qui est intéressant, c'est de savoir d'où vient cet avertissement. Alors allez y! L'ex officier zaïrois Okito Béné Béné, des services secrets, témoigne Ils ont été alertés par un service ami.

[00:24:26]

On entend par service amis un service français, alors on peut effectivement discréditer ce monsieur. Il était, on connaît ce témoignage, d'ailleurs controversé. Il a été contredit par plusieurs personnes. Permettez moi de dire qu'il n'a pas été démenti par une personne reconnue. Qui est Christian Prouteau, Christian Prouteau et le chef de la sécurité de l'Elysée? Les gendarmes de l'Elysée? Exactement. Son surnom, lui, ne dément pas l'envoi d'un message des services français secrets à Kinshasa pour les prévenir d'une menace d'attaque, alors que les services ont conscience et ont connaissance de la présence de Philippe sur les lieux.

[00:25:04]

Ce message envoyé mettait Philippe et son équipe en danger directement. Dans ce que vous nous dites, c'est que finalement, la France, sans doute maladroitement, aurait exposé cette équipe de sportifs qui s'apprêtait à descendre le fleuve Zaïre sans le vouloir et que cette équipe conduite par Philippe de Dieu le veut, serait tombée dans une espèce de traquenard. C'est bien ça? Mon père parle de trahison. Mon père parle d'une affaire franco française. Il n'en a jamais voulu aux Zaïrois qui ont tiré.

[00:25:38]

Ils ont été mis en alerte par un service ami français. La réaction de Mobutu était tout à fait normale. Il a mis ses hommes au pied du barrage pour stopper, pour neutraliser, pour arrêter cette expédition. Le jour J, on pense que ça dérape. Mon père Jean ne parle pas d'un ordre de tuer, mais plutôt d'une bavure. Ça a dérapé. Il y a eu des morts et des arrestations. Et ensuite, on se serait débarrassé de ces corps dans le fleuve Zaïre, en Suisse ou ailleurs.

[00:26:07]

Pays de Mobutu. Vous ne retrouve pas de corps, il n'y a pas de tombes. Les gens disparaissent. Mon père, disait il, s'en soit mis dans un bain d'acide aux crocodiles. Mais chez Mobutu, les corps, il y en a plus. Alors encore une petite question est ce que cette expédition menée par Philippe de Dieu le veut? Est ce que cette expédition avait toutes les autorisations? Est ce que les autorités zaïroises, et notamment celle du fameux barrage d'Inga qui était un lieu stratégique, on l'a dit, est un lieu très sensible?

[00:26:31]

Est ce que ces autorités étaient informés de ce passage? Absolument. Il y a bien un télégramme qui autorise l'expédition et les noms des aventuriers sur ce télégramme pour les autoriser de naître, pour naviguer sur le fleuve et pour se rendre jusqu'à Bananas, à l'embouchure du Zaïre. Et d'ailleurs, ce télégramme qui autorise l'expédition de naviguer devant Inga, autorise même la visite du site d'Inga. C'est écrit sur le télégramme qui autorise le passage l'expédition. Qui plus est, il faut le rappeler, Philippe Bilieux avait reconnu les lieux, notamment avec cet intéressant avec un pilote, un pilote d'avion.

[00:27:08]

Mais Philippe a tenu à reconnaître les lieux. Seul le pilote a fait une reconnaissance des lieux, survolé les rapides d'Inga avec quelques membres d'expédition et Philippe a voulu en faire une tout seul avec ce pilote. Et le pilote témoigne. Philippe n'était pas vraiment intéressé par les rapides. Il m'a demandé de tourner au dessus des terres. On a tourné au dessus des terres et ce pilote, on ne parle jamais également. Est ce qu'on appelle HC Honorables correspondants bénévoles de la DJSI.

[00:27:37]

Ce pilote est aussi une connaissance. On reviendra sur ses propos. Il a bien ce profil particulier de Philippe de Dieu le veut, évidemment. Dans l'autre partie de l'heure du crime, Philippe de Dieu le veut. Qui aurait donc été, tout comme les autres hommes embarqués sur les raft victimes d'une fusillade? Beaucoup de monde, des journalistes, des militaires, des politiques vont alors s'interroger sur la personnalité même de Philippe, de Dieu le veut et sur le but véritable.

[00:28:10]

Peut être non avoué. On va essayer de le savoir de son expédition au Zaïre.

[00:28:17]

Les mystères de la disparition de Philippe de Dieu le veut au Zaïre. A suivre sur RTL dans L'heure du crime. N'intervint l'heure du crime sur RTL. L'heure du crime, présentée par Jean Richard sur RTL à l'heure du crime, consacrée à la disparition inexpliquée de Philippe de Dieu le veut en 1985, lors d'une expédition noyade, bavure militaire? Aurait il pu être expressément visé?

[00:28:56]

Philippe de Dieu le veut a eu 34 ans, un mois avant de partir pour le Zaïre. On le connait évidemment à l'époque pour la chasse au trésor, l'une des émissions les plus populaires de la télé. Salopette rouge, Dieu le veut, sportif intrépide sillonne le ciel français et en hélicoptère. On sait moins alors qu'il est capitaine de réserve au sein du service action de la Direction générale de la sécurité extérieure. La dg seux les services d'espionnage français. C'est son frère Jean qui révélera cette étiquette.

[00:29:34]

Neuf ans après le naufrage. Appartenir à la réserve de l'ADG, ce ne signifie nullement qu'on peut être envoyé en mission de renseignement au bout du monde. Dans le cas de Dieu le veut. Les choses sont plus sensibles au regard des mystères qui, très vite, entourent sa disparition. Là encore, les suppositions vont bon train et cette question qui revient en boucle. Philippe de Dieu le veut n'était il au Zaïre que pour une expédition sportive et spectaculaire qui devait donner lieu à un documentaire filmé et un grand reportage dans Paris-Match, dont le photographe a péri dans le naufrage?

[00:30:13]

Où chercher t il autre chose à Alexis de Dieu le veut? Vous êtes donc le neveu de Philippe de Dieu le veut et invité de cette heure du crime? Est ce que, selon vous, celui qui était un présentateur vedette de la télé avait une double casquette et continuer à travailler pour les services de renseignement français? Philippe s'était confié à mon père Jean en 1977, il lui avait avoué qu'il faisait partie des services au moment de sa disparition. Mon père, qui savait que son frère était dans les services, l'a annoncé et s'éteignit.

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C'était nié par les politiques et par les militaires. Non, Philippe n'a rien à voir avec l'armée. Philippe a rien à voir à Services. Or, mon père a pu prouver concrètement avec cette histoire du faux cadavre qu'on a voulu remettre à la famille parce qu'il a fallu prouver que ce n'était pas Philippe. Donc, mon père a fait des recherches sur son dossier médical pour trouver des radios et découvre que le livret médical de Philippe se trouve au 89ème BS.

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Alors, qu'est ce que le 89ème PS? C'est le bataillon des services et une unité militaire, administrative et de soutien qui regroupe les personnels militaires affectés à la DG. Est ce le livret médical de Philippe? Et dans ce service? Mon père savait à ce moment là qu'on lui mentait, que l'amiral Lacoste mentait, que les politiques mentait sur le sur le statut de Philippe dont il était dans la réserve de la DGM. On l'a bien dit et ça sera d'ailleurs confirmé par le service de renseignement.

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Est ce que oui ou non? Est ce qu'il était en mission commandée le jour de sa disparition? Il ne l'était pas. Il ne l'était pas. Et c'est à mon père, à conviction parce qu'il y a eu la parole d'un de ses amis officiers, donc la parole d'un officier qui n'est pas n'importe qui, qui est le chef des opérations du service action de la DJs. Ce n'est pas n'importe qui. Mais en général, un très haut gradé le connait.

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Le degré du loup qui a confirmé à mon père que Philippe n'était pas en mission pour la DJs. Et ce colonel a aussi maintenu à mon père la thèse de la bavure. Le chef des opérations du service action de la DG, ceux qui lui a confié oralement que je ne suis pas oralement d'échanger tellement d'autres témoignages. On parle du patron de la DJs, l'amiral Pierre Lacoste, qui, après quelques années l'amiral, est décédé en janvier 2020. Il a reconnu en off bien sûr, que la thèse de la noyade n'était pas crédible et que la réalité est toute autre.

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Il a même reconnu, après la thèse de la bavure et la mort de par assassinat. On parle du patron de la DJs et on vient encore nous voir pour nous dire où sont les preuves. Moi, je vais dire de qui se moque t'on? Cette histoire n'est que mensonge et manipulation. Donc il y a plus une somme de témoignages et effectivement, de très hauts gradés de l'armée française qui iraient, selon vous, dans le même sens. Pourquoi ces témoignages?

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Finalement, jusqu'à présent jusqu'à aujourd'hui, se sont laissés, sont restés lettre morte. La loi du silence, on ne parle pas. Mon père devait écrire ce livre. Il voulait écrire un livre. Il nous le répéter, nous, ses enfants. J'ai un frère et deux soeurs. Un jour, il y aura un livre assez étrange qui n'a jamais dit Je vais écrire un livre. Il y aura un livre. Pourquoi il n'a pas écrit? Bon, ça l'ennuyait.

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Parce que mon père était quand il a quitté l'armée, était plus artiste, il peignait, il écrivait des chansons, des poèmes, des textes et ce type d'écriture l'ennuyait. Mais il aurait dû écrire ce livre et ça n'a pas été fait plus tôt. Donc maintenant, ça fait 35 ans, ça fait beaucoup d'années. Il est temps que tout cela cesse et c'est vous qui avez pris le relais. Effectivement, pour écrire ce livre, j'aimerais qu'on revienne un petit peu sur ce que vous disiez tout à l'heure qui me paraît très intéressant.

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C'est l'état psychologique de Philippe de Dieu le veut. Vous dites, depuis le début de cette émission qu'il avait l'air inquiet, qui n'était pas très à l'aise lors de ce raid. Alors effectivement, on peut peut être penser qu'il avait qu'il avait un petit peu la trouille, tout simplement d'affronter de tels rapides, etc. D'avoir ramené tout ce monde en expédition. Vous parliez d'un drone de repérage, un avion où le pilote dit qu'effectivement, il pense à autre chose.

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Alors, est ce que vous pouvez détailler un petit peu cet état et pourquoi il aurait toutes ces inquiétudes? Philippe avait justement deux casquettes. Il était, comme il l'avait dit, était capitaine de la réserve opérationnelle du service action de la DJs. C'était un soldat dans l'âme, mais il était avant tout un Reporterre, un journaliste, un homme de l'image. D'un côté, on a quelqu'un qui est dans le renseignement, le silence, le secret et de l'autre, on a quelqu'un qui est dans l'information, la divulgation, le partage.

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Alors, que est ce que sa curiosité de reporter n'aurait pas pris le dessus sur son devoir de réserve et de discrétion? Est ce que il dérangeait? Est ce que Philippe dépasser les limites? A t il voulu mettre son nez dans des affaires qui ne le regarde pas? C'est possible. Et c'est vrai qu'il a témoigné à mon père qu'il ne sentait pas cette expédition. Philippe s'était livré à Christian Prouteau lors de son séjour à Paris. Il lui avait dit bon avant de partir, donc.

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Donc, avant de partir, il a fait des allers retours sur Paris. Juste avant le drame, quelques jours avant le drame. D'ailleurs, il a menti sur Paris et d'ailleurs, il l'a rencontré parce qu'il devait retrouver sa femme Diane, qui allait accoucher de leur troisième enfant. Il était monté pour la naissance de son troisième enfant. Il est resté une naissance. Il est reparti un peu contraint. Ce qui ne lui ressemblait pas. Je ne peux pas vous en dire plus là dessus, mais il n'est pas resté insensible, l'essentiel mot trop choisi une pression.

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Il a rencontré Christian Prouteau et Christian Prouteau lui dit ça devient intéressant. En expédition était arrivée sur les rapides d'Inga. Philippe reconnaît qu'il s'ennuie un peu en expédition et dit Ça va devenir intéressant, mais ce n'est pas une gare, c'est autre chose. Ça, c'est sa réflexion, c'est autre chose. C'est ce que dit Philippe à Christian Prouteau. Le témoignage de Christian Prouteau, qui vous a confié que Christian Prouteau, qui lui a confié sur les ondes l'ex gendarme de la téléphonie mobile, a confié sur les ondes tout à fait qu'il avait confié Mais ça voudrait dire quoi?

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Ça voudrait dire que Philippe de Dieu le veut avait. Des rendez vous secrets. Les personnalités demandent également à Christian Prouteau, lors de cette réunion, que Christian Prouteau lui procure. Des armes et des moyens radio légers. Je vous ai parlé des radios, les armes, des armes, des armes, des carabines de calibre 22 long rifle pour se défendre, mais plutôt des animaux comme des balles. Vous tuez Campagnolo Rifain et des moyens radio légers. Pourquoi?

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Les raft étaient déjà équipés de gros poste Thomson militaire insubmersibles et d'ailleurs lexpulsion testé ces derniers postes de l'armée et d'un test militaire. Et ces radios aux moyens légers?

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On se pose la question est ce que vous voulez pas quitter le fleuve pour aller un peu plus dans les terres avec ces radios ou tout simplement être beaucoup plus tranquille en confidentialités avec ce qu'il pouvait dire sur les antennes?

[00:37:15]

35 ans après le naufrage? Les thèses se superposent et les doutes ne s'efface pas. Celle de la noyade a été officiellement retenue par les autorités zaïroises et française. En 2008, la famille de Philippe de Dieuleveult demande la réouverture de l'enquête après la publication d'une enquête dans la revue 21. Les policiers de la brigade criminelle établiront toutefois qu'un document produit par ce journal, un procès verbal d'audition de Philippe de Dieu le veut après sa disparition, que ce document est un faux.

[00:37:45]

L'enquête ne sera donc pas relancée. La disparition de Philippe de Dieu le veut.

[00:37:52]

La France cache t elle la vérité à tout de suite dans L'heure du crime, l'heure du crime? Présentée par Jean Richard. Rareté Jean ex-France Richard. Jusqu'à 21 heures sur RTL. Du crime, où nous revenons ce soir sur le mystère Philippe de Dieu le veut, dont la disparition en 1985 dans les flots du fleuve Zaïre est toujours inexpliquée. Pas d'accord, pas de trace, pas de message, Philippe de Dieuleveult a été emporté par les eaux tumultueuses du fleuve Zaïre.

[00:38:29]

C'est la version retenue et avancée par les autorités françaises qui ont toujours balayé les thèses plus sulfureuses.

[00:38:38]

Le fait que Dieu le veut et ses six camarades de l'expédition Africa Raft aient pu être abattu, victime d'une bavure de l'armée zaïroise. Ou bien que l'ex animateur télé réserviste des secrets français aurait pu être en mission dans le secteur, se servant du prétexte de l'expédition pour se livrer. On ne sait quelle rencontre la France, et notamment le ministère de la Défense, a toujours affirmé qu'il n'y avait plus de documents confidentiels sur la disparition de Philippe de Dieu le veut.

[00:39:10]

Plus aucune pièce. Le message des autorités est depuis des années le même. Il serait vain de chercher autre chose qu'une noyade accidentelle. Pour expliquer ce drame. Alexis de Dieu le veut. Vous êtes le neveu de Philippe de Dieuleveult et notre invité Fil rouge ce soir dans L'heure du crime. Auteur de noyade d'Etat qui défend, on l'a compris, la thèse d'une bavure militaire. Il vous reste des documents à voir. Tout n'a pas été dévoilé. Des pièces classées secret défense notamment.

[00:39:44]

En tout cas, le ministère de la Défense lui dit ça n'existe pas. Vitement, le ministère Défense reconnaît l'appartenance de Philippe aux services. Mais il reconnaît également que Philippe n'était pas partir en mission pour la DJSI, dans lequel son expédition est. De ce fait, il n'aurait aucune pièce concernant la disparition de Philippe, le 6 août 85. Il n'y a pas de, il n'est pas en service, donc il n'y a pas de document pour service. Il n'y a pas de document là dessus.

[00:40:15]

D'ailleurs, comme mon père savait qu'il n'était pas en mission protéger ses yeux, il faut savoir que la DJs envoyait des agents enquêter officieusement après la disparition. Ce qui est d'ailleurs un classique dès lors que un membre des services secrets est mis en cause dans une affaire. Il est très souvent le cas que des agents de son service aillent enquêter. Et le retour? Pardonnez moi, j'enfonce, mais le retour est intéressant parce que le verdict de ces agents officieux.

[00:40:40]

Éclair de bavure. Zaïroises, mais comment savez vous ça? J'étais en contact avec un de ces agents du Off également. Voilà, je ne peux pas dire de. Donc je n'ai pas la trace écrite. Donc, vous avez un témoignage immolée, mystérieux, entre familles de militaires? Effectivement, les choses sont souvent plus faciles. Le connais pas, ce monsieur, mais en ce que je veux dire par là, c'est que vous avez aujourd'hui la certitude qu'il y a toujours, dans les archives du ministère de la Défense, les archives officielles.

[00:41:11]

Dossier Philippe de Dieu le veut qu'il n'a pas été ouvert, ce qui reste fermé, fermé, détruit. Ça fait 35 ans dans les affaires d'État. Vous savez, mon père disait dans les affaires d'Etat la justice est dépendante du pouvoir. C'est grave de dire ça. La justice est indépendante du pouvoir. Il avait raison parce qu Afrique Erhardt en est la démonstration. Il y a une telle succession de faits. Dans ce livre qui démontre qu'il démontre le mensonge, la manipulation et qui démonte complètement la thèse de la noyade, alors effectivement, venir nous voir pour nous dire où sont les preuves?

[00:41:50]

Qu'est ce qu'une preuve, si ce n'est la démonstration de la réalité des faits? Ici, vous avez des faits qui se succèdent. Faits après faits. Alcina, c'est peut être léger. Je pense que je ne serai pas ce soir devant vous, mais ce livre en est rempli. Vous avez des faits et des témoignages que vous avez vous même recueillis et que vous avez collectés au fil de votre enquête. Alors, il y a tout de même un passage extrêmement important dans votre livre La fin de votre livre.

[00:42:13]

C'est cette lettre ouverte à Emmanuel Macron, la fin de votre ouvrage. Que dites vous au président de la République? Qu'est ce que vous lui demandez? Déjà, je ne me serais jamais permis d'écrire une lettre ouverte au président de République sans avoir une succession d'éléments sérieux à présenter. Sans avoir la certitude. Exactement. Et moi, j'ai les éléments de mon père depuis trente ans. J'ai les documents chez moi, je les consulte et oui, j'y crois à cent pour cent.

[00:42:43]

Tout ce qui est dit est vrai. Ce sont des faits. Il n'y a aucune interprétation. Il n'y a pas de polémique, pas d'attaques personnelles. Il n'y a pas de provocation. Ce n'est absolument pas le but de ce livre. C'est vrai, je l'ai lu vous raconter une histoire, mais ce que je veux dire par là, qu'est ce que vous demandez au président de la République? Qu'est ce que vous lui dites? Je lui demande simplement de reconnaître les erreurs du passé.

[00:43:09]

Cette histoire de mensonge et manipulation, je veux dire combien de temps on va accepter le mensonge. Combien de temps on va accepter de nous taire? Il est enfin temps de rendre justice à Philippe, qui n'est pas mort noyé. Alors oui, je des vérités, mais c'est la vérité de mon père et je les cautionne. Il est mort il y a cinq ans. Il s'est battu pour ça. Je pense que ces paroles. Ce livre n'est pas écrit seul.

[00:43:36]

Il était à côté de moi. Et ces paroles, je l'ai porté avec lui au plus haut niveau de l'Etat. Et Alexis de Dieu le veut. Vous demandez aussi au président de revoir le dossier, de presque le rouvrir. En tout cas, de faire progresser une enquête qui, aujourd'hui, est à l'arrêt. Je ne demande pas de rouvrir une enquête après 35 ans. Ceux qui savent s'ils se taisent à vie, on n'aura jamais, jamais la preuve de ce qu'on demande déjà.

[00:44:04]

Reconnaître cette thèse qui est l'assassinat, la bavure sur l'expédition Africa, puis l'assassinat Sophie-Tith qu'on a arrêté vivants, ça serait déjà une grande victoire pour moi, pour mon père et pour Philippe. Je ne veux pas qu'on perçoit morts pour rien. Je vais donner du sens à son travail, à son enquête. Moi, je veux rendre justice à mon parrain Philippe. Après, c'est vrai que je demande au président de la public certaines pièces au niveau du Quai d'Orsay.

[00:44:31]

Au niveau de la DG aussi, parce qu'il y a un message qui est parti alerter Moutou d'une menace d'attaque. Il loue ces messages et il y a des traces de ce message pour le prouver qu'il tauber libellé en parle. Christian Prouteau ne dément pas. Je demande fictivement des traces de ce message.

[00:44:47]

Est ce que vous pensez très sincèrement que si Dieu le veut un jour, le dossier Philippe de Dieu le veut sera définitivement éclairci? Ou bien qu'on va rester dans l'ombre et le mystère? Mon père a toujours cru. C'est pour ça qu'il n'a pas écrit ce livre parce qu'il laissait le temps au temps et attendait que des gens parlent. Un jour, il a croisé Roland Dumas. Je crois que la précocité, c'est extraordinaire. Le ministre des Affaires étrangères, qui est derrière l'ancien ministre des Affaires étrangères et qui était mandaté par notre président de l'époque, François Mitterrand, pour gérer cette affaire, pour camoufler cette affaire, pour étouffer cette affaire.

[00:45:23]

Et mon père, oui. Penser qu'un jour, peut être. Mais aujourd'hui, ce n'est pas le propos de mon livre. Mon livre, c'est de démontrer quelque chose, de démontrer qu'il y a du mensonge, de la manipulation et qu'on n'a pas tout dit là faisait découvrir l'histoire sous un autre angle. Vous allez dans les coulisses d'Africa Raft? Et des choses que les gens ne connaissent pas et ceux qui aiment Philippe, ceux qui s'intéressent à cette histoire.

[00:45:44]

Ils vont découvrir. Je raconte une histoire, une histoire fait de vérité, de témoignages et je demande au président de République qui a reçu ce livre. Je lui ai envoyé ce livre de le lire attentivement et puis de ne pas fermer les yeux, de ne plus fermer les yeux, de ne plus se taire sur ce type de mensonge d'Etat. Vous attendez aujourd'hui une réponse des plus hautes autorités de l'Etat. C'est ça. C'est le seul moyen de faire progresser ce dossier aujourd'hui.

[00:46:13]

J'en appelle directement au président de la République aujourd'hui. Absolument. Et pour votre famille? Parce que c'est aussi très important. C'est un combat que de à 35 ans. C'est un livre hommage. C'est un livre hommage au combat de mon père. C'est un livre à la mémoire de Philippe, pour ne pas l'oublier. C'est un livre vérité pour rendre justice à Philippe. C'est un livre que je veux très sincère. Il est brut d'authenticité. J'y mets tout mon cœur.

[00:46:39]

Il n'est pas question de gagner de l'argent que ce livre. Tous les droits d'auteur sont reversés à l'association Aviation sans frontières. Moi, mon objectif, il est ailleurs. C'est la vérité. Merci beaucoup. Alexis, de Dieu le veut, d'avoir accepté l'invitation de L'heure du crime pour nous parler de votre ouvrage accusateur, Noya d'Etat, aux éditions Balland, émission préparée par Justine Vignaux Marie Bosshard réalisée par Marc Bisser. Merci à toute l'équipe et merci à tous pour votre fidélité.