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20 heures, 21 heures. Jean Alphonse Richard sur RTL. L'heure du. Bonsoir, très heureux de vous retrouver dans ce numéro nouveau de L'heure du crime. Dernier épisode ce soir de cette semaine spéciale consacrée aux grands rapts qui ont marqué l'histoire. Ces enlèvements toujours spectaculaires, aussi bien dans leur scénario, leur déroulement et dans leur conclusion, mais aussi et surtout tous dévastateurs pour les victimes et leurs familles. C'est une constante qu'on a pu observer depuis le début de la semaine dans chacune des histoires que nous avons racontées.

[00:00:35]

Le rapt de la petite mélodie, Le baron Empain ou bien encore La fille de Frédéric Dard. A chaque fois, La vie d'après n'a plus jamais été la même. L'histoire de ce soir n'échappe pas à la règle. Je vais vous raconter l'enlèvement de Patricia Hearst en 1974, affaire spectaculaire et hallucinante qui avait tenu en haleine toute l'Amérique et même le monde entier. Tout d'abord à cause de la personnalité de cette jeune femme de 19 ans, héritière d'un empire financier aux U.S.A.

[00:01:04]

Mais surtout, à cause de sa trajectoire passée en quelques semaines du côté de ses ravisseurs, jusqu'à épouser leurs idées et participer à leurs méfaits. Devenir elle aussi une criminelle et prendre les armes. Un choix délibéré ou accepté sous la contrainte. Un incroyable retournement qu'on appelle communément le syndrome de Stockholm. Le cas Patty Hearst n'a jamais cessé de faire débat et a toujours divisé les experts. Un rapt qui cache encore bien des mystères. Des interrogations. Nous en parlerons longuement en fin d'émission avec notre invité ce soir dans L'heure du crime, Aurélie Raïa, journaliste à Paris-Match.

[00:01:44]

Aurélie Raïa, vous êtes dans le studio de l'heure du crime. Pourquoi, plus de 40 ans après le rapt, de pâtir fascine toujours autant? Parce que la vérité n'a pas été clairement établie. Et pas hier. C'est quand même un nom mythique. C'est en Amérique. C'est un nom. C'est Rockefeller. C'est Kenner. C'est une des plus grosses fortunes à faire dans les années 50, en tout cas, quand son grand père est mort. C'était une des plus grosses fortunes d'Amérique et une des plus mythiques.

[00:02:08]

Le rapt a duré n'a pas duré quelques semaines. Il a duré un an et demi, pendant un an et demi. Cette jeune femme, qui a fêté ses 20 ans en captivité, a erré quand même. D'abord, elle était prisonnière. Ensuite, elle est partie avec eux pendant un mois et demi à errer sur les routes et on ne sait pas bien ce qui s'est passé clairement. Elle, elle a toujours nié. Elle a toujours dit qu'elle avait vécu quelques années après que c'était à un lavage de cerveau, etc.

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Mais un livre récent, comment dire, semble établir une autre vérité où il y a une adhésion. Il y a quelque chose de l'ordre. Elle était plus consentante qu'on ne le pense par rapport aux idées de l'Armée de libération, si tant est qu'il ait des idées. Elle était actrice, elle était actrice et non pas seulement victime. Mais ça, c'est très compliqué aujourd'hui. Les histoires de consentement n'est jamais très claire. On va essayer d'éclaircir tout ça avec vous.

[00:02:55]

Aurélie Raïa Vous restez bien sûr jusqu'à la fin de l'émission où on vous retrouve les grands rapts. L'affaire Patty Hearst s'est tout de suite dans l'heure du crime et des crimes.

[00:03:06]

Jean Richard sur RTL. Ce 4 février 1974 au soir, Patricia Herses, 19 ans, prend sa douche dans l'appartement qu'elle occupe sur le campus de l'Université de Berkeley. Elle partage ce petit duplex au 26 03 Benvenuti Street avec son fiancé, le jeune professeur Steven Wade, qui prépare du café dans la cuisine tout en écoutant du Mozart. Le couple est parfaitement anonyme sur le campus californien, même si Patricia Hearst, que tout le monde appelle Patti, n'est pas n'importe qui.

[00:03:46]

Batthyány, c'est l'une des cinq filles de l'un des hommes les plus puissants et les plus riches des Etats-Unis, le magnat de la presse Randolph Hearst, influent patron de neuf journaux, de quatre chaînes de télé et de radio. La jeune femme est également la petite fille de William Randolph Hearst, l'inventeur de la presse à sensation, l'homme qui avait inspiré au cinéaste Orson Welles son personnage de Citizen Kane. Patty Hearst pèse des millions de dollars. Elle est présentée fréquemment comme la principale héritière de l'empire familial.

[00:04:21]

Vers 21 heures, quelqu'un sonne à la porte du couple. Steeve With va ouvrir. C'est une femme blanche qui demande de l'aide. Elle explique que son véhicule est en panne dans l'allée. Elle cherche une bonne âme pour pousser son automobile. Steeve n'a pas le temps de dire un mot que deux hommes noirs armés de fusils de chasse à canon scié surgissent dans l'encadrement de la porte. Le jeune prof est jeté à terre et aussitôt roué de coups. Ses lunettes sont brisées, son arcade sourcilière est ouverte.

[00:04:52]

Il suffoque. On lui passe alors une paire de menottes. Patty Hearst est alertée par les cris et le fracas. Elle sort de la douche et descend le petit escalier à moitié nu. La femme et les deux hommes ne lui laissent pas le temps d'arriver au bas des marches et lui saute dessus. L'empoigne et la sortent à bout de bras de l'appartement. Elle crie. Elle gesticule devant une poignée de témoins interloqués. On la jette dans le coffre d'une Chevrolet qui démarre en trombe.

[00:05:25]

La police est aussitôt prévenu. Quinze minutes plus tard, le téléphone sonne chez les Hurst, une somptueuse demeure de 22 pièces, tout près de Los Angeles. Le téléphone, d'ailleurs, ne va pas arrêter de raisonner, vu la personnalité. Enlever la nouvelle du rapt a immédiatement été communiquée à La Presse. Sans oublier, bien sûr, les titres de la Hearst Corporation. Même le gouverneur de Californie et bientôt président des Etats-Unis, Ronald Reagan, a appelé la famille pour prendre des nouvelles.

[00:05:56]

Le F.B.I. Commence donc son enquête de proximité. Les Hurst n'ont pas reçu de menaces particulières. Patricia Patis n'avait pas de mauvaises fréquentations, même si sa mère Catherine ne lui a jamais pardonné de ne plus aller à la messe le dimanche et d'avoir annoncé son mariage avec Steeve Bouyides, un homme plus âgé qu'elle et en qui elle voit un chasseur d'héritière. Son père, lui, n'a aucun reproche à faire à sa troisième fille. C'est de loin sa préférée.

[00:06:28]

Il va d'ailleurs faire publier un communiqué dans l'un de ces journaux, le San Francisco Examiner, pour promettre qu'aucune poursuite ne sera engagée contre les ravisseurs s'ils lui rendent sa fille.

[00:06:43]

Même si l'héritière est une proie alléchante, les policiers ne croit guère à un kidnapping ordinaire sur fond de grosse rançon.

[00:06:51]

Ils voient plutôt derrière le rapt la main de l'un de ces groupes révolutionnaires gauchistes qui pullulent sur le campus de Berkeley, mais aussi à San Francisco et Los Angeles. Un groupe d'extrémistes noirs est la première piste évoquée. Ces ultras de la cause afro américaine ont fait parler d'eux ces derniers mois à San Francisco en menaçant et attaquant des Blancs. Mais la présence d'une fille blanche parmi les ravisseurs de l'appartement ne cadre pas avec ce scénario cousu main, bluffent Billa et manque d'indices, et le FBI y perd du temps.

[00:07:28]

L'enquête est en fait totalement au point mort. Pas vraiment de directives pour lancer des perquisitions ou décider de certaines interpellations. La police, comme la famille, va devoir attendre trois jours pour être fixée et recevoir la toute première revendication. Il s'agit d'un communiqué de sept pages signé par un obscur groupe anti-capitaliste, antiraciste, anti prison, antimilitariste et surtout très violent. La mystérieuse Armée de libération, symbole yonnaise, la LS, dont l'emblème est un cobra à sa tête, la symbiose de sept principes qui vont de l'autogestion à la foi en passant par la créativité.

[00:08:11]

Un méli mélo idéologique que personne ne comprend. Le communiqué de la LS a été déposé dans la boîte aux lettres de la radio KPL FA, l'une des radios du campus de Berkeley. Le communiqué ne présente pas d'exigences très précises, mais porte la signature de l'organisation Mort à l'insecte fachistes qui ravage la vie du peuple. Cette même signature qui avait été apposée le 6 novembre 73 pour revendiquer la mort d'un enseignant noir. Docklands Foster's Marcus tué avec des balles au cyanure.

[00:08:48]

Considéré comme un traître trop proche de la communauté blanche. Une bande audio accompagne le communiqué et on y entend la voix de Patty Hearst maman, papa Jeribi.

[00:09:09]

Parade est en marche. Ma famille acarien que j'avais quelques égratignures, mais ils les ont soigné à Cavayé, pense pour Trapero Vie, mais ils m'ont donné des médicaments, vraiment. Et je ne suis pas affamé ou battu, associa ou effrayer inutilement. La jeune femme ajoute aussitôt Ces gens là ne sont pas une bande de fous. Ils ont été très bien avec moi. Ils sont prêts à mourir pour ce qu'ils font. Je veux sortir de là et le seul moyen d'y parvenir, c'est de faire ce qu'ils te demanderont.

[00:09:43]

Papa, s'il te plaît, fais le et fais le vite. Patty Hearst parle sous la contrainte, otage d'un groupuscule clandestin qui a déjà tué, semble déterminé avec cet enlèvement, a lancé une campagne de terreur. Quoi qu'il demande, les vœux des ravisseurs seront exaucés. Randolph Hearst, son père, est prêt à tout pour revoir au plus vite sa fille vivante. Mais c'est une tout autre femme, une totale inconnue qui, peu à peu, va lui faire face.

[00:10:16]

La première semaine du rapt, le F. Billa y a perdu du temps. Manque d'information et de coordination. La police fédérale n'a pas jeté assez vite ses filets sur l'armée de libération Simbionix, la LS qui a revendiqué le kidnapping de Patricia Hearst. D'autant plus que ce groupuscule, même s'il prône l'ultra violence, même s'il a déjà tué, n'est pas une entité très puissante. Une vingtaine d'illuminés au maximum, principalement des Blancs, contrairement à ce qu'ont longtemps cru les autorités et une majorité de jeunes femmes.

[00:10:50]

Parmi elles, une caissière, une maquilleuse, une femme de médecin. Tout ont basculé du jour au lendemain dans cette vie clandestine et ont même changé leurs prénoms pour des prénoms sud américains.

[00:11:04]

Le F.B.I. Eye tente donc de rattraper son retard en lançant des investigations dans une bonne partie de la Californie, autour de Los Angeles et de San Francisco. Plus de 50 000 avis de recherche sont distribués dans les commissariats les trois premières semaines du rapt. Pas moins de 5 000 personnes sont interrogées, parfois sans aucun ménagement. Les informateurs habituels sont sollicités, mais cette séquestration là n'est pas crapuleuse et ils ignorent tout des révolutionnaires de la LS. Dans le manoir familial assiégé par les journalistes, la famille de Patty Hearst mène également l'enquête.

[00:11:46]

Le père de la jeune femme est prêt à tout pour retrouver sa fille. Il a transformé une partie de la maison en cellule de crise. Trois secrétaires ont été embauchés pour répondre au téléphone et examiner toutes les lettres reçues, même les plus farfelues. Le patriarche est tellement désespéré qu'il s'entoure des experts les plus fantasques et parfois d'escrocs. Des magnétiseurs qui empochent des centaines de dollars pour balader leur pendule dans toute la Californie. Des ornithologues qui analysent les cris d'oiseaux sur l'enregistrement.

[00:12:16]

On parle de sa fille et même un moine, un doux qui érige un autel dans la maison sur lequel il dépose une chaussure de Patty Hearst pour invoquer les esprits. Sans résultat. Un psychologue se fait même enfermer dans le coffre d'une voiture pour refaire le trajet de l'otage. Après, son enlèvement est rapporté aux parents, ce qu'elle a pu ressentir à ce moment là.

[00:12:40]

Et comme le père de Pâturent trouve que la police n'en fait pas assez, il aura même l'idée d'embaucher un ex-agent de la CIA pour infiltrer la fameuse armée de libération Simbionix, approcher les ravisseurs, leur proposer une forte somme d'argent et leur offrir un voyage et une retraite à Cuba, l'île de Fidel Castro, où ils pourraient échapper aux poursuites américaines. Ce projet ambitieux, chiffré à 300 000 dollars, ne verra finalement pas le jour. Alors que l'enquête part dans tous les sens, les ravisseurs ont profité de ce désordre pour changer de planque.

[00:13:17]

Patty Hearst est désormais détenue dans un immeuble insalubre. Une espèce de squatt du quartier noir de San Francisco. La police ne s'aventure guère dans ce quartier rongé par le trafic de drogue et qui servent de planque tranquilles aux malfrats en tout genre. L'héritière du magnat de la presse Randolph Hearst a les yeux bandés et elle est enfermée dans un placard dans lequel elle va passer 58 jours. Elle est sous la surveillance d'un Noir de 28 ans, père de six enfants, Donald Défrise, évadé depuis un an du pénitencier de Soledad et père fondateur de la fameuse armée de libération Simbionix.

[00:13:55]

Ce ravisseur en chef est suffisamment charismatique pour faire figure de gourou auprès des jeunes femmes qu'il recrute. Son armée ayant davantage l'allure d'une secte que celle d'une cellule révolutionnaire de freezes, se fait appeler Maréchale Saint-Quay, référence directe à un Noir qui prit la tête d'une révolte d'esclaves sur un navire au large de Cuba en 1839. Personne ne saura jamais ce qui s'est vraiment passé lors de ces premières semaines de détention. Le fait que Patty Hearst ne donne plus directement de signes de vie.

[00:14:31]

En revanche, les ravisseurs de la LS se manifestent. Il formule une demande extravagante à la famille Hearst s'ils veulent que les choses s'arrangent et que tout se passe bien pour Patricia. Il faut que les herses partagent leur fortune avec les plus démunis. Dans un communiqué, la LS exige que le père Hearst donne 70 dollars à chaque démunis qui habite la Californie. L'addition se monte à 6 millions de dollars. Randolph Hearst estime qu'il n'a pas le choix. Il s'exécute et, pour tenir la cadence, fait même un appel aux dons qui ne tardent pas à affluer.

[00:15:06]

Toute l'Amérique se mobilise pour sauver la jeune femme en danger de mort. Pendant des mois, deux fois par semaine, des camions vont ainsi décharger de la nourriture, des vêtements neufs, des produits de première nécessité dans le quartier pauvre de Indoors, à San Francisco. Chaque point de distribution est pris d'assaut et les émeutes se multiplient. Cent mille sacs livrés. Randolph Hearst espère que sa générosité sera payante en retour et que sa fille chérie Will, sera bientôt rendue.

[00:15:38]

Il a tenu sa promesse. Il a même muselé son groupe de presse pour qu'aucun journal, aucune radio ne formule aucune critique contre l'armée de libération Simbionix. Même au sein du journal historique du groupe, l'ultraconservateur San Francisco, examiner les articles sur les ravisseurs sont censurés. Pas question d'enquêter sur le leader des ravisseurs, Donald Défrise, alias Maréchale Saint-Quay. Le moindre mot de travers pourrait compromettre la vie de l'otage. Mais malgré cette entreprise de séduction, la réponse qui va parvenir à la famille va être brutale.

[00:16:16]

C'est un nouvel enregistrement parvenu le 9 mars à la radio du campus de Berkeley. Une nouvelle fois, c'est patineur qui s'exprime sans vivacité, sur un ton monocorde, mais sur un ton que personne ne lui connaissait. Elle s'adresse à ses parents.

[00:16:36]

L'ennemi veut toujours que je sois morte. De toute évidence, je suis en vie et je vais bien. Quant au lavage de cerveau, l'idée est ridicule, au point d'être au delà de la croyance. Quant à mon ex fiancé, je suis étonné qu'il pense que la première chose que je voudrais faire une fois libre est précipité vers nous. Alors, je me fiche de revoir, bâtirent, sajoute.

[00:17:01]

Ce n'est pas la LS qui me fait mal, c'est le F.B.I. Et votre indifférence aux pauvres? L'image que vous donnez de moi est celle d'une fille innocente et impuissante. Enlevée par de terribles Noirs, je déteste être utilisée de la sorte. La voix conclut que Patricia est morte et qu'elle s'appellera désormais de son nom de guerre. Tania. Personne le père de pâtir, en premier lieu le milliardaire Randolph Hearst. Personne ne peut croire à la sincérité des dernières déclarations de l'héritière.

[00:17:35]

Ce message où elle renie sa famille. Vous me dites vous? Mes parents, que vous Mai-Mai, mais vous ne faites rien pour le prouver. Papa, tu es très peu investi. J'ai l'impression de n'avoir plus d'importance comme un être humain. Vous ne vous souciez pas plus de ma vie que celle des opprimés. Vous êtes des menteurs.

[00:17:57]

Pour prouver la détermination de leur otage, qui serait devenue une combattante, les ravisseurs ont joint une photo qui va rapidement faire le tour du monde. On y voit Patty Hearst, désormais baptisée Tania, en chemise et pantalon kaki, posant devant le drapeau rouge de l'Armée de libération, Simbionix en appui sur ses jambes et tenant un pistolet mitrailleur prête au combat. La guérillera porte un béret posé à la façon de Guevara. Tania était d'ailleurs le prénom de l'une des camarades de lutte du Tché.

[00:18:30]

Pour les parents, cette photo est une mise en scène sordide.

[00:18:35]

Il est évident que Patty a été obligée de poser ainsi et qu'elle agit sous la contrainte forcée de prononcer des paroles auxquelles elle ne croit pas de lire un texte préparé par ses ravisseurs. Patricia a très certainement été droguée. On vous fait dire n'importe quoi avec un revolver sur la tempe, dit Herceptin, un collaborateur. Le F.B.I. Eye est un peu plus méfiant. Les enquêteurs font remarquer que le chef des ravisseurs, Donald Freezes, introuvable et en cavale, est un as de la manipulation mentale.

[00:19:07]

Il est charismatique. Il a un don pour séduire de nouveaux adeptes, le plus souvent des femmes, pour les transformer ensuite en guerrière acquise à sa cause.

[00:19:18]

l'Amérique profonde ne croit pas aux élucubrations de Patty Hearst.

[00:19:22]

Elle s'apitoie sur le sort de cette otage qui n'est pas maître de ses mouvements et doit se plier aux exigences d'une bande de maniaques. Des messes sont organisées pour le salut de la fille Hearst, qui serait en train de subir un lavage de cerveau.

[00:19:37]

Le 14 avril 1974, à 9h50 du matin, la banque Hibernia de San Francisco ouvre ses portes. Les premiers clients entrent dans l'agence au coin de la 22ème Avenue. Soudain, trois femmes et un homme armé de pistolet mitrailleur et de fusil à canon scié font irruption. Quelques clients se jettent à terre. Toute la scène est filmée par les caméras de surveillance. L'homme barbu, qui porte un chapeau et un imperméable, n'est autre que de frise le maréchal Saint-Quay, le chef de l'armée de libération Simbionix.

[00:20:12]

Le braqueur et les braqueurs ne sont pas masqués. Les trois femmes qui l'accompagnent se prénomme Emilie. Camilla et Tania. Celle ci, vêtue d'un carbone sombre, mitraillette au poing, se présente la voix. Selon les témoins et tout d'abord hésitante. Je suis Tania Patricia Hearst, dit la jeune femme brune. Puis le ton se serait fait beaucoup plus ferme. C'est un hold up. Si un fils de pute bouge, je lui fais sauter la cervelle.

[00:20:45]

Le hold up ne dure que cinq minutes. Dix mille neuf cent soixante dollars remportés par le gang de la LS, qui n'a pas hésité à tirer en direction d'un retraité et du propriétaire d'une boutique d'alcool qui se trouvait sur leur chemin. Tous deux légèrement blessés, les braqueurs disparaissent à bord de deux voitures. Tout le monde se retrouve dans l'appartement qui sert de planque. On célèbre ce grand coup et le baptême du feu de patineurs. Tania en ouvrant des bières et en jetant les billets de banque en pluie dans le salon.

[00:21:15]

Avec ce braquage, le visage de Patty Hearst en otage, contrainte et malmenée, change du tout au tout. Soixante dix jours après le rapt, c'est désormais celui d'une passionaria, d'une communiste, comme l'écrivent les journaux conservateurs d'une révolutionnaire qui apparaît. Les photos du holdup captées par les caméras de surveillance sont effarantes. Randolph Hearst n'en démord pas. Il continue de penser que sa fille a agi sous la menace. Il va même jusqu'à imaginer un sosie de sa fille.

[00:21:47]

Le Huff Mihail partage le sentiment de la famille Hearst. Les policiers estiment que Patty a agi comme une automate et qu'elle n'est maître ni de ses gestes ni de ses mots. Peine perdue. Le procureur général de Californie, William Saxby, estime après une courte enquête que Patricia Hearst n'est plus un otage ni une victime, mais une criminelle qui doit rendre des comptes. Patty Hearst ne mérite plus aucune compassion. Elle est activement recherché et sa photo avec la mention Wanted, épinglé avec celle de ses complices dans tous les commissariats.

[00:22:22]

Quasiment un mois jour pour jour après le hold up de la banque. Le 16 mai 1974, vers 16 heures, Patricia circule au volant d'une camionnette dans la ville de Inglewood, tout près de Los Angeles. Le véhicule s'arrête sur Crenshaw Boulevard, devant un magasin de sport. Un homme et une femme, Wiliam milliard de membres de la LS, descendent du véhicule.

[00:22:46]

Pas de braquage programmé, mais un peu de shopping. Sauf qu'au bout de quelques minutes, les évènements prennent une tout autre tournure. Le couple a été surpris en train de voler des chaussettes de tennis. Willy Ammari a tenté de sortir une arme, mais il est menotté quand elle l'aperçoit la scène derrière son volant, Patty tire immédiatement sur la vitrine du magasin avec un pistolet mitrailleur, puis continue d'arroser la façade avec un pistolet semi-automatique. L'héritière Hearst dira plus tard avoir tiré au dessus des têtes sans viser personne, en particulier dans le fracas et la confusion.

[00:23:27]

Patty, c'était le couple Arise parviennent à s'enfuir dans leur course. Ils changent à trois reprises de véhicule. Dès que le nom de Hurst a circulé, elle a immédiatement été reconnue par les témoins. Pas moins de 50 policiers du FBI arrivent sur les lieux de la fusillade. L'arme abandonnée par Harris ne parle pas. Mais dans le fourgon piloté par Patty Hearst, abandonné dans une rue de Inglewood, les enquêteurs découvrent des tickets de parking qui mènent tous à une adresse à Los Angeles.

[00:23:59]

Dans le ghetto noir, c'est là bas que toute la bande de l'Armée de libération St. Bayonnaises se cache. Cette fois, l'étau se referme sur Patricia Hearst, ex-otage passée dans le camp de ses ravisseurs. Le 17 mai 1974, à 2 heures du matin, le F.B.I. Eye ainsi que les unités d'assaut de la police plus de 400 hommes commencent à prendre place dans le ghetto noir de Los Angeles, près du quartier de Watts. Après vérification, les autorités sont désormais certaine que les terroristes communistes, comme on les appelle ceux de l'armée de libération Simbionix.

[00:24:37]

Ces terroristes se cachent ici. Patty Hearst, reconnu sur photo, y réside clandestinement avec d'autres femmes blanches. Randolph Hearst, le père de Patty, a supplié la police de ne pas conduire une attaque, en vain. Pendant sept heures, en direct à la télé, les policiers donnent l'assaut à la cache de la LS. Neuf mille balles tirées et des jets de grenades à fragmentation. Six cordes membre de l'organisation Carboniser sont retirées des décombres, dont celui du chef Donald Freezes, qui a préféré se suicider.

[00:25:13]

Les identifications sont difficiles, mais les enquêteurs en sont certains. Patty Hearst ne fait pas partie des victimes. L'héritière en cavale n'est en fait pas revenue la veille à la cage de l'organisation avec le couple Harry. Ils ont préféré trouver un refuge discret dans un motel près de Disney Land. Patty Hearst a suivi en direct l'assaut de Los Angeles à la télévision. Elle sait qu'elle n'a plus d'autre choix que de se rendre ou de continuer sa cavale. Elle opte pour cette deuxième solution et va être pendant 16 mois la femme la plus recherchée des Etats-Unis.

[00:25:52]

La traque décidée par les autorités est gigantesque. Trois mille policiers agents spéciaux du FBI a immobilisé 30 000 témoignages recueillis, 5 millions de dollars dépensés pour retrouver la fameuse Tania. On croit l'avoir repéré dans les collines du Texas, dans un café du Colorado, à Mexico City et même à Hong Kong. Fausse piste. A chaque fois, de son côté, Randolph Hearst, le père de Patis, conduit aussi son enquête parallèle.

[00:26:20]

Il a dépensé des milliers de dollars pour infiltrer les milieux gauchistes et il a même fait appel à un ancien mafioso, Miki Cohen, qui lui a promis monts et merveilles encore et encore, avec l'accord ou non avec. Finalement, c'est dans le quartier de la Mission, à San Francisco, que Patty Hearst est arrêtée le 18 septembre 1975 les Harris. Le couple partit avec elle en cavale, a été reconnue par des agents du FBI. Pas de résistance ni de coups de feu.

[00:27:47]

L'héritière Hearst ne dit rien, mais paraît toujours brûler la flamme révolutionnaire en sortant de la maison dans un tee shirt à rayures. Elle lève le poing et souri aux photographes accourus sur les lieux. Une heure plus tard, elle signe son registre d'écrou de son prénom de combattante Tania, en face du mot profession. Elle inscrit guérilla urbaine. Patty Hearst ne reste que quelques jours en détention. Son père a payé la caution de 500 000 dollars et récupéré sa fille dans le manoir familial le 4 février 1976.

[00:28:24]

S'ouvre le procès de Patricia pour attaques à main armée. Sur son banc des accusés, on croit voir ce jour là une autre femme, après avoir été la redoutable Tania, serait elle redevenue la douce Patti? Elle est vêtue d'une robe de jeune fille sage. Elle sourit à ses parents. Patty Hearst explique qu'elle a toujours agi sous la contrainte. Elle dit avoir subi une espèce de dressage dans des conditions extrêmes, des jours et des jours dans un placard.

[00:28:54]

Violée à plusieurs reprises, soumise à la terreur et aux menaces de mort. Trente neuf jours de procès et jamais aucune revendication politique. Aucun mot de compassion pour ses anciens camarades de lutte. Les experts psychiatres n'arrivent pas à trancher le cas Patricia Hearst. La notion de syndrome de Stockholm est alors balbutiante. Il s'agit du moment où l'otage développe vis à vis de ses geôliers de la sympathie, de l'affection, au point parfois de les défendre et même d'approuver leur combat.

[00:29:26]

La riche héritière aurait elle subi cette emprise au point de changer de personnalité? C'est ce que martèle son avocat, maître Beyeler, et sa famille. Le 20 mars 1976, Patricia Hersfeld, déclarée coupable d'attaques à main armée, condamnée à sept ans de prison, peine ramenée à deux ans par le président américain Jimmy Carter à sa sortie de détention. Elle porte un tee shirt sur lequel est inscrit Forgives, mais pardonnez moi. Elle se marie avec Bernard Chaut, le policier qui a assuré sa sécurité lors du procès.

[00:29:59]

Deux enfants et la volonté qu'on oublie désormais son visage. Mais lequel? Celui de Patty ou celui de Tania?

[00:30:07]

Pas tant que ça. Je pense que c'est parce que j'étais Patricia. Si je n'avais été personne à rien de tout ça ne serait arrivé.

[00:30:16]

Patricia Hearst a été définitivement gracié par le président Clinton le 20 janvier 2001.

[00:30:23]

Elle, France Richard sur RTL. L'heure du crime. L'heure du crime qui, toute cette semaine, a été consacrée au grand rapt et où l'on vient de raconter l'incroyable histoire de Patty Hearst. Otage ou non, victime ou pas, manipulée ou manipulatrice? On en parle ce soir dans L'heure du crime, avec notre invitée Aurélie Raïa, journaliste à Paris-Match qui a enquêté sur le cas Patricia Hearst.

[00:30:45]

Je le disais dans le récit, personne ne s'est vraiment fait une idée de la vraie personnalité de patineurs. Aurélie Raïa, est ce qu'elle est encore aujourd'hui un véritable mystère? Aujourd'hui, oui, parce que elle plaide lemprise. Mais en plus, depuis, depuis qu'elle a été grassy, en fait, et même avant, elle n'a plus jamais fait parler d'elle. Elle est très discrète. Elle a vécu avec son mari, ses enfants, du côté de San Francisco.

[00:31:11]

C'est vraiment elle. Ah non, cela dit, non. Elle a fait des films. Elle a fait des films avec John Waters, qui était un type assez excentrique et original. Donc, elle a quand même un peu essayé de sortir de son de sa vie quotidienne pour s'amuser un peu. Mais sinon, le mystère demeure un peu quand même. Et en plus, elle a fait interdire une mini série qui devait être produite à propos de son histoire, mais qui était basée sur un livre de Jeffrey Topping où il y a une grande enquête.

[00:31:45]

De fait, ce journaliste a enquêté pendant quatre ans à partir d'archives très précises de la police, des anciens de la SF qui restent et qui sont des gens, et lui donne un tableau beaucoup plus contrasté de la personnalité de cette saison, c'est à dire vous dire qu'en fait, il met en doute sa parole. Lui, il est plus lucide, il l'explique dans son livre. Quel a été un moment active qu'elle aurait pu se sauver à plusieurs reprises quand elle est devant le magasin de sport?

[00:32:13]

Elle a des armes, elle a des armes semi-automatiques. Le couple arrive. Ils sont en train de se faire arrêter. Elle aurait pu partir, partir et s'en aller. Elle les sauve. Elle tire. Elle tire en hauteur dans la vitrine. On la voit. Elle tire. Il se sauve avec elle. A aucun moment, elle, elle dit que ça a été un déclic pour elle. Puis elle a dit que c'était un déclic pour elle.

[00:32:33]

Plus tard, qu'elle s'est sentie. Comment dire avec eux qu'elle ne pouvait pas les abandonner? Ça, c'est déjà très étrange. Et ensuite, c'est le lendemain tout six, six personnes de La Hessels. Et on avait quand même pas beaucoup meurent dans des conditions atroces, brûlées dans une maison. Lors de l'assaut de là, lors de l'assaut. Là, elle aurait pu se rendre. En fait, elle aurait pu partir. Elle aurait pu. Sa cavale continue pendant un an et pendant un an, elle prépare des attaques de banques.

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Elle, elle tombe amoureuse d'un type avec qui elle vit dans la clandestinité. Elle se balade entre San Francisco et New York. Pas librement, mais enfin, elle aurait pu à tout moment aller dans un commissariat et dire Je ne suis pas Tirith. J'ai été enlevée et elle ne va pas le faire, ne le fait pas. Elle ne le fera pas, non. Alors il y a un grand paradoxe dans l'histoire. Pas toujours, c'est que c'est effectivement une femme qui parle beaucoup.

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Elle s'est confiée, elle a fait un livre, elle a parlé à son procès, elle a fait des interviews, mais finalement, on ne sait pas grand chose de ce qui lui est arrivé et notamment de ses conditions de détention. Qu'en est il exactement? Est ce que c'est une détention facile? Oui, oui, c'était atroce. Franchement, c'était atroce. Pendant le premier mois, elle est enfermée dans une cabane de deux mètres de long, deux mètres de hauteur.

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Elle a un bandeau sur les yeux. Elle ne peut pas se laver. Elle peut rien faire. Et la radio, qui est en permanence un bruit très fort pour empêcher qu'elle puisse écouter ses geôliers. La maison est sordide, c'est sordide et a peu à peu comme elle est quand même assez intelligente et assez instinctive, elle comprend qu'il faut qu'elle se rapproche d'eux, qu'elle puisse leur parler, qu'elle puisse établir un contact pour leur faire comprendre qu'elle veut s'en sortir pour être en vie.

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Elle veut, elle veut vivre, donc elle s'adapte. Elle commence à. Elle devient amie avec des ravisseuse, Donald Sink, lui et commence à lui expliquer que ça serait utile si elle rejoignait la cause. Elle, elle dit aujourd'hui qu'elle a été forcée, mais en fait, elle n'est plus la zone plus grise. On est dans une zone grise, dans une zone grise, mais après, à la limite, ça, on peut dire encore qu'elle est forcée.

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Le problème, c'est la cavale d'un an. Après, quand tout se meurt et qu'elle continue en fait, qu'elle continue toute seule avec deux avec les Harry's qui sont plus ou moins là. Mais elle n'est pas tout le temps avec eux. Avec d'autres adeptes qu'elle rencontre, ça devient une cavale. En fait, elle a Alena. Elle n'a aucun moment. Elle se dit Tiens, je vais, je vais arrêter.

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Et c'est ce que dira son avocat au procès. Et puis ses parents, qui n'ont cessé de le répéter, on lui a volé sa personnalité. C'est le fameux syndrome de Stockholm qu'on a évoqué. Mais on se dit maintenant qu'elle a à trois personnalités celle d'avant, celle pendant et celle d'après, et qu'il est impossible d'avoir la vraie, qu'on des fragments d'elle dans chacune des périodes. Mais qui sait trop dissocier elle même d'une sorte d'aujourd'hui? On en parle de plus en plus d'une sorte de dissociation.

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Elle dit qu'elle n'était pas elle même pendant cette période et qu'on ne peut pas la juger à partir de cette période où elle a subi vraiment des choses atroces. Elle a quand même été violée. Elle a été enlevée. Elle a été arrachée à sa vie d'avant. Elle retrouvera plus jamais sa vie. D'après son fiancé de l'époque, elle devait épouser. Ben évidemment, elle l'épousera pas tout à changer dans sa vie. Mais cette période d'un an est très étrange et très.

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C'est la manipulation mentale.

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À ce point là, l'effet sera difficile et surtout très longue. Effectivement, elle aurait eu l'occasion de elle aurait eu l'occasion. Mais qu'est ce qu'elle dit aujourd'hui? C'est qu'elle pouvait pas calculer qu'elle était enfermé dans une sorte de bulle mentale où elle se sentait avec eux. Mais quand elle se fait arrêter à San Francisco en 75, elle est allée dans un appartement avec une copine. Elle lisait des lettres. Il y a rien, c'est pas beau. Elles ont des armes et des armes dans l'appartement.

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Et puis, il y a quand même ce mouvement là. LS, qui ressemble davantage à une secte grand mouvement politique, n'était vraiment pas dangereux. D'embrigadement, il était, car c'est puissant. Mais il y en a la moitié qui sont morts. Les trois quarts, c'est un peu n'importe quoi quand même. Cette histoire, elle a pu, elle a été amoureuse avec. Pendant un an, elle a vécu avec un homme qui s'appelait Stiff Cilia et avec qui elle faisait des longues balades en forêt, avec qui elle a été peintre en bâtiment quand même, avec qui elle a préparé des attaques de banques.

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C'est très, très étonnant tout ça.

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Un mot sur Randolph Hearst, le milliardaire et le père de Patti? C'est sans doute grâce à lui si, finalement, elle ne s'en sort pas si mal. Il a été, il a été. Il a été un père assez exceptionnel pour elle. Il a toujours cru en son innocence. Il l'a toujours soutenu. Il a payé à chaque fois qu'il fallait payer, il l'a recueilli. Après, il ne a pas poser trop de questions après. D'ailleurs, il a été très aimant.

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Il a été vraiment bien faites. Lui, ça a été vraiment la mère. C'était plus compliqué avec elle parce qu'elle ne s'entendait pas avant. Et elle ne supportait pas trop sa mère, Patty Hearst. On a même dit d'ailleurs que c'était en réaction contre sa mère. Si elle avait commencé à partir un petit peu en brimade à l'été, elle se faisait pas via des cours parce qu'on ne vire pas. Mais elle se faisait. Elle était invitée à aller dans d'autres collèges.

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Elle était rebelle. Elle n'aimait pas très porté sur la religion, comme sa mère, mais sa mère était un petit peu fragile psychologiquement également, et ne s'entendait pas du tout. Or, s'il y a bien sur ces photos, la plus célèbre, c'est évidemment celle où elle pose en guérillera. Vraiment, elle s'inscrit dans l'histoire des seventies des années 60, complètement Saint-Ignace.

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C'est aussi pour ça, d'ailleurs, que cette histoire est restée dans les mémoires. Parce que cette photo, c'est l'image emblématique de ces années là. C'était le Watergate, le Vietnam des années 70, un peu violente aux Etats-Unis. Cette héritière qui, tout d'un coup, change de camp même si c'est plus compliqué et qui pose cette photo. Elle est incroyable, elle est indéchiffrable. On ne sait pas ce qu'elle a dans le crâne quand même. Non, c'est un mystère.

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Mais jusqu'à aujourd'hui, quand elle fait des films avec John Waters dans les années 80, où elle se fiche un peu de son personnage, c'est très, très, très particulier. Je dois dire que c'est un réalisateur très grande, très subversif, très étonnant. Elle est vraiment étonnante, cette femme. Et ça, ça reste une icône. Encore aujourd'hui, elle ne veut pas l'être, en tout cas. Elle fait tout pour qu'on l'oublie quand même. Ces filles ont été mannequin.

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Maintenant, son mari, qui était son garde du corps, est mort, elle. Elle est un peu tranquille. D'ailleurs, elle a vraiment, vraiment elle. Elle a bataillé pour que pour que la mini série autour de son enlèvement et de son histoire soit interdite, ne soit pas tournée. Et elle a réussi.

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Ce n'est pas tourné pour qu'on l'oublie. Finalement, on s'est dit oui, merci beaucoup. Aurélie Raïa de nous avoir aidé à percer le mystère du rapt de Patty Hearst. J'ai été ravie de passer cette semaine avec vous. Lundi, vous retrouverez bien sûr Jacques Pradel aux commandes de L'heure du crime. Merci à l'équipe. Justine Vignau, Amandine Lemaire et Sébastien rangeront à la réalisation. Je vous souhaite une très belle soirée sur RTL.