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[00:00:11]

Bonjour à tous, bienvenue sur le Comptoir de la psychologie. Si je ne me suis pas trompé, nous sommes aujourd'hui le 25 décembre. En tout cas, si vous écoutez cet épisode le jour de sa sortie et pour l'occasion pour Noël, j'avais envie de faire un épisode bonus pour les vacances. Un épisode est Flaccus, où je réponds donc aux diverses questions que vous m'avez posées suite à ma proposition. Malheureusement, je ne vais pas pouvoir répondre à toutes les questions, mais j'en ai sélectionné plusieurs.

[00:00:47]

Je vais essayer de répondre de façon rapide pour que chaque question soit presqu'un épisode entier. Donc, il y aura sûrement de la frustration, mais j'espère. Il y aura quand même quelques pistes à porter. Alors, je commence avec une question. Comment interpréter un refoulement systématique du rêve? En fait, le refoulement le perçoit en tant que tel, c'est à dire que si on se dit tiens, j'ai refoulé ça, c'est que du coup, ça n'a pas été refoulé puisqu'on l'a en tête.

[00:01:29]

Par contre, je pense que derrière la question, il y a sûrement l'idée que certains ne se souviennent pas de leurs rêves. Déjà hier, une explication biologique. Je ne vais pas m'avancer ici, mais suivant les personnes, il y a plus de facilité à se souvenir du rêve, en fonction aussi de si on a des micros réveils qui permettent donc d'inscrire le rêve. Parce que si c'est pas le cas, on ne peut pas se mettre. Le souvenir du rêve dans la mémoire à long terme.

[00:02:01]

Cela dépend beaucoup de vous pourrait aussi être réveillé pendant votre sommeil paradoxal. Si vous dormez comme un loir et que vous dépassez le sommeil paradoxal, peu de chances que le rêve s'imprime réellement. Il y a vraiment aussi une question de cycle qui n'est pas du tout au service du refoulement. Après, peut être que vous avez l'impression d'avoir rêvé de quelque chose en particulier, peut être de façon récurrente. Mais c'est difficile d'avoir accès à ceux où ses rêves. Il y a cette sensation au réveil de ne pas arriver à inscrire un imprimé, peut être le discours, le souvenir.

[00:02:39]

Et dans ce cas là, je pense qu'il faut différencier le rappel du souvenir, c'est à dire qu'on peut se rappeler d'un rêve sans s'en souvenir. C'est ce qui amène Freud, en tout cas. C'est à dire que vous ne vous dites pas tiens, j'ai rêvé de ça. Mais vous agissez, par exemple? Vous allez prendre telle décision, vous allez avoir telle action, tel comportement, ressentir telle sensation. Il sera potentiellement une trace de ce rêve là, de ce que vous avez traité la nuit.

[00:03:13]

Donc, c'est une bonne question qui mérite à penser à être pensé plus amplement dans un cadre thérapeutique souvent, si en tout cas, vous avez ce cadre là de disponible. Il ne faut pas être inquiet d'avoir l'impression de ne pas se souvenir du rêve. En réalité, il y a souvent des rappels. Peut être que le contenu du rêve. Il n'est pas disponible pour être pensé. Il vaut mieux qu'il soit refoulé s'il n'est pas accessible. Ce qui devait être comme tel.

[00:03:46]

Ensuite, on me demande comment penser la fluidité du genre. La difficulté en même temps le goût pour naviguer d'un genre à l'autre d'un point de vue analytique. Alors, je suis désolé, mais je ne vais pas répondre à cette question tout simplement parce que. J'apprécie énormément quand j'ai beaucoup d'intérêt pour ces questions actuelles du genre et j'aimerais vraiment faire un épisode. Dédiés à ces questions là, je ne sais pas encore exactement dans quel angle le prendre, mais j'espère que les pas m'en vouloir, mais je ne vais pas répondre à cette question parce que j'aimerais beaucoup plus à développer la je risque de.

[00:04:27]

Sept mois après, j'aimerais écouter ces frustrés de tout ce que j'aurais pu penser à porter. Pour cette question. Donc, je passe. Mais voilà, c'est une envie partagée, en tout cas, de penser le Jordaens. D'un point de vue aussi analytique. Prochaine question. Comment comprendre l'hypocondrie? Alors, l'hypocondrie, en fait, elle a deux sens que quand elle est reliée. D'ailleurs, comme tous les autres troubles ou pathologies, c'est quand ça prend quand même forme chez une personne concernée qu'il exprime en fait.

[00:05:14]

Pour moi, on peut pas qualifier, par exemple, l'hypocondrie de dire Ah bah oui, c'est une structure névrotique, ou alors c'est une structure psychotique ou que sais je? En sachant qu'on comprend un symptôme qu'en écoutant le sujet, la personne qui le porte. Néanmoins, je sais que Freud y a rangé l'hypocondrie plutôt du côté des. Névrose actuelle avec tout un parallèle autour du narcissisme. Je ne vais pas avoir le temps de tout développer ici, mais d'un point de vue de ses réflexions, on peut se dire quand même que moi, quand j'y réfléchis dans l'hypocondrie, il y a quand même quelque chose entre le dedans et le dehors qui est pensé.

[00:05:58]

C'est à dire ce que lanxiété. Deux l'hypocondrie concernent le dehors. Se sentir souvent envahis, voire persécutés par le dehors. Se disant angoissé de façon permanente à ce que l'environnement apporte quelque chose de mauvais, des bactéries nous salissent, nous rendent malades. Ou est ce qu'on peut aussi penser l'hypocondrie de l'intérieur, c'est à dire pour certaines personnes, c'est le corps propre en tant que tel. Son fonctionnement, ses organes qui seraient porteurs de quelque chose qui pourrait faire du mal.

[00:06:33]

Rendre malade et donc l'angoisse. d'Échapper à ce contrôle là, de linterne. Toute une question aussi autour de deux choix de ski menaçant. Ce qui est angoissant parce que justement, dans l'hypocondrie. Je trouve qu'il est assez singulier. C'est justement cette difficulté à se représenter le danger. D'ailleurs, la personne qui vit sale, elle n'a pas vraiment peur de la maladie, mais elle lassants. Donc, il y a toute une piste de réflexion autour de la maîtrise.

[00:07:11]

Il y a souvent une recherche assez accrue de savoir ce qui dysfonctionne, une grande souffrance du côté de. De cette crainte parce qu'il y a beaucoup de temps qui est passé pour relire, pour décortiquer, pour regarder, pour investiguer. Donc, malgré la difficulté à se représenter, le bénéfice est quand même le plaisir du regard ou la forme de jouissance par rapport au corps. LAV investigué. À s'auto observer. Toute sur intellectualiser du corps qui, du coup, en fait.

[00:07:54]

Donne une déconnexion de son écoute. C'est dire que c'est assez particulier parce que quand le signal est parasité, quand on est dans cet excès de confirmation. Qu'un signal s'est produit. Si je suis clairement fait, le paradoxe, c'est que. Pour moi, la santé est quand même régie par l'idée qu'on y pense pas en fait, c'est à dire que lorsque tout va bien, on oublie que l'on a un corps qui fonctionne. D'ailleurs, je ne sais pas si ça vous le fait, mais souvent, quand on a un rhume, on est presque nostalgique du moment où respirer.

[00:08:28]

Normalement, on se dit qu'on n'a pas assez profité de notre nez, de notre toux qui nous gênait pas. Donc, en fait, la santé, c'est quand même l'absence de mental isation, de conscience du corps qui tourne quand on a un corps justement relativement silencieux. On oublie en fait que. Qu'on est en bonne santé, qu'on va bien. Et dans l'hypocondrie, justement, la personne hypocondriaques, elle est en permanence sur ce regard du fonctionnement de la machine du corps, dans une perpétuelle écoute du corps qui ne sait rien.

[00:09:03]

On entend toujours des petits bruits si on écoute le silence. Quand on y fait attention. On va toujours trouver quelque chose. Ça veut pas dire qu'il n'a pas de maladie. Pour hypocondriaques. Bien sûr que hypocondriaques, comme tout le monde peut être malade. Et souvent, c'est confirmé après aussiun. Mais en l'occurrence, la salle se fixe quand même assez partout et il y a vraiment une recherche aussi inconsciente de parasiter la parole du corps, puisqu'on interprète avant même que le corps énonce suivant Et si l'on vient à énoncer un jour?

[00:09:39]

D'ailleurs, dans chaque maladie, il y a quand même de l'hypocondrie, il peut y avoir des moments hypocondriaques aussi dans la vie. Je pense aujourd'hui qu'on peut tout à fait le penser avec la situation sanitaire. On vit quand même un moment où l'extérieur, il apparait comme dangereux, l'autre aussi. Celui qu'on croise, celui avec qui on est à côté et qui peut être source de contamination. Cela vient soulever beaucoup de choses. D'ailleurs, je pense que ce contexte, l'environnement joue beaucoup.

[00:10:04]

On est dans une sur écoute de notre corps, donc on peut avoir l'impression d'avoir la gorge qui Hygrade hors de la filière, un mal de tête comme directement Seanchans. Du virus ou de la maladie et ça parasite justement vous en rendez bien compte de l'écoute du corps. Quand on est dessus, on alerte en permanence et on n'entend plus rien. C'est d'ailleurs intéressant de penser à ceux qui vivent justement et qui souffrent de l'hypocondrie comment ils perçoivent la situation actuelle.

[00:10:31]

Et je sais que pour certains, lanxiété, elle est augmentée, mais pour d'autres, l'hypocondrie collective, elle, vient rassurer et apaiser l'hypocondrie individuel, s'intéressant quand même. Voilà Cédric langoisse qui a du mal à se représenter, le conflit qui ne fonctionne pas. Il ne faut pas oublier que dans l'hypocondrie, c'est j'angoisse. Reste intéressant de savoir si l'angoisse concerne la santé ou la maladie. Quel organe est investi, quelles parties du corps? À quel moment?

[00:11:05]

Du côté de la phobie, la phobie du dedans de son corps. Le risque, c'est d'être en bonne santé, est ce que le risque, c'est de n'avoir rien au final aussi, un risque aussi de ne pas être malade? Donc, beaucoup de réflexion, de l'hypocondrie. J'espère en avoir apporté quelques pistes de réflexion. Alors, je vois que je commence déjà un peu trop à développer afin que je sois plus rapide. Alors ensuite, quel est le tarif idéal d'une séance?

[00:11:36]

Il n'y a pas vraiment de tarif idéal, ça dépend d'énormément de facteurs la région, la fréquence, la thérapie, le thérapeute, les moyens de la personne. C'est quelque chose qui peut se penser uniquement avec la rencontre. Du psychologue, du thérapeute. C'est marrant d'ailleurs de penser l'idée, en fait, est ce que c'est pour qui? C'est pour soi? C'est pas le travail du psy. Bien rémunéré, son thérapeute? D'ailleurs, combien ça coûte en fait d'alim?

[00:12:10]

Vous avez écouté mon épisode sur le cadre ou vous donne quelques éléments de réflexion. Mais il y a plusieurs. Questions qui sont un petit peu dans ce sens là. Me souviens qu'il y en a une, je vais voir si l'intro. Voilà comment est décidé la fréquence des séances. C'est un peu pareil parce que c'est décidé avec le thérapeute. Souvent, c'est quelque chose qui vient dans les premières séances, en fonction de comment travaille le ou la psy et ce qui est possible pour le ou la patiente.

[00:12:39]

Ce fait, la personne, elle, développe en me demandant plus dans sa question si, par exemple, une fois par mois, c'est bien ou une fois par semaine, ce n'est pas trop intensif. Est ce dû aux temps difficiles en période de crise? Pour l'EPCI? Et c'est intéressant ces questions, parce que elles sont régulières. Je pense que c'est bien d'oser les poser. Je n'ai pas envie de faire de la psychologie de comptoir, même si on se retrouve quand même au Comptoir de la psychologie, justement, c'est le petit jeu de mots.

[00:13:12]

Mais je peux dire que dans la question, y a quelque chose qui n'en est pas neutre, qui relève ou révèle aussi la rencontre avec le ou la psy. On peut se demander qu'est ce qui fait que le psy choisit ou propose telle fréquence? Si c'est une fois par mois, on pourrait se dire pour certains va peut être parce qu'en fait, ils auraient pas envie de le voir plus le psy. Si c'est une fois par semaine, c'est parce qu'il a besoin d'une.

[00:13:35]

Puisque le tabac est ce qui bouscule trop une fois par semaine, c'est trop intense pour nous. Nymphette, vous voyez bien que c'est le transfert quand même tout ça. C'est dire que ce qu'on vit est toujours projeté dans l'espace thérapeutique. C'est donc important d'en discuter avec son thérapeute. Ça monte bien et j'espère que mes épisodes ici et là, dans cette réflexion, il n'y a pas de questions vraiment neutres ou de pure curiosité intellectuelle. C'est quand même aussi toujours pris et nourri dans la rencontre avec cet espace thérapeutique.

[00:14:08]

D'ailleurs, j'ai même des fois des questions où c'est le contraire, on demande est ce qu'une fois par semaine, c'est suffisant? Qui voudrait Pabu 2? La question aurait pu être tournée dans tout. Dans tous les sens, donc. Au delà des réflexions qui je pense à penser de façon individuelle, de façon concrète et peut être un petit peu plus théorique, pardon, rapidement. Il y a la fréquence aussi des séances qui est pensée en fonction du cadre du psy.

[00:14:34]

Donc, souvent en fonction de son orientation et des besoins et de la réalité du patient. C'est à dire qu'un psychanalyste, par exemple, va quand même proposer des séances souvent plus rapprochées si c'est possible. Parce qu'une analyse, ce n'est pas une fois par mois. Au delà de ça, je sais que moi, à titre professionnel, pour ma part, ça dépend aussi de la demande. Est ce que c'est une volonté d'un espace de parole pour venir un petit peu décharger certaines choses de temps en temps?

[00:14:59]

Donc, peut être que dans ce cas là, une fois par mois, pourquoi pas chez moi? Un petit peu de delibération, même si ça reste interrogeaient quand on me demande qu'est ce qui fait qu'on contient un espace comme ça une fois par mois, juste pour venir déposer et ne pas en reparler pendant 4 semaines après? Ou est ce que justement, il y a un travail de déconstruction, de reconstruction, de nouage, on brode, on interroge, on va creuser.

[00:15:22]

Dans ce cas là, il faut que ce soit quand même régulier. Clairement, je pense qu'il faut que ce soit une fois par semaine ou une fois tous les 15 jours. À la limite, si on a envie d'être dans cette démarche là, mais ça sera d'ailleurs un peu moins évident si une fois tous les quinze jours. Parce qu'en fait, d'une séance à l'autre, les défenses, elles, se reconstruisent donc en fait de plus, l'espace et régulier rapproché, plus on va être dans cette bulle, dans l'introspection, plus on avance.

[00:15:47]

Clairement, une fois par mois, sa fille 12 fois par an risque de pas beaucoup faire avancer les choses, ne peut être que c'est ce qu'on cherche à. Et au delà que ce soit long, il y a un risque qu'il ne se passe pas grand chose. Le temps de se remettre dans la séance, de faire du sens du lien dans ce qui se passe entre les séances d'associés, de voir ce qu'il se bouge à l'extérieur dans la rencontre, de se laisser aller.

[00:16:11]

Que ce soit quand même assez régulier. Donc, rassurez vous, je ne pense pas que ce soit parce que votre psy n'arrive pas à se payer un bon repas à Noël ou sa facture d'électricité qui est du bon. Allez bon, allez le prochain Pasion jeudi une fois par semaine, parce que là, c'est bon. Vous arrêtez de manger du pâté, on mangera du foie gras à la et même. Mécénats en basket choqua ce fantasme, ces idées au final que le psy pourrait se servir de ce statut, vient dire aussi les questionnements autour de ce métier, de ce qu'il représente.

[00:16:42]

Est ce que c'est un vrai métier? D'où viennent les choix? En tout cas, il faut dire que c'est pensées dans ce cadre là, comme je l'ai présenté dans l'épisode sur le cadre très intéressant, c'était une très bonne question, merci. Prochaine question. Est ce qu'un trouble du spectre autistique avec accès au langage exclut toute névrose? Dit autrement, est ce que l'autiste peut être névrosé? Peut on, dans un diagnostic, avoir une difficulté à différencier psychose, ni psychose, ni névrose, voire borderline?

[00:17:14]

Peut être à réservé pour une série autour du spectre de l'autisme. Alors oui, je pense qu'en effet, ça mériterait un épisode entier parce qu'on l'a abordé l'autisme en deux minutes pour une question, c'est très délicat, d'autant plus que c'est vrai que c'est toujours difficile de parler de l'autisme en psychologie, notamment en psychanalyse, parce que certains psychanalystes ont eu des propos très violents autour de l'autisme et notamment à cause de l'autisme. Donc, encore aujourd'hui, assez difficile à rattraper tellement ils sont allés loin dans leur connerie.

[00:17:48]

Donc, le sujet est délicat. Déjà aussi parce qu'il y a une multiplicité de facteurs qui sont étudiés pour comprendre les origines de l'autisme. Et qu'aujourd'hui, il n'y a pas encore grand chose qui peut être affirmé. J'avoue qu'en plus, je suis un peu critique de cette perpétuelle quête de l'origine, puisque c'est toujours tourner autour de quelque chose qui, pour le moment, nous échappe. Et au lieu de penser ce qui se passe dans l'ici maintenant pour les personnes atteintes de ce trouble.

[00:18:14]

On en oublie en fait la souffrance pour la personne et pour l'entourage et donc de comment fait penser l'actuel. Quand on fait un TS à un trouble du spectre autistique, un TCJA du comportement alimentaire intéressa trouble du spectre autistique, l'accès au langage et au symbolique et régulièrement, ce qui fait aussi difficultées. Mais l'accès au langage, c'est parce qu'il signe plutôt un fonctionnement névrotique ou psychotique, ni ce qui exclut. Puisque l'accès au langage a permis sûrement des capacités de compréhension, d'accompagnement telles que lorsque le diagnostic Edifier, c'est a accès au langage, comment du moins il peut être entendu et communiquer par touches ce qu'on est peut être dans un autisme de Kanner ou du Asperger?

[00:19:02]

Ça dépend. Mais aujourd'hui, encore une fois, l'étiologie de l'autisme, elle, n'est pas connue. Il y a beaucoup d'hypothèses, mais pour le moment, il y en a pas une se veut unique. Comme pour beaucoup d'ailleurs. Plus il y a de découvertes, on se rend compte de la multitude des possibilités. Les causes sont très diverses d'un enfant à l'autre. Si un enfant est autiste, il y a 70 de risque que son frère ou sa soeur jumelle monozygotes plus tôt le soit, mais qui aussi 30% de chances, si c'en est une, que le jumeau ou la jumelle ne le soit pas.

[00:19:34]

C'est aussi énorme. Moi, j'ai fait un stage quand j'étais étudiante, où je rencontrais des enfants atteints de troubles du spectre autistique. C'était il y a un moment, mais ce que je peux dire, c'est que au delà du trouble caractéristique, il y a autant d'enfants autistes qui a de forme d'autisme qu'eux. Bien entendu, comme chez chacun, ils avaient tous leur personnalité, leurs craintes, leurs liens. Toutes les différences qui nous qualifient en tant que document.

[00:20:01]

Donc, on ne peut pas avoir une pensée très générale en plus. Moi, je me souviens que le départ n'était pas évident d'entrer en lien avec avec ses enfants, d'être dans une relation puisque la communication en moins c'est ce que j'avais vécu à ce moment là était au départ tellement diffractée et donc diffractée, tente avec ses enfants que ça pouvait me laisser un petit peu dans une situation de submersion. Des fois, j'ai pu me sentir dépossédé de mes capacités d'écoute et donc je me souviens les premiers jours de mon stage.

[00:20:33]

C'est tellement angoissant cette relation. Celui bien que ça me mettait un petit peu dans une fausse rencontre. Tu peux peut être dans des verbalisations assez banale. Sous tendait un petit plan en évitements de contact et donc une rupture du lien. Puisque c'est vrai que des fois, le mutisme ou alors le trop rapproché chez certains enfants autistes, ça peut être assez angoissant dans les premiers jours. Moralité j'ai énormément appris dans ce stage, dans mon écoute, puisqu'elle est bousculée.

[00:21:06]

Donc, on n'est pas dans la névrose, on est pas dans la psychose. Du moins, on peut pas l'entendre comme l'entend la psychiatrie. Justement, aujourd'hui, c'est sûr qu'il faut toujours se dire, selon moi, que les angoisses, elles, sont différentes d'un enfant à l'autre. Ce qui est caractéristique, c'est qu'il y a de l'angoisse, justement, et que souvent, c'est innommable tellement c'est intense. Peut être qu'en fonction du caractère, de l'angoisse, on peut se dire que ça peut être plus rapproché de la névrose ou de la psychose.

[00:21:32]

Sans être catégorisé en tant que tel, ce n'est pas ça qui va faire sens. Je ne sais pas si la personne, elle, travaille. En tout cas la personne qui m'a proposé cette question avec des personnes qui ont un trouble du spectre autistique. Dans ce cas là, elle s'y collée sur mon que moi. Mais si c'est le cas, je pense que les discussions déquipes, le lien et l'écoute de ces personnes permet de pas être submergé par la clinique.

[00:21:57]

Je comprends en tout cas ce besoin de se questionner plus sur le diagnostic, mais parfois, c'est aussi très défensif. Lorsque l'on est peut être trop dans la recherche de mettre un nom, rapprocher une pathologie, de différencier de mon point de vue la relation, elle peut disparaître aussi. A questionné. Ensuite, une question est ce vaut mieux TCC, thérapies cognitivo comportementales ou psychanalyse? En temps de dépression, je vais d'ailleurs rapprocher cette question d'une autre. Ne demande aucune thérapie, peut aboutir sur un patient avec une pathologie psychiatrique type bipolarité, rapproche ces questions parce qu'en fait, il y a beaucoup de questionnements autour de l'efficacité de la thérapie ou du choix de la thérapie pour traiter ou accompagner tel pathologie, tel VQ, etc.

[00:22:48]

C'est compliqué parce que je ne peux pas amener de réponse générale. C'est comme si on disait à quelqu'un je ne sais pas pour retaper ma maison, est ce qu'il vaut mieux un plombier, un maçon ou un décorateur? Et la peinture? Est ce que je prends du verre? Ou alors, est ce que je prends du bleu? Vous voyez, c'est quand faites moi, j'ai pas vu votre maison. J'ai pas vu ce sur quoi il faudrait se pencher, ni sur les travaux en tant que tel.

[00:23:16]

Est ce qu'ils sont réalisables par telle personne, telle autre et combien de temps ça va prendre fin? J'en ai aucune idée parce que c'est très abstrait. Là où je peux donner des pistes, par contre, c'est sur le sens de la thérapie de la rencontre, qui est avant tout un moteur de soins, d'une part, individuellement. Quand on se pose la question de TCC. Ou de psychanalyse pour la dépression? C'est se questionner en termes de besoins.

[00:23:43]

Qu'est ce qui a déjà été entrepris? Est ce que c'est un symptôme isolé et que peut être, il suffirait d'aller modifier certains comportements, certaines croyances pour qu'il y ait un levier? Ou peut être que le besoin est plus du côté, justement, de l'écoute du comportement. Il y a un besoin d'action dans l'ici et maintenant. Ou justement, peut être que ce besoin semble s'inscrire dans une volonté d'ouvrir un petit peu plus la boîte de Pandore, donc, un fonctionnement qui s'inscrit depuis plusieurs années, peut être de façon d'ailleurs silencieuse ou au delà du symptôme.

[00:24:15]

Il y a des choses, peut être qui démangent, qui interroge et qui sont peut être à penser dans une histoire familiale ou dans son interprétation de certaines expériences. Peut être une démarche qui demande à s'inscrire dans un temps plus long afin d'interroger, peut être avec une loupe plus éloignée sur ce qu'on est. D'ailleurs, ça dépend aussi de ce qu'on cherche en fait est ce qu'on cherche la disparition de la dépression? On cherche le changement de comportement, le changement d'habitudes, on cherche le bonheur, est ce qu'on cherche à être aussi performant que telle personne?

[00:24:48]

C'est pour ça que c'est très différent d'une personne à l'autre. Si c'est pareil que pour la thérapie avec. Un patient qui a une pathologie psychiatrique type bipolarité, qu'est ce qu'on entend par aboutissements? Ce qu'on a envie que la personne ne soit plus bipolaire ou ne plus être bipolaire. On a envie de plus être en souffrance ou alors d'être adapté avec la société de nos jours qui attendent ça, c'est le thérapeute et le patient. Donc bien sûr qu'une thérapie est alors un aboutissement.

[00:25:22]

Mais surtout, de quel aboutissement parle? C'est vrai que dans les pathologies psychiatriques, à l'heure actuelle, c'est difficile d'entendre le terme de guérison ou dans les discours médicaux. Mais en fait, la représentation de la guérison est assez singulière. Peut on dire qu'on est plus en souffrance, qu'on fait quelque chose qui nous plaît? Avec des personnes où on se sent bien et avoir toujours une vulnérabilité plus importante que la population générale à compenser, par exemple? Pour autant, la thérapie, elle, permettra quand même de se connaître.

[00:25:52]

Ce qui me semble être une clé importante. C'est une façon d'être en capacité de s'écouter, de demander de l'aide. D'être curieux, bienveillant avec soi même, même si on est bipolaire. Si on en est là, c'est qu'il y a un aboutissement assez impressionnant aussi. Comme la dépression, il n'y a pas deux personnes qui ont la même dépression et deux personnes qui ont la même bipolarité. Donc c'est avoir personne à l'autre. On est toujours du côté de l'avoir et de l'être.

[00:26:21]

C'est pour ça que tout l'enjeu sera aussi d'être en fête, de ne pas être définie par une maladie psychiatrique qui aggraverait comme ça. Au fer rouge, un destin à un avenir. Est ce que la conscience est ce que l'on croit savoir et donc l'inconscience et la pile de nos ressentis, pensées, souvenirs dont l'individu ne peut rien en dire, mais l'expérience, la réflexion. Permettent d'affirmer l'existence en chaque personne. Je suis pas sûr d'avoir bien compris la question.

[00:26:56]

Je m'y penche un peu plus, mais. La confiance, elle, n'est pas que porteuse de la perception de la réalité. La conscience, elle, est quand même pilotée par des désirs, des pulsions, par la partie immergée de l'iceberg. Donc l'inconscient. Certains y pensent que la conscience que dans ce que l'on voit, non de façon descriptive, mais la conscience, elle, peut être aussi entendue dans une construction dont on est conscient, avec un ensemble de facteurs, des expériences, des pensées, des normes sociales, culturelles, mais conscient que notre corps.

[00:27:33]

Donc, pour moi, c'est une perception universelle. Pressé, Paphos en l'idée que la conscience est ce que l'on croit savoir. Mais j'ajouterais quand même concis, plus conséquent. C'est dire que la conscience, elle est là et nous habite, mais on n'a pas conscience d'avoir conscience du monde, dit à longueur de journée. J'ai conscience de ça. J'ai conscience du si et heureusement d'ailleurs. On parle beaucoup aussi d'agents en pleine conscience. Maintenant, il y a même des exercices, des formations, des cours.

[00:28:04]

Alors qu'on pourrait dire que ça serait assez évident, mais visiblement non. J'ai presque envie de dire que j'ai habité un peu plus chez sa conscience. Elle se déroule déjà quelque chose. Et l'inconscient, en effet, on n'y a pas accès en tant que tel. Donc c'est un réservoir qui peut justement en effet agir par les expériences et donc nous permettre, par ses conséquences, d'avoir une certaine réflexion. Alors, que penses tu des passions qui sont en perpétuelle demande de plan d'action pour aller mieux?

[00:28:33]

Et comment tournent tu les choses pour éviter d'être dans cette position délicate du sachant? Alors déjà, la position de sachants. Elle est là. Dans tous les cas, il faut pouvoir la porter, selon moi, sans s'en servir. Ça, c'est très important. C'est à dire être au clair avec l'idée que cette illusion qu'on a à savoir sur l'autre. Mais pour autant ne pas agir comme tel. On ne sait pas qui est bon ou mauvais, ou comment faire pour telle personne ou telle autre a vécu dans sa vie.

[00:29:07]

C'est quand même une forme d'illusion. Enfin, aucune idée contrechamps impatient que dans son enfance et avec telle chose, ou qui devrait dire tel truc à sa mère ou je ne sais quoi. Même si je peux porter cette position de sachant pour l'autre. Je ne m'en sers pas. Après la demande de plan d'action, je pense que c'est assez normal, en fait, il faut quand même se représenter que c'est difficile quand on ne va pas bien depuis un certain temps, d'avoir besoin que ça aille vite, que l'on puisse donner une recette miracle, un plan détaillé à suivre qui assurerait un renouveau très rapide.

[00:29:43]

C'est très normal et en temps tables en pot quand on reçoit quelqu'un qui est en souffrance. Après, ça dépend quand cette demande demandé viens! C'est dire que moi, quand je rencontre un nouveau patient, je laisse venir la demande. Je laisse venir les besoins pour qu'on se rencontre aujourd'hui et certains patients vont avoir une demande très précise. D'autres noms ne savent pas exactement, mais ils sont là et je prends toujours un moment à la fois pour expliquer comment je travaille.

[00:30:13]

D'une certaine façon, le patient sait qu'il n'a pas en face de lui un technicien. Mon approche, elle comporte pas des exercices ciblés ou des plans d'action à reproduire. Peut donc avoir envie de rencontrer d'autres thérapeutes qui vont peut être répondre différemment à leurs attentes. Après voilà, la personne Elser cognitive. Mais ça ne veut pas dire que c'est toujours psychiquement. Comme je disais dans mon épisode sur Aller voir un psychologue, le patient, il peut venir parce qu'il a besoin de consolider certaines choses.

[00:30:45]

Dans ce cas là, mon travail va être un petit peu plus orienté dans ce sens là et donc plus dans un appui pour amener de la pensée et donc du changement dans ce qui est difficile pour lui. Well! Et dans ces moments là, c'est aussi possible, car au moment de la thérapie, le ou la patiente témoigne. Une envie d'un exercice clair, d'une démarche à suivre ou de répondre à ces questions. Pour moi, dans ces cas là, c'est pas en fait de trouver une bonne entourloupe pour ne pas répondre, mais plutôt de le prendre comme du matériel qui vient dans la science.

[00:31:15]

Dire qu'est ce qui se passe à ce moment là pour que la personnal ait envie d'une liste à faire? Qu'elle a besoin d'être rassuré. Qu'elle a un Boujan très technique. D'une certaine façon conquis, qui pourrait se détacher du caractère affectif introspectif. Pourquoi? Le ou la patiente veut sortir de ce temps là. Peut être faut il aller vers quelque chose. Qui l'a amené dans un caractère plus hors maîtrise. C'est compliqué, alors pourquoi d'un coup, il attaque peut être le travail, il aimerait arrêter de penser, poursuivre une démarche qui est donc hors repenser puisque clairement, si je donne une liste de comportements à effectuer, on est plus dans la pensée.

[00:31:58]

Je me faisais la réflexion hier que la plupart des patients qui arrivent avec des demandes. Ceux qui disent Bah voilà, je viens parce qu'il faut me dire quoi faire. J'ai besoin de savoir si, si j'ai besoin de savoir si je veux qu'on m'aide à prendre une décision. C'est souvent mes patients qui n'ont pas envie de ça et surtout qu'ils ont besoin qu'on puisse proposer une autre réponse. Donc, si quelqu'un vient dire bas, j'ai besoin qu'on m'aide pour.

[00:32:30]

Pour savoir si je dois quitter mon mari ou ma femme, par exemple, un truc qui peut arriver. En fait, si vous essayez pour vous aider à vous séparer de votre mari ou votre femme, mettez en place si faites ça, puis, après vous, fonctionner comme ça. En fait, les passionnés, Benjamin. Par contre, pouvoir se dire OK, visiblement, c'est difficile de partir, mais qu'est ce qui se passe pour vous? Il y a quelque chose qui peut commencer.

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Presse avant, en fonction de chacune des situations, bien sûr. Allez, je prends une dernière question assez marrante, je trouve la question c'est est ce qu'on peut offrir un cadeau à un psy? C'est une psychologue femme. Pour les Fêtes ou pour remercier de la fin d'un travail, ou est ce que c'est du transfert, en gros, est ce qu'on peut faire un cadeau à son thérapeute? Ou est ce que c'est du transfert? Et j'ajoute que la personne dans dans son mail me disait aussi que elle avait rencontré sa psy dans une institution.

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Elle payait pas directement sa psy et qu'elle était aussi embêtée parce qu'elle se sentait redevable. Donc c'est vraiment intéressant. Je pense que vous avez écouté mon épisode sur le cadre. C'est déjà pas fait. Je vous invite à. Allez le faire parce qu'en plus, j'ai reçu énormément de témoignages ou de retours sur l'argent et la dette avec le psy. Donc, l'importance d'avoir une monnaie d'échange. Souvent, l'argent, c'est plus simple en pratique libérale et quand c'est en institution, c'est que la monnaie d'échange a questionné aussi.

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Je pense offrir quelque chose, donner quelque chose que ce soit, pas des chocolats ou autres. Il ne faut pas s'en priver. Je ne dis pas ça parce que j'adore recevoir des cadeaux, du chocolat. Mais souvent, quand un patient peut aborder ça, son offre est un cadeau, soit réglé son psy. Pour certains, ça aide parce qu'en fait, la dette est soulagée. Ça permet de faire avancer le travail ou de le terminer. Donner à l'autre, c'est toujours donner à soi quand vous apporter quelque chose, par exemple un cadeau à la fin du travail ou pendant les Fêtes.

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Vous venez aussi remplir quelque chose de vous qui est important, mais votre psy peut l'entendre. Difficile de se sentir. Et s'il travaille particulièrement de l'importance pour vous? Pour certains, ça va être essentiel de sentir qu'ils vont participer financièrement ou être à ce qu'on est dans le besoin d'être dans ces dettes là. Mais. Ça peut avoir du sens et c'est l'idéologie que vous avez investi dans cette écoute. Donc, des fois, on offre une botte de Ferrero.

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Ça peut vraiment aussi être thérapeutique aussi. Ou en tout cas, avoir du bénéfice dans cet espace là. Faut pas avoir peur du transfert, la mettre partout, du transfert et heureusement, on s'en fiche. Il faut, il faut faire comme on est. Le but n'est pas désarmants. Ça, ça va être du transfert, non? J'ai envie d'offrir un truc, envie de dire quelque chose à votre psy? Dites, c'est le meilleur moyen, en tout cas, que les choses avancent.

[00:35:32]

J'espère que cette facture vous aura plus, que ça n'a pas été trop long. Je vous souhaite de bonnes fêtes. On se retrouve la semaine prochaine pour un épisode où je vous parle des projets de l'année 2021. Pour ce podcast comme ça, on redémarre l'année avec des nouveaux épisodes. Et puis un jour, et puis un petit peu plus. Vous parler de la tournure, peu de ce podcast et de cette aventure qui m'anime énormément et qui, j'espère, continuer à vous plaire.

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Je vous souhaite une bonne journée, encore une fois des bonnes fêtes. Et puis, je vous dis à très vite. Salut!