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Bonjour. Merci beaucoup d'être là. Merci pour les écoute. Merci pour le soutien. Si vous souhaitez continuer à soutenir le podcast et le projet Patriarcats, je vous invite à vous abonner à 5 étoiles dès que c'est possible, à commenter dès que c'est possible, quels que soient les plateformes d'écoute. On peut aussi se retrouver sur Instagram et vous avez aussi maintenant la possibilité de faire un don pour le projet sur le lien que vous retrouver en description de podcasts sur les réseaux sociaux.

[00:00:25]

A bientôt. Open Sky, Black Friday, Gets suivit, You Love and Prince, Surface, Cariplo, Fabacées, WiFi, France You, Culturesfrance, Sky Sport Oh oh Photius, Fifties for You au monde saintois augmente. Sky is best of Black Friday, Saint-Cyrille, Black Flag, mais jamais. Vraiment pas de châtiment. Pareil pour moi. Une fausserait, soit par Fabienne Taku.

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TARGUIST Bienvenue sur Patriarcats, le podcast réfléchit à la parentalité au 21ème siècle. Pour l'affranchir du modèle patriarcal. Dans l'épisode d'aujourd'hui, je reçois Bettina Zordi. Tina a 29 ans. Elle est mariée. Elle n'a pas d'enfant et elle n'en veut pas. Elle a écrit le livre de Free. Je ne veux pas d'enfant et créer le compte Instagram. Je ne veux pas d'enfant. Souvent, quand on parle de parentalité, tout cela paraît évident. Oui, il faut avoir des enfants.

[00:01:41]

Oui, c'est comme ça que ça se passe. On interroge pas ou peu la norme qu'il peut y avoir derrière l'influence que cette norme peut avoir sur nous mêmes. Dans cet épisode, nous allons aborder différents sujets. Bien sûr, le désir d'enfant Bettina va d'ailleurs m'interroger sur mon propre désir d'enfant. Nous allons parler aussi de tabou autour de la parentalité ou de l'absence d'enfant. Comment est ce qu'une personne qui n'a pas d'enfant peut être perçue peut vivre? Les remarques des autres dans la société, nous avons parlé de l'hétéro normativité de post-partum, d'éducation genrée.

[00:02:12]

La première question que je voulais poser, c'est vraiment celle qui m'est venue comme ça en y pensant. C'est comment on se rend compte qu'on ne veut pas d'enfant.

[00:02:21]

Ce qui me concerne, je m'en suis pas rendu compte dans le sens où ça a toujours fait partie de mon désir de être. La chose inverse, en fait, comment ça a toujours été un sujet dans ma vie personnelle. Jusqu'à ce que la norme me rattrape et me fasse me rendre compte que, à bientôt 30 ans quand même, il fallait penser un peu. Parce que, du coup, je vais avoir 29 ans cette année. Donc voilà, la question a commencé à se poser il y a déjà il y a déjà quelque temps et c'est comme ça que je me suis rendu compte que quand je me suis rendu compte que je ne voulais pas, même si moi, je l'ai toujours su.

[00:03:03]

C'est un peu étrange à expliquer, mais oui, il n'y a pas eu de moments où j'ai eu un déclic en disant je n'étais pas du tout, c'est à dire que j'ai toujours su que je ne serais pas maman ou en tout cas, que je ne serai pas maman de la manière classique, c'est à dire par la maternité biologique. Je me suis toujours dit que si toutefois changé d'avis, je serai jamais, je ferai jamais un enfant biologique dans tous les cas, même si je suis sûr de ne pas changer d'avis.

[00:03:27]

Mais je veux dire que c'est toujours bien aussi de réfléchir et de remettre en question ses propres, ses propres convictions, ses propres choix. Mais en tout cas, moi, ça a toujours été un bon sujet et quelque chose de très naturel pour moi. Et c'est vraiment les injonctions à la parentalité qui m'ont fait me poser des questions. Et du coup, qui m'ont fait parler de ces sujets là de manière plus publique.

[00:03:48]

Tu parle de la parentalité, m'a rattrapé, me rattrapé. Comment se rattraper?

[00:03:55]

Alors moi, j'ai de la chance dans le sens où j'ai une famille qui est très ouverte d'esprit et qui ne m'a jamais Haflinger. Vraiment, jamais entendue dans mon quotidien. Des phrases telles que tu sois jamais accompli tant qu'il n'aura pas d'enfant ou Quand est ce que tu nous fais des petits enfants de la part de mes parents, par exemple, ça ne m'est jamais arrivé. C'est vraiment des personnes, des connaissances, donc ils ne sont même pas des amis, je veux dire, j'en parle beaucoup avec mes amis.

[00:04:19]

Ce genre de sujet, c'est vraiment des connaissances extérieures, des personnes que tu racontes comme ça, je ne sais pas dans un bar ou dans le travail, ou ce genre de choses qui te pose la question. D'ailleurs, quand est ce que tu grapheurs, dès que tu dis toi? Très naturellement? Parce que quand c'est naturel, pour tout dire, bah non, je ne sais pas. Je ne veux pas d'enfant et qu'on te regarde avec des gros yeux.

[00:04:42]

Mais c'est quand même. C'est quand même bizarre. Ça va où? C'est certainement lié à un traumatisme dans le sens où tu vas changer d'avis. Là où tu commences à dire, il y a quelque chose qui cloche quand t'as un problème psychologique parce que tu ne veux pas être mère au début, tu te remet un petit peu en question quand tu dis est ce qu'ils ont raison? Ou est ce que ou est ce qu'on fait comme personne ne réfléchit?

[00:05:07]

La parentalité, comme personne, la remet en question. Ça paraît finalement logique que quand toi, tu dis que tu ne t'es pas hyper sûre de toi et que tout paraît très clair, c'est un peu logique que les gens soient surpris et beaucoup réagissent de manière parfois virulente. Mais oui, c'est vraiment mon point de vue extérieur et des personnes qui n'ont rien à voir avec ma vie personnelle, qui ne sont pas des personnes importantes pour moi. On va dire qui m'ont fait me rendre compte qu'il y avait une sacrée pression quant à la mentalité en Corée.

[00:05:36]

Je leur dis que c'est quelque chose que je ne peux que confirmer et c'est très intéressant. J'aime beaucoup la façon dont tu entres autres candidats. Mais pour moi, c'est naturel parce que quand on réfléchit à ta présentation, on a commencé à le présenter. J'avais cette phrase qu'il voulait, mais que finalement, je n'ai pas dite. Tu n'as pas d'enfants, elle ne veut pas d'enfant et elle l'assume. Et je me suis aperçu que si elle l'assume, c'était en fait déjà en soi positionnelle.

[00:06:07]

Un jugement, en tout cas positionner en marge, alors que finalement, je toi à quoi?

[00:06:13]

Mais je pense qu'en fait, c'est lié vraiment à tout ce qui façonne notre société de manière hyper binaire. C'est à dire? Il y a d'un côté la parentalité, c'est quelque chose d'obligatoire ou en tout cas, c'est quelque chose qui est une étape de la vie pour beaucoup de personnes et qui s'en soustraire. C'est même pas une option. C'est vrai que oui, il y a toujours cette manière d'expliquer des choses qui ne font pas partie de la norme d'un point de vue.

[00:06:36]

C'est le genre de phrases qu'on peut entendre en plein air démission. Je suis comme ça et je l'assume comme si c'était forcément marginal. Alors comme moi, mon but, c'est effectivement de banaliser le fait de ne pas être vu comme un choix aussi légitime que la parentalité. Et je pense que c'est comme une orientation sexuelle, c'est à dire c'est plein de choses ou on commence à réfléchir tout doucement. Peut être que l'hétéro normativité, c'est pas si cool que ça ou pas.

[00:07:00]

Si c'est un peu un peu limitants pour pas mal de personnes, je pense que j'ai envie de faire la même chose que la parentalité.

[00:07:08]

En fait, c'est exactement ça. C'est pas parce qu'on dit à la supputé Je trouve que dans la tête des gens, ça peut ça. Peut on imaginer introduire un beau jour? Je ne veux pas d'enfant. Tu sais, quand tu rencontres quelqu'un, tu sais pas que ça ne fait pas de sujet et c'est intéressant par rapport à la sexualité ou à d'autres sujets de différenciation de la norme. On va dire que c'est comme moi, personnellement, de mes amis homosexuels.

[00:07:38]

Je ne connais personne qui arrive en disant bonjour, je m'appelle mâchant et je suis gay. Bonjour, je ne sais pas. Pourtant, c'est comme ça qu'on est. C'est pour cela qu'on définit les Willson, par exemple, homo ou tchadri, par exemple, si on parlait de 4 identités. La plupart du temps, c'est Abyssinie de l'AMF qui ne veut pas d'enfant ou oui, c'est le mec au moins la fin. Alors je veux dire dans le cadre des personnes de parents.

[00:08:02]

Oui, si tu vois, c'est le parent qui a deux enfants, c'est la personne hétérosexuelle, parce qu'effectivement, c'était ça qui était normal et que les autres, c'était quand même. C'était un moyen très moyen de caractériser la norme comme ça, tu qui qui viennent et on met pas en question et que ce soit souvent ma maman quand intervenir. Je précise que je suis un homme, que je suis blanc, que je suis hétérosexuel. Alors OK, ça fait un peu longue tous mes cheveux pour préciser que si je pourrais être un homme, parler, mais ne pas être dans la représentation qu'on s'en fait pas plus tard que ce matin, ma fille chez la nounou, dans la voiture, j'entendais que ça parlait de l'équipe de France de football et je me suis dit C'est marrant, précise, masculine.

[00:08:47]

Suite à cette norme. Quand c'est cheminote, on le précise parce que la séparation est très binaire. Je mets en exergue. C'est passionnant. On a juste qui on est et on a le droit d'être aimé pour qu'il y en ait, peu importe notre choix et nos envies. Ça, ça va résonner fort avec le pilote d'entrée de la saison 2 avant de te poser notre question sur la mentalité. Je voudrais juste que tu puisses te raconter pour que les gens puissent comprendre aussi ce que c'est que d'être perçu comme ça, un peu un peu en marge, voire beaucoup en marge de la société.

[00:09:25]

Qu'est ce qui t'a? Qu'est ce que tu entends 2 de plus peut être choquant. Ou le pire? Je veux juste partager ce que j'ai entendu concernant le choix de jury. Quand j'en ai parlé autour de moi, j'ai entendu la phrase suivante C'est bon, mais l'air, l'utérus, c'est pour faire des enfants. C'est un truc que t'as déjà entendu, tu dire. Et c'est quand même certainement le seul organe dit. Il faut quand même s'en servir.

[00:09:51]

Donc, si j'ai un choix, c'est parce que je dois boire de l'alcool. Je ne sais pas comment je m'en servir de mon poids. Y'a pas de problème. Mais c'est vrai que parmi les phrases les plus choquants, je pense que le côté psychologique cicatrisant, je sais pas comment je sais pas quels termes employés, mais le fait qu'on me dise il faut que tu ailles consulter. Un psychologue me l'a dit une fois. J'avoue que au début, je me suis dit alors qu'il y a un peu de mal à consulter un psychologue.

[00:10:20]

Je veux dire, en plus de ça, c'est là encore une idée reçue. Comme quoi tu vas forcément mal quand tu vas aller chez le psy. C'est faux. Oui, je me suis dit Ah oui, d'accord, quand même. C'est un choix qui ne regarde que moi et qui, en plus, n'influe sur personne d'autre que moi, comme quelque chose qu'il faudrait traiter de manière wha, de manière psychologique ou même médicale. Je ne sais quoi.

[00:10:43]

Comme si c'était une vraie déviance, qu'il fallait qu'il fallait essayer de réparer quoi. Et l'autre phrase aussi c'est à côté de vouloir croire C-23, une explication au fait du désir de parentalité, alors que, effectivement, on ne sait jamais de trouver une explication au désir de parentalité. Et le fait qu'on le dise en général, les personnes qui ne veulent pas d'enfant, c'est parce qu'il y a un traumatisme dans l'enfance, etc. Alors moi, je rassure toujours tout le monde.

[00:11:09]

J'ai eu une enfance vraiment hyper épanouie, vraiment merveilleuse, donc n'ont rien à voir là dessus ou des gens qui me disent oui, mais tes parents ont divorcé? Oui, c'est ça. Ça a du traumatiser un peu du tout. Vraiment pas du tout traumatisé. Et vu le nombre de divorces et le peu de personnel pris en France, à mon avis, il y a pas corrélation. Ça, c'est vraiment les deux phrases qui sont les plus marquantes.

[00:11:32]

En tout cas, il y a quand même des choses vachement quotidiennes dans le sens. Oui, mais tu vas changer d'avis, ça, c'est, je pense, la phrase que toutes les personnes qui ne veulent pas entendre, des dizaines et des dizaines de fois. En soi, c'est pas grave. Ce genre de phrase, c'est plus que déjà c'est usant, a toujours expliqué que ben non, pas forcément toujours le truc de dire ah oui, mais moi, je connais quelqu'un comme toi ne voulait pas d'enfant.

[00:11:55]

Et finalement, à 30 ans. Alors oui, oui, clairement, il y a plein de gens qui changent d'avis. Quand je veux dire qu'il n'y a aucun problème à dire, je n'ai pas d'enfant. Finalement, je ne sais pas pour autant qu'il faut discréditer la parole des personnes qui disent moi, je suis sûr de vouloir, c'est un peu tout ça. J'aime beaucoup le fait que tu parles, tu fais compétitionne, pas le désir de parentalité.

[00:12:16]

Moi, c'est une question qu'Élise De Café m'avait posée dans l'interview qu'il avait faite avec moi et qui m'a fait réfléchir et à laquelle j'ai répondu. Et en effet, j'avais constaté moi même avant l'âge de 28 ans, cette espèce de volonté paternelle me tombe dessus. Je me disais que j'allais avoir des enfants, mais en fait, je ne savais pas pourquoi et pourquoi il s'est mise à poser cette question qui se pose autour de toi aux gens qui ont des enfants et qu'est ce qu'on peut te répondre?

[00:12:47]

Oui, c'est vrai que du coup, bien que je suis un peu actif sur Internet, je suis un cheval de bataille. Il est vrai que, du coup, j'ai effectivement genre de discussion dans mon entourage. C'est un peu compliqué dans le sens où compliqué. C'est particulier dans le sens où, comme je l'ai dit, j'ai bientôt 30 ans et quasiment aucun couple d'amis, aucun pote des enfants. C'est quand même, bien sûr, qu'il y a, parce qu'effectivement, l'âge moyen est de plus en plus de plus en plus tard, mais quand même.

[00:13:18]

J'ai quasiment tout cas dans mes amis proches, donc je n'ai pas l'occasion de dire à des parents pourquoi vous avez des enfants. En revanche, le fait de parler de ça ou d'avoir des réflexions depuis deux ans sur ce genre de thématique, on discute beaucoup avec mes amis du désir de parentalité et je me rends compte que pour beaucoup, c'est assez récent de se poser la question parce que ça a toujours été comme ça. Et maintenant que ces personnes se posent la question, se disent je sais pas, je ne sais pas si je pense que le fait de dire je sais pas, je n'ai jamais réfléchi à ça.

[00:13:52]

Pas besoin de 5 ans et 15 jours jour. Tu dis donc qu'est ce que je veux vraiment? Un peu perdu, quoi? Vrai que je pense qu'en général, il y a une phase d'adaptation et de réflexion où tu ne sais pas trop souvent. Dans tous les cas que j'ai bien lu et si j'ai envie d'avoir des enfants, je sais bien que je me pose la question parce que finalement, je ne m'étais jamais posée comme tu dis. Parce que la question Jallow, ça, c'est vraiment quelque chose, ce genre de question que j'ai envie de poser à tous les parents de la Terre.

[00:14:22]

Mais pourquoi? Pourquoi vous en faites vous un intérêt de savoir pourquoi les seules personnes parents à qui j'ai posé la question à poser râperie qui posait des questions à droite pose problème.

[00:14:35]

C'est juste la réponse. C'est pas parce qu'on en avait envie. On n'a pas comme moi. Pourquoi tu ne fais pas d'enfants? Parce que j'ai envie de ne pas en avoir besoin. Mais du coup, toi, pourquoi tu voulais des enfants, alors?

[00:14:49]

Déjà, en fait, moi, si je veux arriver à 28 ans, la date, ça m'est tombé dessus. J'avais vraiment un espèce de truc interne chaud de vouloir un enfant. Je pense que c'est aussi dû à ma personnalité et à ma culture et à mon environnement. Simplement que je suis une personne qui aime beaucoup de transmettre. Je suis une personne qui a beaucoup accompagné. Je suis une personne qui aime beaucoup ça et je me rappelle Soutenances pour mon master disait que ma compagne était enceinte et ça allait être le plus grand défi de ma vie.

[00:15:31]

J'étais très excité par ça, mais en fait, c'est un petit peu sur moi dans la parentalité. Y'a vraiment ce côté accompagnement et aussi de découverte. Et en fait, ça a été renforcé par le fait de lire sur le sujet, par le fait de me documenter, par le fait de déconstruire énormément, parce que je construis énormément. Et c'est un truc que j'aime bien à nos univers et avancer. En fait, ça n'a fait que renforcer le truc.

[00:15:56]

Après, je pense que y'a aussi un côté qui peut être perçu comme égoïste parce qu'il y a le désir de laisser une trace. Désir de laisser quelqu'un qui va pouvoir agir aussi pour un monde différent. Bon, c'est plutôt engagé sur ce sujet et il y a vraiment ce désir de proposer à un monde un monde différent ou en tout cas, d'amener une génération qui va pouvoir proposer ce monde là parce qu'il y a des sujets sur lesquels je ne me fais aucune illusion.

[00:16:34]

Je ne pense pas voir la fin de. Vivant. Par contre, j'espère que ma fille aura des billes. Certains Revillod déjà actionnait et surtout elle sera prête à pouvoir potentiellement agir là dessus et toute une génération sera prête à agir. Et voilà, donc en fait, c'est super intéressant. Et ça, tu en fait, c'est ma réflexion que je vais creuser. J'ai finalement récemment fait les choses. En fait, c'est un peu comme quand tu vas en formation pro.

[00:17:07]

Tu sais, j'ai fait des choses et puis tu fais une formation et tout à coup, tu mets des mots sur ce que tu vas. Tu m'as tu théorisent, mais en fait, c'est génial. Je sais ce que je fais bien fait. Tu vois le cheminement, c'est génial. C'est pourquoi je ne sais pas. A contrario, je suis tombé sur des gens en discussion.

[00:17:25]

Je ne plus de moi, mais une discussion qui se sont rendus compte qu'en fait des enfants, parce que je pensais que c'était le chemin à suivre, on m'a enseigné ensemble, ont acheté une maison, s'est marié chez un marchand et il y a de l'amour pour l'enfant. Il y a tout un tas de choses, mais il n'y a pas de motivation intrinsèque profonde comme on peut l'entendre. Et puis voilà. Donc, moi, j'ai ressenti cette espèce de dappels de la paternité d'envie et finalement, je l'ai ressenti à 28 ans.

[00:18:00]

Et je danalyser qu'à 37 ans. C'est fou ce que tu dis.

[00:18:06]

Tu vois sur le fait de faire des enfants parce que c'est comme ça. En fait, c'est vraiment, je crois, ce qui a motivé le fait de parler publiquement, de pouvoir écrire un essai ou de vouloir faire son compte Instagram sur le fait de ne pas vouloir d'enfant parce que je suis pas contre la parentalité. On est d'accord. Déjà parce que je considère que si moi, j'ai le droit de faire, si j'ai envie qu'on me laisse tranquille, pas d'enfant, c'est pas pour que je vienne embêter les parents.

[00:18:34]

En revanche, je pense que c'est vraiment nécessaire de responsabiliser la parentalité parce que je le répète souvent, mais ça fait partie des choses. Quand t'as pas de problèmes de fertilité et que le problème médical ou quoi que ce soit est une des choses les plus faciles à faire. Une notion hyper rapide et en même temps, on mes amis lumière. Mais c'est que c'est un acte à l'instant T qui va suivre pour toute ta vie qui va chambouler toute ta vie.

[00:19:05]

Bien mal. Ce n'est pas le sujet, mais c'est comme si tu étais avec une amie, une des rares rares connaissances lointaines qui y a des enfants et qui disait C'est vrai que quand on veut faire des enfants, on les imagine petits, on imagine faire des enfants, on imagine pas faire des futurs adultes et c'est très rare. En fait, je suis pas un enfant, mais en fait, être ado, il va faire sa vie et on imagine ses trucs avec un peu l'idée de propriété.

[00:19:34]

Bon enfant, c'est bon enfant, c'est un futur, c'est une future personne indépendante. Toi, c'est intéressant de voir ça comme ça et du coup, ça permet de se dire oui, ça va responsabiliser toute ma vie, ça va tout changer et il faut réfléchir ça. Est ce que je suis prêt à faire ce sacrifice? Ce n'est pas le bon terme. En tout cas, c'est ce choix qui va tout changer.

[00:19:55]

Alors moi, je pense que c'est super intéressant pour le coup de se questionner sur comment est ce qu'on perd son enfant parce qu'on a totalement raison dans le fait ou on visualise la parentalité à tout le monde. Mais dans une grande majorité quand même, on s'imagine avec le bébé dans les bras de papa, la maman ou de papa, maman ou autre chose. Au titre keuros, on imagine l'enfant qui joue à la balle. Et puis, c'est vrai qu'on ne se rend pas compte que cet enfant, il faut l'accompagner.

[00:20:27]

Alors faut pas se mentir. Là aussi, il y a aussi un espèce de quotidien qui ne vas pas partir trop loin, mais qui est aussi dû à un système de société qui fait que je fais des enfants, fait grandir. On les amène à la crèche, puis ensuite ils vont à l'école Machin et là, on pourrait se questionner. C'est OK, mais tu deviens parents pour passer combien de temps avec tes enfants? C'est clair et face à un questionnement qu'on veut, on va essayer.

[00:20:57]

Il y a plein de choses et je me dis à dire qu'en fait, je suis intimement convaincu que le monde actuel tel qu'on la construit, cette société patriarcale capitaliste est tout ce qu'on veut être, n'est absolument pas compatible avec la parentalité. En fait, c'est horrible et du coup, je trouve que ce n'est pas compatible dans le sens où elle ne donne pas de temps de moyens aux parents pour faire les choses bien parce qu'une telle côté culpabilisant par exemple, des mères.

[00:21:25]

Maintenant, il faut avoir une carrière et du coup, il faut s'occuper de son travail et de sa famille, etc. C'est hyper anxiogène. Alors oui, effectivement, je pense que a priori, si on fait des enfants, c'est pour les voir grandir, s'occuper d'eux. Et maintenant, il y a cette notion de rentabiliser le truc. Alors effectivement, la crèche blablabla, c'est devenu quelque chose d'hyper co-créé et de très productif contre productif.

[00:21:54]

C'est ça qui est intéressant. Je veux juste regarder toutes ces mots. C'est que pour moi, ce n'est pas que la société aujourd'hui ne permet pas la parentalité, ce qui n'avait pas tourné vers l'enfance parce qu'on encourage parentalité à une parentalité. Alors, il n'est pas étonnant qu'un enfant sur autant que d'adultes autant qu'un d'interactions entre les deux. Donc autant dire que c'est fini. Et ça, c'est problématique. Pas plus tard qu'hier, je discutais avec une élue en action locale pour une action locale près de chez moi et on parlait de parentalité.

[00:22:25]

Et elle me disait. Moi, aujourd'hui, j'ai des parents qui me demandent de modifier l'accès au parking parce qu'ils veulent pouvoir faire du dépose minute en mode garage ou des enfants à l'école et pour aller récupérer pareil. Oui, mais attention, attention, je ne dis pas ça pour tirer à boulets rouges sur les banques. Au contraire, je pense que c'est justement ce que j'entends. C'est je n'ai pas le temps, je n'ai plus le temps et pressé au travail, je suis pressé par les charges de la maison.

[00:22:55]

Je suis pressé par l'école. Je suis pressé par tout ça et je dois être productif. Je pense qu'en productivité, cet échange est très intéressant parce qu'elle en faite, elle a choisi d'avoir un parking pour l'école qui est un tout petit peu décalé, une ruche. Et en fait, elle encourage les parents à revoir ce simple temps avec les enfants de marcher et traverser la rue. Et c'est quelque chose qu'elle a imposé avec un intérêt luttions. Mais elle n'a pas été suivie.

[00:23:23]

Et finalement, quelques mois après, elle a une grande majorité de parents qui reviennent et qui me disent que c'est chouette. Je me fais ma maman le matin, notre petit moment le soir avant que j'arrive. Et ça, c'est quelque chose qu'on peut interroger de manière très, très sociétale. En effet, chez moi, il n'y a pas besoin d'avoir d'enfants pour se le dire.

[00:23:42]

Ben oui, compagnon. C'est à dire qu'en fait, quand t'es quand t'as pas d'enfant, comme on demande sans cesse de te justifier, il y a un moment à obliger de réfléchir à ce genre de question. Et du coup, ça amène des vraies réflexions sur comment et comment est perçu comment est faite la parentalité aujourd'hui. Comment on imagine en tout cas la parentalité.

[00:24:03]

Est ce que tu as déjà sorti le fameux Toi, t'as pas d'enfant? Oui ou non? Alors c'est exactement ça. On m'a dit non, toi, t'as pas d'enfant, tu peux pas être. C'était déjà le travail de mes collègues qui étaient fatigués et qui me dit Ah oui, tu n'as pas d'enfant, donc se limite à la fatigue. Oui, oui, oui, je veux dire toi, t'es tranquille, t'as aucune obligation. Y a vraiment ce côté.

[00:24:33]

Oui, c'est une éternelle enfant, c'est vraiment ça. Comment ça fait le lien avec cette phrase? Parce que tout à l'heure, c'est intéressant. Le côté n'était pas devenu une. Non, non, non, non, non, mais ça, c'est vraiment. Et après, je comprends. Effectivement, c'est sûr qu'il y a des choses que je ne pourrai jamais comprendre. Néanmoins, je pense que j'ai un point de vue qui est différent et qui va être centré sur d'autres problématiques et avec un angle qui n'a rien à voir avec celui des parents et qui est intéressant, du coup, de confronter les deux, discuter, d'échanger.

[00:25:10]

Je trouve que c'est hyper riche, mais ça et c'est ça que je trouve passionnant. Tu vois tel que moi, je vis ma parentalité perso, qui n'a pas d'enfant, je pense, ne peut pas comprendre l'amour que j'ai pour ma fille, cet amour inconditionnel. Parce que moi même, avant de voir que cette petite petite lui même dans les bras, je me suis incapable de conceptualiser le monde violent et d'une dose de violence est beau. Donc ça, oui.

[00:25:39]

Mais cela dit, une fois que tu mets ça de côté, quand on se parle d'organisation, on se parle, s'intéressant trop justement à une personne qui veut être plus dans la rationalité. Tu Akiba, qui va peut être, peut amener un point de vue différent et ouvrir des portes. Tu voyais pas avant. Et aussi, je trouve qu'on peut avoir des choses intéressantes à apporter, notamment dans la période de grossesse de la mère, dans le sens où une main, c'est particulier, parce qu'il y a des personnes qui ne veulent pas d'enfant, qui adore les enfants.

[00:26:12]

Moi, je suis quelqu'un qui n'aime pas spécialement les enfants, c'est à dire que je me sens hyper mal à l'aise en présence d'enfants. Je ne sais pas trop comment m'en occuper. Je ne sais pas comment leur parler parce que j'ai très peu d'enfants dans mon entourage. J'ai une petite soeur qui a 10 ans de moins que moi. Mais comme mes parents, je n'ai pas vécu avec elle. Je ne suis pas vraiment occupée d'elle. Donc j'ai très peu d'enfant et du coup, j'ai un certain malaise avec les enfants.

[00:26:34]

Mais c'est tout. Je veux dire, je ne déteste pas, je n'ai aucun problème. Je n'ai pas envie d'être trop proche, c'est ça. Et du coup, moi, j'imagine assez. Je me suis déjà dit. Bon, alors, quand je vais avoir des amis proches qui vont faire des enfants, évidemment. Déjà, je me suis dit Est ce que ça va être compliqué ou pas? Est ce qui va changer nos rapports d'amitié ou pas?

[00:26:58]

J'imagine que non. Mais surtout, moi, je pense que je vais être là plutôt pour m'occuper de mes amis et m'occuper de l'enfant parce que je ne serai pas expert, par exemple. Je trouve qu'il y a un truc hyper violent le jour de l'accouchement, c'est à dire que pendant 9 mois, on a pris soin de la mère et le jour de l'accouchement. Toute l'attention est portée sur le bébé et moi, je ne suis pas gaga du tout.

[00:27:19]

Il est trop mignon, non? Moi, j'aurais juste envie de voir, d'aller voir mon amie qui vient d'accoucher en disant Est ce que tu vas bien? Enfin juste de prendre soin de cette personne qui vient quand même de vivre un truc qui est incroyable et qui est vachement traumatisant pour le corps. Et du coup, je pense que c'est plein de choses comme ça. Où on peut avoir une autre manière de voir les choses parce que oui. Moi, j'ai peur.

[00:27:40]

J'ai pas envie de sauter sur les bébés. Il est trop mignon tout ça de faire des 10 milliards de cadeaux aux bébés, alors il va déjà en avoir 10 milliards. Tu vois pas d'autres manières de voir les choses qui peuvent être intéressantes. Et je te rejoins aussi sur le fait que l'enfant arrive la lamère qui avait fait attention tout à coup devient la grande sacrifiée du pacte alors que non, elle est là. Et puis, en plus, elle a besoin concrètement.

[00:28:11]

Moi, moi, moi.

[00:28:12]

Ma position, c'est que oui, on peut s'extasier du bébé si on a envie, en toute sincérité apparemment, et qui était totalement gaga. Je peux comprendre qu'il y ait de l'amour, des grands parents, tout ça, les amis. Mais il faut bien garder à l'esprit que chacun sait que le meilleur moyen de bien s'occuper d'un enfant, c'est de s'assurer que son lien d'attachement avec cette figure d'attachement principale soit de qualité et que ce lien soit de qualité. Il faut que les figures d'attachement principal se sentent suffisamment bien.

[00:28:43]

Donc je développe un peu un truc, un concept de parentalité et en fait s'occuper de la mère et du père. Mais dans les premiers temps, il faut bien s'occuper de la mère. D'abord, c'est elle qui va faire le boulot, bien s'occuper de la mère. Qu'elle se sente bien. C'est comme ça qu'on s'occupe bien de bébé aussi. Et ça fofo. Faut l'inscrire. Et puis surtout, la mère, ça reste un être humain à part entière.

[00:29:12]

Oui, elle a fait un enfant, mais je considère que ce choc, il est un peu violent. Je trouve ça très intéressant, justement, avec des gens qui n'ont pas d'enfants, qui ne sont pas gaga devant les enfants puissent amener à ce point de vue là parce que c'est. Et en toute sincérité, les premiers jours aux parents. En tout cas, la première fois, je répète quand les gens de visite répètent inlassablement les mêmes choses. Si on te parle de l'enfant, on te parle pas de toi, tu n'as pas trop de la maman.

[00:29:47]

Alors moi, j'ai le droit de ne pas être fier. Tu parles un petit peu de toi, ce qui est problématique aussi à plusieurs endroits. Ta ta mère qui vient d'accoucher, on demande au papa comment il va t'aider. Et tout ça, ça permet d'amener d'autres points de vue. Et il y a quand même quelque chose que je relève dans ce que tu dis et qui m'intéresse particulièrement. Et c'est un sujet que tu avait évoqué après, après avoir écouté mon interview shawnees.

[00:30:17]

C'est le rôle que peut jouer une personne qui n'a pas d'enfant dans l'accompagnement des enfants, mais de manière plus globale, plus dans la société. C'est intéressant parce que quand on est dans une société aujourd'hui violente, je n'ai pas de frontières en priorité à l'égard des femmes et donc de la société qui est violente et qui produit de violences dès l'enfance puisque avant le système de domination entre adultes et enfants, c'est la base du système de la balance dite éducative ordinaire.

[00:30:55]

Déjà question est ce que son enfant lui avait conscience que ces violences existent alors ou non?

[00:31:04]

C'est quand même quelque chose que j'ai découvert en renseignant sur la parentalité. Parce que bien que je ne veuille pas d'enfant, que je n'ai pas d'atomes crochus avec eux, le thème de la parentalité m'intéresse beaucoup. J'avoue que c'est quand même un sujet. Je peux dire que j'avais quand même vaguement conscience qu'a priori, ça existait et qu'on avait surtout mis un statut un peu problématique sur l'enfant. Je crois aussi que le mot n'est pas l'âgisme maintenant. C'est quoi le terme de l'autisme, l'adulte?

[00:31:36]

Ben voilà, ce terme là, je l'ai découvert. Je croyais comme ça. Effectivement, pour moi, le rapport de domination adulte enfant, il était normal. Pendant longtemps, je l'ai considéré comme normal, comme plein de gens. J'imagine que cet enfant n'a pas son mot à dire, etc. Ce qui est horrible maintenant que je dis oui ou non, en fait, oui, c'est un peu, c'est un peu Versac. C'est comme ça que peuvent commencer les violences envers les enfants.

[00:32:05]

Ça parait hyper logique. Maintenant que je pense, tu vois. Mais oui, c'est vrai que du coup, c'est assez récent. Et maintenant, je pense sincèrement que, comme tu le dis en tant que personne morale qui ne veut pas d'enfant, je pense que c'est aussi un devoir quand même de m'informer là dessus. Parce que c'est peut être particulier dans le sens où il y a des personnes qui ne veulent pas d'enfants, qui ne sont pas spécialement engagés sur quoi que ce soit, juste une manière de faire avancer un pan de leur vie.

[00:32:33]

Mais ils ont pas envie de faire un combat ou de réfléchir là dessus. Le milieu, les communautés tchadri, des groupes fermés sont hyper violents. Ce n'est pas tendre. Il y en a qui sont vraiment contre la parentalité, qui pense que tous les parents sont des cons et tous les enfants sont des copains. Il y a ce postulat là. C'est vraiment compliqué. Moi, je ne me définis pas la dedans et du coup, je pense que oui.

[00:32:58]

Pour moi, c'est maintenant un devoir de m'informer là dessus parce que d'un point de vue extérieur, en fait, je peux, je peux donner mon soutien envers des enfants ou envers des parents, etc. C'est comme la question du congé paternité. Question intéressante, justement une avancée. Je mets des guillemets.

[00:33:19]

Je ne vois pas où tu peux. Tu peux mettre des gros yeux parce que ce n'est pas l'idéal. Mais c'est une première réflexion. On va dire il y a plein de gens qui m'ont dit Mais pourquoi tu parles de ça veut dire tu veux pas d'enfant? J'ai fait un post sur mon compte Instagram. J'en parlais, j'en parle assez régulièrement parce que je pense que en tant qu'être humain et en tant que personne féministe, en plus de ça, je ne vois pas comment je pourrais me taire concernant l'inégalité du congé du congé parental.

[00:33:48]

Et effectivement, je pense qu'on a clairement une opinion et une position à prendre sur plein de sujets de parentalité. Mais tout à fait, parce que pour ceux pour celles et ceux qui ne seraient pas engagés, je suis féministe et qu'Armand, je ne peux que soutenir cette position. En fait, je veux. Le sujet, pour moi en tout cas de mon point de vue, c'est de se dire que si on veut que la société change, que la culture change, ça passe pas par les enfants de la cité Malalas que j'ai déjà cité, Malala qui me dit avec des armes, on tue les terroristes.

[00:34:35]

Avec l'éducation, on tue le terrorisme ici, à la place du terrorisme, même violence ou sexisme. Mais en fait, ça marche. C'est un sujet et c'est là où je trouve que le changement sociétal devrait se produire. C'est la place qu'on fait à l'enfant et à l'enfance.

[00:34:56]

Pas dans le sens faisons une politique nataliste. Déjà, parce qu'elle est déjà là, on pourrait s'en passer, mais pas dans le sens fête des enfants, mais dans le sens. Les enfants qui sont là. Comment est ce qu'on s'en occupe et comment est ce qu'on les accompagne dans leur chemin de vie et dans le développement de leur potentiel? Parce qu'il y a un point, je ne sais pas. C'est ça que tu j'aperçus, mais il y a un point qui est quand même extrêmement intéressant, c'est que.

[00:35:24]

Toutes les personnes victimes de sexisme, racisme, Validive, spécisme, tout ce qu'on veut, tous les enfants et aussi les chiens et les chats, effraie en tout cas tous et toutes, dans une société, dans la société telle qu'elle est aujourd'hui, ont connu la même oppression. Cent pour cent de cette population a connu la même oppression puisque cent pour cent de sa population. A été enfantin. Et c'est là que se fait le grand regroupement, parce que c'est là où c'est intéressant quand même, même si on n'a pas d'enfants.

[00:36:04]

Même si on n'a pas, même si on n'est pas noir, même si on n'est pas blanc, même si on n'est pas une femme, ce qu'on veut ou non. C'est intéressant de se dire que à la base, quand tu tentes un pas chercher les enfants, ils ne voient pas ces normes là. Tout, tout, tout, tout, tout est différent pour eux, qui n'est que différence. Et la différence? Au contraire, ça les passionne et ils ne voient que les êtres.

[00:36:32]

Et ça, c'est incroyable. Et c'est nous qui venons, ces choses là. Et pour le coup? J'ai envie de te dire que même si, si on veut changer la société demain, y compris en étant tchadri pour justement qu'on arrête de gonfler les gens avec l'option de vouloir deux enfants ou pas. Si on veut que ça change culturellement, ça passe par des enfants. En fait, je trouve ça un peu isolé.

[00:36:58]

C'est des choses qu'on inculque, notamment le fait de changer les choses des personnes, etc. Convaincu dès la naissance, même avant la naissance, avec le rose et le bleu, etc. Je pense qu'effectivement, il faut prendre le truc à la racine parce que c'est le genre de choses, même si on inculqué ça quand on fait ça, je suis toute vie et c'est hyper dur, par exemple, de sortir de la binarité de genre, etc. Et ce n'est pas pour rien qu'il y a plein de personnes qui n'arrivent pas à se définir parce qu'elle les a toujours définies comme fille ou garçon.

[00:37:29]

Elles se rendent compte qu'en fait, c'est pas vraiment l'égalité pour elles ou pour eux. Et oui, je pense qu'il y a quand même pas mal de choses à faire, en fait. Moi, j'aimerais, c'est qu'on arrête de dire filles ou garçons. Juste qu'on dise dans le sens où je pense que la création du genre est vraiment problématique dans la construction de la personnalité des personnes, en fait des personnes les plus problématiques, c'est très problématique. Je veux être transparent avec toi, c'est problématique.

[00:38:01]

C'est très difficile à mettre en oeuvre et tu vois, et en fait, on ne sait pas faire. Quand on veut, on peut faire des efforts sont faits, ne faut pas oublier non plus qu'il y a des efforts qui sont faits aujourd'hui. On ne sait pas faire et la société ne sait pas le faire. Donc, je pense que c'est là où c'est intéressant. Justement, que les gens de j'agis, avec des avis différents et plutôt avec des habitudes de vie différentes, se rejoignent pour discuter.

[00:38:33]

Et en plus de Il y a un lien que je sais, c'est totalement dans la thématique de cette discussion maintenant. Mais il y a une phrase qui m'a interpellé tout à l'heure quand tu parlais de ton pourquoi tu voulais des enfants, t'as dit quelque chose avec la transmission et la pédagogie, etc. Moi, je ne suis pas FN, c'est à dire que j'ai vraiment ce truc de transmission, mais tu le fais différemment dans le sens où, effectivement, je le ferai passer par la parentalité.

[00:39:03]

Mais j'ai vraiment besoin de transmettre et je pense que c'était. Il y a quand même beaucoup de personnes, d'êtres humains qui ont besoin de laisser quelque chose ou de laisser des idées, des œuvres d'art. C'est ce que tu veux, tu vois. Ce n'est peut être pas forcément, pas forcément des enfants. Et effectivement, je pense que l'idée de transmettre quelque chose, moi, je l'ai fait passer par l'écriture, par les réseaux sociaux, etc.

[00:39:27]

Et de mieux que je réfléchis à la question du genre, à la question de comment, comment on évolue, la société maintenant, des questions sur tout ce qui est colonialisme et tout ce qui est racisme, systémique, etc. Parce que pour moi, tout est lié et je me dis effectivement, là, les gens qui me suivent, par exemple sur mon compte Instagram, il y en a plein qui sont Chakri, mais il y en a aussi plein qui sont parents ou qui sont des futurs parents.

[00:39:53]

Et c'est ça qui est cool aussi. C'est pour ça que j'aime bien. Ça compte parce que c'est très diversifié. Je n'ai pas que des les enfants, c'est bien. Et je pense qu'effectivement, en tant que personne qui réfléchit à ce genre de questions, même si j'arrive à planter une petite idée nouvelle un futur parent qui, après, va faire grandir son enfant d'une certaine manière et que ce même enfant, qui voudra peut être des enfants lui aussi, va faire ça dans 20, 30 ans ou il va certainement avoir des idées, des nouvelles idées qui vont être plus tournées vers la diversité, lassants de la binarité, etc.

[00:40:33]

Moi, je suis persuadé que comme tu dis, ce n'est pas cette génération là. Maintenant, c'est trop tard dans le sens où on en a déjà 30 en 40, tu peux. C'est hyper compliqué de déconstruire tout ça, même si tu le veux. La société n'est pas prête parce qu'elle ne le sait pas, mais parce que je suis persuadé que dans 20 30 ans, tu vois toutes les générations maintenant qui sont sur les réseaux sociaux et qui parlent de questions, genre de nos binarité de transidentité.

[00:40:58]

Ces personnes là, elles vont peut être avoir des enfants ou elles vont avoir des amis qui vont avoir des enfants et qui vont peut être, du coup, faire grandir leurs enfants différemment. Mais c'est comme ça qu'on avance et qu'on grandit. D'ailleurs, c'est tout le sujet de vous le choc culturel, le sujet qui est évoqué dans le documentaire de Marion. Clair que même qu'on a rabattables le monde sur la violence éducative ordinaire. Quel message! Toi, tu auras envie de passer aux gens plus ou moins jeunes qui sont dans la réflexion sur ce sujet ou qui ont déjà des enfants.

[00:41:33]

Et pourquoi pas? Qu'est ce que tu auras envie de leur dire, toi? Moi, je pense que la réponse est de savoir si on veut des enfants ou pas n'est pas importante. La chose la plus importante, c'est de se poser la question. Pour moi, c'est vraiment le cas. C'est vraiment le message principal vers mon combat quotidien. C'est juste, il faut réfléchir. La parentalité, ce n'est pas quelque faut arrêter de le voir comme quelque chose de naturel.

[00:42:03]

C'est vraiment ça. Et oui, poser des questions pour faire les meilleurs choix possibles pour soi et peu importe quand on en est très, très envie ou qu'on n'en ait pas envie. Au final, tant qu'on, tant qu'on aura pris du temps pour réfléchir à ce que j'en veux un, ce que j'en dis, c'est ce que j'en faisais. On aura tout gagné, en fait, tant qu'on est en accord avec ses valeurs profondes parce que je me dis il y a tellement de personnes qui ont fait des choses dans leur vie juste parce que c'était comme ça.

[00:42:35]

Je trouve que c'est assez triste. En fait, je pense que c'est quand même bien qu'on donne des modèles de diversité par les réseaux sociaux, par plein de choses, et c'est une vraie richesse qu'on a maintenant, grâce à Instagram notamment. C'est de montrer en une diversité de cheminements de vie et de points de vue pour faire le meilleur choix et avoir des armes pour dire OK. J'ai écrit, j'ai réfléchi à ça. J'ai entendu le podcast de Cédric de Patriarcats, mais c'est vrai.

[00:43:03]

Je pense que maintenant, on est une ressource qui. L'information et la remise en question et le questionnement, c'est la clé de tout ça.

[00:43:15]

Je ne peux que rejoindre. Je trouve que ça finit bien l'épisode. Merci beaucoup, Bettina. Ha ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha!

[00:43:28]

Ha! Ha! Ha! Je vous remercie de m'avoir écouté. Je vous invite à vous abonner et nous pouvons aussi nous retrouver sur Facebook, Instagram et sur le blog Patriarcats. FR. À bientôt.

[00:43:52]

Ah oui, c'est vrai, j'ai cru à un petit essai, mais ma crainte, c'est que ce monde se fasse.

[00:44:10]

LesPAC Guerenne, c'est One de l'espèce Cosmas Caserte des yaourts Whittaker qui reste Casca la banane.