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[00:00:00]

Bonjour. Merci beaucoup d'être là. Merci pour les écoute. Merci pour le soutien. Si vous souhaitez continuer à soutenir le podcast et le projet Patriarcats, je vous invite à vous abonner à 5 étoiles dès que c'est possible, à commenter dès que c'est possible, quels que soient les plateformes d'écoute. On peut aussi se retrouver sur Instagram et vous avez aussi maintenant la possibilité de faire un don pour le projet sur le lien que vous retrouver en description de podcasts sur les réseaux sociaux.

[00:00:25]

A bientôt. Ah oui, oui, j'ai cru, voilà ce que ça laisse essai.

[00:00:39]

Mais bon, comme je fais ma crainte Perito de sexe en l'espèce Guerenne no one dalarme de l'espèce Christmas Caserte des yaourts qui de Casca la banane. TARGUIST Bienvenue sur Pas Patriarcats, le podcast qui réfléchit à la parentalité au 21ème siècle pour l'affranchir du modèle patriarcal. Dans cet épisode, je reçois Lysias il y a 22 ans. Elle a connu l'instruction en famille et elle a connu le collège et le lycée. Elle va donc raconter son parcours et nous allons aborder des sujets différents tels que la vie en instruction, en famille, comment ça se passe quand ça s'arrête et qu'on va reprendre les cours?

[00:01:41]

L'importance des associations, que ce soit les associations en famille, mais aussi la vie associative dans les structures de l'Éducation nationale, et nous allons aussi parler de confiance inconditionnelle. Je tenais à vous fournir des témoignages qui sont sans complaisance et qui évoquent les difficultés et les réussites que l'on peut avoir lorsque l'on fait le choix du chemin de l'instruction en famille, avec la possibilité aussi d'une scolarisation. Je remercie beaucoup de m'avoir confié son témoignage. Nous avons passé un excellent moment à discuter ensemble.

[00:02:14]

Merci encore et je la laisse maintenant vous conter son histoire. Mes parents tous les deux parcours dans les clous dans les cases de l'Éducation nationale, avec mon père notamment, qui a été vraiment en rupture scolaire assez rapidement. Je pense qu'il a battu des records de présence en terme au lycée puisqu'une fois qu'il a fait deux secondes de première et de terminale, s'amourache donc avec des parcours un peu chaotiques au niveau du scolaire, mais sans l'attendant du classique. Au moment de ma venue au monde, c'était, je pense, des petites graines qui ont été semés par ci par là.

[00:02:57]

Ils étaient déjà dans des déchoit pour Jacky qui tendait à l'alternatif de vie. En tout cas, et par le biais de rencontres, par le biais de livres, par le biais de ressenti. Assez rapidement, mon choix que j'ai fait une année de crèche, mais assez rapidement, ça a été une évidence pour eux. En tout cas à l'école, dans sa forme brute traditionnelle, ça leur convenait pas. Par la suite, on a eu la chance d'être voisin de l'appartement du dessous du nôtre.

[00:03:34]

C'était une famille qui pratiquait l'instruction en famille. Donc, ça a été une vraie rencontre qui a permis ce cheminement là aussi. Et du coup, de se sentir vachement moins seul sur le départ. Donc, on s'est lancé dans ce projet là avec une envie de voyage, avec des envies de milieux alternatifs. Mes parents ont commencé vraiment à se tourner vers des lieux de vie alternatifs, de lieu en collectivité. Sur ce qui est aujourd'hui, on appelle un peu des éco villages.

[00:04:08]

Moi, j'ai grandi dans ce climat un peu particulier, mais avec une richesse assez incroyable, et notamment dans un lieu qui était une vallée entière avec des potagers et des animaux. Et puis, plein, plein plein de gens qui passaient de plein de cultures différentes. Ça a été extrêmement riche dans toute la partie de mon enfance, jusqu'à 900 habitants, je crois. Sur cette même période là, j'ai eu la grande chance de voyager beaucoup puisque mon père, suite à un héritage, a acheté un camion.

[00:04:40]

Donc, on a fait des voyages qui étaient vraiment hors des sentiers touristiques, sur des voyages au Maroc, notamment, sur lieu où j'ai beaucoup vécu pendant plusieurs mois et avec des projets, notamment sur un voyage. On a fait un cinéma itinérant avec des films de Charlie Chaplin. Du coup, il y a eu vraiment des projets de moments partagés qui étaient hyper forts et donc, par la suite, les chemins de mes parents qui sont un peu divisés.

[00:05:09]

Ma mère avait besoin de revenir vers des choses qui lui apporter plus en tant qu'individu et qu'elle avait besoin d'un peu délestées la casquette, maman. Et du coup, elle est revenue vers des sentiers plus classiques. Mon père, ça lui parlait aussi de revenir sur des choses. Il avait envie de monter une association autour de l'arbre et de la greffe et des savoirs fruitiers. Ils avaient tous les deux des projets personnels qui ont vu le jour et qui était hyper épanouissant pour eux, je pense.

[00:05:36]

Mais du coup, on est revenu vers un schéma vachement plus classique d'un appartement en ville avec deux parents qui ont des projets professionnels et, du coup, un éloignement, moi, de tout ce que j'avais toujours connu, finalement. Et ça a été très, très difficile à vivre. Donc ça a été, pour l'âge de dix ans, quelque chose comme ça. Ça a été un déménagement qui a été d'une brutalité extrême à mon niveau de jeu d'enfant que j'ai mal vécu et où j'ai été vraiment dans un moment d'isolement et de retranchement sur moi même.

[00:06:09]

Malgré les activités extrascolaires que je faisais, comme je faisais au moins une par jour à l'époque, j'ai fait du théâtre, du piano, du cirque, de la danse, du peuple, de l'escalade, de l'équitation. Ça serait arrêté plus, mais vraiment, ça, c'était un moment qui était compliqué et de toute cette période un peu sombre. J'ai eu des vrais moments de relâchement qui que je remercie une association en particulier à ce propos qui s'appelle Les enfants d'abord, qui fait partie des associations parce qu'il y en a beaucoup, qui réunit des familles scolarisés.

[00:06:47]

Moi, c'est une asso avec laquelle j'ai grandi. Pour le coup, parce que même bien avant ce déménagement, on en faisait partie et où j'ai rencontré tout ce qui sont aujourd'hui mes amis d'enfance et qui sont pour. On a passé dix ans ou tous nos étés. Toutes nos vacances, entre guillemets, même si elle n'était pas sur les schémas, rythmait des vacances scolaires. C'était ni dans un camping. On fait ce qu'on veut et c'était vraiment des supers souvenirs.

[00:07:15]

Mais dans la quotidienneté, je manquais cruellement de sociabilisation. Oui et non, mais en tout cas d'un milieu dans lequel moi, je m'épanouis. Et ça a été très difficile. Ça a été difficile parce que c'est quelque chose que j'ai assez vite exprimé. Mais mes parents étaient dans un vrai conflit entre eux, qui avaient envie pour eux de faire ce qui leur semblait possible pour moi. Ça a été vraiment une période qui était compliquée pour nous tous parce que c'est pas évident.

[00:07:44]

En tant que parent, je pense de faire des choix qui peut sembler, d'un point de vue extérieur, égoïstes ou. Point de vue de l'enfant égoïste et en même temps de dire Mayençais, moi, si je ne fais pas ça, je vais être malheureux et du coup, je ne serai pas le parent que j'ai envie d'être. Voilà, ça a poussé tout le monde dans ses retranchements. De toute cette période très sombre et sortie, mon choix de scolarisation TOCA 13 14 ans, tu sorti de là?

[00:08:08]

Voilà, j'ai décidé de déménager à Marseille. On n'était pas du tout dans la région. Je vais vivre chez ma marraine. J'ai, je me suis inscrite dans une école dite alternative. Je reprends les cours. Voilà, j'ai besoin de dessous et de votre encouragement. C'est un peu ça. Mes parents sont forts. J'ai la chance d'avoir deux parents qui ont toujours eu une foi en moi assez incommensurable et du coup, une confiance en mes choix qui était un vrai cadeau.

[00:08:41]

Donc ils m'ont suivi, ils m'ont soutenu là dessus, ils ont payé. Cette école qui était alors c'est n'est pas des sommes astronomiques, mais ça reste un budget pour notre porte monnaie qui était clairement pas. Je ne fais pas du tout partie d'une classe autre, entre guillemets. Donc nous, on a toujours eu des bas revenus et ils ont toujours été considérés comme plutôt la classe pauvre, même si je ne l'ai jamais ressenti. Mais du coup, ça a été un vrai phare, une vraie demande financière pour eux.

[00:09:09]

Donc, je suis rentré dans un collège privé hors contrat. Ils sont hors contrat de l'Education nationale et donc n'ont pas besoin de répondre aux exigences de l'Education nationale puisqu'ils ne touchent pas d'aides de leurs parents. Sauf qu'en fait, je pense que là où je me suis planté, c'est que c'était une école qui avait vraiment envie qu'il rattrapait des enfants qui sortaient. Et moi, j'étais dans une dynamique complètement différente puisque je voulais rentrer et donc je n'étais pas du tout dans un champ.

[00:09:39]

Je voulais rentrer dans un choix de scolarisation, en tout cas. Et du coup, je pense que, mais surtout avec beaucoup d'enfants qui étaient dégoûtés du système classique, qui étaient qui avaient plus envie d'apprendre, qui avaient plus envie de ce rôle de prof apprenant, c'était des choses qui leur mettaient en colère, qui étaient des mal être absolue. Et moi, c'était plutôt l'inverse. C'était plutôt ce truc. Je voulais des profs. Je voulais qu'on apprenne.

[00:10:03]

Je voulais découvrir et du coup, il y a eu une rupture entre cette école et moi. Ça n'a pas fonctionné assez rapidement. J'ai arrêté et du coup, j'ai passé un an à Marseille. Donc au début, je suis un peu revenu et du coup, j'ai mûri encore ce projet et j'ai fini par décider de continuer à Marseille, mais dans le collège du secteur traditionnel classique dans lequel je suis entré en 3ème. Pareille rentrée qui a été un peu compliquée, mais qui s'est passée après des envies certaines pas du tout me mettre dans le système classique, dans des classes spécialisées, plutôt dans des choses qui viriel vers le professionnel.

[00:10:48]

Un mot dans une peur certaine de mon niveau qui était réel. J'avais vraiment pas le niveau de 3ème, mais, mais après, quand même pas mal de mots entre mes parents et la directrice, entre plein de choses, je suis rentré en 3ème classique avec un peu un espèce de Deplagne du premier trimestre et si vraiment c'était catastrophique, une reconsidération de la situation. Or, je suis sorti de mon premier trimestre, j'ai pris mes bulletins, mais je pense que je devais avoir 12 ou 13 de moyenne générale avec des approches, des appréciations assez incroyables et j'étais à fond.

[00:11:25]

J'ai hésité. Et puis je me sentais vraiment comme un poisson dans l'eau. Alors j'ai monté une espèce d'associations de collégiens. On a fait le premier bal de fin d'année du collège. J'étais afo, j'étais au taquet et j'ai eu mon brevet au ras des pâquerettes. Mais je l'ai jilali. Et donc, de là s'ouvre à moi les portes du lycée et de la seconde générale et j'ai intégré le lycée de manière la plus anonyme possible. Or, au collège, tous les enseignants connaissaient mon parcours.

[00:11:59]

Tout le monde avait été briefé. Tout le monde savait qu'il y avait un ovni qui débarquait au collège lycée. Ça n'a pas du tout été ça et c'était de ma volonté. Même la proviseur n'était pas au courant et ça a été là pour le coup. Une catastrophe. Ça a été fait. La problématique, c'est qu'en seconde, on revoit tout le parcours du collège. Les professeurs n'arrêtaient pas de faire référence à des choses que je n'avais jamais vu en mathématiques.

[00:12:22]

C'était une catastrophe. Je ne m'en sortais pas du tout et je me suis senti complètement démuni, isolé et dans une incompréhension totale. Puis, en plus, on reste quand même dans une petite ville où tout le monde se connaît. C'est vrai qu'à Marseille, il y a quand même l'anonymat de choses qui tournent beaucoup, donc ça a été un peu compliqué. Je pense qu'en seconde, c'est la psychologue scolaire qui m'a rattrapé au vol. Sinon, sinon, j'aurais abonde.

[00:12:45]

D'autres fois, j'aurais fait d'autres choses. Mais je n'ai jamais compris un instituteur. Je ne pouvais pas. Je m'entraînais avec personne et avec aucun de mes professeurs. J'étais vraiment, ça n'a pas du tout. Donc, sur la seconde, c'est ma psychologue scolaire qui m'a rattrapé au vol. Et après, ça a été encore une fois les associations lycéennes où j'ai me suis dévoué corps et âme. Et j'ai vraiment passé du temps extraordinaire là bas. Et donc j'ai succÃs qui m'a maintenu que je n'ai jamais été une élève incroyable.

[00:13:17]

Mais je me disais ce qui faisait le boulot. Je pense que la seconde m'a vraiment vu à ce moment. Ah oui, en fait, c'est ça l'école. Ouais, c'est moyen, quoi. Mais j'avais envie. J'avais envie de continuer. J'avais envie de me dire que je l'avais fait et c'était important pour moi. Et puis, en plus, c'est plus le temps passait, plus j'avais envie de faire des études supérieures. Donc c'était ça le fait.

[00:13:39]

Et du coup, j'ai fait ma scolarité un peu un peu au ras des pâquerettes, mais je devais être à 12 13. Et par contre, avec une implication lycéenne qui était assez impressionnante, en tout cas pour eux. Et voilà, donc, j'ai eu mon bac. Encore une fois, pas sans difficulté parce qu'il est plein de problèmes administratifs. Comme quoi, des fois, il y a des parcours qui sont faits pour être à charge administrative. Je me suis retrouvé dans des épreuves qui n'étaient pas les miennes.

[00:14:08]

Je me suis retrouvé à des euros sur les qualités, mais ça n'a pas été une catastrophe. C'est fini en recours auprès du rectorat Optical très particulier. Come back avec des erreurs d'inscription, mais qui sont absolument rien à voir avec mon parcours. Donc, j'ai eu mon bac de manière compliquée, mais je l'ai eu et après je suis allé en fac de psychologie ou pareil. Ma soif d'apprendre n'a pas forcément été très bas. Je me suis retrouvée toujours un peu dans la même problématique avec des gens qui n'ont plus trop envie.

[00:14:42]

Des gens qui sont plus dégoûtés de l'apprentissage. Des enseignants que je trouve pas autant passionnés que ce que j'aurais voulu. Et donc, j'ai continué mon bout de chemin en Boubat. Un jour, je vais finir par rencontrer des gens que je voudrais passionnants. En attendant, je fais mon chemin là.

[00:14:55]

Je viens de valider ma licence et j'en suis là dans mon parcours de vraiment de la partie scolaire et rencontrer de gens passionnants, alors je commence.

[00:15:06]

Mais ce n'est pas par le biais de l'Education nationale en général que j'ai par le biais de mes études, j'ai eu la chance. J'ai fait en sorte de faire beaucoup de stages, donc j'ai rencontré des gens passionnants par le biais de Lestage qui me permettent de construire mon projet professionnel petit à petit. Mais c'est sûr que j'ai été vraiment déçu de la faculté. Je sais que je pense que j'avais vraiment plein de rêves, que j'ai toujours et que je continue à avoir, mais qui font qu'on est dans un bac que le milieu actuellement de l'Éducation nationale des études supérieures est tellement complexe et tellement fatiguant pour tout le monde que même la personne la plus passionnée du monde finit assez vite par être fatiguée.

[00:15:56]

Super intéressante m'interpelle vraiment quand tu dis que toi, ce que tu cherches, est ce que tu cherches? Ce sont des gens passionnés, passionnants. J'ai l'impression que tu regardes ce mot, qu'on j'ai utilisé un épisode de la saison 2 qui me semble quand même être important dans ton parcours. Parce que tu viens chez toi un enthousiasment ce que j'entends, t'as pas la même chose. Achache Chez toi, tu as pu vivre au collège ou au lycée à travers des associations.

[00:16:33]

Visiblement, ce n'était pas le cas pour celui qui est attaché. Tu penses que moi, j'ai souvenir sans jeter des fleurs de quoi que ce soit? C'est pas trop mon caractère, mais quand je vois les retours, notamment que j'ai perdu mes enseignants au lycée, j'ai des enseignants qui ont jamais pu me voir. Vraiment ça, je veux dire bien plus. Comme je suis partout, c'était compliqué de le dire sans que je sois là. Du coup, voilà où vraiment je pose un problème dans Bascule dans ce.

[00:17:03]

Parce que j'ai toujours été vraiment une élève pour le compte du comportement. On n'a jamais rien pu me reprocher, mais j'ai jamais été quelqu'un qui vouait une espèce de respect absolu à mes enseignants. Je les respectais de la même manière que je respecte n'importe quelle personne que je côtoie qui a les 3 ans et demi ou 89 ans, sauf à poser un vrai problème parce que j'estimais que son long. J'ai jamais estimé que je savais plus, mais par contre, je pouvais apprendre autant qu'on pouvait m'apprendre.

[00:17:36]

Et du coup, parfois, de remettre les choses en disant de notions absolues qui, pour moi, n'étaient pas absolues et où je le mettait en relief ou en corrélation avec d'autres choses. Et ou ça posait vraiment des problèmes aux enseignants dans le quotidien allemand. Alors c'était compliqué parce qu'on peut pas mettre de mots dans le carnet pour comportement, mais en même temps, il y avait un truc qui coincé parce que parce que ça n'était pas comme tous les enfants, comme de généralisation qu'on se fait de l'élève et ne rentrait pas dans ce moule là, même si franchement, j'ai joué le jeu.

[00:18:15]

Et puis, parce que mon engagement au lycée a pris tellement de place que c'était incompréhensible pour les enseignants que je favorise la réunion du conseil d'administration de la cantine à mon maître de mathématiques et qu'en fait, je les ai embusqués. Ce qui était insupportable pour eux, c'était que mon père ne répondait jamais au téléphone et les rares fois où il répondait, c'était pour dire que je faisais bien ce que je voulais. Alors du coup, ça les rendait un peu et je sentais un peu impuissant face à la situation.

[00:18:43]

Et donc, il comprenait bien que j'étais soutenu dans mes projets alors que pour eux, c'était complètement aberrant ce que j'étais en train de faire. Donc voilà, il y a plein de choses comme ça qui ont fait que les enseignants ont eu énormément de mal avec moi, alors qu'à l'inverse d'autres avec qui j'ai encore aujourd'hui des liens, des gens avec qui je peux encore envoyer des mails sur des trucs, sur des sujets, sur Tura. J'ai lu un article super chouette et du coup, ça rendait mon parcours, mon profil de manière assez étrange et du coup avec un espèce de mai où j'étais soutenu par certains corps enseignant.

[00:19:16]

Alors malheureusement, je me suis beaucoup d'amis chez les professeurs de sciences scientifiques, de SVT, de biologie, etc. Et pas du tout dans les matières littéraires. Or, je suis parti en elle. Donc, forcément, je n'avais pas mes affaires. Mais en attendant, voilà dans les différentes instances ou conseils où il pouvait apparaitre mon nom. Il y avait la proviseur qui m'a assez vite adoré. En fait, je connaissais toute l'administration par coeur. Je connaissais tous les agents techniques de mon lycée et donc ça me rendait un peu cette espèce de position un peu intouchable et j'assume mes choix.

[00:19:51]

En fait, j'étais hyper intéressé par les matières, mais que je n'allais pas me forcer. En fait, si je jouais, il y avait quelque chose de plus important et j'allais aller vers la chose la plus importante. S'il y a bien une réunion qui me semblait plus importante que ce cours là bas, j'allais à la réunion qui me semblait plus important et c'était ça qui était très compliqué. Au lycée, je me souviens, en terminale, je ne suis passé en conseil de discipline parce qu'il y avait l'échéance du bac et que pour eux, je devais quitter mes fonctions d'élu.

[00:20:20]

Différentes instances, lycéenne. Et donc, on a estimé que les 25 milliards de fois que c'était pour moi que j'étais là, ça a été hyper douloureux. Et waret moi. J'ai juste positionné en disant que si je ne reste pas au lycée, si je n'avais pas cette bouffée d'oxygène pour moi et là, c'est mon caractère. Ça a toujours été hyper compliqué. Sociabilisation, le monde, le bruit, le Broyles, tout ça, c'est quelque chose qui me prend une énergie folle.

[00:20:45]

Et si je n'avais pas ce lieu, mon petit bureau de d'Elus lycéenne où je faisais tout, mes petits projets et tout ça. Ce petit truc, là où je me sentais bien à l'aise, confiante, je ne voyais pas l'intérêt de continuer le lycée et donc ça les a mis vraiment en difficulté. En attendant, j'ai validé mon bac. Malgré ce délai, on dira tout. Et lorsque petit, le petit pic donné aujourd'hui, c'est que je suis devenu conseiller municipal.

[00:21:15]

J'ai clôturé mon petit bout de chemin dans les instances, mais à une autre échelle. Et je ne serais jamais devenue conseillère municipale si la mairie n'avait pas entendu parler de moi, de ici, de rôle de l'histoire. C'est en fait, entre guillemets, raison de me faire confiance là dessus parce que c'était quelque chose qui me parlait. C'est quelque chose qui me passionnait et aujourd'hui, ça me permet d'être épanoui et encore à une autre échelle. Et je ne regrette pas.

[00:21:43]

Mais je pense que j'étais un ovni du bouton de l'arrivée au collège à mon baccalauréat, j'ai été un avenir, surtout. Je pense qu'il est évident, en effet, qu'un enfant, une enfant qui a connu le parcours que tu as connu, qui tout à coup se retrouve dans une structure où il est attendu, ne va pas. Je ne veux pas dire par l'Éducation nationale, parce qu'il a quand même des profs qui sont moi aussi. Je me souviens de profs qui m'ont tellement fait avancer, mais où une certaine population de l'Education nationale attend que, tout simplement, tu boive leur parole en étant capable de la recracher tout simplement par coeur.

[00:22:24]

Notre Education nationale, qui cherche à te faire réfléchir, qui cherche à te faire, aime bien, justement quand tu veux remettre en question, si tu vas pas remettre en question, mais quand tu vas confronter leurs points de vue, leur argumentaire, justement, avec un regard différent. J'ai travaillé dans ces structures anarchiquement avec un rapport de l'égalité entre les sexes. Peu importe l'âge, moi.

[00:22:52]

Du coup, c'est au delà de l'école à la maison. C'est ainsi d'avoir fait l'école l'année où j'étais avec mes parents ou en tout cas dans le milieu de mes parents, en tout temps, et notamment dans des milieux de vie collectifs où, du coup, j'ai côtoyé énormément de personnes et j'étais bien sûr plus jeune. Mais deux ans et demi d'écart parce que moi, j'étais une jeune fille. Il y avait de 4 à 10 ans. J'étais à un petit bout d'enfant qui se baladait partout, qui kidder devenu responsable du poulailler avec 50 poules.

[00:23:28]

Voilà, j'avais mon histoire, mon truc et où la question ne s'est même pas posée. J'étais là, je faisais mes trucs et où j'avais toujours cette parce que pour mes parents, c'était une vraie philosophie. Alors, avec les travers que ça peut avoir aussi, mais ou en tout cas, vous considérez comme un individu semble avoir une problématique d'âge, etc. Finalement, moi, quand je regarde l'histoire de mes parents, il y a énormément de choses qu'ils ont mis en place, mais par instinct, par par écoute de même et de leurs enfants.

[00:23:59]

Mais il n'y a jamais eu de littérature autour de l'ADN. Je suis persuadé qu'ils l'ont fait, mais sans jamais la lire. Le portage, c'est pareil, mais sans jamais savoir quelle marque d'écharpes était plus à même de porter leur bébé. Mon père, il a toujours eu un lien avec son enfant qui voulait porter tout le temps et c'était vachement plus confortable de me mettre dans un tissu. Mais tout ça a cédé et donc c'est drôle. C'est plein de choses qui du coup aujourd'hui?

[00:24:30]

Petit à petit sont de plus en plus démocratisées. Mais à l'échelle de 22 ans avant, ça restait encore hyper novateur et il y avait surtout aucun témoignage autour de l'école. La maison, ça arrivait petit à petit, mais c'était souvent d'autres pays que la France. Et il y avait peu de figures d'enfants, de grands enfants d'école à la maison et encore moins de toute la partie parentalité. Des vidéos et des machins, et tutti quanti. Mais ce qui est sûr, c'est que moi, quand je lis ces livres là, ça fait sens.

[00:25:06]

La avec ce que j'ai vécu et je sais que mes parents ont eu cette envie de d'accompagnements bienveillant. Mais je pense que tout parent est bienveillant. Mais en tout cas, voilà tout ça pour dire que mes parents, ils ont vraiment été dans cette démarche là sans avoir lu quoi que ce soit et du coup, avec plein d'erreurs. Et je pense que ça n'empêche pas de lire n'empêchera pas de faire des erreurs. Mais on duka vraiment attention et avec ce truc d'expérience.

[00:25:31]

Et moi, du coup, je bifurque sur un autre sujet l'école à la maison, c'est très vaste. Il y a plein de façons de faire l'école à la maison quand mes parents ont décidé de vous instruire à domicile. Il n'a jamais été question de faire du heyns Colling pure, de l'apprentissage autonome, etc. C'était pour eux. Vous allez me faire des leçons des cours parce que c'était ce qui semblait le plus logique quand on a encore une fois, on manque de gens autour de contenus de littérature.

[00:26:03]

Et c'est par le biais de hurlements et de pleurs et de cris qu'on est arrivé à autre chose. Et ça n'a fait étaient des cheminements par l'expérience. En plus, je suis enfant unique, alors c'est moi qui ai vécu pour récupérer toutes les expériences. Moi, je suis hyper reconnaissant ne pas avoir de parents, d'avoir suivi leur instinct de pas. Justement, être resté dans les carcans de ce qui semblait être ce qu'il fallait faire à l'époque, sans justement avoir ces appuis de littérature.

[00:26:35]

Et juste de dire voilà, nous sommes mieux comme ça. Et là, subitement, je faisais écho à des cris, mais parce que j'ai quand même une anecdote que j'aime raconter, parce qu'elle est pour moi. Elle est vraiment. Elle est imagée par rapport à mon histoire. Je suis arrivée en apprentissage, complètement autonome et on skilling total à partir du moment où mon père voulait m'apprendre les math et c'était la période d'apprentissage à côté. Donc, il fallait passer après le discours du 10 à 20 et je buguet sur le 13 et le 14 que j'ai inversé constamment, que je passais d'abord le 14 avant le 13.

[00:27:12]

Ça a rendu fou mon père qui ne comprenait pas que je puisse bloquer là dessus. Donc, il répétait 13 14, je lui disais 14 13 en le regardant, en étant persuadé de ce que je disais. Donc ça le rendait fou de là. En fait, l'histoire, c'est que pour faire ça, il était venu me chercher dans un potager où j'étais à fond sur les différentes couleurs de tomate. Et donc du temps qu'on découvre qu'elle avait des violettes, des rayures, des machins.

[00:27:35]

Je trouvais ça incroyable. J'étais à fond là dedans et l'huile est venue interrompre ce moment pour arriver sur des apprentissages formels de mathématiques. Et c'est parti. On est vraiment très vite. On a perdu notre patience. Tous les deux et du coup, à crier à moi, je pleurais. Mon père pris à la gorge par mes émotions. À moi, je n'est pas du tout à l'essentiel. C'était un moment vraiment pas chouette et ça a été le déclic total pour mon père.

[00:28:03]

Pour moi, ce n'est pas ça que j'ai envie de vivre. J'ai envie qu'elle puisse vivre ses histoires de tomates. Et puis, si un jour elle a besoin de dire 13, 14 ans, le bonhomme va devoir me chercher. Mais encore une fois, tout ça, ça n'a été que par le biais d'expériences. Et donc, ça explique aussi le parcours. Un peu plus de. Moi, je trouve ça quand même.

[00:28:22]

Un truc qui m'interpelle dans tout ça? Je parle d'expérience, je parle de moi. Il y a beaucoup d'amour dans tout ça. C'est bien de le dire, mais il y a un utilisé tout à l'heure des cadeaux de ton. Je testeuse de conscience incroyable qui avait entre tout le temps. C'est un sujet qui revient très régulièrement, la confiance, notamment dans tous les focus que j'ai pu servir jadis de bouillon de conscience, confiance envers en confiance aussi envers son choix, même ressenti.

[00:28:54]

Et c'est extrêmement intéressant d'entendre ce témoignage de gens qui, comme je le dis, n'avaient pas littérature. Pas du tout. Et puis, il faut mettre la conscience que ça peut marcher.

[00:29:07]

Mais moi, en tout cas, j'en parlais avec mon maître de stage puisque je travaille sur un stage avec des projets alternatifs. Et moi, je lui disais Pour moi, c'est là que c'est là que le déclic. Parce que parler d'écoles alternative et on se disait que dans tous les cas, en fait, c'est justement le moment où t+, en tant que parent, est poussé dans tes retranchements de confiance. Que le moment où l'enfant n'arrive pas à lire ou à écrire au bornage qui est décidé par Mittal est passé.

[00:29:38]

C'est le moment de poussé, vraiment dans tes limites et dans tes peurs fondamentales de mal accompagné de l'enfant. Que soit tu continues, ça arrête. C'est vraiment ce pour moi. C'est ce moment crucial de soi. J'arrive et ce n'est pas grave d'arrêter. Pour moi, je suis vraiment pas pro école à la maison. Je raconte une histoire et je ne sais même pas laquelle sera celle de mes enfants ou que je ne cherche pas à dire ça, c'est mieux que ça, mais je pense que vraiment, c'est à ce moment là.

[00:30:07]

Soit tu te sens, t'arrive à dire je lâche, je lâche prise et je fais confiance à cet être qui est devant moi, à cet être pour qui je me sent une volonté de faire en sorte que ça se passe bien et même où je me sens responsable. Pour lui, ça se passe bien. Je lâche et je lui fais confiance. Mais c'est aussi se faire confiance à soi en tant que parent et c'est un travail qui est monumental. Ou alors je ne peux pas lâcher, je ne veux pas lâcher ça.

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Et auquel cas, il faut que je me tourne vers d'autres choses. Et pour moi, c'est vraiment si on en parle autant, c'est parce que quand on voit les nouveaux parents, les parents de jeunes enfants ou des enfants en bas âge, c'est vraiment cette question là qui revient de dire ou si ce n'est pas lié à ce moment là. Si c'est en fait qui fait que les jeux vidéo? Si, en fait, qui fait que machin, tout ce que je fais et qu'est ce que je fais?

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Et je me sens responsable de skid de l'adulte qu'il va devenir et de la peur qu'il soit armé pour ce qui arrive. Et du coup, comment je me positionne, moi, par rapport à mes peurs qui sont présentes et qui seront toujours présentes. Et pour moi, c'est vraiment ces clés. En fait, cette confiance là, parce que sans ça, ça ne pourra jamais fonctionner sans ça. Ça ne fonctionne pas. A ce jour, j'ai quand même très peu d'exemples de parents, voire pas de parents qui ont continué l'école à la maison du cours des âges, qui sont ados ou adultes et qui sont encore dans ce truc.

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Il faut qu'ils sachent lire ou compter à cet âge là. Après, ça existe, mais il reste quand même la possibilité, à ce jour, de faire des cours tous les jours de manière vraiment académique. Mais chez soi, il y a plein de familles qui le font. J'ai moins de lien avec elles parce qu'elles sont moins dans des cheminements qui sont proches des miens. Mais c'est aussi une autre possibilité. Mais en attendant surtout toute la partie de scolarisation Colling, apprentissages autonomes et toute cette philosophie là et cette pédagogie là, c'est un moment où je pense que pour les parents que j'ai pu rencontrer, il parle de ce moment de déclic en ce moment, de lâcher prise et ce moment de confiance.

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Pour moi, le mot est au centre de toutes ces problématiques.

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Ce sujet là, c'est clair que c'est la grande crainte. Et on y répond avec Ombré dans le premier épisode. J'adore sa réponse. En fait, il explique que pour reprendre son propos, il explique C'est marrant parce que quand je dis que j'étais en, je n'irai pas à l'école. On m'a toujours demandé à quel âge j'ai appris à compter, à lire et à écrire. Moi, je me demandais comment j'avais appris à cuisiner. J'étais un instrument. Et c'est vrai que je trouve que sa réflexion est super intéressante.

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Parce que dans une société où on doit en permanence, les gens sont en train de compter lire et écrire en permanence, pratiquement en terme d'environnement. Comment est ce qui pourrait ne pas prendre? Tu vois que tu apprenne pas à faire? J'en sais rien que tu apprenne pas à faire le travail du bois parce que autour de toi, personne est menuisier. Oui. Mais que tu apprenne pas à lire, écrire et compter. C'est en fait dans nos sociétés, c'est pas possible.

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Et puis, on a ces exemples aussi assez dingues de là, tu dois être en exemple avec les tomates, mais c'est ça, il faut juste les laisser quand l'enfant se concentre, quand l'enfant est en étant en tache. On a des exemples d'enfants qui ont appris à lire en 3e. Quoi? Oui, bien sûr, on a des exemples fulgurants. C'est une évidence. Mais en attendant que je me joshi Sonia Kalmouks dans le cadre de l'association dont je parlais tout à l'heure.

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Les enfants d'abord. Chaque année, il y a une grosse grosse, un gros rendez vous annuel en été, la dernière semaine d'août, donc. A chaque fois, ça se déplace dans la France, mais un rendez vous de toutes les familles, dans un camping, etc. Il y a énormément de monde et c'est aussi comme ça sur les périodes de vacances scolaires. C'est aussi le moment pour des gens qui ont juste envie de découvrir ce milieu de venir et c'est donc un événement qui est important.

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Je me souviens d'une réunion où ça parlait justement de cette notion de confiance en disant Voilà mon enfant. Il a 16 ans et en fait, je ne sais plus si c'était la lecture ou l'écriture, l'écriture. Il ne sait pas écrire sa langue. C'est un blanc absolu puisque du coup, depuis le début, j'avais des parents qui disaient qu'il a 7 8 ans. Il ne sait pas écrire. Et LLL donne son témoignage. Il doit être mon fils.

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Il est passionné de jeux vidéo. Il est bilingue alors que je ne parle pas du tout anglais. Parce que parce qu'il en fait, il a besoin de parler anglais pour ses vidéos. Il sait très bien lire parce qu'il a besoin de lire pour ses jeux vidéo. Mais en fait, il n'a jamais eu besoin d'écrire. Donc, il n'a jamais appris à écrire. Et je pense que même moi, à cette époque, je devais avoir un peu près l'âge de l'enfant en question.

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J'ai repensé à la vie et je me suis dit Mon Dieu, mais qu'est ce que je ferais si je ne savais pas écrire? Parce que moi, à l'époque, j'étais hyper réseaux sociaux. Je passais mon temps à écrire aux gens. J'avais un journal, j'ai un journal de bord depuis mai, je pense. 7 8 ans. J'ai toujours adoré écrire. J'étais en mode à même moi. Avec mon parcours de me dire ce n'est pas possible, ça craint.

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Je vois aussi cette phrase de tête devenir massacreurs et en fait, juste quand tu fais tomber les choses dans son contexte, tu te dis juste que cette personne en question, elle, n'a pas besoin d'écrire. A ce jour, elle est épanouie dans sa vie sans l'écriture. Par contre, c'est un fait avéré que, au vu de la capacité qu'il a appris à parler anglais dix fois plus rapidement que moi, qui suis toujours pas capable de dire une phrase.

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Et en fait, il trouvera où il trouvera. Il saura au moment où il en aura besoin. Je suis persuadé à ce jour qui, s'il a eu besoin, il sait écrire, mais c'est sûr que ça choque et que ça fait peur. Pour moi, j'utilise un exemple aussi, entre guillemets. Impressionnant, parce que pour moi, c'est ce niveau là de confiance. Là, c'est ce moment de le dire. En fait, je me dois, en tant que parent, si je veux continuer dans cette voie là, d'enlever toutes mes attentes qu'on m'a mis sur mes épaules quand j'étais enfant, qui ont été sur les épaules de mes parents quand j'étais enfant et ainsi de suite et que moi, je porte le sac à dos de ces attentes, de mes grands parents, parents et tutti quanti que je vais déposer sur mon enfant.

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Je donne une espèce de fardeau à absolument indigeste et beaucoup trop lourd, et c'est ce moment de décider que je vais décider d'alléger mon sac à dos. Mais ce n'est pas du tout facile et c'est cette confiance là. Elle va au delà de se dire. Il apprendra à lire le mois prochain. Non, fait cette confiance là, elle va dire et il apprendra bien ce qui dans la vie, au moment où il en a besoin. Mais c'est hyper compliqué et je joue.

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Honnêtement, je tire mon chapeau à mes parents et à tous les parents qui ont réussi à le faire parce que je vous sors à ce jour bien incapable de faire la même chose. Le jour où je serai maman, j'ai beaucoup d'admiration pour ce parcours là.

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C'est sûr que cela, oui, parce que mots qui beaucoup en moi, même si je crois profondément en j'ai décidé de laisser sortir ce qu'il y a dans un autre de choses dimanche.

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C'est vrai qu'à un moment, socialement, dans le temps de la reconstruction a des choses, ne sont pas des Québécois. Maintenant, c'est super intéressant. Une question qui se pose cette question habituellement en temps, je pense. C'est alors la sociabilisation. Quand ça s'est passé, j'étais dix fois plus sociable à l'époque de l'école, à la maison qu'aujourd'hui, mais en vrai, c'est flagrant au niveau de la sociabilité. J'ai vraiment eu mes parents qui ont fait en sorte que j'ai un environnement hyper riche à ce niveau là.

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Et alors? Ce qui est drôle, c'est que souvent, quand on parle de sociabilité, on parle d'enfants, un enfant de copains du même âge. Or, pour moi, la sociabilité est beaucoup plus vaste que ça, la sociabilité. Il en va de deux heures du matin d'aller à la boulangerie, au marché du samedi. Au moins, c'était ce n'étaient que des environnements qui étaient, qui étaient, qui amenait une sociabilité et qui était hyper enrichissant pour moi.

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Je me souviens d'une époque où je me suis passionné pour les lubies de versla et que j'en distribue à tous les gens que j'avais envie. Alors ça pouvait être le poteau du bar du village à la marchande de fruits et légumes. Du coup, je leur donnait des billes, comme si je leur donnait le trésor le plus précieux absolu. Tout ça, c'est des moments de sociabilité qui c'est hyper important pour moi et que j'avais beaucoup plus puisque je faisais les courses avec mes parents, etc.

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Après, il y a eu donc l'association dans laquelle je parlais, où j'ai vraiment eu des amitiés très fortes avec des enfants de mon âge et du coup, adolescent. Les premiers amours, les premiers machins, voilà une espèce de colonie de vacances sur dix ans. Et puis après moi, j'ai des amitiés qui sont importantes pour moi aujourd'hui, mais qui sont des adultes et qui, du coup, on a toujours eu vingt ans d'écart. Et pourtant, ce sont des gens qui ont beaucoup d'importance pour moi.

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Et voilà, c'est des amis importants. Il y a ça. Et puis, parce que je n'ai pas cherché d'âge, je n'avais pas ce critère d'âge. En fait, dans ma sociabilité, je suis entré en considération et j'ai souvenir d'une situation avec. Ma maman venait soutenir une famille qui était en difficulté par rapport à ce choix là. Il y avait cinq ou six familles qui étaient venues avec des banderoles et des flyers pour expliquer le lieu. Et donc, dans ces familles, il y avait un enfant exactement du même âge que moi.

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Il faut savoir que je fais quand même partie d'une génération où on était quand même relativement une minorité par rapport à aujourd'hui et donc sur la ville de Montpellier. Typiquement, il y avait énormément de très jeunes bébés et très peu de gens. Donc moi, à l'époque, j'avais une dizaine d'années, donc il y avait très peu d'enfants de 10 ans sur des régions. Or, aujourd'hui, je trouve quand même que à ce niveau là, c'est beaucoup plus facile de trouver des familles du même âge à proximité parce qu'il y a quand même beaucoup plus de familles qui se font du coup.

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A l'époque, il y avait un enfant de 10 ans et c'était tellement exceptionnel que ma mère est partie bille en tête que nous devenions de devions devenir les meilleurs amis du monde. Lorsqu'il y a eu ce moment très gênant de nos deux parents qui sont mis en tête qu'on allait devenir amis. D'autres qui ont fait tout un organisation pour qu'on passe du temps ensemble. Or, on n'avait absolument rien en commun. On n'avait pas envie d'être en souffrance. C'était un garçon et je ne sais même plus son prénom.

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Mais je me souviens que c'était. C'était absolument, extrêmement gênant pour nous deux parce qu'on se regarder un peu dans le blanc des yeux. Mais qu'est ce qu'ils veulent bien qu'on dise. On n'avait pas les mêmes centres d'intérêt. Rien n'allait et je sais très bien que pour ces deux mamans, ça venait vraiment dans une espèce de cri du coeur de dire à une bouffée d'oxygène à autre enfant du même âge que mon enfant à moi, mais tout palper. Et j'adore cette anecdote parce qu'elle est très mignonne et que je l'aime beaucoup.

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Mais tout cela pour dire que ma sociabilité, elle, a été au delà de d'enfants de mon âge. Et par la suite, quand j'ai eu besoin de l'amitié de mon âge, je les ai trouvés créés par d'autres et notamment les activités extrascolaires. Ça en fait partie. Mais voilà, dans d'autres situations, et c'est drôle parce que je pense que maintenant, à ce jour, des fois, je regrette un peu ce côté bande de toujours avec qui on a fait l'école primaire, le collège, le lycée, le machin.

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Et du coup, quand je compare à d'autres gens que je côtoie au quotidien, je me dis moi, je n'ai pas fait de bande pour aller en soirée ou faire la fête ou machin, mais de manière vraiment très précise, honnête avec moi même. C'est aussi parce que je ne l'ai jamais cherché et que j'ai toujours eu ce côté un peu dans ma bulle et dans un truc que j'ai jamais fait en sorte d'avoir des liens d'amitié hyper forts avec plein de gens autour de moi et que du coup, en fait, je suis persuadé que l'école ou pas l'école.

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Si j'avais eu ce besoin et cette envie, je l'aurais créé juste. Ce n'est pas parce que j'ai mis en place, j'ai pris du temps pour d'autres choses que ça s'est avec d'autres.

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Si on arrivait à tuer un sujet particulier que je souhaite aborder. Non, pas forcément, je peux faire est ce que je peux faire un instant promo? Je tenterai simplement comme je l'ai dit moi, j'ai à coeur que l'école à la maison soit un chemin et pas une obligation et que ce soit une porte qui puisse être ouverte. Et à ce sens là, j'ai créé avec mes petites mains et mon savoir portant différents ou plates formes et différents lieux de cheminement, dont du coup, un court métrage qui s'appelle Déboire école des WIXX, qui est sur YouTube et qui est très mal fait d'un point de vue, sont d'un point de vue plein de choses, mais qui a le mérite d'exister, que j'ai fait avec une petite caméra et un trépied fait de la base de livres.

[00:44:14]

Voilà. Et puis après, il y a un compte Instagram qui a le mérite d'exister aussi, même s'il est très peu fourni. Mais en tout cas, c'est un lieu où on peut facilement venir me parler et qui s'appelle du coup une autre voie. Il ne faut pas hésiter à venir parce que c'est presque un combat pour moi. En fait, ce n'est pas un combat. Prenez l'école à la maison, mais c'est un combat pour moi de Prenez que ça existe et tu veux dire par là, c'est possible, mais ça n'oblige à rien.

[00:44:42]

Et il y a plein de choses qui ne vont pas et qui sont compliquées et qui sont dures. Mais ça existe et c'est important pour moi. Ne s'arrête pas là, je confirme. Mais j'ai confiance pour avoir vu le documentaire et pour connaître son profil Instagram. C'est chouette chez moi à regarder passer un chouette moment à discuter avec toi. Merci beaucoup. Merci. Merci aussi. C'est vraiment chouette. Chichée Marchetto. Je vous remercie de m'avoir écouté. Je vous invite à vous abonner et nous pouvons aussi nous retrouver sur Facebook, Instagram et sur le blog Patriarcats.

[00:45:21]

Bientôt?

[00:45:35]

Oui, oui, c'est vrai, j'ai cru que ça allait à Guy Ritchie.

[00:45:45]

Mais bon, comme je fais, ma crainte, c'est de fasse. En l'espèce, Guerenne No One, c'est maintenant de l'espèce Cosma Khazar. Y'aura Whittaker de Casca.