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[00:00:04]

Ce sera le début d'une aventure de trois mois avec 45.000 kilomètres à parcourir seul, sans assistance, sans escale sur leur bateau de 18 mètres à travers l'Atlantique, le Pacifique et les tempêtes de l'océan Indien. Le Vendée Globe du rêve voit la ligne aller matérialisée, mais aussi des drames. Semble que cette course a été endeuillée par une double disparition.

[00:00:33]

Je résume en un seul mot, je dirais que c'est l'aventure avec un grand A.

[00:00:41]

Bonjour, je m'appelle Philippe Joubin et j'ai couvert en tant que journaliste tous les Vendée Globe depuis sa création. Dans cette série de podcasts, je vous propose de vous raconter en détail un fait marquant par l'édition du Tour du monde en solitaire sans escale, dont le départ sera donné pour la neuvième fois le 8 novembre prochain. Dans ce deuxième épisode consacré à la deuxième édition de la course, je vais vous raconter l'étonnante mésaventure survenue à Bertrand de Brok, le marin qui secoue la langue dans la tempête.

[00:01:17]

C'est un Vendée-Globe bien différent du premier, qui s'élance des Sables d'Olonne le 22 novembre 1992, au départ de cette deuxième édition. Il devait être quinze, mais ils ne sont finalement que quatorze. En effet, ils manquent à l'appel. Mike Plante, l'Américain qui avait déjà abandonné lors de la course précédente trois ans plus tard, ne ralliera jamais Les Sables d'Olonne alors qu'il convoyait son tout nouveau coursier. Koyote Très tardivement mis à l'eau. Sans nouvelles de lui et dans l'attente de son arrivée, le départ de cette deuxième édition est néanmoins donné.

[00:01:52]

Mais l'angoisse reste de mise. Et quelques heures après le coup de canon, son nouveau et surpuissant bateau est retrouvé par un pétrolier à plus de mille milles nautiques des Sables d'Olonne, soit 1852 km. Coyote dérive retourner un remorqueur de la Marine nationale et dépêché sur place. Et trois jours plus tard, les plongeurs fouillent une épave vide. Pas de trace du skippeur américain, pourtant spécialiste de la survie en conditions hostiles. On ne retrouvera jamais son corps. C'est que cette année là, les méchantes dépressions se succèdent dans le golfe de Gascogne, alors que le départ de ce deuxième Vendée Globe fut donné dans des conditions maniables.

[00:02:36]

Une nouvelle tempête cueille rapidement à froid les quatorze marins solitaires. Quelques uns parmi les favoris sont obligés de rebrousser chemin. Jean Luc Vandevelde, Philippe Poupon et Yves Parlier, qui reviennent mais repartent quelques jours après réparation. En revanche, Loïck Peyron lui abandonne après deux jours de course, alors qu'il navigue en tête bord à bord avec Alain Gautier. Il s'aperçoit que la coque de son bateau s'est pluche feuille à feuille, comme un oignon. Ce laminage de son Fuji Color s'accompagne d'une longue fissure de 1 mètre 50 dans la soute à voile qui laisse entrer l'eau.

[00:03:17]

Quelques jours après le départ, alors qu'il occupe la tête du classement depuis son voilier Baguage Superiore, Alain Gautier commente ce début de tournée. Au départ. C'est après que ça s'est gâté un peu. Un peu, beaucoup, même quand il y a eu la disparition de Mike Plante. Qui a jeté un froid? Vous savez, chez. La salle tapait fort, très fort. Plus j'étais malade gazole et du gazole qui s'est échappé du réservoir. Avant, j'étais pas le plus à plaindre.

[00:04:08]

A priori, IDL qui se retrouve avec son bateau en vrac. Gentle Man! Gentle, même navigateur. Oui, ce Vendée Globe 1992 1993 est un millésime maudit. Lors du premier tour, les marins étaient rentrés à bon port. Cette fois, l'un d'eux n'a pas pris le départ et un deuxième a déjà disparu. A 16 heures 11 le 25 novembre, soit trois jours après le départ, Niall Burgess déclenche la balise de détresse de son bateau baptisé Nigel Burgess Yacht Brokers.

[00:04:55]

Ce gentleman navigateur n'est pas un professionnel de la course au large, mais un amateur très éclairé qui a acquis réarmé le voilier nommé TBS Charente-Maritime, à bord duquel le navigateur Pierre Fô L'enfant Terminals, le premier Vendée Globe à la cinquième place. Mais la tempête fait rage dans le golfe de Gascogne et moins d'une heure après le premier signal de détresse, deux autres SOS sont émis par les balises Argos portatifs et marins. La position du bateau de Burgess, qui le situe à 150 km au nord ouest du cap Finisterre, soit la pointe nord ouest de la péninsule ibérique.

[00:05:32]

Un sale point lorsque règne le mauvais temps. Un hélicoptère de la Marine nationale espagnole est dépêché sur zone et il repère dans la soirée la balise Sarsar. Mais elle flotte seul sur l'océan. Pas de trace du voilier de perdus. La nuit empêche l'appareil de mener de plus amples recherches et à l'aube du 26 novembre 1992, le Monge, bâtiment de la Marine nationale française, dérouté spécialement, retrouve le bateau. Des plongeurs sont envoyés à bord, mais le voilier vide, désespérément vide grâce aux balises portatives qui continuent à émettre.

[00:06:12]

Le corps sans vie du skippeur est retrouvé trois heures plus tard, à 15 milles nautiques du bateau, soit un peu moins de 28 kilomètres. Le malheureux Burgess dérive dans sa combinaison de survie, à laquelle il avait attaché les balises émettant les signaux. L'autopsie menée peu après a permis d'établir qu'il n'est pas mort de noyade en tombant dans l'eau, mais des suites de l'hémorragie provoquée par le violent coup de bôme qui le projeta à la mer alors qu'il se trouvait sur la côte en train de manoeuvrer.

[00:06:43]

Moins d'une semaine après le départ de cette édition, le bilan est terrible. Medjugorje, c'est mort. Mike Plante a disparu. Six concurrents de retour aux Sables d'Olonne, dont définitivement Jean Luc Vandevelde revient à là, Nadja.

[00:06:58]

C'est que même avec de l'expérience, même avec beaucoup de compétences, que Nadja était sûrement. Les concurrents les plus gentils, les plus compétents. Personne n'est à l'abri de quoi que ce soit et la moindre erreur et fatale en tête de l'épreuve.

[00:07:15]

La course tourne au duel entre deux régatiers aguerris et affûtés Alain Gautier, à bord du magnifique ketch Baguage Superiore, lancé spécialement pour cette course, et Bertrand de Brok, qui mène de son côté Groupe LG. Ce voilier n'est autre que celui qui s'impose à trois ans auparavant avec Titouan Lamazou à la barre. Il n'a certes pas le potentiel du puissant bagage supérieur de Gautier, mais il a été parfaitement revu et amélioré. Quant au skippeur à la réputation justifiée de Dur au mal, il n'a pas non plus l'expérience autour du monde de Gautier.

[00:07:48]

Gautier enchaîne en trois ans trois circumnavigation en solitaire après le premier Vendée Globe terminer à la sixième place. Un beau challenge au terme duquel il se classe deuxième. Et ce nouveau Vendée Globe? Les deux hommes se livrent à une fort jolie bagarre de Brok, ne lâchant rien. Il prend même le commandement le 29 novembre. Derrière eux, Jean-Luc Vander Ned et Philippe Poupon, reparti des Sables d'Olonne pleins d'espoir, se sont lancés eux aussi dans une course poursuite sous forme de duel haletant.

[00:08:21]

Mais devant la vélocité de bagages, Superior Bertand de Brok ne peut que limiter les dégâts. Le 10 décembre, lors du passage de l'Équateur, il doit se résoudre à laisser la tête à Alain Gautier. Et si ce dernier naviguera encore de longues semaines sous la menace de deux Brok, il ne sera plus jamais délogé du commandement de la course.

[00:08:42]

Alain Gautier a vidé les boîtes à lettres. Pour l'instant, ça n'a pas l'air de bien. Gunter. Trois questions à faire remonter régulièrement dans les meilleures conditions.

[00:09:09]

Les conditions sont éprouvantes et la menace de Brok s'atténue soudain. Mais en deux temps.

[00:09:15]

Le 9 janvier 1993, la tempête souffle fort sur l'océan Indien. La mer qui déferle et démonter les bateaux surf de vagues vagues dévalant des pentes particulièrement abruptes à au groupe LG Tournebroche, qui fait le dos rond avant de voir avec effroi, devant l'étrave de son bateau, un trou entre deux lames particulièrement impressionnant. Alors que son voilier tombe littéralement étrave la première, le marin cramponnés ne peut s'empêcher de penser qu'à une seule chose c'est terminé. Arrivé au fond du gouffre après une glissade vertigineuse, le bateau se couche sur l'eau roulée par les déferlantes.

[00:09:58]

Miracle, le mât tient toujours, mais tout occupé à ne pas tomber à la mer. Le skippeur ne se rend pas compte que le bateau se redresse. L'écoute de grand voile, ce gros cordage servant au réglage de la voile, s'est coincé. Et alors que le bateau se relève, ce cordage se tend, puis se libère violemment en venant frapper le visage du marin avec une force inouïe. Un vrai coup. De Brott et K-O, le sang inonde le.

[00:10:29]

Bien que titubant, le marin trouve les ressources nécessaires pour remettre le voilier sur sa route pour qu'il ne soit pas rouler à nouveau, pas la déferlante suivante. Alain Gautier commente, effaré, ce qui est arrivé à son adversaire. Bertrand Bertrand, lui, s'est fait. Il s'est fait prendre. Empennage Rabaté, Empennages, Rabaté. Il a pris les de Granvelle. Sur le visage, je n'ai pas trouvé vrai. Il s'est mordu la faim et s'est coupé alencar, le visage tuméfié, l'oeil droit presque fermé, la bouche en sang.

[00:11:18]

Bertand De Bock sont aussi dans sa bouche que sa langue est coupée en deux, sous le choc. Il se l'est en effet mordu, créant une entaille d'environ deux centimètres. Le marin s'installe tant bien que mal derrière son ordinateur et envoie en urgence un télex à son équipe basée à Quimper, ainsi qu'aux médecins de la course, Jean-Yves Chaut. Message urgent pour chauve le groupe LG. Je me suis entaillé la langue, j'ai beaucoup saigné, j'ai un hématome sous l'oeil droit et j'ai mal dans la partie gauche de l'œil.

[00:11:51]

Pour la langue 5 6 mm de profondeur sur 2 cm de large. A+ Bertrand. De longue date. Jean-Yves Chauve, le médecin de la course au large. Il a même conceptualisé la télémédecine adaptée dans un livre publié dès 1978. Présent sur tous les Vendée Globe depuis qu'il existe, le docteur Chauve compose même lors des premières éditions des pharmacies Type et Donne Tomar, accompagnées d'une méthode de consultation à distance via les moyens de communication d'alors, bien limités par rapport à ceux d'aujourd'hui.

[00:12:26]

Retour en 1993. Docteur Chauve se trouve dans le jardin de sa maison de Guérande lorsqu'il entend le télex crépiter dans son bureau à la lecture du message de Brock. Il n'a qu'une crainte que le bout de langue tombe. Puis il tape sur son clavier, pose une gaze statique sur la plaie et appuie sur la zone pendant plusieurs minutes. Il donne ensuite un coup de fil à l'un de ses collègues stomatologie, dont le diagnostic est clair il faut suturer. Imaginez vous à bord d'un bateau de course.

[00:12:58]

Pris au piège d'une mauvaise tempête à moitié goat trempé, le goût du sang dans la bouche et une langue qui menace de se couper en deux chauves pose quelques questions complémentaires au skippeur et l'aident à trouver dans la pharmacie l'aiguille à suturer. Puis, le médecin se positionne devant sa glace de sa maison de Loire-Atlantique et s'exerce à faire les gestes que le marin devra effectuer. Ceci fait, il lui adresse vers 20h30 un télex le plus détaillé possible.

[00:13:30]

Lorsque le skippeur le reçoit deux, Brok était plus inquiet pour son oeil et son visage, pensant à peine à sa langue qu'il ne saigne plus. Mais elle est bien le sujet le plus préoccupant du moment. L'objectif que lui a assigné le docteur est simple que le marin se pose lui même deux points de suture à vif dans un bateau pris dans la danse de Saint-Guy face à un miroir de poche.

[00:13:56]

Mais puisqu'il me disait de recoudre, je l'ai fait, dira plus tard Jean-Yves Chauve.

[00:14:02]

Commente Je l'ai engagé très fortement à réaliser l'opération tout sale. J'ai quand même moi même avant de réaliser une intervention, sans évidemment à à. Mais j'ai pris l'aiguille dans la glace. Et puis j'ai appliqué la langue pour voir. C'était vraiment douloureux. Pour voir cette salle, effectivement, on pouvait le faire à 22 heures 15.

[00:14:24]

Le docteur reçoit un nouveau télex. Okay, c'est recousue. Maintenant, il me faut quelque chose pour calmer la douleur et pour mon cocard, j'ai un coquard à l'œil droit et j'ai mal à l'oeil et ne perdant pas son sens de l'humour. Deux brok Signes se telex d'un laconique Rambeau. Une fois au calme, le skippeur commente à la radio sa mésaventure et les conséquences.

[00:14:50]

Tout s'est passé comme ça peut sauver Aïeules. Et manifester à Boussin Salopards, salopard, un. C'est difficile de continuer encore 13.000 milles avec un bateau. Dans le Vercors, avec un bâton de. C'est la galère. À la fin, je n'ai pas trouvé qu'il y avait entre nous. À terre, l'histoire du marin qui se recoud lui même la langue prend des proportions médiatiques inattendues, de Brok et le docteur Chauve sont sollicités comme jamais. Paris-Match, par exemple, envoie ainsi une équipe en reportage à Guérande, chez le bon docteur qui parle aux oreilles des marins.

[00:16:00]

Et qu'importe la distorsion entre le spectaculaire du geste de Berton Brock et la gravité de la plaie. Cette aventure participe à écrire la légende du Vendée Globe. Par comparaison, quelques jours plus tard, le Gallois Alan Wein Thomas tombe dans son bateau et se blesse aux côtes. Chauve est en l'occurrence beaucoup plus inquiet, craignant des complications sous forme de pneumothorax ou d'embolie. Pendant deux semaines, le skippeur britannique souffre le martyre et finit par rallier l'Australie, où on lui diagnostique 6 côtes cassées, dont deux en deux endroits.

[00:16:36]

Parvenir à mener seul un bateau de course dans ces conditions est un exploit inimaginable, passé alors totalement inaperçu.

[00:16:46]

Mais les mésaventures de Bertrand de Brock au cours de cette édition ne sont pas terminées pour autant. L'épisode de la langue et dans son sillage. Mais le marin violemment secoué met du temps à se remettre dans la course.

[00:16:57]

Il est d'ailleurs rapidement rattrapé, puis doublé par Philippe Poupon et Jean-Luc Vander Neid, qui mènent la chasse aux Gautier, alors solide leader. Plus au sud que les trois premiers groupes, LG de 2 Broke accuse un faible retard. Tous les espoirs de podium sont néanmoins permis. Pourtant, le 24 janvier 1993, Bertrand de Brock envoie un nouveau télex à son équipe à terre. Et c'est la consternation. Depuis maintenant 12 heures, écrit il. Je fais route vers la Nouvelle-Zélande.

[00:17:31]

J'ai reçu hier soir un télex des architectes du bateau me disant que la quille risque de se faire la malle et qu'il faut rejoindre un port de bras, conclut par ces quelques mots. Pour moi, ça commence à faire beaucoup. J'ai peut être une grande résistance, mais il y a des limites. Je comprends la déception de tout le monde, mais imaginez la mienne. Il faut m'aider. Jusqu'à l'arrivée au port, j'ai besoin de vous. Car quoi de plus terrible qu'un bateau qui menace de perdre sa quille?

[00:18:00]

Cet indispensable appendice placé sous la coque permet entre autres aux voiliers de se tenir à la verticale, de compenser la force du vent et de revenir droit en cas de chavirage. On a vu qu'avant même le départ, la quille cassée du coyote de Mike Plante a généré. Le chavirage du voilier est sans nul doute entraîné la disparition du marin rudement malmené jusque là. Bertrand de Brock n'avait plus la volonté nécessaire pour continuer à naviguer sur les océans les plus méchants de la planète à bord d'un bateau qui menace à tout instant de se retourner.

[00:18:31]

Et on le comprend, mais pas son sponsor.

[00:18:33]

Rapidement informé, Pierre Oppermann, patron de la Société de nettoyage industriel Groupe LG, entre dans une violente colère. Il en veut à la terre entière aux architectes du bateau qui n'ont pas prévu aux calculs de structure de la nouvelle quille. À son skippeur aussi, qui jette l'éponge fait suite à la casse récente de 5 boulons d'outils sur 7 à bord d'un autre bateau dessiné par le même cabinet d'architecture. Ce dernier cabinet reprend tous les calculs effectués dans le cadre de la nouvelle équipe du bateau de Bertrand Neuvirth.

[00:19:05]

Et bien qu'il ait suivi les normes des bureaux de contrôle HBS et Déclasse, il apparaît qu'une mésaventure identique, voire peut apparaître avant le groupe LG. Voici ce que déclarèrent les architectes, bien que Groupe LG ait déjà bouclé un demi tour du monde sans problème apparent. Nous avons préféré prendre la responsabilité de demander à Bertrand de Brok de faire une escale technique en Nouvelle-Zélande pour éviter de lui faire courir des risques, explique ainsi le Bouvet et Olivier Petit. 2 Broke rallie finalement le port de Dundee, sur l'île du sud de la Nouvelle-Zélande.

[00:19:43]

Puis, faute d'équipements nécessaires sur place, rejoint la capitale Auckland.

[00:19:49]

Là, le bateau est sorti de l'eau, scrupuleusement examiné par les techniciens, dont l'un des architectes venus tout spécialement. Le diagnostic est troublant. Aucun problème particulier n'est détecté sur l'activité et son mode de fixation de Brok s'est arrêté pour rien à Brest. Pierre Oppermann, le sponsor, fulminent, envoie Telex sur Télex aux marins pour qu'il reprenne la mer, mais celui ci n'en peut plus. Il n'a plus confiance en son bateau. Il est toujours profondément marqué par ses blessures.

[00:20:20]

S'il reprend la route vers Les Sables d'Olonne, ce sera hors course. Inconcevable pour un marin qui vise sinon la victoire, du moins un podium à Auckland. Un soir d'escale, Bertrand de Broc décroche le téléphone public d'une cabine à proximité du chantier naval où se trouve son bateau, appelle son sponsor et lui dis Je ne repart pas. C'est terminé, je viens vous voir. Il embarque dans le premier avion pour la France. S'ensuivra une bataille médiatique entre le skippeur et les sponsors, puis une bagarre juridique.

[00:20:54]

L'affaire se réglera aux prudhommes au détriment de la société brestoise.

[00:21:02]

La course dans tout cela? Alain Gautier sentiras longtemps le souffle chaud de ses poursuivants Jean-Luc Ver.di, Ned et Philippe Poupon. Le 6 février, il vire en tête. Le Cap Horn avec près de 800 km d'avance.

[00:21:14]

Alain Gautier l'Atlantique qui nous offre la bienvenue dans l'Atlantique Agban via ferrata, indique très bien le cap Horn derrière à bord de bagages Superior.

[00:21:33]

Il entame une pénible remontée de l'océan Atlantique vers les Sables d'Olonne. Son avance pour Telmo à la latitude de Rio de Janeiro, que ces deux chasseurs pensent avoir trouvé la faille. Mais rien n'y fait. Bouthier repart de plus belle et on termine le 12 mars 1993, après 110 jours de mer. Derrière lui, ses adversaires continuent de trinquer. Philippe Poupon casse son mât dans la dernière ligne droite et termine troisième bougrement de fortune, alors que Jean Luc Vanden EDH rallie Les Sables à la deuxième place avec un bateau qui prend dangereusement l'eau.

[00:22:10]

Etonnante édition que celle ci. Un dernier détail devait le démontrer à quelques heures de son arrivée aux Sables d'Olonne, Alain Gautier doit intervenir en direct par radio dans le journal télévisé de 20 heures de Patrick Poivre d'Arvor.

[00:22:25]

Grand passionné de voile, mais par un tour de passe passe magique, un plaisantin intercepte la liaison entre le bateau et la terre et se fait passer pour le futur vainqueur du Vendée Globe, se moquant ostensiblement en direct du présentateur du journal télévisé. Et ce, avant que la supercherie soit découverte. Et la communication coupée.

[00:22:48]

Décidément, ce deuxième Vendée Globe injustement mésestimé aura réserver des surprises jusqu'au bout. Revivez toutes les aventures du Tour du monde en solitaire dans la légende du Vendée Globe. Un livre écrit par Philippe Joubin aux éditions Albin Michel avec Ouest-France.