Happy Scribe Logo

Transcript

Proofread by 0 readers
[00:00:12]

Bonsoir à toutes et à tous. 20 millions de vaccinés d'ici la mi mai, six fois plus qu'aujourd'hui. Plutôt que de reconfigurer le pays, l'exécutif entend mettre un coup d'accélérateur sur la campagne de vaccination jugée insuffisante, notamment au sein du personnel hospitalier, puisque seul un soignant sur trois est vacciné. Un discours volontariste du premier ministre est positif puisque pas question de reconfigurer l'Ile de France, la Seine-Saint-Denis, pourtant durement frappée par le vide. Même si le Pas de Calais, lui, n'échappera pas à un confinement strict les quatre prochains week end.

[00:00:47]

Alors, bientôt la fin du tunnel? Comme l'a évoqué hier le premier ministre Jean Castex, ces sujets de cette émission, C'est dans l'air que nous avons décidé intituler ce soir Vaccin à tour de bras. Bientôt la vie presque normale.

[00:01:00]

Pour répondre à vos questions, le plaisir d'accueillir Christophe Barbier. Vous êtes éditorialiste politique. Et puis, je signale votre dernier livre, Les tyrannies de l'épidémie, chez Fayard. Christine Rouzaud, vous êtes professeur émérite de virologie à la Faculté de médecine Necker et membre de l'Académie de médecine et membre de l'Académie de pharmacie, en duplex depuis Lille. On retrouve le professeur Philippe Amoyel. Vous êtes épidémiologiste, professeur de santé publique à l'Université de Lille. Je précise que vous avez dirigé l'Institut Pasteur de Lille.

[00:01:29]

Et enfin, Sophie Fay. Vous êtes journaliste au service Economie de L'Obs et chroniqueuse sur France Inter. Merci à tous les quatre de participer à cette émission en direct. Christophe Barbier.

[00:01:39]

On commence avec vous et avec cette phrase qu'aurait lâchée, selon plusieurs sources comme on dit, Emmanuel Macron mercredi en conseil de défense. Il aurait dit Vous êtes gentil, mais tant que vous avez des vaccins dans les frigos, je ne reconfigurés pas les gens.

[00:01:55]

Pour moi, c'est la phrase la plus importante de la semaine. D'abord parce qu'elle redéfinit la guerre au virus menée par Emmanuel Macron. Quand il nous a dit, il y a bientôt un an nous sommes en guerre. Il en a conclu qu'il fallait une défense passive. Restez chez vous aujourd'hui, on a des munitions, donc faire la guerre, c'est attaquer, s'est attaqué avec les vaccins. Et il s'agace de cette lenteur inacceptable qui veut qu'on ait beaucoup de doses reçues des laboratoires, mais pas encore injecté dans les bras des patients.

[00:02:23]

Et toute cette lourdeur logistique française, ça l'agace beaucoup. Et puis, le deuxième sens caché de ce message à peine caché d'ailleurs, c'est qu'il prend acte que pour les Français, un reconfirmé global, national et total, c'est devenu inacceptable. Inacceptable, parce que les beaux jours reviennent, mais surtout inacceptables pour des raisons économiques et psychologiques. Les Français, désormais, exigent des mesures territorialisée. Là, le gouvernement a compris le message. Il existe. Il exige d'autres mesures que le confinement pour protéger la vie des gens et il exige notamment une accélération de la vaccination.

[00:02:55]

Professeur Philippe Amoyel, on voit bien que le politique entend prendre les commandes. Autant reprendre les commandes du pays. Savez que vous avez. Vous êtes l'auteur d'une tribune remarquée dans le Journal du dimanche. Dimanche dernier, vous avez fait vos travaux de l'Institut Pasteur à Lille, ont montré que si on ne faisait rien, on pourrait avoir jusqu'à 50 000 contaminations à horizon du 20 mars. C'est deux fois plus qu'aujourd'hui. Et pourtant, je ne veux pas vous mettre en difficulté.

[00:03:20]

Mais le premier ministre Jean Castex lui même a dit La circulation du virus a continué de progresser, mais à une vitesse moindre que ce que nous craignons. Le premier ministre a dit que non, l'épidémie ne progresse, accéléré pas, mais au contraire, elle a ralentissaient.

[00:03:39]

Comme vous l'avez justement dit, c'était si on ne faisait rien. Or, maintenant, on commence à voir probablement l'impact du couvre feu. Parce que c'est quand même quelque chose qui ressemble à un confinement qui ne dit pas son nom à partir de 18 heures. On a différentes actions d'information qui ont été faites auprès des populations qui se responsabilisent. La pénétration des Varian est peut être moins rapide que ce qui avait été anticipé à partir des enquêtes Flashant et Flash 2.

[00:04:01]

Mais l'objectif, c'est bien sûr de ne pas atteindre 50 000 contaminations par jour à la fin du mois. Ce qui est important, c'est de tout mettre en œuvre pour faire en sorte que cela n'arrive pas là.

[00:04:12]

l'État 25 000 contaminations jour. Comme est ce que ce plateau, finalement, est acceptable? Est ce que ça peut être notre rythme de croisière? Comment jugez vous ce chiffre auquel on finit par s'habituer?

[00:04:25]

Que on ne bouge pas depuis plusieurs semaines.

[00:04:28]

Ce n'est pas parce qu'on est sur un plateau. Il faut voir la hauteur de ce plateau. Je vous rappelle que le président et le conseil scientifique avaient dit que l'on serait sorti de confinement le 15 décembre si on était à moins de 5000 contaminations par jour et moins de 3000 hospitalisations en réanimation. On est à quatre fois plus. Il faut savoir que ça veut dire qu'en fait, il y a plus de 50.000 personnes qui sont contaminées tous les jours. Il y a les personnes qui sont qui se font diagnostiquer, plus les asymptomatiques qui ne sont pas diagnostiquer.

[00:04:53]

Il y a aujourd'hui, en moyenne depuis le mois de septembre, depuis le 30 septembre jusqu'à maintenant, environ 2500 décès par semaine, plus de 10.000 hospitalisations par semaine. Donc, on est à des niveaux extrêmement élevés qu'on risque de payer. Étant donné qu'on a depuis longtemps la notion de Kovy de long. Autre point sur lequel j'aimerais insister, c'est qu'on voit en effet un rajeunissement de l'âge d'entrée en réanimation grâce aux vaccinations. En revanche, on ne voit pas diminuer le nombre.

[00:05:20]

Ça veut dire qu'on a plus en plus de gens plus jeunes qui font des formes graves.

[00:05:24]

Le professeur Christine You. C'est vrai que le Varian anglais, qui était un épouvantail Jean Castex l'a dit il représente 61 des contaminations. Mais il ne s'accompagne pas d'une explosion ou d'une hausse exponentielle du nombre de cas, comme on le craignait. Je me souviens, on disait regardez en Angleterre dès qu'ils ont eu le Varian anglais. On va rire.

[00:05:44]

En Angleterre, ils ont eu l'explosion du Varian anglais au moment où il ouvrait les bars et les pubs. On sait ce que c'est que les Anglais et leurs pubs, donc ça n'a rien à voir avec les conditions actuelles. Je crois que je suis d'accord avec ce qui a été dit et je crois que le couvre feu 18 heures a des effets, c'est sûr. Il y a des effets malgré tout. C'est vrai, ce plateau est beaucoup trop et Savaria anglais progresse quand même bien régulièrement.

[00:06:09]

Je voudrais dire aussi que le Varian, les Varian sud africains et brésiliens progressent. On était à 1 2% il y a 15 jours, on est à 10% et on est sur l'ensemble du territoire. C'est à dire que initialement, le conseil scientifique a dit Il y a sans doute un militaire qui arrive de Mayotte et ca avec le virus sud africain Mayotte, qui est arrivé à en Moselle et qui a dû infecter la Moselle. J'ai dit oui, ok.

[00:06:39]

Sauf que quand on regarde la carte des variants brésiliens et sud africains qui sont détectés avec CPCR de criblage où on détecte les deux ensembles, on voit qu'ils sont répartis sur l'ensemble du territoire à 2% sur certains départements et à 5 10% sur d'autres départements. On a finalement la Lozère et l'Aveyron pour laquelle on a trouvé ça va. Tout le reste. Tout cela veut dire que ça veut dire que c'est pas un seul évènement qui est qui est contaminé. Ça veut dire que la pression de sélection immunitaire sur chacune des régions fait émerger un invariant et que le variants le plus fort, ça reste ses variants qui ont cette spicules qui colle bien aux cellules.

[00:07:24]

Et donc, c'est d'abord les variations, ces mutations qui sont dominantes dans les virus brésilien et sud africain, assez proches. Mais l'histoire se complique parce que, en fait, ces variants, ils ont 19 mutations en plus sur l'os. Le reste du génome est là. On ne sait pas encore très bien quel va être l'influence de ces autres.

[00:07:46]

On est tous devenus des épidémiologistes, mais débutant. Mais là, la virologie en plus, mais juste un mot.

[00:07:54]

D'un point de vue purement sanitaire. Professeur à mouillait, vous avez, vous êtes sur la même ligne? Vous avez regretté hier quand même qu'on ne reconfirme pas davantage le week end. On l'a fait dans le Pas de Calais, mais il eût été plus sage de recoud, de prendre des mesures. Un tour de vis supplémentaire qui n'a pas été décidé hier. Non, je pense qu'il faut mieux expliquer les choses aux gens. C'est dire qu'on peut aller faire du vélo dans la forêt.

[00:08:16]

Par contre, on ne peut pas être à 200 au bord de la Seine à boire des bières. Je pense que ça va être possible. On a entendu des épidémies. Un épidémiologiste, excusez moi qui dit on ne contamine pas dehors. Non, on ne contamine pas dehors si on fait attention et si on va faire du vélo dans la campagne. Mais on se contamine dehors, sinon on se réunit à 200 au bord de la Seine et. Dunkerque.

[00:08:39]

Je pense que M. Amoyel va en parler, on va y aller, on va aller vers Nadal, tout ça. On sait très bien que c'est les réunions et les contacts étroits qui font qu'on se contamine, y compris dehors. Sophie fait.

[00:08:52]

On le disait, le gouvernement a eu l'air de vouloir redonner un peu le moral aux Français. D'ailleurs, ça avait été annoncé par Gabriel Attal, qui avait eu ces mots en disant qu il parlait d'un retour à la vie presque normale à la mi avril. C'est aussi une façon de rassurer tous ses salariés, tous ces entrepreneurs qui sont quand même, pour certains, empêchés de travailler depuis près d'un an maintenant.

[00:09:14]

Oui, on est dans un moment un peu paradoxal où, d'un côté, la situation se dégrade et de l'autre. Si la stratégie de vaccination fonctionne, on va voir le bout du tunnel, alors il rassure. Mais dès qu'on parle de date de retour à la normale, ça génère aussi des espoirs phénoménaux. Et on voit bien que les restaurateurs, dès qu'ils ont entendu ça, me dit voilà, on veut un plan de confinement, on veut un calendrier, on ne veut pas savoir du jour au lendemain comment ça va se passer.

[00:09:38]

Donc on veut. On veut en parler ce soir à Matignon. Il risque d'être déçu parce que même si il y a vraiment cet espoir du gouvernement que mi avril, on sera sorti des confinement des confinement de cette phase là. Pour l'instant, il ne donne aucune date de retour à la normale dans les faits.

[00:09:57]

Dans les dernières réglementations, alors va t on enfin entrevoir le bout du tunnel? On l'a dit, Jean Castex a laissé des données, des raisons d'espérer. Le premier ministre s'est risqué à envisager un desserrement des contraintes vers la mi avril, grâce à une arme qui monte en puissance la vaccination, sujet de Laura Rado. Maxime Liogier et Christophe Roquets. C'est une petite phrase qui en dit long sur l'agacement du président. l'Elysée a pris soin de laisser fuiter après le conseil de défense.

[00:10:31]

Tant qu'il y aura des vaccins dans les frigos, moi, je ne reconfigurés pas les gens. Un coup de pression face à une campagne de vaccination encore trop poussive aux yeux du président. Sa priorité cette semaine tenter de donner un peu d'espoir aux Français et une perspective. Un retour presque à la normale mi avril. D'autant que les chiffres de l'épidémie sont moins mauvais que prévu.

[00:10:56]

Mais il est clair que nous ne sommes pas confrontés, en tout cas pas à ce stade, à une hausse exponentielle de l'épidémie, comme certains modèles le prévoyaient.

[00:11:07]

Et comme nous l'avions connu lors des deux premières vagues, mais avant le bout du tunnel, l'heure est encore aux mauvaises nouvelles. Dans certains territoires comme le Pas de Calais, confiné les quatre prochains week end. Le taux d'incidence du département grimpe à 400 cas pour 100.000 habitants, près du double du reste du pays. Dans la station balnéaire du Touquet, la mesure passe mal auprès du maire de la ville.

[00:11:33]

Quand il s'agit de départements comme la Seine-Saint-Denis, le bras du gouvernement tremble et on n'ose pas décider du confinement dans le Pas de Calais. Ce sont des bonnes pâtes. Eux, ils branchereau pas. On va faire un exemple. On va mettre un département en confinement pour donner l'impression qu'on fait quelque chose face à l'épidémie.

[00:11:51]

Un sentiment d'injustice qui grandit également dans la population.

[00:11:56]

Les gens se promènent, sont avec les enfants qui ne sont pas entassés dans des magasins. Il y a un petit peu de monde sur la plage, mais il n'y a aucun danger. On va faire les valises, on va rentrer chez nous alors qu'on aurait pu rester un week end.

[00:12:13]

Si Paris et Marseille échappent au confinement, trois départements entrent dans la catégorie sous surveillance renforcée Lens, l'AUB, les Hautes-Alpes. Conséquence les centres commerciaux de plus de 10.000 mètres carrés vont devoir baisser le rideau ce soir. Le masque devient obligatoire dans toutes les zones urbaines et pour accentuer la vaccination dans les 23 départements sous tension, 135 000 supplémentaires y seront envoyés ce week end. Le gouvernement veut aller vite, beaucoup plus vite, pour vacciner 30 millions de Français d'ici cet été.

[00:12:48]

Il va donc faire appel à un nouveau renfort. Les pharmaciens pourront administrer AstraZeneca à partir du 15 mars.

[00:12:56]

On est déjà rodé, donc on a les moyens de pouvoir effectivement vacciner rapidement une grande partie de la population. Et puis, effectivement, ils n'attendent que ça.

[00:13:08]

Un engouement qui n'a pas été observé chez tous les soignants. Le ministre de la Santé s'en est inquiété hier et a promis d'envoyer une lettre dans la journée pour tenter de les convaincre.

[00:13:19]

En pratique, ce sont quarante pour cent des soignants EPAD et 30 des soignants sur l'ensemble du système de santé qui sont vaccinés. Clairement, ça ne suffit pourtant pas. Nous disposons, je le rappel de vaccin efficace, à commencer par le vaccin AstraZeneca. Je vous le dis en franchise, quand on est soignant, il est de notre responsabilité de se protéger soi même et d'éviter d'exposer ce. Dont on prend soin aux risque d'un virus qui peut les percuter durement.

[00:13:49]

Un effort de pédagogie avant peut être une méthode plus radicale. L'exécutif envisagerait sérieusement de rendre la vaccination des soignants contre le Covidien obligatoire.

[00:14:00]

Alors, question télespectateurs, le risque avec cette nouvelle stratégie de confinement à la carte, n'est il pas de rester sous couvre feu jusqu'à la fin juin? C'est vrai, Christine Rougiers. On a l'impression que d'un côté, il y a les scientifiques qui nous disent des choses et ces choses sont en conflit avec ce que font les politiques et que désormais, ce sont deux mondes qui ne se comprennent plus, qui ne parlent plus le même langage.

[00:14:20]

Non, je pense que ces deux mondes se parlent, mais chacun dans son rôle. Et je pense que le rôle des scientifiques, c'est effectivement de bien essayer d'anticiper les choses pour pouvoir les décrire aux politiques. C'est à dire que je pense que là, il faut d'ailleurs avancer. Il va falloir s'organiser, coordonner les études épidémiologiques correctes avec de la modélisation mathématique intégrant les épidémies locales intégrant les données de santé. Il va falloir monter en puissance sur les analyses de modélisation.

[00:14:51]

Il y a plusieurs types de modèles qui peuvent faire remonter. Qu'on peut leur dire qu'il s'est rendu compte que ces études, ces modèles, pouvaient être, faut il se tromper? Ils sont alarmistes?

[00:15:00]

Pas du tout. Ils sont incomplets pour le moment et on voit qu'on est face à plusieurs épidémies dans plusieurs endroits. Donc, il va falloir serrer les boulons et échanger et prendre, faire parti, faire participer des acteurs académiques de la modélisation mathématique, des liés aux épidémies. Il y a des spécialistes de ça. Ils n'attendent qu'une chose, c'est que on partage les données. Ces données générales sont des données. Ce sont des biens publics. Il est absolument inacceptable que tout ça ne soit pas partagé et mieux mieux utilisé.

[00:15:32]

C'est à dire? On met beaucoup de choses dans les ordinateurs, on les utilise pas alors que l'on va pouvoir avoir l'archéologie, le développement de l'épidémie et anticiper de l'évolution.

[00:15:43]

Philippe, professeur à Amoyel, sur la décision qui a été prise hier. En entrevue dans le sujet, le maire du Touquet dire Il y a quand même deux poids, deux mesures, puisque le Pas de Calais a le même taux d'incidence que la Seine-Saint-Denis. Or, on reconfirme le Pas de Calais et la Seine-Saint-Denis. On la laisse tranquille. Il a eu l'air de dire Bah, nous, on est des petits provinciaux, donc c'est pas grave, on nous confine et ça va bien alors qu'on n'ose pas s'attaquer aux Franciliens.

[00:16:06]

Maintenant, avec toute l'affection que je porte au Touquet, je pense que ce n'est pas tout à fait vrai parce qu'il y a pas que le critère d'évolution d'incidence. En effet, le taux d'incidence a doublé dans le Pas de Calais et également en Seine-Saint-Denis. Mais la différence, c'est que dans le Pas de Calais, on a une saturation des services de réanimation qui dépasse 100, c'est à dire qu'on est obligé de transférer les patients alors qu'en Seine Saint-Denis, ils sont à des niveaux inférieurs et ils ont toujours le capacitaires de l'Ile de France pour éventuellement transférer.

[00:16:30]

Et comme l'objectif est de confiner réellement au dernier moment, je pense que le gouvernement a voulu gagner un tout petit peu de temps sur cette semaine de confinement sur la Seine-Saint-Denis à cause du ballon qu'apporte la région parisienne en terme de réanimation.

[00:16:43]

Et puis, Christophe Barbier ont entendu Anne Hidalgo ou le président du département de la Seine-Saint-Denis dire écouter. Ce n'est pas pareil d'être confinés dans un grande maison au Touquet que dans un petit appartement.

[00:16:58]

Garges lès Gonesse, avec l'appui des élus locaux, est devenu décisif dans la prise de décision du gouvernement. Le couple d'Éphémère, dont on nous a beaucoup parlé à la sortie du précédent confinement, en juin dernier. Il s'est mis en vigueur en fait que récemment, on l'a vu pour la première fois dans les Alpes-Maritimes. Le ministre s'est déplacé. Il n'a rien décidé. Le préfet et les élus locaux ont continué à discuter et ils ont mis au point ensemble le confinement du week end sur une bande littorale dans les Alpes-Maritimes.

[00:17:25]

Et désormais, le gouvernement, à la fois pour se protéger de la polémique et pour légitimer ce mode de décision, passe par les élus locaux à Paris, en Île de France. On a entendu les élus locaux comme vous L'Illustré avec Anne Hidalgo dire non, pas de confinement le week end, c'est inhumain. Dans le Pas de Calais, même s'il y a des voix divergentes comme celle de Daniel Fasquelle, nombre d'élus ont réclamé un confinement du week end, en tout cas une coercition plus forte pour arrêter l'épidémie.

[00:17:49]

Donc, le gouvernement peut s'appuyer sur cette demande d'élus locaux. Ça démocratise aussi, ça décentralise. Cette décision de confinement?

[00:17:58]

Anne Hidalgo qui parlait d'un qui évoquait un confinement qui serait inhumain dans Paris. Et avec un autre argument aussi. Qu'en pensez vous? L'argument scientifique est de dire après tout, c'est en intérieur, quand on est confiné, qu'on se contamine et c'est beaucoup moins à l'extérieur. Et donc, laissons les les Franciliens sortir dehors. Au moins, ils se contaminent moins que s'ils se retrouvent entre copains dans de petits appartements de 10 mètres carrés. C'est sûr, on n'explique pas assez qu'on se confie vraiment en se contaminent vraiment quand on est ensemble, qu'on boit, qu'on mange et qu'on parle.

[00:18:32]

C'est vrai, il faut le redire, que les réunions au delà de six personnes devraient vraiment être proscrites, comme ça l'est dans un certain nombre de pays, que ce soit dans une voiture, avec du covoiturage pour partir à la montagne, que ce soit au bord de l'eau ou encore une fois, en buvant des bières toute la nuit. Tout ça, c'est toujours la même chose. C'est le regroupement plus que intérieur extérieur et je pense que les gens le comprennent très bien.

[00:18:57]

La preuve, c'est qu'il y a ces restaurants clandestins et ils sont clandestins et ils ne font pas de bruit. Ils essayent, mais n'empêche que ce sont des foyers de contamination en intérieur qui marchent très bien parce qu'ils boivent et mangent.

[00:19:09]

Sophie fait. Hier, il n'y avait pas Gérald Darmanin et Jean Castex n'a pas agité le spectre des amendes pour les récalcitrants qui refuseraient. En tous les cas, il a fait appel à la bonne volonté des gens. Est ce à dire que le gouvernement est finalement relativement satisfait du fonctionnement de ce couvre feu, estimant que les Français sont disciplinés et que oui, à 18 heures, les rues commerçantes sont vides parce que les gens sont rentrés chez eux. En tout cas, on le voit dans les chiffres des commerçants.

[00:19:36]

L'effet du 18 heures, plus le fait que les gens n'ont plus tellement envie de se promener, ils n'ont plus le temps, mais ils n'ont pas non plus envie d'aller dans les magasins FNAC que on voit des soldes en baisse de 10 à 20. On voit des des achats dans les hypers en baisse de 10, donc on voit déjà un effet du confinement sans confinement. Il y a un comportement de deux confinait de moindre consommation. On va moins dans les lieux, les lieux, on a plus envie tellement de cette vie de shopping, d'endroits bondés.

[00:20:13]

Donc on voit que les Français le respect d'eux mêmes. Même si il y a des écarts effectivement dans certaines rues ou sur les quais de Seine, surtout chez les jeunes. Mais on voit qu'il y a une autodiscipline Philippe Amoyel, donc on voit.

[00:20:26]

On est parti sur un confinement non plus national, mais territorial, avec un confinement à la carte. Est ce à dire que l'épidémie varie d'un département à l'autre, mais même la mortalité d'un département à l'autre? Au fond, l'épidémie ne se comporte pas sur les individus de la même façon. Comment expliquer que ça flambe avec des hôpitaux saturés au Havre, dans le Pas de Calais, et que dans le Finistère, on dit qu'il y avait un article encore dans le monde?

[00:20:54]

Ici, on ne voit pas de trace du virus. Depuis la première vague, l'épidémie est hétérogène, rappelez vous la première vague, c'était essentiellement les Hauts de France. Le grand test. La région parisienne ne connaît collègues d'Aquitaine avait été beaucoup moins chargée puisqu'on leur transférait en plus des malades. Donc là, on est dans la même situation et à chaque fois, pour revenir au problème des contaminations sur les démarrages de foyers extrêmement rapide comme on l'a vu à Dunkerque, comme on l'a vu à Nice comme on l'a vu dans l'Est, on a un point de départ, le point de départ, donc on va prendre l'exemple de Dunkerque.

[00:21:25]

C'est quand même des réunions, des réunions qui ont été clandestines autour du Carnaval. Alors on n'en parle pas, mais ça n'a pas explosé spontanément. Et ce qu'on voit, c'est qu'en l'absence de mesures de restriction et en favorisant ces contacts, on a une modélisent. Une évolution qui colle parfaitement à la modélisation de croissance exponentielle, c'est à dire le doublement sur une semaine. Même chose dans le Pas de Calais, qui est très proche de Dunkerque. Finalement, il a également sur la côte niçoise où là, on avait des vacanciers qui sont venus massivement.

[00:21:56]

Donc, il existe une hétérogénéité. C'est pour ça que la territorialisation et le débat avec les élus qui connaissent bien la région est essentielle pour lutter contre l'épidémie. Ça sert à rien d'aller embêter la Bretagne. Finistère le contraint. Il ne faut pas diminuer la pression que l'on a, en particulier avec le couvre feu. Mais ça ne sert à rien de rajouter de nouvelles mesures restrictives là où, pour le moment, il n'en a pas besoin.

[00:22:18]

Et alors? A l'inverse, Christophe Barbier, puisqu'on a compris, on fait dans la dentelle, on fait dans la territorialisation. Il y a eu ce sondage Odoxa pour France Info 78 des Français disent qu'ils approuveraient des mesures locales visant à alléger les restrictions sanitaires dans les départements les moins touchés. Donc, à l'inverse, est ce qu'on pourrait desserrer l'étau dans la Bretagne et pourquoi pas rouvrir quelques restaurants dans le Finistère? Oui.

[00:22:41]

Si on appliquait de manière symétrique ce raisonnement de territorialisation, on pourrait. D'ailleurs, certains élus locaux l'ont réclamé dans le Morbihan ou dans le Finistère. Maintenant, c'est évidemment pour le décideur politique porter une responsabilité très élevée parce que ça peut amener deux choses. D'abord, ça peut amener localement le virus à circuler plus vite parce que vous créez des occasions, par exemple une terrasse de restaurant ou un apéro si vous repoussez le couvre feu qui peut faire repartir le virus.

[00:23:05]

Mais surtout, vous risquez les vases communicants, c'est à dire, en clair, les Parisiens qui se disent chics. Ce week end, on va à Saint-Malo, on va à Brest, on va à Vannes, il y a des restaurants super. Ça va être un merveilleux week end. Tous les gens de Dunkerque quitteraient Dunkerque le vendredi soir pour revenir à Saint-Malo.

[00:23:20]

Restaurants et Malye reviendraient et surtout les Parisiens parce qu'ils ont la chance d'avoir le TGV. C'est encore plus facile. Donc, si vous faites cette mesure là, si vous dites oui, il y a des départements où on peut alléger les contraintes pour la vie économique, pour la vie sociale. Vous êtes obligés d'interdire les déplacements de région en région, donc vous êtes obligés de dire aux habitants des départements. Rouge vif sur les cartes, vous ne partirai pas en week end dans les départements vers vous n'aurez pas à porter vos virus à ceux qui ont eu la chance d'en être préservés.

[00:23:47]

C'est compliqué à faire parce qu'il faut contrôler les transports. Il y a des gens qui peuvent avoir des motifs impérieux de faire Dunkerque, Saint-Malo ou Paris Brest et il faut mettre en place un système de sanction. Si vous attraper des gens pour faire plus simple, le gouvernement a décidé que même dans les départements où ça allait plutôt pas mal, on garderait un minimum de mesures, c'est à dire le couvre feu qui était en effet un confinement partiel, sauf si on a bien compris.

[00:24:10]

Les mesures de confinement de restriction sont locales, mais les mesures de confinement, elles, seront nationales. Ce qui veut donc dire que les restaurateurs vont devoir attendre que l'épidémie soit maîtrisée au niveau national pour espérer pouvoir ouvrir. Puisqu'on en est là. Maintenant, la question, c'est oui. Oui, ils ont essayé de proposer les restaurateurs. Ils sont allés à Matignon cet après midi. Et puis ils avaient déjà envoyé au gouvernement des propositions mercredi pour essayer d'accélérer tout ça.

[00:24:41]

Ce qu'ils ne veulent pas, c'est prévenu au dernier moment. Pas qu'on leur dise d'une semaine sur l'autre. Vous allez pouvoir réouvrir parce qu ils considèrent que oui, ils sont arrêtés depuis tellement longtemps que ils ont besoin de former leurs salariés, de reformer leur équipe. Mais bon, j'espérais ce soir quand même ressortir, peut être avec une date ou avec des annonces de la part de Jean Castex, mais apparemment, le premier ministre ne donnera rien. Ils ont mis les enchères créo.

[00:25:06]

Ils veulent essayer. Ils voudraient réouvrir au moins le midi à partir de la fin du mois de mars ou fin mars début avril, au moins pour les repas du midi. Mais même ça, le gouvernement n'est pas d'accord.

[00:25:19]

Justine, professeur aux yeux, je vous ai entendu dire c'est impossible. Mais en Espagne, les restaurants sont ouverts à midi. En Italie également, ils rouvrent à Rome. En tous les cas, est ce qu'on ne pourrait pas envisager en quinconce au moins un midi en extérieur, de rouvrir partiellement les restaurants?

[00:25:34]

Là, je vous rappelle qu'il va geler cette nuit et qu'on n'est pas en Espagne et qu'on n'est pas au Maroc et qu'on est pas en Italie dès l'instant où il fera beau. Je pense qu'effectivement, les terrasses espacées font que dans Paris, on pourra les manger sans santé, sans éclat, avec son petit bagh à l'extérieur et sur une table avec une bouteille de coca éventuellement.

[00:25:57]

Mais je pense que ça peut se faire progressivement, mais je suis tout à fait d'accord avec le fait que il va falloir y aller doucement parce que les régions qui n'ont pas beaucoup de circulation de virus. L'enjeu, c'est d'empêcher qu'il y ait une progression dans ces régions. Il y a tout pour que ça marche. Pour le moment, c'est pas simplement égalité ou pas égalité, restaus, mais elles sont déjà envahies de virus sud africains et virus brésiliens dangereux, très transmissibles.

[00:26:25]

Alors, on l'a dit, le fer de lance pour vaincre cette épidémie, ce sera la vaccination à cet égard. Bonne nouvelle, le vaccin américain Johnson Johnson devrait être homologué le 11 mars par les autorités sanitaires européennes. Il faut savoir qu'en France, ce vaccin a été testé déjà auprès d'un panel de 1200 personnes. Mathieu Laigneau et Pierre De Hoorn ont suivi deux de ces volontaires âgés de plus de 60 ans qui ont accepté de jouer les cobayes. On regarde.

[00:26:54]

Votre mentor, j'arrive tout de suite à 60 ans, Philippe participe pour la première fois à un essai clinique. Une infirmière va lui injecter le produit contenu dans cette seringue et c'est la grande inconnue. Soit c'est le vaccin du fabricant Janssen, soit un placebo. On ne sait pas qui a administré à la personne et on ne sait pas ce qu'il y a dans la seringue. Le médecin.

[00:27:21]

Seule la pharmacie le sait. Ce vaccin est en attente d'autorisation en Europe. Cette étude, elle, vise à analyser son efficacité si deux doses de produit sont administrées au lieu d'une. Philippe, lui, espère faire partie des chanceux.

[00:27:34]

Je me dis je suis vacciné, je l'espère, parce qu'avec toutes les informations koda, on préférerait que ce soit le vaccin.

[00:27:44]

Tout va bien en France et je pense. Mille cent soixante quinze volontaires participent à cet essai clinique de phase 3. Cinquante pour cent d'entre eux reçoivent le vaccin et 50 cent un placebo. Quelques minutes avant l'injection, analyse des constantes médicales et prise de sang pour comparer plus tard le taux d'anticorps, Philippe n'a pas hésité à s'inscrire.

[00:28:08]

C'était l'occasion de participer à mon tour, de m'impliquer. Voyons comment. Comment ça se passe donc, à mon tour de participer à ces milliers de gens qui se font tester de façon tous les autres après soir soient rassurés.

[00:28:24]

L'étude suit un protocole strict. Pendant ce temps là, Bruno, 63 ans, va répondre à une batterie de questions.

[00:28:30]

Je vais devoir faire avec vous un questionnaire. Vivez dans une maison et un appartement. Est ce qu'au cours du mois passé, vous avez été en contact? Non.

[00:28:39]

L'étude va durer deux ans et les participants ne sont pas rémunérés. Bruno va devoir faire ses propres bilans en ligne et ausculter chez lui.

[00:28:49]

Avec ce kit de santé fourni vous demandera aussi si vous avez des petits symptômes au niveau du point d'injection, de rougeur, gonflement et donc on vous fait une petite réglette. Ça nous permet de mesurer si vous avez une rougeur à tout moment.

[00:29:05]

Le volontaire peut arrêter sa participation, mais Bruno compte bien aller au bout. Il note tout.

[00:29:12]

Vous êtes malade, vous vous sentez pas bien? Vous mettez?

[00:29:14]

Oui. Pourquoi faire correctement toutes les étapes? L'assiduité fait partie du jeu? Oui, absolument.

[00:29:25]

L'ancien Pharmascience s'est porté volontaire pour apporter sa contribution à la lutte contre l'épidémie, à sa petite échelle seulement au début de la pandémie.

[00:29:36]

On a entendu beaucoup de choses qui étaient complètement irrationnelles, avec des expérimentations et des tout petits effectifs sans randomisation des groupes, contrôles qui n'étaient pas qui n'étaient pas fait de manière aléatoire.

[00:29:52]

Donc là, on a la possibilité de faire une vraie évaluation avec une méthodologie rigoureuse. Il ne faut pas s'en priver.

[00:30:00]

C'est comme ça qu'on fait avancer la science, qu'il ait reçu le vaccin ou le placebo. Les participants ne peuvent pas recevoir une dose d'un autre fabricant. Un problème pour ceux à qui on a injecté le placebo. Ils ne sont pas immunisés face à cette pandémie exceptionnelle. Le protocole du secret pourrait être suspendu plus rapidement.

[00:30:19]

Une des questions soulevées aujourd'hui par cet essai, c'est le maintien de participants dans un groupe placebo pour une durée de deux ans. Donc, c'est quelque chose qui, aujourd'hui, paraît difficilement éthique à tenir dans la durée. Donc, c'est une question soulevée et il est possible que le design de l'étude soit modifié en cours d'essai.

[00:30:39]

Les volontaires ont rendez vous pour la deuxième injection dans huit semaines. Au total, 3 000 personnes participent à cette étude partout dans le monde. Alors, question de téléspectateurs, professeur à mouillait, pourquoi des soignants applaudis hier refusent t il de se faire vacciner? Au risque de compromettre les espoirs de retour à une vie normale? Le premier ministre l'a rappelé hier en disant que c'était pas du tout satisfaisant. Seul un tiers des soignants sont vaccinés. Un tiers des soignants, cela comprend l'ensemble des soignants, pas que les médecins.

[00:31:10]

C'est le premier point, voire le deuxième point, c'est qu'on en constate depuis très longtemps parmi les soignants, y compris pour la vaccination antigrippale. Des réticences à se faire vacciner qu'on n'explique pas puisque le risque de la vaccination antigrippale, alors, au delà de la gravité, est à peu près le même que celui de plusieurs, deux. La question, c'est pourquoi alors il faut essayer de les convaincre, en particulier dans le cadre de cette épidémie. Ou est ce qu'il faut les inciter fortement, voire ce qu'il faut le rendre obligatoire?

[00:31:39]

Il faut savoir qu'on a déjà des vaccins obligatoires dans le milieu médical, en particulier l'hépatite B, qui doit être fait chez tout médecin. Donc voilà, c'est une vraie question et je pense que c'est essentiel aujourd'hui parce que la transmissibilité de ces Varian et de ces virus est extrêmement importante et qu'un médecin, deux jours avant qu'ils aient des symptômes, est déjà contaminant. Donc ils pourraient contaminer ça. Ce sont des cons sa. Ce qui poserait un très gros problème de responsabilité, à mon sens.

[00:32:07]

Donc, ne serait ce que pour cela, il est essentiel que tous les soignants se vaccine.

[00:32:11]

Professeur Houziaux, le Kovy est devenu la première maladies nosocomiales en France et qu'on va à l'hôpital parce qu'on a un problème au choix ou à la hanche. Et on ressort on alco vide.

[00:32:21]

Est ce que le comité d'éthique va être saisi pour savoir si oui ou non, on peut imposer la vaccination aux Covidien? Compte à tous les soignants?

[00:32:31]

Oui, je pense que moi, je suis tout à fait d'accord avec le docteur professeur Amoyel. C'est évident que les médecins sont très, très exposés et donc ils vont s'infecter. Evidemment, au début, on se dit ils sont jeunes, les jeunes internes, etc. Ils n'ont pas fait des formes graves, mais ils ont fait un portage du virus pendant plusieurs jours et ils sont en contact étroit avec les patients. Donc, je pense que quand on sait, on sait le nombre d'infections nosocomiales qui se sont passées dans des services non Covidien hors qu'invite.

[00:33:02]

Parce que parce que le virus circule dans tout l'hôpital. Appliquez vous cette réticence à se faire vacciner? Est ce que c'est parce que ce vaccin fait peur? Est ce que c'est de la négligence? Ou est ce que c'est? On se sent invulnérable à force de voir des gens malades, on se dit la maladie, c'est pour les autres. Oui, c'est plutôt négligence et se sentir un peu invulnérable, c'est uniquement ça. Un équerres. Depuis ces dernières années, on a fait pas mal de campagnes pour renforcer cette vaccination antigrippale.

[00:33:29]

Il a fallu convaincre, faire de l'information. Effectivement, c'était beaucoup plus difficile dans la mesure où la grippe, ce n'est pas grand chose pour tout le monde. Là, je suis surprise dans la mesure où là, on voit qu'en plus des populations plus jeunes qui sont touchées, qu'elles peuvent perdre des capacités respiratoires pendant plusieurs mois, qu'elles peuvent être affaiblies. Enfin, on voit que cette population jeune peut avoir des Kovy de long qui sont qui gênent beaucoup dans les services cliniques d'avoir des absents.

[00:34:01]

Et ça pose quand même un véritable problème. Parce que ça, ça veut dire que l'autorité du médecin sur ses subordonnés n'est pas suffisante, qu'il n'arrive pas à les convaincre, qu'il y a une sorte de rebellion, que toute la chaîne, hierarchie hiérarchique de l'administration de la santé du ministre jusqu'à l'aide soignant, ne fonctionne plus vraiment. Imagine t on un soldat qui dirait à son colonel? Moi, je prends pas d'arme à feu parce que j'ai peur de me blesser.

[00:34:24]

Ça serait vraiment une faute professionnelle. Par ailleurs, là, on est maintenant dans le risque quasiment de mise en danger d'autrui. Si un soignant, en effet, en traversant un couloir, va contaminer quelqu'un qui était venu à l'hôpital sans son savoir vide. Donc, ça va poser un véritable problème d'éthique. Il va de soi qu'aujourd'hui, si brutalement, on disait c'est obligations et tout le monde à l'hôpital doit être piqué.

[00:34:45]

Il y aurait des gens qui n'iraient pas puisque c'est comme ça que je viens. Plus je démissionne et je démissionne. Débrouillez vous.

[00:34:49]

Or, on vous voit bien, on pourrait avoir ce risque. En tout cas, on aurait une tension qui contrastait avec l'esprit de sacrifice qu'on a vu qu'on avait au printemps dernier, qui valaient les applaudissements. Et puis enfin, il y a un dernier mystère, c'est qu'il n'y a pas, avec les réseaux sociaux, les sites Internet. Une forme de complotisme, d'obscurantisme, de rejet de la science qui gagne l'hôpital par le bas, par les personnels les moins formés.

[00:35:12]

Oui, Philippe Amoyel. Alors, on sait qu'il y a un problème pour convaincre le personnel soignant de se faire vacciner. Mais c'est le cas également, visiblement, pour l'ensemble de la population, puisque c'est l'autre mystère. Comment se fait il que les trois quarts des vaccins AstraZeneca soient toujours dans les frigos? C'est ce qui agace le président et les médecins. Dans les témoignages, les docteurs disent On en a assez de courir derrière d'hypothétiques candidats. Est ce qu'il y a un problème avec ce vaccin AstraZeneca qui n'arrive pas à trouver sa cible et qui reste au frigo?

[00:35:40]

Quel est il? Je pense qu'il y a aucun problème avec le vaccin AstraZeneca. Les dernières études qui sont sorties montrent qu'il est extrêmement efficace, en particulier au bout du troisième mois. On a quasiment 100 d'efficacité contre les formes graves. Je crois que c'est étonnant le revirement de la population. La population a un moment. Les Français, à un moment, se sont dit Oh là, on a des nouveaux vaccins, c'est trop vite. Il nous faut des preuves que les RN messagers, qu'est ce que c'est?

[00:36:05]

Donc les gens avaient une certaine réticence. Puis on a dit 95 d'efficacité. Les gens ont voulu se faire vacciner. Arrive le vaccin AstraZeneca, qui est plus facile d'utilisation sous un format classique qui présente les mêmes risques que les autres. A ce moment là. Ah non, je veux le vaccin qui donne 95%, non? Piccola Roelandt. Si on ne sait, efficacités a eu un deuxième impact. Les médecins. Quand les médecins commencent à émettre des doutes, en particulier à un très haut niveau de responsabilité, ça pose problème dans la population.

[00:36:35]

Troisième point il y a une espèce de qui vous savez pourquoi.

[00:36:39]

l'Astra Nneka a été critiqué, y compris par des médecins hauts placés influents sur les plateaux. C'est ça. Il y en a peu. Bon, je vais pouvoir retrouver ça dans vos archives et c'est regrettable. Oui, voilà exactement. Dernier point, c'est les effets indésirables, les effets indésirables. Ça témoigne qu'un produit est actif. Ça, c'est le premier point. Il y en a également avec les vaccins Herren. D'expérience, j'étais vacciné avec Pfizer. La deuxième injection est souvent plus du même niveau de risque d'effets indésirables que le vaccin AstraZeneca à sa première injection.

[00:37:13]

Et ces éléments là sont légers, c'est à dire que vous avez un micro syndrome grippal qui se calme en quelques heures grâce à du paracétamol. Donc, tous les éléments sont dans le bon sens. Dernier point la France. Comme l'Allemagne. Alors, à juste titre par rapport aux décisions qui sont prises pour autoriser les médicaments considérés, qu'il n'avait pas assez de personnes, qui a été vacciné plus de 60 ans seulement 1500 dans l'essai d'AstraZeneca, ce qui est trop peu pour dire s'il est efficace chez ces personnes qui sont à risque.

[00:37:40]

Les Israéliens et les Anglais et les Écossais ont montré qu'en fait, c'était extrêmement efficace. Donc, c'est pour ça qu'il y a eu cet élargissement. Tous ces éléments sont étagées contre le vaccin d'AstraZeneca et aujourd'hui, on a que 25% des doses utilisées, c'est un vrai problème. Donc maintenant, il faut absolument élargir ce vaccin à AstraZeneca.

[00:37:56]

Il est administré par les médecins. Est ce qu'il y a aussi un problème de bureaucratie et de complexité administrative dans cette affaire? Barbier? Personnellement, c'est très compliqué de savoir qui a droit de se faire vacciner selon qu'on a 50 en 64 ans, 75 ans, qu'on est en EPAD avec des comorbidité. Puis ça change tout le temps. Les médecins disent il n'y a pas brasseries, un site Internet, etc. C'est vrai que c'est vous. Demandez aux Français est ce que vous avez le droit à quel vaccin?

[00:38:21]

Vous avez le droit et si oui, quand, comment et comment s'y prendre? C'est compliqué.

[00:38:25]

Le gouvernement, en décembre, a érigé un principe qui a été clair, mais une stratégie qui a été confuse. Le principe clair, c'était on va vacciner d'abord les plus fragiles. Et ça, tout le monde l'a compris. On commence par vacciner les plus âgés dans les EPAD. Il y a eu un peu de polémique. Est ce qu'il ne faudrait pas vacciner? D'abord les actifs qui bougent, qui circulent? Les jeunes qui peuvent répondre le virus. Mais rapidement, la population dit oui.

[00:38:45]

Ceux qui ont le plus de risques d'aller faire une forme grave, d'aller en réanimation et de mourir, on les vaccine en priorité. Résultat aujourd'hui, on a déjà des bons résultats sur cette population là. Mais derrière, la stratégie était confuse. D'abord, le gouvernement a l'impression de vouloir ménager les vaccinaux sceptiques, ceux qui avaient peur. Donc, on va y aller doucement. On va y aller lentement. Ça rassurera tout le monde. Non, ça n'a pas convaincu ceux qui n'aimaient pas le vaccin que le vaccin allait être inoffensif.

[00:39:08]

Et ça fait douter ceux qui étaient pro vaccin parce que on leur disait Bon, vous, c'est dans quelques mois, le temps de prendre rendez vous, donc ils ont perdu des deux côtés. Et puis enfin, il y a eu ce millefeuille un peu confus où on a dit les personnes à risque qui ont su dire oui, mais il y a les médecins, il y a les soignants et tout le monde, a dit Bien sûr, il faut vacciner les soignants, donc on a ouvert la vaccination pour les soignants.

[00:39:27]

Après, on s'est dit oui, mais quelqu'un qui a 80 ans et qui a la chance de ne pas être en EPAD, c'est injuste de le faire attendre. D'autant qu'il court des risques puisqu'il prend le métro, il sort. Donc, on a rajouté les personnes très âgées qui n'étaient pas en EPAD. On a fait comme ça un millefeuille extrêmement complexe. À cela, les comorbidités qui permettaient à certains qui n'étaient pas dans l'âge d'y avoir droit, mais avec des absences.

[00:39:47]

Dans cette liste de comorbidité, on se disait Tiens, c'est curieux, il y a telle ou telle affection. Je pense notamment à tout ce qui était obésité qui n'y était pas tout de suite. Et puis enfin, cerise sur le gâteau, il y a eu la polémique Sarkozy. On s'est dit mais pourquoi lui, alors qu'il n'a pas l'âge 66 ans, alors qu'il n'est pas à la mi janvier, n'était pas dans les critères.

[00:40:02]

Alors il a invoqué le secret médical. C'est son droit en disant j'avais une raison. Du coup, question suivante dans la liste des comorbidités, qu'est ce qu'il aurait? Qu'est ce que cet ancien président de la République avait comme maladie grave? Il nous a caché. Encore une fois, c'est son droit secret médical. Mais c'est notre droit aussi de nous dire tiens, il y a quelque chose dans la vie de Nicolas Sarkozy qui nous a échappé.

[00:40:19]

Ça vous a questionné d'ailleurs le professeur aux yeux? Non, non, pas du tout. Non, je pense que c'est façonna. Pour moi, c'est le secret médical. C'est complètement anecdotique. Et dans d'autres pays, les présidents, les anciens présidents se font vacciner pour les Fêtes. Ça n'a pas d'importance. Par contre, ce qu'il faut expliquer aux Français, c'est que le gouvernement à naviguer à vue et continue à naviguer à vue et ne sait pas ce qui va être livré la semaine prochaine.

[00:40:45]

La semaine suivante, etc. Faire des vaccins. Avoir une formule vaccinale qui marche bien qu'on peut synthétiser pour en faire 100 000 à 100 000. C'est une chose pour en faire un million, 10 millions et 500 durian. Ça, ça nécessite des matières premières. Ça nécessite des filières de production qui sont assez compliquée, avec un degré de qualité qui doit être surveillé au jour le jour. Et c'est là où les choses commencent à se compliquer. C'est dire qu'il y a plus de 200 vaccins qui sont potentiellement qui pourraient être utilisés.

[00:41:17]

Sauf que les fabriquer et avoir les générateurs de production.

[00:41:21]

Le chose de l'industrie s'inquiète. Parce que bientôt va commencer la production du vaccin 2021 pour la grippe qui mobilise, qui mobilise les chaînes, les usines.

[00:41:29]

Et donc, il faudra faire fabriquer tout cela en même temps.

[00:41:33]

Alors, Sophie fait le nombre. En tous les cas, le nombre de vaccins qu'on va recevoir en France va tripler au cours des deux prochains mois. Et du coup, on a décidé d'embarquer les pharmaciens dans la danse alors qu'on a ce qu'on a découvert, c'est qu'il y avait une jalousie. Entre pharmaciens et les médecins, les médecins ne voient pas ça d'un très bon œil. J'ai même vu, je ne vais pas citer, mais un tweet disant. Les pharmaciens se mettent à vacciner.

[00:41:56]

À quand les boulangers? Je me suis dit Oh là! Mais il y a une rivalité qu'on ne soupçonnait pas entre médecins et pharmaciens.

[00:42:03]

Il y a une rivalité, mais il y aura sans doute une grande efficacité puisque les pharmaciens déjà ont envie de patiner. On a vu que sur les tests, ils se sont très bien organisés pour pouvoir répondre à la demande, y compris le week end, alors que parfois, dans les labos, c'était un peu plus compliqué d'y aller d'y aller le week end. Et puis, à partir du 15 mars, ça va être assez compliqué pour moi. Est ce qu'on pourra venir se faire vacciner quand on a plus de 50 ans avec une comorbidité, mais sans ordonnance?

[00:42:30]

Comment vous allez vérifier que telle personne de plus de 50 ans a une comorbidité et l'autre ne l'a pas? Donc, à mon avis, à partir du 15 mars, on va avoir un élargissement de facto de la vaccination des plus de 50 ans et donc à ce moment là, on va avoir un mouvement qui va aller, qui va aller plus vite et peut être un peu moins de réticence pour ce vaccin AstraZeneca puisque pour l'instant, ceux qui sont réticents, c'est aussi ceux qui ont le choix, qui se disent qu'ils pourraient avoir droit ou à aider ceux qui n'ont pas le choix.

[00:43:00]

Peut être envie d'être vaccinés tout court. On s'est fait un petit hit parade de vaccins dans notre tête. Inconsciemment, finit par mourir dans tous les cas. Est ce qu'on peut déjà dire que cette campagne de vaccination, à l'affût des premiers résultats, notamment chez les plus âgés, les plus de 80 ans dans les épatent? Je crois qu'on est à 83 de gens qui ont reçu leur premiers doses et 57% qu'ils ont eu avec rappel. Est ce que déjà, c'est ce que semble dire le premier ministre?

[00:43:23]

On a une baisse des contaminations dans cette tranche d'âge. Un repli?

[00:43:27]

Oui, on a surtout une baisse des formes graves qui, aujourd'hui, sont le point limitant dans l'organisation des confinement et la saturation des hôpitaux. Quand on regarde la décision qui a été prise entre la Seine Saint-Denis et le Pas de Calais. Elle relève aussi de ça. Donc, c'est un élément extrêmement important. C'est ce qui a été vu par les Israéliens. C'est ce qui a été vu par les Anglais et c'est ce que nous, on voit également de manière très pratique.

[00:43:49]

Donc, c'est quelque chose qui est extrêmement positif et qui veut dire qu'il faut bien continuer dans cette direction, y compris dans les EPAD y compris.

[00:43:56]

Alors, on l'a compris. Il faudra en tous les cas attendre encore plusieurs semaines avant de voir le bout du tunnel. Des semaines qui vont paraître très longues pour certains commerçants dont les entreprises sont fermées depuis de longs mois. Mélanie Funès et Ariane Morisson ont rencontré dans l'Aude, à côté de Narbonne, une gérante de salle de sport en grande difficulté et qui, du coup, s'est résigné à vivre et à dormir dans son propre établissement pour économiser un loyer. On regarde.

[00:44:25]

C'est un geste auquel elle tient plus que tout. Ouvrir le rideau de sa salle de sport, une entreprise devenue pendant quelques mois également son seul abri. A 53 ans, criblé de dettes, Cyril a été contrainte de quitter sa maison.

[00:44:39]

Mon fils dormait dans le vestiaire des hommes et lui avait décidé de dormir dans ce petit coin. Bon, c'est un petit peu sombre, mais lui se sentait bien dans son coin. Moi, de mon côté, je m'étais installé dans le sauna pour avoir un semblant de chambre. D'ailleurs, mon matelas est toujours là.

[00:44:54]

Une situation de grande précarité qui a duré plus de deux mois. Très compliqué.

[00:44:59]

Il faisait très froid. Comme vous pouvez le constater dans les vestiaires, il fait frais. J'ai eu très, très froid. C'était en novembre, décembre, janvier, quand il a fait très froid. On va dire je découvre ce qu'est la précarité, le fait de se battre pour se loger, pour manger.

[00:45:16]

Ouverte en janvier 2020, la salle de sport doit fermer un mois et demi plus tard pour cause de confinement.

[00:45:22]

Certes, beaucoup d'aides ont été distribuées, mais pas suffisamment pour que nous avons été fermées administrativement. On puisse s'en sortir. Je pense que les pouvoirs publics ne se sont pas aperçu qu'on était dans la difficulté.

[00:45:37]

Elle doit encore rembourser 250 000 investis dans des travaux et équipements sportifs. Mais depuis quelques semaines, Cyril peut accueillir une poignée d'adhérents. Tous ici ont une dérogation pour cause de pathologies lourdes au niveau du diabète.

[00:45:51]

En tout cas, c'est l'endurance qu'il va falloir favoriser et augmenter la masse musculaire. Ce qu'on est en train de faire aujourd'hui, c'est juste l'ancienne infirmière reconvertie en coach ouvre à perte, mais elle souhaite se sentir utile qu'après, il est en rémission d'un cancer du rein.

[00:46:06]

Elle a beaucoup d'humour et ça, je l'avoue tout le temps sourire tout le temps, même dans l'adversité. Mais c'est vous qui me donnez une énergie. Comment je pourrais me laisser aller ici? Non, mais c'est impossible. Ne ralentit pas. Ne fais pas exprès de ralentir. Allez, allez!

[00:46:24]

Mais derrière ce sourire si longtemps dissimulé, un sentiment de honte. Cyril a caché pendant des semaines sa situation.

[00:46:31]

Quand vous avez des adhérents comme Augustin, qui vous dit t'es toujours là, mais t'as couché là ou pas, ou d'autres qui me disent à J'ai vu la voiture hier soir, tu travailles encore à 23 heures. On sait que l'on n'est pas tout à fait honnête avec eux et moi. Ça, je me le refuse dans les vestiaires. Avec ça, il y a beaucoup d'émotion, c'est vrai. Mais cette histoire, ça fait beaucoup de monde. Je pense.

[00:46:57]

Ouvrir cette salle, c'était le rêve de cette ancienne championne.

[00:47:00]

J'ai la ceinture noire de judo, des rayons de soleil qui entrent et je n'envisage même pas d'arrêter. Là, non. Maintenant, ça demande une grande force mentale et c'est très énergivore également. Donc certains joueurs. Difficile, sans aide suffisante, sans salaire ni ressources. C'est la solidarité qui l'aide à s'en sortir.

[00:47:29]

Cyril occupe aujourd'hui cette maison gratuitement grâce à deux bienfaiteurs par jour.

[00:47:35]

Très bien, merci. C'est vrai. Oui, oui, oui.

[00:47:38]

Pourtant, ils ne se connaissaient pas il y a encore un mois, quand ça va bien se prêter un bien de cette valeur, de ce volume, de cette beauté à des gens qu'on ne connait pas, on ne connait pas l'origine. Ça, ça me touche énormément.

[00:47:52]

Les propriétaires, Guy et Christine, habitent une autre maison à quelques kilomètres et découvrent un soir la situation de Cyril.

[00:47:59]

On a vu le reportage à la télévision par Beau Dommage, mais nous, on a une maison qui est en vente était vide, donc on peut être. Et puis, je vis avec des entrepreneurs au quotidien, puisque c'est ma spécialité, je les accompagne. Voilà. Il n'y a rien d'extraordinaire dans ce qu'on fait. Qu'est ce que vous avez à leur dire, à part des remerciements et que je les aime très fort?

[00:48:28]

Il ne pourra pas faire la fête ensemble, c'est bien, ça fait du bien de faire plaisir à quelqu'un, de le sortir d'une situation comme la Syrie que de vivre. On l'aide à remonter la pente, remonter la pente pas à pas.

[00:48:45]

Cyril pourra rester sous leur toit le temps nécessaire. C'est un sujet émouvant parce qu'on voit à la fois la détresse psychologique que provoque ce conflit Scoville, même si il y a une belle histoire et la solidarité au bout. Oui, même s'il y a cette solidarité, on voit les triple dégats de cette épidémie des dégats économiques sur des entreprises qui étaient en fragilité et qui ont été fauchés complètement par le confinement, par la perte de clientèle. Il y a des dégâts psychologiques.

[00:49:13]

On voit cette dame dormir dans un sauna et se voir en condition de décadence, de déclin, de déclassement. Et puis, il y a un dégât social. C'est que ce sont des corporations entières salle de sports, les discothèques, certains métiers de la restauration qui se sont dit Mais on vit sans nous. Finalement, les gens ne manifestent pas dans la rue pour que ça rouvre. On n'était pas essentielle. Et cette cassure entre essentiels et non essentiels qui était dans le langage officiel au mois de novembre, elle a fait des dégâts absolument terribles.

[00:49:43]

Oui, les gens, ça fait un an qu'ils s'aperçoivent que la Terre continue de tourner sans eux et du coup, ils s'interrogent sur le sens même de leur profession. Exactement. Je n'étais pas Renaud Capuçon, le violoniste.

[00:49:53]

On le voit dans la culture. Vous avez à la fois le problème économique de ceux qui, notamment, ne pouvez pas prétendre à l'intermittence parce qu'ils n'avaient pas assez d'heures. Le rideau est tombé devant eux et ils sont depuis dans la grande précarité, mais aussi un impact technique. Quand vous êtes danseur ou musicien ou acteur, si vous ne jouez pas, vous perdez votre talent, vous perdez votre maîtrise, vous perdez votre votre virtuosité. Et puis, cette impression que l'on a sacrifié la culture.

[00:50:17]

On a fermé la culture. Où sont les manifestations? Où sont les protestations? Il y en a eu un peu, mais pas grand chose. C'est à dire que les gens entre ce qu'ils peuvent trouver dans le numérique les abonnements télévisés. Ils ont remplacé la culture vivante par la culture en boîte de conserve. Et cela dure depuis longtemps. Et on a l'impression que le monde continue à tourner malgré quelques quelques manifestations de sympathie. Et ça, ça va être difficile aussi quand ça va redémarrer parce qu'il y aura un moment festif.

[00:50:42]

Tout le monde va vouloir aller au théâtre, au cinéma, au restaurant. Et puis après, on va retrouver le rythme de croisière. Est ce que ce rythme de croisière ne sera pas inférieur à ce que l'on connaissait en 2018 ou 2019?

[00:50:52]

Justement, cette réouverture, Sophie fait qu'elle sera joyeuse. Ou est ce que, malheureusement, on n'a encore rien vu puisque grâce à ces aides, on a ces chiffres très curieux. Le nombre de faillites a baissé moins 38% l'an dernier. Les entreprises ne font font moins faillite. Curieusement, il y a un an. On n'a rien vu parce que pour l'instant, quand on regarde le niveau de trésorerie des entreprises, elles ont encore de la trésorerie positive grâce au PGI, grâce au fait que l'Etat prend en charge une grande partie des salaires à travers le chômage partiel et surtout grâce au fait que l'Urssaf ne réclame pas les cotisations même si elles ne sont pas payées aujourd'hui, elle ne fait pas pression sur les entreprises.

[00:51:32]

Dès qu'on va revenir à la normale, on ne sait pas ce qui va se passer de nouveau. Les entreprises vont devoir repayer leurs salariés et vont devoir remettre, réinvestir pour remplir les frigos. Quand on est un restaurant ou pour. Ou pour faire davantage tourner les stocks. Quand, entre autres, une autre entreprise ou pour relancer toutes ces machines, relancer son sauna quand on a une salle de sport comme celle de la dame qu'on a vu. Et donc, tout ça va demander de la trésorerie.

[00:52:00]

Encore plus de trésorerie. Et c'est là qu'on va voir. Peut être le PG n'est pas suffisant ou bien que ça ne redémarre pas assez vite et qu'on ne peut pas. Alors les restaurateurs, par exemple, ont déjà pris les devants et ils ont demandé des aides qui durent tout l'été, qui ne s'arrête pas un instant où on rouvrira les restaurants. Mais ce moment là va être très, très délicat, mais personne ne sait aujourd'hui comment ça va se passer parce que tout le monde a conscience qu'il faut mettre de la progressivité.

[00:52:27]

Et puis on a crié au loup. On avait dit on pensait qu'il y aurait des faillites dès septembre. Ensuite, on pensait qu'elle aurait lieu en janvier et finalement, elles n'ont pas lieu. Donc on voit que le gouvernement gère quand même ça assez bien, sauf dans des cas particuliers comme celui de cette dame. Parce que quand on a commencé son activité en janvier 2020, on n'a pas de base de comparaison pour pouvoir se faire aider.

[00:52:47]

Ce que m'a expliqué un restaurateur l'autre jour qui venait de se lancer, s'était endetté. Du coup, il n'avait pas de dettes puisque pas de chiffre d'affaires antérieur. Il y a des trous dans la raquette, dans les aides, évidemment. Allez tout de suite, on revient à vos questions. Annonce d'un retour à la normale mi avril, alors qu'un pic est attendu mi mars. Comment vivre avec ses contradictions anxiogènes? C'est vrai, Christine Mourousi. On voit bien qu'il y a deux impératifs.

[00:53:15]

Il y a la détresse psychologique de cette dame qui dit Écoutez moi, j'en ai assez qu'on me parle du Kovy dès qu'on m'empêche de travailler, parce que moi, je coule. Et de l'autre côté, vous avez les patrons, les chefs de service de réanimation qui disent mes m'attend, on va devoir faire du tri. Ce n'est pas fini. Il faut vraiment que tout le monde comprenne que l'histoire est loin d'être finie. Quand doit on a un niveau d'infection de circulation virale sur l'ensemble de la France qui est beaucoup trop élevé?

[00:53:43]

L'histoire est loin d'être finie et ce n'est pas monsieur Macron. On dit il faut vivre avec, c'est plus que vivre avec. Faut anticiper et essayer vraiment de le faire diminuer.

[00:53:52]

Je n'ai pas mouillait dans Le Figaro, il y a huit jours, il y avait un article qui relatait que des familles commençaient à attaquer les hôpitaux en justice, estimant que les hôpitaux, sans le dire, se livraient à du tri. L'article disait Mon père, à 85 ans, l'a pas mis en réanimation alors qu'on aurait dû un tel à 88. Alors, est ce que quand même? On est évidemment faute de lits et de lits de réanimation. On fait davantage de tri, entre guillemets notamment, a décidé, rôdés aux dépens des personnes les plus âgées.

[00:54:20]

Non, je ne pense pas que ce soit du tri. C'est l'indication, le tri. Ça n'intervient que lorsque l'on est en état de saturation. En France, la majorité des réanimations ne sont pas en saturation. C'est le problème de l'appréciation du bénéfice et du risque qu'on va avoir d'hospitaliser un patient extrêmement fragile dans un service de réanimation. Donc, c'est un choix permanent qui doit être fait par le médecin. Mais ce n'est pas ça, le tri. Le tri, c'est de dire comme à un moment, on a fait en Italie, au moment du plus fort de l'épidémie de la première vague, on a dit on ne prendra plus en hospitalisation les gens de plus de 65 ans.

[00:54:48]

Ça, c'est du tri. Là, c'est de l'analyse clinique, comme on l'a fait pour estimer le bénéfice et le risque d'apporter une thérapie qui est souvent très lourde et qui pourrait parfois malheureusement accélérer le départ du patient.

[00:55:00]

Ce qui peut nous faire dire que, heureusement, le système hospitalier français tient encore. Tout à fait. Quand le vaccin Spot TV sera t il homologué dans l'Union européenne? Question de EMAS dans l'Isère, alors?

[00:55:14]

Il y a plusieurs questions sur ce vaccin Spoutnik. La question de la production, notamment, est une les questions les plus importantes. Parce que les Russes. On voit bien, ne sont pas capables de les produire pour le moment et cherchent des usines de production. Mais c'est sans doute un vaccin intéressant qui va apporter au panel. Tous les vaccins réduisent le risque de formes graves. Donc pour le moment, on a des vaccins assez complémentaires et même si c'est des mécanismes d'action assez différents qui vont être complémentaires.

[00:55:48]

Le fait que les uns et les autres n'ont pas les mêmes systèmes de production, on est un peu frileux aussi sur le fait que la production qui est telle qu'elle serait faite en Russie serait pas avec les procédures aussi réglementaires que ce que l'Europe est en droit d'exiger. Et donc, c'est pour cela que, quitte à faire, vaut peut être mieux faire vacciner, le faire produire chez nous avec nos règles d'hygiène, de sécurité, de qualité complète plutôt que de l'importer yassa.

[00:56:21]

Mais de toute façon, ce que je pense surtout, c'est que il faut qu'on aille vers un entraide internationale. Le vaccin est un bien commun. Il faut qu'on y aille et il faut qu'on s'entraide. Il faut que le Nord puisse faire accéder le Sud aux vaccins et le programme Kovács est loin d'être suffisant.

[00:56:39]

Donc, pour l'instant, on n'est pas dans juste pour l'exemple parce que chacun se bonbons, attendait de moi. J'ai de ma population qui est prioritaire.

[00:56:46]

C'est pas possible de raisonner comme ça parce que c'est comme si le virus ne passait pas la frontière. C'est une pandémie. Il faut que tous les pays, tout le monde entier soit couvert et soient vaccinés. Sinon, on va être confronté à ce virus là, ce virus là. Et puis ce virus là, ça va des variantes. Résistant, bien sûr. Mais bien sûr, il ne faut pas que des variantes qui émergent en Afrique, en Egypte ou ailleurs, parce qu'ils n'ont même pas de l'oxygénothérapie, rien.

[00:57:11]

Et que là, les caisses sont vides dans ces hôpitaux. On a eu les Tunisiens hier. Voilà, c'est des difficultés qu'il faut prendre en compte sur le monde entier. Et puis puis, de toutes les façons, on va avoir à avoir vacciné, sans doute avec les nouvelles formulations, les formules adaptées, etc. Donc, il faut envisager une pandémie mondiale et un besoin vaccin mondial.

[00:57:37]

Christophe Barbier. J'ai 35 ans. Je ne demande qu'à être vacciné. Quand cela sera t il possible? Question de Marie en Seine-Maritime, l'encercle. Pour l'instant, ils ne sont pas prévus les moins de 50 ans dans aucune des cases. Mais il y avait cette semaine ce jeune auteur, Maxime l'IdO, qui lisait Et pourquoi on ne s'intéresse pas à nous. Nous, on a notre vie devant nous. Après tout, il a sorti son livre La génération fracassante.

[00:57:57]

Il dit Ben, on a notre vie à vivre. Finalement, pour nous, c'est précieux et on devrait être prioritaire.

[00:58:03]

L'un des pronostics chiffrés du ministre de la Santé en janvier était de le dire. Fin août, 70 millions de Français ont été vaccinés. Toute la population, donc les moins de 35 ans, seront dedans. Peut être qu'on peut espérer qu'avant, ça ne soit pas forcément nécessaire parce qu'il y aurait eu tellement de vaccinés que le virus se sera éteint sur notre territoire. Et là, il faudra faire attention à vacciner ceux qui voyageront. Après, je pense qu'il y a des maladies qui menacent la jeunesse, contre lesquelles il n'y a pas de vaccin.

[00:58:27]

Pour l'instant, c'est l'effondrement économique que l'on va subir et la difficulté d'une relance, ça peut leur faire une entrée dans la vie active particulièrement pénible. Il y a la dette, le remboursement de la dette et les formules qui seront adoptées.

[00:58:39]

Et cette génération là va peut être avoir pendant dix, vingt, trente ans ces virus économiques dans des éprouvettes et dans sa vie.

[00:58:46]

Quand aura t on des vaccinaux drome plus efficaces pour une vaccination de masse? Avec pas Amoyel. Aujourd'hui, on a les vaccinaux drome, les médecins et les pharmaciens pour se faire vacciner.

[00:58:58]

Alors on a des centres de vaccination. On n'a pas encore eu le temps de les organiser comme on a pu le faire l'Allemagne au mois d'octobre, au mois de novembre, comme le font les Américains avec leurs avantages logistique absolument fantastiques. Mais je pense qu'en France, avec les médecins généralistes, les pharmaciens et peut être d'autres corps de soignants, on pourrait justement avoir cette efficacité. Il faut qu'on atteigne 300 00 vaccinations par jour si on veut, si on veut réussir les objectifs qu'a présenté le premier ministre.

[00:59:26]

Donc voilà, c'est vraiment une question d'organisation et de logistique. C'est beaucoup moins une question scientifique comme cela a pu l'être au moment de la découverte de ces vaccins.

[00:59:33]

Pourquoi Emmanuel Macron n'a t il pas le même discours alarmiste que la grande majorité des scientifiques?

[00:59:38]

Question de Sébastien dans le Calvados, le président de la République a considéré en janvier que qu'il y avait dans l'opinion profonde des mouvements plus puissants que la sécurité sanitaire. C'était des mouvements qui réclamaient le retour de certaines libertés et surtout, une profonde inquiétude économique. Il a mis la priorité économique éviter l'effondrement de certaines activités, relancer le pays avant la priorité épidémique. Alors, il ne veut pas le dire comme ça puisque finalement, sauver des vies. C'est évidemment là la priorité permanente, mais dans ses arbitrages à partir de la fin janvier.

[01:00:10]

C'est ça qui a dominé et on a vu le clan des économiques, notamment Bruno Le Maire, un peu Roselyne Bachelot, commencer à emporter des arbitrages par rapport au clan des sanitaires. Jean Castex, Olivier Véran, Jean Castex ont fait une bonne partie de sa carrière dans l'administration et la haute administration de la santé. Ce que, à l'Elysée, certains conseillers appelaient le clan des enfermez qui voulaient nous confiner pendant un mois, deux mois pour essayer d'avoir une éradication du virus.

[01:00:36]

A ce moment là, Emmanuel Macron a changé dans la priorité stratégique. C'est aussi quelqu'un qui se projette sur l'année 2022, année de la présidentielle, et il sait qu'à ce moment là, on a une bonne chance d'avoir une pandémie derrière nous et que ce sera le sujet de la présidentielle. Ça sera le chômage et son niveau, les faillites et leur nombre et la relance économique.

[01:00:55]

Qu'allons nous faire des vaccins? AstraZeneca, qui risque de nous rester sur les bras questionde Nicolas dans le Bas-Rhin, ça peut se périmé.

[01:01:02]

Il en en tout va être utilisé. Il n'y a pas de souci là dessus, mais quand on a ouvert une dose, il faut dix patients, une dose du patient. Ce qui est de ce dont on parle, c'est de centaines de milliers de doses. Non, tout va être utilisé. Tout doit pouvoir être utilisé assez facilement. Les pharmaciens sont plus que prêts dans les starting blocks pour toucher l'ensemble du territoire. On est dans un pays où on a une très bonne chose que les pharmaciens, au moins, c'est une très bonne chose.

[01:01:31]

Ils ont un contact direct avec leurs clients, avec leur patientèle. Ils savent les dossiers de ceux qui sont cardiaques ou pas. Ils savent les dossiers et savent très bien ceux qui ont un diabète à qui ils donnent des médicaments tous les mois. Donc, les pharmaciens sont très proches des patients et on a une couverture de l'ensemble du territoire qui est absolument énorme. Et c'est évidemment de ça dont il faut bénéficier. Pour les personnes à domicile, les infirmières sont prêtes, les médecins Vansummeren progressivement.

[01:02:00]

Moi, je ne vois pas le conflit médecins, pharmaciens parce que c'est vrai que je vois un enthousiasme pour participer des pharmaciens très supérieurs. C'est vrai que la façon dont ils se sont mobilisés pour les barnums, pour le dépistage est quand même assez assez étonnante. Et finalement, c'est eux qui ont amené progressivement la population au dépistage. Et je crois que Olivier Véran a raison. Il faut continuer, continuer, continuer. Parce que, comme l'a dit M.

[01:02:26]

Amoyel, si on détecte 25 000 à 50 000 qui sont positifs, qui ne se sont pas identifiés, qui sont en train de contaminer et de diffère, donc, on a beaucoup de mal à isoler les positifs et à leur faire comprendre qu'il ne faut pas qu'il contamine leurs familles. Mais il y en a encore beaucoup trop chaque jour. Vous parlez de enthousiasme des pharmaciens. À l'inverse, à côté de Jean Castex, après Jean Castex, il y avait une médecin qui était là, comme pour.

[01:02:51]

Comme si on voulait encourager les médecins à reprendre la vaccination. On sait qu'en une semaine, ils sont passés de 29 000 à 19 000. Comment vous?

[01:02:59]

Comment vous expliquez cette baisse de motivation financée par une baisse de motivation? C'est un peu compliqué. C'est toujours la même chose. Ils font ça et il faut qu'ils en fassent encore plus et encore plus. Plus le fait de l'organisation, plus le fait de l'informatique. Voilà, c'est pour le moment. C'est un peu compliqué. Il faut que ça se mette en place. Il faut que ça démarre. Ça va venir? Aucune. Je l'ai bien vu. Je la connais bien.

[01:03:22]

Elle a toujours eu son enthousiasme. Elle a beaucoup travaillé avec nous dans le voyage et pour la médecine de ville. Impliquée de la médecine de ville dans le ménage, elle a toujours été très enthousiaste. Elle va induire des médecins qui vont s'y habituer. Et les pharmaciens? Donc, à partir du 15 mars, ils commenceront et seront prêts avec enthousiasme.

[01:03:41]

Et merci beaucoup d'avoir participé à cette émission, de l'avoir suivie. Je rappelle que c'est dans l'air disponible gratuitement en podcast audio sur toutes les bonnes plateformes. Vous restez sur France 5 à suivre. C'est à vous. Bonne soirée.