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Europe : du rêve de VGE... au Brexit

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Europe : du rêve de VGE... au BrexitYves THRÉARDDirecteur adjoint de la rédaction du « Figaro »Romain GUBERTJournaliste « Le Point »Patrick MARTIN-GENIER - En duplex Enseignant en droit publicSpécialiste des affaires européennesBéatrice GURREY - En duplexGrand reporter « Le monde »Toute sa vie durant, l'ancien président de la République Valéry Giscard d'Estaing, décédé ce mercredi 2 décembre 2020, a été un infatigable défenseur de la construction européenne. A l’Élysée, il a en partie façonné l'Europe telle qu'on la connaît aujourd'hui. Dès les premiers mois de son septennat en juillet 1974, il donne le ton : "La politique européenne ne fait plus partie de notre politique étrangère. Elle est autre chose et ne se sépare plus du projet fondamental que nous formons pour nous-mêmes".Partisan d’un approfondissement de l'intégration européenne, Valéry Giscard d'Estaing va alors avoir la chance d’être au pouvoir en même temps que son homologue allemand Helmut Schmidt avec qui il va travailler de concert. Leur entente est telle que c'est à cette époque qu'est créée l'expression "couple franco-allemand". Ensemble, ils vont mener trois réformes européennes majeures, qui ont à jamais marqué la construction européenne. Ainsi en décembre 1974, VGE participe à la création du Conseil européen, réunion régulière des chefs d’État ou de gouvernement européens. En 1978, c'est lui, avec Helmut Schmidt, qui propose la création du Système monétaire européen (SME), préfiguration de l'Union monétaire et de l'euro. Le dispositif voit le jour l’année d’après. Enfin, c'est sous son mandat qu'est décidée l'élection au suffrage universel direct du Parlement européen. Une disposition que ses deux prédécesseurs à l'Elysée avaient toujours refusée et qui aboutit en 1979 aux premières élections européennes. Remporté par l'UDF (le parti du président), ce scrutin porte Simone Veil à la présidence de la première Assemblée européenne.Après sa défaite à la présidentielle de 1981 contre François Mitterrand, l’ancien chef de l’Etat poursuit son engagement en faveur de l'Europe, notamment au Parlement européen, où il siège de 1989 à 1993. Ce natif de Coblence, en Allemagne, qui ambitionne de diriger l’Europe prend ensuite la tête de la convention chargée de rédiger une Constitution à l’échelle du continent qui sera finalement rejetée en 2005.Enfin, à la veille du réferendum sur le Brexit en 2016, l’ancien chef d’État qui dans un entretien accordé en Atlantico disait penser que le Royaume-Uni allait quitter l’Europe, estimait nécessaire que celle-ci se réforme en profondeur, "renégocie les traités qui organisent la gouvernance", si elle veut survivre. "L’Europe à 28, n’est pas gouvernable. Donc l’Europe ne peut pas continuer à fonctionner comme elle fonctionne actuellement. Cette Europe à 28 est incapable d’affronter les problèmes qui se posent aujourd’hui, la crise économique, la mondialisation" disait-il.Quatre ans après le référendum, les points de blocage restent nombreux entre Londres et Bruxelles malgré l'approche de la fin de la période de transition post-Brexit, le 31 décembre à minuit, moment qui marquera le départ du Royaume-Uni du marché unique. Des blocages que l’on retrouve également sur la question du budget et du plan de relance européen. La Pologne et la Hongrie s’opposent toujours à un mécanisme permettant de les priver de fonds en cas de violations de l’État de droit.Alors quel est l’héritage européen de Valéry Giscard d'Estaing ? Quel avenir pour l’Europe ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

VACCINS : LES ANGLAIS Y VONT… ET NOUS ? 02-12-20

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VACCINS : LES ANGLAIS Y VONT… ET NOUS ? 02-12-20Les invité.e.s Dr Jean-Paul HAMONPrésident de la Fédération des Médecins de FranceAuteur de « Qui veut la peau de nos généralistes ? » Eve ROGERCheffe du service société à « Europe 1 » Pr Bruno LINA – En direct de LyonVirologue au CHU de LyonMembre du Conseil scientifique Dr Françoise SALVADORI – En direct de DijonHistorienne de la vaccinationDocteure en virologie et immunologieAuteure de « Antivax, la résistance aux vaccins du XVIIIè siècle à nos jours »Les premières vaccinations contre la Covid-19 débuteront au Royaume-Uni dès la semaine prochaine. Les autorités britanniques ont donné ce mercredi leur feu vert au vaccin mis au point par Pfizer et BioNTech. Cette décision "fait suite à des mois d’essais cliniques rigoureux et d’une analyse approfondie des données par des experts MHRA qui ont conclu que le vaccin répondait à ses normes strictes de sécurité, de qualité et d’efficacité", a indiqué le ministère de la Santé britannique. Le Royaume-Uni a commandé 40 millions de doses de ce vaccin, suffisamment pour vacciner 20 millions de personnes (deux doses pour chacune). Environ 10 millions de doses doivent arriver dans les prochains jours afin de commencer la campagne "dès le début de la semaine prochaine" a expliqué le ministre de la Santé. Parmi les personnes prioritaires pour le recevoir devraient figurer les résidents des maisons de retraite, les personnels soignants, les personnes âgées et les personnes les plus vulnérables. Avec ce coup net d’accélérateur outre-Manche, le Royaume-Uni devient le premier pays au monde à autoriser ce vaccin. Mais les États-Unis pourraient être le prochain puisque l'Agence américaine des médicaments (FDA) a aussi été sollicitée par Pfizer/BioNTech et, depuis lundi 30 novembre, par Moderna. En cas de feu vert, les deux vaccins pourraient être disponibles dès ce mois-ci outre-Atlantique, alors que le pays connait un regain de l’épidémie et paie le plus lourd tribut humain avec 270 450 morts de la Covid-19. En France en revanche, une première campagne "très ciblée, avec des vaccins de première génération", réservée aux personnes les plus vulnérables ne devrait pas commencer avant début janvier, selon le président de la République. Pourquoi une telle différence ? Tout simplement parce que la France attend le feu vert de l'Europe avant de lancer une campagne de vaccination. L'Agence européenne des médicaments (EMA) doit se prononcer le 29 décembre "au plus tard" sur l'autorisation d'un premier vaccin. Il devra ensuite être autorisé par la Commission européenne. Quelle sera alors la stratégie vaccinale française ? Cette dernière doit être détaillée ce jeudi 3 décembre par le Premier ministre et son ministre de la Santé. L'exécutif dispose de l'avis rendu en début de semaine par la Haute autorité de santé (HAS), qui a préconisé une campagne de vaccination en plusieurs phases successives, avec une priorité pour les personnes les plus à risque de forme grave et les plus exposées au virus. Les résidents de l'Ehpad et certains personnels seront prioritaires. Ensuite une autre campagne "plus large et plus grand public" devrait s'ouvrir "quelque part entre avril et juin", a déjà précisé le chef de l’État. Le chef de l’État a également réaffirmé qu'il ne serait pas question de rendre la vaccination obligatoire et qu'un collectif de citoyens sera créé "pour associer plus largement la population". Car l’un des enjeux de la campagne de vaccination va être de convaincre les nombreux sceptiques. Que ce soit par indifférence, peur ou conviction, 59 % des Français n'auraient pas l'intention de se faire vacciner contre le Covid-19, selon un sondage Ifop publié par le JDD dimanche dernier. Alors que la plupart des États du monde se préparent aux premières campagnes de vaccination, la France, pays de Pasteur et de l’invention du vaccin contre la rage, s’impose aujourd’hui comme un des pays les plus hostiles au vaccin. Ce alors que des interrogations sur l’origine du virus subsistent un an après son apparition, et que la gestion de la Chine est de nouveau pointée du doigt. Selon un rapport confidentiel rédigé par le centre de contrôle et de prévention du Hubei, province connue pour être l'épicentre mondial de la pandémie, et transmis à la chaîne CNN par un lanceur d’alerte, les autorités régionales auraient sous-estimé le nombre de contaminations, de même que le pouvoir chinois.   Alors la Chine a-t-elle aussi bien géré l'épidémie qu'elle le prétend ? Quelle est la stratégie de vaccination en France ? Enfin qui sont les Français qui ne souhaitent pas se faire vacciner ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

Qui a éliminé le cerveau du nucléaire iranien ? 01-12-20

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Qui a éliminé le cerveau du nucléaire iranien ?Les invité.e.s :FRANÇOIS CLEMENCEAURédacteur en chef international au « Journal du Dimanche »PIERRE SERVENTExpert en stratégie militaireAGNÈS LEVALLOIS – En DuplexConsultante spécialiste du Moyen-OrientARMELLE CHARRIER – En DuplexÉditorialiste en politique internationale à « France 24 »C'est une mort qui pourrait dégrader un peu plus les relations entre l'Iran et Israël et entraîner une nouvelle escalade des tensions dans la région. L'un des principaux responsables du programme nucléaire iranien, Mohsen Fakhrizadeh, a succombé à ses blessures après une attaque au véhicule piégé, suivie d'une fusillade contre sa voiture, vendredi 27 novembre. Le ministère de la Défense iranien a annoncé la nouvelle, en précisant que la victime était le chef de son département recherche et innovation, chargé notamment de la "défense antiatomique". Le jour même, Téhéran a accusé le Mossad, les services secrets israéliens, d'être derrière cet assassinat et a promis des représailles. Alors que sait-on de ce scientifique iranien ? Le Mossad l’a-t-il assassiné ? Et surtout quelles pourraient en être les conséquences ? Le meurtre de ce scientifique est une lourde perte pour le programme nucléaire iranien. Mais au-delà de l’aspect militaire, son assassinat promet de compliquer les efforts diplomatiques annoncés par le président-élu des États-Unis Joe Biden. En effet, ce dernier même s’il ne peut être considéré comme un ami de l'Iran, n’a pas caché néanmoins sa volonté de faire réintégrer les États-Unis dans l’accord nucléaire iranien du 14 juillet 2015. Une volonté de renouer le dialogue qui était bien accueillie par le président iranien. Mercredi dernier, Hassan Rohani affirmait ainsi que Téhéran et Washington pouvaient revenir "à la situation qui prévalait" sous l'ère Obama et que cela pourrait "changer complètement le cours des choses". Mais l'assassinat vendredi de l'un des pères du programme nucléaire iranien, compromet, au moins à court terme, cette détente. Dès samedi le président iranien a accusé Israël de vouloir semer le "chaos" et a promis une riposte "en temps et en heure". Il a également prévenu que l’Iran ne tomberait pas dans le "piège" tendu selon lui par Israël. Mais les tenants de la ligne dure en Iran préconisent une réponse musclée à l’assassinat de Mohsen Fakhrizadeh qui pourrait considérablement envenimer les choses avant l’arrivée au pouvoir du nouveau président américain. Car elles pourraient, selon nombre d’experts, fournir le prétexte recherché par Washington de surenchérir par des frappes massives sur les sites nucléaires iraniens et ce dans les derniers mois restant de l’administration Trump. De son arrivée à la Maison Blanche, Donald Trump a fait de l’Iran sa bête noire. Il a sorti unilatéralement son pays de l’accord en 2018, trois ans après la conclusion à Vienne de ce pacte que le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, n’a cessé de combattre. Les sanctions imposées ou réimposées par Washington ont plongé l’économie iranienne dans une violente récession et ont poussé l’Iran à suspendre l’application de la plupart de ses engagements, mais pas l’accès consenti aux inspecteurs de l’AIEA. Or désormais les voix s’élèvent en Iran pour demander la reprise du programme nucléaire et le départ des inspecteurs de l’AIEA alors que la stratégie de Téhéran, ces derniers mois, avait été de faire le dos rond dans l’attente de l’arrivée d’un nouveau président américain. Ainsi l’assassinat en janvier dernier du Général Soleimani, artisan de la stratégie régionale de l'Iran, n’a donné lieu qu’à des frappes contre les bases américaines en Irak avec information préalable de ces derniers de les évacuer. L’incendie du site des centrifugeuses de Natanz en juillet dernier, attribué aux israéliens n’a pas fait l’objet de représailles non plus. Alors qu’en sera-t-il aujourd’hui ? Que va faire Téhéran ? Quelles peuvent être les conséquences pour l’administration de Joe Biden qui veut renouer le dialogue diplomatique avec l’Iran ? Quel bilan tirer de la politique de "pression maximale" mise en œuvre par Donald Trump dans la région ? Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

L’ÉTAT DE CRISE PERMANENT 30-11-20

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L’ÉTAT DE CRISE PERMANENTLes invité.e.s :Roland CAYROLPolitologue - CETANNathalie SAINT-CRICQÉditorialiste politique à « France Télévisions »Brice TEINTURIER - EN DUPLEXDirecteur Délégué de l’institut de sondages IPSOSSOAZIG QUÉMÉNER – EN DUPLEXRédactrice en chef du service politique de « Marianne »Macron face à la colère des Français. Ce samedi, des manifestations contre la loi « sécurité globale » étaient organisées un peu partout dans le pays. À Rennes, Lyon, Paris ou encore Strasbourg, ils étaient 133 000 manifestants à battre le pavé selon l’Intérieur, 500 000 selon les organisateurs. En cause, la loi « sécurité globale, et plus particulièrement l’article 24, déjà adopté en première lecture par l’Assemblée nationale, qui vise à pénaliser la diffusion malveillante d'images de forces de l'ordre. En fin de journée, des heurts ont éclaté dans la capitale avec près de 50 interpellations et une centaine de policiers et gendarmes ont été blessés, a indiqué le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. Ce texte de loi, qui créé la controverse au sein même de la majorité, intervient dans un contexte tendu marqué par une semaine de violences policières : lundi, des migrants installés place de la République ont été violemment évacués par les forces de l’ordre tandis qu’un producteur de musique a été lourdement passé à tabac par des policiers, dans le 17e arrondissement de Paris, le 21 novembre dernier. Les images, qui ont circulé massivement sur les réseaux sociaux, ont fortement choqué l’opinion publique. Le ministre de l’Intérieur doit être auditionné en fin de journée par la commission des Lois de l’Assemblée nationale pour apporter des précisions sur ces différents événements. La colère aussi dans les stations de ski. Lors de sa conférence de presse, jeudi 26 novembre, le Premier ministre Jean Castex a annoncé que les stations de montagne seraient ouvertes mais pas les remontées mécaniques. Une annonce qui n’a pas tardé à faire réagir : des élus, députés, présidents de région et une quinzaine d'organismes et entreprises demandent à Emmanuel Macron la réouverture en décembre des remontées mécaniques. « Monsieur le président de la République, ne tuez pas la montagne française ! », ont-ils écrit dans une tribune, réclamant « un calendrier précis » et « en urgence un sommet de la montagne » autour de Jean Castex afin d’obtenir « un vrai plan de compensation à la hauteur du choc » économique. En France, les restaurateurs sont contraints de rester fermer au moins jusqu’au 20 janvier. Pour compenser les pertes, l’exécutif a déjà annoncé une indemnisation à hauteur de 20% de leur chiffre d’affaires. En visite à Reims, ce week-end, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a indiqué que le plafond d’indemnisation pour les entreprises -qui restent fermées à cause du coronavirus- va doubler, et atteindre les 200 000 euros par mois. Des aides pourtant jugées insuffisantes par la profession. En Allemagne, par exemple, les entreprises se verront verser jusqu’à 75% de leur chiffre d’affaires du mois de novembre 2019.Comment l’exécutif va-t-il réagir face à la forte mobilisation du week-end et après une semaine marquée par des violences policières ? Va-t-il devoir revoir sa copie concernant l’article 24 du texte de loi « sécurité globale » ? Les professionnels des sports d'hiver vont-ils obtenir gain de cause pour les fêtes de fin d’année ? Quid des restaurateurs ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

LES COMMERCES REOUVRENT ... LES CLIENTS REVIENNENT 28-11-2020

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C dans l'air du 28 novembre :Réouverture des petits commerces : le jour JIl était temps. Magasins de jouets, boutiques de prêt-à-porter ou de maroquinerie, librairies, salons de coiffure… Ce samedi 28 novembre, les petits commerces ont pu rouvrir leurs portes avec un protocole sanitaire renforcé. Jauge de 8m2 par client, système de comptage pour les magasins de plus de 400m2, horaires d’ouverture élargis, dérogation pour le dimanche…, tout a été minutieusement préparé par Bercy et son ministre Bruno Le Maire. Depuis un mois, les commerces dit non-essentiels sont fermés au public, créant ainsi des pertes considérables pour leur chiffre d’affaires. Avec cette réouverture, et les fêtes qui approchent, ils espèrent sauver une partie de leur saison.Mais d’autres ne pourront pas rouvrir. C’est le cas des restaurants, bars, cafés, salles de sport ou encore discothèques. Pour les restaurateurs, il faudra attendre au moins le 20 janvier pour qu’ils puissent accueillir à nouveau du public. Une décision qui plonge le monde de la restauration dans un grand désarroi. En visite à Reims, avec le Premier ministre, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a annoncé le doublement du plafond d’indemnisation mensuel, porté à 200 000 euros, pour les entreprises qui demeurent fermées. Plus tôt, l'exécutif avait proposé aux restaurateurs de choisir entre le fonds de solidarité jusqu'à 10.000 euros par mois ou le versement d'une nouvelle indemnisation à hauteur de 20% de leur chiffre d'affaires mensuel réalisé à la même période en 2019. Mais ces aides sont loin de rassurer la filière. Ce jeudi 26 novembre, ils étaient nombreux à manifester, dans les rue de Marseille, à l’appel de l'Union des métiers et des industries de l’hôtellerie.Et l’impatience se fait aussi ressentir chez les jeunes qui organisent des fêtes clandestines. À Joinville-le-Pont, une première soirée avait eu lieu dans la nuit du 13 au 14 novembre où près de 300 personnes étaient réunies dont au moins une personne testé positive au Covid-19. Une seconde fête a été stoppée dans le même pavillon une semaine plus tard. 16 personnes ont été verbalisées pour non-respect du confinement. Même scénario le week-end dernier, dans le 13e arrondissement, où une fête a rassemblé 300 jeunes dans la clandestinité sur une ancienne voie ferrée.La réouverture des petits commerces va-t-elle permettre aux commerçants de retrouver un peu de souffle ? Quelles solutions pour les restaurants, bars et cafés afin de leur éviter la faillite ? L’impatience chez les jeunes traduit-elle un ras-le-bol général ?Les invité.e.s :Jean VIARD, sociologue, directeur de recherche Cevipof/CNRS Béatrice MATHIEU, rédactrice en chef adjointe à l'Express Pascale HEBEL, économiste, directrice du pôle consommation et entreprises au CREDOCDominique SEUX, directeur délégué de la rédaction des EchosDiffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.