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VACCINS À TOUR DE BRAS : BIENTÔT LA VIE (PRESQUE) NORMALE ? 05/03/21

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VACCINS À TOUR DE BRAS : BIENTÔT LA VIE (PRESQUE) NORMALE ? 05/03/21InvitésCHRISTOPHE BARBIER Éditorialiste politiqueCHRISTINE ROUZIOUX Professeure émérite de virologie – Faculté de médecine NeckerMembre de l’Académie de médecinePHILIPPE AMOUYEL Épidémiologiste et professeur de santé publiqueUniversité de LilleSOPHIE FAY Journaliste au service économie - « L’Obs »"On peut espérer que, peut-être, dès la mi-avril, on puisse desserrer un certain nombre de contraintes", a annoncé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, sur franceinfo, ce vendredi 5 mars. "Le fait d'avoir vacciné plus de trois millions de personnes fait que l'on commence à observer des effets de la vaccination", a-t-il expliqué alors que l’exécutif entend immuniser 6 millions de personnes au mois de mars et 20 millions d’ici la fin mai. Pour y parvenir, le gouvernement souhaite augmenter la cadence et vacciner samedi-dimanche compris. Les injections vont donc se multiplier dès ce week-end avant d’être autorisées en pharmacie le 15 mars et ouvertes à tous les Français de plus de 50 ans à partir de la mi-avril. En attendant, le gouvernement veut accélérer la cadence dans les 23 départements où la situation est la plus tendue, notamment dans le Pas-de-Calais qui passe en confinement le week-end. 135 000 doses supplémentaires vont être envoyées dans ces territoires pour être administrées au plus vite. Afin de limiter la propagation de l’épidémie qui connaît un regain dans l’Hexagone, l’exécutif réfléchirait également à rendre obligatoire la vaccination chez les professionnels de santé. En première ligne face au Covid-19, mais pas assez vaccinés, ils prennent le risque de contaminer leurs patients, ce qui n’est pas acceptable pour le gouvernement. "Seul 1 soignant sur 3 est vacciné, ça n'est pas normal et ça compromet notre capacité à lutter efficacement contre le virus alors même que nous connaissons une reprise épidémique inquiétante" et une multiplication des contaminations dans les hôpitaux ces dernières semaines, a déploré hier le Premier ministre qui les a appelés à prendre leur responsabilité . Olivier Veran dans une lettre aujourd’hui a fait de même. Mais si ce coup de pression ne suffisait pas, l’exécutif envisagerait dans les prochains jours de saisir le Conseil national consultatif d’éthique qui pourrait alors donner son feu vert à une vaccination obligatoire des soignants contre le Covid-19, comme c’est déjà le cas contre l’hépatite b. Emmanuel Macron y serait favorable. D'ici là, toutes les doses destinées aux soignants vont être redistribuées en médecine de ville. Parallèlement, on a appris que l’Agence européenne des médicaments (AEM) allait se réunir le 11 mars prochain afin de décider si elle donne son feu vert au déploiement du vaccin Johnson & Johnson au sein de l'Union européenne. Déjà autorisé aux Etats-Unis, ce vaccin serait efficace à plus de 80 % contre les formes graves du virus. Comme le vaccin d'AstraZeneca, il s'agit d'un vaccin à "vecteur viral", c’est-à-dire qu’il utilise comme support un autre virus peu virulent, transformé pour y ajouter des instructions génétiques d’une partie du virus responsable du Covid-19. Facile à conserver, ce vaccin ne nécessite qu'une seule dose, même si d'autres travaux sont en cours pour en déterminer l’efficacité avec une seconde. Cette deuxième dose pourrait renforcer la durée de protection vaccinale. L'Inserm travaille sur un essai clinique qui permettra de le déterminer : 1200 volontaires français y participent.Diffusion : du lundi au samedi à 17h45Rediffusion : du lundi au vendredi vers 23h40Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv                        Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

PRÉSIDENTIELLE : QUI A PEUR DE MARINE LE PEN ? 04/03/21

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PRÉSIDENTIELLE : QUI A PEUR DE MARINE LE PEN ? 04/03/21InvitésDOMINIQUE REYNIÉDirecteur général de la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol)JÉRÔME FOURQUETDirecteur du département Opinion de l’Institut de sondages IFOPVANESSA SCHNEIDER Grand reporter - « Le Monde »MARION MOURGUE Grand reporter politique - « Le Figaro »Boostée par un récent sondage la créditant de 48 % des intentions de vote au second tour de la présidentielle face à Emmanuel Macron, soit pratiquement dans la marge d’erreur, Marine Le Pen accélère sa stratégie de "présidentialisation" et de "normalisation". Dans cette optique, la présidente du Rassemblement national a effectué plusieurs revirements stratégiques. Après l’abandon de la sortie de l’Union européenne et de l’euro, acté dès l’été 2017, la chef du parti d’extrême droite a renoncé cette fois à la suspension des accords de Schengen, défendant désormais l’idée de maintenir la liberté de circulation aux seuls ressortissants européens. La candidate du RN à la présidentielle a également affirmé il y a quelques jours que la France devrait bien rembourser les emprunts contractés dans le cadre de la crise liée au coronavirus. A ses nombreux changements de pied idéologiques, Marine le Pen ajoute une évolution de son discours politique, adoptant un ton grave et mesuré depuis le début de la crise sanitaire ou apportant récemment son soutien à Nicolas Sarkozy après sa condamnation - bien loin des diatribes contre l’"UMPS" qui ont fait longtemps l’ordinaire du Front national. "Compte tenu de la jurisprudence Fillon, si Nicolas Sarkozy souhaite être candidat à la présidentielle, et bien, il doit l’être", a-t-elle ainsi déclaré à Europe 1. Pour Marine Le Pen, la stratégie est claire : il s’agit de tenter de normaliser son programme pour rassurer et attirer de nouveaux électeurs notamment à droite afin de l'emporter en 2022. Et ce alors que le "barrage républicain" semble s’effriter à gauche mais aussi à droite. Le quotidien Libération a publié le week-end dernier des témoignages de dizaines d’électeurs de gauche, consternés par le mandat du chef de l’Etat et qui se refuseraient, pour la troisième fois – après Jacques Chirac en 2002 et Emmanuel Macron en 2017 – à faire à tout prix barrage à l’extrême droite en 2022 en cas de nouveau duel face à Emmanuel Macron. Des témoignages que l’on retrouve en chiffres dans les sondages Harris interactive. Dans une dernière étude le mois dernier, 1 électeur sur 3 qui se définit de gauche dit qu’il s’abstiendra, votera nul, ou blanc. Un point de vue partagé également par certains à droite. Ainsi Guillaume Pelletier, qui avait voté blanc au second tour de 2017, n’encourage par les électeurs LR à se tourner vers Emmanuel Macron en cas d'un nouveau second tour contre Marine Le Pen en 2022. "Je ne me suis pas engagé en politique pour faire barrage à qui que ce soit", a souligné le numéro 2 de LR. "J'en ai marre de cette pensée unique, de ce politiquement correct de ces gens qui se lèvent en disant : 'Je me suis engagé contre Marine Le Pen'". Le "barrage républicain" aurait-il du plomb dans l'aile ? Après la stratégie de "dédiabolisation", la leader d’extrême droite est-elle en train de réussir son pari de "normalisation" ? Avec ses changements de pied, le RN risque-t-il de laisser filer une partie de l’électorat contestataire vers Florian Philippot, Nicolas Dupont-Aignan ou éventuellement Eric Zemmour ? L’hypothèse d’une candidature du polémiste à l’élection présidentielle agite en effet ces dernières semaines les cercles de l’extrême droite identitaire qui doute des chances de victoire de Marine Le Pen.Diffusion : du lundi au samedi à 17h45Rediffusion : du lundi au vendredi vers 23h40Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv                        Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

VACCINATION : ACCÉLÉRER… OU CONFINER 03/03/21

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VACCINATION : ACCÉLÉRER… OU CONFINER 03/03/21InvitésNATHALIE SAINT-CRICQ Éditorialiste politique – « France Télévisions »CAROLINE TOURBEJournaliste sciences et médecine – « Le Point »PR. ANTOINE FLAHAULT – En direct de Genève Épidémiologiste - Auteur de « Covid, le bal masqué »PR. MARIE-PAULE KIENY – En direct de GenèveVirologue - Présidente du comité Vaccin Covid-19Le gouvernement entend accélérer la campagne de vaccination contre le Covid-19. Alors que seuls trois millions de Français ont reçu au moins une dose du vaccin contre la maladie à ce stade, l’exécutif table sur un objectif de six millions d’ici la fin du mois. Mais est-ce réalisable ? Au mois de mars, la France attend la livraison de quatre millions de doses de vaccin Pfizer, 900 000 doses de Moderna, et 4,8 millions d’AstraZeneca. Les stocks de vaccin augmentent donc, mais le rythme des vaccinations, lui, ne suit pas pour le moment. Si jusqu’à maintenant 82 % des vaccins Pfizer/Biontech disponibles ont été injectés, seules 25 % des doses livrées par le laboratoire britannique AstraZeneca ont été utilisées dans l’Hexagone. Pour remédier à cette situation, le gouvernement a décidé de multiplier les personnes autorisées à vacciner et a élargi le public cible. Le vaccin AstraZeneca déjà disponible pour les soignants et depuis la semaine dernière pour les personnes âgées de 50 à 64 ans avec des comorbidités va désormais pouvoir être proposé aux 65-74 ans avec des comorbidités, ce qui représente 2,9 millions de personnes en plus. "La Haute autorité de santé considère désormais que tous les vaccins en France, AstraZeneca inclus, ont une efficacité remarquable contre les formes graves du Covid", a expliqué le ministre de la Santé. Cette annonce intervient alors que deux récentes études réalisées en Écosse et au Royaume-Uni ont montré l'efficacité du vaccin d'AstraZeneca, même chez les plus de 80 ans. Plusieurs autorités sanitaires ne recommandaient pas jusqu’à présent ce vaccin aux plus de 65 ans, invoquant un manque de données sur son efficacité au-delà de cet âge. Des effets secondaires indésirables habituels de type syndrome grippal avaient également été rapportés. Résultat, seulement 270.000 doses de ce sérum avaient été administrées samedi 27 février, alors que la France en a reçu 1,6 million selon un tableau communiqué par le ministère de la Santé. Parmi elles, 600 000 doses sont dédiées aux soignants, mais ce stock a bien peu diminué. Seulement un tiers des personnels des Ehpad ont reçu une injection et ils sont moins nombreux encore dans les hôpitaux où le virus circule pourtant beaucoup et est devenu la première maladie nosocomiale. Une situation qui suscite débat et questionnement : pourquoi les blouses blanches se vaccinent-elles si peu ? Faut-il rendre la vaccination obligatoire pour le personnel hospitalier ? Ils sont de plus en plus nombreux à le demander quand d’autres s’interrogent sur la campagne de vaccination lancée dans les cabinets de médecins généralistes. Depuis jeudi dernier, les médecins de ville peuvent vacciner leur patientèle dans leur cabinet. Mais, découragés par la lourdeur et la complexité du système mis en place, ils sont nombreux à ne s’être portés volontaires. Et ceux qu’ils l’ont fait montent au créneaux après que l’on ait appris lundi que 200 000 doses dormaient encore dans les frigos des pharmacies. Refusant de passer pour le "bouc émissaire" des retards dans la vaccination, le syndicat de médecins généralistes MG France a livré dans un communiqué ce mercredi sa version : "C'est avec grande parcimonie que les autorités sanitaires ont accordé un flacon de dix doses au médecin, et à la condition qu'il accepte de s'inscrire une semaine avant dans une pharmacie puis qu'il aille ensuite y chercher le précieux flacon ( …) Certains médecins n'ont pu être servis, d'autres ont vu leur commande décalée, ce qui a nécessité qu'ils annulent les rendez-vous prévus ! Si trois flacons sur quatre n'ont pas été utilisés, MG France exige qu'on leur explique où sont donc ces flacons". La question de la répartition des doses a également été soulevée ces derniers jours par nombre d’élus qui souhaiteraient que les villes où le virus circule le plus soient prioritaires pour la vaccination. "Il n’est pas anormal qu’on envisage de vacciner plus rapidement et plus massivement dans les endroits qui sont les plus contaminés", avait estimé Jean Leonetti, le maire d’Antibes. Depuis on a appris que 4 500 doses supplémentaires de vaccin contre le Covid-19 allaient être livrées dans les Alpes-Maritimes, et 30 000 en Moselle où la situation est également critique.Alors faut-il revoir la répartition des doses de vaccins ? Les villes les plus touchées doivent-elles être prioritaires ? Pourquoi y a-t-il si peu de médecins volontaires pour vacciner ? Comment accélérer la campagne de vaccination en France ?Diffusion : du lundi au samedi à 17h45Rediffusion : du lundi au vendredi vers 23h40Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

SARKOZY : UNE CONDAMNATION ET DES QUESTIONS 02/03/21

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SARKOZY : UNE CONDAMNATION ET DES QUESTIONS 02/03/21InvitésYVES THRÉARD Éditorialiste et directeur adjoint de la rédaction - « Le Figaro »VANESSA SCHNEIDERGrand reporter - « Le Monde »PASCAL PERRINEAU Politologue - Professeur des universités à Sciences PoAURORE GORIUS – En duplex Journaliste - « Les Jours.fr »C’est la première fois qu’un ex-président de la Ve République écope d'une peine de prison ferme. Nicolas Sarkozy a été condamné, ce lundi 1er mars, à trois ans d’emprisonnement dont un an ferme dans l’affaire "Paul Bismuth". L’ancien chef de l’Etat a été reconnu coupable de corruption à l’encontre du magistrat Gilbert Azibert, en 2014, en lui promettant d’appuyer sa candidature à un poste de prestige au sein de la justice monégasque, en échange d’informations "privilégiées et confidentielles ", à propos d’un pourvoi en cassation formé par l’ex-président dans l’affaire Bettencourt. Dans la ligne du Parquet national financier (PNF), pour le tribunal, les choses sont claires : il y a eu "pacte de corruption" entre Nicolas Sarkozy, son avocat Thierry Herzog et le magistrat Gilbert Azibert qui ressort d’un "faisceau d’indices graves, précis et concordants". Pour cela, les juges se fondent notamment sur le contenu des écoutes téléphoniques entre Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog. Les trois hommes ayant "porté gravement atteinte à la confiance publique", ils écopent de la même peine. Intégralement aménageable, l'ancien président de la République ne devrait néanmoins pas aller en prison. Il a également annoncé faire appel, ce qui remet les compteurs à zéro en attendant un nouveau procès. Mais il n’empêche la sentence est tombée, et avec cette condamnation, c'est une hypothèse qui s'envole pour la droite l'an prochain alors que ces dernières semaines, l'idée d'une candidature miracle de Nicolas Sarkozy avait refait surface. Pour Les Républicains, le choc est violent. De Xavier Bertrand à Bruno Retailleau, en passant par Christian Jacob et même Gérald Darmanin, tous ont fait état de leur sidération ou de leur soutien. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a, ainsi, pris parti affirmant, lors d’un déplacement à Marseille, son "soutien amical" à son mentor, "en ces temps difficiles". Pour autant en coulisses, certains dans la jeune génération notamment, demandent à ce qu'on en finisse, cette fois définitivement, avec le fantasme d’un retour de l’ex-chef de l’Etat et appellent à se focaliser sur 2022. Quand d’autres n’excluent plus de se présenter à la primaire de la droite à l’image du député Philippe Juvin, avec l’objectif de venir troubler le duel Macron/ Le Pen annoncé pour l’instant par les sondages. De son côté, la présidente du Rassemblement national a affirmé ce matin "ne pas avoir envie que les magistrats déterminent qui seront" ses "adversaires à la présidentielle" et souhaité que l'ex-chef d'Etat puisse se présenter en 2022 s'il le désire. Considérant que "la conversation entre un avocat et son client est sacrée", Marine Le Pen a jugé cette affaire "viciée, dès le départ" et s’est dite favorable à la "suppression" du PNF.Déjà connu pour avoir obtenu la condamnation de François Fillon, le parquet national financier est également au cœur des interrogations et des critiques à droite. Alors qu’est-ce que le PNF ? Quel a été son rôle dans cette affaire ? Quel est l’avenir judiciaire de Nicolas Sarkozy ? Enfin quel sera le candidat des LR à la présidentielle ?Diffusion : du lundi au samedi à 17h45Rediffusion : du lundi au vendredi vers 23h40Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

CONFINEMENT : LES SCIENTIFIQUES ALERTENT… MACRON PERSISTE 01/03/21

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CONFINEMENT : LES SCIENTIFIQUES ALERTENT… MACRON PERSISTE  01/03/21InvitésBRUNO JEUDYRédacteur en chef du service politique – « Paris Match »SOPHIE AURENCHEJournaliste – « RTL »PR BRUNO LINA – En direct de LyonVirologue au CHU de Lyon – Membre du Conseil scientifiqueOLIVIER FAYE Journaliste politique – « Le Monde »Auteur de « La Conseillère »Le chef de l’État s’accroche à son pari : celui de lutter contre le Covid sans refermer le pays tout entier. Pour se faire, Emmanuel Macron a privilégié une stratégie de dépistage massive ainsi que des mesures localisées dans les zones les plus à risque et la prolongation du couvre-feu à 18h dans tous les pays. Depuis ce samedi, et après une flambée épidémique inquiétante, les Alpes-Maritimes et Dunkerque sont confinés les week-ends pendant au moins deux semaines. Lors de sa conférence de presse, jeudi dernier, le Premier ministre Jean Castex a appelé à renforcer les contrôles dans les 20 départements « sous surveillance », dont notamment l’île-de-France, les Bouches-Du-Rhône ou encore la Moselle. Les préfets doivent alors se réunir et décider de nouvelles restrictions dans les prochains jours. Dans le même temps, la mairie de Paris a appelé, via son premier adjoint Emmanuel Grégoire, à un reconfinement strict de 3 semaines puis s’est finalement rétracté. Quoiqu’il en soit, l’objectif du président est de tout faire pour ne pas reconfiner le pays, un choix critiqué par certains élus locaux et scientifiques. « Prendre une décision réfléchie contre l'avis majoritaire s'appelle de l'audace. S'y tenir lorsque les paramètres indiquent qu'elle n'est pas bonne est de l’entêtement », a déclaré sur Twitter le généticien Axel Kahn, président de la Ligue contre le cancer. Même son de cloche du côté du sénateur écologiste et médecin généraliste Bertrand Jomier : « Le chef de l’Etat a fait un autre choix, celui de défier la réalité du virus contre l’avis des scientifiques. La cour qui l’entoure en est émerveillée. Le virus, lui, a saturé nos hôpitaux. Le prix à payer va être lourd ». À l’étranger, les mesures pour lutter contre le Covid diffèrent. En Asie et en Océanie, c’est la stratégie dite du « Zéro Covid » qui est privilégiée, à savoir réduire à zéro la circulation du coronavirus. Elle s’accompagne donc d’une confinement strict dès que des cas apparaissent. En Europe, la situation varie : l’Angleterre, qui était confinée depuis décembre, a détaillé son plan de déconfinement progressif avec un retour à la quasi normale avant l’été. Chez nos voisins espagnols, la plupart des régions ont décidé de rouvrir les restaurants, les commerces et les espaces publics. En Italie, les restaurants sont ouverts mais un couvre-feu est instauré de 22h à 5h dans tout le pays et les déplacements entre régions sont interdits sauf motifs impérieux. En Allemagne, des règles strictes sont en vigueur comme le télétravail ou l’interdiction de se rassembler et le pays filtre au niveau de ses frontières. Depuis ce lundi, Berlin a freiné la circulation depuis la Moselle : il est interdit de passer sans test de moins de 48 heures, pas de voyage en trains ou en bus entre le département français et l’Allemagne. Depuis le jeudi 25 février, les médecins généralistes ont l’autorisation de délivrer le vaccin d’AstraZeneca à leurs patients. Mais il semblerait que ces derniers traînent la patte. Selon des chiffres de la Direction générale de la santé, 29 000 d'entre eux étaient volontaires pour vacciner il y a une semaine. Ils ne seraient désormais plus que 19 187. La stratégie du « local » choisie par Macron est-elle efficace ? Comment les autres pays européens s’organisent-ils pour lutter contre le Covid ? Pourquoi les médecins généralistes sont-ils de moins en moins nombreux à vouloir vacciner leurs patients ?Diffusion : du lundi au samedi à 17h45Rediffusion : du lundi au vendredi vers 23h40Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.