C dans l'air

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Caroline Roux, du lundi au jeudi et Axel de Tarlé les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés nécessaires pour la comprendre et l’appréhender dans sa globalité. En fin d’émission, ils répondent aux questions posées par les téléspectateurs par SMS, Internet ou via les réseaux sociaux.Retrouvez C dans l’air en replay sur france.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

1:06:21
POUTINE, L'OPPOSANT ET LE POISON 05-09-2020
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C DANS L'AIR DU 5 SEPTEMBRE : POISON, ESPIONNAGE, BIÉLORUSSIE : L’EUROPE MET LA PRESSION SUR POUTINEAprès l’invasion de la Crimée en 2014 et son appui au séparatisme pro-russe en Ukraine, la Russie est à nouveau dans le viseur des Occidentaux qui la soupçonnent d’être derrière l’empoisonnement d’Alexeï Navalny, le principal opposant à Vladimir Poutine, exfiltré à Berlin et toujours dans le coma à l’hôpital de la Charité, après un malaise le 20 août, dans un avion qui le ramenait de Sibérie.Mercredi la chancelière allemande Angela Merkel a ainsi pressé Moscou de s’expliquer après la publication d’analyses en Allemagne montrant que l’avocat russe, auteur sur les réseaux sociaux de nombreuses publications dénonçant la corruption des élites russes, avait été empoisonné par un agent neurotoxique "de type Novitchok". Elle a également demandé à ce que les responsables "soient traduits en justice" pour répondre de leurs actes. A la suite de ces déclarations d’une rare fermeté pour une chancelière aux prises à des positions d’ordinaire mesurées, l'Union Européenne, l'Otan, Paris et Londres ont mis la pression sur Moscou. L'Otan a notamment pressé vendredi, au lendemain des menaces de nouvelles sanctions de l'UE, Moscou de tout révéler de son programme Novitchok, ce poison à l'histoire sulfureuse. Mais face aux "preuves sans équivoque" que met en avant le gouvernement allemand, Moscou oppose son "scepticisme", nie toute implication et demande des preuves à l’Allemagne.Alors qu'est-ce que le novitchok ? Il s'agit d'un groupe d'agents neurotoxiques particulièrement dangereux, ajouté à la liste des substances illicites de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques en novembre 2019. Mis au point par les Soviétiques dans les années 1970 pour contourner le traité sur les armes chimiques, son existence n'a été révélée qu'au début des années 1990 par un chimiste russe qui vit aujourd'hui aux Etats-Unis. La Russie est censée achever, sans aide extérieure, la destruction totale de tout son arsenal d'ici à décembre 2020. Mais plusieurs personnalités russes ont été victimes d’empoisonnements, avérés ou suspectés, dans un passé récent à cette arme chimique qui s'attaque au système nerveux. C’est notamment le cas de l’ex-agent double russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia en 2018 en Angleterre.La Première ministre britannique Theresa May avait alors accusé le renseignement militaire russe (GRU) d'être à l'origine de l'empoisonnement. Par la suite une traque sans précédent avait été lancée par les services de contre-espionnage britannique, français, suisse et leurs partenaires, notamment américains. Elle avait permis de montrer que quinze officiers du GRU avaient transité et résidé en France entre 2014 et 2018.Plus récemment un officier français a été mis en examen pour trahison au bénéfice de la Russie, et serait soupçonné d’avoir fourni des documents ultra-sensibles aux services secrets russes. L’homme aurait été arrêté par les services de contre-espionnage, la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI). Il a été placé en détention provisoire à la prison de la Santé à Paris.Qu’est-ce que le Gru, le service de renseignement russe qui affole l’Europe ? Sommes-nous entrés dans une nouvelle Guerre froide ? Enfin que se passe-t-il en Biélorussie ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

14 days ago
1:05:01
VIOLENCES, RACISME, ÉLECTION : L'AMÉRIQUE Á VIF 04-09-2020
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C DANS L'AIR DU 4 SEPTEMBRE : VIOLENCES, RACISME, ÉLECTION : L’AMÉRIQUE À VIFC’est l’article dont tout le monde parle depuis ce matin aux Etats-Unis. Il faut dire qu’à deux mois de l’élection présidentielle, l’enquête publiée par The Atlantic, un mensuel respecté outre-Atlantique, fait quelques révélations tonitruantes sur les rapports du président américain avec l'armée, notamment sur son aversion à l’égard des blessés de guerre et les cimetières militaires. Un mépris présidentiel qui va très loin, selon le rédacteur en chef du magazine, qui raconte, après avoir recoupé plusieurs témoignages, une anecdote survenue il y a deux ans à Paris.A l’époque, en 2018, Donald Trump était en France pour commémorer le centenaire de la fin de la Grande Guerre, et il avait annulé au dernier moment une visite au cimetière américain de Chateau-Thierry dans l'Aisne, officiellement à cause de la pluie qui empêchait l'hélicoptère présidentiel de voler. C'était un faux prétexte d’après The Atlantic : Trump aurait annulé à la dernière minute parce que, première raison, il ne supportait pas l'idée d'être décoiffé par la pluie, et deuxième raison parce qu'il ne voyait pas l'intérêt de rendre hommage aux soldats tombés en 14-18, avec cette phrase prononcée par le président : "les cimetières sont remplis de perdants". Toujours selon The Atlantic, Donald Trump aurait également qualifié les 1541 soldats américains morts pendant la bataille du bois Belleau de «crétins», avant de demander «qui étaient les gentils» pendant ce conflit.La Maison-Blanche a vigoureusement démenti. Mais ces propos peu respectueux des soldats sont crédibilisés par une saillie de 2016 de Donald Trump. Pendant la campagne présidentielle il s'en était publiquement pris au statut de héros de la guerre du Vietnam du très respecté sénateur républicain John McCain : "C'est un héros parce qu'il a été capturé. J'aime les gens qui ne sont pas capturés". Par la suite, le président des Etats-Unis a exploité sans relâche la puissance symbolique de l'armée des Etats-Unis mais son attitude depuis son élection vis-à-vis de l'institution militaire a eu un effet délétère sur sa popularité dans les rangs. Or dans un pays qui compte près de 1,4 million de militaires en service actif et plus de 20 millions de vétérans, le poids politique des membres des forces armées n'est pas négligeable.Alors face à la polémique, le président des Etats-Unis multiplie les tweets dans lesquels il tresse des colliers de louanges aux anciens combattants qualifiés de HEROS (en majuscule) et tente de balayer toute l'enquête de The Atlantic comme une nouvelle "fake news de ces médias démocrates dégoûtants qui mentent sur [son] compte parce qu'ils sont jaloux de [sa] réussite". L’article de The Atlantic pourrait-il causer du tort au candidat Trump en vue de sa réélection ? A soixante jours du scrutin, si le candidat démocrate devance le milliardaire républicain dans les sondages, le suspense reste entier à la faveur de scores plus serrés dans les États-clés, qui font et défont les victoires présidentielles aux États-Unis en basculant d’un parti à l’autre. Et cette nouvelle affaire vient un peu plus enflammer la campagne, qui dans sa dernière ligne est déjà particulièrement tendue.Dans un pays marqué par la pandémie qui a fait plus de 180 000 morts aux États-Unis, une profonde crise économique et une vague historique de colère contre le racisme, Donald Trump entend se poser en champion de "la loi et l’ordre" et agite le spectre d’une Amérique menacée par la violence d’"anarchistes" soutenus par Joe Biden. En déplacement à Kenosha, mardi, le président des Etats-Unis a ainsi assimilé à du "terrorisme intérieur" les émeutes qui ont secoué cette ville du Wisconsin la semaine dernière, en marge de manifestations antiracistes organisées après que Jacob Blake a été grièvement blessé par les tirs d’un policier. Le candidat démocrate a dénoncé de son côté, jeudi à Kenosha, après avoir rencontré la famille de Jacob Blake, le "racisme sous-jacent" qui ronge les Etats-Unis.Trois mois après la mort de George Floyd, l’affaire Jacob Blake a relancé outre-Atlantique le mouvement anti-raciste et a donné lieu à un mouvement de boycott des compétitions sportives sans précédent dans le pays. Enclenché par l'équipe de basket-ball des Milwaukee Bucks, qui a boycotté un match et contraint la NBA à reporter plusieurs autres rencontres mercredi, le mouvement s'est propagé à grande vitesse. Annulation de matchs pour protester contre les tirs policiers, marche historique, ouverture de stades comme bureaux de vote… Jamais le monde sportif ne s’était autant immiscé dans une élection présidentielle.Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

15 days ago
1:05:02
100 MILLIARDS ... ET ÇA REPART ? 03-09-2020
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C DANS L'AIR DU 3 SEPTEMBRE : 100 MILLIARDS… ET ÇA REPART ?Annoncé mi-juillet, mais repoussé à la dernière minute fin août, le plan de relance du gouvernement pour doper l’économie et préparer la France de 2030 a enfin été dévoilé ce jeudi par le Premier ministre. On sait donc un peu plus comment seront répartis les 100 milliards d’euros promis tout l’été par l’exécutif pour sortir la France de la récession historique qu’elle subit et lui permettre de retrouver dès 2022 le niveau d’activité d’avant la crise sanitaire.Dans l'enveloppe du plan, 30 milliards seront ainsi consacrés à la transition énergétique, en priorité dans les secteurs d'activité les plus polluants (transports, industrie, agriculture, etc.). Au sein de ce budget, 10 milliards seront destinés à renforcer les transports propres ( le ferroviaire, véhicules à hydrogène, vélo). Près de sept milliards d'euros seront par ailleurs dédiés à la rénovation énergétique des bâtiments, un peu moins de cinq milliards allant aux bâtiments publics (mairies, écoles, universités, Ehpad, etc.) et deux milliards aux bâtiments privés. La prime pour la rénovation énergétique, pour l'instant attribuée sur conditions de ressources, sera ouverte à tous les particuliers à partir du 1er janvier 2021. En outre, 1,2 milliards d’euros seront consacrés à l'agro-environnement et l'agriculture biologique.Autre volet de ce plan : l’aide aux entreprises afin qu’elles s’engagent "fortement pour l’emploi". Alors que les plans sociaux se multiplient et que l’on s’attend à 800 000 suppressions d’emplois cette année, le Premier ministre a dit espérer "que le plan de relance créera 160 000 emplois en 2021. Pour cela, l’exécutif prévoit de baisser les impôts de production de 10 milliards d'euros en 2021 puis en 2022, une mesure massive appelée à être pérennisée. Ces baisses d'impôt devraient bénéficier pour 32 % aux très petites, petites et moyennes entreprises, pour 42 % aux entreprises de taille intermédiaire et pour 26 % aux grandes entreprises explique Matignon. Une enveloppe de 3 milliards d’euros est également prévue pour injecter des fonds propres dans les entreprises en difficulté ainsi que des aides à la relocalisation industrielle dans six secteurs stratégiques dont la santé. Des mesures qui suscitent le scepticisme des syndicats et d'une partie de l'opposition qui critiquent l'absence de contrepartie, avec en tête le souvenir du CICE.Dans ce plan il est aussi question de cohésion sociale et territoriale. 35 milliards d’euros seront débloqués pour réaliser des "investissements massifs dans les équipements hospitaliers, l'accélération du déploiement de la fibre ou la construction de logements" a expliqué Jean Castex. Ce volet comprendra ainsi les 6 milliards d'euros débloqués pour l'hôpital dans le cadre du Ségur de la santé. Le soutien à l'emploi y aura une place prépondérante : une enveloppe de 6,7 milliards d'euros sera ainsi dédiée au "plan jeunes" pour encourager les entreprises à embaucher 500 000 d'entre eux, via "des parcours d'insertion aux métiers d'avenir, en lien avec les régions, soit par des formations qualifiantes", a détaillé le Premier ministre.Enfin pour rembourser cette aide massive, le gouvernement a dit compter sur "la croissance" et pas sur "l'impôt". "Je le redis et je veux que les Français en soient convaincus : il n'y aura pas d'augmentation d'impôts. C'est l'erreur qui a été commise lors de la dernière crise et nous ne la reproduirons pas", a assuré Jean Castex. Le chef du gouvernement a également confirmé la nomination de François Bayrou comme haut-commissaire au plan.Qualifié d’historique par l’exécutif, ce plan de 100 milliards d'euros – "quatre fois plus que le plan de 2008, un tiers du budget de l'État" selon le Premier ministre, mais inférieur au plan de relance allemand dévoilé en juin dernier (130 milliards d'euros) – sera-t-il suffisant pour relancer l'économie française ? Que prévoit-il dans le détail ? Quid du secteur de la culture ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

16 days ago
1:04:09
RENTRÉE POLITIQUE : LE DÉBUT DES GRANDES MANOEUVRES !
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C DANS L'AIR DU 2 SEPTEMBRE : RENTRÉE POLITIQUE : LE DÉBUT DES GRANDES MANŒUVRES !C’est une phrase qui fait l'effet d'une bombe chez Les Républicains. Dans les colonnes du Figaro du 1er septembre, Christian Estrosi appelle sa famille politique à passer "un accord avec Emmanuel Macron" en vue de 2022. Ne voyant pas de candidat naturel s'imposer au sein du parti, le maire de Nice juge cette solution comme "le seul moyen de ne pas renoncer à nos valeurs et à nos idées".Au lendemain de l’université d’été de La Baule et à trois jours de la rentrée du parti LR à Port-Marly dans les Yvelines, Christian Estrosi a lancé un pavé dans la mare qui risque d'accentuer les divisions au sein de son propre camp. D’ailleurs les réactions ne se sont pas fait attendre au sein de la formation de droite qui a mis au pouvoir quatre présidents sur huit au cours de la Ve République. Le numéro 3 du parti, Aurélien Pradié, a donné le ton mardi matin sur France Info. “Je trouve ça totalement misérable”, a affirmé le député LR qui accuse Christian Estrosi de “se vendre au plus offrant”. “Ne soyons pas des girouettes !” a intimé sur Twitter l’eurodéputée LR Agnès Evren. “Si nous ne défendons pas nos valeurs (...), nous serons mangés par les deux bouts, entre le RN et LREM”, pressent-elle. Même François Baroin est sorti de son silence dans Le Parisien pour expliquer que Les Républicains et Emmanuel Macron, ce n’est pas la même chose : avec eux, il n’y aurait "pas eu la même politique ultra technocratique, centralisatrice. Pas la même politique fiscale". Il n’y aurait "pas eu les gilets jaunes" non plus.Quoi qu’il en soit, à deux ans du scrutin, la présidentielle est déjà dans toutes les têtes et la question de l’incarnation est posée. Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, deux électrons libres aux ambitions présidentielles, ont quitté le parti LR mais planent sur cette rentrée. Bruno Retailleau, qui est à la tête du micro-parti de François Fillon, assure lui aussi se préparer, quand François Baroin a indiqué qu'il ferait connaître sa décision à l'automne. Ira ? Ira pas ? Le doute persiste en ce mois de septembre et Les Républicains voient arriver le sujet qui pourrait fracturer leur formation avec le débat sur l'utilité ou non d'organiser une primaire. Et ce alors que l’ombre de Nicolas Sarkozy, actuellement en tournée de promotion de son dernier livre, continue de planer sur cette rentrée.Parallèlement, au sein du gouvernement, c’est une autre bataille, celle des mots, qui se déroule entre le ministre de l’Intérieur et le garde des Sceaux, et fait apparaître un désaccord de fond au sein de la majorité sur la façon d’envisager et de traiter l’insécurité en France. Invité sur les ondes d'Europe 1 hier, Éric Dupond-Moretti a ainsi récusé "l'ensauvagement de la société" dénoncé par la droite et par le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin. "L'ensauvagement, c'est un mot qui […] développe le sentiment d'insécurité", a-t-il estimé. Or, "pire que l'insécurité, il y a le sentiment d'insécurité" qui est "de l'ordre du fantasme" et est nourri par "les difficultés économiques" et "certains médias", selon lui. Gérald Darmanin a de son côté campé sur ses positions et réitéré le mot "ensauvagement" malgré l’appel du Premier ministre Jean Castex à "fermer le ban" pour éteindre la polémique.Invités :Nathalie SAINT CRICQ - Responsable du service politique de France 2 Bruno JEUDY - Rédacteur en chef du service politique de Paris MatchJérôme FOURQUET - Directeur du département Opinion de l’institut de sondages IFOP Françoise FRESSOZ - Editorialiste au MondeDiffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

17 days ago
1:04:40
LIBAN : LE PARI RISQUÉ DE MACRON
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C DANS L'AIR DU 1ER SEPTEMBRE : LIBAN : LE PARI RISQUÉ DE MACRONEmmanuel Macron est arrivé à Beyrouth lundi soir, pour la seconde fois en moins d'un mois au Liban. Il a dans la foulée appelé à la mise en place d'un "gouvernement de mission" au "plus vite" au moment où le pays et sa capitale sont plongés dans une nouvelle crise existentielle, qui touche tous les secteurs, humanitaire, économique, politique, social, moral. En premier ligne dans ce dossier, le président de la République plaide pour la mise en place rapide de réformes et l’ouverture d’une nouvelle ère politique dans le pays, après la gigantesque explosion du 4 août dernier, qui a causé la mort de 188 personnes, fait plus de 6 500 blessés et près de 300 000 habitants sans domicile.Mais pourquoi un tel activisme du chef de l’Etat ? Le 6 août, on s’en souvient, Emmanuel Macron, avait dit tout haut ce que de très nombreux Libanais crient dans la rue depuis octobre dernier, un rejet clair et massif de la classe politique. Déambulant dans la capitale libanaise deux jours après la catastrophe, il avait ainsi appelé à un nouveau "Pacte national" et avait promis de revenir "faire un point d'étape" sur les progrès accomplis le 1er septembre, le jour de la commémoration du centenaire de la création du "Grand-Liban", acte fondateur du Liban moderne, alors sous mandat français. Depuis la colère de la population n’est pas retombée, mais la classe politique libanaise, dont les Libanais dénoncent l'incurie et la corruption, semble restée sourde aux injonctions d’Emmanuel Macron et à son mot d'ordre : "pas d'aide financière internationale sans réformes".Seul signe notable, des consultations parlementaires se sont tenues hier, quelques heures avant le retour du président de la République à Beyrouth, pour désigner un nouveau Premier ministre, le gouvernement de Hassan Diab ayant démissionné à la suite de l'explosion. Et c'est l’actuel ambassadeur en Allemagne Moustapha Adib qui a été nommé Premier ministre lundi. Mais la nomination de ce juriste-diplomate peut-elle répondre aux attentes d’un pays enfoncé dans une crise extrêmement profonde ?Autrefois surnommé "la Suisse du Moyen-Orient", le Liban est confronté depuis de longs mois à des difficultés économiques majeures : une dette publique qui atteint 183 % du Produit intérieur brut (PIB), une inflation qui frôle les 100 %, un chômage proche de 35 %, une monnaie qui ne vaut plus rien, une pénurie criante de liquidités et des Libanais qui ont vu depuis l’automne dernier leur pouvoir d’achat s’effondrer. Désormais près de la moitié de la population (45%) vit sous le seuil de pauvreté, dont 22 % en état de "pauvreté absolue". Un demi-million d'enfants souffriraient de malnutrition. Vendredi dernier devant la presse, le président de la République avait prévenu : "Si nous lâchons le Liban (…), ce sera la guerre civile".Comment le pays du Cèdre en est-il arrivé là ? Pourquoi Emmanuel Macron retourne-t-il à Beyrouth ? Sur quoi repose la relation si particulière entre le Liban et la France ?Invités :François CLEMENCEAU - Rédacteur en chef au Journal du dimanche en charge de l'actualité internationaleAgnès LEVALLOIS - Maître de recherches à la FRS (Fondation pour la Recherche Stratégique)Armelle CHARRIER - Éditorialiste en politique internationale à France 24Patrick MARTIN-GENIER - Enseignant en droit public-spécialiste des affaires européennesDiffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

18 days ago