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[00:00:12]

Bonsoir à toutes et à tous, nous attendons vos questions SMS, Internet, réseaux sociaux pour alimenter notre discussion. Ce sont désormais deux lignes, en quelque sorte, qui s'affrontent par médias interposés celle de certains scientifiques, urgentistes, chefs de service et celle du président. Ils réclament un confinement rapide. Quand le chef de l'Etat lui tient son cap et veut ajuster des mesures locales au cas par cas, défendre l'idée qu'il faut vivre avec le virus quand certains poussent l'idée d'un zéro Kovy, la pression la plus compliquée à gérer pour l'exécutif vient peut être malgré tout de l'étranger de ces images des pays voisins qui sont passés par la case d'un confinement strict et qui, aujourd'hui, planifie un retour presque à la vie normale.

[00:00:52]

Pression aussi des chiffres de vaccination encore trop faibles en France, quand des pays comme l'Angleterre affichent 20 millions de personnes vaccinées au moins avec une première dose et imaginent un retour à la normale au mois de juin. Alors, combien de temps pouvons nous tenir? Que donnent les premières mesures ciblées localement? Le président pourra t il tenir ce que certains considèrent comme un pari? Confinement. Les scientifiques alertent. Macron persiste à travers cette émission pour en parler. Ce soir, Bruno Jeudy, rédacteur en chef du service politique de Paris-Match.

[00:01:23]

Je signale votre dernière édito intitulé l'État jacobin à l'épreuve du col. Sophie Aurenche est avec nous ce soir. Vous êtes journaliste à RTL. Vous suivez l'évolution de l'épidémie de colite 19 depuis le début pour votre radio? Bruno Lina est avec nous. Ce soir, vous êtes virologue au CHU de Lyon. Vous êtes également membre du conseil scientifique. Enfin, Olivier Fails, vous êtes journaliste au service politique du journal Le Monde. Votre dernier article est intitulé Macron veut penser le cogitent sur le temps long.

[00:01:51]

Nous y reviendrons longuement ce soir. Je signale aussi la sortie de votre livre à la conseillère, qui retrace le parcours de Marie-France Garaud, un livre publié chez Fayard. Bonsoir à tous les quatre. Merci de participer à ce C dans l'air en direct. On va commencer cette émission avec une phrase du président de la République. C'était aujourd'hui Bruno Jeudy. Il a dit Il faut tenir encore quelques semaines, quatre à six semaines. Il parlait du couvre feu.

[00:02:16]

Oui, il faut tenir.

[00:02:17]

Il faut tenir cette course. Emmanuel Macron a lancé lui même le 29 janvier tenir dans son esprit et s'y tenir sur le couvre feu plutôt que le confinement, puisque finalement, c'est la décision qui a été prise et qui a été un tournant dans cette crise, en tous les cas dans la façon de gérer cette crise par le président de la République.

[00:02:38]

C'est une décision qui, à la fois, est en rupture avec ce que lui conseillait son conseil scientifique. On se souvient du président Jean-François Delfraissy, qui d'ailleurs est silencieux depuis volontairement. Je le dis d'où il boude?

[00:02:50]

Non, il a décidé plutôt de se mettre en retrait et il a vu. Il a vu les difficultés que ça avait créé. Et puis tous les remous qu'il y a eu autour de ses prises de parole et il a choisi de se mettre en retrait. Le président, il y a une rupture qui s'est établie à ce moment là avec une partie du monde. D'abord des membres du conseil scientifique, puis, plus globalement, de la communauté scientifique. On voit qui elle militait pour reconfirmé afin de faire baisser ce plateau qui reste élevé et qui place la France dans une situation singulière en Europe.

[00:03:22]

Mais le choix qui a été fait d'Emmanuel Macron, c'est de prendre en compte, outre ou d'autres éléments que les seuls éléments sanitaires. C'est prendre en compte aussi les coûts économiques et psychologiques, les difficultés pour tous les Français. Et puis, au fond, une forme aussi. On le voit dans les sondages. Finalement, j'allais dire le choix du président. C'est aussi Schwob, comme une grande partie de la population, qui préfère s'accommoder d'un couvre feu plutôt que d'être dans un confinement, dans un confinement strict.

[00:03:49]

On voit là la doctrine évolue maintenant au cas par cas. On a vu ce week end les confinement parce qu'on va y venir pour voir si ça marche.

[00:03:56]

Mais je voudrais savoir juste pour les gens qui nous regardent. Bruno Jeudy Ce soir, qu'est ce qu'il faut comprendre de cette phrase là? Il faut tenir encore quelques semaines 4 à 6 semaines. Ça veut dire que dans 4 à 6 semaines, on ouvre.

[00:04:05]

Ça veut dire que dans 4 ans, ça veut dire que tenir, ça veut dire un couvre feu d'abord de 4 à 6 semaines. Je rappelle que nous sommes entre couvre feu et confinement depuis quasiment la mi octobre, presque 200 jours au passage, ce qui est une durée extrêmement longue. On a l'impression de ne plus sortir de ce tunnel et essayer de commencer à donner des perspectives. Il est très prudent. Le président ne dit pas du tout ce qu'il y aura, ce qu'il y aura.

[00:04:28]

Soit il dit, pas la bamboche, les restos vont ouvrir les musées, le cinéma partout et et tout ce qu'on pourrait espérer. Tout ce qu'on attend avec impatience. Il ne dit pas du tout ça. Il dit 4 à 6 semaines. Faut tenir. Faut tenir sous le couvre feu pour espérer s'épargner le confinement.

[00:04:46]

Olivier y paraît des confidences, en tout cas des propos rapportés dans Le Canard enchaîné, que le président Macron a eu cette phrase. Il a dit J'en ai marre de ces scientifiques qui ne répondent à mes interrogations sur les Varian que par un seul scénario, celui du confinement. On savait que Bruno avait raison de le souligner, c'est vraiment un tournant, presque même un tournant de son quinquennat, disent certains. Ce qu'il a fait le 29 janvier en décidant de ne pas confiner.

[00:05:11]

Et c'est vrai que au début de la crise, il était un peu désemparé. Emmanuel Macron n'est pas le choix que de s'appuyer sur les scientifiques face à ce virus inconnu, étant donné que la crise dure depuis maintenant un an. C'est quand même très long, très éprouvant pour le moral des Français. Et il y a aussi la perspective de l'élection présidentielle de 2022 qui se rapproche. Même Emmanuel Macron ne peut pas, entre guillemets, vendre aux Français seulement la perspective du sang et des larmes.

[00:05:36]

Il faut aussi qu'on leur donne des perspectives positives. Et c'est pour ça, quelque part, que cette déclaration de ce matin est intéressante sur les quatre à six semaines à Emmanuel Macron. Moi, j'ai eu l'occasion de m'entretenir avec l'Elysée depuis qu'il y a un dire, préciser ou minorer les propos du chef de l'Etat. On pourrait croire que dans quatre à six semaines, c'est la fin du couvre feu. Au contraire, notre type de décision pour bien fait savoir qu'il n'y avait pas de calendrier déjà préétabli que quatre à six semaines.

[00:06:04]

Il parlait plutôt de la vaccination, du fait que le déploiement de la vaccination pourra se faire pleinement à partir de ce moment là et qu'on pourra avoir des perspectives plus positives à partir de ce moment là. C'est Jérôme Salomon qui, dans le JDD hier, en a parlé en disant que partir du mois d'avril ou de mai peut être, on pourra commencer à avoir de vrais effets de vaccination. l'Elysée a tenu à préciser que c'était plutôt sur cette idée là qu'a été abordée par le président ce matin.

[00:06:33]

Et on voit bien ce fil orange qu'on est sur le fil. On va donner la parole dans un instant à Bruno Lina, qui ne donnera son avis, mais on a des scientifiques multiples jour. On ne va pas tous les citer, mais les prises de parole, les gens qui nous regardent les entendent. Je pourrais citer Gilles Pialoux, chef du service des maladies infectieuses et tropicales de l'hôpital Tenon à Paris, qui dit un confinement est inévitable. On ne peut pas vivre avec ce niveau de pression sur l'hôpital.

[00:06:55]

Des appels reconfirmé des alertes des scientifiques, elles se multiplient. C'est pour ça d'ailleurs qu'on a choisi d'intituler cette émission comme ça ce soir. C'est qu'on a l'impression que chaque jour qui passe, on a peur des scientifiques, ce qui nous attend et face à cela, un exécutif qui tient son cap. Et ce scénario tient depuis plusieurs semaines. Ça fait depuis des semaines et des semaines que les scientifiques nous prédisent, après les Fêtes, une envolée des cas.

[00:07:20]

Elle n'a pas eu lieu qui nous prédisent en février une montée des cas. Elle n'a pas eu lieu. Alors c'est sûr qu'on est basé aussi sur des critères d'alerte 50, 150, 200, 250 pour l'incidence qui correspondait à l'année dernière. À un moment, on n'avait pas de vaccin. On connaissait assez mal ce virus. Aujourd'hui, on peut considérer qu'un état d'alerte à 250. Peut être qu'on pourrait supporter finalement 300 320 parce qu'on a des vaccins, parce qu'on a le couvre feu.

[00:07:43]

Donc, c'est vrai qu'il y a là deux lignes qui s'affrontent. Pour le moment, le président Macron tient bon. Les chiffres lui donnent raison. On lui donnait raison. S'il y a une dizaine de jours, on voit très clairement que dans certaines régions, notamment l'Ile de France, l'incidence augmente +10 +10, +10 chaque jour.

[00:08:00]

Cela veut dire que, par exemple, à l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris, il y a 800 personnes 850 personnes aujourd'hui qui sont en réanimation en janvier, 25 personnes rentrées chaque jour en réanimation. Aujourd'hui, c'est 50, mais ça tient encore. Pourquoi ça tient le couvre feu? Les vaccins? Et puis aussi, peut être, un phénomène qui est plus difficile à mesurer quand on annonce peut être un reconfirme. Peut être que dans l'opinion, certains se ressaisissent en disant Ah non, je ne veux pas y retourner.

[00:08:25]

On va refaire attention et du coup, au lieu de remonter. Mais finalement, ça monte un peu moins vite. C'est un ensemble qui a énormément de critères aujourd'hui, qui sont à l'origine d'une décision, ce qui rend cette décision encore plus compliquée. Bruno Lina, le président de la République. Il n'écoute plus le conseil scientifique. Mais en fait, ce qui est très étonnant, c'est que si moi, j'aimerais bien qu'on revienne à un tout petit peu en arrière et que vous redisent, on vous dise que le conseil scientifique est ce qu'il n'est pas et en fait le conseil scientifique qui est là pour éclairer, pour donner des informations ou échafauder des scénarios, pour échafauder des hypothèses de façon à ce que derrière, le monde politique prenne une décision.

[00:09:05]

Ce n'est pas du tout au conseil scientifique de faire faire ses choix. Et chaque fois qu'on me demande ce qu'il faut faire, je dis que je ne sais pas. Ce n'est pas à moi de décider. La seule chose que je sais faire, c'est essayer de comprendre un peu comment ce virus évolue, quelles sont avec mes amis modernisateurs santé publique, sciences humaines et sociales à l'intérieur du conseil scientifique, d'essayer de comprendre un peu comment on peut se projeter par rapport à une évolution qui est quand même très imprévisible.

[00:09:33]

On est, on est très régulièrement pris par surprise avec ce virus et l'idée, c'est vraiment d'avoir finalement un panorama, un panorama, qu'il soit possible qu'il soit le plus large et qu'il soit le plus étayé. Après, on ne peut on ne peut nous être dans notre rôle d'informer. On ne prend pas de décision. Par contre, on informe complètement, c'est à dire que dans les scénarii qui sont dessinés, il y a des scénarios favorables. Et puis, on a qui sont parfois ce que l'on appelle le scénario du pire et qui, aujourd'hui, ne peut pas forcément être balayé d'un revers de la main.

[00:10:08]

Vous avez raison de rappeler quel est le rôle de scientifique. Merci de l'avoir fait de manière aussi claire. On a à la place des gens qui nous regardent et qui allume la radio RTL le matin ou leur télé et qui entendent des spécialistes, des professeurs. Je pense à Arnaud Fontanet, par exemple, qui estime que aujourd'hui, l'exécutif est dans une prise de risque, que si on choisissait de confiner plus tard, on prendrait au fond le risque de devoir confiner plus longtemps.

[00:10:34]

On a des épidémiologistes qui font des modélisations avec des scénarios qui sont très inquiétants avec 50 000 cas par jour à la mi mars. Voyez ce que je veux dire entre une parole scientifique qui est dans son rôle d'alerte et un politique qui arbitre travailler. Je me mets à la place de gens qui nous regardent. Je dis ce n'est pas évident de se faire une idée sur la situation réelle dans laquelle nous nous trouvons. Mais la situation est très difficile, elle n'est pas difficile parce qu'elle est inquiétante, elle est difficile parce qu'elle est compliquée et au bout du compte, on a aujourd'hui, si vous regardez ce qui se passe dans le sud de la France ou à Dunkerque ou en Moselle, et que vous regardez ce qui se passe du côté de Biarritz, prenez une mesure nationale.

[00:11:17]

Dans ces conditions, c'est forcément extrêmement compliqué. Donc on voit bien que l'on est dans un moment où on a quand même appris énormément de choses et c'est ce qui a été dit. C'est dire qu'aujourd'hui, on connaît mieux les modes de transmission de ce virus. On sait mieux. Quel est l'impact de la température et du climat? On sait mieux que les Français, comme cela a été dit, assure quand même un freinage de la circulation des Beerus par les mesures barrières, qui est redoutablement efficace.

[00:11:46]

Parce que celui là, aujourd'hui, il n'a pas changé. C'est le même virus que celui qui a commencé à circuler en mars. La seule chose, c'est qu'il a effectivement évolué et que nous aussi, on a évolué. Et que cette évolution aujourd'hui nous place dans une situation où on a affaire à un virus. Avec le Varian britannique, qui a un potentiel de transmission qui est augmenté et on a un comportement collectif et individuel qui a tendance à freiner la circulation de ce virus.

[00:12:16]

Qui va gagner? Moi, je ne sais pas, mais ce qu'il faut qu'on voit, c'est qu'il y a là. Il y a ces deux axes qui sont divergents et à un moment donné, ça va pencher d'un côté. Soit ça change du bon côté, soit ça penche du mauvais.

[00:12:30]

Ça veut dire Bruno Lina que quand j'imagine que tous les gens qui vous croisent vous pose cette question est ce qu'il faut confinait? Vous dites quoi?

[00:12:37]

Je ne sais pas.

[00:12:38]

Vous vous êtes bien fait.

[00:12:43]

Je ne vais pas vous dire que le conseil scientifique, il a des choses, qu'il fait des choses qu'il ne fait pas. C'est pas à moi de décider. Ce n'est pas à moi de le faire. Quand on voit celle ci, je suis capable d'expliquer, par contre les conséquences à venir.

[00:12:58]

Je reviendrai vers vous pour expliquer les conséquences d'un choix ou d'un autre pour les semaines qui viennent. Ce sera sans doute très intéressant. En revanche, je voudrais revenir sur ce qui se passe en Allemagne, par exemple. On observe beaucoup l'Allemagne, qui est confinée quand même depuis plusieurs. Plusieurs semaines maintenant, deux mois et demi, on rouvre à peine les coiffeurs. Aujourd'hui, juste des coiffeurs. Mais en Allemagne, on n'est pas à vide après deux mois et demi de confinement.

[00:13:17]

On va parler de l'Allemagne parce que je vous disais que la comparaison était compliquée, surtout quand on voit certains pays qui donnent des signaux d'ouverture. En tout cas, pour l'instant, il tient sa ligne. Le président refuse d'envisager un reconfirmé. Pourtant, la pression des scientifiques de certains scientifiques se fait de plus en plus forte. Certaines projections sont alarmantes et prévoient 50 mille cas par jour de vide à partir du 15 mars. Et le patron des services des urgences multiplie aussi les alertes.

[00:13:44]

Mathieu, alignons Nicolas Baudry d'Asson.

[00:13:50]

Emmanuel Macron, en visite dans un centre de vaccination pour la première fois à Bobigny, en Seine-Saint-Denis, le président fait son retour sur le terrain face à la crise sanitaire. L'occasion aussi d'être confronté aux difficultés pour prendre rendez vous.

[00:14:05]

M'est arrivé jeudi dernier d'appeler 37 fois le même centre. On apprend chaque semaine des choses, donc il faut qu'on ajuste. Mais on va continuer à accélérer la vaccination avec les frais, vacciner et prendre des mesures locales.

[00:14:18]

C'est la ligne d'Emmanuel Macron pour éviter un nouveau confinement généralisé.

[00:14:24]

Je vais faire un choix évité, confie Je vous ai entendu. Je vous promets qu'on fera tout ce qu'on peut, mais je sais bien que j'aimerais bien que vous n'avez pas la partie facile tout en sachant très bien entendu, ce que vous dites est vrai.

[00:14:40]

Sans évoquer les Français, Emmanuel Macron pourrait bien perdre son pari de ne pas confiner le pays. Les chiffres ne sont pas bons.

[00:14:50]

En une semaine, le nombre de cas détectés a augmenté de 12 pour cent et le nombre de patients en réanimation, 2 3%. Ce week end dans plusieurs villes de France, notamment à Paris, foule dans les rues, les parcs ou sur les quais de Seine, qui donne des sueurs froides aux autorités. Inquiétude aussi de certains médecins. Ils sont nombreux à demander au gouvernement d'assumer des mesures sanitaires plus strictes. Nous avons des hôpitaux avec certains services de réanimation qui sont pleins.

[00:15:24]

Nous avons des équipes dont on parle, jamais les équipes médicales qui sont usés, fatigués. Il est certain que si on ne bouge pas, si on ne fait rien, on ne tiendra pas longtemps comme ça. En tout cas, on ne va pas continuer à vivre comme nous vivons. Parce que dire qu'on ne fait pas de confinement, c'est une chose. Mais en contrepartie, on a quoi en contrepartie? Nous avons une vie qui s'arrête à 18 heures et je ne suis pas certain que ça soit une vie qu'on puisse garder assis pendant longtemps.

[00:15:50]

On est dans un niveau d'acceptation qui est incroyablement élevé, incroyablement élevé, et je trouve que bientôt mille décès cette pression hospitalière, je ne pense pas qu'on puisse dire. Ou alors, il faut le dire aux Français, dire voilà, c'est le prix qu'on paye à une économie moins contrainte et effectivement, un moindre impact sur les Français. Mais on est dans un entre deux, entre deux. On est en même temps, si je peux reprendre cette expression.

[00:16:14]

Une vingtaine de départements sont particulièrement surveillés et cette fois, Emmanuel Macron semble pouvoir compter sur le soutien des élus locaux comme Valérie Pécresse. Elle n'est pas opposée à des restrictions locales et souhaite par exemple renforcer le télétravail en Ile de France si l'on veut éviter un recours massif.

[00:16:34]

Il faut régionaliser les réponses. On l'a dit, mais il faut aussi les Territorialisée les localiser. Je pense qu'il faut qu'on essaye toujours de prendre des mesures proportionnées et qu'on essaye au maximum d'éviter, j'allais dire, les conséquences économiques, sociales, psychologiques d'un confinement dur.

[00:16:55]

En Moselle, pas de confinement, mais une nouvelle contrainte pour les 16.000 travailleurs frontaliers avec l'Allemagne. A partir de demain, il faudra montrer un test antigéniques ou PCR de moins de 48h pour franchir la frontière. Là, nous sommes donc à la frontière.

[00:17:11]

De nombreux élus locaux dénoncent cette mesure aujourd'hui. Bien sûr, il n'y a pas fermeture d'une frontière. Mais si on regarde vraiment le fond des choses, pour moi, c'est une fermeture aussi.

[00:17:23]

En Moselle, c'est le variances sud africain qui pose problème. Pour lutter contre la propagation de ces mutations du virus. Renforcement des dépistages, notamment dans les écoles. Et pour cela, le gouvernement a une nouvelle arme les prélèvements salivaires. L'objectif est de tester 300 mille enfants par semaine d'ici la mi mars.

[00:17:44]

Cette question, Macron n'a t il pas eu raison de refuser un confinement alors que la population en a marre et que l'économie est en berne?

[00:17:51]

Sophie Orange Alors, on se parle à la minute, on se parle, oui, on peut dire qu'elle a raison. Mais pendant combien de temps? Elle aura raison. Peut être que dans une semaine, on va franchir la barre des 30 mille cas. Et après des Transamerica, ça peut aller très, très vite. Et il pourra toujours dire qu'il a gagné quelques semaines. De toute façon, chaque semaine, Gagné est gagné. Déjà, d'un point de vue économique, à une semaine de confinement coûte entre 2 milliards et demi d'euros pour la vie des Français.

[00:18:13]

Aussi, même si on ne va plus au restaurant, même si on ne sort plus, même si à 18 heures en doit être chez nous, on l'oublie. C'est vrai. Bruno Jeudy le disait alors c'est presque 200 jours, mais chaque jour de liberté, entre guillemets. Gagner, gagner, mais jusqu'où ça tiendra? Personne ne peut répondre aujourd'hui. C'est assez fascinant quand même de se dire qu'on ne peut pas répondre. On s'est fondé sur un modèle anglais des Varian anglais, qui s'est développé au moment où, à l'époque, les pubs étaient ouverts.

[00:18:34]

Les Anglais ne portaient pas de masque. On s'est fondé sur ce modèle là, alors que nous parler anglais est arrivé à un moment où on portait des masques, où on était déjà en couvre feu. Voilà, c'est tout. Tous ces critères mis, mis bout à bout, mis bout à bout, sans rendre des conclusions difficiles. Bruno Lina On parlait de différents scénarios tout ensemble. Quels sont les deux scénarios que le président a aujourd'hui sur la table et quelles sont les conséquences de ces choix?

[00:19:00]

Il n'y en a plus que deux. Mais alors, en gros, on peut, on peut. On peut parler de deux scénarios qui sont dans le domaine du raisonnable. Le premier, c'est de se dire que vous avez à voir progressivement une pénétration du Varian britannique qui va augmenter ce variant. Il a objectivement un taux de transmission qui est plus élevé pour vous. Pour faire une image assez simple, finalement, il faut deux fois moins de virus pour transmettre tôt pour transmettre la maladie à quelqu'un.

[00:19:32]

C'est à peu près ça, donc ça veut dire qu'on a un potentiel de reprise épidémique qui est lié au fait que ce virus se transmet mieux et que toutes les mesures que l'on avait qui nous ont montré un certain contrôle de la diffusion du virus avec un niveau élevé. Toutes ces mesures, elles étaient efficaces tant qu'on était avec une proportion de ce virus qui était inférieur à 50 pourcent. Là, on a passé le cap des 50 pourcent à l'échelle de la France.

[00:20:01]

Dans certaines régions, c'est même plus que ça. Et les endroits où ces virus augmentent en proportion, sont ceux où il y a la reprise épidémique. Donc, on voit quand même que le Kallio, par les modificateurs qu'on critique beaucoup, nous avait expliqué cela et ils nous disent attention à toutes choses égales. Si vous ne faites rien et que vous restez sur le même train de mesures, ce virus va entrainer une reprise épidémique. Donc, la réponse derrière, c'est arrivé à renforcer les mesures et les deux possibilités essayer de se dire on est capable de renforcer les mesures sans aller jusqu'au.

[00:20:37]

On aura besoin du confinement pour le faire parce qu'à un moment donné, on va retrouver une dynamique de l'accroissement du nombre de cas qu'il va faire et il faut écouter ce que disent les gens. Les hospitaliers considèrent que le service, les services hospitaliers qui sont aujourd'hui sous tension, ne peut pas faire abstraction de ça. Ils sont avec un niveau d'hospitalisation qui est très élevé, ne pourra pas absorber une recrudescence de cas de façon très importante et très rapide.

[00:21:04]

Ça veut dire beaucoup pour être bien clair. Ça veut dire qu'il y a eu une époque où on regardait. Je pense que c'est le cas. Le nombre de personnes en réa et on disait là, on a atteint ce qu'on peut. Voilà ce qu'on peut supporter là. Aujourd'hui, j'ai vérifié naturellement avant de venir vous voir. Trois mille 492 patients en réa. On a encore de la marge. Pourquoi les responsables des services de réa sont en train de nous dire attention, on est à la limite de craquer parce qu'elle anticipe pratiquement pas.

[00:21:33]

Il n'y a pratiquement pas de déprogrammation, c'est à dire que toutes les autres activités de réanimation se sont pratiquement maintenues. Si vous augmentez la proportion de patients qui vont ou qui vont rentrer en réanimation avec une infection au coronavirus, il va falloir commencer à reprogrammer. Arrêter d'hospitaliser les gens qui ont des maladies chroniques et qui auront besoin de réanimation. Et l'enjeu, il est là au bout du compte, c'est à dire qu'effectivement, on est en capacité d'absorber encore de la réanimation.

[00:22:01]

Plus avec le coronavirus, mais ça se fera aux dépens des autres. Et ça, c'est vraiment le point de vigilance le plus important. Ce que cela entraînera des conséquences délétères qui sont ce qu'on appelle les effets de bord du coronavirus. Qui sont les balles? Le cancer est moins bien pris en charge. L'infarctus est moins bien pris en charge. Les embolies pulmonaires sont moins bien, sont moins bien pris en charge.

[00:22:24]

C'est là dessus qu'il se joue l'arbitrage. Bruno Jeudy ferme ne pas refaire ce qu'on avait fait au mois de mars parce qu'au mois de mars, on avait programmé.

[00:22:29]

On avait tout, bien sûr, de toute façon, l'Elysée. Même si aujourd'hui, l'hypothèse du confinement n'est pas confinement général, n'est pas sur la table, se ferme aucune porte. Il le répète si demain il y a emballement de la courbe épidémique, comme le décrivait Sophie tout à l'heure, c'est à dire part à 50 000 cas. C'est sûr que là, le match sera plié, pour reprendre, pour reprendre votre expression. Sur ces deux lignes sont une course entre entre les deux lignes.

[00:22:58]

De toute façon, l'Elysée ne ferme aucune porte aujourd'hui. Et c'est là où le président de la République, et c'est le choix qu'il a fait le 29 janvier.

[00:23:05]

Ce qu'il a estimé que lors du précédent confinement à l'automne, les modélisations qui lui avaient été présentées, la situation alarmiste qui lui avaient été décrites, c'est à dire les 7 000 ou 9 000 personnes qui devaient être hospitalisées, ont régalé les milliers de morts supplémentaires qui devaient arriver. Tout ça n'est pas arrivé. Tout ça ne s'est pas produit et le président en a fait. On a tiré l'enseignement qu'il fallait se méfier. Il devait voir plus large et pas se contenter de ses seules données pour prendre pour prendre sa décision.

[00:23:39]

Au fond, l'Église aujourd'hui est dans une course contre la montre entre d'un côté, le redéploiement de cette campagne vaccinale qui va finir par monter en puissance.

[00:23:47]

On en parlera sans doute et pour l'instant, ça reste très long lorsque ça suscite beaucoup de colère et très, très, très agaçant.

[00:23:52]

Et on comprend que les Français soient très en colère compte tenu du fait que les objectifs ne sont pas atteints. En février, la course aussi pour les traitements à la vue des traitements monoclonaux. Est ce que ça marchera? l'Elysée fonde beaucoup d'espoir que scientifiquement. Et puis évidemment, l'autre, l'autre, l'autre courbe qui est la courbe des cas de contamination du nombre de patients en réa et son taux d'incidence qui est scruté chaque jour. Et c'est cette course contre la montre.

[00:24:21]

Et peut être que ça passera pas ou ça passera. A la mi mars, on va vite avoir. On va vite avoir la réponse pour cela.

[00:24:28]

Pour que ça passe, ça passe pas. En tout cas, il faudra avoir une bonne indication. Olivier Fails de l'effet que peuvent avoir ces mesures de confinement qui sont prises au niveau local. On l'a vu à Nice, on l'a vu à Dunkerque avec cette idée qu'on confine le week end, qu'on évite les relations sociales du week end et que ça permet de passer entre les gouttes. Visiblement, il y a 20 départements qui sont en surveillance rapprochée et qui pourraient faire l'objet de mesures de restrictions supplémentaires.

[00:24:57]

En tout cas, Bruno Jeudy disait L'idée d'un reconfirmé national n'est toujours pas sur la table. L'idée, c'est de continuer à faire de la dentelle. Absolument. C'est vrai qu'il y a un conseil de défense mercredi et a priori, Jean Castex prendra la parole jeudi pour préciser ce qui va en être de 20 départements. Mais c'est vrai que la ligne désormais, qui a été fixée depuis la fin janvier, c'est qu'en France, on ne fait pas de reconfirmé préventif.

[00:25:23]

Et ça, vraiment, Emmanuel Macron? Il a fallu quand même. Il en convainc évidemment les conseillers scientifiques, mais aussi son propre premier ministre aussi, Olivier Véran, le ministre de la Santé, qui, l'un comme l'autre, préconisait ce confinement préventif. Et effectivement, on brandit beaucoup le chiffre de 50 000 nouveaux cas par jour pour justifier d'un éventuel confinement national. Aujourd'hui, on n'y est pas encore. Et Emmanuel Macron, lui, n'a qu'une envie.

[00:25:47]

Effectivement, c'est de gagner cette course contre la montre grâce au déploiement des vaccins. Et aussi, il est dans l'idée, déjà, de se projeter sur l'après. Il réfléchit à la manière dont on pourrait réussir à vivre avec le virus, c'est à dire avec un niveau, je pense, sans doute comme celui qu'on connaît aujourd'hui, c'est à dire environ 20.000 cas au maximum par an par jour, 225.000 cas par jour et à avoir une vie sociale, culturelle, économique, sportive qui puisse un peu se refaire jour.

[00:26:11]

Et là, ça, c'est vraiment l'objectif de l'Elysée, de l'exécutif dans les semaines et les mois à venir, c'est de réussir à trouver les modalités de cette vie avec le virus parce qu'on se dit que là, aujourd'hui, une campagne de vaccination n'est peut être que l'hiver prochain. Il faudra recommencer une autre et que à nouveau, il y aura peut être des mesures de freinage, comme on dit, qui seront à prendre. Donc, il faut réussir à trouver des modalités pour qu'on puisse coexister avec le virus, ses variantes et les variantes des variantes.

[00:26:37]

Bruno Lina Est ce que l'on a des données scientifiques sur les effets du couvre feu et les effets du confinement le week end? Jérôme Salomon, directeur général de la santé, disait ce week end dans le Journal du dimanche Le couvre feu, ça marche!

[00:26:52]

Oui, on a des on a des données qui expliquent que le couvre feu, effectivement, a permis de freiner la transmission et de jouer son rôle dans la maîtrise de la circulation du virus. Maintenant, il est très clair que ce couvre feu est moins efficace que ce qu'on m'a appelé le couvrement. Le confinement dure. Le confinement dure, tel qu'il été fait en mars, avait eu une action extrêmement dure sur le virus puisqu'on était passé de 0 3 à 0,6.

[00:27:23]

Donc, c'était une réduction massive de la transmission qui avait duré plusieurs. Le confinement avait duré pratiquement huit semaines. C'était très, très, très long. Et là, maintenant, ce que ce que l'on essaye de voir, c'est que l'addition, comme je vous le disais, de petites mesures qui peuvent paraître petites à la lumière de ce qui s'est passé en avril, mais reste avec un certain niveau d'efficacité. Mais effectivement, de temps en temps, j'entendais je ne sais plus trop qui disait qu'il avait des sueurs froides.

[00:27:54]

Moi, je suis passé une fois dans Lyon, dans des espaces où il y avait des regroupements de personnes sans masque qui étaient certes à l'extérieur. Mais sachant qu'on a un taux d'incidence dans le Rhône qui nous met sur une limite en terme d'actions, éventuellement en prenant plus pour freiner, ce n'est pas raisonnable que d'avoir joué avec le feu, donc qu'on le fasse dans certains endroits où, effectivement, la circulation est moins importante. Pourquoi pas? Ça fait partie de la liberté, mais en région parisienne, en région lyonnaise et en région lilloise, ou dans le sud de la France, ça semble très bon.

[00:28:32]

C'est une vraie prise de risque et si on pouvait éviter de le faire, ce serait pas mal.

[00:28:36]

J'ai besoin de votre expertise encore. Bruno Lina Sur cette déclaration de Jean Castex, il a dit En gros, certains appellent à une fermeture stricte. Mais en gros, c'était ce qu'avait dit la maire de Paris, Anne Hidalgo, en trois semaines. On fait un effort tous ensemble. Et puis après, c'est fini. En réalité, le premier ministre a laissé entendre que cette stratégie là ne fonctionnait pas avec Varian. Trois semaines, c'est trop court. Trois semaines, c'est trop court.

[00:29:03]

Si on veut vraiment avoir un impact sur une dynamique épidémique, c'est entre quatre et six semaines, trois semaines.

[00:29:09]

Merci Bruno Lina.

[00:29:13]

Ce sont des Belges. C'est ce que disent les modèles de que dit l'expérience aussi, tout simplement. On parlait à l'heure des Allemands. Ça fait plusieurs mois qu'ils sont en confinement. Tous les pays qui ont voulu avoir des conflits durs avec une stratégie zéro vide, ce que nous n'avons jamais, jamais fait en France, ça fait plusieurs mois. Aujourd'hui, bien évidemment, personne ne souhaite le faire. Mais avoir l'impression que un confinement de courte durée peut être efficace pour passer un cap.

[00:29:45]

C'est un leurre, car ça ne marche pas.

[00:29:47]

Pour faire suite à ce que disait Anne Hidalgo, qui a donné le sentiment qu'elle était favorable à un confinement avant de dire le contraire, en tout cas de faire machine arrière, elle a dit aujourd'hui que le confinement le week end. C'est une proposition inhumaine. Elle n'aurait pas. Elle n'en veut pas parce qu'elle considère que les Franciliens travaillent toute la semaine et ils ont besoin de leur week end pour décompresser. Après, on imagine mal quand même tous les week end du printemps, avec autant de monde sur les voies, sur berges, parce qu'effectivement, il va falloir trouver un juste milieu.

[00:30:14]

De toute façon, ce n'est pas elle qui décidera. Il y a effectivement cette méthode de concertation qui est désormais choisie. Paris Il y a d'autres outils que le confinement le week end qui sont à la disposition du gouvernement, du chef de l'Etat pour l'Ile de France, par exemple le confinement, le confinement complet du lundi au dimanche ou le couvre feu ou le couvre feu à midi mais ça semble à 17 heures avait été tenté en Guyane. Je ne suis pas sûr qu'à Paris, après le couvre feu.

[00:30:39]

Mais effectivement, on est un peu au bout. Ça passe ou ça casse. Fermer les écoles, qui est aujourd'hui quand même une digue que personne ne veut franchir, semble quand même. Le gouvernement tient sur cette ligne là. Combien de temps le gouvernement va t il tenir? Dernière extrémité que ce sera vraiment le bout du bout du bout du bout, c'est à dire que les écoles resteront ouvertes jusqu'au bout. Mais c'est sûr que ce sera une singularité française.

[00:31:01]

C'est une singularité française. Alors qu'une note de Terra Nova à noter a montré que plusieurs études ont été réalisées qui montrent que la fermeture des écoles fait partie des mesures les plus efficaces pour limiter la circulation du virus. On sait que ça fonctionne. La France a choisi de ne pas fermer les écoles avec des résultats que l'on connaît aujourd'hui.

[00:31:20]

C'est un choix politique, sachant que c'est une mesure qui fait consensus.

[00:31:23]

Par ailleurs, au niveau du monde politique, autant ils peuvent s'écharper sur pas mal d'accords, tant sur l'école, il y a vraiment.

[00:31:29]

Ça fait beaucoup parler de parler des autres pays. Vous parlez du débat politique? Il y a des députés qui ont signé une tribune dans le Journal du dimanche qui plaide pour rouvrir les restaurants. Au moment où on en est de dire il faut prendre des mesures de restrictions supplémentaires pour passer peut être entre les gouttes des Varian. Il y a une trentaine de députés qui signent une tribune en disant sur la base du volontariat le 30 mars il faut qu'on puisse rouvrir les restaurants.

[00:31:52]

Aujourd'hui, ce n'est pas du tout à l'ordre du jour. Jean Castex dit lui même que c'est absolument impossible de pouvoir entre eux pouvoir laisser penser que ça pourrait donner une date, un calendrier, alors qu'on est plutôt dans une situation de dégradation.

[00:32:04]

Je reprends ces mots de la situation sanitaire dans de nombreux points du pays et surtout, est venu à la télévision pour annoncer quand même d'abord que 20, 20 départements étaient sous surveillance stricte que avait confinement partiel et à Nice et à Dunkerque. Vous l'avez dit que franchement, la Moselle aurait dû être aussi dans le lot. Donc, c'est impossible.

[00:32:24]

Ce serait assez incompréhensible d'annoncer du confinement et des ouvertures, peut en faire de la dentelle et aller jusqu'au bout de la logique et rouvrir dans les endroits où le virus. La vraie question est là. Autant c'est vrai, il y a eu ce cas par cas et le pouvoir a fini par lâcher sur cette fameuse territorialisation. Et ça, c'était quand même une brèche. Or, en métropole, ça n'avait jamais été fait. Cela avait été fait en territoire d'outre mer, mais pas en métropole.

[00:32:50]

C'est vrai que là, on pourrait se dire dans les départements où les taux d'incidents sont extrêmement bas. Encore une fois au littoral atlantique, puisque c'est là, en général, que c'est plutôt le plus favorable. Ça pourrait être imaginé. Sauf qu'on voit bien que d'un point de vue communication, c'est très difficile et c'est très difficile à vendre pour l'exécutif. Aujourd'hui, les restaurants à Brest et confiner toute toute la côte, toute la côte du Golfe fermée, fermer a les Alpes-Maritimes.

[00:33:19]

Fermer d'un car pour l'instant, mais rouvrir pour l'instant. C'est un effort encore compliqué pour cet État jacobin, sachant qu'en Bretagne, beaucoup comme un département exemplaire ont à nouveau franchi le seuil de 50. Le seuil d'alerte et le Varian anglais représente 50 pour cent des nouvelles contaminations. Donc, même la Bretagne n'est pas sous surveillance, mais enfin, est à surveiller. Bruno Lina Très rapidement, ce sera irresponsable d'avoir une stratégie ajustée localement pour fermer. Mais pour vous ouvrir dans les endroits où ça va bien.

[00:33:45]

Sur le moyen terme, ça me semble raisonnable sur le court terme. Non, ça me semble pas raisonnable parce qu'aujourd'hui, on a trop d'incertitudes. Mais à partir du moment où on aura une cinétique de décroissance qui observera partout et bien tout le monde n'ira pas à la même vitesse. Et on peut imaginer effectivement que dans certains endroits finalement, qui vont plus vite, si vous trouvez plus de virus et pourquoi vous allez fermer les choses si on ne trouve plus de virus.

[00:34:11]

Mais il faudra qu'on soit capable de montrer qu'il y a plus de virus. Ce qui est intéressant, c'est qu'on a beaucoup d'outils. Maintenant, on vous ont parlait des tests salivaires, on parlait de la surveillance des eaux usées. On parle beaucoup de choses qui nous permettent vraiment d'avoir un panorama précis de ce qui se passe. Et en s'appuyant sur cela, on pourra peut être faire. Ce ne sera pas de la dentelle.

[00:34:29]

Ce sera en tout cas des groupes cinétique de décroissance, dites vous? Bruno Lina Ce qui est à l'oeuvre dans certains pays, la pression sur l'exécutif français viendra peut être de l'étranger. Certains pays ont fait le choix de confiner et ils sont aujourd'hui en capacité d'envisager la reprise de certaines activités. l'Allemagne, la Grande-Bretagne, le Danemark, la Grèce, le Portugal lèvent peu à peu certaines restrictions.

[00:34:55]

Romain Besnainou et Christophe Frocad dans cette école de Berlin, c'est le soulagement. Un timide retour à la vie normale.

[00:35:09]

C'est fantastique d'être de retour. Sa famille? La classe n'avait manqué. Rien ne peut remplacer le face à face avec les élèves.

[00:35:18]

Après deux mois de confinement, l'Allemagne a autorisé ces écoles à rouvrir dès lundi dernier. Petits groupes et protocole sanitaire strict pour des élèves ravis de se retrouver. Pendant le confinement, j'étais tout seul. Je ne savais pas comment travailler Marcus. Mes parents étaient au travail et je ne faisais que les déranger de par l'armée.

[00:35:42]

Après les écoles, les coiffeurs ont pu rouvrir ce matin. l'Allemagne lève peu à peu les restrictions en vigueur depuis Noël pendant le confinement. Le nombre de contaminations a fortement chuté pour se stabiliser à environ 8.000 cas quotidiens.

[00:35:58]

Inquiète face aux Varian?

[00:35:59]

La chancelière Angela Merkel fait un nouveau pari, celui du passeport vaccinal de Deutsche Bank and China.

[00:36:07]

Nous allons développer cette idée d'un passeport vaccinal, constate le ministère de la Santé, s'occupera des détails et établira la procédure avec la Commission européenne. Celle ci estime à trois mois la durée nécessaire à la mise en place d'une telle opération.

[00:36:22]

Peut être une semaine.

[00:36:24]

Tagab Un pass pour aller au restaurant au musée? L'idée séduit cette petite ville de Bavière qui, de façon symbolique et prématurée, délivre le précieux sésame aux personnes vaccinées. L'espoir pour ces habitants qui imaginent la fin du confinement. J'aurais cette carte toujours sur moi et si un jour il y a besoin, je la montre.

[00:36:49]

Le retour d'une certaine liberté, c'est une très bonne idée, mais il faudrait que tout le monde l'est, l'Allemagne, mais aussi le Danemark, les Pays-Bas, la Grèce, le Portugal, tous ont fait le choix du confinement ces dernières semaines, élèvent progressivement leurs restrictions. C'est aussi le cas du Royaume-Uni, où les écoles rouvriront dès lundi prochain. Plus de 20 millions de Britanniques ont déjà reçu la première doses du vaccin. Alors pour Boris Johnson, tous les espoirs sont permis.

[00:37:18]

Mais à partir du 21 juin, nous passerons à la dernière étape de notre plan et nous irons au revoir à la plupart des restrictions restantes musste Mining.

[00:37:28]

Nous autoriseront à nouveau les événements à grande échelle, comme les conférences et les matchs de football. Nous lèverons les limitations sur les mariages et nous ouvrirons les boîtes de nuit.

[00:37:38]

Plus rapide encore que le Royaume-Uni, Israël, où un tiers des habitants a déjà reçu deux doses du vaccin contre le Covidien. Les cas positifs sont de moins en moins nombreux depuis janvier et la récompense a de quoi faire rêver en montrant son badge vert. Toute personne vaccinée peut désormais voyager, aller à la piscine ou même assister à un concert. C'est super cette solution de pouvoir sortir grâce à un pass vert, sauf ça, c'était un plaisir de sortir pour aller à un concert.

[00:38:11]

C'est une joie d'être en pleine air, de rencontrer des gens et de sentir que cette crise est peut être derrière nous.

[00:38:16]

Réseaux sociaux l'optimisme, enfin. À l'image de cette étude menée sur plus d'un million d'Israéliens, le vaccin de Pfizer réduirait les hospitalisations de 87% et les cas graves de 92% confinés pour endiguer l'épidémie. C'est aussi le choix de la Nouvelle-Zélande, mais de façon spectaculaire, depuis hier à Auckland. Un million et demi d'habitants est confiné pour une semaine après la découverte d'un seul cas. Stratégie iroko vide qui fait ses preuves dans le pays, puisque seulement 26 décès ont été recensés en un an de pandémie.

[00:38:50]

Est ce qu'au final, plus que les alertes des scientifiques, ce ne sont pas ces images qui risquent de peser lourd dans la balance sur les épaules de l'exécutif? Avec cette question, la France va être confinée à un moment où les autres pays européens vont Confignon.

[00:39:05]

C'est vrai que les Français regardent beaucoup ce qui se passe sur les images de nos voisins. Quand les Italiens ont ouvert le musée, je pense à l'ouverture du Musée du Vatican. Il y a eu tout de suite le débat sur la réouverture des musées qui s'est posée, qui s'est posé en France. Parce qu'au fond, c'est vrai que c'est une question de musée. C'est sans doute l'un des endroits où on peut vraiment contrôler les jauges. Et tout, pourquoi pas?

[00:39:26]

Ils ne sont pas rouverts. Pourquoi on ne fait pas des essais? Pourquoi on n'est pas un peu plus créatif aussi? Parce qu'on ne va pas pouvoir comme ça encore pendant peut être 60 jours, priver les gens de musées, par exemple, un endroit où il y avait beaucoup de l'histoire, que je sache. Donc oui, ils vont regarder ce qui se passe aux côté. Vous avez absolument raison. Le calendrier annoncé par Boris Johnson, Angela Merkel qui donne des perspectives des dates en avril pour l'ouverture des commerces non essentiels et même pour les hôtels et restaurants.

[00:39:52]

Ils ont des dates en Allemagne. Ce n'est pas le cas sur toute l'Allemagne parce que ça ne marche pas.

[00:39:57]

Hollande, mais c'est vrai que nous on a eu des dates jusqu'en janvier n'ont pas été respectées. Il y avait, je me souviens, le 20 janvier. Il y avait une clause de revoyure avec les restaurateurs. Il y a eu la clause de revoyure avec les stations de ski, la station de ski. L'affaire est pliée. Mais c'est vrai que depuis janvier et plus rien, il n'y a plus de perspectives. Et c'est sans doute ça qui manque aujourd'hui dans la stratégie de la stratégie du gouvernement et d'Emmanuel Macron qui, aujourd'hui, est dans l'incapacité au fond à se donner des marges de manœuvre puisque il est dans cette course contre la montre.

[00:40:31]

On a choisi de tenir sur le fait qu'il n'aurait pas de confinement. On est dans un couvre feu et donc dans le choix de vivre, avec peut être ce plateau ou, comme l'appellent les scientifiques, Olivier Faye.

[00:40:42]

Du coup, c'est difficile de communiquer quand on est aux responsabilités en ce moment en disant on va tenir, mais n'y a pas de perspectives. Encore une fois, il n'y a pas ces échéances qui sont annoncées par le gouvernement. Tout simplement parce que quand on a fait d'annoncer des échéances, on a eu du mal à retenir. C'est ça. Elle même par rapport à la vaccination, c'est vrai que les gens ont pu dire qu'ils avaient des droits et des retards.

[00:41:03]

Cet élément de comparaison européen est très intéressant parce que début janvier, quand il y a eu un calage au démarrage de la campagne vaccinale en France au sein de l'exécutif, on s'est rendu compte qu'il y avait une provision du vaccin et que des éléments de comparaison étaient assez terribles à subir au quotidien. Et donc, aujourd'hui, on a le sentiment effectivement que Makro, le gouvernement sont sans cesse en train de courir après le virus et entre temps, c'est le cas depuis depuis un an et de courir en essayant de fixer des échéances, des échéances positives à cette échéance, par exemple du passeport vaccinal qui pourrait être quelque chose d'assez formidable.

[00:41:38]

On se dit que voilà, une fois qu'on est vacciné, on peut circuler comme on veut. On pourrait rouvrir des commerces, on pourrait rouvrir. Voilà, je ne sais pas de quel type d'activités culturelles, sportives, mais ça se heurte à une difficulté majeure. C'est qu'en France, le vaccin, pour l'instant, n'est pas là pour tout le monde et qu'il y a une très petite minorité de la population qui se fait vacciner. Donc, cette perspective là est assez difficile à établir et c'est d'autant plus difficile quand on voit les montrant à votre sujet que dans certains pays, d'autres pays européens se paspour commencent à se mettre en place et qui commencent à avoir une réouverture des activités.

[00:42:14]

Mais comme comme le disait un ministre assez récemment, on savait que c'est très difficile de s'engager. Cette question de passeport vaccinal. Car si on dit par exemple Lamoricière qu'elle peut boire un verre au bar par un jeune, on risque d'avoir des émeutes assez vite.

[00:42:26]

Alors, le concept est un tout petit peu bougé ces derniers jours puisque Clément Bonnand, secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, a expliqué que ça pouvait être un passeport, donc lié à la vaccination, mais aussi à des tests PCR négatifs. Voilà, ce serait une forme un peu un peu plus accessible. Finalement, plus de personnes qui passent des tests aujourd'hui sont vaccinées. Attention, parce que ce passeport vaccinal sans sida, au moment où on n'est pas sûr à 100 %100, loin de là, que ce vaccin empêche d'attraper le vide, il n'est pas.

[00:42:55]

Ce n'est pas prouvé encore. On imagine que ce sera le cas, mais on manque encore d'études fiables, sérieuses, scientifiques pour le dire. Finalement, ce passeport vaccinal n'est pas totalement sûr de l'efficacité de la vaccination.

[00:43:06]

On sait que ça empêche les formes graves. On sait que le vaccin empêche les formes graves, empêche la mortalité. Mais on peut être vacciné et attraper le covidien. C'est la limite quand même de spaceport vaccinale. Pareil pour le les. On peut être testé négatif 3 jours après être positif. Voilà, après tout ça, c'est peut être aussi en attendant que la vaccination débute. Aujourd'hui, on vaccine à peu près 100, 130, 140 personnes par jour.

[00:43:28]

Donc en un mois, on vaccine quand même 2 millions de personnes. Dans ce cas là, ça va monter en puissance. On va revenir sur la vaccination. Bruno Lina sur ses perspectives. C'est vrai que on en manque de perspectives en France puisque la stratégie qui est celle de l'exécutif aujourd'hui, c'est de dire peut être que ce sera au bout du compte. La bonne stratégie, c'est de dire il faut tenir, il faut tenir quasiment jour après jour.

[00:43:49]

Jeudi après jeudi, conférence de presse après conférence de presse. Là où d'autres ont choisi peut être des stratégies un peu différentes, c'est à dire mettre en place, par exemple, l'Allemagne ou la Grande-Bretagne, qui n'est pas à la situation. Non, mais un confinement strict, un peu dur, avec désormais des perspectives, même si elles sont tardives. Pour la Grande-Bretagne, de avait écouté le 21 juin, levée de toute restriction sociale. Oui, on en reparlera le 21 juin.

[00:44:19]

A quoi bon travailler?

[00:44:22]

Je ne sais pas ça, c'est à dire que si ça se trouve, ce sera possible le 15 juin. Si ça se trouve le 15 juillet, c'est toujours la difficulté. Tout le monde veut. Les journalistes et les politiques veulent des dates, veulent des chiffres et des faits trancher. C'est impossible de le faire raisonnablement. Qu'est ce qui se passe de magique entre le 19 juin et le 23 juin? Qui fait que le 19 juin, c'est impossible? Et le 23 juin, ça, ça le devient.

[00:44:49]

C'est là où il faut qu'on ne pas. Je veux défendre personne dans cette affaire, mais les signaux positifs qui sortent à l'étranger, c'est en fait des choses qui existent déjà en France. La réouverture des classes, le fait qu'on peut sortir un peu plus dans la rue parce que finalement, le confinement s'arrête. Donc, il y a cette dimension là. A voir aussi. Il y a un certain nombre de choses qui sont en cours d'évaluation. Il y a des tests qui vont être faits pour voir comment reconduire des événements sportifs ou des événements culturels.

[00:45:21]

Comment est ce qu'on peut ouvrir des musées dans de bonnes conditions? Il y a un travail de fond qui est en train de se faire actuellement et qui va nous permettre lorsqu'on sera dans une situation où c'est ça qui compte, quand on sera dans une situation de décroissance du nombre de cas pour voir comment est ce que dans ces conditions là, on peut assouplir un certain nombre de règles qui permettront effectivement, à ce moment là, de retrouver un espace de liberté qu'on a perdu en ce moment?

[00:45:47]

Mais là où il me semble que l'on doit travailler, c'est sur la vaccination parce que très clairement, on commence à avoir des essais. Même avec 3 millions de vaccinés en France, on commence à avoir des effets. On voit par exemple en réanimation, les tranche d'âge des personnes qui sont en réanimation et 10 ans de moins que cœliaque qu'il y a quelques temps. C'est bien parce que les personnes les plus fragiles, les plus âgées sont vaccinées et ne font plus d'infection.

[00:46:14]

Est ce que vous êtes en train de dire peut être qu'il faut s'arrêter un instant. Vous nous dites quand on se compare réellement sans posture. Au final, la situation française n'est pas pire que celle de l'Allemagne. J'ai cité le Danemark, le Portugal ou la Grande-Bretagne. Vous iriez jusqu'à. Je dirais que c'est difficile de comparer et finalement, la comparaison, on la fera dans 2 ans parce que dans 2 ans, on aura le panorama complet de tout ce qui s'est passé.

[00:46:42]

On saura juger mieux des erreurs et des succès et on pourra. On pourra dire untel ou untel s'en est mieux ou moins bien sorti. Vous savez, on a donné l'Allemagne en exemple pendant très longtemps. Il y a quand même eu un peu plus de 60.000 morts en Allemagne, quand même. Donc, on voit que finalement, il y a malgré un certain nombre de mesures qui ont été efficaces. On ne peut pas passer à côté de cette épidémie, sauf d'avoir des mesures extrêmement coercitives quand on vit sur une île comme comme la Nouvelle Zélande est capable de le faire.

[00:47:15]

Mais la stratégie de zéro qu'invite de ce qu'on pourrait pas faire en. Non, ils ont les moyens de le faire dans le sens où il y a eu très peu de cas dès le début et ils ont fermé les frontières et vous savez que sont unis. C'est quand même beaucoup plus facile que quand on a des frontières avec six ou sept pays comme autour de nous et avec qui on a d'ailleurs beaucoup de plaisir à partager. Donc, ce qui est ce qui est important aujourd'hui, c'est de bien comprendre qu'on est dans une situation où, effectivement, on a des atouts considérables dans nos mains et que la situation d'où sortent l'Allemagne, le Portugal, l'Italie, le Danemark, les Pays-Bas, ce n'était pas du tout la même que ce que l'on avait, nous, au mois de janvier.

[00:47:57]

Peut être qu'on a juste décalé dans le temps, nous, le problème ou on l'a évité, mais ça, de nouveau.

[00:48:03]

Je ne sais pas s'il il faudra attendre quelques mois ou peut être même quelques années pour tirer les leçons des stratégies des uns et des autres. Pas même.

[00:48:11]

Oui, dites moi les perspectives, on est dans le je veux pas dire qu'on est en phase de sortie du tunnel, mais si vous regardez bien, on a eu deux, deux épisodes de confinement, un confinement dur, un confinement allégé et aujourd'hui, un questionnement sur le confinement. Ça prouve bien quand même que d'une certaine façon, les choses évoluent. Ce qui est embêtant, c'est la durée. Mais en termes d'impact de ce qui est fait, on voit qu'on est sur quelque part un soulagement.

[00:48:37]

Les contraintes sont moins fortes. On peut prendre le pari à 100 sans prendre beaucoup de risques au fil des mois. Ces contraintes vont être progressivement de moins en moins fortes, c'est une certitude.

[00:48:48]

Il réclamait la possibilité de vacciner. Et aujourd'hui, il traîne plutôt les pieds. Les généralistes ne sont que 20.000 à se porter volontaires pour injecter le vaccin AstraZeneca à leurs patients de plus de 50 ans atteints. Je me rappelle de comorbidité. Il dénonce une logistique compliquée à mettre en place. Mélanie Nénètses, 20 ans, Maxime Laugier et David Lamarche-Venne.

[00:49:13]

Notre portrait se trouve ici et on a le sésame. On a trois petits flacons de vaccins AstraZeneca commandés, mais encore inutilisés.

[00:49:28]

Chaque flacon pourrait pourtant permettre de vacciner dix personnes. Depuis une semaine, ce vaccin attend toujours qu'un médecin vienne le récupérer.

[00:49:36]

On a eu qu'une seule demande de généraliste, mais ce n'est pas forcément évident non plus. C'est effectivement peu, alors que la demande est réelle.

[00:49:44]

La demande est importante, une demande croissante, alors que les médecins généralistes sont de moins en moins nombreux à vouloir vacciner leurs patients.

[00:49:52]

La semaine dernière, ils étaient 29.000 volontaires. Cette semaine, moins de 20 000 se sont fait connaître auprès des pharmacies pour se procurer des doses. Soit une chute de 31 pour cent en seulement quelques jours.

[00:50:04]

C'est le cas du docteur Jean-Frédéric. En gros, il refuse de se porter volontaire depuis qu'il a reçu les instructions de vaccination. Elle précise notamment que le vaccin a une durée de vie très limitée.

[00:50:18]

Le vaccin doit être effectué dans les six heures qui suivent le retrait du flacon, donc six heures après avoir terminé le flacon.

[00:50:25]

Et ce n'est pas la seule contrainte pour ce médecin de 75 ans. Il faut s'inscrire chez le pharmacien.

[00:50:30]

On doit choisir le pharmacien, aller chercher une dose pour 10 personnes, donc avoir les malades qui vous attendent en rang d'oignons, donc faire venir tous à la même heure, un quart d'heure par malade, ça fait dix quarts d'heure. Pas mal pour le dernier à attendre que ça ne soit pas possible.

[00:50:47]

Et pour éviter de devoir vacciner dans les six heures, certains praticiens se sont dotés de réfrigérateurs spécifiques à la sonde qui dit précisément 5,4 degrés 5,4 °C dans la fourchette entre entre 2 et 8 degrés. Il y a deux flacons vides qui sont les flacons que nous avons utilisés vendredi et samedi avec leur numéro de lot de flacons qui lui ont permis de vacciner vingt personnes en moins de 48 heures.

[00:51:20]

La cible actuelle, puisqu'on manque de doses, est quand même relativement restreint puisque c'est 50 64 ans avec une comorbidité.

[00:51:30]

Donc, si j'ai sous la main quelqu'un qui a 45 ans et une pathologie lourde et bien officiellement, il ne rentre pas dans les critères d'éligibilité.

[00:51:43]

Donc il faut que je m'interroge pour savoir si je vais perdre une dose parce que j'ai trouvé personne ou si je vais le faire. Cette personne qui n'entre pas totalement dans les clous. La réponse, elle va être que je vais ne pas perdre la dose.

[00:51:57]

Ce médecin hésite aujourd'hui à renouveler l'expérience. Trop contraignante, selon lui. Car au delà de la procédure technique, il faut aussi convaincre et rassurer les patients face aux vaccins AstraZeneca, comme le docteur Jean-Paul Hamon. Ils estiment que le médecin généraliste a un rôle essentiel auprès des futurs vaccinés.

[00:52:16]

Ils ont posé des questions parce on parle beaucoup d'AstraZeneca. On a beaucoup parlé des effets secondaires, mais je redis que je leur reproche systématiquement du paracétamol. J'ai eu aucun souci avec les dix personnes que j'ai vaccinées.

[00:52:29]

Alors, que faire pour accélérer la campagne de vaccination? Le gouvernement pourrait s'appuyer sur les 21 mille pharmacies que compte le pays.

[00:52:39]

80 pour cent d'entre elles vaccine déjà des patients, notamment contre la grippe. Dans la pharmacie dIsabelle, nous dites ça. Les clients aimeraient pouvoir se faire vacciner ici très prochainement.

[00:52:51]

Ils nous disent que c'est notre rôle parce que c'est vrai qu'ils sont aussi habitués à nous voir délivrer des vaccins et l'approvisionnement la pharmacie via les grossistes. Tout le monde sait faire faire le transport, on sait les conserver. Après nous, à notre niveau, on se fait vacciner. Donc, il n'y a pas de raison que ça puisse pas se faire.

[00:53:08]

On attend juste le feu vert à un feu vert, une autorisation de vacciner qui pourrait être donnée avant la mi mars, selon certains syndicats de pharmaciens.

[00:53:18]

Et cette question, les médecins entre guillemets, traîne la patte 10 doses reçu mercredi soir. Fallait il annuler mes autres consultations de fin de semaine chez ces rasades? Girons habite en Gironde et médecin. Les médecins avancent plusieurs arguments pour justifier ce petit retard à l'allumage. On va dire bon, déjà, certains sont en vacances. C'est un fait. Leurs remplaçants ont beaucoup de travail. Ils n'ont pas forcément le temps de s'inscrire, d'aller à la pharmacie. Et puis après, c'est vrai que ces fameux dix patients qui correspondent à un flacon qui donne 10 doses, il faut les appeler.

[00:53:47]

Il faut regrouper ces rendez vous en une matinée parce que c'est toujours mieux d'utiliser ce vaccin dans la journée. Le jour où il est ouvert, c'est une petite logistique à mettre en place. Le patient lui même est il concerné? C'est difficile de savoir si soi même on rentre dans cette case 50 64 ans avec Comorbidité. Donc les choses vont se mettre en place. Comment rééditer cet identifiaient? Non? Oui, il y a une liste, mais cette liste est difficile à lire.

[00:54:09]

Des noms médicaux, un peu compliqué, scientifique. Mais clairement, le gouvernement s'attendait à la première semaine à 70 000 médecins qui passent commande. Il n'y a eu que 29.000 et ça a baissé la semaine d'après. Pourquoi ça a baissé la semaine d'après? On verra cette semaine. En fait, les médecins vont passer commande à la pharmacie le lundi, le mardi, le mercredi. Le pharmacien compile tout ça, envoie 23 heures à Amell aux autorités et le vaccin est livré la semaine d'après.

[00:54:32]

Donc, on saura mercredi soir, jeudi matin, cette semaine, s'il y a à nouveau de moins en moins de médecins, ce qui serait un vrai problème s'il y a de moins en moins de médecins qui veulent vacciner. Avec ce vaccin qui reste malgré ça un vaccin Mattenet d'AstraZeneca qui est efficace? Oui, il y a des effets secondaires qui se soignent avec du paracétamol. Il dure deux jours. C'est sans doute pas très agréable quand on les a.

[00:54:52]

Mais voilà, ce vaccin est efficace et doit rentrer aujourd'hui dans cette stratégie globale de vaccination.

[00:54:56]

Olivier Fails Est ce que le gouvernement tient ses objectifs en matière de vaccination? Il y a beaucoup de chiffres qui ont été donnés sur les objectifs de vaccination à la fin de chaque mois, à la fin du mois de février. Ensuite, au mois de mars, et avec cet objectif majeur qui est de dire on vaccine tous les Français avant la fin de l'été. Est ce qu'on tient? En tout cas sur AstraZeneca, ce qui est frappant, j'ai vu ce graphique qui a été publié récemment dans La Presse.

[00:55:20]

C'est que un nombre de doses qui est assez conséquent, mais le nombre de doses réellement administrées, lui, est très faible. Ce hiatus est assez assez terrible pour l'exécutif. Parce que que fait on de tous ces doses qui ne sont pas administrées? C'est que pour Emmanuel Macron, le pari, pour le coup, c'est vraiment un pari qu'il a fait. Que toutes les Français adultes qui le souhaitent se voient proposer une dose de vaccin d'ici à la fin de l'été est vraiment vraiment politiquement très périlleux.

[00:55:50]

C'est essentiel pour lui réussir parce que son élection risque de se jouer en partie là dessus. Et pour le coup, il y a une pression politique qui est très forte. On a vu récemment que en privé, en off, Nicolas Sarkozy notamment, qui a marqué l'actualité aujourd'hui pour d'autres raisons en raison de sa condamnation judiciaire, mais que Nicolas Sarkozy critiquait très fortement la manière dont la vaccination se passe en France, en disant en substance. Moi, j'aurais mis en place d'immenses vaccinaux drones tout de suite.

[00:56:16]

Hélas, la vaccination serait aller très, très vite. Et on sait. On sent que ce sujet là peut être très compliqué pour Emmanuel Macron. De la même manière que l'inversion de la courbe du chômage avait été aussi une promesse de François Hollande, qui a beaucoup marqué et qui l'a marqué politiquement au fer rouge, cette promesse là de vacciner chaque Français d'ici la fin de l'été. Effectivement, si on voit que les pas tenu dans les semaines ou les mois à venir, ça va être compliqué à gérer pour lui.

[00:56:42]

Il faudrait 530 000 doses par jour pour vacciner tout le monde d'ici à la fin août 2021. Ça vous surprend, Bruno Lina? Ses réserves vaccins AstraZeneca lui même. Et puis le fait que ça avance à pas. Hyland du côté des généralistes. Je crois que la logistique à mettre en place pour un cabinet est effectivement compliquée et c'est ce qui expliquait un certain nombre de généralistes et j'en ai eu quelques uns au téléphone, en direct aussi. C'est vrai que si on n'a pas un équipement froid comme comme le montrait le médecin avec les sondes qui permettent de garantir que le réfrigérateur reste bien à la bonne température, on est obligé de faire ses vaccinations en série.

[00:57:25]

Mais ce que j'observe aussi, c'est qu'il y a quand même une demande très forte puisque les centres de vaccination, notamment dans notre hôpital ici, sont pris d'assaut et ils essayent d'ouvrir au maximum des plages de vaccination avec finalement des gens qui acceptent assez bien le vaccin AstraZeneca. D'autant plus que dans la tranche d'âge qui est aujourd'hui ciblée par la vaccination, les effets secondaires sont finalement pas si important que ça. C'est des plus jeunes qui font des enfants des réactions essentiellement.

[00:57:55]

Donc, c'est compliqué. Je donnerai encore un petit peu de temps, mais c'est vrai que c'est un petit peu dommage que d'avoir tout le monde qui râle parce qu'on vaccine pas assez et ceux qui veulent vacciner, il n'y arrivent pas bien. Ils disent Bah finalement non, je ne le ferai pas parce que c'est trop compliqué et il fallait absolument éviter des vaccinaux drome. Et finalement, c'est peut être la seule. C'est la seule solution qui marche. Donc on voit que c'est là encore quelque chose qui est difficile à faire sur les pharmacies.

[00:58:24]

Juste un petit mot. Une des raisons pour lesquelles les pharmacies ne le font pas, c'est que pour l'instant, on surveille de près le risque d'effets secondaires graves, et notamment le choc anaphylactique. Et il faudrait que les pharmaciens soient en capacité de faire des défibrillateurs. Ils ont de l'atropine, qu'ils soient aussi formés pour les premiers gestes. Si jamais il y avait un choc anaphylactique.

[00:58:46]

Sans parler de la phrase, la Haute Autorité de santé se prononcera demain pour savoir si on avait utilisé chez les plus de 75 à 65 ans ce qui est le cas dans d'autres pays et en particulier. Avant, on en parlait. La Grande-Bretagne n'a pas inventé ce type. Une question pour vous? Bruno Lina, à quoi sert le conseil scientifique? C'est le président de la République ne tient pas compte de ces avis. Mais le conseil scientifique donne des informations, il est clair et après le président de la République et l'exécutif fait ce qu'il veut de ses informations.

[00:59:22]

On n'est pas dans une relation de conflit, on est dans une relation de confiance et on essaye de passer des informations et on essaye d'alerter le mieux possible le conseil scientifique. Ce n'est pas moi qui vais juger s'il a encore un intérêt ou pas. Ce sera le président de la République. Puisqu'en cas de confinement, le problème majeur est la garde des enfants. Pourquoi ne pas avoir reconfirmé pendant les vacances? Ça a été. Ça a été une des préconisations dans le débat qui y a eu au sein du gouvernement, certains effectivement très avancés, éventuellement l'idée d'élargir les vacances, de profiter de cette période.

[01:00:00]

Finalement aussi pour faire une sorte de semis au confinement ou quasi confinement. Cette solution n'a pas été retenue par le président de la République le 29 janvier. Je crois qu'en fait, il tient à sa ligne et l'école est vraiment quelque chose d'assez symbolique. C'est la singularité française en Europe. Il faut, il faut le dire encore une fois. Pour le coup, il y a consensus. Je dirais même que pour Jean Castex, c'est presque aussi symbolique pour lui par rapport à son prédécesseur, qui avait fermé les écoles lors du premier confinement 55 jours de confinement.

[01:00:30]

A quoi servent les mesures locales lorsque l'on peut traverser la France en moins de cinq heures avec le TGV est contaminé partout?

[01:00:37]

Olivier Fails Pour l'instant, c'est juste l'évidence que est confiné partout. Donc, pour l'instant, on est obligé de s'adapter avec des mesures locales qui permettent peu de tenir bon an, mal an, la situation. Effectivement, après, on a la possibilité de voyager avec le couvre feu. On va quand même dire que les choses sont plus restreintes déjà.

[01:00:57]

Pourquoi ne pas laisser les régions s'organiser pour lutter contre cette pandémie?

[01:01:01]

Ça serait un peu compliqué si chaque région, en tout cas notre système, n'est pas un système à l'allemande. Si chaque région faisait sa petite tambouille dans son coin, effectivement, il faut tenir compte des frontières. Il faut tenir compte de la région voisine. Savoir quelle est sa situation aujourd'hui? Le choix de concerter, de rencontrer, de dialoguer. Et puis, au final, c'est le gouvernement qui décide, avec davantage de concertation quand même, vis à vis des élus.

[01:01:21]

Ce qui était un reproche qui a été fait au gouvernement.

[01:01:23]

Quand même, ça ne marche quand même mieux que lors du premier confinement où là, c'était quasiment la guerre ouverte. Le deuxième, ça a été extrêmement compliqué. Là, on voit bien qu'il y a quand même une progression. On a vu aussi que le maire de Dunkerque ne voulait pas trop confiné au Confinait, en Moselle. Il voulait trop confiner, il voulait trop confiner. Ils n'ont pas été trop confinés. Donc, on voit aussi que c'est parfois parfois compliqué, mais qu'a la concertation se met en place difficilement parce que ce n'est pas une habitude française.

[01:01:51]

Et puis, en plus, c'est vrai qu'Emmanuel Macron n'a pas cherché aussi forcément l'assentiment des grands élus locaux dont il se méfie, notamment les présidents de région.

[01:01:59]

Même en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, tous les élus n'étaient pas d'accord. C'est un peu compliqué quand ça saisiraient tout à l'heure. À un moment donné, c'est le rôle du politique du chef de l'Etat de trancher, trancher. La stratégie actuelle de Macron n'est elle pas de privilégier l'économie sur la santé des Français, malgré la flambée de contagion? Et pourquoi pas?

[01:02:18]

Il a coûté cher le premier confinement couvre feu. C'est vrai que ça coûte moins cher. L'économie est quand même un peu moins à l'arrêt. C'est un élément qui est pris en compte, même si l'exécutif le répète. Et c'est le cas. D'ailleurs, la santé prime avant tout. Mais le choix a été fait de prendre en compte d'autres éléments que les seuls éléments sanitaires. D'ailleurs, on le voit, le fait notamment sur la campagne de vaccination. Si on prend au global, on voit bien que les plus âgés reprochent les ratés de la campagne de confinement Emmanuel Macron.

[01:02:52]

Mais les plus jeunes se félicitent, on le voit dans les sondages, du fait que le président n'est pas n'est pas confiné.

[01:02:58]

Pourquoi ne pas rouvrir cinéma, théâtre, opéra, musée avec toutes les mesures sanitaires nécessaires? Peut être. Bruno Lina. Sur ce sujet là, on peut prendre des mesures suffisamment strictes pour ouvrir des musées, des théâtres, des cinémas ou est ce que c'est trop tôt? Il faut, il faut le prendre dans un contexte, c'est toujours pareil si vous voulez, quand on ouvre les musées, les théâtres, les cinémas, on crée des mouvements, on crée des regroupements.

[01:03:24]

Il faut qu'on apprenne à gérer une file d'attente. Il faut qu'on apprenne à gérer la jauge à l'intérieur. Il faut pouvoir mettre plus de gens dehors dans la rue. Donc voilà, il faut bien le comprendre dans un quelque chose qui est assez global, finalement. Maintenant, comme je vous le disais, il y a des travaux en cours pour justement arriver à reprendre ses activités dans de bonnes conditions à un moment donné. Tous ces espaces vont réouvrir, c'est une évidence.

[01:03:52]

Comment expliquer que je ne parvienne pas à tenir un rendez vous pour les vaccins de ma mère de 98 ans, Clément, qui habite dans les Pyrénées-Atlantiques?

[01:04:00]

C'est un grand mystère. Enfin, le mystère, on le connaît. On sait qu'à cette dose, il a passé des rendez vous avec notamment un passage à 37 fois pour avoir un rendez vous. Moi, j'ai appelé des dizaines et des dizaines de fois pour confirmer un rendez vous. Voilà clairement aujourd'hui, des listes d'attente et des rendez vous verts sont en priorité pour les personnes qui sont en liste d'attente. Mais c'est quasiment impossible de prendre rendez vous aujourd'hui que cela était prévu.

[01:04:19]

De votre personne vaccinée, prévue fin février. C'était Olivier Véran qui l'avait dit. On avait échangé avec Gabriel Attal, mais ça n'a pas été atteint 3 millions hier soir.

[01:04:28]

Merci à vous tous. C'est la fin de cette émission qui sera diffusée ce soir à 23h 55. Merci à tous d'avoir participé à cette émission et un merci tout particulier à Bruno Lina, qui sera à chaque fois disponible malgré un quotidien et un agenda très chargé. Merci à vos professeurs, Lina et à vous.