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[00:00:13]

Bonsoir à toutes et à tous. La France est elle le vilain petit canard du Covid en Europe, alors que la Grande Bretagne s'apprête à ré-ouvrir ses bars et ses restaurants dans 9 jours? La France, elle, est perçue comme une zone à haut risque de contamination, contrainte d'ailleurs de se reconfigurer pour quatre semaines, suscitant au passage la pitié de Boris Johnson, qui s'est dit très, très triste pour la situation en France. Alors, Allemagne, Espagne, Royaume-Uni.

[00:00:42]

Quelle est la situation épidémique chez nos voisins? Qui s'en sort le mieux? Et puis, cette terrible épreuve aura t elle abîmé ou au contraire, renforcer la solidarité européenne? C'est le sujet de cette émission C dans l'air, intitulée ce soir Covid. Comment s'en sortent nos voisins? Pour répondre à vos questions, nous avons le plaisir d'accueillir Dominique. Vous êtes directeur délégué de la rédaction des Échos et éditorialiste à France-Inter. Sophie Aurenche, vous êtes rédactrice en chef à RTL, en charge de la crise sanitaire. En duplex depuis Berlin, on retrouve Hélène Kohl, vous êtes correspondante en Allemagne pour Europe 1 et Le Journal du dimanche. Et enfin, on retrouve Jean-Dominique Giuliani. Vous êtes président de la Fondation Robert Schumann et de l'Illyrie. C'est l'Institut libre d'étude des relations internationales et vous êtes l'auteur? L'auteur de l'Atlas permanent de l'Union européenne aux éditions Marie B. Merci à tous les quatre de participer à cette émission en direct. Hélène Kohl. On commence avec vous alors ici en France. Va, on va revivre un confinement strict, assez strict pour quatre semaines. Comment les Allemands juge t il la situation en France? Est ce qu'ils nous voient un peu comme des pestiférés?

[00:01:50]

Je ne sais pas si j'utiliserai le terme pestiférée. On reste quand même très polis entre voisins. Ce qui est évident, c'est que ça fait une semaine maintenant que la France a été classée comme zone à très haute, à très haut risque. Ce qui signifie que l'Allemagne contrôle aux frontières avec la France, que les gens qui entrent sur le territoire allemand ont bien un test négatif réalisé dans les 48 heures. Alors, ces contrôles ne sont pas systématiques. Je viens de dire que les barrières ne sont pas fermées à la frontière, comme on a pu la voir il y a un an. Ce sont des contrôles aléatoires, mais qui concernent tout le monde, y compris les frontaliers.

[00:02:24]

Mais il y a même une quarantaine qui est imposée à ceux qui viennent de France quarantaine de dix jours.

[00:02:31]

Effectivement, le test négatif, ça peut être un PCR ou un test. Test antigéniques, ce test négatif de moins de 48 heures ne permet pas d'être exempté de quarantaine. Alors, il y a quand même quelques exceptions, notamment les familles divorcées quand le papa, vient voir les enfants, sont en Allemagne, par exemple. Mais effectivement, une quarantaine de dix jours qu'on peut lever au bout de 5 jours en faisant un test en Allemagne.

[00:02:54]

Pour la petite histoire, d'ailleurs, nous voulions envoyer des journalistes en Allemagne et ça a été tellement compliqué qu'on a pris des journalistes locaux. Sophie Aurenche Alors là, on part en Angleterre. Boris Johnson apprenant que nous avions un avion vivre quatre semaines de confinement, a eu ses mots. C'est très, très triste ce qui se passe en France. Comment lisez vous cette phrase? C'est un de l'OTAN sympathique, à un autre endroit où il y a un petit coup de poignard dans le dos de la part de la perfide Albion.

[00:03:21]

La réponse est dans votre question. Il y a forcément un peu de sincérité et un peu de politique, évidemment, avec Boris Johnson. J'allais dire, c'est chacun son tour parce que nous mêmes Français, nous étions quand même très triste de ce qui se passait aussi au Royaume-Uni en décembre, avec plus de mille morts par jour, des gens qui faisaient quasiment la queue dans la rue pour aller à l'hôpital. Je crois qu'il faut donner de leçon à personne.

[00:03:40]

Chacun doit rester humble parce qu'on fera le bilan dans deux ou trois ans, quand l'épidémie sera terminée, pour voir quelle est la stratégie qui a été finalement la meilleure. Je crois que Boris Johnson, aujourd'hui, peut fanfaronner un petit peu parce qu'effectivement, des pubs qui ré-ouvrent, vous vous imaginez l'envie que ça procure en France. Mais je pense qu'en décembre janvier, un peu moins le malin. Si vous me passez l'expression. Chacun son tour. La France va vivre 4 semaines 5 6, peut être difficile alors qu'en janvier, on a pu circuler.

[00:04:07]

La vie était sous couvre feu, mais quand même respirer un peu plus qu'en Angleterre.

[00:04:12]

Faisant le bilan à la fin, on fera le bilan, mais dans 9 jours à la une des journaux, dans 10 jours, ce sera des pubs en Angleterre en hiver, avec peut être d'ailleurs Boris Johnson dans un pub en terrasse, en train de siroter une bière. Ça va faire mal pour la France en terme de comparaison. Le contraste commence dès maintenant.

[00:04:27]

Vous avez sur le continent, vous avez, si j'ose l'expression, un pack sous cloche, d'une certaine manière, sur la quasi totalité des pays des pays du Vieux Continent. Et vous avez un Royaume-Uni qui commence à ré-ouvrir. Cela étant, la vie ne redevient pas normale au Royaume-Uni. C'est une première étape. Il y en aura d'autres. Le 12 avril, il y en a au moins de, mais il y en a au mois de juin. C'est seulement au mois de juin qu'ils recommenceront à arrêter le télétravail, par exemple.

[00:04:50]

Donc, c'est très échelonner. Et donc, comme le dit très bien ce Florange, c'est à dire que c'est un peu chacun son tour, ce qui est frappant dans la période. Si vous voulez, c'est que tous les pays sont dans le même niveau de lassitude, que ce soit le Royaume-Uni, que soit l'Allemagne, soit la France, l'Italie, etc. Quand on fait le tour des Capitales et on va en parler, bien sûr, mais on voit de la lassitude chez tous les peuples.

[00:05:11]

On voit la fin du consensus politique aussi, que ce soit en Allemagne et en Italie, dans tous les sens, ça tire en France, bien évidemment. Et on voit aussi que tous les débats que nous avons, nous, sur la complexité des choses. En fait, ils se retrouvent à peu près partout quand même. Et donc, le Royaume-Uni a un petit peu d'avance. Y a aucun doute là dessus, ils ont réussi un coup. Attention, il faudra quand même voir s'ils réussissent aussi la deuxième injection parce que le débat dans les médias britanniques commence là dessus.

[00:05:38]

Est ce que nous allons voir des doses?

[00:05:39]

Bon, mais il y a, disons, 1 mois d'avance. On verra fin juin où on en est tous. Il n'empêche.

[00:05:46]

Jean-Dominique Giuliani, est ce que les peuples ne se disent pas sur le continent qu'on a raté quelque chose quand il voit ce qui se passe en Grande-Bretagne? Je crois qu'on va revoir la une du Bild, ce grand quotidien populaire allemand.

[00:05:58]

Voilà, c'était fin février, alors c'était au sujet de la vaccination. C'était les Allemands qui disaient Nous, nous vous envions, vous les Britanniques? Est ce qu'on ne va pas revoir cette une dans deux semaines quand on verra les pubs ouverts en Grande-Bretagne alors qu'ils sont fermés en Allemagne? Est ce que le Bibb ne refera pas la même une en disant Bah, finalement, la vie est plus belle de l'autre côté de la Manche. Écoutez, je crois que Sophie vient nous le dire depuis le début.

[00:06:24]

Chacun son tour, envie les autres et en réalité, on ne peut pas faire le bilan de manière objective. Écoutez, il y a un an environ, les aliments. Aujourd'hui, on voit que les écoles ont été fermées plus longtemps qu'en France. En fait. Personne ne sait exactement quelles sont les mesures les plus efficaces et je crois qu'on devra faire le bilan de manière objective et très humble à la fin. Et même si on voit quelques pubs ré-ouvrent, je ne suis pas sûr qu'il le reste longtemps.

[00:07:00]

Je ne suis pas sûr qu'il n'y ait pas beaucoup de politiques et de communication dans tout ça. Après le désastre de la gestion au début par par Boris Johnson, que donc? Oui, il y en a pour tout le monde. Tout le monde peut être critiqué et je crois qu'il faudrait être très modéré, ce qui, bien sûr, n'est pas la spécialité du Bild.

[00:07:24]

En tous les cas, la troisième vague est en train de déferler sur l'Europe. Comme la France, la plupart des pays du continent ont décidé de prolonger ou de durcir les restrictions. Le seul pays où la tendance s'est nettement améliorée, eh bien, c'est bien sûr le Royaume-Uni, grâce à une campagne de vaccination menée tambour battant. Tour d'horizon des confinement européens avec Julien Loney et Ilana Azincourt.

[00:07:50]

Ce jour là, à Bruxelles, la météo donne envie de prendre l'air, le beau temps tombe à pic, car un rassemblement est prévu dans le parc du Bois de la Cambre. Des centaines de personnes se retrouvent là sans prendre en compte les restrictions anticovids. La police intervient alors pour disperser la foule dans une atmosphère de plus en plus tendue.

[00:08:12]

On est venu avec la police, mais on est venus pour montrer que nous aussi, on a une vie et qu'on a envie d'en profiter. Je pense qu'on n'en fait pas assez confiance aux jeunes qui sont conscients du problème et qui savent faire attention dans le métro qui les prive, les prive de liberté.

[00:08:27]

L'exaspération alors que la Belgique vient de procéder à un autre tour de vis face à la progression de l'épidémie. L'accès aux commerces non essentiels est désormais limité. Les métiers dits de contact, comme les coiffeurs, ne peuvent plus exercer. Autant de mesures condamnées par la justice cette semaine. Motif invoqué un cadre légal insuffisant.

[00:08:49]

Beaucoup de gouvernements, en tout cas le gouvernement belge, mais je pense aussi. Le gouvernement français s'est mis dans une forme de posture qui était interdiction, sanction, contrôle, surveillance. Je pense qu'on pourrait se mettre dans une posture de respect, confiance et solidarité par rapport aux mesures Kovy.

[00:09:04]

La Belgique plus sévère? Elle n'est pas un cas isolé en Europe. Dans la plupart des pays, le quotidien est contraignant et même davantage depuis peu, comme en France, en Espagne et en Italie, où le weekend de Pâques suscite une grande préoccupation. Tout le territoire transalpin classé en zone rouge pour l'occasion, c'est à dire à haut risque de contagion. De quoi dissuader les voyageurs. D'autant qu'une quarantaine de cinq jours va désormais s'appliquer d'ici.

[00:09:35]

Je pense que c'est une très bonne décision que d'imposer cette quarantaine aux voyageurs en provenance des pays de l'Union européenne, car le virus ne cesse de se propager en Italie et ailleurs.

[00:09:44]

On passe les marchés à différer l'arrivée depuis la mi mars.

[00:09:48]

l'Italie est en grande partie à nouveau sous cloche pour son nouvel homme fort. C'est une situation complexe à gérer. Il y a quelques jours, j'ai remercié les Italiens pour leur infinie patience. Conscient que les mesures d'aujourd'hui auront des conséquences sur l'éducation des enfants, sur l'économie et aussi sur l'état psychologique de chacun d'entre nous sur le Vieux Continent.

[00:10:17]

Rares sont les endroits où les taux ce dessert. Seules la Finlande, la Suède, la Norvège et l'Islande font figure d'exception. Au Royaume-Uni, il y a aussi du mieux en Angleterre. Fini le stay at home, le fait de rester impérativement à la maison.

[00:10:31]

Ouf! De soulagement, alors que je pense que c'est bien et qu'on est dans un meilleur état d'esprit.

[00:10:37]

Je pense que tout le monde était un peu déprimé à cause de ce confinement strict et maintenant, nous pouvons enfin nous retrouver.

[00:10:44]

Le confinement doit se faire de manière progressive. Jeudi, lors d'une visite dans une entreprise de biologie, Boris Johnson a invité ses concitoyens à la prudence. J'ai peur. Quand vous voyez ce qui se passe en France, c'est très triste. En fait, c'est très, très triste, car ils doivent à nouveau faire face à l'épidémie. L'expérience de l'année dernière, c'est que quand cela s'est produit en France et que ça empire, c'est à notre tour deux ou trois semaines plus tard.

[00:11:15]

Toise de l'autre côté de la Manche. Ils sont 30 millions à avoir reçu les premières doses de vaccin. Près de 60 de la population adulte, alors que c'est environ 15 pour cent au sein de l'Union européenne. Une lenteur qualifié d'inacceptable par l'Organisation mondiale de la santé. Alors, question téléspectateurs, Sophie Aurenche, dans quelle situation se trouve la Suède? Leur parti pris de ne pas confiner fonctionne t il? J'ai les chiffres.

[00:11:42]

D'ailleurs, le nombre de morts en Suède est de 13.000, alors qu'en Belgique, qui est confiné, on a vu dans le reportage 23000.

[00:11:49]

Il y a 10 millions. Quasiment deux fois plus de morts en Belgique, deux pays comparables en termes de population, alors que le voisin finlandais, ça se passe moins bien.

[00:11:56]

Voilà, je pense que le modèle suédois a été beaucoup vanté l'année dernière à la même époque. Après, la Suède a vu à nouveau des morts, à nouveau plus de monde à l'hôpital et c'est sûr qu'ils ont beaucoup moins de restrictions connues d'office. Les Suédois ont intégré cette règle. On se voit moins à la maison, on se voit à l'extérieur, mais c'est clair qu'il y a des pays aujourd'hui rares pays parce qu'au niveau européen, l'infection augmente.

[00:12:20]

Le circuit de virus de virus circule de plus en plus. Ça, c'est une certitude. Il y a des exceptions comme la Suède, mais encore une fois faisant le bilan à la fin, comme on le fera, on verra en fonction de la croissance, en fonction du nombre de morts, en fonction du nombre de jours où les écoles étaient ouvertes. Plein de critères qui peut être déterminée pour comparer les réussites des différents pays. Elle est une école puisqu'on parle des écoles.

[00:12:39]

C'est vrai que en Allemagne, les écoles sont toujours fermées. Donc, c'est vraiment quelque chose dont le gouvernement français a raison de se vanter. Parce que pour prendre la situation allemande, alors la situation sur le plan sanitaire est moins dégradée chez vous. Les écoles sont fermées. Vous me disiez depuis la mi décembre pour ceux pour les collégiens. Oui, c'est ça l'école. Normalement, l'école, comme on le connaît depuis des décennies, normalement ici en Europe, des siècles même, c'est terminé pour les petits Allemands depuis le 15 décembre.

[00:13:11]

Alors les écoles primaires ont repris ponctuellement. Ça dépend des régions. A partir du 22 février, en demi classe, d'une manière extrêmement réduite, je vous donne l'exemple de Berlin, que je connais bien puisque j'habite ici. Les écoles primaires ont repris en demi classe trois heures par jour. Seulement, il n'y a pas de cantine, pas de garderie, pas de sport, pas de musique. C'est juste les apprentissages fondamentaux pendant trois heures seulement. Et ça ne concerne que les enfants.

[00:13:41]

Entre la classe de CP et la classe de sixième inclut. Tous les autres sont encore à la maison et on a appris il y a quelques jours qu'après ce weekend de Pâques, les jardins d'enfants qui accueillent les enfants de 1 à 6 ans ne rouvriront pas après ce weekend de Pâques. Ils avaient ouvert le 9 mars et seront donc de nouveau fermés à partir de la semaine prochaine.

[00:14:01]

Mais les parents ne s'arrange pas les feux en Allemagne en disant en faisant la leçon à la classe, à la maison. Alors, si effectivement, il y a eu une rencontre très médiatisée fin janvier entre des représentants des parents et des familles tirées au hasard en Allemagne qui ont parlé avec Angela Merkel pendant presque deux heures, c'était un échange très fort, avec beaucoup d'émotion, beaucoup de colère et beaucoup de désespoir aussi. Parce que je ne vous cache pas que le télétravail va normalement en parallèle, faire la classe des enfants, quel que soit leur âge d'ailleurs, parce qu'il faut quand même surveiller.

[00:14:37]

Il y a le problème des infrastructures numériques. Est ce qu'on peut faire des conférences avec son travail en même temps que l'enfant suit vaguement un cours de mathématiques en ligne? Quand la famille dispose de suffisamment d'ordinateurs, de téléphones portables, etc. Et de facto, l'Allemagne a choisi de ne pas fermer ses écoles. Ça a été l'un des leviers utilisés dès le début du mois de décembre, ponctuellement dans certains vendeurs, puis ensuite de manière massive. C'était un choix.

[00:15:07]

Là, la question se pose de nouveau en rajouter un certain nombre de mesures. On pourrait imposer, par exemple, aux entreprises qui n'appliquent pas systématiquement le télétravail de tester leurs salariés. Or, on pourrait mettre des couvre feu la nuit sur la table, lancer sur la table la chancelière, qui a de nouveau la question de la fermeture des écoles.

[00:15:24]

Dominique, c'est l'Unesco qui parle de catastrophe générationnelle concernant la fermeture des classes. Et d'ailleurs, il donne ces chiffres. Et de ce point de vue, la France est un modèle en nombre de semaines de fermetures de classes en France 10 semaines, Allemagne 24 semaines, au Royaume-Uni 26 semaines, Etats-Unis 43 semaines.

[00:15:41]

Ce qui s'est passé, c'est que le Macron a fait, oublions le terme "pari" puisqu'il le récuse absolument totalement. Mais de dire on va laisser le plus loin possible les classes ouvertes. Et c'est vrai qu'elles le sont. Mais le résultat, c'est aussi que l'Allemagne a un confinement, avait un confinement il y a un an, qui a été nettement plus léger que la France. Mais aujourd'hui, on a des confinement qui sont voisins, sauf que il a été déclenché en Allemagne avec un taux d'incidence ou une évolution de l'épidémie beaucoup plus basse qu'en France. C'est à dire que le taux d'incidence en Allemagne alors je parle sous contrôle d'Hélène Kohl, est de tourner autour. Le seuil de déclenchement, c'est autour de 200. En France, on tourne autour de 400 ou 500

[00:16:23]

En Île-de-France on est à 600 et en Allemagne, on est à 80.

[00:16:25]

Voilà, donc ça fait une énorme différence. Et c'est vrai que les politiques publiques ne sont pas les mêmes. Mais c'est vrai que le résultat, c'est pour les écoles une fermeture nettement plus importante. Après, la question, c'est de savoir ce que la vaccination remet les compteurs à zéro entre les pays européens du continent. Tout le monde est à peu près au même stade.C'est très frappant d'ailleurs. La vaccination sur tous les pays du Vieux Continent, on est quasiment au même stade, un chouia près à chaque fois. Et l'idée, c'est donc d'avancer ensemble.

[00:16:58]

Alors justement, on a un reportage en Allemagne pour voir comment les Allemands l'état de l'épidémie en Allemagne. Et sur cette vaccination, alors d'abord, on s'aperçoit qu'on est légèrement devant les Allemands 14%. En Allemagne, c'est 11,6, mais très loin derrière les Britanniques, qui sont à 47 de vaccinés.

[00:17:17]

Jean-Dominique Giuliani, c'est Clément Bohn, Agnès Pannier-Runacher qui explique qu'on l'a bien fait, nous, Français, de faire le choix de l'Europe pour se faire vacciner. Ils le disent si vous reprenez leur intervention, ils disent parce que en Europe, on n'avait pas. En France, nous n'avions pas de vaccin, le Sanofi ne marchait pas et nous n'avons pas d'usine. Donc, en gros. Heureusement qu'il y avait les Allemands avec le bio Antheit qui? Heureusement qu'il y a des usines en Allemagne et aux Pays-Bas comme ça, nous, on peut bénéficier de cette expertise nordique pour se faire vacciner. Nous, Français, c'est quand même un énorme aveu de faiblesse. Au fond, l'Europe, nous sommes un peu les passagers clandestins de la vaccination.

[00:17:49]

Donc, je crois qu'il y a un vaccin. Sanofi Pasteur, qui était en préparation pour la fin de l'année, est donc encore une fois, n'allons pas trop vite. Je crois que le choix de Dieu de commander, de pré acheter des vaccins ensemble au niveau européen.

[00:18:09]

Personne ne le conteste, y compris et surtout les médecins et les praticiens. Pourquoi? Parce que ça permet de répartir ces vaccins au prorata de la population. Il y a des États qui n'auraient jamais pu négocier avec les laboratoires. Nous aurions nous eu des difficultés parce que effectivement, les usines sont plutôt localisées aux Pays-Bas, en Belgique et en Allemagne. Elles ont d'ailleurs beaucoup profité au Royaume-Uni puisque sur les 31 millions de vaccinés au Royaume-Uni, 20 millions de doses viennent du continent.

[00:18:42]

Donc, vous voyez que dans la chaîne de valeur de l'industrie pharmaceutique @Dominique, cela expliquerait mieux que moi, nous n'étions pas parmi les usines produisant le plus de quantité de vaccins. Et sur le plan de la qualité, je crois que Sanofi a eu un problème avec fournisseurs. Une sorte d'impasse. Il retravaille maintenant d'autres vaccins. Il y a d'autres vaccins européens qui arrivent aussi en Allemagne. Il y a un vaccin nanti avec cette entreprise française, donc je pense que Thierry Breton le dit très clairement dans deux mois, c'est sur le continent européen qu'on produira de plus de vaccins.

[00:19:23]

Le fait d'avoir choisi la clé de répartition entre nous permet à tout le monde d'avoir à peu près, comme vous l'avez constaté, la même le même taux de vaccination, en espérant, comme le dit Dominique, que cela suffise pour immuniser la population et qu'on n'a pas besoin de continuer. C'est ce confinement dont vous avez bien noté dans votre reportage que l'acceptabilité partout en Europe recule très rapidement parce qu'on n'a pas l'habitude d'avoir des contraintes de cette nature.

[00:19:58]

Sophie Aurenche On peut dire qu'en France, la semaine prochaine, le 7 avril, le récit Pharm dans l'ouest de la France va mettre en flacon pour produire le sérum Pfizer Biotech. Ce sera le tour de Sanofi, a priori au mois de juillet. En fait, en Europe, on est passé de environ une petite vingtaine de sites de production à plus d'une cinquantaine de sites de production, donc très clairement à l'Europe. Dans les semaines qui viennent va considérablement augmenter le nombre de doses qui seront fabriquées sur le sol européen.

[00:20:24]

Ce sera un milliard 2 milliards 3. Donc on va rattraper forcément tout de suite. Mais l'Europe s'est mise en marche en ordre de marche. Peut être un peu trop tard, on le dira. On verra à la fin de l'histoire.

[00:20:36]

C'est surtout la France qui est incapable de produire le moindre vaccin, le pays de Pasteur. En fait, le roi était nu. Le roi français. Le roi s'est retrouvé nu. Voilà, Sanofi est parti sur une piste qui s'est révélée non fructueuse. On verra la fin de l'année si effectivement, ces recherches là, on est en phase 2. Si on arrive à faire une phase 3 efficace. Et puis après le mettre sur le marché, mais très clairement là, ce qui va alimenter la campagne de vaccination en France dans les semaines qui viennent, c'est Pfizer.

[00:20:59]

AstraZeneca n'arrive toujours pas à tenir ses engagements. On a des semaines à un million et demi de livraisons, les semaines d'après à 130000. Ce n'est pas avec ça qu'on fait une politique vaccinale alors que Pfizer va livrer en avril des millions de doses par semaine. Vraiment, Pfizer va être au coeur de la campagne de vaccination en France? Effectivement, il y a trois pays qui fabriquent des vaccins aujourd'hui, alors on ne parle ni de la Chine ni de la Russie, mais pour le continent européen.

[00:21:21]

Vous avez un Américain, Pfizer avec un Allemand Biotech et vous avez AstraZeneca, qui est l'université d'Oxford. Plus. Plus. Plus. Plus chez un anglo suédois. C'est la règle a changé sur votre. Alors, il n'a jamais non plus lâché. Parce qu'il trouvait que AstraZeneca avait une mauvaise reconnaît quand il s'appelle Matan, VAX va ouvrir. C'est un nom imprononçable comme ça.

[00:21:42]

On va continuer de dire le vaccin cette, car je pense qu'il faut dire les choses assez clairement. C'est un échec européen, mais qui va être rattrapé? C'est un échec, alors on peut donner une explication. On peut tenter quelque chose. J'ai envie de dire que les Européens continentaux, nous sommes des spécialistes des procédés. Nous avons des droits écrits, nous avons des codes. Les Anglo-Saxons, c'est la jurisprudence. Et la common law, c'est en anglais.

[00:22:08]

On dirait lahood, comme c'est le résultat qui compte. D'abord, et d'une certaine manière, c'est un peu caricatural. Axel de Tarlé, mais d'une certaine manière, on peut dire qu'il y a une division, j'allais dire presque mentale, entre les pays. Une fois qu'on a dit ça et avec les résultats français, je pense, ça va aller assez vite. C'est à dire que le 10, qui était l'objectif officiel le 15 avril il va être atteint vendredi prochain aura largement quand il sera out.

[00:22:32]

Johnson Johnson. Dominique, vous venez de le dire.

[00:22:37]

l'Europe a échoué, mais ce que ça ne peut pas avoir des conséquences politiques là où la nation britannique a réussi l'année prochaine. Emmanuel Macron se présentera devant les Français en disant Je suis le candidat de l'Europe et. Il y a de fortes chances de voir Marine Le Pen qui sera la candidate de la nation en ce moment. Brexit 1. Union européenne. 0.

[00:22:57]

Absolument Brexit. 1. Union européenne. 0. Vous avez tout à fait raison. Marine Le Pen et tous ses lieutenants le martèle sur tous les plateaux, dans tous les médias, etc. La question, c'est où en sera t on? Le 15 juillet? Fin juin? Il est tout à fait possible que le retard soit rattrapé à ce moment là. Et moi, j'aurais plutôt tendance à prendre ce pari. Quand on voit les calendriers de livraison, je pense que si vous avez signé au mois de septembre, tout le monde en est à peu près au même plan que soit le Royaume-Uni et l'ensemble des pays de l'Union européenne.

[00:23:28]

Parce que évidemment, pour les grands pays et surtout la France, il y a une humiliation. C'est clair. Mais est ce que c'est de la grandeur ou de la naïveté de se dire eh bien, il est normal que les Roumains et Bulgares, les Croates en aient autant que les Allemands proportionnellement à leur population. Le projet européen, c'est ça. Jean-Dominique Giuliani le disait très bien solidarité tout le monde en même temps. Alors évidemment, Marine Le Pen et le Rassemblement national vont dire attendez, on préfère vexer les Français plutôt que d'autres pays.

[00:23:59]

Mais au total, comme on voit que le virus circule absolument partout, il vaut mieux que tout le monde soit vacciné.

[00:24:04]

On n'a pas parlé d'un pays. C'est Israël aussi qui a réussi sa campagne de vaccination avec des prix très importants, peut être deux, trois fois, quatre fois supérieurs au prix négocié par les Européens. Donc, ça peut très, très vite. Aujourd'hui, l'énorme couverture vaccinale, Jean-Dominique Giuliani. Pourquoi refuse t on le vaccin russe? C'est parce que Vladimir Poutine ne sait pas bien.

[00:24:23]

Non, c'est parce qu'on n'a pas encore l'assurance qu'il est aussi sûr que les autres. En réalité, je voudrais ajouter deux éléments, ce qui vient d'être dit. D'abord, les vaccins en Israël ont été produits sur le continent européen. Deuxièmement, Éperdus a raison de dire ce qu'il dit. Mais je crois qu'il y a un problème, il ne faut pas dire. l'Europe a échoué, ce sont les Européens, comme il le dit très justement, car pour arriver à avoir des vaccins, il faut avoir des gens qui financent, qui financent des recherches souvent en perte.

[00:25:00]

Ce n'est pas dans notre culture. Nous, on refuse. On a effectivement du code et on refuse de perdre de l'argent dans des recherches, de parier sur le messager ou des choses comme ça. Et donc, souvenez vous, Donald Trump avait convoqué, invités à la Maison-Blanche, le patron du qu'Urbain qu'une entreprise allemande lui avait dit J'achète tout, y compris la société, etc. J'achète votre vaccin, mettez votre prix. Il est le patron de cette entreprise qui est retourné en Allemagne.

[00:25:31]

Son conseil d'administration a débarqué et la Commission européenne a donné à Curva 80 millions d'euros immédiatement pour gardie des vaccins. Nous allons les avoir des boîtes en nous avoir bientôt en France. Donc des vaccins. Bon, donc, si vous voulez, ce sont les Européens qui n'ont pas ce goût du risque, ce goût de financer des recherches, de prendre le risque de rater. Et là bas, on le paye. Et quand on parle du principe de précaution, quand on parle de l'éco acide, etc.

[00:26:02]

Tout ça, ça rajoute à des lourdeurs à notre industrie et l'industrie pharmaceutique, le pays comptant aujourd'hui en France. Hélène Kohl.

[00:26:12]

Est ce que les Allemands ne se disent pas, au fond, si on y était allé seul plutôt que d'y aller en européen, nous aurions été mieux lotis parce que bio. Un texte est une entreprise allemande, Curva, dont on vient de parler, une entreprise allemande qui a des usines en Allemagne. Et sous question. Si oui, est ce que tout ça n'alimente pas un petit sentiment que finalement, cette Europe, elle nous colle, elle nous pèse plus qu'elle nous apporte.

[00:26:37]

Je pense que vous trouverez aucun dirigeant allemand qui vous le dira comme ça, c'est clair et net. C'est un discours qui est intenable ici, alors que la plupart des partis politiques, à l'exception du parti d'extrême droite, revendiquent une tradition et une appartenance à cette culture européenne et cette appartenance à cette identité européenne. L'idée de jouer en commun il est évident qu'on a eu ce genre de discours, notamment dans le mille tournent alors le médecin comme un tabloïd très populaire qui souffle le chaud et le froid, pas toujours de manière très fondée, d'ailleurs.

[00:27:07]

Ils aiment bien faire du buzz, faire des gros titres. Il y a eu effectivement des discussions sur maisc'est notre vaccin et regardez les Anglais, ils sont en train de réussir leur pari avec notre vaccin allemand et nous, nous n'en avons pas. Nous n'avons pas ce fameux vaccin allemand. Ça a été le cas essentiellement en janvier février. Aujourd'hui, on sait qu'il y a des doses en Allemagne. Elles sont là. Le problème, c'est plus comment accéder à ces doses.

[00:27:34]

Le journal Die Welt tient tous les jours un décompte très précis du nombre de doses qui se trouvent actuellement dans les frigos en Allemagne, dans les frigos de ces grands vaccinaux drome. Le problème est par exemple que c'est très difficile d'obtenir le fameux code, le code barres que distribue les services sanitaires de santé LEINDERS par Länder aux populations qui ont le droit d'avoir accès à ce vaccin. Et souvent, les vaccins sont vides. J'ai encore vu encore aujourd'hui le grand centre de l'ancien aéroport de D'égales, ici à Berlin, qui vaccine AstraZeneca.

[00:28:06]

Les plus de 60 ans, sans avoir besoin de ce fameux code barres, disaient tout simplement a lancé un appel à la radio ici à Berlin, en disant On est là, il y a les doses. Les gens attendent toujours ce fameux code qu'il a été levé ici à Berlin, depuis deux jours seulement pour la phrase NSK. Et du coup, ça bloque et tout prend énormément de temps à cause de lourdeurs administratives et de lourdeurs dans l'organisation. Mine de rien, les Allemands sont extrêmement bien organisés.

[00:28:32]

Angela Merkel l'a reconnu elle même la semaine dernière l'organisation allemande, c'est très bien, mais là, il faudra un petit peu plus de flexibilité allemande.

[00:28:41]

Comme quoi on n'est pas les seuls à se plaindre de notre bureaucratie par moments dominée. C'est très intéressant. Ce que vient de dire Hélène compte parce qu'il y a aussi une distinction dans la logistique entre la France et l'Allemagne. Un choix stratégique très différent a été fait au début de cette campagne de vaccination en Allemagne. L'idée, ça a été ce sont les Allemands qui vont aller au vaccin. Ils vont se déplacer 340 ou 330 grands centres et les Allemands font quelques kilomètres pour se déplacer.

[00:29:07]

La France a été l'inverse. Au début, ça a été c'est le vaccin qui va à chaque Français, c'est à dire donc dans les épaves, avec des camions qui se déplacent, les pharmacies et 1500 centres depuis. La différence est un petit peu atténuée puisqu'il y a évidemment des équipes mobiles en Allemagne. Et puis, les médecins généralistes commencent à entrer dans le circuit, mais en fait, là aussi, culturellement, on a vu une grande différence. Au début, le système allemand était plus convaincant puisqu'il avait très peu de doses.

[00:29:35]

Donc, il valait mieux que moins de dispatching partout. Maintenant, c'est vrai qu'il faut entrer dans une guerre, une distribution plus large.

[00:29:43]

On l'a vu à la logistique. l'Organisation allemande a été questionnée à l'occasion de cette épidémie, mais le consensus allemand est également questionné depuis plusieurs jours. En Allemagne, rien ne va plus entre Angela Merkel et les patrons des Länder. La faute aux efforts supplémentaires demandés par la chancelière en ce week end de Pâques pour contrer la progression du virus des restrictions sanitaires qui passe mal. On dit auprès d'une population et des élus locaux sujets en Allemagne de Charlotte Saint, Sébastien Milas, Juliette Pérot.

[00:30:17]

Dans les rues de Berlin, ils sont plus d'un à se faire surprendre à l'entrée des magasins.

[00:30:24]

Est ce que je peux faire le test? Je ne sais pas essayer Alexanderplatz. Combien ça coûte? Pour les Berlinois, c'est gratuit. C'est valable combien de temps? 24 heures.

[00:30:40]

Depuis cette semaine, dans la capitale allemande, impossible de pénétrer dans un commerce non essentiel, sans test négatif réalisé le jour même. Je trouve que c'est compliqué, encore plus qu'avant. Sacha Baron Badoux déjà entrée dans certains magasins.

[00:30:57]

Il faut scanner un QR code. Pour d'autres, il faut aussi remplir un document, présenter sa carte d'identité.

[00:31:05]

Et voilà, c'est un peu comme si j'allais embarquer dans un avion. L'expert.

[00:31:10]

Pour obtenir le précieux sésame. Pas d'autre choix que de se rendre dans l'un des points de dépistage de la Ville. Résultat un peu partout, des files d'attente s'allongent.

[00:31:19]

Et Pratt a beau avoir enregistré, il faut scanner ce QR code. Les Berlinois, eux, commencent déjà à perdre patience.

[00:31:27]

Je trouve que tout ça, c'est très compliqué. Juste pour aller faire du shopping, il faut se faire tester et on ne peut pas prendre rendez vous.

[00:31:33]

Donc il faut faire la queue pendant longtemps, tout tenter pour garder les magasins ouverts. Un pari des autorités locales? Pas vraiment du goût du pouvoir central.

[00:31:44]

Car dans le même temps, la situation sanitaire en Allemagne ne s'améliore pas, avec en moyenne 17.000 nouveaux cas par jour. Le pays a du mal à freiner sa troisième vague. Face à cette situation, Angela Merkel a bien tenté d'instaurer un verrouillage national de cinq jours à Pâques. En vain. Obligée de faire marche arrière et de demander pardon, la chancelière, accusée d'avoir perdu le contrôle de la crise sanitaire, s'en est pris publiquement aux Länder. Devons mettre en place les mesures appropriées avec beaucoup de sérieux.

[00:32:19]

Certains, eux, le font, mais d'autres ne le font pas encore. Si cela ne change pas très vite, alors il faudra reconsidérer les choses. C'est mon serment, c'est mon devoir.

[00:32:30]

Une intervention calculée, selon ce journaliste politique, soit après une semaine chaotique.

[00:32:35]

C'était plutôt malin de sa part de venir sur un plateau télévisé pour réaffirmer son point de vue et exprimer ses attentes vis à vis des Länder.

[00:32:42]

Une séquence politique qui met aussi en avant les défauts du modèle fédéral allemand dans ce que la pandémie a montré que le fédéralisme présente autant d'avantages que d'inconvénients.

[00:32:54]

L'avantage, c'est que chaque Länder dispose d'une grande marge de manoeuvre.

[00:32:58]

L'inconvénient, c'est que chaque Länder peut prendre ses propres mesures federalism. Aussi, dans les 16 Länder, chacun des 16 dirigeants applique des règles différentes.

[00:33:06]

Cela entraîne beaucoup de confusion pour les gens, glisse Henriade, lexèmes d'une grande confusion et tension entre le pouvoir central et les Länder. Confusion et tensions aussi entre le pouvoir central et une partie des citoyens. Ce jour là, dans l'église Saint-Joseph de Berlin, c'est l'heure de la messe. Une cérémonie que le gouvernement allemand aurait bien aimé organiser de façon virtuelle pour le week end de Pâques.

[00:33:30]

Mais c'était sans compter sur la résistance des fidèles.

[00:33:34]

Mais pas seulement. Important pour les catholiques, mais aussi pour tous les chrétiens du monde. C'est la fête la plus importante. On ne peut pas l'annuler comme ça et se rendre à la messe de Pâques virtuelle, ça aurait été incompréhensible. Le risque d'infection dans une église est vraiment bas par rapport à quand on prend le métro ou quand on fait ses courses, grince Ière.

[00:33:52]

Hier, Angela Merkel a exhorté la population à ne pas se déplacer ni se réunir en famille pour le week end pascal. Unique façon, selon elle, de permettre au personnel soignant de reprendre le dessus sur l'épidémie de colis.

[00:34:07]

Hélène Khol. Questions de téléspectateurs. Les mesures prises par Angela Merkel sont elles bien acceptées par la population? Et j'ajoute à ce que vous pouvez nous expliquer ce qui a amené la chancelière à demander pardon à son peuple. Ça nous a beaucoup frappés ici en. Elle a demandé pardon, non pas parce qu'elle jugeait avoir pris une mauvaise décision, elle a demandé pardon, elle s'est excusée pour la confusion que cela avait pu amener auprès de la population allemande. Il faut dire effectivement qu'il y avait un discours un petit peu contradictoire.

[00:34:37]

On nous annonçait une troisième vague terrible. On parle ici d'une nouvelle épidémie avec causes à cause des variants d'ineptie totalement inédite. On ne peut pas appliquer les mêmes règles que celle appliquée au cours de l'année 2020. Ça, c'était le discours qu'on attendait, qu'on entendait ici de la part des médecins, de la part d'une partie de la classe politique. Et puis, on s'attendait donc, après la réunion d'Angela Merkel avec les présidents de région, à une série de restrictions très sévères, très strictes et finalement une sorte de ces quinze heures de négociations.

[00:35:10]

Une trêve de Pâques, cinq jours où on met l'Allemagne sous cloche. On nous avait même dit à ce moment là ne sortait plus de chez vous pendant cinq jours et les gens ont dit Mais enfin, écoutez déjà Pâques, c'est férié le Vendredi saint. Ici, en Allemagne, les écoles, de toutes façons, sont fermées pendant cette semaines, le lundi. A quoi ça sert de rajouter juste un jour? En fait, vous faites tout, tout une histoire pour un jour en plus à la maison et c'est vrai que c'était un petit peu disproportionné.

[00:35:36]

l'Industrie et les entreprises ont notamment signalé qu'est ce qu'il faut faire? Est ce qu'on paye un jour de congé pour nos salariés? Est ce qu'on on les envoie chez eux? Est ce que c'est du chômage partiel? Le gouvernement n'avait pas de réponse à toutes ces questions, donc il a été choisi de retirer cette fameuse trêve de Pâques. C'est quatre jours, 4/5 jours où l'Allemagne devait être complètement, complètement fermée, complètement éteint. C'est pour ça qu'Angela Merkel a présenté à présenter ses excuses après la situation sanitaire ici en Allemagne.

[00:36:02]

Elle est nettement meilleure qu'en France si on ose la comparaison. Aujourd'hui, on l'incidence est effectivement beaucoup plus basse. C'est le fruit de deux semaines et deux mois d'efforts. l'Allemagne décide de serrer la vis dès qu'on dépasse une incidence à 100, c'est sûr. Sur sept jours. Et c'est ce qui énerve que les hôpitaux ne sont pas pleins en Allemagne.

[00:36:24]

L'incidence est faible. Pourquoi se serrer la vis? Ainsi, ne pas tolérer de vivre un peu plus avec le virus, comme nous l'avons accepté en France, en laissant les écoles ouvertes, notamment. Ça, c'était le pari qu'avait fait la chancelière qu'avaient fait les Allemands, les patrons de région et la chancelière au mois d'octobre novembre. Finalement, on s'en sort pas si mal. Vivant avec le VIH, avec le virus, on laisse ouvert, on permet des regroupements ici ou là.

[00:36:52]

Et finalement, au bout du compte, ça remonte dans tous les cas, c'est à dire que ce pari de finalement, ça peut le faire. Voyons un peu, on ne s'en porte pas si mal. Finalement, dans tous les cas de figure, l'incidence explose et c'est ce qui s'est passé au mois de novembre. Clairement, la deuxième vague allemande est due au fait que la réponse a trop tardé. Cette fois ci, l'Allemagne a décidé de ne pas ouvrir fin février, début mars, alors qu'on était quasiment à une incidence à 50 dans tout le pays.

[00:37:16]

Peut être certains endroits. Localement, on est à 35. Angela Merkel a vraiment appuyé sur la pédale du frein à fond. Les patrons de régions, eux, ont préféré ouvrir ponctuellement. Et c'est au moment où l'Allemagne a recommencé à ouvrir très légèrement en autorisant ici ou là les magasins. En remettant ça, c'était très dur à admettre pour les familles. Mais effectivement, remettre les enfants à un tout petit peu à l'école à faire repartir l'épidémie avec notamment ce variant B 1/7 qui circule énormément chez les plus jeunes Anglais.

[00:37:46]

Jean-Dominique Giuliani On avait beaucoup vanté l'an dernier le système allemand. On disait voilà, quand on prend des décisions près du terrain, ça se passe très bien. Et regardez l'Allemagne. D'ailleurs, il n'y a pas de coronavirus. On vient de nous expliquer que maintenant, il y avait des bisbilles entre la chancelière allemande et les Länder. Finalement, on s'aperçoit que cette épidémie, elle permet de comparer nos systèmes politiques et finalement, entre une monarchie présidentielle ainsi que la nomme Jean-Luc Mélenchon et le système très fédéraliste des Länder allemands.

[00:38:15]

On s'aperçoit qu'il y a. C'est difficile de se faire une idée sur le système le plus efficace pour combattre ce genre d'épreuves qui nous est imposé. Oui, absolument, mais si le système allemand, il résulte de l'histoire chaque fois que l'Allemagne, dans son histoire, a eu un gouvernement unifié fort, ça a été un désastre avant la Première Guerre mondiale, le Premier Reich et bien évidemment le Troisième Reich, donc que le système fédéral. Il est fait pour casser la verticalité et l'unité du pouvoir.

[00:38:55]

C'est pour suffit pour cela et les Allemands y sont très attachés. Parce que si la garantie de leur liberté, chacun de nous et chaque fois qu'on parle des moments sombres de l'histoire allemande, on pense à nous. Mais si on pense aux Allemands, c'est aussi des cauchemars épouvantables. Donc aujourd'hui, s'il fallait gérer, comme en France, la lutte contre le vide à ce moment là, vous verriez immédiatement des réactions qui serait inacceptable pour l'Allemagne d'être centralisée, car ça fit appel au plus mauvais moment de son histoire.

[00:39:42]

Dominique D'autres dans les difficultés ou le conflit qu'il y a entre la chancellerie et les régions, il y a quand même aussi la perspective de la campagne électorale qui arrive. Et chacun joue naturellement aussi ses cartes. On sait que, par exemple, ZR, qui est un des postulants, lui, c'est un peu le Porhoët, le père Fouettard en ce moment. Il veut, il veut, il veut refermer les choses. Vous avez Armide, l'achète, qui lui dit Il faut peut être ouvrir un peu plus les champs.

[00:40:08]

Voilà pour la nouvelle chancelier. En septembre prochain va arriver là. Et évidemment, Angela Merkel. A chaque fois que Merkel est en difficulté, on dit ça ternit son bilan. C'est la fin. Elle est là depuis combien? En 15 ans? 16 ans, et on dit qu'elle va mal finir. Elle est toujours là quand même. Elle aura un mandat absolument incroyable et exceptionnel. Mais évidemment, tous les successeurs potentiels sont en train de chercher un espace pour exister.

[00:40:31]

Demandez aux Vendéens, demandez aux Bretons ont demandé aux Landais comment ils vivent ce nouveau confinement. Ils vont mal, ils vivent mal parce que leur incidence est comme en Allemagne. Il y a vraiment 2 France aujourd'hui à une France, l'Ile de France. On va passé 172e les 7 sans d'incidence en Ile de France ce week end. Alors à Guéret, dans la Creuse, ils sont sous les 100 et ils se disent bah non, on paye. Pour les autres, la règle est la même et la règle est la même.

[00:40:52]

Mais ça veut dire que dans ces zones. Sauf que dans beaucoup de départements, il y a des croissances à deux chiffres en incidents récents. Donc, il faut aussi comprendre que le Varian Emblem redistribue toutes les cartes.

[00:41:01]

Dominique, on va aller en quelques instants en Espagne, à Madrid, où les restaurants sont ouverts parce que le gouvernement va coûter plus d'argent pour vous indemniser. En Allemagne, si ce que n'a pas dit Hélène Kohl, c'est qu'il y a peut être moins d'incidence parce que les gens font moins de tests, que les tests sont payants. Est ce que l'une des spécificités françaises dans cette gestion de l'épidémie, c'est que chez nous. Quoi qu'il en coûte et débridé, on a l'impression qu'on y va, on y va, on y va là où nos voisins ont fait plus attention quand même.

[00:41:27]

Alors, il faudrait préciser aux délinquants que tous les tests ne sont pas payants.

[00:41:31]

Dans certains cas, ils sont. Ils sont accessibles gratuitement. Mais vous avez raison, il y a des tests payants. La France se caractérise par un volume de tests absolument impressionnant et surtout une distribution sur le territoire qui est effectivement, vous le disiez tout à l'heure, quasiment au coin de la rue. On peut faire un test au coin de la rue et gratuitement.

[00:41:50]

Alors on leur a fait un test d'auto test parce qu'il y a des tests PCR partout.

[00:41:54]

Alors c'est un sujet effectivement qui a beaucoup agité ces derniers jours en train Daltrey, les médias, le gouvernement. On sent que entre les différents ministères, il y a quand même pas mal de bisbilles. Olivier Véran a annoncé hier soir que les autotests seraient en vente dans les pharmacies le 12 avril. Ça va arriver assez rapidement, mais on sent bien quand même que quelqu'un dans l'État lui a tordu bras parce que deux jours auparavant, pour ne pas les autoriser pour trois raisons.

[00:42:23]

La première, c'est qu'il a disait ça n'est pas très fiable. Il évoquait à l'antenne, je crois, une fiabilité de 50 60%. En réalité, il y a des tests à 90 %100 de fiabilité. C'est un argument qui se retourne assez vite. Le deuxième argument, c'est dire. Les Français ne sauront pas s'auto tester. Mais alors, ça rappelle quand même un argument les Français ne sauront pas porter des masques. Donc, c'est vrai qu'on l'entend avec une certaine quand même.

[00:42:48]

Alors, petite suspicion. Chacun a pu faire le test. On s'enfonce le coton tige moins profondément qu'on ne sort pas par l'oreille, mais en mouhai, entre deux 2cm. Donc, voilà, cet argument est un peu le hasard. Le troisième argument et le plus intéressant, le troisième argument, c'est de dire attention si chaque Français s'auto teste dans sa voiture en allant voir une personne âgée ou quelqu'un de sa famille, etc. Il n'y aura pas de remontée de l'information et donc on ne saura pas combien il y a de Français qui sont malades actuellement.

[00:43:17]

Quelle est l'incidence que les taux de positivité? Quels sont les Claustre? Etc. Donc, on va perdre le. J'ai le sentiment, mais c'est un sujet ouvert, j'ai l'impression qu'il y a quand même un certain nombre de trous dans la raquette du dispositif actuel et que les autotests vont prendre 5 à 10 du marché des tests. Pas plus que je dis au pharmacien. Pas d'affolement général parce qu'il avait peur de perdre le marché des PC. C'est aussi un formidable lobbying.

[00:43:45]

Alors, après avoir fait un formidable travail avant, avons fait le test. L'autotest est positif. Il faut effectivement faire un test PCR. C'est la raison pour laquelle ils ne sauront pas dans les grandes surfaces et seront uniquement en pharmacie. La France en a commandé quand même 5 millions et ils coûteront 5 euros alors qu'on l'une des raisons mises en avant par Olivier Véran.

[00:44:02]

Je le cite J'ai essayé ces autotests et je peux vous assurer que ce n'est pas aussi simple qu'on l'imagine. Vous, en Allemagne, vous avez l'air de vous l'avez essayé. L'alcool, l'autotest?

[00:44:12]

Oui, alors j'ai essayé. Puis j'ai fait passer la famille au goupillé. Mais alors oui, le la première fois qu'on le fait, on est un petit peu tremblotant. On se dit. Est ce que je vais assez loin? Est ce que ça va le faire? Et au bout du devenir, on a compris. Et puis moi, je me suis fait moi même. C'est pas très, très, très compliqué. C'est quand même assez simple. Ça offre une flexibilité assez astrales dans ces temps compliqués où tout est compliqué, où il faut qu'on réfléchisse.

[00:44:35]

Vous avez vu dans le sujet réalisé en Allemagne? Si on veut aller acheter des chaussures pour savoir ce qu'il a appris de pointure pendant l'hiver, il faut faire des tests négatifs, etc. Ça permet quand même d'avoir une forme de liberté retrouvée, de flexibilité. Bah, finalement, on est invité à faire une balade avec une personne âgée et on se passe tous aux tests avant. Et voilà, on retrouve une petite petite insouciance qu'on a malheureusement perdue depuis un an avant d'accepter un diner.

[00:45:02]

Vous vous faites un autotest? Il n'y a pas de dîner ici. Non, mais par exemple, c'est le week end de Pâques. Il y a beaucoup de gens ici à Berlin que je connais qui ont décidé d'aller voir les grands parents du côté de Francfort, du côté de la mer du Nord, etc. Et donc, même si les grands parents, maintenant globalement, sont tous plus ou moins vaccinés ici et plus de 70 ans, on a quand même des très bons tests.

[00:45:30]

On achète pour 25 euros une boîte de 5 tests et puis on passe tous les 4 ou 5 minutes dans la salle de bains. Et puis, 15 minutes plus tard, on a les résultats. Et voilà, ça permet d'avoir une forme de voilà. On est un petit peu rassurés dans cet temps où tout est incertain. Ça donne un petit sentiment de bon. Allez, pas si mal que ça. La question il est question que ces tests sont aussi utilisés dans les écoles, dans les écoles, à partir de la rentrée, après les vacances.

[00:45:56]

C'est la condition pour que les écoles restent ouvertes. Ça serait l'une des conditions pour que les écoles restent ouvertes. Que les enfants soient testés deux fois par semaine par leur famille, ça se passera par l'école, par les familles, de manière à ce que les cours puissent avoir lieu plus ou moins normalement. Ils ont sans doute vraisemblablement deviné jauge pour les écoles primaires en France à l'âge de 15 ans.

[00:46:17]

Les autotests, pas pour les enfants. Direction matant. On a parlé Madrid, Madrid, qu'on surnomme le bistrot de l'Europe, puisque les jeunes Français, d'ailleurs, l'ont bien compris. Chaque week end, des milliers d'entre eux débarquent dans la capitale espagnole pour profiter des bars et restaurants qui sont ouverts jusqu'à 22 heures. Au grand dam d'ailleurs des Madrilènes, qui craignent de voir l'épidémie repartir de plus belle. Reportage de Mélanie Gunness et David Le Marchand.

[00:46:45]

Estomaqué, l'argent des Français en quête de liberté, des familles qui ont déroulé des codes sur la boîte de nuit, la nocturne, on vient de France où on organise des soirées sur Madrid actuellement.

[00:46:56]

Mais après, on trouve des Français pour venir participer à la soirée parce que la clientèle du club de base des gens ne sont pas d'accord avec ces trois Montpelliérains cherchent des clients parmi les milliers de Français à Madrid venus s'amuser sans restriction.

[00:47:15]

Il y a de tout.

[00:47:16]

Il y a des étudiants, il y a des personnes qui sont là pour faire la fête pendant deux ou trois semaines pour le week end. C'est très varié. Il y a beaucoup, beaucoup de personnes représentant plus de Français qui viennent par semaine comme s'il n'existait pas. Les gens y portent. Les gens portent le masque, mais la vie est normale. La vie est tout à fait normale et c'est quand même vachement agréable.

[00:47:34]

Trouve que contre le flyer de la soirée, une vie presque normale malgré le couvre feu instauré la veille, mais jusqu'à 23h jusqu'à 23h.

[00:47:46]

Ça, mais bien souvent, les soirées se poursuivent, comme sur ces photos prises dans les rues de Madrid, sans masque ni distances de sécurité, jusqu'au petit matin. Choquant pour de nombreux Espagnols.

[00:47:59]

Aujourd'hui, Madrid est la seule ville européenne où les musées, les théâtres, mais aussi les bars et restaurants sont toujours ouverts. Une nécessité pour l'Espagne, où le tourisme est un poumon économique du pays.

[00:48:11]

Nous sommes très dépendants du tourisme. Je dirais que 50 pour cent de notre chiffre d'affaires, c'est grâce à cela. Aujourd'hui, avec le couvre feu, ça complique les choses. Alors si on a plus de touristes, c'est sûr, on ferme la cathédrale.

[00:48:24]

Dans le détail, des Français, il y en a beaucoup, surtout depuis la Semaine sainte. Il y a eu un peu comme un boom.

[00:48:31]

Des touristes qui voient la vie en rose, mais qui inquiète les habitants du quartier Del Sol, très fréquenté tous les soirs, Galla y vit depuis cinq ans. Victor depuis plus de 30 ans. Si c'est le point de départ, les faits, l'épicentre de la fête. Le problème, c'est que personne ne respecte les règles. Respect. Ici, 4 personnes peuvent s'asseoir, mais généralement 6 autres boivent à côté.

[00:49:04]

Samedi dernier, dans ces rues là, c'était devenu insupportable. Des gens qui dansaient, qui vomissaient.

[00:49:10]

Chavez a gagné Métanor.

[00:49:14]

Ces derniers jours, 400 fêtes clandestines ont été référencées à Paris. Avant, il n'y avait pas tous ces gens. Aujourd'hui, c'est la ville, comme on pourrait dire, de la liberté du country. Cori Free? Oui, du Kovy de Free. Comme si la pandémie n'existait pas. A un sentiment d'injustice. Car les Espagnols, eux, ont l'interdiction de sortir de leur région en pleine semaine sainte des vacances pendant lesquelles les Espagnols avaient l'habitude de voyager. Gala, par exemple, n'a pas revu sa famille depuis plus d'un an.

[00:49:46]

Enchanteront.

[00:49:48]

Nous nous sommes enfermés sans pouvoir rendre visite à notre famille dans d'autres régions. Ça nous choque que ces voyageurs puissent venir en pleine pandémie.

[00:49:56]

Pas même un argument porté par les opposants politiques à la mairie de Madrid. Monica Garcia est médecin et en campagne pour les élections régionales de mai prochain. Dans les villages, le manque de mesures n'a rien arrangé. Depuis le mois de septembre, les services de réanimation des hôpitaux de la ville sont occupés à 90%. Nous n'avons pas réussi à faire baisser ce taux depuis plus de six mois.

[00:50:21]

Prise en charge par les services sanitaires de la Ville, sont au bord de la saturation et aujourd'hui, nous débutons une quatrième vague. Malgré 92 des Madrilènes vivent dans une zone classée, risque très élevé ou risque extrême de contamination? Pourtant, nous avons des politiques qui nous disent que la pandémie est passée et que nous n'avons pas à nous inquiéter.

[00:50:42]

Alors, ganaches pro-Copé à Madrid, où le taux d'incidence est beaucoup plus haut que dans le reste du pays. Aujourd'hui, près d'un malade sur deux vit dans la capitale espagnole.

[00:50:54]

Alors, question téléspectateurs, Dominique Strauss-Khan l'Espagne remettra de l'ordre dans ces fêtes de rue. Sera t il trop tard pour prévenir les contaminations?

[00:51:02]

Question de Michel dans le Var Ce qui est vrai, c'est que y a une tolérance le mot, mais trois guillemets, etc. Mais au nombre des décès qui semble supérieur en Espagne, vous avez environ 76 000 décès. En Espagne, c'est le même chiffre qu'en Allemagne, mais il y a deux fois moins d'habitants. Et donc, ça veut dire qu'il y a peut être un rapport entre libertés sanitaires qui est un peu différent. Alors, c'est vrai qu'il y a aussi une différence entre Madrid et le reste du pays.

[00:51:34]

Madrid, où on le voit sur ces images, a une politique beaucoup plus soft. Gelders, beaucoup plus ouverte. Le couvre feu est respecté à 23 heures. Quelqu'un l'a dit dans le reportage, on n'a pas tout à fait l'impression que c'est vraiment le cas. Mais en même temps, le parti et ceux qui dirigent la région de Madrid sont populaires de centre droit, sont plutôt partis pour être bien réélu aux élections du 4 mai prochain parce que les Madrilènes voient leur vie qui est plutôt facile en ce moment, est agréable et voit rarement les gens, comme le disait ce médecin qui rend dans les hôpitaux de réanimation.

[00:52:09]

Sophie Ronchi a un énorme paradoxe, d'ailleurs, c'est que beaucoup de touristes, on a vu aussi des Allemands aller à Majorque. Donc l'Espagne attire beaucoup de touristes européens. Mais les Espagnols, eux, ne peuvent pas voyager d'une région à l'autre. Donc, au fond, comme nous? Ben oui, c'est donc le paradoxe.

[00:52:25]

C'est que l'Espagne attire tous les touristes, sauf les touristes espagnols. Et comme en France, alors en France, il y a peut être moins de tourisme en ce moment parce que tout est fermé. Mais en France, on ne peut pas faire plus de 10km, sauf motif impérieux. On peut tout à fait aller effectivement en Espagne. l'Italie a mis une quarantaine en place, l'Allemagne, une quarantaine en place petit à petit, des pays ferme. Mais jusqu'il y a une dizaine de jours, elle était plus facile d'aller dans l'Union européenne que de prendre des vacances ou de se promener en France, mais quand même assez paradoxal.

[00:52:48]

C'est plus facile aujourd'hui d'aller à Madrid que d'aller passer. C'est d'aller dans le Limousin. En tout cas dans les aéroports. Jusqu'il y a une semaine, la police des airs et des frontières n'avait pas de consignes. Comme quoi il fallait demander le motif pour lequel la personne allait prendre l'avion alors que pour aller dans le Limousin, dans la Creuse, en Vendée ou dans toutes les régions de France aujourd'hui, il faut un motif impérieux à part pour ce week end de Pâques.

[00:53:07]

Jean-Dominique Giuliani, à partir du 15 juin, nous promet un pass sanitaire. Mais alors, qui va en bénéficier en priorité de ce pas sanitaire, ce sont les vaccinés. Donc, est ce qu'on va se retrouver avec cet été? Un peu étrange, mais au fond, ce seront les seniors qui ont le droit de partir en tourisme en Grèce, au Portugal et le reste de la population qui sera moins vacciné devra sera lui, toujours assigné à confinement.

[00:53:30]

Non, le passe qui est en préparation et qui sera présenté très prochainement, il va faire état du vaccin ou du test ou de la maladie du virus que vous avez déjà contacté. Et avec réputation d'être immunisé. Donc, vous avez ces trois hypothèses. C'est ça sur lequel travaille la Commission européenne. Et vous savez, pour des pays comme la Grèce, c'est une demande de la Grèce et une demande de l'Espagne. Évidemment, compte tenu de l'importance du tourisme, c'est quelque chose de très important et ils pousse énormément au niveau européen.

[00:54:10]

J'ajoute que on va. On va être dans la même situation parce que vous évoquiez les raisons qui poussent le gouvernement espagnol à être un peu laxiste. Ce sont des raisons économiques. Croyez moi, on en est pas loin. Parce que quand on compare le continent européen avec ce qui se passe aux Etats-Unis et en Asie, n'est ce pas? Aux États-Unis, les les entreprises, les grandes entreprises Microsoft par exemple. La semaine dernière, a dit Banna, le télétravail s'est terminé avant même que les gens soient vaccinés.

[00:54:42]

Donc, si vous voulez, il y a des limites financières, des limites psychologiques au confinement généralisé et espérons que les vaccins vont régler une partie de la suite de la situation. Mais moi, je prends le pari qu'à l'automne, de toute façon, on ne pourra pas. Si jamais il y avait encore une vague de virus, on ne pourra pas reconfigurée. Nous n'en n'aurions plus les moyens.

[00:55:08]

Allez de en vient à vos questions. Madrid sacrifie t elle la prudence et la sécurité au profit de son maintien économique? Sophie Aurenche C'est vrai que l'Espagne a rouvert assez vite parce qu'elle n'avait plus les moyens de rester fermés. La France a choisi, quoi qu'il en coûte, de soutenir les entreprises et les commerces dits non essentiels. Pour le moment, ça tient jusqu'où ça pourra tenir. Mais clairement, là, c'était un choix économique de l'Espagne de lâcher un peu la bride, c'est clair.

[00:55:39]

l'Espagne est le pays qui a connu la plus grosse récession en 2020 dans l'Union européenne. En tout cas dans les pays de la zone euro. Et donc, évidemment, ils sont dans une situation un peu compliquée.

[00:55:48]

Il faut des arbitrages un peu différents aujourd'hui les épatent, prévoit t il bientôt un assouplissement de leurs mesures de sécurité, étant donné que la plupart des résidents sont vaccinés?

[00:55:57]

Question de Simone dans la très grande question, la Haute Autorité de santé réfléchit à cette question. Et pas seulement pour les épisodes, par exemple dans une famille ou entre amis seniors, comme vous dites, alors qu'ils sont vaccinés. Est ce que l'on peut se retrouver à quatre sans masque à partir du moment où on est tous les quatre vaccinés? Pour le moment, c'est une réflexion qui est en cours en Angleterre, aux Etats-Unis. Brighton l'a clairement dit. C'est pour ça qu'il a commencé à faire une pression en Europe.

[00:56:20]

En tout cas, pour le moment en France, c'est clair que c'est beaucoup trop tôt pour alléger les règles et dire les vacciner peuvent bouger. Les non vaccinés doivent rester à la maison. Mais forcément, ça va venir dans un mois ou deux. La question se posera quand même déjà des progrès puisque les familles peuvent aller dans les chambres. Maintenant, on peut toucher ces anciens, ce qui est quand même après un an. C'est vraiment un gros gros progrès.

[00:56:42]

Ce qui pose la question du taux de vaccination chez les soignants 93% de vacciner dans les EPAD, en tout cas pour les anciens.

[00:56:49]

Jean-Dominique Giuliani Nos voisins européens ont ils objectivement mieux géré la crise que nous? Questionde NASA en Hauts de Seine? Je ne crois pas. Je ne le crois pas. Je vois par exemple en Slovaquie. Vous ne pouvez pas sortir de chez vous dans la rue sans triste. Dans d'autres pays, la Slovénie ou l'Italie, aujourd'hui, la situation n'est pas meilleure sur le plan des résultats. Les pires sur le plan des libertés. Donc, ce qu'on peut regretter, c'est cette floraison de situations diverses dues au fait qu'il n'y a pas d'Europe de la santé.

[00:57:35]

S'il y a deux ans, on avait suggéré qu'il fallait se mettre d'accord sur les réserves stratégiques de vaccins, sur les limitations de circulation. Tout le monde nous aurait ri au nez. Aujourd'hui, on s'aperçoit que quand même, ça nous manque parce que le continent européen, c'est le plus petit des continents 4 millions de kilomètres carrés. La Russie, c'est 17 millions, les Etats-Unis 9 millions et la Chine 8 millions. Donc nous sommes très nombreux sur un petit espace.

[00:58:08]

Donc, si nous ne travaillons pas ensemble dans la même direction, ce qui, petit à petit se fait, mais quand même dans la douleur, c'est quand même un gros bazar. Bien, en réalité, on ne sait pas qui fait le plus et qui fait le moins bien. On le saura comme on a dû tout dire à la fin.

[00:58:26]

Dominique S. Par idéologie que la France ne veut pas du vaccin russe Spoutnik.

[00:58:32]

Quand l'Agence européenne des médicaments et si l'Agence européenne des médicaments dit OK, ce vaccin est nickel et fonctionne.

[00:58:38]

La France en aura, via l'Europe comme les autres. l'Union européenne n'est pas contre, mais la France a. Le gouvernement français et l'Union européenne ont un petit doute sur la capacité de la Russie à fabriquer beaucoup de ces vaccins. Parce que le taux de vaccination en Russie est assez faible, il est même bien plus faible que dans l'Union européenne. Donc, on sent bien que c'est un vaccin qui est surtout géopolitique. Et il est intéressant de voir qu'en France, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen ont le même discours sur le vaccin russe qu'il faudrait, vers lequel il faudrait se précipiter pour l'un et pour l'autre.

[00:59:14]

C'est une manière de dire que l'Union européenne ne fonctionne pas. On sent qu'il y a beaucoup de politiques dans cette affaire là. Hélène Nikolski a intrigué. C'est Angela Merkel qu'on ne peut pas soupçonner de deux russophiles. Qui a dit qu'elle était prête à accueillir, à utiliser le vaccin russe Spoutnik? À condition qu'il soit, comme vient de le rappeler Dominique, à condition que ce vaccin soit validé et homologué par l'Agence européenne du médicament et qu'il soit également fabriqué en Europe.

[00:59:42]

Ça, c'était les conditions posées par Angela Merkel au mois de janvier. Ensuite, le ministre de la Santé, le ministre fédéral de la Santé ICIS, s'est exprimé également sur la question en disant. A l'heure actuelle, tous les moyens sont bons pour sortir de cette épidémie et prendre tous les vaccins qui existent à partir du moment où ils sont homologués.

[01:00:03]

Emmanuel Macron va t il s'exprimer plus régulièrement auprès des Français désormais? Pour une interrogation? Il a été très absent ces derniers mois. Question de Monique, dans la Drôme. C'était sa septième intervention depuis le début de l'épidémie et il n'était pas intervenu depuis.

[01:00:16]

Depuis l'automne, effectivement, il nous a annoncé une prochaine intervention sans donner la date et le thème de sa prochaine intervention. Ce serait si on l'a bien entendu. Voici le calendrier de sortie de milliers de d'allégement de toutes les restrictions.

[01:00:34]

Le comprendre, c'était la mi mai quand même. Le début, ce n'était pas dans son entourage et je crois qu'il a duré assez tard. En tout cas, jusqu'à quelque peu de temps avant l'intervention qui était de savoir ce qu'il donne simplement ce rendez vous de la mi mai, puisqu'il en dit un peu plus sur mimait. Il se passe ceci le 20 mai, le 1er juin, voire le 21 juin, jour de la Fête de la musique, pour dire ça y est allé, zij sous le couvert.

[01:00:57]

Donc, nous attendons une intervention. Je pense que c'est très compliqué politiquement parce que c'est quand vous donnez un rendez vous mi mai 21 juin. Evidemment, tout le monde vous regarde de très, très près. Si ça marche? Jackpot. Si ça ne marche pas, c'est très compliqué.

[01:01:13]

Il était question d'un calendrier assez précis de réouverture avec des dates, cliquez comme le 21 juin.

[01:01:18]

Le seul calendrier qu'on ait eu mercredi soir, c'est le calendrier de la vaccination en fonction des âges. Et sur le calendrier, rappelez vous. Emmanuel Macron. La dernière fois, il avait parlé de réouverture mi avril. Vous voyez, on en est mi avril. Donc, c'est dangereux de s'engager. C'est quand même très dangereux. C'est un pari assez risqué qu'il a pris en ouvrant une porte à partir de la mi mai.

[01:01:38]

Et l'alcool? Angela Merkel à Tulle a t elle accru son poids politique avec la pandémie ou ses adversaires en ont ils profité? La question, c'est de savoir qui sont les adversaires d'Angela Merkel. Clairement, la chancelière a personnellement, je dirais, plutôt bien géré cette crise. Ça reste encore et toujours après près de 16 ans au pouvoir. La personnalité politique préférée des Allemands. La vraie question, c'est est ce que son père, sa famille politique, a bien géré cette crise?

[01:02:07]

Et là, c'est extrêmement intéressant de voir qu'on assiste à une débâcle de la CDU et de la CSG. Donc, les conservateurs allemands, les deux grands partis conservateurs allemands, la famille de la chancelière qui dégringole dans les sondages qui ont perdu quasiment 10 points en quelques mois. Il y a plusieurs raisons à cela. D'abord, l'échec de l'organisation de la gestion sanitaire, l'échec de l'organisation, notamment de la vaccination, mais également l'échec des indemnisations pour les commerces, les restaurants qui sont fermés.

[01:02:38]

Et à chaque fois qu'on regarde là où ça coince dans la gestion de cette crise, on retrouve finalement aux manettes un ministre CD où ce ne sont pas les ministres SPD qui racontent dans la gestion de cette crise. Ce sont vraiment les ministres de la chancelière du parti, de la chancelière. Ce sont eux aussi qui ont été mêlés et cela a fait extrêmement mal dans une Allemagne qui sort de 16 ans de Merkel sans jamais aucun scandale politique et financier autour de la personne de la chancelière.

[01:03:06]

On a ici plusieurs députés CD ou sous. Ça se compte maintenant sur les doigts de la main qui ont dû démissionner ces dernières semaines parce qu'ils ont été menés mêlés à des affaires de corruption. Ils se sont enrichis en organisant des achats de masques. Au tout début de l'épidémie, ce parti, c'est le parti des magouilles, titrait le Spiegel il y a quelques temps. La téléphonie, toujours. Nous sommes le parti de la compétence. Nous sommes votez pour nous parce que nous sommes le parti nickels propre de la chancelière et nous sommes le parti de la compétence.

[01:03:36]

Ces deux arguments se sont fracassés contre le mur des réalités de cette deuxième vague de l'épidémie, ici en Allemagne. Résultat aujourd'hui, on est à six mois des élections. Bien malin qui pourra dire qui succédera à Dominique. Le dialogue entre l'Europe et Joba Eden a t il évolué concernant les vaccins puisque jusqu'à présent, les Etats-Unis, les vaccins produits aux Etats-Unis sont réservés aux Américains. D'ailleurs, ils ont des AstraZeneca qu'ils n'utilisent pas.

[01:04:02]

Ils auraient une trentaine de millions de doses non utilisées phazon qui étaient sur place puisque astrazeneca des usines à une ou deux usines là bas. Et je crois que lors du dernier Conseil européen, vous savez, il y a une visioconférence avec Jobidon. Ça faisait longtemps que ça n'était pas arrivé. Et les dirigeants des 27? Ce sujet a t il été à l'ordre du jour? Et les Européens? C'est un peu de la. Peut être qu'on n'en parle pas dans ce genre de lieu.

[01:04:26]

C'est peut être un peu trop solennel et convenu. En tout cas, ce que je note, c'est que depuis ce Conseil européen qui est maintenant une bonne semaine, on n'a pas eu de nouvelles de ce côté là. Et nous n'avons pas vu arriver des avions marqués United States avec des doses d'AstraZeneca, alors que nous nous exportons aux Etats-Unis des doses de vaccins. Alors en fait, c'est 77 millions dans 33 pays, a dit Ursula von der Leyen.

[01:04:50]

Oui, je ne sais pas s'il y en a ou vers les Etats-Unis, sans doute. En fait, vous savez, les flux industriels vont dans tous les sens parce que dans un vaccin à Eren, par exemple, il y a de l'ordre de 230 composants.

[01:05:04]

Alors, vous imaginez les circuits de distribution, vous avez des sous traitants, des fournisseurs à peu près partout et donc ça se croisent toutes les routes commerciales.

[01:05:13]

Sophie Aurenche. Je suis vacciné. Pourquoi ne puissent pas circuler normalement? Où est la logique? Question de Jacques en Seine-Saint-Denis.

[01:05:19]

Parce qu'avant de pouvoir circuler normalement, quand on est vacciné, il faudrait qu'on puisse répondre à cette question est ce que quand je suis vacciné, j'ai attrapé le virus? Transmettre le virus? On sait aujourd'hui. Plusieurs exemples ont montré que des personnes vaccinées peuvent être attrapé. Le virus, et donc potentiellement, peuvent le transmettre. On n'en sortira jamais. On sait quand même que ça diminue considérablement le risque. On imagine qu'il y a quand même quelques études qui commencent à le montrer.

[01:05:43]

Notamment, on a des populations qui ont été vaccinées. Donc, on voit bien que le risque de transmission est limité. Mais ce sera toute la question. On est protégé à 100 cent au bout de quinze jours après la deuxième dose pour le vaccin Pfizer. Donc, ça veut dire une séquence totale de six semaines. Donc, c'est pour ça. Pour le moment, on est prudent, mais clairement. Déjà, psychologiquement, le fait d'être vacciné, on n'est pas autant de cette, mais j'imagine pour ça qu'ils le sont.

[01:06:06]

C'est déjà un soulagement et une bonne nouvelle. Jean-Dominique Giuliani Il reste très peu de temps. Question Pourquoi le Royaume-Uni est il aussi bien approvisionné en doses de vaccin? Y a t il un lien avec sa sortie de l'Union européenne?

[01:06:21]

Est ce que le vaccin d'AstraZeneca, c'est le vaccin de l'Université d'Oxford et donc que malgré des contrats signés avec l'Union européenne avant les contrats signés avec le gouvernement britannique un jour avant? Malgré cela, il y a une préférence politique qui a été imposée à quelqu'un qui les fournir en priorité. Le Royaume-Uni, y compris en provenance.

[01:06:51]

Eh bien voilà, c'est la fin de cette émission. Merci beaucoup, Jean-Dominique Giuliani d'avoir répondu. Vous restez sur France 5. Suivre, c'est l'hebdo et on se retrouve lundi pour une nouvelle émission, Wickens.