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Bonjour à tous! Aujourd'hui, nous allons voir pourquoi nous disons être mis à pied et être sur la sellette. Ces deux expressions, sans être synonymes bien entendu, ont un sens quand même assez proche. Elles expriment toutes deux l'idée d'un rejet ou du moins d'une mise à distance. Mais vous allez le voir, leurs origines n'ont rien à voir. Alors, commençons par la première à être mise à pied. Vous le savez, une personne mise à pied est tout simplement renvoyée de son travail, car elle a commis une faute.

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Il peut s'agir d'une mesure temporaire, préventive ou définitive et la durée d'une mise à pied s'exprime en jours. Sachez que cette formule a une origine militaire au 15ème siècle. En effet, un soldat mis à pied était celui qui était privé de ses chevaux, car il avait commis une faute. Et cette mesure punitive pouvait durer quelques jours, voire quelques semaines. Il était par ailleurs contraint d'effectuer des tâches ingrates, notamment nettoyer les écuries. Mais signalons aussi qu'il est également possible que l'expression ait été utilisée en dehors de l'armée dans le domaine purement civil.

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En effet, à l'époque, celui qui possédait un cheval avait nécessairement une certaine richesse. Donc l'on déposséder, revenait à le déclasser tout autant qu'à amputer sa fortune. Quoi qu'il en soit, il faut attendre le dix neuvième pour que l'expression soit reprise dans le langage courant. Passons maintenant à la seconde expression être sur la sellette. D'abord, une personne sur la sellette est en mauvaise position. Elle est exposée à la critique et au jugement d'autrui. La sellette n'est pas une petite, celle de cheval.

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Non. Il s'agissait en revanche d'un petit siège, une sorte de chaise qui se trouvait dans les cours de justice au 13e siècle. C'est sur ces petits sièges que les accusés étaient assis pour être interrogés avec les fers aux pieds, dans une position inconfortable. Ainsi, en contrebas par rapport aux juges, ils étaient placés physiquement en situation d'infériorité de dominé. Et cette mesure humiliante avait pour objectif d'obtenir plus rapidement des aveux. La référence à cet objet est pertinente pour évoquer une position malaisée.

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À noter enfin qu'après la révolution, cette pratique dégradante de la sellette disparut des tribunaux. Cependant, le terme lui a traversé les siècles par le langage.

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Ouais, ouais, ouais, ouais, ouais, ouais, ouais, ouais, ouais, ouais, ouais.