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Christophe Hondelatte Voici une histoire rocambolesque qui remonte à la fin du 19ème siècle et qui se déroule dans un tout petit village de Catalogne. Noens, une histoire qui met en scène un curé, l'abbé Oriol, un jeune curé qui succombe au péché de la chair. Et pas que. C'est une histoire que je tire du livre de l'historien Lionel du Marcé qui sera là pour le débriefe L'affaire abbé Oriol, aux Editions de Vecchi. La réalisation de Céline Brace.

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Christophe Hondelatte. C'est une histoire qui remonte au temps où bouffer du curé était une saine occupation. Un art de vivre. La Troisième République. Et si vous aimez le curé qui a point le curé en broche, le curé en papillotes, vous allez vous régaler. Vous allez pouvoir en bouffer jusqu'à vous faire péter la soupe. Trières.

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Je vous plante d'abord le décor. Nous voilà à nos HED dans les Pyrénées-Orientales, en Catalogne. Un matin de l'automne 1880 880, précisément le 25 septembre 1880. Nos. C'est un tout petit village 72 habitants, accroché à la montagne, à 1800 mètres d'altitude, pas loin du pic du Canigou, un bourg de maisons de pierre blotties les unes contre les autres. Et vous voyez l'homme qui descend par le sentier. C'est le meunier de nos aides. Michelson, Cénac.

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Il descend à la ville. Il en a pour quatre heures. Il va voir le procureur. Il a quelque chose à lui raconter. Une histoire terrible. Monsieur le procureur. Et bien moi, là, je veux bien porter, ça fait à votre connaissance. Ah et quel! Des faits très graves, monsieur le procureur. Figurez vous que notre curé, l'abbé Auriol, de nos WED, il a assassiné de pauvres femmes, qu'elles soient Fauna, il les a empoisonné.

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l'Abbé Oriol empoisonnait Didou, mais c'est à dire? Je vous explique. Le procureur, c'étaient deux soeurs qui vivaient ensemble. Un jour, le curé s'est installé chez elles à demeure et après la première Marie, elle est morte le 18 juillet à midi. Elle était à table et le soir, elle est morte. Elle était malade, mais quand même. Et ensuite, le qu'il est resté vivre avec l'autre, le rose et le 25 coups. Vous entendez ça, monsieur le procureur?

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Le 25 août, il a mené à peine Pigna pour lui, fait faire un test Amane et un autre jeu et molto free.

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A midi, elle allait très bien et à une heure, elle soufflait comme une bête. Elle criait comme ça, je suis morte, je suis morte, j'ai quelque chose qui brûle dans mon ventre et à deux heures et demie, elle était passée.

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Et l'abbé, comment a t il expliqué ça? Mais il a dit que c'était une crise Kolélas et il l'a fait entrer le lendemain sans même attendre de la messe le curé. Et quand les parents sont venus, il les a chassés. Allez vous, vous n'avez rien à faire ici. Tout m'appartient. Il a pris toute la succession. Ah oui, poursuivez, poursuivez! A Noël, on a de suite vu que ce n'était pas normal. On oublie juste après avoir fait le Lego culées et tout le monde l'a dit, mais c'est la faute à l'institutrice.

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L'institutrice Oui, mademoiselle Worldnet, figurez vous. Quel est l'avenir au lieu de grandir? Je me disais pas que les vous voyez, monsieur le procureur fricotent avec quoi? Et alors? Pourquoi est ce que vous me parlez de ça? Repassez. Et bien parce qu'elle a dû partir une institutrice avec un collet, ça faisait scandale au village et la Oriol Ival a rejoindre avait le Maro.

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Il a déjà vendu toutes les téléphona et tous les meubles et même les provisions qu'il faut faire quelque chose. Monsieur le procureur, ce choix St-Sauveur Tôt ou tard, il sera en volet. Envolé. Voyez vous demain, Monsieur le volcan, c'est sûr. Votre curé à Auriol, Monsieur Sales Cénac. Rappelez moi quand est ce qu'il est arrivé? Annoyed. Plus de. C'était en avril 1880 exactement. l'Abbé Joseph Auriol débarque à Noël, à peine sorti du séminaire.

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Il a tout juste 27 ans. C'est son premier poste de curé et objectivement, il se retrouve au trou du cul du monde. 72 habitants, c'est simple.

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Après le village, le chemin s'arrête sur l'église. Il n'y a pas de clocher, juste une armature en fer forgé. Ça n'est pas le poste de curé du siècle, mais cet office de paysan en catalan, un gars du coin. Et ma foi, il s'intègre assez vite.

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Quand ils arrivent, ils conservent la bonne de l'ancien curé Rose Ross Fonda, lui, fait le ménage à manger sa lessive et elle lui raccommoder sa soutane. Et puis, assez vite, il trouve plus commode d'aller manger directement chez elle le midi et le soir. Et donc, il fait la connaissance de sa soeur Marie, deux saintes femmes que ses sœurs fonda nos vraies grenouilles de bénitier. Elle vit d'une petite rente et elles sont bien contente d arrondir leurs fins de mois avec l'argent du curé.

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Comme elles étaient bien contentes d'accueillir en pension l'institutrice Mlle Vernet Alexandrine Vernet. C'est là que le curé, la rencontre chez les sœurs Fonda, croit qu'il serait forcément tombé dessus. 62 habilitant. Et puis l'hiver arrive la neige, le vent. Et un moment, le curé se rapproche d'elle près du feu. Et voilà, dans un patelin de 60 habitants, tout le monde finit par être au courant. Le curé est à la colle avec l'institutrice. On voyait bien que l'abbé était au loin.

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Mais que voulez vous, c'était plus fort que. Les villageois, ma foi, sont à moitié choqués. C'est long l'hiver tout seul, mais quand ça arrive aux oreilles de l'inspecteur d'académie de Montpellier, là, c'est une autre histoire. Je vous rappelle le contexte Diges 881, la Troisième République, le triomphe des laïcards. Alors, une institutrice avec un curé? C'est un problème. Et la jeune Alexandrine Verner est convoquée au rectorat et ensuite, elle est muté à 12 kilomètres de Noël.

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Et le curé est comme une âme en peine. Il est amoureux et donc, le soir, on le voit passer d'un bon pas pour la rejoindre. 10 km aller retour à pied le plus souvent, et parfois en patachon en calèche. Je vais vous raconter une bien bonne. Monsieur le procureur, une bien bonne. Une fois, j'étais en Patachou tous les deux. Figurez vous qu'à la sortie du village. D'après ce que a dit le conseiller Alain Riel, ils ont commencé à s'amuser et à glisser la main sous la soutane.

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C'est pas beau ça? Et une autre fois après rien. On les a vus pleins de nos très ensemble et pendant le voyage, le curé a changé de l'accoutrement et il a troqué la soutane pour une redingote et il s'est coiffé d'un chapeau blanc. Ces paquets qu'ils ont faire chez Convoyait. La confidence est croustillante, mais ce qui intéresse le procureur, c'est que juste après Meures, la première des deux sœurs fonda Marie le 18 juillet. Et c'est donc après que sa soeur Rosa s'installe au presbytère et que le curé la traîne chez le notaire et qu'il signe deux testaments dans lequel chacun lègue à l'autre tous ses biens en cas de décès.

[00:09:10]

C'est réglo. Sauf que dix jours plus tard, Rosa Fonda meurt à son tour. Et le jour même, le jour même, l'abbé vend les chèvres de Louvain et, après sa mort brutale, trois chums qu'elle avait à la messe suivante, le curé annonce à ses ouailles qu'il part en congé. Fomalhaut Kugler engrangeait. C'est ça qui décide Lemeunier à prendre son bâton et à descendre chez le procureur. Pour lui, c'est clair l'abbé Auriol ne part pas en congé.

[00:09:53]

Il fuit. Il va rejoindre sa maîtresse. Le procureur demande Aumonier nous coucher. Tout cela par écrit. Il va faire qu'offraient l'abbé avant que l'oiseau ne s'envole pour empoisonnement. Pour l'instant, il manque de preuves, mais avec l'épisode de la calèche, il le tient pour outrage public à la pudeur. Enfin, la main d'Alexandrie, une fois la soutane d'un curé et les lui.

[00:10:21]

Si le procureur veut le coincer, il a intérêt à ne pas traîner parce que le curé vient de quitter nos HED. Il traîne une énorme valise et vous allez au. À Carcassonne, je me mets à Carcassonne. Mais il commet l'imprudence de s'arrêter à Prade pour régler une dernière affaire chez le notaire, et c'est là, rue de l'École, qu'il est interpellé par le maréchal des logis Ribe. Ou bien lavé royal? Oui, c'est moi. Eh bien, justement, où chacun peut il me suivre?

[00:11:03]

Mais pourquoi vous verrez? Je crois que c'est une affaire d'outrage à la pudeur. Écoutez, je suis la beaucoup de retraite, laissez moi partir et je me présenterai à la gendarmerie demain, vous verrez ma parole. Désolé, mon père a donné comme moi, mais mes jambes sont les orange. Voyons comment il va se dépatouiller avec tout ça. l'Abbé est d'abord interrogé par le procureur en personne, puis par le juge d'instruction, deux républicains purs et durs de bouffeurs de curés, bien entendu.

[00:11:51]

Depuis quand Mr. Fréquentez vous mademoiselle Verner? C'est à dire que je l'ai rencontré chez les chefs Fauna. Je reconnais que le jour où elle a pris parti chez les seuls, j'aurais dû cesser de Malvern aussi épargner des ennuis. Tout cela comtal vienne lui Monnier nettoie et je le sais, il a mauvais esprit et il avait des vues sur l'institutrice. Et il m'en veut. Mais lui, et je vous promets Corrine de choquer les vrai. Tenez, il a même fait courir le bruit que Mlle Vernet était enceinte de moi.

[00:12:39]

Et. Mais monsieur le juge, c'est bien possible. Je ne l'ai jamais touché. Le juge n'est absolument pas convaincu et il a inculpé le curé pour outrage public à la pudeur et il l'envoie sur le champ au fond d'un cachot sans fenêtre, et le lendemain, il fouille sa valise et il trouve une petite fiole contenant un liquide. Le curé dit que c'est un remède contre la rage de dents. Et si c'était plutôt du poison? La fiole est envoyée au laboratoire.

[00:13:17]

L'après midi même, l'abbé Auriol est extrait de sa cellule pour être ramené devant le juge à pied à travers les rues de Prades avec un seul gardien. Eh bien, vous n'allez pas nous croire dans un coup. Le curé soulève sa soutane et il se met à courir et le gardien se lance à ses trousses.

[00:13:39]

Mais grâce à cette randonnée nocturne, l'abbé a de l'entraînement et donc il a de l'avance. Et maintenant, ils sont deux, puis cinq, plus dix à lui courir après. Mais en vain. Le curé Auriol a réussi à s'enfuir dans la campagne. Le procureur est furieux. Mais on va faire une battue pour retrouver moi, ce fichu Curto. C'est un gendarme qui le découvre planqué derrière un buisson en chemise. Il lui reste encore assez de force pour se débattre.

[00:14:19]

Le 30 septembre, l'affaire est dans le journal L'Éclaireur. On prétend que les curés sont les ennemis de l'enseignement laïque. C'est une erreur. Du moins, le curé de Wade nous a prouvé pour son compte qu'il n'avait aucune aversion pour les institutrices. Le lendemain, l'abbé Auriol, escortées sept fois par plusieurs gardes, est finalement conduit devant le juge. Lauriol, je vous ai déjà inculpé d'outrage à la pudeur. Eh bien, aujourd'hui, j'ai élargi le chef de votre inculpation, vous a inculpé pour le double empoisonnement des soeurs, fondra.

[00:14:57]

Et là dessus, on se met à la recherche d'Alex Sandrine, l'institutrice, et on retrouve sa trace dans un hôtel de Carcassonne où elle vient de passer huit jours.

[00:15:08]

Elle est arrivée à l'hôtel avec un jeune homme. Il était habillé en catalan, mais j'ai trouvé par les tribunaux français. Et qu'il avait l'air aussi rotolo voyez vous pour quoi? Et c'est ce qui m'a fait penser après que c'était peut être bien une coulée. Et quoi? Et comment la demoiselle est arrivée à l'hôtel? Elle n'avait pas un sou, elle attendait les mâles. J'ai noté que les mâles sont arrivés. Mais elle avait une sacoche en cuir blanc inodore et on apprend qu Alexandrine a attendu son amoureux dans sa chambre en se rongeant, laissant un jour, deux jours.

[00:15:52]

Elle ne savait pas que l'abbé était en prison. Elle a cru qu'il l'avait abandonnée, alors elle lui a laissé une lettre rageuse. Je suis encore à l'hôtel Saint-Pierre où je attendrait toujours, mais toi de venir ou je meurs de désespoir. Tu veux donc me laisser cruel, ingrat, inhumain? Tu ne peux me reprocher qu'une chose, c'est de t'avoir trop primé. Sa Delettre est maintenant dans le dossier du juge. Et puis, le 2 octobre, elle a quitté l'hôtel sans laisser d'adresse.

[00:16:33]

Elle m'a dit qu'elle allait rentrer dans un couloir. Dans le Nord, je crois un couvent pour se soigner d'un chagrin d'amour avec un curé. On aura tout vu. Quoi qu'il en soit, elle n'est pas près de revoir son joli coeur en soutane.

[00:16:56]

Pendant ce temps là, l'abbé Auriol est toujours devant le juge et il passe un sale quart d'heure. Pourquoi cette tentative de fuite? Monsieur l'Abbé? Eh bien, c'était pour éviter la Roan au coin de voile, comme lui prisonnier à travers les rues de Prague. Plus liquide qu'on a retrouvé dans votre valise. On l'a fait analyser. C'est de l'acide prolifique. C'est un poison mortel. Vous le savez. Un commentaire? Bien quoi, je voulais m'en servir pour des effets, rien ne se Botanic.

[00:17:37]

Ah bon lesquelles, monsieur l'Abbé? Une décolorer des fleurs. Le juge a fait le compte des biens reçu en héritage par le curé au décès des deux soeurs, fonda une maison, trois parcelles de terre, une propriété par ci, une autre par là. Il a tout revendu qu'Alger eut tout vendu. J'ai touché un Milan 19.000 orphelin à Gerland et je pouvais gagner en tant que ecclésiastiques d'exploiter ces terrains. La Jeanne. J'ai d'abord réglé 3000 aux frais de nos dettes qu'avaient les pauvres fonds Fauna.

[00:18:23]

Et j'avais l'intention de placer le reste au bénéfice des neveux et nièces, monsieur le juge. 19 mille francs, vous dites? Moins 3000 francs de dettes, ça fait donc 16.000 francs. On a retrouvé sur vos 11 mille francs et il manque 5000. Où sont ils passés? Ah ça, je ne sais pas, tout à l'heure, j'ai jeté un papier et j'ai peut être jeté les billets avec. La mauvaise foi de ce curé est incroyable. Vous ne les avez pas plutôt envoyées à Mlle Verner à.

[00:19:01]

A propos, où est elle? Elle n'a rien à voir avec tout ça. Fichez lui la paix. Si vous avez des accusations portées, portées sur moi et moi, seule Alexandrine Nicod vous m'a donné que générosité.

[00:19:17]

Qu'avez vous l'intention de faire en quittant WED et je ne suis pas de votre état ecclésiastique? Et pourquoi Alexandrine avait elle une partie de vos bagages? Je refuse de répondre. Fichu caractère sucré, mais à un moment, il se calme. Oui, oui, je voulais quitter la soutane et nous devions nous retrouver et nous avions le projet de partir ensemble en Espagne. Mais elle ne voulait pas. C'est moi qui gouverne. Le juge professionnel, sans que l'abbé n'est pas loin de craquer à demain, l'abbé.

[00:20:00]

Nous allons vous amener à nos HED et perquisitionner votre presbytère et nous procéderons là bas à une reconstitution. Vous voulez vous remonter l'euro? Ah ça non, je ne veux pas le monter. Il le faudra bien. Garde. Amener la bête en prison? Attendez, attendez. Je vais tout vous dire et là, on lui donne une plume et du papier, et l'abbé passe à confesse pour mettre ma confiance comme P. Avec Dieu et avec les hommes auxquels je demande pardon, crime, je déclare que j'ai commis le crime horrible d'empoisonnement sur la personne de deux cento âmes auxquelles je ne devais que de la reconnaissance aux fautes commises dans l'unique intention de capter une fortune qui m'aurait permis de satisfaire une passion coupable.

[00:21:10]

Puis je demande pardon à l'Église catholique, à sa famille, à celle d'Alexandrie et aux paroissiens de Noël. Le lendemain, le procureur, le juge, son greffier et un gendarme prennent le chemin de nos aides et il trouve le presbytère vide. Confirmation que l'abbé avait bien décidé de s'enfuir. On exhume ensuite le corps des soeurs, fonda dessus. On prélève les viscères et on les met dans des bocaux. Les bocaux sont expédiés à Montpellier pour analyses.

[00:21:47]

Et puis on demande à l'abbé d'entrer dans les détails du crime. Il affirme que Marie Fondard était atteinte Diderot, Pizzi et que, selon ces médecins, elle était promise à une mort subite. Et les docteurs confirment. Elle avait une maladie du cœur. Elle ne se sentait pas liée et fabriquer un liquide faisant infuser 5 Cousquer l'insigne Balazs dans un litre d'eau et GVC ça dans sa tasse. La valeur d'un petit flacon. Et une demi heure après. Il avait une attaque.

[00:22:29]

La balade, c'est le nom catalan. Les bords blanche, c'est un poison bien connu des herboristes. Et pour Rose, la soeur? Comment est ce que ça s'est passé? Elle était toujours souffreteuse et elle allait s'affaiblissant. Surtout après la mort de Marie le 30 août, elle était prise de malaise général. Elle m'a dit qu'elle se sentait enveloppée d'un manteau de glace et non une sorte de tilleul, qu'on lui donnait la faiblesse et le malheur. Avec ces quelques gouttes de ce liquide que vous avez saisi dans ma valise.

[00:23:12]

C'est de l'acide plus chic et à deux heures du soir. Il a perdu connaissance pour ne plus se réveiller.

[00:23:28]

L'acide trucide pour dire les choses clairement, c'est ce qu'on appelle le cyanure. Et là, le juge apprend que c'est la nièce des soeurs. Fondra présents étaient là quand ses tantes sont mortes. Alors, ils l'interrogent elle aussi. Elle n'a pas tout compris, mais elle a tout vu. Inoculés, il a mis au contenu nos petites fioles, le bol de tisane et elle pourrait presque plus avaler. Il lui a fait bouger la bouche et il a passé à travers l'IDA le contenu, une petite cuillère.

[00:24:07]

Il a appelé J'ai repris, l'accueillit alors que ma crié, mais pas avec les autres. Elle raconte aussi un épisode un peu gênant. Une nuit, elle a surpris sa tante Rose, Alexandrine et le curé, qui s'amusaient tous les trois dans la même chambre. Tous les trois, là aussi, elle n'a pas tout compris, mais elle a tout vu. Le curé est donc aussi un partouzes à être, raconte aussi camarade chez le notaire. Sa tante Rosa ne voulait pas signer le testament et que le curé s'est fader.

[00:24:41]

Me, il faut le faire ou je te quitte. Et là, il a pris son bateau et son sac. Il est parti et ma tante l'a rattrapé. Et après, elle a bien voulu signer le testament.

[00:25:02]

Le rapport d'autopsie et l'analyse chimique parviennent sur le bureau du juge début octobre, et c'est bien embêtant parce que on n'a pas retrouvé dans les viscères des deux soeurs nos traces d'acide chik ni de traces Dalibor. Heureusement qu'il y a des aveux. Sauf que le 8 octobre, l'abbé écrit au juge qu'il se rétracte. Ma conduite a bien été celle que j'ai dite en ce qui concerne mes faiblesses avec Mlle Verner, mais je dois aussi déclarer que je suis tout à fait innocent vis à vis des empoisonnements que j'ai mis à ma charge.

[00:25:42]

La preuve de mon innocence résultera avec évidence de l'expertise que vous avez confiée à la science médicale.

[00:25:53]

Pacot, le curé. Mais comment se fait il que les analyses sont négatives? Le juge est furieux. Il se précipite à la prison. Mais en fait, monsieur le juge, je n'ai empoisonnés ni Marie ni Valls, j'ai avoué parce que je ne voulais pas faire le voyage Lanouette entre deux gendarmes. Vous m'aviez promis que si je parlais, je serai dispensé de ce calvaire. C'est pour ça que je vous ai fait ces aveux. Malgré ça, le 17 janvier 1882, l'abbé José Auriol est renvoyé devant la cour d'assises des Pyrénées-Orientales pour l'empoisonnement de Rose et Marie Fonda.

[00:26:35]

Il risque la guillotine.

[00:26:47]

Le procès de l'abbé Joseph Auriol s'ouvre le 29 juillet 1882 à Perpignan et il attire les foules et surtout des femmes. Ce dont le journal républicain l'Espérance s'offusque. Ces femmes ne perdraient rien à se tenir éloigné de ces débats publics où les attire une curiosité malsaine qu'elles se le tiennent portées. l'Abbé apparaît en veste noire. Il ne porte plus la soutane et le président se lance alors dans le récit de la romance de Noël. Pendant six mois, Mr. Oriol!

[00:27:23]

On vous vit dans des transes continuelles, n'est ce pas? Je sais que cette passion naissante était blâmable chez McCrae. Mais. Je n'ai pas pu résister. A t il existait des relations intimes entre vous et Mlle Vernet? Ça dépend du sens que l'on applique à ces mots de relations intimes. Si c'est relations d'affection? Oui. Mais si ces relations Aclimandos, c'est faux. En clair, Limbé prétend qu'il n'a pas couché avec Alexandrine, que c'était un amour platonique, bien sûr.

[00:28:10]

C'est alors que le président a abattu une carte maîtresse. Il sort une lettre, une lettre dont la défense n'avait pas connaissance. Elle a été saisie à la poste. Elle est datée du 22 août et c'est une lettre codée chiffrée, car les amants avaient inventé un alphabet secret à un code rien qu'à eux. Le hard, par exemple, c'est un point sur un tiret. Le P, c'est 2 points sur un tiret et le hem, c'est 2 points, une barre et un point.

[00:28:39]

Et une fois décrypté, voilà ce que ça donne. Je lis la lettre Mon amour, ma bien aimée Rose m'a testamentaire. Elle est malade depuis le moindre travail, lui donne de la fièvre et écris moi avant ton départ et ne te tracasse de rien. Conserve toi pour ton bien aimée. Adieu du départ. Amour toujours éternellement à ma seule et unique, tendre, douce et aimée. Alexandrine. Ton fidèle pour la vie? Louai Duval. Est ce que c'est vous, Louis Duval?

[00:29:21]

Monsieur l'Abbé? Est ce que vous reconnaissez cette lettre? C'est à dire que ce n'est pas moi qui l'ai écrite à. Il n'y avait que vous, pourtant, et l. Qui écrivirent en chiffres secrets. Un homme, je ne sais pas. On fait défiler des témoins, et notamment le Coget qui vient raconter ce qui s'est passé dans sa carriole. Mlle Verner. A t elle mis la main sur ou sous la cuisse du curé? Sur la cuisse.

[00:29:57]

Moi, j'ai bien compris que se caressés et attèle poser la main sous la soutane. Sous la soutane, je n'avais pas vu. Mais j'ai vu des gestes qui voit que ça, oui, la main droite et dans la main gauche. J'ai été jeune, vous savez, et j'ai passé ce qu'il voulait faire. Quoi? Parmi les trente cinq témoins cités à la barre, seuls deux défendent l'abbé. D'abord, le maire du village. Quelle est votre opinion, monsieur le maire, sur la baie Oriol?

[00:30:31]

Et ma foi, elle est plutôt bonne. Il n'avait pas d'ennemis personnels. Il en avait qu'un Alternate Lemonier. Ils sont notre soutien et notre abbé qui décide par solidarité, ne le soutenez. En mon âme et conscience. Je le crois et non cela. Ça risque de ne pas suffire. Vient le moment de la plaidoirie de l'avocat général Rousseau lier la débauche et la cupidité sont les mobiles de ce crime.

[00:31:17]

J'en veux pour preuve la saisie dans les bagages de la BEI d'un livre intitulé Fraude dans l'accomplissement des fonctions génératrices.

[00:31:27]

Autrement dit, l'ALD péchait savent concevoir des attentats comme ceux qu'il a commis. Je dis que la justice des hommes. Ne doit pas être miséricordieuse. Mais il ne réclame pas la peine de mort. Il se contentera du bagne à perpétuité.

[00:31:57]

L'avocat du curé, Maître Nouez, plaide ensuite. La science? N'a rien n'établit et aucune preuve n'a été apportée. On n'a pas retrouvé de trace de ce canule dans les vies, celles nées de pauvres femmes. Et comme preuve, nous n'avons que des témoins et ces témoins sont des ennemis politiques et des anticléricaux deviennent. De plus, il n'y a aucune raison de le croire.

[00:32:35]

Aucune. L'audience est suspendue à une heure du matin et trois quarts d'heure plus tard, les jurés reviennent. Monsieur le premier juré. Je vous écoute quel est votre verdict? Coupable, monsieur le président? Coupable d'avoir empoisonné, lui, ce format, mais nous lui accordant des circonstances atténuantes. A cause de la passion, du feu brûlant, de l'amour que chacun peut comprendre. Joseph Oriol. Levez vous! La cour. Vous condamne aux travaux forcés à perpétuité.

[00:33:22]

Et la foule, entre deux et trois mille personnes, d'après des journalistes, se disperse dans la chaleur de la nuit de Perpignan et l'abbé Oriol est envoyé au bagne en Nouvelle-Calédonie, sur l'île des Pins, et on ignore totalement ce qu'il est devenu. Et Alexandrina bien, on sait qu'en 1896, 14 ans après cette affaire, elle s'est mariée avec un veuf qui avait déjà sept enfants et qu'elle est morte en 1931, à l'âge de 75 ans. Voilà pour cette histoire absolument unique que j'ai tirée directement du livre de Lionel du Marcé, L'affaire des Orioles, aux Editions De Vecchi.

[00:34:13]

Et vous êtes là, monsieur du marché? Moi, ce qui m'intéresse, parce que c'est assez rare, c'est que vous êtes historien. Vous n'êtes pas journaliste, comme la plupart des gens qui écrivent des livres sur ces pensées anciens. Vous n'êtes pas non plus un magistrat à la retraite ni un avocat à la retraite. Vous êtes un historien. C'est donc dans cette histoire. Vous avez trouvé quelque chose qui raconte l'époque?

[00:34:34]

Oui, effectivement. Mais moi, je me suis passionné pour l'affaire. C'était un peu pour moi, si vous voulez. Comme une enquête policière, je suis allé sur les lieux. J'ai visité le village de Noël Alexandrine Yerlès, j'ai retrouvé sa tombe dans le cimetière et j'ai beaucoup, beaucoup fouillé dans les archives départementales des Pyrénées-Orientales, rappelle le chercheur. Si vous voulez, à la lecture de ce qui avait été écrit précédemment, j'ai cherché le fameux fameux code et j'ai fini par le trouver.

[00:35:08]

Vous avez vraiment été bon dans le dossier? Grand, oui. Je n'ai pas trouve ça. Ce n'était pas un grand moment d'émotion. On passait vraiment quelque chose qui m'a beaucoup motivé. J'ai trouvé ce fameux code qui permettait donc à Alexandrine et à Joseph de communiquer sous le sceau du secret.

[00:35:24]

C'était des histoire qui raconte quelque chose d'une époque et de l'affrontement qui existait entre les curés, les catholiques et les républicains, qui bouffait du curé qui ne s'en cachait pas alors que jusque là, on pouvait penser du mal de l'Église catholique, mais ne pas le dire à voix haute, à cette époque là, on peut le dire.

[00:35:43]

Oui, oui, bien sûr, il y a une mère, mais ceci étant, bon, il n'y a pas eu. Si vous voulez des campagnes de presse effrénée, il y a eu effectivement des comptes rendus dans les journaux de l'époque, notamment dans l'Espérance, le journal royaliste L'Éclaireur et le journal La Repubblica. C'étaient les deux concurrents de l'époque. Donc, il y a eu effectivement mention de cette affaire sans que cela déborde trop sur la sur la place publique.

[00:36:10]

Effectivement, après le verdict. Ou là, on a encore réglé les comptes entre les deux parties antagonistes.

[00:36:20]

Très en verve à l'époque, c'est à dire qu'il n'y a pas eu d'exploitation à l'époque par les laïcards républicains.

[00:36:29]

Des errements de ce curé l'ont mentionné, si vous voulez, mais on ne peut pas dire qu'une campagne de presse vraiment acharnée à l'encontre de Riols bon aille à un journaliste qui a vraiment menti à un peu brocarder le curé qui a fait un peu d'humour sur lui. Mais à part ça, on peut produire une campagne de presse nationale, par exemple. C'est resté quand même assez confidentiel dans la région. Cela s'est vraiment cantonné à la presse de province. Ça n'a pas pris des proportions qu'on pourrait, on pourrait.

[00:37:06]

On aurait pu l'attendre pour une affaire comme ça. Il n'y avait rien dans les journaux de Paris. On ne peut pas dire si voulait y toucher la France entière, qui est quand même resté relativement confidentiel.

[00:37:17]

L'avocat du curé, maître Nouez, quand il dit que tous les témoins qui accusent le curé sont des ennemis politiques et des anticléricaux. Ils brodent.

[00:37:25]

Non, parce que bon, il y a certainement, si vous voulez. L'antagonisme entre le parti catholique à l'époque, voulez dans les petits villages, comme été celui de Noël, il y avait forcément bon. Il y avait les partisans du curé, nostalgiques de la royauté, surtout. Bon, comme vous l'avez bien mentionné, le parti des femmes. Bon, là, on s'en souvient, la femme du prêtre résistant à la Révolution française. Et donc, il y a effectivement un parti du curé.

[00:37:59]

On peut dire qu'on aurait quand même de petits villages. Et puis, il y a forcément des partisans de la Troisième République, comme le fameux meunier qui a déclenché l'affaire. Alors, je ne sais pas ce que vous en pensez.

[00:38:13]

Parce que moi, je suis un grand romantique. Elle me touche un peu quand même, l'histoire de ce curé, parce que il a 27 ans, bien sûr. Il a tué ses deux femmes. Mettons ça de côté deux secondes. Il a 27 ans, compressant comme tous les prêtres de cette génération. Il est sans doute peut être plus Daguzan là dessus. Il est le troisième ou quatrième enfant d'une grande famille où il est de tradition qu'un enfant soit curé et donc il se retrouve là.

[00:38:37]

Mais en fait, il aurait envie de saint Boncoin.

[00:38:40]

Alors, il ne l'est pas. De nombreuses familles de Seesmic, Joseph Auriol et sa mère est morte quand il avait six ans. Je crois qu'il n'a pas de frères et sœurs. En fait, il est tout seul.

[00:38:51]

Il est passé par les pensionnats.

[00:38:56]

Il est tombé en adéquation, en quelque sorte, avec un curé du village. Le curé du village, de ses parents adoptifs et il a trouvé en fait, on ne peut pas dire qu'il ait trouvé la vocation parce que c'est quelqu'un qui ne sait pas ce qui va durer. Après, il veut s'engager dans l'armée. Lorsqu'on est, on est en 1870. C'est quelqu'un qui tergiverse beaucoup. On ne sait pas trop ce qu'il veut. Il va rentrer dans les ordres.

[00:39:25]

Effectivement, il est en quelque sorte poussé par des prêtres qu'il côtoie. On dit qu'il a appris à apprendre à prendre des cours de latin. Voyez donc, il est fasciné, certainement par des personnages emblématiques ou charismatiques des prêtres. Et donc, finalement, il a basculé du côté de la religion. Il aurait très bien pu basculer d'un autre côté s'il avait rencontré des gens très différents.

[00:39:53]

Il qu'on ne veut pas dire que la société est coincée là bas, suicidée.

[00:39:57]

Je ne dirais pas ça, mais bon, c'est quelqu'un qui n'a pas vraiment freiné, croyant.

[00:40:03]

Donc, c'est assez touchant que ces tombes sont travaillés par la chair. J'ai beaucoup travaillé parce que non seulement une couche avec l'institutrice, mais il couche aussi avec Rose.

[00:40:13]

Vraissemblablement, vraisemblablement, oui. Mais en contrepartie, si vous voulez Alexandrine Verdelais, ce n'est pas une oie blanche. Moi, j'ai trouvé des correspondances. Vous l'avez? Vous avez lu un extrait, Les correspondances avec Sandrine Vernet? Elles sont quand même très, très tendancieuses, donc pour l'époque. Si vous voulez, c'est une jeune femme quand même bon laisse suspecter le nombre. Deux choses. Elle avait. Elle avait aussi certainement un certain goût pour la chair.

[00:40:42]

C'est clair avec décence, certainement un peu débridé. Les deux personnages comme ça qu'ils se rencontrent.

[00:40:49]

Il y a 2 habito parce que c'est là où vous voyez vous dans un petit village.

[00:40:53]

C'est clair que bon, ça fait des étincelles. Et en plus, avec en toile de fond, on voit que ça fait un méli mélo. C'est assez incroyable pour l'époque. Il est vrai que bon, ça peut paraître effectivement un peu étonnant et attachant. En même temps, il est aussi vrai que pour l'époque, deux personnages qui sont très naïfs parce qu'ils vont se faire broyer, évidemment, par la peur, la morale de l'époque.

[00:41:19]

C'est ce que l'on peut envisager éventuellement que le dossier était légèrement alourdi par le procureur, les juges d'instruction qui sont soit des républicains purs et durs et qui trouvent là l'opportunité d'en rajouter une louche.

[00:41:36]

Je n'ai pas l'impression, parce qu'il y a quand même si vous voulez, des éléments à charge qui sont terribles. Même si, même si je suis un peu comme vous, moi, je suis bon. Je pense évidemment pour le fait qu'il vaut mieux laisser un coupable en liberté de condamner un innocent et un innocent en prison. Mais effectivement, il y a quand même des éléments qui sont extrêmement lourds vis à vis de vis à vis de viol, dont elle est évidemment un petit peu en dehors de ça.

[00:42:03]

On en avait une, mais elle est quand même le visage en boulet de cette affaire.

[00:42:09]

Malgré tout, vous êtes à ou aide, me dites vous? Oui, mais allez partout.

[00:42:15]

Moi, je suis allé le visiter Google View, parce que c'est ce que nous propose l'époque. On le voit bien sur ce village. En fait, c'est qu'il est tel que je me l'imaginais. On est vraiment en haute montagne, à 100 mètres d'altitude.

[00:42:28]

Ouais, on est vraiment dans un désert, un bout du monde. Bon, c'est juste un village qui très discret. C'est vrai que ce bon est très, très, très dur. On s'imagine dans un lieu comme ça, peut être bon jaune. Bon à voir. Même si il y en a les deux qui était un ecclésiastique puissent avoir des tentations. Les tentations de la chair, c'est quelque chose qui me paraît presque évident. On s'ennuie ferme.

[00:42:56]

Vous êtes probablement cette de wed aujourd'hui. On a la mémoire de cette histoire.

[00:43:03]

Est ce que vous avez trouvé quelqu'un qui savait non et qui était déjà dedans? Dans mon souvenir, j'ai parlé un peu avec les gens, mais bon, vous n'êtes pas vraiment puisque je n'est pas mentionné. Donc, c'est vraiment quelque chose qui est partie de la mémoire locale.

[00:43:19]

Et donc, Alexandrine Verner entérina le nom Alexandrine Verner. Comme vous le disiez tout à l'heure, justement, elle donc elle s'est remariée à l'âge de 40 ans et veuve qui avait sept enfants. Mais elle a choisi de se faire enterrer avec son mari dans son village natal, dans le caveau au lieu dit Le Caveau familial. J'ai retrouvé sa tombe tout à fait fortuitement parce que je suis allé dans le village, donc visiter le village de Mossé pour m'imprégner effectivement de l'atmosphère du lieu et retrouver un un peu ne connaît pas Sandrine.

[00:43:50]

J'ai retrouvé simplement à la droite du cimetière, qui est un minuscule petit cimetière à droite de la porte du portail d'entrée. Vous avez une tombe un peu de guingois où la tombe Alexandrine Vernet Yanaon. Ben lui, on ne sait pas. Non, ce n'est pas quelqu'un qui prétend qu'il a été admis parce qu'il était malade. Bon, moi, je n'ai rien trouvé qui permettent d'affirmer cela. Qu'il est mort au bagne. Il a été amnistié, il est mort.

[00:44:17]

Revenant en France, je ne saurais pas le dire.

[00:44:20]

Je vous remercie du fond du coeur d'avoir exhumé cette histoire parce que pour nous, évidemment, c'est pain béni. C'est à dire? Votre livre s'appelle L'affaire Abbé Auriol. Il paraît aux éditions 2V, qui signé Lionel du Marcé.

[00:44:37]

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