Happy Scribe
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Avant de commencer, j'aimerais remercier une marque indémodable, essentielle, que diges iconique j'ai nommé Petit Bateau. Mais attention, ce n'est pas parce qu'on est iconique qu'il faut s'endormir sur ses lauriers. Et ça, Petit Bateau l'a bien compris. Car chez eux, l'objectif est d'innover constamment tout en améliorant le quotidien des bébés et des mamans. Par la même occasion, Petit Bateau imagine donc pour nous des nouveautés qui deviennent vite des indispensables. C'est ça, le talent. Par exemple, vous connaissez vous le pyjama sans pression, un pyjama, tout Couthon en une pièce qui s'enfile en 30 secondes chrono?

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Je vous jure, on a testé. Et pour habiller un enfant qui gigote, c'est révolutionnaire. Et comme il est mono matière et sans pression, il sera plus recyclé, beaucoup plus facilement. Alors, pour que vous puissiez tester, entre autres, cette invention dont vous ne pourrez plus vous passer, je vous offre moins 15% à partir de deux articles avec le code Bliss 15 Bliss Bellis 2 S 15. En chiffres, c'est valable du 5 au 11 octobre.

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Alors dépêchez vous et merci Petit Bateau de soutenir Bliss théorisent. Allez maintenant, place à l'épisode. Daouda Descombes Sèche cheveux Bonjour, je suis Clémentine et je vous accueille sur le premier podcast qui vous parle de Maternité autrement. Vous entendrez ici des femmes qui vous raconteront leur expérience de mères sans filtre et sans compromis grâce à leurs récits. Vous serez, je l'espère, rassuré et émerveillé, réconforter et déculpabiliser. Bienvenue dans le merveilleux monde d'une maternité décomplexée. Bienvenue chez BLESSES.

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Je la pensait fragile. Elle est super forte. Je la voyais mélancolique. C'est un vrai soleil. Je suis contente. C'est le genre de rencontres qui prouve qu'une image sur Instagram est bien loin de la vraie vie. Cette énergie, Elodie la puise de toutes les épreuves qu'elle a traversées. Fille d'immigrés serbes. Elle subit un modèle parental ultra patriarcal qui la pousse dans ses retranchements les plus sombres. La rupture familiale lui sera nécessaire pour briser ses chaînes et prendre un envol bien mérité auprès de Flo, son amoureux qu'il apaise.

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C'est avec lui qu'elle se lancera dans cette parentalité qu'elle redoutait un peu. Beaucoup, évidemment. Comment devenir mère quand la nôtre nous a fait défaut? Quel modèle suivre quand son propre schéma familial nous laisse un goût amer dans la bouche? Elodie découvrira qu'on ne naît pas mère. On le devient. Elle retirera à sa façon les liens maternels défaits grâce à de petits bouts de ficelle qu'elle aura fait grandir dans son ventre. Elle aurait pu flancher lorsqu'on lui demande de ne pas s'accrocher à sa deuxième grossesse ou lorsqu'un Rg8, que personne ne diagnostique vient faire valser le bonheur familial.

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Et surtout, lorsqu'en plein confinement, elle perd pied. Seule, elle aurait pu se laisser engloutir par la vague géante du burn out maternel qui l'a submergé. Mais non, Elodie est là, debout, encore un peu mouillée par cette tempête. Mais ces deux merveilles dans les bras, elle nous sourit. Alors, je vous laisse en sa compagnie. Ne vous étonnez pas si vous auriez en même temps que votre gorge se serre. C'est normal, c'est l'effet Elodie.

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VENGERAIT le dit Bonjour Clémentine. J'ai du mal à croire que t'es gentil aussi. Moi aussi après 3 ans. Enfin, tu te rends compte depuis 3 ans, on se parle depuis 2 ans, je te dis que j'aimerais beaucoup que tu vienne à mon micro et que j'ai peur. J'ai peur et enfin, tu vois, je me suis sentie prête, mais je te l'avais dit, tu m'avais dit et il a fallu un peu, un peu de temps pour mûrir tout ça.

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Donc, je suis très heureuse que tu sois là aujourd'hui. Écoute moi, je suis le vrai honoré d'être d'être là. On t'a compagnie ce matin et surtout d'être aux côtés quelque part, aussi virtuellement, de toutes ces femmes qui au parcours extraordinaire. Ton histoire va s'ajouter aux leurs. Alors commençons par une petite présentation. Tu vas me donner ton nom, prénom, ton âge, d'où tu viens, ce que tu fais dans la vie et de qui est composé ta famille?

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De. Je m'appelle Elodie Bocelli, j'ai 31 ans. J'habite à Paris avec mon chéri Florian, avec lequel je suis depuis presque 10 ans, donc ça va faire 10 ans dans une semaine. Et ensemble, nous avons eu deux filles, dont Kiara, notre aîné qui a 4 ans et demi, et la petite dernière, Maya, qui a 7 mois. Et dans la vie, je suis chargée de communication dans une école d'arts graphiques et de design à Paris également.

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Et à côté de ça, j'écris donc sur mon compte Instagram depuis 4 ans maintenant, qui s'appelle Elodie Héléna. Bah déjà, toi.

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Est ce que tu peux me raconter un peu? Quel est ton rapport à la maternité? Je crois que ta maman a eu très jeune 7 ans et ça à 17 ans, 17 ans. Et c'est vrai que par rapport à cette génération là et de ma propre culture, parce que moi je suis, je suis d'origine serbe, c'est pas quelque chose, si tu veux, qui était dans les habitudes de faire un enfant à 17 ans, pas marié, etc.

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Du coup, cette grossesse est arrivé dans quel contexte? Elle était en couple ou elle était ou c'était comme un amour de jeunesse? Oui, c'était un amour de jeunesse, mais qui aujourd'hui, dure toujours.

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Bon, si je puis dire est ce que justement, t'avais était rapport avec ta mère? On construit une envie, au contraire. Un rejet, justement, de faire un enfant trop tôt? Peut être? J'en sais rien.

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Ecoute, j'ai pas eu forcément de très, très bonnes relations avec ma mère du fait qu'elle ait eu très jeune. J'ai pas forcément eu envie de faire moi même un enfant parce que c'est une question qui revient souvent à bas. Du coup, ta maman a eu très jeune. Est ce que toi? Ben oui, il a eu cette envie là. Il y a là Lancieux. On s'imagine à ça bas, c'est ta copine, etc. Non, n'en a pas du tout été évident.

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On n'a pas beaucoup d'années d'écart, etc.

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Moi, j'ai eu, c'est vrai, une période très, très, très difficile, à l'adolescence notamment, où je devais justement me construire moi même en tant que en tant que femme, etc. Et c'est là que mes relations avec mes parents se sont très fortement dégradées. J'ai fait un rejet total. C'est un peu tu vois une éducation binaire.

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C'est vrai que, c'est à dire un schéma assez patriarcal le père qui travaille la mère à la maison et la mère au service du son mari complètement dévoué à son mari, dévoué, platement dévoué et essaie véritablement. Quand j'ai compris que je ne voulais pas moins de cette vie là, je ne me reconnaissais pas dans cette vie où je suis obéissante et je suis d'où je suis toujours la meilleure. Je voulais faire des bêtises, je voulais limite les provoquer. Tu vois donc beaucoup de beaucoup de violence en moi, beaucoup de beaucoup de haine, beaucoup de rage.

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J'en suis arrivé à ne plus plus aimer ma vie, quoi aimer ma vie. Et je, je le disais ouvertement je veux mourir, je veux mourir, je suis. Je ne savais pas quoi. Je servais, en fait, si ce n'est à être la poupée, si tu veux de mes parents à faire plaisir tout le temps.

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Tu vois, il y a eu des tentatives de suicide qui ont eu lieu, donc deux qui ont eu lieu durant cette période là. Tu t'es fait aider psychologiquement?

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Oui, oui, j'ai une super.

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Si c'était à quel âge ça? Véritablement, ça a commencé à se fissurer.

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Je disais qu'à 14, 15 ans, 15 ans, dis donc, pas facile de devenir une femme dans un contexte familial aussi aussi lourd, aussi empreint effectivement de toute cette culture. Tu portais sur tes petites épaules et alors? Un jour, donc, tu rencontres Flo toute jeune. Donc, t'as quoi? 21 ans? J'ai 20 ans, 21 ans. Voilà, on se rencontre assez vite. Tu as su que ce serait l'homme de ta vie? Pas oui.

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Ouais, ouais. Dachelet, très, très vite dessus. Et alors? Quand tu rencontres Flo, vos rapports, tes rapports avec ta maman sont Akel.

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C'est en fait toujours la totale.

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Toujours la rupture. Oui, et Flo a été la bonne personne dont il a su avec son calme. Qu'il réceptionnait tout ça. S'il est vrai que c'est ça. Bon, tant mieux. Est donc très vite tu tu, tu te dis c'est l'homme de ma vie. Très vite, tu dis ce sera le père de mes enfants puisque tu avais envie d'en avant. Oui, c'est vrai que j'ai. Je me suis toujours vu, tu vois avec des enfants.

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Peut être pour la mauvaise raison que j'ai voulu des enfants, je pense, pour me dire je ne serai pas la mère que ma mère a été pour moi, je ne serai pas mon mari ou mon compagnon ne sera pas le père que j'ai eu, tu vois.

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Et je savais exactement ce que je ne voulais pas pour mes enfants. Quand est ce que vous avez commencé à en parler tous les deux avec Flo? Assez tard.

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Je pense que ça faisait 6 ans qu'on était ensemble. Donc non.

[00:08:55]

Habiter dans un studio qui en parle en premier, c'est non armés. Mais le camp n'arrivait jamais d'accord. C'est dire qu'on avait le prénom avant de savoir quand est ce qu'on allait se lancer?

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OK, mais avant, il y avait une envie commune. Il y avait une envie commune. Mais c'est vrai qu'on habitait dans un studio et qu'on n'était pas non plus installé. Si tu veux professionnellement, on n'avait pas vraiment d'équilibre financier, etc. Donc, ça empêche bien sûr Florian qui, qui occupe un petit, un petit, travaille dans un supermarché à ce moment là et on lui offre la possibilité de d'avoir une sacrée promotion. Quoi? Qui dit promotion 10 meilleurs salaire.

[00:09:35]

On va pouvoir déménager.

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Génial quoi! Et donc, éventuellement faire faire ce premier enfant? Exactement. La première chose à laquelle on pense, c'est faire un bébé, mais on n'a rien. Tu vois, la promotion n'est pas signée, y'a rien et on se dit bon bah, ça va prendre le temps que bébé soit là.

[00:09:53]

Ça va peut être prendre six mois. Je me revois chercher sur Google combien de temps pour faire un bébé à 6 12 mois. Mais vraiment, tu vois aujourd'hui C.c.Q. Pédicule, quoi, mais tu tu? Tu sais pas, bien sûr. Et donc, je me dis que 6, 12 mois, bah ça va, on a le temps, quoi. Et donc on se lance.

[00:10:10]

On se lance pour faire un soir dans la cuisine. Je suis prêt, c'est à dire à quoi va faire un bébé. Donc ok, ben écoute, on va faire. Faisons un bébé.

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Tu vois, moi, j'ai trois petits enfants. Tu vois, donc faisons un bébé. T'as pas besoin de chercher sur Google comment faire? Ah non, ça, je pense qu'on a 2 fois.

[00:10:28]

On a très bien su comment faire des notamment, mais on se dit génial. L'année prochaine, on a déménagé. Ouais, ouais. Sauf que malheureusement, tu t'imagines bien que ça ne pouvait pas être aussi facile que ça. N'est ce pas? Cette promotion n'arrive jamais. Il se fait arnaquer.

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Du coup, il signe une rupture conventionnelle. Et là, je suis enceinte. D'accord. Donc là, on se retrouve avec moi enceinte, lui au chômage dans un studio, et on se dit comment on va faire tout.

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Vos projets d'agrandissement et donc de vie un peu plus confortable pour accueillir cet enfant anéantissent complet, anéantissent Sannier en 6.

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Et ce que vous arrivez à vous réjouir quand même des nouvelles? Oui, oui, oui, oui, c'est quand même une mauvaise nouvelle, quand même. Super. Après, je t'avoue que lorsque j'ai eu ce test entre les mains, je me suis pas réjoui. Le premier truc que j'ai dit, c'est aux merde.

[00:11:26]

Ah oui? Et comment tu l'annonce apparemment, cette grossesse alors?

[00:11:31]

Très, très naturellement. Elle était contente pour vous. Elle était très contente, très contente.

[00:11:37]

Je pense aussi fière, fière de moi et moi. Je me souviens, j'ai eu beaucoup de mal après, lorsque Kiara, même enceinte. Si tu veux, lorsque, même après, quand caréné, mais en sentes à ce qu'ils me voient enceinte. Elle avait tellement le contrôle.

[00:11:52]

Tu vois de ma vie, etc. Mes de mes comportements, de mes choix, de mes décisions que lorsque ils me voyaient enceinte, j'avais beaucoup de mal à me sentir légitime en tant que moi, future maman. Tu vois, c'est vraiment quelque chose qui m'a beaucoup.

[00:12:10]

J'osais pas trop toucher mon ventre devant eux. J'avais toujours comme j'ai toujours été en infantilisés.

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Ben oui, il fallait passer du statut de petite fille de fille à sa femme et avait du mal à l'assumer, ce qu'on n'avait jamais vu au rapport.

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Pas très étonnant. Tout le mal à l'assumer, mais surtout par rapport à YAB, il y a beaucoup de souvenirs. Tu vois de paroles blessantes qui me kimoce, qui me sont revenues lorsque je me disputez avec ma mère et que c'est vrai que j'étais très, très dur. Moi, j'ai toujours été très mal aimé. Ma maman, je l'ai vraiment mal traitée également et je me souviens de cette phrase Tu vois, après une énième crise et très, très violente.

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Pour le coup, ce jour là, on m'a dit tu sais quoi? J'espère qu'un jour, tu auras une fille et qu'elle te fera subir ce que tu m'as fait subir. Et là, tu te dis OK, mais je ne veux pas de filles. Je veux pas, je ne veux pas de filles. Donc lorsque j'ai dû, lorsque j'ai appris que Cara était une fille, ça a été vrai. Un vrai coup dur pour moi.

[00:13:16]

Ouais, toi, tu aurais préféré un petit Aroui, tu t'y benjy, mais ce serait beaucoup plus facile. Oui, mais c'est à dire que j'ai.

[00:13:22]

Il m'a fallu trois semaines pour intégrer que je portais une fille. Je savais véritablement pas ce que j'allais pouvoir apporter à un enfant. Bien davantage, encore plus à une petite fille.

[00:13:37]

Mais il fallait tout reprendre à zéro et te faire ta propre histoire de maternité. Il a fallu revoir. Pour tout reprendre, tout reprendre à la base, même si, comme tu le dis, c'était tu pas le mode d'emploi, quoi? Non, je n'avait pas de modèle. Non, non, non. Comment ça se passe ensuite? Mais ça se passe super bien, ça se passe. Alors, cette embellie? Les gens qui me connaissent, qui connaissent un peu ma vie, disent toujours Mais toi, lOdyssée, c'est incroyable.

[00:14:07]

C'est soit tout, soit rien. Quoi? C'est ça, une grossesse de rêve. Un accouchement long, 25 heures, mais pas douloureux.

[00:14:16]

Tout se passe. Tout se passe dans la cour, avait déjà basse voix Barley. Et elle raconte le moment où t'as rencontré cette petite fille, toi qui avait si peur de devenir la maman d'une jeune fille. Comment se sont passées? Comment s'est tissé votre lien à toutes les deux? Est ce que tu a ressenti un coup de foudre immédiat? Ou est ce que ça a mis un peu de temps?

[00:14:39]

Alors non, ça a été. Ça a été immédiat. Parce que si tu veux, moi, certaines femmes, durant les neuf mois de la grossesse qui se préparent à aménager un cocon, etc. Moi, j'ai profité de ces neuf mois pour réfléchir à comment j'allais construire cette relation avec ma fille. Donc, ça a été vraiment comme une espèce de seconde de seconde grossesse. Tu Wanet au niveau cérébral? Pour moi, tout se passe très bien. On sort de la maternité très vite.

[00:15:07]

J'ai aménagé un petit coin. Tu vois bébé quand même avec ce que j'ai pu et en fait, je me rends compte que le studio n'est pas forcément un problème pour les autres, mais pour nous. Pas du tout.

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Elle a son lit, elle a les biberons. Ça suffit quoi? D'accord, tu vois les autres quand ils viennent chez nous, mais vous allez déménager, mais c'est petit. Mais elle n'a pas de table à langer. Elle n'a pas de chambre. Mais j'ai une table, j'ai un matelas à langer, ça fait une table à langer.

[00:15:34]

Tu vois ce que ça a été plus facile que tu ne pensais? Oui, oui, déjà parce que c'était un bébé, un bébé parfait. Ouais, voilà, elle pas? Tu veux dire qu'elle dormait bien. Elle dormait, elle Vergés. Bien écoute. Le fait d'avoir son lit collé, tu vois à côté de nous d'avoir du bruit toute la journée. Je pense que ça l'a aidé. Tu vois, je dis toujours ma fille a fait ses nuits.

[00:15:54]

Je suis sûre que c'était grâce au bruit ambiants.

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Journe, nos voix. Elle a eu une ou deux régurgitations au début. On a pris du relais. Tout s'est arrangé. Elle était non. Je n'ai pas allaité. Alors l'allaitement à ce moment là, c'était hors de question pour moi. Déjà, fallait que je j'acceptais. J'intègre l'idée que j'allais, que j'avais une fille. Donc, si tu veux. Fallait pas non plus. Commandements de trop, tu vas donner le sein. Pour moi, c'était quelque chose d'un geste tellement fusionnel et fort que ce n'était pas naturel.

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Si tu veux pour moi, compte tenu de mon passif avec ma mère et avec. J'avais vraiment besoin de moi l'idée que chaque chose en son temps, la maman d'une fille qui n'a pas eu de choc. Il n'y a pas eu de difficultés, en tout cas, à aimer cet enfant. Pas du tout. Non. Et alors? Raconte moi la rencontre entre ta maman et sa petite fille Clara. Ça devait être un moment fort. Ça s'est passé.

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Alors écoute bien. C'était à la maternité et mes deux parents sont venus rencontrer Clara. Alors, quand tu as vu ta maman avec ta fille dans ses bras, qu'est ce que ça a fait?

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Alors j'étais très, très ému.

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Pas seulement de la rencontre, mais il y a quelque chose qui s'est passé en moi et de voir ma Kiara dans ses bras. Je la voyais m'accueillir. Moi, tu vois en quelque sorte à ma naissance et j'ai vu et j'ai vu ce truc dans ses yeux. Et c'est là que je lui ai pardonné. Tu vois, c'est véritablement ce que c'est. C'est émouvant. Du coup, c'est pas facile et c'est véritablement en devenant mère que j'avais compris aussi mes erreurs et toute cette violence.

[00:17:42]

C'est d'abord mal aimé, ma mère, etc. Et là, je me suis dit Mais est ce que toi, tu aimerais que ton enfant te fasse ça?

[00:17:48]

Tu vois, je me suis imaginé Clara, à 16 ans, me maltraiter, me crier dessus à de violentes envers moi. Et c'est là aussi que mes relations avec ma mère. Se sont améliorés. On se l'est jamais, dit tu vois, je n'ai jamais dit bon, c'est grâce à ce moment là parce qu'on ne parle pas de ce genre de choses. Mais je lui ai écrit et je sais qu'elle l'a lu. C'est à ce moment là que j'ai tout compris.

[00:18:14]

Il a préféré passer par l'écrit.

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Qui est vraiment Tournan? Droit à quoi c'est ça fort t'exprimer et ou tu le fais très bien. Et je pense que c'est une bonne idée d'avoir fait ça. Au moins, tu étais sûr que tu tu lui mettais tout ce que tu avais sur le coeur. Et puis, qu'elle lirait quand même. J'espère que c'était plus facile dans la mesure où tu contrôles aussi écrits. C'était une façon d'écrire ta propre histoire. Là, vraiment, pour ne pas reproduire ce que toi tu avais vécu.

[00:18:44]

Là, je te dis que lorsque je voulais devenir maman, j'ai c'était premièrement pour les mauvaises, pour les mauvaises raisons. Dans la mesure où je ne voulais pas reproduire, là, je voulais réparer, je voulais réparer et et là, c'était mon tour.

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C'était mon tour de façonner.

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Si tu veux aussi de bâtir une famille à mon image, Jean, sans lemprise, sans plan culturel, zonage parental. Et ce serait quelque part à ma création aussi, même si elle est un être à part. Et elle a son individualité. Mais c'est pas aussi ce qui va bien qui va la guider, va la guider, être l'accompagnateur aussi, quelque part de la femme qu'elle va devenir aussi. Quant à quatre mois, tout recommence à bosser. Flo n'a toujours pas retrouvé de boulot, non?

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D'accord, vous vous étiez dit que malgré la situation un peu instable financièrement, vous alliez quand même lancer le deuxième à avoir un enfant. C'était c'était. C'était vraiment pas possible, malgré une envie très forte des deux Conway. Mais c'est à dire que si on n'avait pas habité dans un studio, je pense qu'on aurait enchaîné. On a peut être entendu un peu, mais on voulait des enfants quand même assez assez rapprochés. Bon, lui n'avait pas de travail, mais moi, j'étais quand même déjà installé, ça faisait huit ans, etc.

[00:20:05]

Et alors? Est ce que Flo a retrouvé du boulot rapidement derrière? Et puis moi, un matin, je vais au travail comme tous les jours depuis 5 ans et à mon arrivée, j'apprends très brutalement que je suis licencié.

[00:20:22]

Vous vous retrouvez du coup toutes les deux. Je change tous les deux au chômage, petite fille, mais avec une petite fille à la maison. Comment accuse le coup et comment tu trouves les ressources pour rebondir après ça? Flo a retrouvé du boulot. Du coup, entre 3, 3 et 4 jours après mon racket, gentiment.

[00:20:40]

Voilà, donc tu te fais licencier trois jours après. Finalement, elle trouve du boulot et du coup, c'est nouveau cette nouvelle situation professionnelle. Ça vous a permis d'envisager un deuxième enfant?

[00:20:54]

Alors pas tout de suite. N'est pas tout de suite parce que je savais qu'il fallait qu'on déménage. Il fallait qu'on déménage. Voilà un studio avec un enfant. Bon, c'est possible. Mais deux, ça ne serait pas possible. Ça ne serait pas possible. Priorités déménagement, déménagement. Bon, lui vient de commencer à travailler, mais moi, je suis au chômage, donc on savait. Si tu veux que cette envie de déménager, aller prendre davantage de temps.

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Oui, vous avez vraiment été freiné par l'aspect matériel. Et ça, ça a été très difficile, très difficile, notamment pour moi, parce que j'en avais vraiment très, très, très envie. Et c'est vrai que tu vois tes amis avoir un deuxième enfant plus stable que toi et un sentiment aussi d'injustice. Tu vois qu'ils commencent à naître en moi à ce moment là. Les filles avec lesquelles on se suivait sur Instagram à l'époque de Kiara ont déjà leur deuxième, voire troisième enfant.

[00:21:48]

Et tu te dis, mais moins jeunes parce que tu sais que tu peux physiquement. Mais oui, il va cette chance de pouvoir que ça ne prendrait pas 6 ou 12 mois quand j'avais 10 sur Google, mais plutôt un bon, tu te dis bon, je peux, mais je n'ai pas d'endroit pour accueillir ce deuxième enfant. Ce n'est clairement pas possible et cette frustration a été vraiment énorme et très difficile à gérer, très difficile à gérer pour moi et j'imagine.

[00:22:16]

Il a fallu être patiente. Il y a une phase de raison. Je voulais limite.

[00:22:22]

Je me suis dit je vais faire un enfant dando ou quoi? Tu vois en accepter une. Je vois pas pourquoi on trouvera des solutions. On trouvera des solutions jusqu'à ce que je sois un peu plus raisonnée.

[00:22:34]

Mais alors, tu retrouves un boulot rapidement derrière. Je tombe sur cette annonce matin, à dix minutes de chez moi. Chargée de communication, je me dis non, c'est trop beau. Mais je postule.

[00:22:47]

Du coup, je sais que je suis prise à ce travail fantastique qui s'avérera être le meilleur, le meilleur emploi que je n'ai jamais eu.

[00:22:57]

Tu vois, ça s'appelle un. Exactement, voilà exactement d'onglet. Vous avez tous les deux du boulot et ça vous permet donc de déménager, je déménage. L'endroit de déménager quitte restitua. 12 mars. On emménage dans notre appartement qui a deux chambres à que le salon, notre salon actuel, fait là la taille de la pièce dans laquelle vous vivez à trois mois la folie des grandeurs. Donc, j'achète tout en grand tapis, grand lit, grand. Je n'ai pas la notion de mesure.

[00:23:30]

Il y a une chambre qui sera la chambre de Kiara.

[00:23:34]

Voilà, donc on a deux chambres, etc. Donc très heureux.

[00:23:37]

Donc, on emménage le 12 mars.

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A 4 ans, le 24 avril, on fait notre première fête d'anniversaire dans cet appartement. Le 28 avril, la famille. Le soir, on ressort de là. On se dit OK. C'est le moment où un deuxième enfant?

[00:23:52]

Ah ben oui, la moins voyants sont au vert. Mais là, c'était allez hop! Il n'y a plus rien. N'empêche l'appartement. Donc là, moi, je suivais déjà mon cycle, un cycle et une application.

[00:24:04]

Et là, je réalise que c'est là quoi. Donc, il se passe ce qui se passe, etc. Et ça, c'était le 28 avril. Je tombais enceinte le 3 mai.

[00:24:15]

Mais quelle fierté!

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Jamais je tenais et je te l'ai dit, ça soit tous les Ivoiriens. Tous, soit rien. Aussitôt dit, aussitôt fait.

[00:24:21]

C'est ça. Et donc, on est très, très heureux, comme tu peux l'imaginer, d'accueillir ce deuxième enfant. On est installé. Tout se passe pour le mieux. Vient l'étape de la première éco graphie de contrôle, de datation. Et là, super heureux. Je n'avais aucun problème pour qu'il y aura, donc je voyais pas. Tu vois naïvement pourquoi j'aurai un problème là.

[00:24:47]

Et l'éco graphiste me dit ce que vous saignaient. C'est le premier truc qui nous dit quoi? Est ce que vous saignaient? Est ce que vous avez mal? Et je lui dis non. Pourquoi? Ah, mais ça ne va pas du tout.

[00:25:01]

Il y a un gros et gros décollement de plus de 50 pour cent. Ça, ça ne va pas. Là, il faut aller aux urgences et il me dit il me dit même pas s'il y a un coeur, quoi. Ah ouais, tu vois. Donc, je sais même pas si quelque chose ou pas, ou il me dit non, il faut aller aux urgences, ça ne va pas. Ça tiendra pas. Vous ne vous ne vous accrochez pas parce qu'ils me voient en larmes.

[00:25:24]

Quoi? Non, mais ne vous accrochez pas à ce bébé, c'est ça. Ça risque de se décrocher. La violence, tout ça risque de se décrocher.

[00:25:33]

D'accord, mais si tu vas à partir de ce moment là et je l'ai écrit, on m'a volé, on m'a volé la magie, on m'a volé d'autres instants qui ont suivi. Durant ma grossesse avec mon bébé, on m'a dit Tu accroches pas moi. Bête et discipliné, je ne me suis pas accroché.

[00:25:51]

Attacher quoi? Non, pas du tout, donc pas du tout. Donc, il y a un décollement placentaire 52% et le bébé peut se décrocher à n'importe quel, à n'importe quel moment. Donc, ils ne peuvent pas. Ils me disent on ne peut pas se prononcer sur cette grossesse. Donc quoi? Il faut attendre, il faut attendre, il faut attendre. Il faut vérifier que tu n'es pas de saignements, de douleurs. J'en avais déjà pas dont je ne sais rien à cet espoir là.

[00:26:21]

Des échos rapides pour contrôler aussi. Il est toujours là, donc des échos de contrôle, et c'est véritablement l'échographie des 12 semaines qui va s'avérer être le décolla.

[00:26:34]

On ne sait pas résorbés, pas totalement résorbé, mais ça va nettement mieux l'être 82%. Donc là, c'est véritablement un fœtus. Donc situé donc quelque part moins fragile également. Je la vois quand je vois ce bébé parce que je ne sais pas que c'est une deuxième fille. Maintenant, je vois ce bébé qui bouge, donc je me dis bon, ça va toujours, pas de saignements, etc. Mais je n'arrive pas à créer de lien avec ce bébé.

[00:27:01]

Je n'arrive pas.

[00:27:02]

Et là, je réalise que ce que j'ai vécu avec Yarra, c'est pas du tout la même chose et qu'il y a un processus de deuil qui commence immédiatement de l'enfant que j'ai tellement attendu, tellement rêvé et espéré. Je réalise que ce n'est pas du tout pareil, quoi. Il faut vite faire le deuil de ça et je ne prends aucun plaisir à porter cet enfant. On m'a volé ses premiers instants. On découvre que tu es véritablement enceinte, que tout se passe bien, mais c'est un sentiment qui te poursuivra pendant jusqu'à la fin de la grossesse, jusqu'à la fin, jusqu'à la fin.

[00:27:40]

Je n'ai pas réussi à toucher spécialement mon ventre, à lui parler. J'avais beaucoup de mal à Lemnos, à la nommer et en plus, j'ai eu une deuxième fille.

[00:27:53]

Donc tu vois, je vais soigner, toi qui n'en voulait. J'avais peur de. J'avais peur, et pas spécialement. J'en ai eu deux. Quoi donc? On en sait quelque chose, quelque chose qui m'a vraiment suivi jusqu'à jusqu jusqu'au bout. Jusqu'à y'a rien que je trouvais naturel dans cette grossesse. J'ai commencé cette grossesse avec l'idée que j'allais la perdre.

[00:28:15]

Donc, tu peux, tu peux pas. Tu vois, tu ne peux pas lui parler le soir. L'intégrer dans tes projets de. d'Avenir dans la mesure où ce bébé peut, tu peux le perdras à tout moment. Je me disais mais c'est pas, c'est pas possible. Je l'ai attendu, je l'ai attendu tellement de tellement de temps. Tu vois, j'en rêvais et ça arrive à moi.

[00:28:38]

Et ça a été très, très difficile. Mais les médecins n'ont jamais apaisé, rassuré au fur et à mesure que les mois passaient quand même. Mais toi, tu arrivais pas en. Non, non, j'arrive pas. C'était un blocage. Un véritable blocage. Est ce que tu as fait une préparation à l'accouchement? Non, justement. Peut être t'aider. Non, Aucland à bourgeonnent. Parce que pour moi, c'était un être avec des femmes, des femmes enceintes.

[00:29:06]

Peut être beaucoup plus épanouie que moi.

[00:29:09]

Je n'avais pas envie d'être entouré de femmes super ravis et enjoués. Alors oui, t'as pas dû culpabiliser beaucoup aussi. T'as pas du tout investi cette grossesse? Non, pas du tout. Pour te protéger beaucoup. C'est celui là pour la protéger, elle aussi. Mouais. Ce qui m'a rapproché d'elle. Là, pour le coup, c'était vous. J'ai voulu l'allaiter. Moi, j'avais l'impression que cela créerait du lien. Ça créerait un lien que moi, je n'avais pas été capable de lui dire exactement.

[00:29:45]

Et comment s'est passé l'accouchement?

[00:29:48]

Assez mal. C'est vrai, oui, assez mince. Donc, le premier, plus long, plus longue du wala. J'étais bien. J'étais fâchée contre toutes mes copines qui m'ont dit tu verras, pour le deuxième, c'est super rapide et après coup, on m'a dit que non. Ça, c'est une légende. Donc, les filles qui m'écoutent est une légende de la vie qui veut rassurer, tissaient. Mais alors, ça dépend avant tout les quatre filles.

[00:30:09]

La réponse est obligatoire. Là, ça a été très, très long 27 heures de travail, donc très long, très douloureux. La péridurale qui arrive très tard, ça a été vraiment. Je pense que l'écart s'en souvient encore.

[00:30:27]

J'étais la folle qui hurlait, mais plus jamais ni plus jamais lors d'un accouchement.

[00:30:33]

Un peu long. Très douée, elle a fini par pointer le bout de céleri et finit par arriver. Et à voix basse aussi. Voix basse également. Et le soulagement, c'est ça. Le soulagement de l'été est enfin là, en larmes dans mes bras, et c'est idiot. Mais je me suis dit OK, là, tu es avec moi et plus rien ne peut arriver. Tu vois, je suis là, je peux te projeter de protéger physiquement et il n'y a plus aucune barrière, la barrière du ventre, etc.

[00:31:03]

Et je peux te toucher, je peux te porter. Et là, ça a été. Ça a été fini parce que j'avais peur, tu vois en me disant battante à rien créé avec ce bébé dans ton ventre. Mais comment ça va se passer? Après quoi? Est ce que ce sera l'amour au premier regard? Ça va arriver plus tard. Est ce qu'elle l'a pas ressenti aussi? Parce que j'avais très peur de ça, qu'elle lombroso au centre, qu'elle s'imagine que je ne l'ai pas espéré, que je ne l'aime pas.

[00:31:27]

Donc, ça a été très difficile à gérer pour moi, j'imagine. Et finalement, une fois que tu l'avais dans les bras, tout était fait.

[00:31:36]

Voilà la phrase qu'on dit On oublie tout. J'ai pas oublié la douleur, mais j'ai oublié. J'ai oublié ça et c'était déjà pas mal.

[00:31:44]

Tu m'étonnes, Bourdeaux, vous vous êtes retrouvé à 4 à 4 fois. Mère de deux filles, de deux filles.

[00:31:52]

Royal? Incroyable. Et alors, comment se sont passés les premiers émois de Maïa dans votre petite vie à quatre, là? Alors ça s'est très bien passé. Très, très bien. Passer un bon moment, ça. Partout dans le monde, dans notre château Renaissance, là. Là bas, on vivait tous dans le salon. Tu vois, c'est quelque chose qui nous a suivis longtemps. Oui, on a été pris de l'euphorie. On se nounou, on se nourrissait pas, on buvait pas.

[00:32:22]

Mais parce qu'on était tellement fier d'avoir une famille de 4, d'être une petite tribu qu'on vivait vraiment là pour le coup. D'Amour et d'eau fraîche, quoi, donc? Non, non. Ça s'est très bien passé et a fait un super fière d'être grande sœur, tout ému et tout émerveillé face à ce petit truc.

[00:32:42]

Tu vois qu'il fallait intégrer aussi dans nos dans nos habitudes et dans notre quotidien. Ton allaitement se passe bien. Ou alors mon allaitement s'est arrêté au bout de 24 heures. L'allaitement s'arrête parce que la fatigue, est ce que je réalise que je ne me suis pas assez documenté? Alors oui, j'ai pris conseil chez deux ou trois copines, etc. J'ai regardé un peu des vidéos sur YouTube pour voir les positions, etc. Et je réalise que je n'étais pas spécialement prête à allaiter.

[00:33:10]

Mais j'en avais envie, mais dans beaucoup de beaucoup de douleur. En fait, j'ai réalisé la charge de travail que ça représentait. Et c'est vrai que vulnérable comme j'étais à ce moment là après 27 heures. Tu vois à souffrir. J'ai paniqué, alors ça s'est très bien passé. Là, malheureusement, j'ai eu le malheur de tomber sur une une sage femme qui m'a un peu un peu envoyé paître parce que mes copines m'ont toujours dit Si tu ne sais pas, la position t'appelle et on va t'aider, s'est très bien passé les premiers et les premières heures et durant la nuit.

[00:33:42]

J'appelle donc une sage femme pour lui dire je ne comprends pas. Elle n'arrête pas de pleurer et elle arrive et elle me dit Non, mais vous l'avez nourir.

[00:33:49]

Vous l'avez nourri, cet enfant. Il faut la nourrir. Et moi, tellement interloqué si tu veux de sa façon de me parler, et moi, je vois les seins nus. Vraiment, c'était pathétique et je lui dis je reviens que vous me montriez parce que j'avais honte de demander. Et elle me dit Je vais pas vous montrer comment faire pour la nourrir. Et c'est tout.

[00:34:07]

Elle se bat et j'ai ma meilleure à ma meilleur pote qui est à côté de moi, qui avait passé la nuit avec moi. Et c'était ridicule parce que tu sais me mettait des cotons. J'avais la poitrine à l'air. Plus de pudeur, plus rien. Tu vois les là, la pauvre sans enfants. Tu sais à me mettre les petits cotons sur les seins et tout est choqué. Oui, j'étais très contente qu'il y ait eu un témoin. Tu vois, parce que je suis sûre qu'encore une fois, si tu le raconte, on te dit non, mais c'est pas possible.

[00:34:33]

Elle était mis d'accord.

[00:34:34]

Donc il y a toujours du personnel qui y répond, des choses comme ça ou aujourd'hui en 2020, plus qu'on ne le croit.

[00:34:41]

Moi, j'avais écrit un article sur Instagram par rapport à ça et j'ai eu énormément de messages sur base sur des violences en cours et sur des violences gynécologiques.

[00:34:54]

Il y a beaucoup, beaucoup de cas. Oui, ça existe toujours. Et quand c'est pas gynécologique, ça peut être tout simplement verbal en poste. Pas la preuve.

[00:35:03]

Et c'est tout aussi violent. Ce n'est pas la même douleur, mais ça peut en tout cas avoir de très lourdes.

[00:35:11]

Oui, c'est quand? Et puis stopper net un allaitement alors qu'il y avait une maman très motivée, c'est ça. Voilà, c'est exactement ce qui est Séquanes. Pour moi, c'est quand même très rageant. Mais bon, ça n'a pas entaché ce lien d'attachement. Tu as réussi à Glowria avec Mahia? Non, non, non, pas du tout. Donc, pour Mahia, tout se passe bien jusqu'à ces un mois et demi. Et là, les prises de très fortes coliques.

[00:35:36]

Parce qu'on pensait être des coliques, elles souffrent beaucoup.

[00:35:41]

Elle se tord beaucoup. On sent qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Elle régurgite un peu mascaras à régurgiter une fois. Ça doit être le lait qui est trop liquide, donc on passe naturellement trop fierte. Tout de suite, la solution baoulés est remboursée. Énergie épaissie. Bon, ça va aller mieux, ça ne va pas mieux.

[00:36:00]

Vous changez d'eau ou vous changez de biberon, donc pas chez moi. C'est un magasin de puériculture. Tu vois ouvrir une boutique? Ah non, mais on change tout, quoi? Ah ouais, je te la fais courte en tout. On a changé 8 fois de lait. D'accord, plus elle grandissait. Si tu veux, plus les régurgitations devenaient importantes. La position couchée, c'était impossible et je l'ai portée toute la journée de 5 heures jusqu'à le soir.

[00:36:26]

C'est un bébé qui ne dormait pas. Mais quand je te dis que même en écharpe, même moi non, elle ne dormait pas.

[00:36:34]

Elle ne dort pas trop, trop gênée, trop gênée. C'était des agitations à longueur de journée. C'était des douleurs épouvantables et en fait, tu voyais qu'elle avait mal. Je voyais qu'elle avait mal dans sa façon. Tu vois se tordre d'être tout rouge. Et puis, c'est quelque chose. Et puis, confinement, confinement. Donc oui, tout ça va là, cependant. Donc, j'ai Kiara avec moi, dont il faut s'occuper également à l'école, à faire à la maison, donc à tenter.

[00:37:02]

On était en confinement, on imec continuer à bosser parce que lui, les voilà. Donc toi, tu t'es retrouvé toute seule avec qui ARAC avait 4 ans et Maya, toute bébé. C'est ça, gérer les deux années à gérer les deux, avec, confinement oblige, personne qui est venu en aide. Tu ne peux appeler personne. C'est là qu'il faut imaginer. Un bébé hurlait dans les oreilles que tu vas porter, que tu ne peux pas poser avec Yarra, qui est maman, maman, maman.

[00:37:29]

Donc, il faut aussi s'occuper. Et ça tous les jours, de 5 heures à 18 heures 30. Et ça a été le début, le début de l'enfer. Pour moi, c'était très dur de vraiment me dire que non, mon enfant n'a pas que des régurgitations, que je souffre moi même, que c'est difficile pour moi, etc. Et que je pense que là, je suis en train de faire un burn out maternel. Tu dirais que c'est ce qui s'est passé.

[00:37:52]

Oui, c'est ce qui s'est passé. C'est ce qui s'est passé très clairement. Il y a plein de fois, j'appelais Florian. Je lui ai dit Ecoute, t'as 30 minutes pour arriver. Moi, je vais claquer la porte et je vais me barrer quoi? Non, je n'en pouvais plus. En fait, chaque soir, je me couchais angoissé à l'idée de me réveiller le lendemain parce que je savais ce qui m'attendait. Je savais, je savais que j'allais.

[00:38:16]

Voilà que j'allais devoir l'apporter à la lémurs dans les oreilles et que je ne saurais pas quoi faire, que j'aurai pas le temps pour manger pour ça a eu des conséquences désastreuses sur ma santé physique. J'ai perdu énormément de poids, sur ma santé mentale aussi et sur la relation avec mes enfants. Avec Kiara aussi, qui voyait sa maman toute la journée porter sa petite soeur. Donc l'acte était fort du moi et j'ai obligé de lui dire Tu sais, maman ne porte pas, je ne porte pas Maya parce que j'en ai spécialement envie.

[00:38:48]

Moi, je ne sais pas par plaisir. C'est pour la soulager. Ça a été, ça a été très difficile. On imagine pas fait quand on parle de géo, à quel point, effectivement, ça peut être source d'isolement. Parce que parce que tu ne sais pas quoi faire de ton bébé, c'est ça. Ça peut. Ça rend des parents complètement désemparés. Pendant de longs mois, en cette période de flou là et de grosse galère, ça a duré combien de temps à a duré l'enfermement?

[00:39:17]

Ça a duré cinq mois, en sachant qu'à trois mois, on n'en pouvait plus. Donc, on a dit à la pédiatre Écoutez, c'est pas normal, quoi? Vous dites? Ça va passer, ça va assez. On a changé de lait. Y'a un truc qui va pas. On lui dit Bah, pour nous, c'est ça, quoi? On est vraiment arrivé avec ça. Et en effet, ça correspondait tout à fait pendant cinq mois.

[00:39:38]

En fait, personne ne prononce jamais le mot RJ. C'est les initiales de quoi? Reflux gastro œsophagien, c'est ça? Une fois qu'un diagnostic de Rjillo est posé. Et qu'est ce qu'on en fait? Cette nouvelle? Déjà, il y a des médicaments, on se documente, il y a des médicaments qui s'appelle une CIAM qu'on a commencé à bidonner. En effet, Mahia a commencé à manger solide, solide. Bon, donc, la diversification a aidé à sauver.

[00:40:05]

Oui, donc, finalement, ce qui est fou, c'est fait. Ce bébé qui a qui tu a eu du mal à être in utero, même après votre démarrage, a été vraiment compliqué. A une histoire d'amour qui a très mal commencé. Et oui, je me suis dit non, c'est pas possible. On a déjà vécu, ça a déjà failli la faire. Et là, tu repars encore sur un autre combat. Mais quand est ce que ça s'arrangera?

[00:40:34]

Quand est ce que je vais pouvoir? Enfin? Tu vas me sentir véritablement la maman de Maya et construire véritablement un lien avec elle. Et alors, ce moment est il arrivé? Ecoute, oui, il est arrivé doucement. C'était pas totalement naturel. Encore, il y a des encore aujourd'hui. Il y a des moments difficiles. Le RG n'est pas terminé. J'ai mon couple aussi. Je n'irai pas à sauver.

[00:41:02]

Mais qui en a pâti? J en a réagi. Tout ça parce qu'il n'en avait eu un confinement éprouverait plus qu'éprouvait. Effectivement, oui et non. J'ai eu l'impression par moments d'avoir fait cet enfant toute seule, d'être seul, d'être, et on a failli se séparer.

[00:41:24]

C'est à dire qu'un soir, j'ai pété un câble et je lui ai dit Voilà, on va passer devant juge. C'est pas possible. Ses potes n'étaient jamais là. Et puis, comprenez pas ce que moi, je vivais, quoi? Tu peux pas comprendre l'enfer du RG ou y rentrer le soir et s'en occuper 30 minutes durant. Et tout le monde, mais savoir. Bah non, en fait, ça ne va pas. Tu vois, ça ne va pas?

[00:41:44]

Non, mais effectivement, tant qu'on ne l'a pas vécu. Et quand t'es pas le parent Nenshi qui porte l'enfant toute la journée. Tu sais ça et même ma propre mère, tu vois quand je lui en parler, quand je me plaignais au téléphone en me disant n'exagère pas et où j'ai passé une semaine avec elle à la vue Mahia et elle m'a dit d'elle même Ecoute Elodie, je suis vraiment désolé parce que je pensais que tu exagéraient. Mais là, je sais pas comment tu fais.

[00:42:07]

Je sais pas comment tu fais.

[00:42:08]

Et quand elle m'a dit ça aussi, je ne suis pas si nul que ça en mer. Tu vois donc aujourd'hui Mahia à quel age? Maya? Sept mois et demi, 7 mois et demi.

[00:42:18]

Cela est encore très frais et frais. Oui, on est sur un fil là. La nouvelle vie qui va démarrer. Et bravo d'avoir surmonté tout ça. Bravo, tu avais pas le choix, mais je t'entendre. On mesure effectivement l'isolement, la souffrance, les difficultés que c'est au quotidien que Rjillo. Qui plus est, en confinement. C'est ça, qui plus est, avec une petite fille de 4 ans qui réclame beaucoup d'attention. Donc, écoute, ben, je pense que je vais te remettre une médaille.

[00:42:57]

La médaille du mérite. En tout cas, merci d'avoir accepté de raconter toute cette histoire tellement riche et tellement passionnante et pleine de méandres qui font de toi la femme et la mère que tu es aujourd'hui. Tu peux être fier de toi ou Elodie. Merci, merci. Merci à toi de mettre en lumière ces parcours de femmes. C'est vrai.

[00:43:26]

On s'intéresse surtout aux bébé ou tu vois de la mère que l'on aime. Merci à toi de donner la chance à toutes ces femmes de raconter leur parcours également parce qu'on ne naît pas mère, finalement. Et ça, c'est. Tu es la seule femme à l'avoir fait pour moi, en tout cas avec ce rendez vous.

[00:43:45]

Et je te remercie toutes les deux à pleurer. Mais je t'en veux sincèrement et c'est un bonheur d'entendre dire ça, évidemment.

[00:43:55]

Et je suis heureux si c'est tout petit. Toutes ces histoires de femmes dans Accompagner toi aussi pendant tous ces mois de maternité et qui continueront à être accompagnées pour la suite. En tout cas, je te souhaite tout le bonheur du monde de reprendre du souffle. C'est ce qui était un peu essoufflé par la vie. Mais je te sent pleine, pleine d'énergie et avec ton sourire et toute ta lumière. Merci beaucoup et merci à toi et. Mais voilà, c'est la fin de cet épisode qui, je l'espère, vous aura plu et vous aura fait découvrir Elodie, la mystérieuse Elodie qui nous transporte par ses écrits et dont je suis très heureux d'avoir découvert la voix.

[00:44:47]

Je sais qu'une semaine, c'est long. Alors on se retrouve ici lundi prochain pour un nouvel épisode. Mais avant ça, vous pourrez remplir votre réservoir de Bliss sur YouTube avec une nouvelle vidéo jeudi prochain. J'en profite d'ailleurs pour vous remercier de l'accueil que vous avez réservé à la chaîne de d'Estoril et j'ai hâte de vous faire découvrir la suite. Je vous embrasse. Prenez soin de vous et puis, bien sûr, langue l'AIVE. Well as well. Et les emplois sur.

[00:45:40]

Dans la. Commentaire.