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Pour cet épisode, je suis ravi d'être soutenu par la marque Ludi Label qui, grâce à ses étiquettes personnalisables, va sérieusement nous faciliter la rentrée. Oui, parce que j'imagine que mes enfants ne sont pas les seuls à semer leurs petits gilets, moufles ou jolis bonnets tout au long de l'année. Alors, un conseil, mieux vaut tout marquer. Si vous ne voulez pas crier, d'autre part, évitez d'échanger ses affaires. C'est aussi éviter de transmettre les virus étiquetés vêtements et fournitures permet donc de protéger nos enfants et par la même occasion, ça les aide à gagner en autonomie grâce à des design faciles à reconnaître qui reprennent leurs personnages et illustrations préférés.

[00:00:36]

Pour couronner le tout, l'UDI Label est une entreprise française. Made in Toulouse. Et si vous commandez cette semaine de ma part avec le code Bliss, vous aurez moins 15% sur tout le site WW. L'UDI label pourrait faire à alors merci l'UDI label de nous simplifier la vie. Et maintenant, place à l'épisode.

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Bonjour, je suis Clémentine et je vous accueille sur le premier podcast qui vous parle de Maternité autrement. Vous entendrez ici des femmes qui vous raconteront leurs expériences de mères sans filtre et sans compromis grâce à leurs récits. Vous serez, je l'espère, rassuré, émerveillé, réconforter et déculpabiliser. Bienvenue dans le merveilleux monde d'une maternité décomplexée. Bienvenue chez Bliss. Il paraît qu'au delà de l'arc en ciel, le ciel est bleu. C'est pour ça qu'on appelle bébé arc en ciel.

[00:01:40]

Ces enfants qui naissent après la perte d'un autre. Parce que retrouver la lumière quand on a connu les ténèbres, ça paraît inimaginable. Et pourtant. Pourtant, comme le soleil revient après un orage. L'envie de redonner la vie revient. Après avoir vécu un deuil périnatal, c'est comme ça et c'est tant mieux. Il y a presque un an jour pour jour, je diffusait un des épisodes qui vous aura le plus marqué, celui de Pauline, qui avait accepté de me raconter l'histoire d'Elia, son enfant météore qui n'avait vécu que neuf jours après les neuf mois passés dans son ventre.

[00:02:13]

Ces mots nous ont toutes percutés, bouleversé, ému aux larmes. Et sa force et sa dignité ont déclenché des élans d'admiration. Quelques semaines seulement après notre interview, Pauline annonçait qu'elle était à nouveau enceinte pour son plus grand bonheur. Et moi, je me suis demandé comment une mère qui avait perdu une partie de ses entrailles pouvait à nouveau trouver la force d'y loger un nouveau coeur. On dit que ça s'appelle la résilience, mais ça s'appelle aussi la rage de donner la vie pour conjurer le sort.

[00:02:41]

Et ça, de la rage. Pauline en a à revendre, alors je suis très heureuse de vous la faire entendre à nouveau pour qu'elle vous raconte comment ça se passe là bas. Bonjour, bonjour Clémentine. Quelle joie de te revoir sur la ville de ta Wolsey!

[00:03:00]

Cette fois ci, on n'est pas chez moi. Je suis venu chez toi où tu n'es pas seul. Non, il y a un tout petit bébé qui, à côté de nous, sur son petit tapis d'éveil, regarde qui nous surveille pour objecter que tout ce que tu dis est bien raconté. Mais je pense qu'il n'a pas trop de souci à se faire. Ecoute, c'est une grande joie, évidemment, et beaucoup d'émotion de se retrouver là aujourd'hui. Un an après, presque quasiment.

[00:03:29]

On s'est rencontrés il y a un an pour enregistrer un épisode ensemble. A l'époque, tu nous avait raconté le drame qui s'était passé dans ta vie à la naissance de ton deuxième petit garçon, Elias, qui était parti au bout de neuf jours de vie et qui est fou. On se rappelait de cet épisode et à la fin, il m'avait dit On avait parlé de tes éventuels envie de faire d'autres enfants et tu m'avais dit Bah ouais, ben si ça se trouve là, en fait, je te parle et je suis enceinte et intéressante.

[00:04:06]

J'étais enceinte, mais je ne le savais pas. J'étais enceinte de deux jours, donc vraiment, c'était tout petit, petit, mais c'était déjà là. C'est flou. Donc aujourd'hui, on a eu envie de se revoir justement pour prolonger et ne pas rester sur cette note qui était quand même très triste, mais à la fois pleine d'espoir. Donc, est ce que tu représentes ce que tu représentes pas? Peut être quand même. Un petit mot a un peu changé voilà.

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Ta famille a un peu changé ma vie. Moi, j'ai un an de plus. Ouais, je viens d'avoir 35 ans. Je suis toujours avec le même homme, donc faillible. Et puis, on vient d'avoir un troisième enfant après Zachary, qui va avoir 5 ans et qui aura toujours 9 jours. Et bien nous est arrivé en janvier dernier et il va avoir quatre mois dans quelques jours.

[00:05:02]

C'est ça. Il est tout frais, tout beau, sorti juste avant le confinement.

[00:05:07]

Oui, après, on a eu droit à quelques semaines de profiter de notre liberté. Oui, avant de passer six semaines en confinement avec ce bébé tellement merveilleux que finalement, on a regardé chaque minute passée s'éveiller et ça a rendu confinement plus doux. Oui, pour vous. Vous avez fait partie des heureux confinés avec un papa, avec le bébé, avec ses deux parents et son grand frère de 4, mais a expliqué que c'est pas ça la vraie vie.

[00:05:39]

Mais il en a bien profité, nous aussi.

[00:05:41]

Alors donc, si on refait, le voilà, si on revient un petit peu en arrière, donc l'année dernière déjà. Bon, toi, racontez nous comment, après la perte des liasses, comment dans ton couple et personnellement, tu as pu ré envisager une suite? En fait, une suite au niveau de ta vie déjà dans son ensemble et. La vie de maman, quoi? La vie dans son ensemble. Quelque part, j'ai le sentiment que j'ai pas trop le choix parce que j'avais déjà un petit garçon qui avait besoin d'avoir ses parents et qui continuent à être là pour lui.

[00:06:22]

Et puis moi, je suis quelqu'un de gym, je ne sais pas. J'ai trouvé des ressources insoupçonnées dans cette épreuve pour me raccrocher à la vie, même si, évidemment, j'ai passé il y a eu des semaines, des mois vraiment très difficiles. Mais bon, j'ai voulu retourner bosser très vite, me raccrocher aux piliers de ma vie qui ne s'étaient pas effondrés. Il y avait plein de choses qui allaient bien dans ma vie. Ça m'a aidée à surmonter la partie complètement bouleversée, effondré, qui était la perte des liasses.

[00:06:51]

Évidemment, je me suis, j'étais aidé.

[00:06:55]

J'ai participé à un groupe de parole qui m'a portée vraiment avec d'autres mamans. J'ai fait du yoga tous les jours. Enfin, j'ai cherché tout ce qui pouvait m'aider à aller bien et ce qui me faisait du bien. Et je me suis appuyé là dessus. Et puis après? Par rapport à un désir d'enfant, c'est quelque chose qui a été très douloureux au départ parce qu'il s'est manifesté quasiment instantanément. J'ai tout de suite eu envie d'avoir un autre enfant, un peu comme s'il fallait remplir ce ventre qui était vide pour conjurer le sort.

[00:07:28]

Enfin, c'était quelque chose d'assez viscéral et qui était très désagréable parce que je sentais que ce n'était pas mon ma tête qui parlait. C'était mon corps et je voulais pas aller trop vite. Je ne voulais pas tout mélanger. Je ne voulais pas me retrouver enceinte d'un enfant de remplacement. Je déteste ce terme, mais de fait, il peut y avoir un petit risque psychiquement. On a alerté là dessus, justement. On m'en a parlé après.

[00:07:51]

Après, très honnêtement, je ne pense pas qu'on remplace son enfant. Mais en tout cas, le désir de tout de suite d'être à nouveau enceinte. Je sais qu'il n'était pas très sain en ce qui me concerne et avec Saïd Ben Saïd, lui, beaucoup plus rationnel et qui n'avait pas cette problématique là, dans le sens où ce n'est pas lui qui porte l'enfant. Forcément, m'avait dit écoute, on refera un enfant, mais on le refera quand on sera heureux d'avoir ce qu'on a l'âme d'un coup.

[00:08:19]

Mais je ne vais jamais être heureux, en fait.

[00:08:22]

Oui, parce qu'à quel moment tu peux affirmer que tu es content d'avoir ce que tu veux arriver. En fait, ça m'a libéré cette phrase à la fois. Ça m'a fait très peur et ça m'a libéré parce que à partir de là, je me suis dit Bon, déjà, il est d'accord pour qu'on en fasse.

[00:08:36]

Oui, ça fait quand même rassurant.

[00:08:41]

Et puis, je me suis rendu compte qu'on on était quand même un peu heureux très vite. Alors il y avait. On était en pleine tempête, mais il y avait des petits moments passés ensemble tous les trois ou mon Noël. Enfin, il y a eu plein de petits, de bribes de bonheur que je voyais réapparaître comme ça. Et toi, justement, comment tu? Comment tu gérer ce bonheur et ce que tu autorisait?

[00:09:08]

Je ne sais pas éclater de rire. Se réjouir d'un truc, ça peut être à ne pas penser à Hélia certains jours. Comment?

[00:09:15]

Je pense que c'est une journée. Je passais par l'État, en fait. Et oui, ça apparaissez. Je le j'acceptais de façon. J'acceptais tout ce qui m'arrivait. J'ai accepté ma peine. Je me réveille le matin. Je sentais que ça n'allait pas du tout, que ça allait être une journée où j'allais pleurer. J'ai passé ma journée à pleurer et c'était comme ça. C'est quelque chose où les émotions. Finalement, je me disais qu'elles reflétées si je ne pouvais pas aller contre moi même là dedans.

[00:09:40]

En fait, quand on perd un enfant, quand on vit un drame aussi intense, je crois que est juste renvoyé à qui on est plus profond de soi. Il y a plus peut plus raconter d'histoires et on ne peut pas raconter d'histoires à qui que ce soit. En fait, assez vite on est, on est ressorti avec des copains, on a fait des soirées, on a rigolé. Ça faisait du bien parce que là, on passe des jours à pleurer.

[00:10:01]

Puis un soir, on s'amuse, c'est trop bien et ça redonne un peu d'énergie pour affronter la douleur qui reprend quand même à chaque coin de rue. Et je me disais pas que je trahissez à dire. Voilà, ce n'était pas un déchirement de se dire que j'avais vu qu'on pouvait être heureux et culpabilisant. Mais tant mieux, tant mieux. Mais bon, c'était quand même pas la majeure partie du temps. Il y a quand même eu plusieurs mois où c'était très dur.

[00:10:34]

Je j'ai jamais sombré au sens où je n'ai pas eu le sentiment de mes écrouler complètement, mais parce qu'il y a beaucoup de choses qui allaient bien autour.

[00:10:43]

Et alors, à quel moment vous avez pu toucher du doigt, justement, ce moment de stabilisation émotionnelle et dire là, aujourd'hui, tout va bien. On peut envisager. Alors, en fait, on est partis tous les deux en voyage. Passer une semaine à New York, c'était super. Et moi, en rentrant, je me suis dit bon.

[00:11:08]

Ça y est, je suis heureuse un bon moment. On avait beaucoup parlé de lui là bas aussi. Ça m'a fait beaucoup de bien, mais je sens que j'ai fait le boulot aussi. Moi, j'ai passé des mois et des mois à m'occuper de ça, de moi du coup, à écrire aussi.

[00:11:25]

J'ai aussi faire ce compte sur Instagram, raconter cette histoire. Enfin, j'ai essayé. Voilà fin. Ça a été beaucoup d'énergie finalement mise dans tout ce travail. Et je me suis dit Ça y est quoi? Il faut se dire que tous les jours, c'est quand même un défi de continuer à vivre avec cette perte. Et donc, voilà, j'ai dit à Saïd Gibbins Je crois que ça y est et il n'était pas d'accord. Il m'a dit Maintenant, on va attendre de passer l'été.

[00:11:56]

Ce sera pas plus mal. Tu seras pensant que l'été sera plus sympa pour faire les choses. Et puis surtout, voilà, c'est trop tôt. Et moi, je ne l'entendait pas de cette oreille. Donc là, ça faisait combien de temps que ça fait partie de mois? D'accord. Et surtout, Saïd avait très peur.

[00:12:12]

En fait, il avait très peur qu'on reparte dans une grossesse très surveillée, très médicalisée, très angoissante, de retourner à l'hôpital tout le temps parce que c'est ce qu'on vous avait dit, que la prochaine chose qu'on nous avait dit, lui, c'était. Imaginez qu'après ce qu'on avait vécu, on serait surveillé comme le lait sur le feu et que ce serait très lourd. Et je crois que psychologiquement, il n'était pas prêt à ça. D'accord, donc. Bon.

[00:12:38]

On a discuté. J'ai trouvé un argument complètement fallacieux, mais je me dis que vraiment, je vous n'imaginez pas être. Il fallait que j'essaie cet enfant avant mes 35 ans, ce qui à 9 mois.

[00:12:51]

J'avais 9 mois, un peu un peu moins. J'avais j'avais 10 mois devant moi. Assez bien les 35 ans. J'avais comme excuse. Moi, je crois bien, mais ça a marché. Tu vois comme tu dis, d'accord, il est dit d'accord. Bon, il rien dit, mais le consentement tacite va être tacite.

[00:13:11]

Bon, mais toi, tu étais sous contraceptif.

[00:13:14]

Je n'avais pas pris de conversation. On faisait gaffe et on contrôlait assez bien de fait. Et puis Bache tomber enceinte la première fois, j'ai un peu de chance. De ce point de vue là, donc, après l'avoir convaincu, ouais.

[00:13:29]

Très vite, j'ai commencé. J'étais enceinte, donc 7 mois après, sept mois après le décès d'Elia, le jour pour jour, je crois, je tombe enceinte et deux jours après, je tiens.

[00:13:44]

Voilà donc moi, je pars en disant clin d'oeil. Tu sais, on ne sait jamais si ça se trouve chez ensemble parce que je suis mon cycle. Ceci fut dans la période. Mais bon, je dis ça comme ça et j'attends même pas la fin des 28 jours pour faire le test. Un soir, je sors du boulot, je croise une collègue amie. Par ailleurs, et je suis une drôle de tête. Elle le dit mais qu'est ce que t'as je dis?

[00:14:12]

Mais je crois que je suis enceinte. OK, mais super, trop bonne nouvelle. J'y viens. On va boire une bière parce que je pense qu'après, je pourrai. Et puis, en fait, j'avais besoin de parler parce que j'avais peur.

[00:14:24]

J'avais peur, j'avais peur d'être enceinte. Puis j'avais peur de le dire parce que je me disais Bon, quand même, ça va être un peu. Je pense qu'il aurait espéré que ça prenne un peu plus de temps.

[00:14:34]

Bah, tu lui avais un peu arraché le consentement, c'est ça. Et là, c'est l'âge allait revenir. Deux semaines a fait ça. Tu m'as dit tu m'as dit oui, on est d'accord.

[00:14:43]

Ben voilà, donc on discutait tout, on passe une bonne soirée. Puis, le lendemain matin, je fais le test ou pas. Je suis enceinte est un à.

[00:14:53]

Non, non, mais même après le test. Rien, dit je. J'ai rien dit. Je sais ce qu'il ressent à ce moment là. Avant, j'étais, je ne sais pas. J'étais complètement tétanisée. En fait, j'avais à la fois hyper peur parce que parce que, en fait, il y a le problème qu'il a eu, c'est jouer au moment de sa conception. En fait, je me dis si ça se trouve, il y a un problème qui s'est déjà joué.

[00:15:20]

En fait, une, l'histoire est déjà écrite, en fait. Tu peux nous rappeler qu'elle avait été le problème. Il avait un, il avait un problème chromosomique, un bout de chromosome manquant et un bout de chromosome qui s'est rajouté. Truc? Un médecin, un jour, m'a dit que c'était une aberration chromosomique. Pour te dire à quel point le truc n'a aucune chance d'arriver.

[00:15:37]

Mais moi, ça m'est arrivé et donc sur le moment, je me dis bon, j'espère que les aider, on les a bien jetées, quoi. Et qu'on n'a pas encore.

[00:15:47]

On n'a pas encore tiré le mauvais numéro parce qu'en fait, Defaix a deux jours ou 3 jours de grossesse pour Aurélia. Mais même à une heure, c'était déjà écrit. D'accord, mais je me dis ça, je ne dis pas que je panique, mais moi, je bloque un peu, je bloque sur le truc. D'ailleurs, j'ai passé le à faire des coloriages. Tu vois les mandalas en coloriage? Très bien, j'ai fait que ça tout le week end.

[00:16:11]

Mon fils aîné n'était pas là chez ses grands parents et moi, je colorié comme une dingue en me disant rien. J'étais, j'étais sous le choc.

[00:16:20]

Mais à quel moment tu laidi à Seyyed, alors? J'ai quand même dit la fin de à la fin du week end. Après avoir coloré colorier.

[00:16:29]

Puis je lui ai dit il a été fou. Il a un peu bloqué aussi. Il a un peu bloqué. Donc, il a dit Bombasse, tu vois, je te l'avais dit. Genre, il suffit qu on essaye pour que ça marche. Bon, bah voilà, je l'ai laissé. En fait, je l'ai laissé pas être, pas sauter au plafond. Je lui ai donné le temps qu'il fallait pour parce que je savais que serait heureux d'être à nouveau père et qu'il avait envie qu'on fasse ensemble.

[00:16:56]

J'avais aucun doute, mais je lui ai laissé le temps de digérer ça parce que parce qu'il avait très peur, en fait. Bon, ça a duré trois semaines. C'était un peu long. OK, voilà trois semaines où bon, parfois, j'avais même l'impression qu'il l'oublier.

[00:17:12]

Oui, oui, n'en parlez pas du tout. N'en parlez pas de sujet tabou. Je comprends pas. Tu ne veux pas boire un permanent pour peu qu'il était dans le déni, un peu dans le déni. Mais bon, voilà, après je connais. Je savais qu'il avait besoin d'un temps pour accepter.

[00:17:27]

Et vraiment, à aucun moment je me suis dit Oh là là, ça ne va pas le faire. Il ne va pas me rejoindre. Je savais qu'il allait me rejoindre et moi même, je faisais mon chemin en TUOI parce que voilà, le premier week end, j'étais. Je ne faisais pas ma fière. Et puis, au fur et à mesure des jours passés, j'ai commencé à accueillir cette nouvelle en me disant C'est trop bien. On va avoir un autre enfant.

[00:17:50]

Enfin, je te dis ça, j'ai pas tout de suite vu un autre enfant. Je me suis surtout dit je suis à nouveau enceinte et ça me faisait bien du bien d'être enceinte. Je sentais que les hormones repartais, que mon corps se préparait. Et ça, j'étais contente. Mais je voyais pas tout de suite. Je ne pouvais pas me projeter dans un enfant, donc j'ai laissé passer un peu les jours. D'ailleurs, je me suis pas précipité chez le médecin, oui.

[00:18:13]

Et pour m'assurer que c'est ce que j'allais demander.

[00:18:16]

Tu t'es pas fait les quoi? Tu t'as fait une échographie quand même. Alors j'ai laissé passer quelques semaines et a appelé ma gynéco. J'ai été faire les chorégraphies de datation, mais c'était, je dis quelques semaines comme je l'ai su. Au bout de deux semaines, j'ai dû aller à 5 semaines. C'était quand même assez assez rapide et d'ailleurs, j'arrive dans son cabinet. Elle commence à faire les chorégraphies et je regarde l'écran parce que j'entends un grand blanc et en fait, je vois qu'elle voit rien.

[00:18:46]

Et là, je me dis qu'il y a un problème, peut être pas de grossesse ou un œuf clair ou quoi.

[00:18:52]

Et je regarde ma gynéco, je dis quoi? Y'a rien? Elle me dit non. Attendez, je regarde, je regarde. Et puis elle finit par le trouver. Mais sur le moment, tu vois, j'ai une petite, un petit pincement où je me suis dit. Bon, en fait, c'est déjà investi dans cette grossesse. Non pas que tu espères pas que tout va bien aller parce que j'ai vraiment mon cœur s'est arrêté. Suis en ordonnant svp.

[00:19:15]

Et en fait, elle le trouve et elle me dit non, c'est bon, c'est tôt, mais tout va bien.

[00:19:21]

Oui, quelque part. Finalement, ce petit coup au coeur, il a confirmé son implication et est un véritable envie. Ouais, ouais, ouais. Ouais, ouais, c'est ça. Mais voilà que même à ce terme là, ça aurait été dur. En fait, ce que je n'osais pas avouer, mais ça aurait été terrible. Mais oui, ça a été un. Ça a été un moment de prise de conscience, mais pour autant, je n'ai pas dit autour de moi que j'étais enceinte.

[00:19:48]

J'ai vraiment gardé ça pour ta famille? Non, non, non, je ne l'ai pas dit. Je ne pouvais pas. Je ne pouvais pas le dire parce que j'avais peur de la réaction des gens. J'avais peur que tout le monde considère que bon, ben ça y est, elle est enceinte. Donc c'est OK. Ça va mieux, quoi? T'es pas le cas parce que de toute façon, il y a ce moment qui est toujours et j'étais toujours aussi meurtri de l'avoir perdu.

[00:20:11]

Comme toujours aujourd'hui d'ailleurs, je n'avais pas envie que ce soit ou alors qu'on me dise Bah, c'est trop tôt. Pourquoi aller si vite? Enfin, j'avais peur un peu du regard qui serait porté sur cette nouvelle grossesse qui est finalement une décision tellement intime. Si j'avais, j'avais très envie, j'avais envie d'en profiter aussi de ces quelques semaines où c'était vraiment notre secret. Quoi, donc? Donc, on l'a pas dit jusqu'à la vraie première éco. Oui, vous avez gardé le secret pendant deux mois et demi, mais pas tant que ça en soi.

[00:20:43]

Mais il faut dire que moi, j'avais quand même tout le monde autour. Qui voilà qui scrutait? Qui? Scrutez un peu, quand même. Tu t'es pas fait griller? Non, je ne crois pas.

[00:20:52]

Et je crois pas qu'on n'est pas trop sorti attendu. Il y avait ta petite collègue quand même. Elle est la même si elle l'avait tout de suite. J'étais contente de l'avoir fait. C'est bien d'avoir une courroie. Super, avec tous les bons mots à vivre, mais cette fois, je crois que cette étape ci peut être dans le groupe, non? Le groupe de parole les oublie. J'y suis allé. Alors pour le coup, j'y suis allé.

[00:21:21]

Genre le jeudi d'après tous les jeudis, le groupe de parole pour leur dire ce que j'avais besoin de partager ça avec elle. C'était super émouvant. Et d'un autre côté, ça faisait un moment que je n'étais pas allé. Donc, il y avait des nouvelles mamans que je ne connaissais pas qui avaient perdu leur bébé du coup plus récemment, et j'avais peur de leur faire de la peine en leur annonçant cette grossesse. Parce que elles, elles étaient encore dans la tempête et j'avais j'hésitais un peu.

[00:21:45]

Et puis, en même temps, c'était important pour moi dans cette histoire de pouvoir le raconter et bien su le partager avec elle. Et voilà, elle était hyper, elle était hyper émue.

[00:21:56]

C'est un peu mes sœurs de parce qu'on a chacune notre histoire, mais on se retrouvait dans. Dans ce combat intime et en même temps qu'on partageait un peu, on délestées un peu nos peines en voyant toutes les semaines, en passant du temps après le groupe, on allait déjeuner ensemble. C'était toujours des moments, donc là, on a apporté une jolie nouvelle et c'était j'étais heureuse, d'accord.

[00:22:18]

Bon, justement, cette grossesse, après ce démarrage un peu stressant, évidemment. Comment s'est passée ensuite la fin de ce premier trimestre et le début du deuxième? En fait, au départ, on s'était dit qu'on allait faire tous les examens possibles pour s'assurer qu'il n'y avait pas à nouveau un problème. C'était possible. Ça, c'est vraiment sur les chromosomes. Suffisait de faire une amniocentèse avec une personne à l'aise en cherchant spécifiquement ce qui avait eu lieu. Il aurait pu vraiment catégoriquement le fait que ça se reproduise, mais pas toujours le cas.

[00:22:59]

Parfois, il y a des anomalies benzoni que tu peux chromosome normalement. Je ne vais pas non plus une grande généticienne, mais les chromosomes. Je pense qu'ils voient assez bien, mais ce sont les gènes dans les chromosomes. Là, ça devient beaucoup plus compliqué parce que des millions, ils ne connaissent même pas tous. Bon, d'accord, donc, on s'était dit ça. On est retourné voir le professeur de médecine du diagnostic anténatal qui m'a reçu. J'étais un peu lunaire sur rendez vous.

[00:23:29]

On ne rend pas entre deux portes. Enfin, bon, je n'étais pas une très bonne cliente pour lui et qui m'a dit non, ce qui vous est arrivé est un accident, un vrai accident. Et il n'y a aucune raison que ça se reproduise. Donc moi, je déconseille l'amniocentèse.

[00:23:46]

Je peux, vous pouvez la faire si vous voulez, mais je pense qu'il n'y a plus de risque à provoquer une fausse couche, même si c'est un risque très faible qui est que l'anomalie se soit à nouveau répété. Donc, il a un peu bousculé la façon dont nous, on s'était imaginé les choses. Parce que vous. Pour vous, c'était mieux ça? Évidemment, bien un peu moins. Où tu vois ton temps? Et en même temps, à partir de ce moment là, je me dis bon, fais ce que vraiment, c'est pas.

[00:24:18]

Ça reste un examen. Tu vois, ça reste un examen et je me disais s'il y a un problème, je vais m'en vouloir toute ma vie. Et puis, il y a autre chose qui a joué, c'est que j'ai appelé ma généticien, ma généticienne, la généticienne qui s'était occupé des liasses, surtout trouver ce qu'il avait. Et puis, c'est une femme formidable. On a longuement parlé et en fait, ce qu'elle a réussi à me faire comprendre et accepter, c'est que quand tu fais un enfant, tu prends un risque.

[00:24:47]

En fait, si tu veux pas avoir de risque qu'il se passe quelque chose que tu n'as pas prévu, tu ne fais pas d'enfants. En fait, elle a raison. Tu sais jamais. Et là, en l'occurrence, le risque, il était infime. Donc ça a mûri. Et finalement, on a pris la décision de ne pas faire cette amniocentèse. Confiance, quoi. Et Saïd était raccord avec me suivait. Décision là? OK, c'est courageux de renoncer à ça.

[00:25:19]

Mais je n'ai pas tout d'un coup. Ça me paraissait évident. D'accord. Et puis surtout, je suis retourné voir les graves qui m'avaient suivi pour mes deux grossesses. Donc, on pourrait penser qu'après la grossesse des liasses, comme elle n'avait pas vu le problème, j'aurais pas eu envie d'y retourner. Et en fait, c'était la seule personne que je voulais voir. C'est une femme. T'as repris exactement la même équipe. Ouais, enfin, est dans le même hôpital.

[00:25:43]

Je voulais être là où tout s'était passé parce que j'avais l'impression. Mais d'ailleurs, je n'ai pas, j'essais. Ça s'est vérifié qu'il serait plus attentif et connaissant l'histoire, il me suivrait mieux. Il serait moins anonyme. Évidemment que si tu avais redémarré avec une toute nouvelle équipe pourrait dire que j'avais accouché oubliée. Là, je suis allé directement à trousseaux.

[00:26:06]

Oui. Trois ans, j'étais même allé voir, on a été voir la réalisatrice des Liasses au mois de juin, j'étais enceinte de quelques semaines pour un rendez vous lié pour clôturer un peu le dossier médical. Super rendez vous! Une femme extraordinaire qui prend le temps passe deux heures avec elle. C'était un très beau moment de se rendre compte aussi qu'en tant que soignante, elle se rappelait de tout ce qui s'était passé 8 mois avant. Du coup, alors que bon Banania, c'était un bébé parmi d'autres.

[00:26:37]

C'était bon.

[00:26:38]

Et donc, quand je lui dis bon, c'est la dernière fois que je vous vois ici. Mais j'espère que vous viendrez me voir quand Jacques Rougerie, au quatrième étage, m'a dit Ah oui, ça, c'est sûr. C'était un, c'était un beau, mais j'avais envie. Voilà, je me sentais protégée par ces médecins bienveillants. Quoi, cette généticienne animatrice et les autographes formidables qu'on va voir dans la première vraie écoute? Je la connais bien. Du coup, elle assume les deux grossesses.

[00:27:12]

Et puis, la grossesse n'est pas ce qu'il s'est passé avec l'a beaucoup affectée. On est restés en contact pendant des mois avant, ma nouvelle grossesse s'écrivaient régulièrement. Il y a un truc assez fort avec cette femme trop contente, évidemment.

[00:27:28]

Elle est contente d'être là et en même temps très concentrée. Et donc, je dis mais je ne sais pas comment faire pour être un peu sécurisez dans cette grossesse. On a pris la décision de pas faire l'amniocentèse, mais je ne peux pas non plus être comme ça en roue libre parce que j'ai besoin d'être rassuré régulièrement. Et donc on discute tous les trois, donc avec elle pendant la consultation. Elle prend vraiment le temps si on finit par trouver. C'est elle qui nous dit, mais en fait, ce qu'on va faire, c'est qu'on va doubler les échos.

[00:28:02]

Donc, vous allez en faire au lieu de les faire toutes les dix semaines. Vous allez faire toutes les cinq semaines.

[00:28:06]

Et puis, au lieu que ce soit que moi, on va alterner entre moi et une collègue pour avoir un double avis double avis toutes les cinq semaines ou d'ici. Si un jour il y a un truc, il n'y aura rien. Mais si jamais il y a un truc tout de suite on déclencher des examens complémentaires. Pialat connaissait tout le monde dans les hôpitaux et tout. Donc en fait, c'était vraiment mon poisson pilote.

[00:28:30]

Je l'ai suivait, je suivais et elle me rassurer.

[00:28:34]

C'était vraiment. C'était génial de l'avoir. J'imagine que ça a conforté dans ce choix, justement, de prendre la même équipe.

[00:28:44]

Parce que là, évidemment, Webb est en terrain. Ouais. Non seulement elle me propose ça. Ensuite, elle m'a trouvé la sage femme qui m'a suivi un peu. En plus, elle m'a mis tout son petit réseau en pour te sécuriser, de me sécuriser et j'avais l'impression d'être là. Il y avait une équipe autour de moi qui me porter là dedans et c'était, c'était hyper rassurant. Donc, tu as réussi à profiter vraiment. Alors là, on est toujours au début de la grossesse.

[00:29:17]

On part en vacances. Je suis assez, je suis assez bien. Je prends du plaisir dans cette grossesse qui n'avait pas du tout été le cas quand j'étais enceinte d'Elia. Je retrouve un peu ce que j'avais vécu avec ma première grossesse et c'est ça, cette grossesse, d'après ses enfants. En ce qui me concerne, ça a été beaucoup de bonheur avec des pics d'anxiété insupportables. Ce qu'il faut voir aussi, c'est que moi, je connais beaucoup d'histoires et beaucoup de femmes qui ont perdu des bébés à différents stades de la grossesse ou après la naissance.

[00:29:50]

Et j'étais quand même un peu habité par toutes ces histoires qui, je dois le dire un peu, qui me fait peur, quoi?

[00:29:58]

Qui t'ont fait perdre aussi? Peut être l'innocence. En tout cas, le non savoir que tu avais avant. Avant de connaître ça, évidemment, on n'a pas l'occasionde à part quand on est dans ma situation, du fait de côtoyer régulièrement des côtoyer.

[00:30:16]

C'est vrai des histoires comme ça, qui peuvent être, qui peuvent souciez un peu plus. En même temps, c'est la réalité aussi et je crois que c'est bien de savoir, de savoir tout ça. Mais moi, j'ai été régulièrement un peu assailli par des pensées liées aux histoires d'autres femmes que je connais et que je connais personnellement à travers le groupe de parole ou virtuellement sur Instagram. Mais où je me disais.

[00:30:46]

Et puis après, j'essaie toujours de me raisonner en disant ça, c'est leur histoire. Moi, j'ai la mienne qui est déjà assez compliquée, donc ça va aller.

[00:30:52]

Ça doit pas être toujours évident de chasser ces ces comparaisons qui sont là.

[00:30:57]

Elles sont là qui communique avec qui? Tu as de la complicité et presque de la compassion. Bombay a réussi à avoir des choses aller mieux, mais pour tout dire, au début, j'étais tellement à la fois heureuse et en même temps sur la réserve que quand je croisais une femme enceinte, ça me faisait le même effet qu'avant que j'étais toujours. J'étais toujours pas à l'aise, toujours, mais ça a continué. Les annonces de grossesse, ça ne passait pas.

[00:31:29]

Alors j'étais moi même sans toi pour te dire ma sœur est tombée enceinte à ce moment là et quand je l'ai su, ma soeur avait vu son bébé juste avant Iliesse et je me suis dit si ça va recommencer.

[00:31:43]

Donc, c'est là où tu te rends compte de la profondeur du traumatisme que j'ai bloqué. J'ai bloqué quand j'ai compris qu'elle était enceinte. Ça a été. Ça a été terrible. Je n'ai pas pu me réjouir car je n'ai pas pu et je n'y arrivais pas. Et je me disais Allez, peur que le scénario se répète, ça va recommencer, mais ça va être encore à la sortie. C'est encore moi qui vais me retrouver son bébé. Et puis ça, c'est un peu bourgeois et ça me faisait ça autour de moi.

[00:32:10]

En fait, tant que je n'avais pas ce bébé dans les bras, je me disais ça peut recommencer. Il peut se passer quelque chose.

[00:32:17]

Et même si je savourée le fait d'être enceinte, j'étais jamais complètement, complètement sereine. A quel moment a commencé à le dire ce que tu veux? Tu dis que ta sœur a annoncé une grossesse, mais moi, je ne l'ai pas vraiment dit.

[00:32:30]

En fait, j'ai un peu laissé l'évidence. Par exemple, au travail, je ne l'ai pas dit. Juste qu'un jour, ils ont constaté que de interrelations progressif que je pourrais.

[00:32:42]

Mais un jour, ça, Babet. Pendant, tu le vois à moi, j'ai senti pendant une dizaine de jours les petits regards, un peu de travers. Mais qu'est ce qu'elle a fait cet été? J'ai fini par quand même le partager avec mon père et ma sœur, qui est content. Il paraît Bucquoy, Macquart, OK, Bourdoncle. Là, on est à 4 mois, 4 mois et demi de grossesse.

[00:33:06]

On a passé l'été sans appart, tes écoles à doubler toutes les semaines et ce que tu as dû faire d'autres examens. Baget. En fait, j'ai voulu faire le paniquées, la prise de sang pour s'assurer qu'il n'y a pas de trisomie 21 qui est plus poussée que celle qu'on fait habituellement. Donc ça, je l'ai fait. J'étais rassurée parce que je me disais avec la chance que j'ai bon, je n'aurais pas cru. Voilà, donc c'était bon. Et puis, en fait, j'ai quand même buggué à la fin de ma grossesse.

[00:33:38]

Troisième écho c'était pas chez les chorégraphes que j'aime beaucoup, c'était chez sa collègue et elle arrive. On fait l'écho et là, je vois tout de suite parce que j'ai l'impression que maintenant, je sais lire une échographie sur l'écran alors que pourtant, c'est compliqué que ce bébé a une grosse tête. Et là. Mais mon cœur s'arrête parce que c'était la seule chose qu'on avait un peu identifiée d'anormal chez l'IACE en prénatals. Et je dis la grosse tête. Il a une grosse tête et alors elle me connaît moins.

[00:34:09]

Du coup, elle était là maintenant. Mais ça va. Vous inquiétez pas, j'étais la Sicile est au dessus du 95m. Je le vois, me dit oui, mais c'est proportionner tout ça. Impossible de me calmer. On sort de là avec ça. Complètement mal, quoi. Je me rappelle juste avant, j'étais allé acheter. J'avais réussi pour la première fois à acheter un petit et un petit vêtement pour le bébé et je me retrouve dans la même maison, mais ça ne trouva jamais le maître.

[00:34:32]

Enfin, j'étais là. C'était complètement irrationnel. J'étais mal quand je me disais pourquoi j'ai pas fait une synthèse? Je suis folle.

[00:34:41]

Bon, bref, alors que les Coraf se disaient OK quand tout allait bien.

[00:34:45]

Ouais, mais là, c'était. C'était le seul truc, quoi. Je l'ai entendu dire non. Mais bon, vous, si vous avez des bonnes têtes, la même phrase, un truc complètement la même phrase que ce qu'on avait rallié à ces gens, je dis non, ça peut pas recommencer pareil. Donc là, lâche là vraiment. Je suis parti en vrille, c'est à dire que je n'étais plus là. J'étais plus rationnel. Et donc, j'ai fait un truc complètement dingue.

[00:35:17]

C'est que je suis allé à Londres pour faire une prise de sang qui est interdite en France, qui est ensuite envoyée aux Etats-Unis. Donc, je ne parle même pas du bilan carbone de cette affaire. Et qui consiste en quoi à faire?

[00:35:36]

En gros, l'équivalent d'une amniocentèse. Mais en prise de sang, regardez pour regarder les chromosomes.

[00:35:44]

Et ça, c'est pas autorisé en France? Non, parce qu'en fait, tu peux avoir des informations. C'est des questions éthiques. Tu vois, il y a plein de choses qui sont qui peuvent être anormales et qui, en soi pose pas de problème ou peuvent poser, mais ne justifient pas une interruption médicale de grossesse. Ça n'aurait rien changé.

[00:36:02]

Mais c'était aussi parce que t'étais à 8 mois, 7 mois et demi, ça. On avait vu qu'il y avait un gros boum, mais moi, j'avais besoin de voir, écrit noir sur blanc que ça allait. Dis donc comment elle était au courant qu'il existait, mais que j'avais une copine qui l'avait fait à l'époque.

[00:36:20]

Ça se faisait à l'hôpital américain. Et puis ça, ça se fait plus.

[00:36:23]

Maintenant, c'est plus autorisé. La prise de sang clandestine? Ouais. Sachant que je pense qu'on y viendra quelques années, ce sera peut être plus encadré voir comment. Mais je veux dire qu'on a aujourd'hui, en fait. Ces tests là, la possibilité d'avoir beaucoup d'informations et en même temps, ça contredit ce que je disais alors sur le fait que la vie, tu Jatin peut l'aider. Et puis tu vois comment ça retombe. Tu ne peux pas tout maîtriser, tout contrôler.

[00:36:50]

Ouais, mais bon, là, toi a été rattrapé par les fantômes de la première histoire. Et c'était insoutenable, quoi.

[00:36:58]

Je fais mon petit aller retour à Londres. Heureusement qu'on était en confinement dans la journée et trois jours après, c'est complètement l'Unacois. Le truc, je le dis, est parti à San Diego quand même et je j'ai regardé 3 jours après, j'ai reçu un mail avec avec les chromosomes de mon bébé. Vous saviez que c'était un petit garçon? Ouais, ouais. Et donc là, je vois que je vois que tout est OK.

[00:37:24]

En fait, il cherche les 5, 6 ou 7 plus gros ou les plus fréquentes anomalies chromosomiques et je demande quand même est ce que ce qu'il a eu, mon fils? Vous pouvez le voir et j'en vois tous les comptes rendus.

[00:37:39]

Etoo et là, ils me disent Bah, on est pas sûr du tout va avancer mon affaire. J'ai fait tout ça pour qu'au final, on me dit Bah en fait, non, c'est tellement c'est tellement mikros votre affaire. Quand on est pas, je ne peux pas vous garantir quoi.

[00:37:55]

Ça écartaient quand même plein d'autres complications, exactement. Et en fait, ça a suffi à me calmer.

[00:38:02]

Finalement, de toute façon, était allé un peu au bout de ce que tu pouvais faire. Ouais, à peu près légalement dans les temps qui étaient impartis et surtout que je me disais. Je ne pouvais pas non plus me préparer à cet accouchement avec inquiétude plus qu'elle n'était qu'elle n'existait déjà. Parce que, de fait, il y avait une inquiétude. Je ne pouvais pas me rajouter ça justement en parlant de préparation. Tu avais eu une césarienne d'urgence pour Hélia.

[00:38:33]

Est ce que tu envisageait un accouchement par voie basse? Qu'est ce qu'on fait, ce qui s'est passé? C'est à peu près au milieu de ma grossesse. Je me suis rendu compte qu'il allait falloir accoucher là.

[00:38:45]

Non, sérieusement. J'ai réalisé que la césarienne d'urgence que j'avais vécu avait été un traumatisme, évidemment, parce que ça était sorti dans des conditions terribles, mais avait été un traumatisme aussi pour moi, dans le sens où j'ai réalisé que j'avais cru mourir à ce moment là. En fait, j'ai eu une anesthésie générale qui a mis du temps à laquelle j'ai eu du mal à me laisser aller. Et au milieu de cette grossesse, je me suis rendu compte que j'avais eu peur de mourir.

[00:39:15]

C'est pas médicalement, il n'y avait rien eu pour moi, mais j'ai palper cette peur de la mort. Mais longtemps après quoi? Donc, du coup, je me suis dit bon, comment? Comment je fais sachant que l'accouchement par voie basse? Bon, moi, j'ai accouché par voie basse. Pour Zakari, ça s'est très bien passé. Mais là, avec ma grossesse qui intervenait peu de temps après une première césarienne, le risque est entre guillemets.

[00:39:43]

Il est à l'accouchement, c'est à dire que si les contractions sont trop fortes ou si c'est trop long, ou tout ça, ça peut provoquer une déchirure au niveau de l'utérus de la signature rupture utérine. Voilà ce qui peut avoir des conséquences dramatiques. Faites bien ça. Malheureusement, ça arrive. Du coup, je me suis dit Est ce que vraiment, j'ai envie d'accoucher par voie basse et d'avoir peur jusqu'à ce que le bébé soit là, que ça dure trop longtemps, que les contractions soient trop fortes et qu'il se passe quelque chose et que la conséquence de ça soit une nouvelle césarienne en urgence.

[00:40:16]

Et ça m'a travaillé comme ça. Et puis un matin, je suis, mais pas du tout. On ne va pas du tout faire comme ça. On va faire une césarienne programmée parce que ça, au moins, c'est quelque chose qui est vraiment contrôlé de A à Z. Prendre cette décision, c'était assez simple, en fait, mais malgré tout, même avoir une nouvelle césarienne, c'était c'était super flippant. Oui, ma copine du boulot, dont je parlais au début, m'a dit Mais je sais que tu dois aller voir.

[00:40:42]

Je connais une hypnothérapeute qu'elle avait vu complètement autre chose, mais qui avait fait arrêter de fumer en une séance. Elle m'a dit en fait, elle est spécialiste dans les questions de périnatalité. Va la voir. Donc je vais la voir hyper difficile de trouver un rendez vous et tout, mais je vais la voir. Et en fait, je sent que ce que je lui raconte, elle se donne pour mission de m'aider à y arriver.

[00:41:05]

Et là, elle. À se constituer, donc là, je rajoute hypnothérapeute, j'ai rajouté une sage femme via mon iconographe, une sage femme libérale et une sage femme libérale super, et j'ai rajouté la gynéco qui me suit à l'hôpital, qui a changé entre temps et qui est une nana super. Je commence à avoir du monde autour de moi et qui plus est, une bonne armée portée et donc la sage femme m'aide vachement à visualiser. Donc on revient.

[00:41:36]

Elle m'explique comment ça se passe une césarienne programmée. Je lui demande de me raconter les lieux parce qu'on fait terrible. Je me rends compte que c'est vraiment. Ça a été un choc et c'est elle qui me l'a fait. Heureusement qu'elle m'a aidée à le savoir en avance. Je me rends compte que je vais me réveiller dans la même salle parce qu'en fait, quand j'ai eu la césarienne d'urgence, c'était oublié. Mais la salle de réveil, elle, est commune à l'hôpital et à la clinique.

[00:41:59]

Donc je me suis réveillé dans une salle où mon bébé n'était pas là et je comprends que je vais me réveiller. Sauf que là, j'aurai a priori pas d'anesthésie générale, mais que je vais retourner dans cette même salle. Et ça wala. Là, je me dis là, c'est un challenge qui dit oui, mais oui, c'est le risque de retourner dans le même sac.

[00:42:20]

Les traces exactement après 16 ans, ça va être, ça va être compliqué. Donc quand je vais voir le hypnothérapeute, je lui raconte ça. Et puis je me dis on va travailler tout ça, mais elle me fait travailler l'hypnose. Moi, j'en avais pas non plus. C'est pas hyper impressionnant. En fait, c'est juste un état de conscience un tout petit peu modifié. Et puis on fait quelques séances, mais en fait, à la fin de la première séance, alors que j'étais terrorisée à l'idée de voir à nouveau avoir une césarienne, je sors de là en disant J'ai droite à Karama la fille et elle m'a fait un truc.

[00:42:55]

C'était exceptionnel, quoi? Je me dis je. J'ai trois enfants.

[00:43:00]

Du coup, ça me permettait de me projeter avec le bébé parce que cette étape allait être possible et de voir ça peut être aussi comme un moment de joie, de rencontre avec la voix. Trois, quatre fois, c'était vraiment génial à chaque fois. Ça, ça, s'ancrer profondément en moi. On avait un peu de temps. J'ai commencé en. J'ai commencé en novembre et j'ai accouché fin janvier. J'avais le temps de vraiment se mettre en place et donc du coup, proche progressivement de la date, avec de moins en moins d'appréhension.

[00:43:36]

Donc, ton terme était monté au début, le 13 février. D'accord. Donc, du coup, la gynéco qui me suit à l'hôpital me dit elle. Elle me dit non. Mais on peut. Vous pouvez faire une voix basse, c'est tout. Je crois qu'elle avait. Mais c'est vous. Je veux pas dire, mais moi, je vous la fait quand vous voulez la césarienne. On comprend l'agenda. Et puis, on garde deux semaines avant et ça tombe le 29 janvier.

[00:44:00]

C'est marrant, c'est mon anniversaire, GIABA. Ça va être celui de mon fils aussi. On va faire comme ça parce que c'est un signe. Allons y. Donc voilà. Et puis, dernière étape de la fusée, la sage femme me dit Vous devriez, vous devriez rédiger un projet de naissance. Alors sur le moment, je dis mes projet de naissance. Oui, alors moi, je ne sais pas trop. Je n'ai jamais trop compris. Parce que si c'est pour dire je ne veux pas une épice, là, j'en aurai pas.

[00:44:29]

Mais on s'en doute. Enfin, bon, moi, j'étais un peu. Je n'étais pas hyper branchée sur ces rêves là. Tu l'avais pas fait pour elle? Non, justement, si tu veux. Après ce qui m'était arrivé, je le disais, mais on peut raconter ce qu'on veut. Il se passe ce qui se passe le jour J. Enfin, on ne peut pas écrire. Je veux que ça se passe comme ça. Ça ne se passe pas comme on veut.

[00:44:48]

Ça se passe comme ça se passe, en fait. Et voilà. Donc moi, j'étais un peu réticent. Réfléchissez y a chez vous, puis on en reparle. Et en fait, je me suis rendu compte que je n'avais pas écrire un projet de naissance tel que je l'avais imaginé jusqu'à présent. J'ai écrit un peu mon histoire pour que les soignants sachent en fait et je leur ai dit. Et puis, comme elle m'avait bien expliqué comment fonctionnait la césarienne et quels étaient un peu les options entre guillemets.

[00:45:16]

Ça m'a permis de dire que ce qui comptait le plus pour moi, c'était que le bébé reste le plus longtemps possible avec moi après la naissance, qu'on soit vraiment très peu séparés. J'ai besoin de leur dire que cette salle, je la connaissais et que mon monde s'était effondré dans cette salle parce que le ciel est littéralement tombé sur la tête dans cet endroit où j'avais besoin, qui mesure en fait ce que c'était. Je ne voulais pas être une patiente comme une autre et je pense qu'ils font toujours attention à leur patiente.

[00:45:47]

J'avais besoin d'expliquer qui j'étais et ce qui s'était passé dans ce cas. Moi, c'est hyper bien que tu dis ça parce que je pense que peut être, on y pense pas forcément à faire un projet de naissance déjà pour une césarienne, parce que souvent, le mot projet de naissance est associé à l'accouchement physiologique. Donc par voie basse. Qu'on peut mettre plein de choses dans un projet de naissance et si je trouve ça formidable que cette gynéco est un peu forcé, la main peut être à le faire, mais je suis sûr que ça aide tout le monde.

[00:46:17]

En fait, à la fois toi et l'équipe et toi, c'est toute bête. Mais effectivement, leur demander de baisser le chant dès qu'ils sortent le bébé pour pouvoir le voir tout de suite sans attendre. Enfin, bon. Il n'y avait pas mal de petites choses comme ça. Au final, j'en ai écrit trois pages. Tu as donc un petit détail, plus un petit détail, un petit détail. Et donc retourner à l'hôpital avec ça et avec la gynéco.

[00:46:39]

Elle a imprimé, l'étayer, assaillies. Qui était venu avec moi? Elle a imprimé. Et puis on a fait l'analyse. On a Lyon en entier, ensemble et en disant en te disant ça, oui, ça oui, ça a compliqué ça, ça, non. Il y a peu de choses. Voilà dix noms et voilà. Et donc, du coup, du coup, j'étais prête. J'étais prête. J'avais vraiment l'impression d'avoir fait une préparation, un peu comme une sportive.

[00:47:05]

Tu vois mentalement? Ouais. J'y vois une compétition un peu un peu chaude et qui joue gros, quoi?

[00:47:12]

Qu'est ce que tu retiendraient finalement de ces 9 mois de grossesse? Ce serait quoi le sentiment comme acquis? Bah oui, prévaudrait. C'est aussi une grossesse qui m'a beaucoup. Réparez quand même, qui m'a fait beaucoup de bien, qui m'a redonné. Voilà qui m'a redonné confiance aussi. Ça m'a fait vraiment du bien. Et puis. Et puis voilà le fait d'avoir cherché à m'entourer des bonnes personnes, de trouver mon chemin pour y arriver. Ça, c'était ça.

[00:47:46]

Ça, c'était hyper important. Au début, je savais pas trop. Je m'étais déjà trouvé une doula parce que j'entends beaucoup parler des doula et tout. Puis j'en ai rencontré une qui était super Römer. Je me suis dit non, c'est pas ça. Moi, j'ai besoin de. J'ai besoin d'un accompagnement médical, j'ai besoin de toi. Mais de fait, voilà, c'est trouvé ce qui correspond mieux. Exactement exactement. Et ça peut passer par des choses un peu plus holistique.

[00:48:14]

En exactement, ce que tu veux faire du yoga n'a jamais fait, par contre, mais ça peut être vrai. C'est que la Corrèze, c'est trouver ce qui te correspond sans forcément copier la copine ou la collègue qui, elle, a fait tel truc. Tu t'es écouté quoi? Je me suis vraiment écouté. Je me suis dit que c'était moi qui avait les réponses, mais j'avais besoin de gens autour de moi pour m'aider à y arriver. Quoi? Et ils ont répondu présent.

[00:48:42]

Et j'apprécie sur des gens que j'ai eu beaucoup de presse. J'ai beaucoup de chance. Oui, c'est déjà assez des professionnels qui sont affectés. Ils veulent cette fois ci, ça se passe bien en Corée. C'est des humains, oui, et des humains avec un coeur, avec un grand coeur. Ca très bien. C'est bien de le dire. Ben moi, je les adore. Alors la date du 29 janvier approchait. Comment vous avez aussi anticipé préparer les petites affaires à la Chambre?

[00:49:13]

J'imagine que ça va pas être facile de ressortir des Aïdar de bébé. Très difficile. Très peu, en fait. Honnêtement, je ne l'ai pas fait. Quand j'ai acheté 3 ou 4 petits trucs, on avait gardé des choses, non?

[00:49:27]

Non, mais en fait, je n'avais encore moins acheté Borréliose parce que je le sentais pas. Là, c'était différent. Il avait quand même à la toute fin, j'ai réussi. Tu vois, quand je passais devant Monoprix, j'allais acheter deux ou trois petites trucs en me disant bon quand même. Oui, mais c'était, c'était difficile. C'était pas un grand plaisir parce que j'avais peur quand je regardais ça en me disant J'espère que cette fois ci, il y en a un qui va mettre.

[00:49:51]

Et avec Zakari, comment ça se passait alors? Zakari Ça a été grand frère d'un grand frère. Ecoute, trop beau con. Quand on lui a dit qu'elle était enceinte, déjà, ça faisait. C'était en plein été. Donc forcément, j'étais beaucoup en maillot de bain et ça faisait comme deux, trois fois, maman. Je trouve que tu manges trop, alors il a un problème parce que tu Grosse-Île. Il a pas dit comme ça, mais t'es un gros ventre.

[00:50:16]

Non, pas trop. Et puis on fini. On ne peut pas lui dire trop tôt non plus pour pas que ce soit trop long, attendre. Et puis pareil, il a été quand même très traumatisé. Locaux. Et puis, au bout d'un moment, on finit par lui dire et là, il nous dit Il nous regarde. Il dit Ah d'accord! Et celui là, on va le garder.

[00:50:36]

Et on dit bah oui. Mais même s'il a des bobos, on lui dit oui. Enfin, on va essayer. Non, mais parce que vraiment, il y en a marre des petits bébés qui vont au ciel.

[00:50:48]

Et tu vois, il avait 4 ans et on s'est regardés. OK, la puissance de ce qu'il nous dit, quoi. Il nous dit aussi qu'il a compris. Il nous dit qu'il a envie de ce petit frère. Enfin. C'était assez bouleversant sur le moment. On était quand? C'était beau, quoi? Et en même temps, j'ai dans ma tête, je me. Tellement qu'on va y arriver et que tu vas pas une nouvelle fois être perdant, notre petit frère.

[00:51:14]

C'est trop dur. Et donc voilà, la grossesse, il l'a vécue un peu comme nous, mais avec ses mots d'enfant, c'était toujours assez touchant. Mais à mesure qu'on approche de la naissance, je s'enquit, je sens. Il a hâte qu'il appréhende, qu'il a un peu peur. Nous voilà, il est comme nous. Il a besoin de le voir pour le croire. Et les derniers jours avant, je sentais qu'il n'était pas. Il n'était pas hyper se renvoyer.

[00:51:40]

Il vivait aussi plein, plein de souvenirs douloureux.

[00:51:46]

Et il devait sentir aussi, évidemment, votre appréhension, votre façon. Quelques semaines avant, j'ai senti. Je crois, que tout le monde s'attendait à tout le monde était un peu la mâchoire, une mâchoire crispée, en mode bon, allons y. J'ai senti ça très fort, bien normal.

[00:52:10]

Et alors? Le jour J, alors le jour J, draguant déjà. Je le raconte la veille parce que c'est trop drôle. Mais moi, j'avais demandé à aller à l'hôpital la veille au soir. D'accord pour pas devoir partant trop tôt le matin. En général, c'est très tôt le matin, très tôt le matin. Donc moi, je voulais dormir là bas et donc ça devait être au lycée.

[00:52:29]

Et du coup, je demande à une amie de m'amener. On prend un taxi et embouteillage monstre dans Paris. On ne sait pas ce qui se passe et tout ça en fait. Plus on approche, plus ça sent qu'on est. On passe deux heures, il faut 20 minutes pour aller de chez moi et en fait, il y avait une manifestation de policiers contre flics et CRS. Enfin, il y avait un espèce de truc comme ça qui avait bloqué la venue se balancer des lacrymo les uns sur les autres.

[00:52:58]

Enfin, c'était du délire. C'était assez délirant. Et ma copine sort du taxi. Va chercher un pompier en Beaujean. Ma copine va accoucher. Il faut absolument qu'elle traverse l'avenue. Mais qui était je te dis, c'était la guerre. Le pompier, vous êtes à combien, madame? Vous avez des contractions? J'étais là, non? En fait, je pense qu'il voulait me faire accoucher dans son camion. Non, non. On finit par je ne sais pas mon plan.

[00:53:25]

On continue. Et là, je me trouve un CRS qui font la lespèce de guerre pour qu'on passe avec le taxi. Et donc, on est. C'était trop drôle. C'était un moment qui m'a beaucoup détendu. C'était absurde. En fait, ça a donné un tour inattendu. C'est même plutôt marrant. Donc voilà, ça, c'était la veille. Et puis, et puis ensuite. Voilà. Ensuite, en plus, j'avais des contractions. Il voulait me faire des bonito.

[00:53:51]

Mais vous êtes sûr que c'est pas en train de se déclencher? Tout est chez moi, dans ma tête. Je ne voulais pas. J'ai même à minuit. J'avais super mal. Je redessan et elle commence à me parler d'aller en salle de naissance. Et dans ma tête, j'étais là, non? Pourquoi? Hors de question. Parce que je ne voulais pas accoucher par voie basse. Tout d'un coup, mon corps est en train de se mettre au travail plus ou moins.

[00:54:12]

Ce n'est pas possible. Moi, j'ai préparé le truc, c'est mais parce que vous ne pouvez pas quand même faire une césarienne. Si j'avais su, si le bébé était trop d'Heisenberg en train de descendre, je dirais oui, oui, sinon ça ressemblait à une césarienne d'urgence. Oui, effectivement, ça s'est calmé, mais en fait, j'ai senti que je n'étais pas très loin. Et là, c'était un peu l'angoisse quand ça a rejoint. Alors le lendemain matin, ça me rejoint et en fait la veille au soir.

[00:54:42]

Je trouve une sage femme qui me dit qui avait lu mon projet de naissance et qui me dit Je vais vous montrer la salle comme ça, vous saurez, vous serez vous vous l'aurez déjà visualisé.

[00:54:53]

Parce que pour moi, c'était vraiment ça. Le plus dur, c'est d'y retourner au même endroit. La salle de rédaction ou de réveil, de réveil, mais aussi celle dans laquelle on attend avant d'aller dans la salle d'opération d'un bloc. C'était la salle que tu craignait, disait elle. Trop bien, tu vois. Je vais voir Stenson. Sympa, Duraquois, et je me dis Heureusement que j'ai fait ça parce que là, tout d'un coup, je me voilà.

[00:55:16]

Tout surmonte et je me dis Ah ouais, c'était là. J'étais à cet endroit et le lendemain matin, mon conseil devient on descend et on arrive devant la salle. Mais je connais cet endroit et en fait, ça faisait un moment que j'essayais de lui expliquer qu'il y avait ce truc là. Tu vois, il devient livide. Il dit Je connais cet endroit, je dis mais oui, en fait, c'est le même. Tu vois. Il n'avait pas réalisé.

[00:55:40]

Non, il n'avait pas réalisé et il avait encore mieux, la connaissait mieux que moi. Parce que moi, j'étais complètement dans les pattes quand j'étais là bas, bien sur lui, je le vois devenir livide. À ce moment là, on est séparés parce qu'il ne peut pas attendre avec moi. Il doit aller se préparer pour aller au Bloc aussi et je dis bien oui, oui, c'est le même endroit, mais je dis ça ne va pas être la même histoire et ils me faut attendre un peu.

[00:56:05]

On vient me chercher pour aller au Bloc, tu rentre à pied car c'est trop bizarre, tu vas en marchant. Quand c'est pas urgent. En fait, tout est tout est cool.

[00:56:14]

Et puis, il y a beaucoup de monde qui vient. J'ai une anesthésiste géniale qui me pose ces anesthésie. C'est assez impressionnant parce que c'est super fort. D'un coup, j'ai eu envie de vomir. Je me suis senti un peu mal. Et puis, autour de moi, je l'ai senti. Elle était avec moi m'encourager. Ça va aller où elle? Super. Ça va faire de l'hypnose aussi. Ce que je lui avais dit que j'en avais fait vraiment.

[00:56:40]

Moi, j'ai de A à Z que des gens formidables quand Saïd arrive. Et puis ma gynéco, du coup, que je connais bien la gynéco obstétricienne qui m'avait suivi, arrive. J'ai dit bon anniversaire. Et puis voilà, tout se met en place. Les sages femmes, tout le monde. Formidables, les infirmières. Et puis elle me dit voilà, elle installe tout. C'est parti là. Très bizarre. J'entends mon badge, j'ouvre machin. Et puis toi, t'es juste derrière quoi?

[00:57:11]

Il y a juste un drap qui t'empêche de voir. Et on était là avec Saïd. Et puis, ça a duré un peu de temps, quand même. Elle me dit oui, il y a un peu des adhérences parce que vous avez déjà eu une césarienne, donc c'est un peu long. Mais vous inquiétez pas, elle nous dit au fur et à mesure, elle te raconte tout ce qu'elle raconte, ce qu'elle fait surtout. Tu sent. En fait, c'est trop bizarre, tu s'en.

[00:57:31]

On est à l'intérieur de toi. Mais bon, ça se passe bien tant que tout le monde est serein. Puis j'essaye de me parler de choses et d'autres très bizarres, quoi. On peut en discuter pendant qu'on y et je trouve ça long quand même. Je trouve ça long et j'entends toujours pas le bébé arriver. Mais comme je vois que tout le monde trouve ça normal, je ne m'inquiète pas.

[00:57:51]

Et puis, Dhiab a essayé, j'approche, mâchant et toujours pas toujours pareil, me dit Vous voulez pousser quoi? Ça va?

[00:58:04]

Vous pouvez pousser pour vous pour m'aider à le sortir et a compris à quel endroit ça fait plaisir et vous pousser. Je pousse et je laisse s'en sortir. Clémentine J'ai senti, c'est dingue. Je l'ai senti sortir. J'ai senti le moment où il l'avait. Il était sorti de mon ventre. Ça fait comme un grand vide et là, il baisse le champ. Puis il était là où il était là et qui était. Il était parfait, était parfait.

[00:58:34]

Elle me tuoi toute seule. Elle baisse le champ et puis la porte, le col et je le regarde et je n'en reviens pas. Et je me mets à pleurer, évidemment, comme comme jamais de me dire Ça y est quoi? Ça y est, il est là, il va bien.

[00:58:51]

J'entends pleurer la sage femme, la super longtemps comme j'avais demandé.

[00:59:00]

Trop beau. Et en fait, ce qui est trop beau aussi, c'est que dans ce moment, je sens qu'il y a une émotion qui traverse tout le monde. En fait, et même s'ils ont l'habitude de le faire, ben ça reste une naissance, quoi. Et de 3 secondes ou une espèce de frisson qui traverse tout le monde. Et moi, je le vois et il est parfait. Il est parfait. Et tu vois, je me dis oui, la vie, elle me donne, donne ce dont j'avais été privé avec une intensité incroyable.

[00:59:33]

Et quand j'ai entendu Noé pleurer, je me suis dit Tu vois, en même temps, je dissociait vraiment les choses. Ça, c'était deux histoires différentes, deux enfants différents, mais ça me réconcilie avec la vie d'entendre ce pleurs de bébé. C'était voilà. C'était tellement. Et puis il y avait autre chose. C'est que j'ai voulu le mettre au sein tout de suite. Ça aussi, je l'avais demandé dans le projet de naissance parce qu'il n'avait jamais pu n'avait pas le réflexe de succion.

[01:00:01]

Donc, c'était un peu mon test perso, pour être sûr, cette fois ci définitivement, que tout allait bien. Et il est arrivé et il a pris le soin, comme s'il avait fait ça toute sa vie. C'était hyper naturel et voilà. Et on est restés collés comme ça pendant assez longtemps. Quel soulagement! Ouais, ouais, ouais. Là, vraiment, j'ai senti que t'as senti quand même à enlever tes épaules et sa tête.

[01:00:28]

Ouais, ouais, j'ai senti que j'avais 15 mois. C'est ça qui me lâcher un peu. C'était moi. C'était 40 ans après son parti. Puis quand ils sont revenus, il était parti avec lui pour moi et ils m'ont rejoint dans cette fameuse salle qui, du coup, était que je voyais différemment sous un autre jour.

[01:00:50]

Oui, il y avait un tout autre éclairage. Et puis, j'ai vu Saïd revenir avec Noé dans ses bras et j'ai vu que j'ai vu qu'il était tellement heureux, mais tellement heureux. Franchement, c'était trop beau, quoi. Il adore être papa, tu vois? Et et tout d'un coup, je voyais que lui aussi, c'était ça qui était arrivé. Il n'a pas beaucoup parlé pendant cette grossesse. Tu vois, il a vécu ce drame à sa façon.

[01:01:21]

Mais là, tout d'un coup, il était réconcilié avec la vie parce qu'il tenait son bébé dans ses bras. C'était trop beau, c'était trop beau. Enfin, revenir avec lui, j'imagine. J'imagine. Tu l'avais bien mérité. Faites ce tableau, ce tableau parfait.

[01:01:38]

Alors, parfait. Il s'avère que Noé a eu une grosse jaunisse. Pas très grave. On est resté quand même 11 jours à l'hôpital. Oui, ce qui est beaucoup passé et je trouvais ça dur d'être dans les mêmes lieux. Bon, certes, deux étages au dessus, tu vois. Mais d'être à nouveau confronté à du médical. Qu'est ce qu'il a fallu faire?

[01:01:58]

Il a fait de la photothérapie, les urée, les huger. Mais tu vas. À un moment donné, on s'est retrouvé Seyyed moi tout seul dans notre chambre, sans bébé, parce qu'il est en train de faire la phytothérapie à côté. Et on s'est dit mais à quel moment? On se retrouve encore tout seul dans une chambre de maternité sans notre bébé? Ça, c'était toujours une envie, j'imagine. S'étaient retrouvées chez toi avec ton bébé simple du temps.

[01:02:24]

Zakari a pu venir rencontrer, Accablait, est venu voir son petit frère. C'était une évidence. Lui aussi était tellement soulagés, tellement soulagés et hyper connectés tout de suite, ils étaient hyper fiers. Et tu vois, il a 4 ans et demi, donc c'est un bébé, donc ils étaient tout de suite dans le rôle de grand frère qui a donné. Il lui a donné un petit complément, ce que je ne l'ai pas allaité à 100% et qu'il a pu lui donner un petit complément.

[01:02:52]

Il était trop content. C'était hyper chaud. Mais bon, voilà. Après, on a campé dans cette chambre d'hôpital pendant 11 jours parce que Saïd a pu rester avec toi dans la maison.

[01:03:04]

Mais voilà, il venait, mais c'était. Mais comme mon bébé était en plus tellement tellement parfait qu'il dormait tout le temps. Et en plus, un peu avec sa jaunisse à en rajouter, il dormait tout le temps. Résultat des courses moi, j'étais dans ma chambre de maternité. Je m'emmerder, fait, je ne pouvais rien faire. J'ai lu trois livres. Tu avais toutes tes journées. Mais au bout de quelques jours, le post post césarienne, qui est quand même un peu lourd, c'était assez vite derrière moi.

[01:03:34]

Donc je continue à venir me prendre la tension deux fois par jour. J'étais là. Mais arrêtez, arrêtez, je vais bien, tout va bien. Et Noé, dormez tout le temps. Et moi, j'attendais qu'on nous libère. C'était un peu un peu long, mais j'entendais des bébés hurler dans les chambres à côté et de pleurer.

[01:03:54]

Ben oui, mais tu as un enfant d'un calme olympien qu'ils disent.

[01:04:00]

Et pendant ces onze jours, là où tu tu barreda un peu, est ce que tu as eu des visites? Est ce que tes proches ont pu venir te voir et voir le bébé? Bien sûr. Ouais, en fait, je le dis bien sur mon père, ma soeur. Et après, on a un peu. On n'a pas eu envie d'avoir trop de visites. On avait envie de profiter d'être ensemble. J'ai souvenir d'avoir eu beaucoup, beaucoup de visites à la naissance de Zakari et c'est très fatigant.

[01:04:26]

En fait, si j'avais un bébé qui dormait tout le temps et qu'on. Mais en fait, c'était bien. Ça nous a aussi laissé un peu de temps pour ben, pour le connaître, pour passer du temps entre nous, puis pour atterrir.

[01:04:39]

Tout ce qui s'était passé, ce qu'il fallait quand même vous remettre exactement.

[01:04:45]

En revanche, il y a trois personnes qui sont venus me voir que je voulais voir vraiment dans entachant dans ma chambre. C'est Licot. Donc elle, elle est venue le jour même alors qu'elle n'est pas du tout dans l'enceinte de l'hôpital. Elle travaille de temps en temps à l'hôpital. Mais bon, la famille est élu pour ça. Et franchement, c'était trop beau avec un cadeau.

[01:05:10]

Elle était hyper émue et moi aussi. Ensuite, quelques jours après la réalisatrice des Liasses, elle travaille deux étages en dessous. Alors là, j'ai carrément fondu en larmes quand je l'ai vu arriver la voir avec mon bébé dans ses bras. Elle s'était tellement bien occupée des liasses. C'était très émouvant. C'était bouleversant de l'avoir enfant avec un bébé à moi, vivant dans les bras. C'est troublant. Et puis la généticienne aussi, qui nous a tellement soutenus. Elle est venue.

[01:05:38]

Et voilà, c'est des femmes qui ont énormément compté dans ma vie et qui font partie de cette histoire. Et je trouvais ça vraiment. J'étais heureuse de pouvoir leur présenter Noé. Qu'elle a tissé des liens fait autour de votre histoire avec cette équipe de médecins qui sont très forts, sont effectivement quipourrait nos cœurs, c'est d'imaginer d'imaginer ces femmes avec qui l'on fait le déplacement pour rencontrer Noé. Magnifique.

[01:06:11]

C'est des choses force avec. Bien Malmo, elles m'ont aidé, en fait, elles m'ont aidé à traverser tout ça. Le tout accompagné vraiment jusqu'au bout, au bout, jusqu'à l'arrêt des combats où l'on voit encore des photos chaque. Je ne sais pas. Un jour, il fallait la bombarder de photos jusqu'à ses 18 ans. Mais en fait, elle est rentrée dans ma vie, coiffants dans nos vies et c'est comme ça.

[01:06:43]

C'est des trajectoires qui se rencontrent comme ça. Et puis, comme a priori, je n'ai pas prévu d'y retourner. Ah oui, non, juste parce que c'est fini cette fois ci.

[01:06:53]

Donc, ça vous dirait exactement Bourdoncle? Ça fait quatre mois que vous êtes à 4 1. Alors en plus, congé mat, confinement, on est vraiment à 4.

[01:07:11]

Pleinement ça. Et quand ça se passe, alors quel genre de bébé, ce petit Noël inouï?

[01:07:18]

Des idées assez exceptionnelles. Franchement, on a passé les premières semaines à se regarder avec ça dans dix ans. Il va se réveiller bien éveillé, mais il va se passer quelque chose. Il va, il va nous montrer son vrai visage. C'est pas possible. Il est trop parfait, quoi. En fait, il est juste hyper serein. Il est content. Il sourit tout le temps. L'idée hyper facile. Enfantillage, je sais pas quoi dire. Je suis presque un peu désolé parce que jusqu'à présent, je ne croyais pas, en fait.

[01:07:54]

Quand mes copines me parlaient de leur enfant parfait, je pensais que ce n'était pas vrai. Fait elle racontait ça à l'extérieur et que pour refermer la porte de chez elle, il se passait quelque chose. Mais en fait, il est comme ça et je trouve que c'est c'est trop génial après tout ce qu'on a vécu, d'avoir un bébé aussi. C'est surtout ça qui est important parce que Fatim rassure un bébé. Je ne suis jamais inquiète parce qu'il il va toujours bien et il me donne tout montre que ça va mieux et que ça va aller et que ça n'enlève pas toute la tristesse que j'ai toujours et toutes les preuves qu'on a vécu.

[01:08:40]

Mais là, voilà là, la vie nous a gâtés. Vraiment? Évidemment, ça n'enlève pas. Mais ça, c'est la aussi, car elle donne un peu un peu de douceur dans tout ça. C'est vrai. Quel bonheur! Quelle belle suite d'histoires!

[01:08:58]

Ça me fait tellement plaisir que tu me raconte tout ça. Juste avant que tu te réjouisse de cette perfection, tu as raison. Tu as raison de le dire et de ne pas avoir peur de dire bah oui, cet enfant est spécialement spécialement parfait.

[01:09:17]

Se dire je suis vraiment vraiment heureuse. C'est un vrai bonheur. Il n'y a pas de doute, y'a pas de limitations à ça. C'est sûr qu'on savoure. On savoure pleinement parce que parce qu'on sait la valeur aussi de ce qu'on a quoi. Et on n'est pas passé par des drames pour mesurer la chance qu'on a. Mais en fait, quand on envie, c'est encore plus intense et donc on savoure.

[01:09:42]

Bon bah, écoute au bonheur, à la joie, à Noé et à ces Akari. Évidemment qu'on embrasse. Merci, merci. Merci d'avoir partagé tout ça avec moi, avec nous. Tu sais que ton précédent épisode est un épisode qui a énormément marqué les esprits.

[01:10:05]

Ça y revient souvent dans les références d'épisodes un peu emblématiques de podcast. Et donc, je suis contente qu'on ait qu'on ait continué l'histoire Ensler quand est bouclée Lifar. J'espère surtout que ça, ça va aussi aider les mamans qui vivent ce que j'ai vécu parce que c'est un moment où on est vraiment dans la tempête. On est dans les ténèbres et entendre à ce moment là une voix de quelqu'un qui dit ça ne va pas être facile, mais le bonheur est au bout du chemin.

[01:10:38]

Il faut y croire. Je suis sûr que ça fait du bien. Moi, ça m'aurait adéquat, donc vraiment. Je pense que ton histoire va être accueillie comme elle se doit et je te remercie encore infiniment. Et belle vie. A vous quatre, merci et belle belle route. Merci aux médias. Merci beaucoup.

[01:11:02]

Houplines J'ai. Vous voilà, c'est la fin de cet épisode et le début d'un nouveau chapitre pour Pauline, que je remercie encore tellement pour sa confiance. Pour accompagner ce bonheur retrouvé, j'ai emprunté cette si jolie version de ma chanson préférée, interprétée par l'immense Izia Higelin, qui était venue me transpercer le cœur un matin au micro de mon cher Augustin Trapenard. On se retrouve lundi prochain.

[01:11:43]

Je vous embrasse ça et là où je veux installer un nom pour aider la vie à ça. Oui, oui, tu avances, mais toi? Grimminge Zoé abordages géminées. Ouais, mais c'est moi. Tout de même. Oh sans moi! Qui veut Maimouna? Oh là!