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[00:00:14]

Bonsoir à toutes et à tous, nous attendons vos questions, SMS, Internet et réseaux sociaux pour alimenter notre discussion. Ça devrait être une convention républicaine. C'est devenu le show Trump. Depuis hier, le président américain se déploie pour redonner du souffle à sa campagne. Certains barons républicains ont quitté le navire, mais le clan Trump serre encore les rangs. Quatre de ses enfants ont pris la parole. Ce soir sera autour de Melania, son épouse, de s'exprimer en direct de la Maison-Blanche avec une ligne claire contre les démocrates, accusés de vouloir mettre le chaos dans le pays, de vouloir imposer le socialisme, le marxisme, la révolution, bref, de mettre à mal l'Amérique, d'être une menace pour l'Amérique.

[00:00:52]

Il y a quelques jours, le candidat démocrate Joe Biden a reçu, lui, le soutien d'un autre clan Obama, qui ont démonté le bilan et la personnalité de Donald Trump. La campagne se tend. l'Amérique se déchire alors qu'une nouvelle bavure policière contre un jeune Noir, hier, a fait de nouveau monter la tension dans le pays. Donald Trump peut il encore l'emporter alors qu'il est distancé dans les sondages? Quelle est sa stratégie? Comment pourrait il surmonter la crise du vide?

[00:01:20]

Le clan Trump y croit encore. C'est le titre de cette émission avec nous pour en parler ce soir. François Clémenceau, vous êtes rédacteur en chef de L'actualité internationale Le Journal du dimanche. À lire aujourd'hui dans la newsletter du JDD. Votre article intitulé Une convention républicaine qui s'approprie l'Etat? Vous nous direz pourquoi dans un instant? Thomas Snégaroff, vous êtes historien, spécialiste des Etats-Unis. Je cite ce soir votre premier roman, Peduzzi, qui sera publié le 1er octobre chez Gallimard.

[00:01:50]

Félicitations à ma gauche de François Clémenceau Alexandra de Hoop Scheffer. Vous êtes politologue, spécialiste des Etats-Unis et des relations transatlantiques, directrice à Paris du Center for German Marshall Fund United States. Enfin, Marie-Cécile Naves, vous êtes directrice de recherche à l'Institut des relations internationales, spécialiste des Etats-Unis. Je rappelle votre livre Trump, la revanche de l'homme blanc aux éditions Textuel. Enfin en duplex avec nous ce soir, de Caroline du Nord, de Charlotte précisément. Philippe Corbé, vous êtes journaliste correspondant aux Etats-Unis pour RTL.

[00:02:24]

Vous venez de publier un livre sur recollent l'avocat du diable, mentor de Donald Trump chez Grasset. Bonsoir à tous les cinq. Merci de participer à ce C dans l'air en direct. Je vais partir tout de suite avec vous. Philippe Corbé pour savoir comment on a réagi à la convention républicaine, à ces images qu'on a vu de ce jeune Noir américain qui a pris cette balle dans le dos et qui est toujours entre la vie et la mort. Il faut noter que hier soir, dans la première soirée de la convention républicaine, deux heures et demie de show en direct à la télévision, il n'a pas été fait mention une seule fois de cet incident qui a eu lieu dimanche en fin d'après midi.

[00:02:58]

Et c'était noté même dans les coulisses de la convention, hier, où les militants ont pu croiser ici. Personne ne m'a parlé spontanément de ce fait divers. C'était noté parce que l'affaire de Georges Plane a pris une ampleur spectaculaire, parce que Donald Trump avait mis de l'huile sur le feu en faisant de cette affaire une affaire politique rapidement, dans les tout prochains jours. Ça ne veut pas dire qu'il ne va pas le faire dans les prochains, dans les prochains jours de la convention.

[00:03:19]

Mais il faut noter que pour l'instant, il ne met pas d'huile sur le feu, alors même que ses thèmes de violence. l'Amérique est à feu et à sang, de chaos, de banlieues blanches entre banlieues noires sont au cœur de beaucoup des discours qu'on a entendu hier soir.

[00:03:32]

Ce sont des images qui peuvent évidemment s'inviter dans cette campagne qui est déjà très tendue.

[00:03:37]

Oui, elles le sont comme toutes les images qui accréditent le discours de Donald Trump selon lequel, dans les grandes villes démocrates du pays, l'Amérique est à feu et à sang. Son fils l'a dit dans un discours hier soir. Si vous voulez avoir un mélange de Chicago, de SITL et de ce qui se passe dans les grandes banlieues du Midwest, avec effectivement non seulement les manifestations, mais aussi les violences qui ont accompagné le début de ces manifestations votez, votez Joe Biden, vous aurez ni l'ordre, vous n'aurez ni la loi, vous aurez le chaos et c'est normal.

[00:04:16]

C'est normal parce que les démocrates ont toujours été faibles et laxistes pour combattre le crime, pour combattre la violence, pour être trop indulgente vis à vis des minorités. Et regardez ce que ça donne. On ne dit plus des démocrates qu'ils sont libéraux de gauche.

[00:04:31]

On dit qu'ils sont radicaux, c'est à dire vraiment des extrémistes. Comme si, effectivement, ils voulaient porter la révolution dans toutes les grandes villes des États-Unis.

[00:04:38]

Il y a moins de compassion. Je rappelle, on les a vues, ces images, on va les revoir dans un instant. Elles vont encore beaucoup tourner en est qu'au début des mouvements de révolte aux Etats-Unis, après cette nouvelle bavure policière, ça s'est passé devant les enfants de 5, 3, 8 et 5 ans. Il n'y a pas de compassion. Il n'y a pas de mot d'accompagnement de la part du chef de l'Etat vis à vis de ce genre de situation.

[00:05:02]

Il ne l'avait pas fait pour George le fait, comme le rappelé tout à l'heure Philippe Corbé. Il ne le fera pas plus cette fois ci.

[00:05:07]

Je ne sais pas, mais toujours est il que il ne veut pas être cet homme qui vient auprès d'une population qui subit un certain nombre d'injustices. Parce que pour lui, précisément, ce sont les Blancs qui sont victimes d'une injustice. Ce sont les Blancs qui sont victimes d'une forme de discrimination à l'envers, d'un racisme anti-blanc. Et donc, il a. Plusieurs discours ont été prononcés hier à la Convention. Beaucoup a été dit sur le sort des Noirs qui, eux, méritent le respect parce que leur famille, parce qu'ils font face à la violence de leur propre communauté, etc.

[00:05:40]

Donc, il y a une volonté de récupérer une partie de l'électorat noir sur le thème, il y a ceux qui travaillent. Il y a ceux qui respectent la loi et tous les autres. C'est des voyous et des sauvages.

[00:05:50]

C'est grave. Il y a les bons Blancs, les bons Noirs et les mauvais Noirs. Alors on peut.

[00:05:55]

Effectivement, on pouvait penser, Spenser, le sens de votre question qu'il allait utiliser ces images de violence en disant regardez. Encore une fois, dans un Etat dont le gouverneur, le Wisconsin, est un démocrate, voilà comment ça se passe après.

[00:06:06]

C'est quand même difficile parce qu'on voit quand même que c'est un policier blanc qui tue, qui tire dans le dos d'un noir, d'un père de famille noir qui, manifestement, est désormais des images difficiles. Attendons de voir si les émeutes montent.

[00:06:17]

Et là, on pourra éventuellement avoir à nouveau la rhétorique de Jaguar Afriquia carence entre les émeutes, comme vous dites, certains peuvent considérer que c'est fois mouvement de colère d'une partie de l'Amérique noire. Sur ces images en tant que telles qui sont assez brutales, j'en fait d'ores et déjà assez brutale, très brutale. En fait, le tour du monde. On peut, quand on est président des Etats-Unis, que quelque chose se passe et qu'on est lors d'une convention enjambée.

[00:06:42]

Ces images là, avec Donald Trump, on est habitué tout de même à être surpris. Donc, doit on être surpris de l'être? Je ne crois pas. Je crois surtout que Donald Trump est droit dans ses bottes idéologiques. Il sait peut être, contrairement à Joe Biden, exactement où il est et où il va. Et ce genre d'image lui seront utiles lorsqu'il y aura éventuellement des émeutes.

[00:07:06]

D'ailleurs, hier, à la Convention, il avait quand même le couple d'avocats blancs qui s'était signalé lorsque, lors du grand mouvement de Black Lives Matter, après la mort de Jean-Claude Claude, on les avait vu avec des armes à feu chacun à lui, un fusil, un pistolet, parce que des Noirs marchaient sans armes à feu dans leur quartier. Donc, on a une photo très choquante de ces deux valeurs qui montraient les gens.

[00:07:27]

Et ces gens là ont été invités à parler durant la convention du Parti républicain.

[00:07:33]

Donc, voilà où se situe le Parti républicain aujourd'hui, c'est à dire un chef à ce poste. Plus fondamentalement, ces actes, ces images et cette campagne, plusparticulièrement 2020. C'est la question que tous les Américains se posent aujourd'hui, c'est qu'est ce qu'être un Américain aujourd'hui? l'Américain, aujourd'hui, défend comme valeur. Qu'est ce qu'ils défendent comme modèle de société? Ça résonne très, très fort et notamment très fort au sein du Parti démocrate, qui ne partage pas aujourd'hui les mêmes valeurs que beaucoup de voteurs TRAPPIST.

[00:08:03]

Et puis, au sein de l'électorat UMPiste, ils vont vous répondre aujourd'hui. On est angoissés. On est angoissés par une Amérique qui change, une Amérique de plus en plus métissée. Le Bureau du recensement américain fait des projections qui montrent que avant même 2040, l'Amérique sera un pays composé majoritairement de minorités et la population blanche représentera moins de 50 de la population totale américaine. Il y a cette angoisse qu'on peut caractériser de culturel identitaire et identitaire. Voilà, c'est vraiment une crise identitaire.

[00:08:35]

Et la manière dont Boyden, assez poétiquement d'ailleurs, décrit l'enjeu de cette campagne. C'est une bataille pour l'âme de la nation. C'est tout à fait ça. Qu'est ce qu'être Américain? Qu'est ce qu'être membre du Parti démocrate? Qu'est ce qu'être membre du Parti républicain? Pas toujours le cas. Alors, plus cette philosophie particulièrement prononcée, et notamment après quatre ans de Donald Trump, puisque, lui, il a fait campagne en 2016. On l'a bien vu sur ce ressentiment de cette population là dans le Midwest, ses États désindustrialisée qui voient la Chine comme une menace qui voit une Amérique de plus en plus métissée comme une menace culturelle également.

[00:09:15]

Il a joué là dessus. Est ce que l'on constate presque quatre ans après? C'est le paradoxe qui a accentué ces angoisses, ces anxiétés. Il joue là dessus.

[00:09:25]

La société américaine s'est même plus rassurée après quatre ans d'absence.

[00:09:29]

Par contre, on voit vraiment le résultat. Et l'objectif de Trump, c'est de surfer sur cette ultra polarisation de la société américaine et du système politique américain. Sans cynisme aucun. Vous iriez jusqu'à dire je me tourne vers vous, Marie-Cécile Naves, que ces images là, que cette violence qui s'est exprimée encore une fois dans le Wisconsin, ça le sert dans cette campagne. C'est quand même un petit peu risqué de, comme vous le disiez, enjamber le sujet comme si ça n'existait pas.

[00:09:58]

Pour deux raisons. La première raison, c'est que les enquêtes d'opinion montrent que l'électorat républicain, notamment modéré ou chez les indépendants, sont plus sensibles qu'il y a cinq ou dix ans. À ces images là, il y a quand même une volonté d'empathie. Pourquoi? Parce que la jeunesse, par exemple, est plus brassée qu'autrefois. Elle est plus multiculturelle qu'autrefois. Donc elle a l'habitude de côtoyer aussi des gens d'autres communautés. Et la deuxième? La deuxième raison, c'est que Donald Trump, qui va avoir besoin un petit peu quand même de l'électorat noir pour être élu, ça va se jouer sans doute très peu dans quelques États.

[00:10:34]

On est encore dans l'expectative. On est très incertain sur ce qui va se passer le 3 novembre. Mais parfois, il lui manquera peut être un, deux ou trois points dans l'électorat africain américain. Et si l'électorat Africains-Américains est galvanisé pour voter Biden, ce qui est aussi la stratégie de Bagdad, ça peut lui manquer de manière il. Une partie de cet électorat, encore aujourd'hui. Les enquêtes d'opinion? Oui, un tout petit peu, mais c'est quand même.

[00:10:59]

C'est quand même une ultra minorité. Et s'il fait les mêmes scores dans l'électorat Africains-Américains qu'en 2016, ça, ça risque de lui coûter la victoire dans certains Etats clés. En un mois des sondages, même si vous avez raison de le dire, on est encore loin du vote. Il peut se passer mille choses. Et puis, les sondages se sont souvent trompés en France, mais surtout aux Etats-Unis. Il donne un avantage encore pour Bagdad, avec un écart qui se resserre alors au niveau national.

[00:11:24]

Oui, dix points les séparent. Soit dit en passant, c'est à peu près la même différence de score que ce qu'avait Donald Trump face à Hillary Clinton au même moment. À peu près. Il y a quatre ans, et dans les États clés dont on parlait, notamment dans le Midwest. Et bien là, c'est un écart de 4 6 points. Autrement dit, on n'est pas très loin non plus de la marge d'erreur. Et là, ça a tendance soit stagner, soit se resserrer un peu.

[00:11:51]

Et là aussi. Et là aussi. Il y a quatre ans, Hillary Clinton était en tête avec à peu près le même genre de marge en sa faveur. Et ce qui est le plus frappant, à mon sens, c'est lorsque l'on pose la question aux électeurs quels sont les domaines où Donald Trump ferait mieux que Joe Biden? Il y a un seul thème où il arrive en tête et nettement, c'est l'économie. Autrement dit, quand on dit qu'une élection se base beaucoup et parfois toujours sur la bonne santé économique du pays.

[00:12:21]

Là, en ce moment, la situation économique n'est pas florissante. C'est le moins que l'on puisse dire. Mais il suffirait qu'il y ait la moindre, le moindre signe de reprise d'ici le 3 novembre pour qu'éventuellement ça puisse bénéficier, alors que sur tous les autres items, des questions composent le racisme, la violence, les injustices, la capacité à gérer l'Etat, à représenter l'Etat dignement. Il est très, très, très loin derrière.

[00:12:44]

En tout cas, c'est un sacre en forme de. Donald Trump a organisé lors de la convention républicaine à Charlotte, en Caroline du Nord, le président américain a enregistré des défections dans son parti, mais il a rassemblé autour de lui son clan, qui n'y est pas allé de main morte pour étriller l'adversaire. Bayda, Mattioli, Nicolas Baudry d'Asson. Sa musique d'entrée n'a pas changé depuis 2016. Depuis hier, Donald Trump est officiellement en campagne pour un second mandat.

[00:13:22]

Choisi par son parti lors de la convention des républicains. Trois présidents ou autres candidats à chaque fois, les coups visent les démocrates. Le seul moyen qu'ils ont de nous empêcher de gagner cette élection, c'est de truquer ces élections.

[00:13:44]

Alors oui, on va gagner, on va gagner ces élections. Et pourtant, Donald Trump est à la peine dans les sondages derrière le démocrate Joe Biden. Alors le président candidat multiplie les apparitions médiatiques. Critiqué pour sa gestion de l'épidémie de Kovy de 19, il s'affiche ici avec des bénévoles de la Banque alimentaire ou encore fait diffuser cette rencontre à la Maison-Blanche.

[00:14:10]

Deux hommes sont mes amis.

[00:14:13]

Ce sont les travailleurs incroyables qui nous ont aidés avec le viderait. Ce sont des gens formidables, des médecins, des infirmières, des pompiers, des policiers. Merci à tous. Vous avez été incroyable et nous voulons vous remercier, vous et les millions de personnes que vous représentez apposait.

[00:14:29]

176.000 Américain mordues, Kovy 19. Un million de sans emploi et une autre crise qui semble dépassée Donald Trump, celle du mouvement Black Lives Mateur Nuits d'émeutes dans le Wisconsin, hier.

[00:14:45]

Après de nouvelles accusations de bavures policières, un homme noir, Jacob Blake, se fait tirer dans le dos à sept reprises par un policier blanc. Jacob Blake est dans un état grave, mais stabilisé partout aux Etats-Unis.

[00:15:06]

Les manifestations contre le racisme et les violences policières continuent depuis plusieurs semaines.

[00:15:18]

Et hier, les républicains ne joue pas l'apaisement.

[00:15:21]

Le parti de Trump invite ce couple devenu célèbre après avoir pointé leur arme sur des manifestants antiracistes.

[00:15:29]

Il se défendait, selon lui, ne se contente pas de répandre le chaos et la violence dans nos communautés. Les démocrates veulent supprimer les banlieues pavillonnaires en mettant fin aux maisons individuelles. Ce changement forcé entraînerait de la criminalité et de l'anarchie et des appartements de mauvaise qualité dans des quartiers de banlieue florissant.

[00:15:49]

l'Amérique se divise et Trump veut se placer en rempart face aux démocrates trop radicaux, selon son clan. C'est presque comme si cette élection se jouait entre église, travailliez école et contre emeutes, pillages et vandalisme, ou selon les mots de Boyden et des démocrates. Cette manifestation pacifique, c'est du discours du fils de Donald Trump, de sa fille, de sa femme. Ou ici, de sa belle fille.

[00:16:18]

Le clan du président, omniprésent dans cette convention républicaine, est prêt à tout pour refaire du chef de famille un chef d'Etat contre Joe Biden, estime Labelling.

[00:16:30]

Ils veulent voler votre liberté, votre indépendance. Si ils veulent contrôler ce que vous voyez penser, croyez, afin de pouvoir contrôler votre mode de vie. Mesdames et messieurs, dirigeants et combattants pour la liberté, le rêve américain, le meilleur est à venir.

[00:16:50]

Pour l'emporter le 3 novembre prochain, Donald Trump, chez les républicains, mise sur le même programme politique qu'en 2016.

[00:16:57]

America First l'Amérique d'abord. Philippe Corbé, vous suivez? Cette convention républicaine, est ce que le clan Trump réussit à faire oublier les défections dans les rangs des républicains? Les défections dans les rangs des républicains sont en fait des anciens Bouchy, des anciens proches de Mitt Romney qui, de toute façon, n'étaient pas en reste pour Donald Trump en 2007. Beaucoup d'entre eux n'ont pas voté pour lui. Non, il, je pense, un petit porteur de message.

[00:17:22]

Hier soir, on a vu le cistre, sa belle fille qui est une ancienne star de Fox News, avoir un message assez dur sur l'Amérique à feu et à sang, alors que les discours qui devait marquer la soirée, qui avaient été programmés à l'heure de grande écoute, était plutôt réussi, notamment d'un sénateur noir de Caroline du Sud. Kevin Scott est le seul républicain noir au Sénat qui a eu un discours plus modéré, un discours plus ouvert, un discours qui peut s'adresser à l'électorat centriste modéré et aussi, en partie, à l'électorat des minorités ethniques.

[00:17:51]

Ce discours qui, à mon avis, était très réussi finalement, passant un petit peu à qu'on est passé un peu à côté de ça. En tout cas, dans les reprises ce matin, on voit davantage les MacAskill, le couple de Saint-Louis, le fils Trump et sa belle fille. Et je pense qu'il y a un message dans la campagne de Trump. Est ce que c'est un message optimiste qui s'adresse à un lectorat indécis? Ou est ce que c'est un message plus dur qui vise à électriser sa base?

[00:18:15]

Et on nous avait annoncé optimiste hier soir. On ne l'a pas eu totalement et dans l'écho médiatique autour de ce produit sur la convention. Je pense que c'était d'abord cette ligne dure qui a été reprise.

[00:18:25]

Ça sera peut être le rôle de Mélanie A30 qui va faire son discours. Vous avez l'air d'en douter d'ores et déjà. François Clémenceau Il n'y a pas d'attentes sur le discours. Vous êtes ce qu'elle est appréciée des Américains. Sur Melania Trump, il y a une sorte d'énigme. On sait très bien que cette femme ne voulait pas que son mari soit président. On sait très bien qu'elle n'a pas voulu l'accompagner à la Maison Blanche. En tout cas, au début, on sait qu'elle est dans un exercice contraint.

[00:18:48]

Donc, que voulez vous que son discours demain, qui aura été écrit par d'autres, puisse avoir comme sorte de résonance auprès du public auprès des électeurs républicains? J'en doute pas une seconde auprès de tout le reste de l'Amérique. Oui, je crois qu'on peut en douter. Il n'y a pas de rôle politique de Melania Trump dans cette campagne.

[00:19:06]

C'est là le contraste, justement, avec celles qui l'ont précédé dans ce rôle là. Les First Lady d'avant ont eu un rôle parfois secondaire, mais d'autres très importants. Et évidemment, Michelle Obama a joué ce rôle là. J'allais dire pleinement et jusqu'au bout. Et encore aujourd'hui, en tant qu'ancienne première dame, elle est en première ligne.

[00:19:25]

A vrai dire à moi, ça me rappelle son rôle et ce qu'on peut attendre de son discours. On a vu certains membres de la famille Trump qui se sont exprimés avec pas mal d'outrance. C'est ce que disait tout à l'heure Philippe Corbé. Le clan Trump, ça marche encore dans une campagne. Mobiliser la famille, le Cercle, oui, oui, c'est vraiment tous. Avec 30 ans, flatter toute la convention, c'est ça. C'est presque un culte du chef.

[00:19:48]

Il y a une sorte de culte de la personnalité à la gloire, de son action, de son leadership, de son style. Peut être que dans le discours nominal, la chose à suivre, c'est le message qu'elle aura vis à vis de l'électorat féminin. Et là, je parle de manière très globale parce qu'il faut croiser avec l'origine le lieu de résidence, le niveau de diplôme, des équations très complexes. Pourquoi? Parce que Trump a beaucoup, beaucoup perdu dans l'électorat féminin.

[00:20:09]

On est dans un gap entre lui et Biden, de 20 à 25 points. C'est considérable. Il n'était que de 10 points contre contre Clinton. Donc, c'est pour ça aussi qu'il a un discours très offensif sur les banlieues résidentielles. Si Biden a été élu, il va faire de la mixité sociale et raciale dans les banlieues. Vous serez plus en sécurité, etc. Parce qu'on est dans le storytelling de la défense de la Desperate Housewife, qui est très, très caricaturale métier dans ce storytelling mylar républicain.

[00:20:36]

Comme si les femmes étaient une entité monolithique. Et c'est beaucoup plus compliqué que ça. Mais peut être que dans les discours, Melania s'aggrava, surveille en tout cas Thomas Snégaroff.

[00:20:45]

Oui, il est quand même normal que la convention soit à la gloire de Trump. La dernière fois que ça se passe derrière la convention est à la gloire de Joe Biden. Donc, il est tout à fait normal, surtout quand un président se représente après, ce qui est un peu différent avec lui. Quand on en parlait il y a un instant, c'est qu'effectivement, on attendait un discours optimiste.

[00:21:02]

Je pense que sans le coronavirus qui attendait un discours optimiste, les médias et pourquoi on attendait un discours? Il y avait besoin d'un discours optimiste.

[00:21:08]

La Maison-Blanche avait fait dire que la convention serait un peu différente, que le discours serait plus présidentiel. Ça fait trois ans et demi qu'on attend le discours présidentiel de Trump. Et en l'occurrence, un discours présidentiel. Quand on est président et qu'on se représente, c'est de dire on a beaucoup travaillé pendant quatre ans. La route, c'est le bon chemin, mais donnez moi encore quatre ans, sinon je serais arrêté en cours de route, à mon avis, sans le coronavirus, sans la crise économique et sanitaire.

[00:21:31]

On aurait pu avoir ce genre de convention parce qu'il aurait été en position. À mon avis, très favorable. Et on aurait pu jouer sur l'idée d'une poursuite d'une heure commencée là. La difficulté étant réelle, il a besoin de critiquer son adversaire plus que de raison, à mon avis, et de dépeindre une obscurité dont il serait la seule trace de lumière potentielle. En fait, il dit quoi aux électeurs américains? Il leur dit Vous n'allez quand même pas lâcher la proie pour l'ombre.

[00:21:57]

La preuve, vous la connaissez, c'est moi. Je vous fais marrer, mais finalement, je construis des buildings.

[00:22:02]

Je saurai reconstruire l'économie américaine. Vous me connaissez.

[00:22:06]

Mais l'ombre que je vais vous dépeindre avec tous les gens qui vont parler autour de moi, qu'ils soient ou pas. Trump, c'est une ombre ultra angoissant et donc c'est ça. Mais la semaine dernière, qui faisait peur, c'était les démocrates.

[00:22:17]

Bien sûr, on va les entendre sur une campagne où chacun essaye d'utiliser la même ficelle qui est celle de la peur. D'un côté, la peur d'avoir encore quatre ans Trump. De l'autre côté, la peur d'avoir les radicaux socialistes au pouvoir. Radicaux, socialistes, radicaux et marxistes, révolutionnaires, révolutionnaires, anarchistes, anarchistes sont des mots qui ont été utilisés sans relâche à travers la présence de sa famille qui est omniprésente à travers tous les soutiens républicains qu'on va voir défiler au cours de cette semaine.

[00:22:48]

L'objectif de Trump, c'est de défendre ce qu'il appelle les valeurs traditionnelles de l'Amérique. Une espèce d'exceptionnels Américain tourné vers l'intérieur, introverti, celui qui a plutôt caractérisé l'Amérique avant la Seconde Guerre mondiale, c'est à dire une Amérique qui ne veut pas être engagée dans le monde comme gendarme du monde. Une Amérique qui veut moins d'immigrés. Et une Amérique aussi qui souhaite moins d'écoles délocalisées également.

[00:23:14]

Les emplois, et notamment vers la Chine, c'est la même que celle qu'il a défendu lors de sa dernière présidentielle.

[00:23:20]

C'est la même ligne à travers les discours et sa famille, il défend ses valeurs traditionnelles, notamment la foi, la famille nucléaire et le patriotisme. Bien, celle présente est de contre attaquer. L'équipe de Brighton en disant Si vous, américains? Vous, Elisée Beethoven, ça va être une menace pour ses valeurs traditionnelles américaines pour lesquelles je me porte comme porte drapeau, et des discours très intéressants qu'on a totalement négligé hier, c'est celui de ce jeune intellectuel américain qui s'appelle Champ électrique et qui a dit Trump, je le décrit comme le garde du corps de la civilisation occidentale.

[00:24:00]

C'est extrêmement fort, comme un langage extrêmement fort d'encadrements cette idée de protéger cette Amérique tant qu'on le peut encore. Faites attention si c'est Boyden, vous allez avoir une Amérique totalement différente de celle que j'essaie de protéger depuis le début de la discussion sur la convention. Ce que je comprends. Et vous allez m'arrêter si je me trompe. François Clémenceau que en gros, les défections dans le camp républicain Lincoln Project qui aident les anciens de l'administration Bush qui ont vraiment pris fait et cause pour Joe Biden, pour les démocrates, tout cela ne pèse rien.

[00:24:31]

Je ne dirais pas ça parce que tout de même, si vous regardez la liste des gens qui s'expriment au cours de cette convention, vous avez très, très peu de sénateurs. Or, ils ont pourtant la majorité au Sénat. Et parmi ceux qui sont élus à la Chambre des représentants, vous avez uniquement les pistes, les pistes et le reste, c'est à dire les républicains modérés, ce que l'on appelle les républicains regagnée, etc. Ils sont invisibles, on ne les voit pas.

[00:24:54]

Où sont ils passés? Et si jamais ils sont encore là dans cette campagne?

[00:24:58]

C'est ce qu'on va voir. Quand vous, vous, quand j'ai interrogé pour Le Journal du dimanche, William Kristol, ce dimanche, qui est l'un des animateurs du courant anti-Trump, pistent au sein de la droite américaine, il dit que il y a quand même quelque chose de très surprenant. Bien sûr qu'il y a plein de gens qui ont dit moi, Trump, jamais on les a. C'est vrai, en 2016, on les a entendus, on les a pas revus, mais il y en a beaucoup d'autres qui sont partis en cours de route et qu'on ne reverra pas.

[00:25:22]

Et puis, vous avez tous ceux qui ont eu un impact pendant les années Reagan, pendant les années Bush, qui n'étaient pas que des fous furieux néoconservateurs ou des reaganien extrémistes. Il y avait beaucoup de gens qui pensaient que l'Etat voulait dire quelque chose et que la conduite de l'Etat impliquait une certaine forme de décence. Or, ces gens là, aujourd'hui, ils sont non seulement absents. Mais s'ils avaient voulu s'exprimer, ils sont muselés. Et moi, je serais très impatient de savoir effectivement quel poids aura un certain nombre.

[00:25:52]

Pas forcément de de retournement d'opinion de la part de ces gens qui vont peut être voter Belledonne. Mais je crois que beaucoup d'entre eux et de leurs électeurs vont s'abstenir, c'est à dire qui ils refuseront d'avoir le choix entre la peste et le choléra. Et ils s'abstiendront. Et ça peut compter.

[00:26:09]

Et ça, ça peut jouer dans moment du décompte. Cette question que j'allais oublier Donald Trump est il vraiment en mauvaise posture? C'est Clodius en Mosel qui pose cette question parce qu'il doit regarder les sondages.

[00:26:20]

Ils ont des enquêtes internes et ils savent, même s'il claironne l'inverse, qu'il est quand même en situation difficile. Il est en pire situation qu'il ne l'était face à Hillary Clinton, tout de même, il y a quatre ans. Il y a une situation qui est comparable à celle de George W. Bush, donne George Herbert Bush, qui avait renversé la table contre Maikel Dukakis 180. Donc, on peut rétablir ça. Mais quand on voit les attaques sur le vote par correspondance, on en parler sur même piloter une candidature Keny West qui est une candidature un peu pour voler quelques électeurs noirs.

[00:26:48]

Parce que quand vous posez la question à François Clémenceau. Mais ça joue à la marge. Ou quand on peut se poser la question. Oui, mais les électeurs noirs, il y en a très peu. Oui, mais n'oublions pas qu'en 2016, Donald Trump a gagné l'élection présidentielle pour 60 108 voix.

[00:27:02]

C'est rien. Donc chaque voix va compter. Donc, si vous enlevez un peu parti un peu par là, ça peut basculer dans un sens ou dans un autre. Le système électoral américain est assez complexe pour cela.

[00:27:12]

Philippe Corbé sur la tonalité de ce que vous entendez à la convention, c'est une convention des républicains qui sont très confiants. Ou est ce qu'il y a un doute qui est en train de s'installer sur les chances de victoire de Donald Trump? Et puis, je voudrais avoir votre avis aussi. Je vous pose des questions sur ce qui s'est passé avec Yann Canoy. C'était la conseillère de Trump qui a dirigé sa campagne de 2016, qui a démissionné. Ça aussi, ça se passe pendant cette convention républicaine.

[00:27:39]

Sur cette question. Ce qui est très frappant, c'est que beaucoup des militants ou des délégués que j'ai croisés, j'ai croisé ces dernières semaines dans des reportages à travers les Etats-Unis qui sont des militants convaincus, sont enthousiastes et sont assez confiant sur la réélection. Ce qui m'a frappé, c'est qu'il y a un message qui essaie de faire passer le contrôle. Depuis qu'il a changé de directeur de campagne, il y a quelques semaines, qui, à mon avis, est en train de bien passer.

[00:28:01]

Il était à la tête d'une économie qui fonctionnait. Ça veut dire qu'il est le mieux placé pour reconstruire l'économie. Maintenant qu'elle a été détruite, c'est ce message là est en train d'infuser dans le pays. En tout cas, dans l'électorat de Trump, ça s'est très bien passé, alors que les démocrates n'ont pas réussi à trouver encore le message inverse. Ouais, c'est celle qui a sauvé la campagne de Donald Trump en 2016. Elle avait pris la direction de la campagne mi août, alors que la troupe était en mauvaise situation.

[00:28:26]

C'est une républicaine plus classique qui connaît très bien les sondages. Il connaît très bien l'articulation de l'électorat, qui a été extrêmement efficace et qui a décidé qu'il était marié à un juriste marié, à un juriste républicain très anti-Trump et donc très pro. Trump, lui, très anti-Trump sur Tweeter. Derrière ce projet se licol, projette des républicains anti-Trump. Il avait réussi à conserver une cellule familiale et leur fille de 15 ans a multiplié les messages ces dernières semaines sur Tik Tok, sur Twitter.

[00:28:54]

Au point que ils ont décidé de protéger leur famille. Donc elle quitte la Maison-Blanche, a annoncé dimanche le président. Et lui se retire d'une projette, en tout cas publiquement. Il y a quand même du point de vue qu'elle va s'exprimer à la convention. C'est une voix que c'est l'une de celles qui a le mieux articulé le tropisme pour le grand public ou en tout cas pour un électorat plus large que sa base et le fait qu'elle parte maintenant, et pas dans trois semaines ou pas il y a deux mois.

[00:29:20]

En tout cas, ce n'est pas une bonne nouvelle pour nous.

[00:29:21]

Ce n'est pas une bonne nouvelle. Autre sujet qui est peut être pas une bonne nouvelle pour Donald Trump. Le pasteur Jerry Falwell, qui soutient évidemment Donald Trump, en parlait tout à l'heure des valeurs familiales, etc. Qui est contraint à la démission pour une affaire extraconjugale entre sa femme et un jeune homme?

[00:29:36]

Oui. Et lui qui a assisté aux ébats sexuels du couple pour dire oui, c'est une très grande figure des évangéliques. C'est le fils de son père d'abord. Et les faloir. C'est cette famille extrêmement importante.

[00:29:47]

Et ça dit aussi des choses, mais aussi des voix qui ont été la même. Vous savez, c'est un peu la même histoire différente, mais qui se rejoint avec celle de Steven. Le type idéologue veut construire un mur. Et puis, on apprend qu'en fait, il a détourné l'argent du mur pour son train de vie personnelle. Des millions de dollars. Il y a un double discours qu'on avait aussi vu largement chez Total Trump, assez régulièrement sur les valeurs familiales.

[00:30:08]

Et puis un comportement domestique qui peut être un peu à l'opposé.

[00:30:12]

Reste à savoir si l'empilement des contradictions, l'empilement de ces problèmes peut faire une défaite électorale. J'en suis pas certain. Parce qu'encore une fois, les électeurs évangéliques, depuis le début, ils savent que c'est parce que ce n'est pas un parangon de vertu qu'ils ont élu à la Maison-Blanche, etc. Etc. Pourquoi ils ne choisissent, le choisissent? Parce qu'il leur permet de réaliser certains de leurs rêves absolus d'un soutien absolu à Israël, la capitale des déplacés. À Jérusalem, l'avortement.

[00:30:40]

La Cour suprême, etc. Il y a une série de sujets d'items, comme dire François, qui sont au cœur des idées de ces gens là qui disent que finalement, ce n'est peut être pas le meilleur candidat. Mais on ne pourra jamais aller aussi loin idéologiquement dans l'Amérique et l'âme de l'Amérique dont vous parliez qu'avec lui au pouvoir.

[00:30:55]

Qu'est ce qu'ils iront aussi de Méthane Evangélique? C'est aussi là. On va voir ce qu'il va dire. C'est aussi de rassurer cette partie là de l'Amérique attachée aux valeurs morales, sur l'avortement, sur les valeurs familiales, etc. Etc. C'est aussi pour ça et surtout pour ça. Je crois que je peux être Cratyle. À la sortie du livre de son avocat Mike Alcanes assuré, il va être attendu et attendu.

[00:31:20]

Il arrive à un très mauvais moment, évidemment.

[00:31:23]

Dans la dernière ligne droite de sa campagne, le président fait le décompte du nombre de livres qui sont sans fin sur Donald Trump ou par des gens qui étaient dans son administration ou dans son cercle rapproché, qui est tiré à boulets rouges sur ceux sur ce qu'il est, sur ce qu'il a fait. Ça ne l'a pas beaucoup fait décrocher des sondages, aller chez le clan Trump face au clan Obama lors de la convention démocrate. Pour le coup totalement virtuel, l'ancien président et son épouse ont lâché leur coup contre Donald Trump.

[00:31:48]

Un renfort bienvenu pour un candidat Biden embarqué dans une campagne confinait pour cause de cover. Rémi Barjavel, Christophe Frottaient.

[00:31:59]

Des militants euphoriques chacun dans leur voiture, un feu d'artifice sur un parking. C'est la fête version Coved. Leur candidat Joe Biden vient d'être investi officiellement par les démocrates sur la scène. L'ancien vice président de Barack Obama et Kamala Harris, sa colistière.

[00:32:17]

Quelques minutes plus tôt, Joe Biden s'adresse aux Américains.

[00:32:22]

L'actuel président a attrapé l'Amérique dans les ténèbres bien trop longtemps. Thomas tient trop de colère et trop de crainte, trop de divisions ici et maintenant, je vous le promets. Si vous me faites confiance et me confier la présidence, je ferai ressortir le meilleur de nous, pas le pire. Je serai un allié de la lumière et pas des ténèbres.

[00:32:46]

Un discours qui clôt quatre jours de convention démocrate un peu particulière, totalement virtuelle pour éviter les rassemblements en raison de la crise sanitaire. Quatre jours durant lesquels les démocrates ont voulu afficher leur unité pour soutenir leur candidat. L'arme fatale de Joe Biden? Le couple Obama, qui a chargé violemment le président actuel, Aménas.

[00:33:12]

Crost depuis près de quatre ans maintenant. Non, il n'a montré aucun intérêt à se mettre au travail. Aucun intérêt à trouver un terrain d'entente.

[00:33:20]

Aucun intérêt à utiliser le pouvoir incroyable de son bureau pour aider qui que ce soit d'autre que lui et ses amis.

[00:33:27]

Mais permettez moi donc d'être aussi honnête et clair que possible. Donald Trump n'est pas le bon président pour notre pays.

[00:33:34]

Loin d'être un qu'induit dans les sondages, Joe Biden compte 10 points d'avance sur Donald Trump. A deux mois de l'élection présidentielle, pourtant, seulement un peu plus d'un tiers des démocrates se disent enthousiasmés par leur candidat. Et pour ces militants en campagne, c'est le seul choix raisonnable.

[00:33:52]

Il n'est peut être pas le candidat le plus excitant, mais ce n'est pas Barack Obama. Mais il est l'homme dont nous avons besoin maintenant.

[00:34:02]

Ces militants de Milwaukee ne cesse d'appeler les électeurs pour les mobiliser. Ce problème se pose même pas.

[00:34:07]

Même le parti compte sur le profil centriste de Joe Biden pour rassembler.

[00:34:15]

Je ne veux pas aller me coucher le soir en me disant que le pays va exploser. Windmill peut faire un tweet et faire déguster, dire un truc raciste à des journalistes. Je ne peux pas faire quatre ans de plus avec lui et le meilleur argument pour attiser le sentiment anti-Trump, c'est encore l'actualité.

[00:34:34]

Crises sanitaires, crise économique. La stratégie des démocrates pour la suite de la campagne, capitaliser sur cette défiance qui monte envers le président américain tient l'échec et l'absence de leadership de Donald Trump a coûté des vies et des salaires.

[00:34:50]

Vous voyez chaque chef prendre les sommes à un tournant. La crainte, c'était le chaos constant nous laisse désorientés.

[00:34:57]

L'incompétence nous effraie, mais que ça suffit.

[00:35:02]

Oui, comme tout pays pouvons faire mieux et nous méritons bien ce mot.

[00:35:08]

Et depuis une semaine, les démocrates ont enregistré des soutiens de poids. Plusieurs anciens responsables républicains ont déclaré publiquement soutenir Joe Biden, comme Colin Powell ou John Kasich, ancien gouverneur de l'Ohio. Des prises de position qui pourraient bien influencer les indécis à glisser un bulletin démocrate dans l'urne le 3 novembre prochain, justement pour revenir quand même sur les déclarations du couple Obama.

[00:35:33]

Est ce que ça pèse vraiment dans cette campagne? Oui, parce que ça pèse, d'autant qu'ils utilise des supports destinés à l'électorat jeune. On voit presque tous les jours des messages sur Instagram, par exemple de Michelle Obama, Barack Obama qui incite à aller voter. Est ce que les gens qui ont 20, 25 ans aujourd'hui, ça va? Ça va suffire parce que cet électorat là que Biden doit absolument aller chercher, je pense que ça joue quand même.

[00:35:58]

Aller chercher, il les a déjà sur les convictions, mais les faire voter n'est pas forcément Sanders. C'est une génération qui est très politisée, qui a soutenu Bernie Sanders, par exemple, qui va manifester dans la rue pour le climat, contre les violences policières. Mais il n'est pas très excité par Joe Biden. Ça, c'est sûr un peu. On peut le comprendre, mais il faut les convaincre que c'est un vote de raison et qu'ils se joignent à ceux qui vont voter.

[00:36:23]

Ce que vous dites en entendait dans le reportage à cet homme. C'est vrai, ce n'est pas le candidat le plus excitant et il n'est pas aussi excitant que Barack Obama. Et il va falloir mobiliser dans ces conditions là.

[00:36:34]

Oui, c'est la participation qui fera l'élection. Tout le monde le sait. Quand on regarde un peu, quand on montre un électeur de Bayonne, pourquoi ils votent pour Bayonne à 54%? Ils disent c'est pour pour éjecter Trump. Quand on demande aux électeurs de Trump pourquoi ils votent pour Trump à 74% Hedy? Parce que c'est leur grande inquiétude. Bien sûr, c'est que l'adhésion est du côté des Trump Trappist et pas de Belledonne.

[00:36:52]

Et c'est là où, à mon avis, l'entrée en campagne de Barack Obama est un peu dangereuse parce que ça fait trois ans et demi que Trump n'attend que cela, qu'il le provoque en permanence. La va dire qu'il attend le duel qui veut que le match ne soit pas bagh donne Trump parce que je pense que Boyden, Trump, ça lui fait peur. Parce que l'empathie. Parce que quand une présidence morale Jimmy Carter de 16 pour calmer un pays apaisé, à feu et à sang, ça ne va pas marcher.

[00:37:19]

En revanche, la détestation envers Barack Obama, elle, existe encore en Amérique. Elle existe au moins envers Biden, envers Barack Obama et lui. Il pense qu'il peut remobiliser un électorat très anti Obama. Un peu le même Corty Clinton finalement d'il y a quatre ans. C'est pas les mêmes gens, mais qui détestent Barack Obama, son électorat qui est déjà fidèle et son électorat fidèle. Mais comme tout ça, ce n'est pas tellement à la marge qu'il se dit certainement qu'il y en a certains qui voteraient bidonne.

[00:37:45]

Mais quand ils voient Obama à ce point et à Cammalleri, il sait aussi qu'on va caricaturer. De la part de Trump, je n'ai pas parlé de racisme là, mais a quand même une focalisation sur les personnalités. Michelle Obama, Barack Obama, Kamal Arise dans les discours de Trump, parce que je pense que ce dit, ce débat là, ce duel là, il le veut depuis trois ans et demi et même depuis bien avant, puisque souvenez vous quand même qu'il avait émergé politiquement.

[00:38:06]

On l'a beaucoup dit lors du grand débat sur le certificat de naissance. Barack Obama n'est pas président des. Un cadeau? Barack Obama en pleine campagne? Il a su pendant trois ans et demi retenir ses coups parce qu'il savait qu'il ne fallait pas le faire, parce que ça ne se faisait pas entre ancien président, parce qu'il est aux Etats-Unis comme le président du club, le club des présidents. Regardez les meilleurs amis du monde d'aujourd'hui, c'est George W.Bush et Bill Clinton.

[00:38:25]

Comme quoi, quand on se quitte le pouvoir, on peut être amis. Mais là, il rentre dans la bagarre parce qu'il sait aussi qu'il a un Biden qui est un peu faible. Mais est ce qu'il n'est pas en train de rendre un mauvais service à Belledonne? Ce n'est pas quelque chose deed envisageable. En tout cas, c'est certainement ce que le calcul de Donald Trump.

[00:38:41]

Juste cette question pour vous, François Clémenceau, pourquoi Joe Biden ne se montre t il pas plus combatif? Parce qu'il faut beaucoup d'énergie pour être combatif. C'est un homme âgé. Il a montré à plusieurs reprises. Pas seulement quand il était vice président, qu'il était capable, effectivement d'avoir une forme de courage et une forme de courage physique. Le problème, c'est que ça se voit. Je veux dire qu'il a 77 ans. Il en aura 78 après l'élection.

[00:39:06]

Donc oui, c'est un président âgé. Obama, lui, a cette énergie et je crois surtout que Obama apporte à Bagdad, j'allais dire ce qui cette sorte de halo de décence qui a entouré leur président. C'est une présidence qui n'a pas été corrompue, qui n'a pas été salie, qui n'a pas été entachée par les scandales moraux ou les scandales privés, ou les scandales d'argent. Et cette forme de décence là. Et d'ailleurs, quand on parle de restauration de l'âme de l'Amérique, c'est ça aussi que cela veut dire.

[00:39:35]

Je pense que les deux. De ce point de vue là, font bien la paire. On l'a vu dans une conversation qu'ils ont enregistré, il y avait un petit côté nostalgique. Tu te souviens quand on était au pouvoir? Finalement, il y avait. Il n'y avait pas grand chose à nous reprocher. On reconstruisait l'économie post 2008. On a essayé de faire ce que l'on a pu. On a fait la réforme de l'assurance santé, mais il y a quand même ça.

[00:39:52]

Que peut apporter aujourd'hui Obama? Un certain nombre de gens qui doutent, c'est ce que vous voulez. Quatre années de plus d'outrances ou quatre années de plus de décence. Et la décence? C'est effectivement le service de l'Etat. Quand vous voyez, par exemple, à quel point l'État aujourd'hui, je l'ai dit dans cette chronique et se fait approprier par le Parti républicain. Trump va faire son message jeudi à la Maison-Blanche depuis la Maison-Blanche. Jamais un président américain n'a osé indiquer à ce point qu'il y était, qu'il lui restait.

[00:40:22]

Jamais on n'avait entendu un secrétaire d'Etat, Mike Pompeo en l'occurrence, faire un discours de soutien au candidat de son parti parce que tout simplement, les ministres n'ont pas le droit à la parole dans les conventions. Jamais on a vu un vice président se servir d'un site symbolique militaire qui appartient au patrimoine des Etats-Unis. Là où on a inventé l'hymne américain format Kenway dans le Maryland, faire son discours de convention là est un lieu pour tous les Américains, pas uniquement pour le Parti républicain.

[00:40:50]

Il y a derrière tout ça peut être quelque chose qui choque beaucoup de gens qui se disent c'est pas bien, le parti, c'est le parti, mais l'État et le service de l'État, c'est l'État.

[00:41:00]

Mais cette question est intéressante parce qu'on a l'impression que d'ailleurs, c'est un des axes de campagne des républicains du clan Trump. Le fils de Donald Trump l'appelle le monstre du Loch Ness et c'est ce qu'il a dit lors de la convention. Il a dit il sort sa tête pour candidater à la présidence de temps en temps. Il ne fait pas grand chose. Pendant ce temps là, ils sont en train de moquer un beiden sans énergie qui vient concourir à la présidentielle parce qu'il n'a rien de mieux à faire.

[00:41:26]

Pas étonnant. Sa prudence réside dans le simple fait que aujourd'hui, le Parti démocrate est Boyden et dans une situation délicate d'équilibriste, c'est à dire qu'il doit à la fois séduire et attirer les républicains déçus par Trump. Et là, Trump et Beethoven partagent le même objectif attirer les républicains, attirer les indépendants. Mais en même temps, il doit aussi s'assurer le soutien de l'aile gauche dite radicale, un peu plus extrême que représente Bernie Sanders. C'est Elizabeth Warren, un très difficile équilibre à trouver, d'où sa prudence et doux.

[00:42:03]

Quand on va sur le site internet de campagne de Pachtoun, un programme qui est finalement ultra minimaliste, ultra minimaliste parce qu'il ne veut prendre aucun risque pour finalement essayer. Et c'était justement le problème d'Hillary Clinton en 2016, d'élargir le plus possible la coalition, d'élargir le plus possible panel des électeurs qui voteront pour lui. Et effectivement, Obama, pour moi est un atout puisque Obama avait réussi à fédérer les jeunes et les minorités, ce que Clinton, beaucoup plus clivante en 2016, n'avait pas réussi à faire et qui l'a mené à l'échec.

[00:42:37]

Philippe Corbé comment pèse la crise du vide dans cette campagne? On a vu que Donald Trump avait poussé pour que les traitements au plasma soient autorisés dans les traitements des patients. Aux États-Unis, on connaît le triste bilan du nombre de morts du vide aux Etats-Unis 160 à 175 000. Comment est ce que cela pèse dans cette campagne? Est ce que l'un et l'autre? Ma question est un peu long, mais vous êtes à distance. Je pèse tout d'un coup.

[00:43:05]

Dans le premier reportage, on a vu Donald Trump s'entourer de soignants qui donnaient le sentiment de vouloir corriger. Son image en ce qui concerne la façon dont il a géré cette crise est peut être le manque de compassion dont il a fait preuve à un moment.

[00:43:19]

Absolument. Ce est intéressant de noter que hier soir, c'est sur le Kovy qu'il est apparu lors de la première soirée de la retransmission avec des soignants. C'était plutôt réussi leurs conséquences en termes de communication et c'est une inflexion par rapport au médecin général qui a fait passer ces derniers mois. Il a été tout dit, tout et son contraire sur le. Mais globalement, la ligne ces derniers mois, c'était plutôt de dire d'abord, ça n'est pas si grave que ça.

[00:43:42]

Et puis finalement, c'est apparu comme très grave. On va s'en sortir, ça va aller mieux. Demain, ce sera mieux. Et c'est pour ça que l'annonce dimanche soir du traitement au plasma n'était pas un hasard. La veille de l'ouverture de la convention, il a fait pression sur l'Agence du médicament pour donner cette autorisation et l'annoncer la veille du début de la convention et sur tout ce qui se prépare. Ce que craignent les scientifiques, c'est que c'est que Donald Trump limiterait son problème, fasse pression sur l'Agence du médicament pour autoriser un vaccin en octobre pour créer une sorte de surprise d'octobre, quelques semaines avant l'élection pour un effet d'annonce, sans même que ce vaccin ne soit disponible.

[00:44:17]

Et cette crainte là, elle monte. Elle est exprimée notamment par le docteur Sotchi, qui est le grand scientifique en charge des maladies infectieuses ici, c'est vrai. Ce serait une vraie, un vrai. Trump vient finalement de créer au dernier moment dans son spectacle du pouvoir, une surprise qui changerait tout.

[00:44:36]

D'ailleurs, il s'est exprimé à propos de Joe Biden en disant Biden a expliqué qu'il pourrait refermer le pays, reconfirmer le pays, ce qui serait une folie. On le voit bien, le clivage qui est en train de s'opérer sur la crise du papier et la façon de la régler. D'un côté, Trump dit J'aurais peut être un vaccin avant la présidentielle et d'un autre Weiden raisonnable peut être confiné. Oui, vraiment, je trouve là pour le coup un desperado prêt à tout, prêt à tout et qui, en plus, ça nous risque qu'il appelle Trump Bismillah.

[00:45:05]

Ce billet? Trop bien, puisque je suis contre les institutions. Oh encore vous empêche d'avoir un vaccin. Avec leurs précautions, leurs précautions. Nismes C'est de bien pensance qui fait qu'on a peur de tout. Jobidon Il a peur de tout. Moi, j'ai peur de rien. Et donc, on est effectivement sur un match qui est ultra, presque manichéen. Pas entre le bien et le mal, parce qu'on n'est pas là pour dire qui est bien mal, mais contre quelqu'un qui ose tout et quelqu'un qui n'ose rien.

[00:45:31]

En tout cas, selon les mais entre le principe de précaution et le principe de risque, et sachant à quel point le risque fait partie de l'âme américaine aussi.

[00:45:39]

Donc, nous n'en avons pas absolument tout, de l'Américain de Donald Trump. Il a quand même saisi ça. La prise de risque, l'individualisme, l'économie d'abord. C'est aussi quelque chose qui anime beaucoup les Américains. Et moi, j'aime beaucoup le foot et me souvenir d'un pet, d'un Barcelonne. PSG Match retour entre un Barcelone qui est desperado, qui n'a rien à perdre et qui prend tous les risques.

[00:45:59]

Et en face, une équipe du PSG parce qu'elle est un peu en avance, comme le Belledonne, parce qu'elle n'ose pas prendre de risque. Et à la fin, ça finit en remontada. 6 ans, donc. Ce que je veux dire par là, c'est que l'on voit que Trump, aujourd'hui, il est prêt à tout. Il fait feu de tout bois. Il a tous les arguments possibles, y compris l'entrave au vote, y compris accuser les autres de fraude.

[00:46:17]

Les prix? Une candidature tels que Kanye West, y compris. On vient de le voir ici avec un vaccin potentiel sur la santé. Il est prêt à tout. Il fait tapis et on en est là aujourd'hui.

[00:46:27]

Dans ce contexte là, qu'il est le meilleur? Oui, il est acculé. Bien sûr. Ouais, il a toujours été bon dans l'adversité, Donald Trump. Il a toujours été bon dans l'adversité et c'est quand il est acculé qu'il trouve des solutions. En tout cas, des solutions rhétoriques qui fonctionnent à plein. Parce que depuis le début, il se présente comme une victime. Et là encore, il essaye de se présenter lui même comme la victime des institutions, de la lenteur de la bureaucratie contre laquelle un homme qui prend des risques peut l'emporter.

[00:46:54]

Il a présenté son clip de campagne. C'est en gros. Promesse tenue. Voilà ce qu'il dit aux Américains. Son bilan, c'est à mettre à son crédit dans sa campagne. Ça dépend sur quoi? Sur la promesse qu'il a faite à la petite classe moyenne blanche d'aller mieux économiquement, socialement. Sur le plan de la santé? Non. Il a démantelé l'Obamacare. Mais finalement, il n'y a pas de grande réforme de la santé qui a été et qui a été votée en alternative.

[00:47:25]

Y compris quand il avait un congrès complètement républicain sur l'économie, évidemment. Le solide a fait que la situation est telle qu'elle est sur les promesses en termes de projet de société pour sortir un peu du programme stricto sensu, le projet de société. Une Amérique fermée sur elle même, avec un projet sécuritaire et identitaire, là, là, oui, ça, c'est une promesse de projet qui a été tenue. La preuve, c'est qu'elle est reproposer. C'est la seule façon dont ils peuvent nous priver de la victoire, c'est si l'élection est truquée.

[00:47:58]

Cette sortie de Donald Trump, hier, n'a rien d'anodin. Le président américain cible depuis des semaines les votes par correspondance qui existe déjà dans certains Etats et qui sont devenus l'un des enjeux. Campagne présidentielle et médias David Ilana, 50. C'est devenu l'un de ses arguments favoris martelé à chaque intervention, mais le vote par correspondance va mener à la plus grande des fraudes.

[00:48:27]

Méliane. Je ne pouvais pas avoir des millions et des millions de bulletins de vote envoyés partout à des gens morts, des chats, des chiens Cat's DEHP.

[00:48:35]

Ce sera la plus grande catastrophe de l'histoire de notre pays. Voilà à quel point c'est sérieux.

[00:48:41]

Le vote par correspondance, une menace pour Donald Trump qui redoute officiellement une fraude du camp démocrate.

[00:48:48]

Mais selon les observateurs, il craindrait surtout que ces votes lui soient défavorables, car ils permettront à un grand nombre d'Américains de voter comme ici à Washington, où il est déjà très répandu.

[00:48:58]

C'est beaucoup plus simple parce qu'on peut voter quand on veut à maintenat, on n'est pas limité à un jour particulier. Pas besoin d'adapter notre agenda et de faire la queue. C'est super facile à mettre, ça fait passer.

[00:49:12]

Le vote par correspondance existe depuis des années et les règles dépendent de chaque État. Dans le Colorado et le Nevada, par exemple, les bulletins de votes nécessaires sont envoyés automatiquement à tous les électeurs. Dans d'autres, il faut en faire la demande et certains, comme le Texas, exigent une justification des règles que beaucoup de gouverneurs ont assoupli cette année en raison de la crise sanitaire.

[00:49:39]

Comme la Californie qui, pour la première fois, enverra des bulletins à tous les électeurs.

[00:49:46]

Mike Hackett Nous voulons être sûrs que votre santé sera protégée, qu'il y ait le moins de danger possible et que tout le monde puisse voter sans avoir peur de se rendre dans des endroits avec beaucoup de monde gauche et Grax avec des règles exceptionnellement assouplies.

[00:50:04]

C'est ce qui agace le camp républicain, qui y voit une manoeuvre des démocrates au Nevada, où, là aussi, le vote par correspondance a été encouragé, des soutiens de Donald Trump ont manifesté contre la nouvelle mesure.

[00:50:17]

Je suis ici parce qu'il faut qu'on protège notre vote de chaque vote.

[00:50:23]

La mesure est illégale. Je ne fais pas confiance au vote par correspondance.

[00:50:27]

Alors maire est au cœur de cette bataille. Les services postaux actuellement en difficulté. Un plan d'économies a été récemment appliqué, entraînant de nombreux retards de livraison. Derrière ces mesures drastiques, Lewis Deejay, patron de l'U.S. Postal et un important donateur républicain proche de Donald Trump. L'opposition, mais aussi les salariés, y voient la main du président américain pour perturber le vote par correspondance.

[00:50:58]

Nous disons à Donald Trump, nous disons à Louise Deejay Non, ça suffit. Rendez nous nos bureaux de poste, selon un document révélé par La Presse.

[00:51:11]

L'US Postal aurait alerté les pouvoirs publics. Les bulletins de vote n'arriveront pas à temps dans quarante six Etats.

[00:51:19]

La preuve que la poste américaine n'a pas les moyens d'assurer sa mission. Alors, les démocrates ont demandé une aide financière de 3,5 milliards de dollars, une aide refusée par la Maison-Blanche.

[00:51:30]

Selon les démocrates, pas de doute, l'US Postal est instrumentalisé.

[00:51:34]

C'est un pas, mais si vous voulez voter par correspondance, votez tôt parce qu'ils vont essayer de vous dire qu'il n'y a pas de timbres, qu'il n'est pas nécessaire d'affranchir le courrier.

[00:51:45]

Votre vote peut être alors jeté dans un coin et le nombre d'employés risque d'être réduit. Les personnes malades ne seront pas remplacés. Ils vont tout faire pour ralentir les courriers.

[00:51:57]

Mais l'inquiétude monte. La bataille contre le vote par correspondance pourrait permettre à Donald Trump de remettre en cause les résultats de l'élection avec. Je pense que le vote par correspondance va fausser l'élection.

[00:52:14]

Insinuez vous que vous pourriez ne pas accepter les résultats? Je dois voir. Je ne peux pas dire oui.

[00:52:19]

Je ne peux pas dire non. 76 des Américains devraient avoir la possibilité de voter cette année par correspondance, du jamais vu. C'est étonnant.

[00:52:30]

Cette réponse de Donald Trump, dit Je dois voir en rouge, analysera les résultats et je prendrai ma décision. Cette question, d'ailleurs, qui nous est posée ce soir. Alexandra Cheffert Donald Trump pourrait il refuser d'accepter les résultats s'il perd absolument.

[00:52:41]

Et ce sera de la faute de La Poste? Et c'est ça qu'il il prépare. En fait, il commence à préparer les SSC très tactiques. Il est en train de commencer à délégitimé par avance le résultat des élections, c'est à dire que si il s'avère qu'il perd les élections, il dira, comme il le dit dans son mot élection, une élection truquée et notamment parce que les scrutins et les bulletins par correspondance ont été mal dépouillés, etc. Donc, il prépare le terrain à tous.

[00:53:14]

Les scénarios sont envisageables s'ils n'acceptent pas le résultat. Le résultat, d'ailleurs, qui peut arriver des semaines d'ailleurs après le jour de l'élection du 3 novembre. Parce qu'effectivement, La Poste a déjà prévenu que submergé de bulletins par correspondance et risque de perdre afin d'avoir des retards, en tout cas dans le déballage des bulletins et dans le comptage des votes. On sait à quel point Thomas Xénomorphe avait parlé des 90 80.000 votants qui avaient séparé Hillary Clinton de Trump. Si ces votes là sont quand même extrêmement importants, cette information qu'un très important.

[00:53:53]

Regardons ce qui s'est passé dans l'Etat de New York aux primaires. Juste pour vous donner une indication des scénarios possibles en novembre l'élection. Le scrutin a eu lieu le 23 juin et les résultats définitifs sont arrivés le 5 août.

[00:54:08]

Un quart des votes ont été rejetés, rejetés parce que arrivés trop tard par rapport au délai fixé, ou alors parce qu'il y a eu des incohérences ou des fraudes. Effectivement, depuis le début des primaires au niveau national, 500 000 votes par correspondance ont été rejetés exactement pour les mêmes raisons. Le discours de 30, comme sur beaucoup de sujets, contient une part de vérité. Mais là, il est en train de politiser le débat sur la Poste. Parce qu'effectivement, permettre aux Américains de voter par correspondance, ça va toucher avant tout les jeunes, les minorités, les populations des femmes, un électorat démocrate.

[00:54:49]

L'électorat démocrate est d'ailleurs un tweet qui m'a frappé récemment. Il a dit si on généralisait le vote par correspondance que les démocrates veulent le faire, il a dit vous n'auriez plus jamais de républicain élu dans ce pays. Donc, c'est devenu un enjeu des dernières semaines. Absolument. C'est l'enjeu.

[00:55:06]

C'est vrai, c'est le premier enjeu parce que forcément, quand vous votez, il faut que le vote soit à la régulière. Qu'est ce qui va se passer le 3 novembre au soir? Vous aurez à peu près. On ne sait pas. Mais admettons qu'il y ait que la moitié des gens qui aient voté physiquement dans les bureaux de vote et donc ce seront en majorité des républicains. Donc, à 20 heures le soir ou à 23 heures heure locale, vous aurez un président Trump qui verra les résultats sortis des urnes qui lui sont plutôt favorables.

[00:55:35]

La tentation à ce moment là est de dire j'ai gagné. Sauf que les bulletins de vote par correspondance Coro ont été envoyés une semaine, quinze jours, un mois à l'avance. Ils ne seront dépouillés qu'après. Or, vous avez là un président qui dit. Les résultats me sont favorables. Et puis, le lendemain, on s'aperçoit que ça baisse. Puis ça baisse. Trois jours après. Cinq jours après. Une semaine après, on s'aperçoit que les résultats sont tout close to call, c'est à dire que c'est très difficile à départager.

[00:56:01]

Et c'est le moment qui sera utilisé pour dire quelque chose qui ne va pas. Je vous l'avais dit, je reste.

[00:56:08]

De toute façon, il reste jusqu'au 20 janvier. Mais la vraie bataille, à ce moment là, ce sera effectivement la bataille de la légitimité du discours sur le fait que tout ce qui arrive, décomptées, dépouillés après le jour de l'élection, c'est suspect. Ce n'est pas clair, c'est irrégulier. Donc, c'est de la fraude. Et donc, cela veut dire que la bataille qui s'engagera le 4 novembre au matin, c'est une bataille judiciaire parce qu'il va falloir aller devant les magistrats pour faire valider chaque bulletin qui aura été envoyé, le cachet de la poste faisant foi.

[00:56:36]

Ce seront peut être cinq millions, 20 millions, peut être 50 millions en bleu. Et là, vous avez introduit un énorme d'émoi. Et lorsqu'on a posé la question récemment à Donald Trump, on lui a demandé mais les résultats, on les aura pas tout de suite, dit on les aura pas tout de suite. On les aura peut être pas des semaines après, des mois après. Ni peut être jamais. Quand vous avez un président qui vous dit il n'y aura pas de résultat ou jamais, ça veut dire que le 20 janvier et il doit partir, il ne partira pas.

[00:57:04]

Il est en train de préparer ce que l'on nous disait expliquer dès maintenant, très vite avant de passer aux questions. Il partira. La Constitution lui impose de partir, mais juste.

[00:57:13]

Ne soyons pas non plus trop naïfs. Les démocrates aussi jouent un jeu très politique avec le vote par correspondance qui doit l'appauvrir.

[00:57:22]

C'est important de le dire, y'a pas le méchant homme qui dit le vôtre, pourquoi c'est de la fraude? Et les gentils démocrates? Qui veut que les gens votent? Parce que c'est la démocratie? On sait aussi que des centaines de millions de votes par correspondance, ces problématiques potentiellement l'alexandre de le rappeler, on ne sait pas ce que ça peut donner.

[00:57:36]

Il y a un jeu très politique qui se joue. Moi, je pense aussi que qui prépare pas forcément l'après. Qui parle maintenant et qui dit à ses électeurs?

[00:57:42]

Les gars ont gagné. Il faudra aller voter. Allez voter très vite. Oui, il y a aussi l'enjeu du vote anticipé et l'accès des bureaux de vote aux minorités, aux jeunes dans les districts qui sont détenus par les républicains. Il y a déjà eu des scandales à des élections précédentes où les minorités ont été empêchées de voter parce qu'il y a un assouplissement des lois suite à une décision récente de la Cour suprême. C'est une crainte aussi que des barrières très concrètes d'accès au vote racial de cette élection, pour toutes ces raisons là aussi de jour en jour.

[00:58:14]

Il est explosif. Revenons maintenant à vos questions. Une question pour vous? Philippe Corbé que s'est il passé dans le Wisconsin? Vous voulez dire l'incident dimanche en fin d'après midi? La police a été appelée pour une bagarre. Selon des témoins, c'était une bagarre entre deux femmes et quand la police est arrivée, il y avait donc cet individu. Cet homme noir qui s'était garé avec ses trois enfants en basales à l'arrière de sa voiture il était entravé, apparemment, selon les autres, a décidé d'interrompre cette bagarre.

[00:58:49]

Il est retourné vers sa voiture, suivi par deux policiers. L'un des deux armés, alors qu'il allait retrouver dans son véhicule, ouvrait la porte. Un policier a tiré sur son tricaud à l'arrière, a tiré dans le dos. On a entendu sept tirs, mais selon la famille, il y a quelques minutes, il y a eu huit traces de balles sur cet homme qui est paralysé sur la partie inférieure et est paralysée. La police, les deux policiers ont été suspendus.

[00:59:15]

On peut s'attendre à ce que les avocats du policier disent. En fait, ils allaient chercher cet individu une arme dans son véhicule. Il n'a pas répondu aux sommations de la police. Il aurait dû répondre aux sommations de la police. Ce qui change tout. Des affaires comme ça, il y en a eu plein depuis des décennies. Ce qui change tout, c'est qu'aujourd'hui, tout le monde a un téléphone. Tout le monde a une caméra et tout le monde peut mettre cette vidéo sur réseaux sociaux.

[00:59:35]

C'est ça qui a déclenché l'affaire. C'est ça qui fait que cette affaire, on en parle aujourd'hui à l'autre bout du monde. Donc ça, c'est une dimension technique de l'appareil photo change beaucoup de choses parce que des affaires comme ça, il y en a eu. On ne peut même pas les compter.

[00:59:49]

Il y a eu des mouvements déjà de mobilisation de la communauté noire après cet événement dans le Wisconsin. Gestion calamiteuse de la crise sanitaire, économie en panne, affaire George Flybe. Comment Trump peut il s'en sortir?

[01:00:04]

Toujours pas en mobilisant son électorat, en insistant sur Ne lâchez pas la proie pour l'ombre parce que l'ombre est cataclysmique pour votre mode de vie. Le mot qu'on emploie tout le temps pendant la Convention, c'est le rêve américain. Le rêve américain deviendra un cauchemar. Il est en danger, en danger de mort.

[01:00:27]

Si vous élisez, je Belledonne. Donc, finalement, c'est plutôt malin de sa part. Il détourne l'attention en disant OK, ce n'est peut être pas formidable qui se passe aujourd'hui. Sera peut imaginer d'imaginer l'Amérique de Joe Biden?

[01:00:39]

Le tout sauf Trump. Ne risque t il pas d'avoir un effet contre productif pour les démocrates?

[01:00:45]

Oui, c'est vrai. C'est vrai que ce n'est pas la première élection par défaut à laquelle on assiste aux Etats-Unis. Souvenez vous typiquement de celle de Clinton. Il y a eu l'idée que avec deux personnages aussi polarisants bien j'allais dire, c'était deux ont exprimé un vote négatif, ont voté contre Clinton ou ont voté contre Trump, mais on votait pas pour. Ça fait longtemps qu'on ne vote pas pour aux Etats-Unis. Et donc Boyden, on a dit un peu tout à l'heure.

[01:01:13]

C'est vrai, il manque à Boyden le souffle de proposer autre chose que de l'anti Trump, c'est à dire une vision, un programme, des idées, des projets pour mobiliser non seulement une partie de la jeunesse, mais une partie, effectivement, de tous ces gens qui se disent Mais attendez l'avenir, ce n'est pas uniquement pour ou contre Trump, c'est autre chose aussi. Et ça, c'est ce qui manque, je trouve. Pour l'instant, à ce stade, dans la campagne, on peut rajouter dans la dernière ligne droite, il y a 70 jours encore.

[01:01:39]

Donc oui, il y a surtout.

[01:01:40]

Il montre aussi qu'il s'entoure de figures démocrates nouvelles. Rajeuni également. Et là, c'est vrai qu'on voit son équipe en train d'être constituée. C'est quand même beaucoup les mêmes. Beaucoup des ex administration Obama. Après, il va devoir placer Elizabeth Warren quelque part. Mais il est quand même entouré de figures démocrates. Déjà vu. Et là, il faudrait qu'il rebooste un petit peu. S'il faut faire son entrée dans la campagne, justement, encore une question sur le Jubail d'un a t il les épaules suffisamment solides pour affronter Donald Trump?

[01:02:12]

Oui, il a les épaules suffisamment solides, mais le discours tout sauf 30min ne suffira pas pour l'emporter. Il faut qu'il donne à voir ce qu'il propose. Concrètement, il y a un agenda quand même assez précis sur le salaire minimum, l'environnement. Ainsi, quand même. C'est assez précis, simpliste. C'est le l'agenda le plus à gauche d'un candidat démocrate depuis peut être John Kennedy, mais on en parle finalement assez peu. Et il y a une différence avec 2016 majeur.

[01:02:39]

C'est qu'en 2016, personne ne pensait que Donald Trump allait être élu. Aujourd'hui, tout le monde sait qu'il peut être aidé. Et ça, ça peut quand même avoir un effet mobilisateur. Le soutien d'Obama est il vraiment une bonne nouvelle pour Biden? On en a parlé un petit peu tout à l'heure.

[01:02:52]

C'est à double tranchant, tranchant. Ça l'aide à élargir cette coalition aux minorités jeunes qui ont vraiment amené Obama au pouvoir que Clinton n'a pas pu. Elle n'a pas pu en bénéficier. Et en même temps, effectivement, ça peut être un parfait punching ball pour Trump, qui va dire on va retourner à l'ère Obama et à tous ses échecs.

[01:03:10]

Ce qu'il a dit d'ailleurs après le discours d'Obama Donald Trump. Il a réagi à l'élection en 2000, c'est à dire très juste.

[01:03:16]

Vous adorez Obama, mais Obama ne sera jamais président des Etats-Unis, donc c'est bien. Ce qui est génial, c'est que l'humain est à. Du coup, c'est une catastrophe. Obama ne vais pas. Vous plaindre là bas? Objectivement, y a t il des points positifs dans les réalisations de Trump durant son mandat? L'économie, c'est vous? Oui, de l'économie, mais si justement, c'est ça, c'est à dire que si vous prenez le nombre de réformes qui ont été adoptées en trois ans et trois quarts, une, deux, trois maximum des réformes, c'est à dire votées par les deux chambres du Congrès et qui portent vraiment la signature d'un mandat présidentiel, par exemple des impôts.

[01:03:53]

La réforme fiscale, donc les impôts. Donc oui, ça reste marquant. D'ailleurs, il ne cesse de dire à quel point, sans cette réforme fiscale, les Etats-Unis seraient à genoux alors qu'il a hérité des Etats-Unis, qui étaient plutôt en forme parce qu'il avait été reconstruit pendant 8 ans par l'administration précédente. Mais en dehors de ça, sur l'immigration, il n'a pas tort. En fait, il n'y a que par mandat présidentiel, par décision présidentielle, des abrogation si vous voulez de ce qui avait été adopté par le passé.

[01:04:19]

Donc, si on veut mettre au crédit, c'est la renégociation de l'ALÉNA, par exemple au niveau international et le tour avec la Chine et tout le monde. D'accord avec ça. Oui, la guerre n'est pas commerciale, mais technologique menée avec la Chine. Ça de Belledonne président ne reviendra pas là dessus. Au contraire, c'est bipartisan parce qu'on considère que la Chine est un vrai danger pour le leadership américain dans sa bataille avec Tic-Tac.

[01:04:42]

Bref, ça que ça a été utilisé par certains de ses adversaires pour parfois vider l'idée. La salle de meeting, ça, c'est utile. Dans la campagne qui voulait se Tic-Tac sera aussi un élément de campagne, un argument de campagne. Ils, je vais jusqu'au bout. Je défends les intérêts américains et je vais avec un first toiletté.

[01:04:58]

Ça continue et il le clame, même si souvent, il le clame un peu dans le désert. Parce qu'en réalité. Okafor se heurte aussi au principe de réalité économique de l'économie mondiale.

[01:05:07]

Mais de fait, on a besoin de symboles. Et le style talk est un symbole politique.

[01:05:10]

De récompenser les entreprises américaines qui cessent de délocaliser vers la Chine est assez intelligente. D'ailleurs, on pourrait aussi se l'appliquer ici en Europe.

[01:05:20]

Les électeurs indécis sont ils nombreux? Peuvent ils faire basculer un candidat plus que l'autre, plus que l'autre? C'est difficile à dire, mais oui, c'est ces électeurs là qu'il faut regarder. Les électeurs indépendants, les républicains modérés. Ceux qui ont plus de 65 ans en particulier, qui ont été très déçus par la gestion du comité et l'électorat féminin. Je le redis, mais vraiment, les femmes conservatrices, il faut les regarder en 2018. C'est elle qui a joué dans la conquête de la Chambre des représentants.

[01:05:48]

Et tous ceux qui ne se sont pas encore inscrites sur les listes électorales. Vous avez effectivement un réservoir, si vous voulez, auprès de la population des 18 25 ans, mais aussi auprès d'un tas d'électeurs qui n'ont jamais voté de leur vie. On a vu il y a quatre ans qu'ils étaient capables de se mobiliser pendant les primaires au profit de Donald Trump. Il y a encore énormément de gens aux Etats-Unis qui ne s'inscrivent pas sur les listes électorales, qui pensent que ça ne sert à rien d'aller voter.

[01:06:09]

C'est un Américain national à la présidentielle, a commenté, tellement souriant. Il n'y a pas un aménagement, mais ça les intéresse quand même mollement, mollement. 2 Quel est le Covidien qui a un impact sur le chômage, la santé, mais aussi sur le déroulement du scrutin? Sera t il l'arbitre de cette élection? Oui, absolument. Et puis, beaucoup de Chine n'aura jamais autant eu de politique étrangère dans cette campagne. Le climat, la Chine se sont à la fois des enjeux internationaux et domestiques, mais il est tenu pour responsable de la façon dont les choses se passent aujourd'hui.

[01:06:42]

Aujourd'hui, oui, voyons.

[01:06:44]

Le 3 novembre, quand tu auras 230.000 morts. Une dernière question pour Philippe Corbé. Y aura t il des débats prévus entre Trumpet Boyden, trois débats prévus contre le texte?

[01:06:54]

Ils ont imposé un quatrième. Il a réussi le premier débat, c'était fin septembre et Bagaudes joue gros. Il va devoir prouver ce soir là qu'il n'est pas le script de JO JO.

[01:07:01]

Le l'endormir deviendraient Corbé nous en parler. Merci à vous tous. C'est la fin de cette émission qui sera diffusée ce soir à 22h40.